Oggetto del Consiglio n. 264 del 15 novembre 1971 - Resoconto
OGGETTO N. 264/71 - Censimento decennale. Indagine aggiuntiva sulla conoscenza e l'uso delle varie lingue nella regione. (Ritiro di Mozione)
Dolchi (P.C.I.) - Questa mozione è stata presentata il 18 agosto 1971 contrariamente alla precedente, mi si potrà dire che è superata perché il censimento è avvenuto il 4 ottobre.
Cosa chiedeva la mozione? Che in Valle d'Aosta si adottassero, anche se questo non avveniva per il censimento in campo nazionale, dei provvedimenti affinché il censimento del 24 ottobre fosse l'occasione per una indagine aggiuntiva tendente ad appurare la conoscenza e l'uso delle varie lingue, dei patois, nella Regione autonoma della Valle d'Aosta.
Mi si potrà dire che la mozione è superata, che il censimento c'è stato, io mi permetto di sottolineare che anche se la mozione può essere considerata superata per avvenuto censimento, il problema secondo me, rimane e merita l'attenzione della Giunta.
Se volete posso anche ritirare la mozione, intenderei però raccomandare alla Giunta che studi la possibilità, attraverso le amministrazioni comunali, di compiere una indagine approfondita e certa, una volta tanto, sulla conoscenza del patois e del francese in Valle d'Aosta, perché il problema è importante e direi che anche in campo nazionale il compagno Senatore Terracini aveva chiesto le stesse cose e dopo aver tanto ritardato l'esame della sua richiesta a livello Senato, come è stata ritardata non dico per colpa della Presidenza, ma comunque è stata ritardata la mozione in Valle d'Aosta e non si è potuto prendere nessun provvedimento prima del 24 ottobre.
Secondo me il problema è importante, in Valle d'Aosta avevamo l'occasione per stabilire una volta tanto con precisione il grado di conoscenza della lingua francese e sapere dove questo, e sapere anche le specifiche località e anche per il patois, e io ritengo che anche senza aspettare il nuovo censimento decennale, l'Amministrazione regionale possa studiare e io in questo caso farei in questo senso una raccomandazione alla Giunta, studiare la possibilità attraverso le amministrazioni comunali, alla prima occasione, che può essere anche la distribuzione dei generi contingentati per il 1972, di fare una rilevazione sulla conoscenza delle lingue, direi, in Valle d'Aosta e sul patois. Grazie.
Montesano (P.S.D.I.) - Chi chiede la parola? Allora si intende ritirata la mozione e intanto c'è il Presidente della Giunta che vuole...
Andrione (U.V.) - Mi dai un attimo la parola?
Montesano (P.S.D.I.) - La parola al Consigliere Andrione.
Andrione (U.V.) - Moi je concorde sur ce que M. Dolchi a dit, c'est-à-dire sur la substance de ce qu'il a dit, mais je crois que la seule façon sérieuse de faire une enquête maintenant serait d'appliquer les systèmes "galup", c'est-à-dire de faire une enquête sur un champion déterminé de population ou sur plusieurs spécimens de population, parce que la proposition faite par M. Dolchi, de se servir des bons contingentements, risque de se heurter au refus de quelqu'un et nous ne pouvons pas évidemment l'obliger, de façon que toutes les données pourraient être faussées. J'imagine surtout dans certaines communes de haute montagne aller gatellier comme on dit en patois, pourraient risquer des réponses non sincères ou pas de réponse.
Ceci pour le problème de la langue, par conséquent je crois qu'il serait bien de procéder avec ces systèmes d'enquêtes modernes qui ont été appliquées avec des résultats très précis et même étonnants à l'occasion des élections, surtout dans certains pays, comme la France, les États-Unis, étonnants, dernièrement.
Mais, cependant, la motion de M. Dolchi qui est intéressante aussi à notre point de vue, c'est-à-dire, il faudrait, dix ans c'est très loin, et il faudrait se préparer maintenant, parce que à faire une campagne pour la question du recensement parce qu'il y avait peu de choses, aussi pauvres aussi inutiles au point de vue démoscopique que la fiche à laquelle nous avons répondu, parce que vraiment on ne demandait presque rien, on demandait, si on avait le robinet et le w.c. à la maison, mais rien sur les idées religieuses, rien sur les langues, rien sur la propriété, bref, c'était une enquête faite pour l'habitation, logement, c'est vraiment un peu trop peu, là je crois qu'il faudrait demander une enquête plus profonde.
