Oggetto del Consiglio n. 2708 del 26 giugno 2002 - Resoconto
OGGETTO N. 2708/XI Ridefinizione della politica linguistica della Regione. (Rigetto di mozione)
Président Je vous rappelle que nous sommes en train d'examiner la motion des Conseillers Frassy, Tibaldi et Lattanzi ayant pour objet la "Ridefinizione della politica linguistica della Regione". La discussion générale est close.
La parole à l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Pastoret.
Pastoret (UV) J'ai apprécié les nombreuses interventions qui ont eu lieu ce matin sur ce thème. Malgré les justifications préalables du Conseiller Frassy, qui a essayé de minimiser l'enjeu de la discussion qui aurait suivi sa motion, on a pu bien saisir, suite aussi aux interventions de ses collègues, Tibaldi et Lattanzi, quelques éléments portant sur le vrai sens qu'ils attribuent à ce thème et qui nous témoigne que l'attitude minimaliste qui avait été annoncée par le Conseiller Frassy dans les faits est loin d'être telle.
Irrecevable! Voilà comme je défini la motion que le Conseiller Frassy a soumise à notre attention: "non accoglibile per mancanza di presupposti", comme on dirait dans la belle langue de Dante et les présupposés qui manquent à la base de cette initiative sont plusieurs, je voudrais en retenir trois: le premier, le manque d'information sur les données de la recherche, M. Frassy a repris ces pourcentages par le peu d'informations que les médias ont diffusées, mais les éléments présentés avec la motion ne sont ni représentatifs du résultat de la recherche, ni par conséquent utiles à soutenir les thèses qu'il nous soumet, par la suite j'essaierai de fournir des éléments sur lesquels il y aura moyen de réfléchir; la deuxième raison, relève d'un manque d'information analogue sur l'apprentissage et l'utilisation des langues dans les écoles de la Vallée, tout en particulier en ce qui concerne l'alternance des langues et le bi-plurilinguisme où là aussi ont été faites des affirmations bien écartées de la réalité; la troisième raison, concerne la présentation d'une proposition qui, au-delà des retombées qu'elle aurait sur la situation de l'organisation de l'emploi parmi les enseignants de notre Région, est totalement en désaccord avec le cadre législatif de la République italienne et de la Vallée d'Aoste, soit le Statut spécial.
Tout cela est agrémenté par des évaluations, dont M. Frassy, en pleine conscience, porte toute la responsabilité, là où il affirme qu'aucun résultat utile ne serait ressorti "dalla francofonia perpetuata dall'Amministrazione regionale" ou quand il parle en utilisant un cliché un peu révolu "dell'imposizione linguistica che avrebbe effetti dannosi e antitetici rispetto all'apprezzabile obiettivo dell'apprendimento della lingua francese".
Je dois dire Monsieur Frassy que ce que vous avez affirmé dans les prémisses de votre motion est faux, mais ce qui est pire c'est que vous donnez avec vos affirmations un bel exemple de désinformation en essayant de soutenir votre envie peut-être de civiliser ce Pays d'Aoste sur les rafales d'une aversion que vous manifestez envers ce que vous ne partagez pas. Sauf que vous empruntez un chemin nihiliste que moi et d'autres collègues sommes loin de partager avec vous.
Vos analyses prennent des raccourcis qui vous font carrément ignorer l'histoire de ce Pays, histoire qui s'est faite par la sédimentation d'une culture séculaire à laquelle la grandissime majorité des Valdôtains se sent d'appartenir et cela malgré vos affirmations, qui dans d'autres situations pourraient relever un peu de ridicule si vous ne les teniez qu'ici - bien que cette salle mérite davantage de respect et d'attention, au moins pour ce qu'elle représente -, mais ce qui est vraiment invraisemblable c'est que ces affirmations vous les faites même en dehors de notre Région.
Là où vous n'avez aucun embarras à soutenir des thèses beaucoup plus percutants de celles que vous nous avez annoncées ce matin. Je suis informé des propos que vous tenez à Rome en donnant, comme en est le cas ici, des informations fausses, dans l'espoir de pouvoir démanteler ce système que vous témoignez de ne pas apprécier.
Cela me confirme la vision négative que vous avez sur ce point spécifique et sur notre Pays d'Aoste et qui a été encore exprimée ici, au-delà des prémisses paisibles que vous avez tenues ce matin. J'ai parlé tout à l'heure d'affirmations fausses, j'affirme cela en plein état de cause et je vais vous en fournir les preuves, cela à partir d'une première considération que vous avancez dans les prémisses de la motion.
Il est faux que "il forte dispendio di risorse e di energie a favore della francofonia" n'ait atteint aucun résultat, car il ressort de la recherche - que vous citez et que bien sûr vous n'avez pas entièrement lue - que le 80 pour cent de la population affirme connaître le français, comme ce n'est pas vrai que l'apprentissage du français et donc l'état du bilinguisme soit anacronistico e controproducente, du moins ils ne le pensent pas ainsi la plupart des Valdôtains, outre 80 pour cent encore parmi les interviewés parce que, quoi que ce soit la langue qu'ils considèrent celle maternelle, ils répondent ainsi quand on leur demande qu'est ce que ça signifie de connaître le français en Vallée d'Aoste est: assez important: 35,4 pour cent; très important: 31,5 pour cent; fondamental 15,5, pour cent pour un total de 82,4. Quant à l'appréciation de la langue française dans les administrations publiques, là encore la majorité des interviewés disent de vouloir une administration bilingue, 55 pour cent répondent positivement à la question.
En ce qui concerne les affirmations d'après quoi l'emploi véhiculaire du français dans les écoles confirmerait les données de la recherche, là aussi vous empruntez un raccourci qui est en total désaccord avec les données de la recherche car le pourcentage d'appréciation du français à l'école dépasse 70 pour cent.
A la question "Si vous pouviez choisir la langue ou les langues d'enseignement à l'école, vous souhaiteriez qu'on utilise l'italien et le français comme aujourd'hui?" 55,7 pour cent des interviewés à répondu oui, 22,7 pour cent a répondu l'italien et le français à l'égalité, 12,9 pour cent a répondu seulement l'italien.
Je regrette que là aussi les affirmations, que vous avez faites avec pas trop de prudence, soient démenties non pas par moi, mais par cette même recherche que vous citez, mais ce qui est plus grave c'est qu'en ce qui concerne l'école vous affirmez des choses sans trop connaître la réalité de l'école valdôtaine que vous dites vouloir améliorer, ce que d'ailleurs j'estime un peu impossible, si vous voulez la juger sans en connaître les qualités et aussi les défauts que par la citation de quelques données incomplètes.
Je vous informe que ce n'est pas depuis hier qu'on parle d'alternance des langues dans notre école et que ce travail se fait avec continuité, merci avant tout à l'engagement de ses enseignants qui ont travaillé à ce projet désormais reconnu à l'échelle internationale pour son sérieux et pour sa cohérence pédagogique. Personne n'affirme plus, sauf vous et peut-être une réduite minorité, que l'alternance des langues, selon la méthode perfectionnée au Vallée d'Aoste, soit anacronistica e controproducente.
Certes, il a fallu du temps pour la mettre en place à l'école maternelle, élémentaire et aux collèges et certainement ce n'est pas celui-ci un résultat définitif, des ajustements, seront opportuns et peut-être aussi nécessaires et ils sont aussi souhaités par les usagers, comme quelqu'un l'a déjà dit, mais voyez bien que ce n'est qu'à partir de cette expérience que nous avons pu renforcer dans nos écoles d'autres expérimentations importantes dans l'apprentissage des langues et voilà pourquoi nous sommes en train de réaliser, et avec des bons résultats, l'apprentissage d'une troisième langue communautaire déjà à l'école primaire, cela nous le faisons en nous appuyant sur l'expérience positive de la capacité soit de nos élèves, soit de nos enseignants de vivre à l'école dans une situation plurilingue.
Les expériences précédentes n'ont fait que renforcer et faciliter au point de vue pédagogique l'introduction d'une troisième langue et je ne m'en doute pas qu'un jour sera possible d'en pratiquer encore une quatrième, mais aussi dans cette expérimentation que nous avons fait démarrer au cours de cette législature nous avons su aller à la rencontre des exigences de nos usagers, qui d'ailleurs souhaitent - et c'est toujours le cas des interviewés - de vouloir comme troisième langue à l'école l'anglais.