Je me souviens, à ce propos, il y a 10 ans en 1961 M. Caveri s'est préparé d'une façon très originale à répondre sur une question en matière de religion, il n'y a pas pu le faire parce que la question n'était pas posée, voilà.
Caveri (U.V) - Je suis assez d'accord avec la proposition faite par le Conseiller Dolchi avec une certaine... avec des réserves cependant. Les réserves sont celles-ci: je ne crois pas que ces agents qui sont chargés de retirer les questionnaires du recensement soient les personnes les plus aptes à faire cette enquête très délicate sur la langue et sur le patois qui est parlé en famille, pour une enquête de ce genre il faut recourir à des personnes hautement spécialisées et qui aient aussi une sensibilité sur les problèmes minoritaires, autrement ils risqueraient, les réponses aux agents du recensement, de donner des réponses négatives, peut-être même catastrophiques, parce que malheureusement qu'est-ce qu'il arrive dans un pays comme la Vallée d'Aoste, dans une zone de frontière où il y a la langue de la nation dominante et il y a la langue et le patois de la minorité dominée? Qu'il y a un sentiment de crainte de la part de plusieurs personnes, comme nous voyons dans l'exercice public et dans les magasins à Aoste il y a - surtout les jeunes filles qui ont honte de parler en patois, ou bien qui craignent. Alors il peut y être la crainte, nous le voyons dans les bureaux publics, il y a un tas de valdôtains qui ne parlent pas français, et ne parle pas patois, parce qu'ils ont eu ou honte ou peur de parler en langue française, de parler en patois, ils croient que c'est obligatoire de parler en italien.
Moi-même j'ai le malheur d'habiter dans un collectif ou la porte est fermée et les clients qui arrivent ils sonnent le parlophone et bien ils m'adressent presque toujours la parole en italien parce qu'ils croient que c'est de bon ton de parler en italien.
Alors voyez-vous l'extrême délicatesse de ce problème, extrême délicatesse, il faudrait, comme disait Andrione si j'ai bien compris, faire une enquête à part et charger des personne hautement spécialisées et très sensibilisées aussi sur ce problème, voilà. Ce sont des considérations qui servent jusqu'à un certain point parce que la motion a été retirée, mais en tout cas ce n'est pas mal de débattre sur ce problème.
Dujany (D.P.) - Mais tout simplement, n'est-ce pas, pour informer le Conseiller qui a présenté la motion qu'on avait pris des contacts auprès de l'ISTAT immédiatement au moment de la présentation de la motion et l'ISTAT évidemment ne pouvait pas répondre différemment que notre intervention était intervenue trop en retard parce que les affiches étaient en train d'être distribuées et les décisions de l'ISTAT avaient été prises.
Je partage, n'est-ce pas, les observations qui ont été faites à l'occasion de la présentation de la motion, surtout en l'occasion du problème de l'enquête linguistique, mais je crois que tout le problème des affiches de coordonnées par l'ISTAT doivent être revues, parce que, évidemment, l'ISTAT est un institut qui représente une nation centralisée et qui est une cueillette de données purement matérielles et superficielles qui ne donnent aucune possibilité de pénétrer vraiment dans l'âme d'un pays, or le problème linguistique en est une donnée mais il y en a aussi un tas d'autres données comme il a bien déjà dit quelqu'un qui m'a précédé.
Alors, je crois que le problème à voir c'est la réforme de l'Institut de l'ISTAT, de façon qu'il travaille d'une façon différente en se rendant compte de la nouvelle situation politique italienne qui se base sur les régions et en particulier sur les régions à statut spécial.
Et c'est justement dans cette idée que la Junte a présenté, il y a quelques jours, un ordre du jour aux différents ministères, à la Présidence du Conseil, afin et en collaboration aussi avec d'autres régions qui ont pris la même initiative, afin que l'ISTAT soit revu dans sa formulation et dans sa manière de travailler qui est vraiment surmontée et qui n'a aucune adaptation à la réalité d'un régionalisme.
Montesano (P.S.D.I.) - Allora la mozione d'intende ritirata e si passa all'oggetto n. 11.