Pour introduire l'anglais à l'école on s'est appuyés sur une expérience méthodologique qui a été mise en place dans cette Région et qui est encore en devenir parce que sur terrain il n'y a pas ni de certitudes ni de dogmes, sur ce terrain il ne faudrait pas oublier aussi que l'autonomie scolaire a commencé à délivrer ses forces et énergies importantes.
Pour le moment nous sommes en train de faire - en ligne avec les desiderata d'une large majorité de nos concitoyens, qui à mesure de presque 80 pour cent apprécient la présence du français et de l'italien à l'école, mais qui aussi à mesure de 59 pour cent apprécient également l'anglais, que nous avons pourvu à introduire dans les écoles primaires de la Région - ce que le Gouvernement italien, dont vous appréciez actuellement si tant l'action, pour le moment n'a que préconisé. A ce propos je voudrais vous dire que si nous appliquions les considérations de vos prémisses, nous devrions par contre abroger l'anglais à l'école puisque les anglophones ne représentent qu'un nombre assez réduit de notre population, mais le problème alors n'est pas celui-ci.
Revenant à votre motion, je prends acte que votre singulière position - qui d'ailleurs je ne pense pas être instrumentale, mais parfaitement en ligne avec vos convictions politiques - vous fait demander d'amoindrir notre système scolaire, sans que vous vous posiez aucune question, ne serait-ce que pour tenir en compte la situation d'emploi de tous les enseignants qui travaillent dans nos écoles, pour garantir le fonctionnement d'un système que vous voudriez démanteler sans trop de soucis aussi pour leur sort.
Vous nous demandez aussi dans cette motion de modifier les modalités de vérification de la connaissance du français pour l'accès aux emplois publics puisque vous le considérez "uno sbarramento" et en plus vous estimez qu'il ne soit plus "né giustificabile né utile".
Je ne veux pas revenir sur des thèmes révolus, mais vous avez été parmi les grands parrains de la "spendibilità" de la quatrième épreuve au bac et bien à partir de là le français ne représente plus uno sbarramento pour les jeunes qui veuillent travailler pour l'administration publique, bien au contraire ils se sont délivrés de cette vérification et maintenant les résultats acquis sont pour eux un véritable passeport pour l'accès à l'emploi public. Je prends acte que vous voudriez leur enlever cet atout qui leur appartient, je relève là aussi de votre part une contradiction qui n'est pas moindre.
Au-delà de cela, si - comme nous le prônons - il faut tenir compte des volontés de nos gens, voilà donc que la recherche que vous avez citée nous aide à fournir une réponse à vos propositions. C'est un exercice de style, en fait là aussi nombre de Valdôtains souhaite une administration publique bilingue et ce sont eux qui vous donnent par ma bouche la réponse à vos propositions: no, merci et il suffirait de vous en fournir les chiffres, comme je vais faire. Aimerez mieux connaître le français? Oui, 72 pour cent; non, je le connais déjà assez bien, 11,7 pour cent. Etes-vous fiers de parler français? Assez, 31,7 pour cent; oui tout à fait, 29,7 pour cent. Comment estimez-vous connaître le français? Assez bien, 38 pour cent; bien, 42,15 pour cent.
A votre avis dans l'école valdôtaine le rapport entre l'italien et le français est d'inégalité, mais conforme aux nécessités de la Région? Oui 55 pour cent. D'égalité? 14 pour cent. Déséquilibré en faveur de l'italien? 13 pour cent.
Déséquilibré en faveur du français? 10 pour cent. Puisque nous nous sommes occupés de l'école je veux vous dire que je suis personnellement convaincu qu'il ne faut pas lui demander d'être partie prenante sur ce thème, ni de résoudre à l'avantage de telle ou de telle autre théorie la satisfaction des besoins linguistiques de la communauté, apprendre le français à l'école appartient à un droit dont doivent disposer tous nos étudiants. J'estime qu'ils ont le même droit de bien apprendre l'italien, l'anglais, l'allemand et toute autre langue et donc nous devons fournir à nos jeunes des opportunités de qualité.
Cela dit, en ce qui concerne la recherche, elle mérite évidemment d'être étudiée davantage dans tous ses aspects. Cependant on constate que, merci à une politique scolaire de taille et de profond engagement de moyens financiers et des ressources humaines, notre Région a garanti à tous des opportunités importantes, dont le degré appert de la recherche, mais nous devons nous demander par contre si quelqu'un n'a pas été exclu de ces opportunités et donc comme pouvoir dans le futur lui permettre d'en profiter davantage.
J'ai déjà dit que je suis convaincu que l'on devrait et l'on devra faire une analyse sérieuse de cette recherche, cela dans l'esprit d'améliorer le degré de satisfaction de notre communauté face aux requêtes qui ressortent de cette enquête et cela sera nécessaire face surtout aux situations de marginalisation que l'on aperçoit dans les grilles des réponses.
Je suis conscient que la recherche en question ne représente, quand elle est citée d'une façon impropre, comme vous l'avez fait M. Frassy, qu'un prétexte pour essayer de légitimer une volonté de créer, par le thème du français, la base d'une bataille politique fonctionnelle à vos propres ambitions.
Je veux alors vous rappeler quelques éléments avec lesquels vous devrez vous confronter pour conduire cette bataille politique qui est aussi une bataille contre l'histoire de cette communauté. Je ne veux pas reprendre toutes les citations qui ont été évoquées ce matin, mais je voudrais rappeler quelques passages, tel que celui qui a vu en 1191 en Vallée d'Aoste la présence de la Charte des Franchise, un pacte entre le Compte Thomas Ier de Savoie et les citoyens d'Aoste avant et qui par la suite s'appliquera à toute la Vallée.
Je le rappelle parce que ce pacte prévoyait, quelques années avant que cela soit découvert par certaines forces qui font partie de votre aire politique, qu'aucun impôt soit fixé par le Compte de Savoie à la charge des Valdôtains sans leur consentement préalable. Pour arriver au français, je citerai des choses intéressantes au point de vue culturel. En 1414 naquirent les proverbes de Fénis, des sentences morales écrites sur le phylactère des philosophes et des sages qui témoignaient déjà à l'époque de la présence du français au Val d'Aoste.
Je rappelle très rapidement un acte s'appelant "Chronique de la Maison de Savoie" de Pierre Dubois de 1460 et encore, bien avant que le thème de la décentralisation vient à la mode de nos jours, le 7 mars 1530 fut créé le groupe des "Deputati pro regendis bene agibilibus huius patriae", mieux connu avec le nom de Conseil de commis, qui fut pendant deux siècle le véritable Gouvernement de la Vallée.
Enfin ce matin on a rappelé Emmanuel-Philibert de Savoie qui, après la paix de Cateau-Cambrésis en 1559, réorganisa son Duché et ordonna en 1561 l'emploi de la langue vulgaire à la place du latin dans son Duché sauf qu'au Val d'Aoste. Je retiens ce particulier seulement pour vous rappeler une chose qui peut-être n'est pas présente à l'esprit de tout le monde: car là une petite remarque s'impose parce qu'il faudrait noter qu'Emmanuel-Philibert ne s'acharna pas contre le français, bien qu'il fût le Général en chef des Espagnols qui à Saint-Quintin remportèrent la victoire sur l'Armée française.
Donc, tout en pouvant avoir des bonnes raisons pour l'être, il se démontra moins radical que vous. Comme quelqu'un l'a bien dit ce matin, ces faits représentent un élément duquel on ne peut pas se passer quand on parle de notre Région.
Et encore je voudrais rappeler qu'en 1861 se fit l'Unité d'Italie et les Valdôtains se trouvèrent englobés dans l'Etat italien, il est important de signaler que 90 pour cent des Valdôtains à l'époque ne comprenaient pas la langue italienne. Permettez-moi donc de dire en termes de paradoxe que personne à l'époque ne songea de demander d'abroger l'apprentissage de la langue italienne à l'école, ce qui aurait été possible selon les logiques que vous employez aujourd'hui.
Quelqu'un a déjà cité Veggezzi Ruscalla et je ne reviendrai pas là-dessus, mais je voudrais rappeler qu'il ne fallut pas attendre trop, afin que les désiderata de Ruscalla se réalisent, ce fut comme M. Nicco le rappelait ce matin, "le Ventennio", qui se soigna de placer davantage d'enseignants qui ignoraient complètement le français dans nos écoles et, pour combler la mesure d'un dessein d'anéantissement radical, le 26 novembre 1925 l'enseignement de cette langue fut aboli dans la Vallée d'Aoste.
Le régime fasciste ne chercha pas d'espandere l'italiano, comme vous l'avez dit ce matin, non, il interdit l'enseignement du français. Voilà pourquoi, à partir de là, quelques générations de Valdôtains ne possédèrent plus une langue maternelle dont ils furent expropriés, ce qui est en bonne part aussi à l'origine des données que vous citez dans les prémisses de la motion et cela s'avéra malgré le fait que en cachette, dans quelques étables des hameaux ceux qui avaient conservé la mémoire de cette langue s'employaient pour essayer de la transmettre à d'autres. Mais hélas, on ne peut pas combattre avec ces moyens contre un régime! Je voudrais enfin rappeler que le 26 février 1948 ce fut le Statut spécial, promulgué par le Président de la République, qui constitua la base d'un orgueil retrouvé et le Conseil de la Vallée fut pendant toute son activité jusqu'à nos jours le gardien du bon droit des Valdôtains à voir conservé ce droit qu'il leur avait partiellement été rendu après des décennies d'imposition.
J'ai présenté ces éléments parce que je pense que la date d'aujourd'hui sera retenue dans le futur car pour la première fois, même que d'une façon un peu amoindrie, dans le Conseil de la Vallée nous avons une inversion de ce qui a été jusqu'à présent.
Vous risquez d'entrer dans l'histoire, cher collègue Frassy, parce que je crois qu'à tant jamais on se rappellera votre initiative, c'est une première absolue, et personne ne pourra oublier qu'au sein du Conseil de la Vallée, parmi ceux qui auraient dû être, face à notre peuple, les défenseurs d'un des droits légitimes que le Statut nous a confiés, il y a eu là quelqu'un qui a bien estimé falloir par contre demander de ne pas respecter ce droit.
Certes, je l'ai déjà dit: ce matin vous avez minimisé le tout, vous avez employé le prétexte de la recherche pour avancer vos propositions qui sont fonctionnelles à votre théorie politique, laquelle ne prévoit en aucune manière de tenir compte de ce qui s'est passé dans ce Pays d'Aoste, au moins dans les dernières quatre-vingt années. Il est vrai à ce propos que dans notre Pays il y a un véritable appauvrissement linguistique et culturel, notre communauté s'est affaiblie et cela s'est vérifié au fil de presque un siècle.
Je voudrais rappeler qu'en 1921 encore plus de quatre-vingt pour cent de la population valdôtaine se disait francophone, mais nous savons quelles sont les raisons qui ont gommé tout ça. Aujourd'hui nous constatons une situation bien variée et le témoignage des interviewés nous informe d'une évolution profonde, mais aussi d'une volonté également profonde, de la part de nos gens de conserver nos langues et nos cultures. Bien sûr les choses ont beaucoup changé, force nous est de rappeler que ce Pays d'Aoste a été le lieu d'un brassage énorme de peuples et de cultures.
Nous sommes, comme toutes femmes et tous hommes, les fils de l'histoire, mais aussi de son devenir. Il ne faut pas se contenter seulement de rappeler l'histoire mais de constater que ce Pays a encore une âme et pour ça aujourd'hui je pense que nous nous devons de remercier toutes celles et tous ceux qui ont aimé ce Pays.
Par contre nous prenons aussi acte que dans cette recherche environ 20 pour cent des personnes se déclare de façon plus ou moins nette non valdôtaine et souhaite l'abrogation de toute expression de francophonie. Je ne sais pas si vous vous inscrivez dans ce pourcentage, je ne vous le souhaite pas. Je prends tout de même acte que bien après "le Ventennio" il reste encore des gens qui voudraient gommer une partie importante de notre histoire, mais aussi de notre présent. Aujourd'hui la discussion se fait sur le français, mais je m'en doute pas qu'après le français on voudra s'occuper de manière également approfondie d'autres thèmes.
Quelqu'un a dit, aujourd'hui qu'il ne faut pas faire coïncider le français avec l'autonomie. Il est vrai, mais il ne faudrait aussi pas confondre l'appartenance plus ou moins importante à un groupe linguistique comme le prétexte pour affaiblir les opportunités qui doivent être garanties dans la même mesure à tous, n'importe quelle soit la quantité de ceux qui se reconnaissent dans une langue plutôt que dans l'autre. Si le français ne fait pas à lui tout seul le Statut spécial et notre autonomie, le respect de son existence et le droit de l'apprendre et de l'utiliser représentent là, oui, le pilier de cette autonomie. Devons-nous l'imposer pour cette raison? Non, jamais.
Nous devons garantir à toutes et à tous de l'apprendre et nous devons continuer à ?uvrer avec cohérence pour garantir à tous nos concitoyens le droit de choix, même si ce droit ne devait concerner encore moins que la moitié de ce 1 pour cent que M. Frassy a cité.
Nous estimons celui-ci un acte de démocratie. Nous prenons acte par contre, M. Frassy, à moins que je vous aie malentendu, que vous seriez plutôt pour des actes impératifs, pour nous faire subir votre volonté en dépit du fait qu'elle n'est partagée que par un Valdôtain sur cinq. Je pense par contre que cette Région, M. Lattanzi, puisse offrir plein d'opportunités à ses habitants, vous l'avez dit vous aussi, ce matin. Et cela à partir du respect des minorités et de leurs caractéristiques culturelles et linguistiques.
Le respect que les interviewés ont témoigné envers les caractéristiques de cette Région me fait dire que, sans oublier l'histoire, sans oublier les méprises et les torts que notre peuple a dû subir, qu'il soit possible et nécessaire de renforcer cette culture du respect dont les Valdôtains ont offert bonne épreuve depuis toujours.
Cette culture du respect doit et devra tenir compte d'une capacité de réfléchir afin que la culture de la tolérance et du respect puisse se bâtir sur la base d'opportunités partagées et de réciprocité. Il appartient à cette communauté de garantir l'existence d'un système où soient présentes des opportunités égales pour tous, cela dans le respect de la diversité de chacun et, si une langue et une culture s'avéraient minoritaires, il est de notre responsabilité d'en garantir l'épanouissement. Nous sommes confortés dans ce sens par les réponses équilibrées et pleines de sagesse des interlocuteurs de cette recherche qui, eux, nous apprennent beaucoup de choses à ce sujet.
Je veux rappeler en conclusion que notre système, à partir du Statut spécial, a vu le droit de défense des minorités et, si ce système n'a pas su garantir ce respect, il est de notre devoir en tant qu'élus de le garantir davantage, de tous les élus et pas seulement d'une partie, au-delà de toute appartenance politique, puisque ici nous représentons notre communauté et au nom de cette communauté nous nous devons aussi de respecter ce serment de loyauté que nous avons prononcé au moment de prendre place dans cette Assemblée et ce serment engage chacun d'entre nous de respecter les lois de la République, donc aussi le Statut spécial portant défense des minorités.
Si le franco-provençal, le français, l'allemand et le tisch étaient minoritaires dans ce Pays d'Aoste, il en découle que le respect de ce serment doit s'appliquer aussi par le respect qui leur est dû et par la garantie à ceux qui demandent de utiliser et d'apprendre ces langues de pouvoir le faire de manière paritaire, même s'il ne s'agissait que d'une minorité très réduite.
Je dis cela conforté par cette recherche de laquelle ressort un degré général d'appréciation de notre système, largement partagé beaucoup plus que quelqu'un l'aurait cru - et là j'inscris sans aucun doute les opportunités qui sont offertes par un système éducatif performant dans lequel l'apprentissage de nos langues soit assuré et puisse être complété par la connaissance aussi d'autres langues. Ces opportunités devront être offertes sur tous terrains, y compris celui de l'école qui, quant à elle, devra se faire partie prenante pour continuer à assurer le respect des opportunités et des prérogatives de tous dans le respect de la réciprocité de tous.
Il me semble que ces derniers points ne font pas l'objet de la motion, qui par contre semble plutôt exprimer la volonté de ne pas tenir en compte ces éléments et voilà pourquoi, chers collègues, je voterai avec profonde conviction contre cette motion. J'espère qu'en toute liberté aussi les collègues de cette Assemblée feront ainsi et qu'ils soient nombreux à le faire.
Président La parole au Conseiller Frassy en tant que présentateur de la motion.
Frassy (FI) È stato un dibattito strano quello sulla mozione che abbiamo presentato perché si è diviso, a parte l'intervento dell'Assessore, al quale dedicherò una breve considerazione, fra chi ha incentrato il suo ragionamento su una linea storica, o meglio di pregiudizio storico, e chi invece ha sostenuto, nemmeno poi tanto a mezze parole, che è opportuno iniziare a ragionare su questi argomenti, che qualcosa bisogna cambiare, che prima o poi bisognerà aprire un confronto serio, quasi quasi che questo della mattinata e del pomeriggio non abbia le caratteristiche per essere un confronto serio, non so se per confronto serio deve essere rinnovato il Consiglio regionale o se deve essere fatto in una sede diversa... Noi riteniamo che questa sia la sede seria e la sede naturale per affrontare un tema come questo che ha una valenza di tipo istituzionale, di tipo sociale.
Gli interventi dei colleghi del gruppo dell'Union Valdôtaine sono stati improntati ad una disamina di quelle che sono state le vicende storiche che hanno caratterizzato questa Regione nei secoli. C'è chi si è fermato a cinquant'anni fa, chi è andato indietro al 1500, c'è chi è arrivato addirittura al 1191. Belli come interventi da un punto di vista storico, certe volte con la forzatura un po' paradossale di voler adattare la storia a quella che è la propria teorizzazione politica, sostenendo che il francese è lingua della Savoia e non della Francia: sarebbe un po' come sostenere che l'italiano è lingua della Toscana e non dell'Italia.
Per carità, si può sostenere anche questo, ma è una visione storico-linguistica, collega Charles, mi permetta, un po' tanto partigiana per certi versi, anche perché io l'ho detto in esordio a illustrazione di questa mozione: in quest'aula e con questa mozione non era e non è intenzione di Forza Italia fare alcun processo a nessuno e tanto meno ad una lingua: il francese, questa mozione, lo avevamo detto e ribadiamo, non è una mozione contro il francese.
Alcuni lo hanno capito, altri invece si sono fatti prendere da una specie di "nostalgismo reducistico" che ha messo a nudo quello che è il vero senso di questa ostinazione con cui una parte politica si accanisce non contro il francese, ma semmai contro l'italiano e mi spiego.
Nessuno - e mi auguro che non accada in sede di dichiarazioni di voto - ha "spinto il tasto" fino ai concetti di "etnia" e di "razza", per fortuna abbiamo evitato di far scivolare il dibattito su delle anacronistiche pregiudiziali di tipo ideologico fuori da ogni attualità e da ogni realtà, noi riteniamo che sia giusto in Valle d'Aosta parlare di difendere la razza bovina, ma sostenere che ci sia un'etnia valdostana che debba contrastare un'etnia italofona, riteniamo che sia inenarrabile!
Non è accaduto, qualcuno forse voleva arrivare a questo punto, ma ha capito che il dibattito era impostato su altri toni, anche perché se il concetto di "etnia" è un concetto che riassume una collettività naturale e umana che sia basata su quella che è la comunanza di caratteri linguistici e culturali, penso che ci sia da riflettere su quello che possa essere oggi il senso e l'attualità nel parlare di "etnia valdostana", che è un concetto diverso rispetto a quello di popolo o di popolazione valdostana. Noi comunque abbiamo apprezzato maggiormente la determinazione e la cocciutaggine di quella Union Valdôtaine che è rimasta a difendere con nostalgia una storia che è passata, piuttosto che destreggiarsi in equilibrismi di dubbia risultanza, come hanno fatto quelle forze politiche intervenute nel dibattito, dai Democratici di Sinistra alla Stella Alpina, che hanno riconosciuto l'esigenza di dover affrontare un momento di revisione sull'argomento ma, essendo ormai a fine legislatura, avendo detto fin dall'inizio della legislatura che era il momento di affrontare questo argomento e non avendolo ancora affrontato in maniera seria, dubitiamo sulla serietà delle loro intenzioni, spesso dichiarate con enfasi sulla stampa e poi ritrattate in maniera molto dimessa all'interno del dibattito politico in aula.
Non è stato in questo dibattito centrato il problema. Dal punto di vista nostro la centralità del problema era un'altra: non era fare il processo al francese, lo dicevo prima, ma era capire l'utilità di applicare determinate sovrastrutture nel momento attuale. Due principi dovrebbero connotare questa riflessione: un principio di libertà e un principio di efficacia ed efficienza dell'azione della pubblica amministrazione.
Voglio solo evidenziare come il mancato ragionamento su questo aspetto abbia sviato la centralità del tema che avevamo posto e mi viene in mente un tale Mallarmé, poeta della metà del XIX secolo francese, caposcuola di quel simbolismo che lo portò per tutta la sua esistenza e per tutta la sua opera letteraria e poetica a rifiutare l'evoluzione della società borghese, rifiutando la realtà e incentrandosi su pochi versi che voleva perfezionare in maniera esasperata.
Questo è il senso del dibattito che io do e che noi diamo alla discussione di oggi. Nessuna forza politica ha avuto il coraggio, la volontà politica di dire: "ha senso continuare così?" Esiste la mitologia, esiste la storia che è una versione più testata dei miti, esiste l'attualità, esiste il futuro.
Noi riteniamo di collocarci, nel rispetto della mitologia e della storia, nel presente, nell'attualità e di guardare al futuro. Colleghi dell'Union Valdôtaine, siete nella mitologia, siete nella preistoria di questa Regione!
Nessuno di buon senso potrebbe sostenere che le tradizioni romane, da cui discende la genia italica, ci impongano di assimilare e di ragionare e di pensare nella lingua dei nostri avi: il latino. Il latino lo si insegna, è utile apprenderlo, è una lingua morta, il francese non lo è, ma lì finisce, è un elemento di arricchimento culturale. Questo è il modo con cui noi ci avviciniamo all'approccio linguistico: un momento di utilità e un momento di arricchimento culturale.
Qualcuno, Assessore Pastoret, ha voluto urlare, come noi temevamo all'inizio del dibattito, all'attacco all'autonomia. Il suo intervento è stato - mi consenta un giudizio personale - forse il più fuori tema o il più fuori luogo rispetto a quello che è stato il dibattito di stamani perché, mentre i suoi colleghi si sono sforzati di capire se le proposte tecniche che avevamo formulato avevano attinenza o meno con il meccanismo vigente, lei ha voluto dare delle pagelle, è una deformazione forse dell'incarico che ricopre, e delle patenti o di scarsa conoscenza dei dati o di carenza di informazione o, peggio, di disinformazione.
Noi li abbiamo letti nel dettaglio quei dati, sono disponibili su Internet, sul sito della fondazione e vogliamo anche evidenziare come i dati sulla scuola, che lei ha citato, sono dati che in buona parte si riferiscono a persone che la scuola l'hanno finita dieci, quindici, venti anni fa e che si basano su un'esperienza scolastica diversa rispetto all'esperienza scolastica degli ultimi dieci anni, dove il francese ha assunto nell'ambito della scuola una connotazione, un ruolo e un peso diverso di quanto non ne avesse negli anni antecedenti.
Gli articoli 38, 39 e 40 sono articoli che potrebbero essere benissimo messi in discussione, ma che non è nostra intenzione mettere in discussione in questo contesto e l'articolo centrale della querelle sulla quale noi stiamo argomentando è l'articolo 39, perché l'articolo 38 parifica il francese alla lingua italiana - e nessuno di noi eccepisce che la lingua francese non debba essere insegnata nelle scuole, lungi da noi -, l'articolo 39 è quello che dice nel suo secondo comma che l'insegnamento di alcune materie non deve, ma può essere impartito in lingua francese.
È evidente che l'interpretazione di questo comma lascia un'ampia discrezionalità al potere politico nel valutare l'utilità o meno dell'insegnamento in lingua francese. Ci domandiamo quale sia il senso dei ragionamenti che l'Assessore Pastoret ha fatto in riferimento all'inglese; il problema di imparare una lingua non vuol dire di condividerne e di assumerne sostanzialmente modi, termini, espressioni e pensieri, imparare una lingua equivale a quello che può essere l'imparare a sciare, l'imparare a nuotare, l'imparare a guidare, fa parte degli arricchimenti della persona.
Evidentemente questo nostro concetto liberale è un concetto che non condividete, che non riuscite neppure a fare lo sforzo di capire per potervi confrontare su questa sintonia ed è allora a me, Assessore Pastoret, che viene da domandare chi sia in malafede in questo dibattito perché non c'era bisogno dei dati della Fondazione Chanoux, ma i dati della Fondazione Chanoux ci mettono di fronte ad un'evidenza che non può più essere negata, salvo sostenere che la Fondazione Chanoux non ha fatto un lavoro scientifico, ma ha fatto un pasticcio, se lei ha elementi per sostenere questo, il dibattito forse può prendere anche delle pieghe diverse, ma non ce n'era bisogno perché voi stessi, forza politica, avete in alcuni casi aperto un dibattito interno nell'Union Valdôtaine, dove avete discusso sull'opportunità o meno di spingere in una certa direzione a livello scolastico.
"La Stampa" dell'ottobre 1998 titolava: "Rollandin: abbiamo sbagliato", è stato il vostro Capogruppo ed è stato Presidente fino a quando non è diventato Senatore. "Non si può…" - diceva nel dicembre 1998 - "… costruire creando barriere ideologiche fittizie, il rapporto con la scuola non è mai stato così conflittuale, abbiamo dato una risposta sbagliata, mi pare che l'impostazione non sia corretta, il francese esasperato…" eccetera, eccetera, perciò il dibattito sul francese non è un'invenzione di Forza Italia.
Il fatto che il francese non abbia humus sul quale crescere nella popolazione lo dimostrano le vicende della Librairie valdôtaine, la quale stava chiudendo, avete dovuto mettere in piedi un meccanismo virtuoso dal punto di vista economico per tenerla aperta e poi l'indennità di bilinguismo: quale finzione maggiore dell'indennità di bilinguismo è testimone del fatto che il francese in questa Regione è un corpo estraneo rispetto non alla storia, rispetto al presente, rispetto all'attualità?
Avete già visto voi qualcuno essere pagato per coltivare un qualcosa che gli appartiene? Penso che il caso dell'indennità di bilinguismo in Valle d'Aosta sia un "unicum", sia un capolavoro di machiavellismo, di ambiguità politica, ma sia nel medesimo tempo la dimostrazione vivente che il francese è cosa diversa rispetto a ciò che volete far credere, che è cosa diversa rispetto a ciò che è stato scritto nello Statuto.
Colleghi dell'Union Valdôtaine, perché in campagna elettorale, al di là dei saluti, i vostri comizi li fate in italiano? Perché la gran parte dei vostri interventi televisivi, Consigliere Cottino, li fate in italiano?
Allora, colleghi, non possiamo arrivare a chiudere un dibattito che è stato viziato da un pregiudizio storico, dalla nostalgia per un passato che è passato!
Ma è passato per un modo molto semplice. Qualcuno diceva stamattina che l'italiano si era imposto con il manganello in questa Regione. A parte il fatto che sarebbe riduttivo, ma voi volete reimporre il francese con il manganello? Con il manganello del potere politico, si intende, con il manganello delle leve dell'economia, allora cambiano solo le mani, ma rimangono sempre gli stessi strumenti, la Valle d'Aosta terra di manganello da un punto di vista linguistico.
Noi riteniamo, Assessore Pastoret, che ci sia una grossissima differenza fra l'insegnamento, la conoscenza di una lingua e l'imposizione di una lingua, non sono sinonimi. L'insegnamento, l'apprendimento, la conoscenza li condividiamo, li sosteniamo, li incentiviamo, l'imposizione no.
Assessore Pastoret, io non ho nessun turbamento nel sentire le sue esposizioni in francese, conosco forse meno bene di lei il francese, lo parlo, mi piace leggere anche in francese, penso in italiano. La mia cultura, la mia identità invidiale, personale, mi porta a pensare, a studiare, ad esprimermi in italiano; per quale motivo devo trovarmi nella situazione che mi snatura da un punto di vista di quella che è la mia identità personale? È qui che vi state confondendo fra quello che è il legittimo insegnamento di una lingua e quella che invece è la trasformazione della persona, voi mirate a trasformare la persona, forse senza rendervene conto, ma la vostra azione politica è un'azione devastante rispetto a quello che è il rispetto dei diritti individuali. Il pensiero è alla base dei principi di libertà, impedire a una persona di esprimersi nella sua lingua madre, di apprendere nella sua lingua madre, è una violenza che viene fatta nei confronti di questo importante principio di libertà.
Questo è il senso della differenza che c'è fra la nostra visione politico-culturale e la vostra visione politico-culturale e, ritornando al bilinguismo, noi pensiamo che il francese sia essenziale in Valle d'Aosta per motivi anzitutto di utilità pratica, al di là del fatto che sia opportuno conoscere la propria storia o perlomeno quei fenomeni che sono stati per secoli e secoli vissuti e raccontati in un'altra lingua: il francese.
È opportuno conoscere il francese perché è la lingua dello Stato confinante e i rapporti transfrontalieri sono sicuramente più intensi fra popolazioni confinanti di quanto non lo possano essere fra popolazioni che non abbiano fra di loro il confine e di conseguenza è un'indennità che riconosce lo sforzo richiesto ai Valdostani di apprendere un'altra lingua.
Dirò di più: è paradossale che l'indennità di bilinguismo venga irrogata soltanto nel comparto pubblico perché forse il comparto che meno utilizza, che meno ha occasione di utilizzare la lingua francese è proprio il comparto pubblico, tutto ciò che è turismo e commercio ha necessità di utilizzare la lingua d'oltralpe per quelli che sono i rapporti turistici ed ecco allora che bisognerà trovare un momento e un sistema di perequazione fra l'impiego pubblico e l'impiego privato, trovare un sistema che riesca ad evitare questa concorrenza dannosa che va a discapito dell'iniziativa privata perché l'indennità di bilinguismo altera i raffronti economici fra l'impiego nel settore privato e l'impiego nel settore pubblico.
È altrettanto vero che non si può pretendere di chiedere al privato di sostenere costi ulteriori rispetto ai costi che già sostiene, un'idea noi ce l'abbiamo, verificheremo se sia fattibile o meno, ma tutto sommato fra le tante cose folli che sono state realizzate in questa Regione, l'idea di riconoscere un'indennità di francese nel privato che avvenga con un mezzo di detassazione degli oneri fiscali delle retribuzioni corrisposte ai privati e dunque dell'utilizzo della leva fiscale che consenta, attraverso il meccanismo dei nove decimi, alla Regione di percepire, a fronte di un'attestazione riconosciuta, forse imposte minori, ma di riconoscere effettivamente la capacità del privato di rapportarsi alla lingua francese, più di quanto non avvenga nel pubblico.
Penso che ci sia ancora relativamente poco da dire. Il dibattito è stato ricco, nel senso che gli interventi sono stati numerosi, ma se dovessimo noi trarre delle conclusioni - e le conclusioni verranno tratte dall'Assemblea nel momento in cui il documento verrà messo ai voti -, riteniamo che sia stata un'occasione mancata perché l'intervento dell'Esecutivo per bocca dell'Assessore Pastoret, massimo titolare e custode di quella che è la francofonia, il bilinguismo, è stato - la do io, Assessore, la pagella - il più strumentale di tutto il dibattito, non ha fatto lo sforzo di capire l'approccio che volevamo dare al francese.
Ci ha tacciato di "pagina ignobile" o giù di lì che abbiamo scritto nella storia di questo Consiglio, di pagina che rimarrà scritta in questo Consiglio e noi siamo orgogliosi di questa proposta perché non riteniamo che sia una pagina ignobile, ma riteniamo che sia una pagina importante perché sui problemi importanti il dibattito politico va fatto nelle sedi istituzionali, di conseguenza, al di là di quello che sarà l'esito della votazione, scontato, noi vi lanciamo una sfida, colleghi dei Democratici di Sinistra e della Stella Alpina: anziché fare le interviste sui settimanali, sui quotidiani, dove teorizzate i massimi sistemi, portate delle proposte che possano concretizzare i massimi sistemi.
Siamo ormai a fine legislatura, è dagli inizi della legislatura che suonate la gran cassa della vostra presunta differente visione del problema linguistico rispetto al modo, ai tempi con cui l'Union Valdôtaine lo sta gestendo. Aspettiamo.
Noi siamo intervenuti in maniera concreta con un disegno di legge sulla sanità ad inizio legislatura, siamo intervenuti con questa proposta che riteniamo essere una proposta concreta, interverremo nuovamente prima di fine legislatura ed auspichiamo che non sia solo la nostra parte politica ad intervenire su questo argomento.
Auspichiamo di poter intervenire, approvare, confrontarci anche sulle idee che siete così bravi a vendere fuori, ma un po' meno bravi a concretizzare in quest'aula. Chiudo dicendo che non siamo, Assessore Pastoret e Presidente Viérin, contrari al francese, non siamo neppure contrari al bilinguismo, siamo contrari al bilinguismo coatto, siamo contrari ad un bilinguismo di tipo coloniale, ad un bilinguismo che viene imposto, ad un bilinguismo che non viene insegnato per quello che è l'aspetto linguistico, ma a un bilinguismo che entra nelle persone per mutarne la forma e la struttura mentale, siamo per un bilinguismo di tipo liberale.
Questa è la grossa differenza di approccio sul problema del bilinguismo. Noi se non altro, colleghi dell'Union Valdôtaine, abbiamo fatto il tentativo, forse non riuscito fino in fondo, di capire qual è la vostra visione del bilinguismo, non la condividiamo, vi chiediamo però quanto meno di avere la capacità, non dico di accettare la nostra visione, ma di capire che la nostra visione di bilinguismo non è un attacco linguistico, non è un attacco al francese, non è un attacco all'autonomia, è semplicemente una visione liberale del problema.
Président La parole au Président de la Région, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Permettez-moi quelques considérations concernant cette motion afin d'essayer d'apporter moi aussi…
(interruzione del Vicepresidente Lattanzi, fuori microfono)
… non pas "ubi major" c'est aux termes du Règlement, M. le Vice-président, tant qu'il y a un Règlement nous le respectons, c'est cette conception démocratique que j'apprécie.
En tout cas pour essayer d'apporter moi aussi une contribution au débat qui s'est dégagé sur cette motion, une motion importante, considérée comme très importante par nos collègues de Forza Italia, qui ont déployé des efforts considérables pour argumenter et présenter leurs propos, en simplifiant parfois peut-être trop dirais-je un sujet complexe. Parfois, je me suis un peu étonné de cette volonté de faire dévier le débat, qui est un débat valdôtain, sur des thèmes qui n'ont rien à voir avec - je me réfère notamment à l'antagonisme France/Italie -, nous sommes au Val d'Aoste, nous sommes des Valdôtains et je voudrais que tout le monde saisisse la signification "d'identité valdôtaine", mais comprenne aussi la différence fondamentale qui existe entre "francophonie" et "francophilie", pour éviter que m'échappe la nature du problème linguistique au Val d'Aoste.
De plus, nous ne pouvons pas non plus imaginer que la non-participation à un débat ou à une conférence puisse être interprété comme d'une volonté ou un manque de volonté. Faisons attention, nous avons tous vécu des expériences analogues du point de vue de la participation ou de la non participation à l'une des nombreuses conférences organisées au Val d'Aoste, que ce soit sur le thème de l'Europe ou que ce soit à l'occasion de meetings électoraux, et si nous devions tirer des conséquences et des conclusions en fonction du nombre de participants, je crois que nos jugements ne seraient pas très corrects.
Par ailleurs nous devons considérer non seulement le texte sacré de 1948 en citant l'article 39, mais considérer aussi qu'en 1978, il y a eu des décrets d'application du Statut et que ces décrets ont donné application aux articles 39 et 40 de notre Statut et là il n'est pas mentionné "peuvent", mais "doivent", non pas du point de vue de l'imposition - et c'est là la première considération que je veux faire -, mais du point de vue - et c'est là que nous avons des visions totalement différentes - du jugement que nous portons quant à la langue d'un pays. Votre concept de liberté linguistique est maintenant présenté sous une forme différente, mais au XIXème siècle il avait d'autres formes: ou, le fait qu'en 1978 le décret d'application stipule que les matières doivent être enseignées également en langue française signifie que le statut de cette langue, qui est la langue du pays, la langue du territoire, la langue de la communauté est reconnu.
Et là, il ne s'agit pas d'imposition parce que tous les concepts portent à dire que, si l'on acceptait votre idée, c'est que la langue du pays, quand elle est enseignée dans son pays, elle est imposée, c'est quelque chose de différent.
Pour ce qui est des données de cette recherche, il y a eu là également simplification de votre part, ce que je peu comprendre du point de vue politique.
Ceux qui sont intervenus ont d'ailleurs bien mis en évidence la complexité de cette recherche et de ses résultats parce qu'il faut considérer que nous disposons il est vrai d'un bilinguisme institutionnel, mais que la réalité valdôtaine est une réalité plurilingue et donc il s'agit d'un élément important. Il faut également considérer les liens existant entre le français, le franco-provençal ou le patois, si nous voulons représenter correctement la situation linguistique du Val d'Aoste. Sans cette considération, je crois que nos jugements seraient faussés par d'autres appréciations et donc il est important de lire et d'analyser tout d'abord toutes les données de cette recherche et de ce sondage et ensuite tenir compte de cette complexité. Au-delà de cette idée de reconnaissance de langue d'une communauté et donc du droit de cette communauté à pouvoir disposer d'un enseignement et d'un apprentissage de cette même langue, il y a deux autres éléments qu'il faut mettre en relief.
"Tout d'abord il ne faut plus considérer que, parmi les raisons d'être de notre autonomie, il y ait des raisons culturelles et linguistiques..." - vous venez de le dire - "... c'est du passé, c'est de la mythologie, c'est de la préhistoire, il faut regarder vers le futur". Le futur: mais ce ne sont pas les Valdôtains qui l'affirment, c'est le souci de presque tous les peuples par rapport à un futur et à un avenir qui s'annonce uniformisant du point de vue des politiques linguistiques et donc ce n'est pas seulement un souci que nous avons ici au Val d'Aoste, mais c'est un souci qui est partagé par les francophones parce que nous savons tous qu'il y a un impérialisme anglophone qui est grandissant. "C'est l'évolution..." - vous le dites très bien - "... c'est l'économie de marché, il faut se mettre au pas avec tout ça". Acceptez donc de dire qu'au Val d'Aoste, mais aussi dans d'autres pays, l'on défende la nécessité de sauvegarder une diversité culturelle et linguistique.
A cet égard nous revendiquons les raisons d'être de notre autonomie qui sont et qui demeurent culturelles et linguistiques, et qui se rapportent également à un autre élément que vous essayez de nier, de gommer ou d'effacer, à savoir l'existence d'un peuple valdôtain et d'une minorité valdôtaine. Si l'on commençait à reconnaître ces éléments, alors peut-être y aurait-il une autre analyse, d'autres points de vue et d'autres conclusions également. Certes, si la thèse est une thèse négationniste, comme on essaie de le faire aussi dans d'autres secteurs, évidemment pas de peuple, pas de minorité, pas de langue ou plus de langue. Néanmoins, je voudrais que certains de vos propos vous les présentiez à quelques partenaires de votre Maison des libertés. En effet, quand vous êtes au Val d'Aoste vous êtes évidemment les défenseurs de l'italien, mais je voudrais bien que vous teniez vos propos dans une assemblée «leghista», en Lombardie, lorsque l'on parle de la «Padania»…
Lattanzi (fuori microfono) … fuori tema…
Viérin D. (UV) ... je ne veux pas dire qu'il y ait contradiction avec vos propos. J'ai simplement dit que j'aimerais que vous présentiez... et après - je voulais compléter - j'aurais voulu également entendre la réaction, non pas ici au Val d'Aoste, mais dans d'autres régions pour vérifier le bien fondé ce concept. C'est la raison pour laquelle je soulignais que si l'on nie l'existence d'une minorité et d'un peuple, tout se modifie.
Du point de vue également de la langue, vous voulez considérer la langue exclusivement en tant qu'instrument de communication. Or, j'ajoute que la langue a aussi d'autres significations parce que la langue est l'un des éléments d'une identité aussi et donc c'est un signe identitaire. Il est vrai, avec les transformations d'ordre social, avec les changements qui sont intervenus, il n'y a plus toujours une correspondance exacte.
Ce n'est pas seulement le cas du Val d'Aoste. Je vous invite à analyser et à étudier le cas de la République d'Irlande; là également nous pouvons constater la distinction ou la différence du gaélique et de l'anglais. Or, demandez à un Irlandais si, compte tenu du fait que le gaélique est peu utilisé, l'on peut considérer que leur langue est l'anglais. Non, pour eux, aussi le gaëlique est un élément d'identité. De ce point de vue donc, il faut considérer que la langue n'est pas uniquement un moyen de communication, mais un signe d'identité, surtout quand il s'agit de la langue d'une communauté.
Qu'est-ce que vous nous proposez? Vous nous proposez non pas de regarder en avant, du moins pour ce qui est de l'enseignement des langues et de l'apprentissage des langues, mais de revenir en arrière. Dans toute l'Europe, aujourd'hui, il y a un débat et il y a la promotion du plurilinguisme, pour l'apprentissage de plusieurs langues déjà au niveau de l'école primaire. Tout simplement ici vous nous nous proposez de revenir en arrière en disant: "Vous ne devez pas appliquer les articles 39 et 40, il ne doit pas y avoir d'enseignement bilingue au Val d'Aoste, il faut revenir à la situation "ante"".
De plus, vous demandez carrément d'enlever tout élément qui puisse représenter, encore là pour cette minorité, un élément de sauvegarde de cette minorité: si nous enlevons l'examen de connaissance de la langue française, les retombées continueront à être assez importantes sur le marché du travail valdôtain... surtout si l'on veut assurer à cette petite minorité des débouchés dans certains secteurs, notamment de l'administration publique. Nous ne pouvons donc accepter cette volonté de revenir en arrière.
En conclusion il s'agit d'exprimer un jugement qui doit être aussi politique. Là il y a encore quelques contradictions dans votre analyse parce que, si tout ce que vous vous voulez que la recherche dise était vrai, il serait difficile d'expliquer certains résultats du point de vue politique, vu que nous n'avions, en tant qu'Union Valdôtaine, jamais caché nos programmes et pourtant nous avons obtenu un certain consensus. Les Valdôtains nous font confiance et votre motion a pour nous une signification très importante: tout d'abord parce que du point de vue politique c'est une provocation - et personnellement j'aime les provocations, non pas pour faire des courbettes à ceux qui font de la provocation, mais parce que cette provocation oblige ceux qui sont provoqués à réagir - et donc, je vous disais, si vous voulez prendre la place de votre ami Borluzzi, nous en sommes très satisfaits. J'espère que vous continuerez dans cette direction, même si vous avez quelques comptes à régler.
Mais, ce ne sont pas nos problèmes et donc je ne me permets pas de m'immiscer dans les vôtres. Ce que je voudrais dire en conclusion c'est qu'avec cette provocation à la fin vous devez être cohérents sur le plan politique parce que si, et je cite: "jamais je ne pourrais collaborer avec ceux qui font partie de la préhistoire, de la mythologie ou qui représentent le passé", alors, Messieurs, faites cavalier seul.
Je vous le souhaite. Obtenez le consensus pour ce faire; ce seront alors le peuple valdôtain, cette minorité que vous ne reconnaissez pas qui seront les meilleurs juges du point de vue des propositions et de la confiance envers ceux qui seront appelés à les gouverner.
Président La parole au Conseiller Marguerettaz.
Marguerettaz (SA) Per annunciare che la Stella Alpina, evidentemente, non voterà questa mozione. È stato un dibattito interessante, certamente, che ha spaziato in diverse dimensioni della francofonia in Valle d'Aosta. Quello che ci tengo personalmente a dire, dopo aver seguito con sufficiente attenzione il dibattito, è che la Stella Alpina, al di là di quello che Forza Italia continua a dire, crede di essere stata sempre molto chiara per quanto riguarda la sua posizione sul francese. Abbiamo infatti detto ciò che pensavamo in occasione dell'esame di Stato…
Lattanzi (fuori microfono) … ma non lo avete mai fatto…
Marguerettaz (SA) … lo abbiamo anche fatto. Non abbiamo votato, pur essendo in maggioranza, un articolo che si riferiva alla modalità di svolgimento del concorso e quindi della conoscenza della lingua francese. Ci siamo astenuti perché non siamo come voi che facciamo cadere una maggioranza su un punto di questo genere. Oggi invece siete stati chiarissimi: voi non sarete mai in una maggioranza in cui queste cose non si modifichino. Vorrei dire: meilleurs v?ux e sedermi, basterebbe questo…
Frassy (fuori microfono) … ti sei tranquillizzato insomma…
Marguerettaz (SA) … molto, molto tranquillizzato, innanzitutto perché ho avuto una conferma: che è proprio vero che la motivazione politica che vi ha indotto a presentare questa mozione era l'occupare lo spazio politico che Borluzzi probabilmente vi sta portando via. La prova è stata ancora nell'ultima dichiarazione dell'amico Dario, dove per la prima volta, di fronte alla conclusione del dibattito, è arrivato a dire che qui la "bestia nera" è l'Union Valdôtaine, esattamente come dice Borluzzi.
I Democratici di Sinistra e la Stella Alpina - ci ha messo sullo stesso piano - sono dei poveri "tapini" da sfidare per dire cosa pensano e di cui dubitare però delle intenzioni perché hanno spesso degli atteggiamenti schizofrenici in quanto fanno un discorso in quest'aula e fuori ne fanno un altro. Non si preoccupi, Consigliere Frassy, per quanto riguarda la Stella Alpina, continueremo a fare in aula gli identici discorsi che facciamo fuori, in particolar modo sulla questione del francese continueremo ad essere estremamente coerenti.
Siamo stati invitati da parte di Forza Italia ad un dialogo sul francese; noi non ci tireremo mai indietro a dibattere le questioni del francese però, sarà perché personalmente sono un po' tardo, io giuro che, dopo una giornata intera di dibattito sui più alti sistemi di questa Valle, del mondo, della francofonia, non sono riuscito a capire come mai la "ricetta" di Forza Italia per far andare meglio le cose sia quella di non insegnare più in francese. Abbiamo parlato di tutto e di più, Forza Italia ha continuato a dire: "Noi non è che siamo contro l'insegnamento del francese, siamo contro l'insegnamento in francese", ma perché se il francese, insegnando in francese, è appreso meglio?
Se tutto il problema della francofonia in Valle d'Aosta lo si risolve tornando alla situazione precedente l'applicazione degli articoli 39 e 40, potrei leggere fra le righe che la situazione esistente prima dell'applicazione degli articoli 39 e 40 era di vostro gradimento. Borluzzi già all'epoca non era tanto d'accordo, credo che neanche voi lo siate. Dicevo a proposito di coerenza... siamo già in campagna elettorale e chiaramente lì ognuno vigilerà sulla coerenza dell'altro: voi vigilerete sulla coerenza della Stella Alpina e, quando dirà che non è proprio sulla stessa posizione dell'Union, voi direte: "Ma vedete quanto siete incoerenti perché in Consiglio regionale avete tenuto delle posizioni di totale appiattimento". Noi da parte nostra nei vostri confronti ci limiteremo ad una cosa: quando incontrerete gli imprenditori, le categorie economiche della nostra Regione, certamente riproporrete con forza la frase che ha detto l'amico Lattanzi, che Forza Italia su programmi e valori farà gli accordi in un certo modo e che farà gli accordi con quelle forze politiche per le quali il francese non dovrà più essere obbligatorio. Noi andremo a verificare se nella vostra campagna elettorale, quando incontrerete queste categorie, farete questo ragionamento, così come verificheremo anche se, quando andrete a trovare gli insegnanti, quando andrete a trovare tutta la categoria del pubblico impiego, direte loro: "Votateci perché noi vi toglieremo l'indennità di bilinguismo". Questo io ho capito oggi, sono certo, perché vi conosco troppo bene, che sarete coerenti fino in fondo…
Frassy (fuori microfono) … è inutile e fuori luogo…
Marguerettaz (SA) … e allora concludo dicendo: meilleurs v?ux.
Président La parole au Vice-président Lattanzi.
Lattanzi (FI) Cercheremo di tenere i toni calmi, nonostante le provocazioni di chi parla di coerenza, la stessa coerenza che andava a raccontare in campagna elettorale nel 1998 dicendo: "Noi siamo l'alternativa alle Sinistre e oggi governa con le Sinistre". Questa è la coerenza dei Signori che insegnano la coerenza agli altri, naturalmente strumentalizzando, naturalmente manipolando, naturalmente con quell'atteggiamento che un giorno qualcuno aveva definito "peloso" e mi era piaciuto perché è proprio quando si dice una cosa, ma se ne pratica un'altra, quando si esprimono dei valori, ma se ne utilizzano poi altri, dove tutto è confuso in un bel calderone nel quale la coerenza fatta persona e insegnata agli altri diventa un motore politico.
Ho apprezzato invece il tono del Presidente della Regione - non volevo intervenire in dichiarazione di voto, lo faccio perché ritengo questa mozione un fatto importante per la vita politica di questa Regione, lo dimostrano gli interventi e la qualità degli interventi - che, senza strumentalizzare, senza manipolare, senza fare quello che hanno fatto molti altri, ha detto semplicemente il suo pensiero, ha contraddetto nei punti che lui riteneva opportuno quelle che erano le nostre visioni secondo lui sbagliate e fine, senza mettere nell'angolo nessuno. Sul quel passaggio importante dell'applicazione dell'articolo 39, credo che una riflessione vada fatta, il Presidente ha detto che in un provvedimento successivo si precisa che non "può", ma "deve" utilizzare il francese per l'insegnamento, allora credo che ci sia una mancata applicazione dello Statuto, Presidente, perché tutte le materie in questa Regione non sono insegnate in francese, ma solo parzialmente e allora, se questo non è avvenuto, è perché voi siete consapevoli del fatto che in questa comunità non si può applicare lo Statuto e lo avete quindi fatto in maniera parziale, non si può semplicemente...
Lei si è riferito all'Irlanda esprimendo un concetto che è quello della lingua del popolo e ha detto che, come in Irlanda, la lingua del popolo è fattore di identità, anche in Valle d'Aosta il francese è fattore di indennità del popolo valdostano, noi è quello che contestiamo perché, se il francese fosse l'identità del popolo valdostano, non ci sarebbe l'1 percento dei Valdostani che lo parla in casa e il 99 percento che non lo parla come lingua materna, che non lo riconosce come lingua del popolo valdostano.
Allora forse la realtà del popolo valdostano è più complessa di quella che si vuole far apparire, forse è una realtà molto più articolata, fatta sicuramente di un bilinguismo - quella ricerca infatti dice che il 53 percento trova nel bilinguismo un assetto culturale confacente ai propri bisogni linguistici -, ma non è il francese - ed è quello che dicono quei dati e noi ne prendiamo atto - la lingua madre del popolo valdostano.
Qui ci sono state le varie divagazioni: cosa vuol dire "lingua madre", se la lingua è un codice per comunicare piuttosto che il valore per unificare un popolo e qui ognuno di noi si è sbizzarrito.
Io mi permetto di dire semplicemente che, a differenza dell'Irlanda, dove c'è una lingua che esprime un intero popolo, il francese non esprime la lingua del popolo valdostano e mi rifiuto di pensare che solo l'1 percento degli abitanti di questa Regione sia valdostano, l'altro 99 percento no.
Credo che invece ci sia un popolo valdostano che non fa dell'idioma del francese la sua lingua materna.
Non vado oltre perché dover raccogliere le provocazioni di chi mi ha preceduto significa andare su un terreno che non ci piace, vogliamo rimanere su un terreno serio, quello che è stato il dibattito su questo problema importante, legato a chi in piena coerenza esprime delle idee diverse dalle nostre e a chi come noi in piena coerenza esprime le idee che noi abbiamo espresso.
Ringrazio i colleghi per essere intervenuti, praticamente tutti i gruppi, su questo tema così importante, sicuramente, diceva il collega Frassy, ci ritorneremo, non tanto per confrontarci con Borluzzi - perché non ci interessa non più di tanto, anche perché non fa parte della Casa delle libertà -, credo invece che sia importante che lui possa dire quello che vuole e che noi possiamo dire in quest'aula quello che desideriamo e che voi possiate esprimere i vostri giudizi, senza che siamo tacciati, per non parlare la madre lingua francese, di non essere valdostani.
Président La parole au Conseiller Cottino.
Cottino (UV) J'espère avoir le droit, chers collègues, après avoir entendu vos voix pendant des heures, d'avoir à mon tour quelques minutes. Je ne serais même pas intervenu, si quelqu'un ne m'avait pas obligé à le faire.
Vous avez entendu de la part surtout de mes collègues du groupe de l'Union Valdôtaine toute une série d'interventions très doctes où on a évoqué des données historiques performantes qui ont expliqué d'une façon claire et complète les raisons qui nous empêchent d'accepter cette motion et donc nous voterons contre.
Je profite de cette déclaration de vote, pour aborder en toute vitesse quelques thèmes. On a été accusés de parallélisme avec le Fascisme parce qu'on voudrait imposer le français. M. Frassy a parlé de "manganello", je comprends ce mot lui évoque des nostalgies que moi je n'ai pas, mais il a dit qu'on voudrait imposer avec le "manganello" le français: rien de plus faux. On a fait un parallélisme entre l'Union Valdôtaine et le fait que ce n'est que le 1% qui déclare avoir comme langue maternelle le français et ça c'est vrai, mais alors une des deux choses est fausse et c'est la première.
Nous avons toujours fait des programmes clairs, nous avons toujours dit de façon claire qu'on est pour la défense de la langue française, comme de la langue franco-provençale. Le premier article de notre Statut prévoit l'épanouissement de ces langues et donc rien de plus clair. Il est absolument faux ce que vient de dire M. Frassy que dans les comices nous parlons italien: vous n'avez jamais pu assister à un comice de l'Union Valdôtaine en italien. Je vous lance un défi, vous me le direz quand cela arrive et alors je serais le premier qui s'excusera avec vous. Il ne faut pas lancer des accusations qui ne sont absolument pas réelles et essayer d'entrer dans les querelles intérieures, si querelles sont, d'autres partis en faussant la réalité.
Le Conseiller Frassy a dit: "On n'est pas contre le français, on ne veut pas faire le procès au français". C'est vrai compte tenu que le français selon le collègue Frassy est déjà coupable et il est tellement coupable qu'il faut l'enlever de l'enseignement dans les écoles. Pas besoin de procès donc! Pour revenir à la question du consensus de l'Union Valdôtaine, il y a un programme clair, il y a sûrement un très grand nombre de Valdôtains qui considèrent importante la connaissance du français, qui considèrent important pouvoir continuer à s'exprimer en français au Val d'Aoste, qui sont pleinement à connaissance que c'est l'Union Valdôtaine qui continuera à défendre cette position et c'est donc sur ce programme qu'ils donnent leur consensus à l'Union Valdôtaine et c'est avec conviction que l'Union Valdôtaine continuera à porter de l'avant son programme. Naturellement entre nous, chers collègues de Forza Italia, il y a un barrage: vous êtes d'un côté et nous en sommes de l'autre. Idéologiquement nous sommes extrêmement lointains, nous avons des visions complètement différentes sur ce problème, et je le dis au nom du groupe de l'Union Valdôtaine.
(interruzione del Vicepresidente Lattanzi, fuori microfono)
… à ce propos, vu que M. Lattanzi continue à m'interrompre, je veux le remercier parce que quand il dit qu'il ne ferait jamais des accords avec ceux qui portent en avant la défense du français, il me soulage à niveau personnel…
(proteste reiterate dei Consiglieri di Forza Italia, fuori microfono)
… parce que j'avais peur que cela puisse arriver et, ce qui me concerne, je dis que je suis extrêmement content qu'il ne pourra y avoir des alliances entre l'Union Valdôtaine et Forza Italia et je ne prônerais sûrement pas une alliance de ce genre, moins que jamais si les représentants de Forza Italia sont ceux qui portent de l'avant ce problème avec les convictions que j'ai entendu de votre part. A niveau personnel je suis obligé de remercier de tout c?ur M. Lattanzi.
M. Frassy n'a pas pu faire à moins de parler de l'ethnie, des races en s'excusant et disant: "Comme personne n'a dit ces choses, donc c'est un fait positif et alors moi je remarque que personne ne l'a fait". Ecoutez, M. Frassy, confondre l'ethnie et la race je crois que c'est une chose assez grave; en ce qui concerne l'ethnie, moi je suis tout à fait convaincu qu'il y a une ethnie valdôtaine qu'il faut défendre, mais qu'il n'y a pas au contraire une race. Ce sont deux choses différentes et je vous prie d'analyser un peu plus à fond quelle est la différence entre race et ethnie et peut-être alors on pourra mieux comprendre, Frassy peut être a fait confusion sur les races en pensant aux bovins, qui contrairement à nous…
(interruzione del Consigliere Frassy, fuori microfono)
… je le connais mieux que Frassy, mais alors il ne faut pas confondre les races bovines avec les races humaines. Nous avons toujours fait une nette différenciation entre ethnie et race. Pour conclure nous voterons contre cette motion, on ne peut pas accepter une provocation de ce genre.
Président La parole au Conseiller Tibaldi, pour motion d'ordre.
Tibaldi (FI) Chiediamo se è possibile procedere a votazione per appello nominale perché riteniamo opportuno che, dopo il dibattito che si è svolto in quest'aula su una questione che il gruppo di Forza Italia ritiene importante, ci sia un'espressione di voto che sia qualificata e non dia adito a confusioni o a interpretazioni che possono essere falsate. Se si accoglie la sospensione o se si respinge tout court la proposta, non c'è nessun problema.
Président Pour l'instant, puisque vous parlez au nom du groupe de Forza Italia, il n'y a que trois Conseillers qui le souhaitent, s'il y en a d'autres, qu'ils se manifestent! Vous renoncez à la requête? Nous procédons par votation électronique comme cela se fait à l'habitude.
Je soumets au vote la motion:
Conseillers présents et votants: 31
Pour: 3
Contre: 28
Le Conseil n'approuve pas.
