Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 735 du 18 juillet 1984 - Resoconto

OGGETTO N. 735/VIII - DIBATTITO SULLA COMPOSIZIONE ED IL PROGRAMMA DELLA NUOVA GIUNTA.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il neo-Presidente della Giunta Rollandin; ne ha facoltà.

ROLLANDIN (U.V.): Monsieur le Président, Messieurs les Conseillers, je dois avant tout vous remercier pour la confiance que vous m'avez encore accordée et je veux, à cette occasion, faire quelques considérations sur les problèmes politiques, un examen des six mois que nous avons passée ensemble et illustrer le programme que les forces de majorité se sont donné pour l'avenir.

Il y a eu, pendant cette période, les élections européennes qui nous ont démontré que le discours de l'Europe, vu dans une certaine perspective, n'était pas encore mûr. On ne cache pas que certaines forces, tout particulièrement les forces autonomistes, on eu une baisse de voix. Ca nous a permis de faire une réflexion assez sincère et de démontrer que les raisons pour lesquelles nous nous étions engagés pendant la dernière campagne électorale, le programme que nous avions fait et le travail que nous avons poursuivi pendant ces six mois étaient dans la bonne direction. Surtout, nous sommes convaincus que, lorsque nous aurons la possibilité de révéler certains aspects des différents problèmes que nous avons eus pendant ces derniers mois, tout s'arrangera et sans doute nous pourrons démontrer que la confiance que nous avons eue a donné ses résultats.

En ce qui concerne l'analyse des six mois que nous avons passés ensemble, je dois dire avant tout que nous avons cherché à travailler pour maintenir les engagements que nous avions pris le 4 janvier. Le problème principal, c'était l'affaire Casino. A ce propos je veux remercier publiquement le travail que le Commissaire, Monsieur Sanchioli a fait, le travail de la Commission présidée par Monsieur Beneforti et tous ceux qui ont participé et qui ont travaillé pour éclaircir cette affaire.

En ce qui concerne le Gouvernement, nous avons eu la possibilité de faire rendre à la Région l'argent qu'avait été tenu de la part de la SITAV. Nous avons réglé le versement des "decadi" avec un avantage pour la Région et nous sommes en train de nous faire payer les intérêts sur les somme retenues; à ce propos il y a, comme vous savez, l'arbitrage.

Nous avons réglementé les différents problèmes concernant le travail de la Société même et donc les rapports entre la Région et la SITAV, en particulier, la question des billets d'entrée, les problèmes de "poussettes" et des "orphelins", qui ne soit pas d'importance secondaire.

Nous avons jugé que c'était correct, après avoir eu la possibilité d'évaluer une expertise, de payer les oeuvres que nous avons retenues quand même nécessaires pour le fonctionnement du Casino. Dans la dernière séance du Conseil, selon ce qui avait été prévu dans la Convention même avec la SAI-SET, nous avons revu les pourcentages des revenus de la Région avec un avantage incontestable pour les caisses de la Région même.

Nous avons pris conscience des différents problèmes liés au personnel, notamment le problème des contrôleurs. Je l'ai déjà dit: jamais, de la part du Gouvernement, il y a eu vis-à-vis du personnel, je ne dis pas, de la haine et d'autant moins une aptitude, qui puisse être de soupçon; au contraire, on a cru que c'était indispensable, comme Administration régionale, de prévoir certaines mesures pour avoir la garantie (et c'est ce que j'ai annoncé lundi, dans la dernière séance) que les contrôleurs reprendront leur travail au Casino.

Pour ce qui concerne les contrôleurs et les personnes qui ont travaillé pendant ces derniers mois, je les remercie de tout coeur pour ce qu'ils ont fait, selon les accords pris. A ce propos je crois que, comme nous l'avions déjà dit, il y aura le problème d'augmenter le personnel au Casino. C'est un engagement que nous avions déjà pris dans le projet de loi que nous avons présenté sur la réorganisation des services de l'administration régionale, mais qui n'a pas encore été approuvé par le Conseil.

Quant aux deux sociétés qui ont la gestion du Casino, je présenterai plus avant les propositions sur les choix à faire pour l'avenir.

Pour la question de l'emploi, c'est le problème qui a été au centre de l'attention, qu'a vu l'engagement de toute la Junte et tout particulièrement de Monsieur Pollicini. Pendant cette période, on a cherché à faire une analyse assez claire des différentes possibilités; on est arrivé à avoir un inventaire des différentes requêtes en analysant avec attention les possibilités réelles; on a eu des contacts, presque tous les jours, avec la "NUOVA SIAS" pour éclaircir les perspectives de l'usine. Au moment donné, lorsqu'on était convaincus que le projet des bassins de crise avançait, on s'était engagés pour chercher à insérer le problème de la "NUOVA SIAS", de la Cogne, dans ce projet. Par la suite, le Gouvernement a changé d'avis; donc, on est en train de suivre les différents problèmes et d'essayer de réduire le plus possible le nombre des personnes qui devront quitter leur travail.

Le même discours a été fait pour l'ILSSA-VIOLA et, pendant ces derniers temps, on a vu des perspectives de nouveaux investissements. On a cherché à trouver des solutions surtout pour le Communes qui ont été touchées par le chômage, tout particulièrement pour Châtillon, Aoste, Verrès, Arnad et notamment Pont-Saint-Martin, où, tout dernièrement, on avait trouvé des solutions que le Conseil même avait approuvé. On a introduit le discours concernant la forestation qui, même s'il s'agissait d'un emploi très particulier, a donné quand même du travail à 1.4OO personnes. On a cherché à donner aussi un soutien réel aux différents domaines de l'Artisanat et du Commerce: voir les problèmes de La Grolla et de l'EVART.

Un autre problème assez complexe, c'est la question du logement. On a approuvé l'achat du quartier Cogne et nous nous souhaitons qu'il y ait la possibilité de trouver le plus tôt possible, avec la Commune d'Aoste, un plan qui puisse satisfaire la requête qui devient de plus en plus urgente.

En ce qui concerne le réseau routier, on a approuvé le projet de l'embranchement de l'autoroute; on a donné des indications pour le poste de péage à propos du Tunnel du Grand Saint-Bernard et nous avons prédisposé un projet de financements pour la réalisation même.

On a fait une étude, qu'on nous a donnée il y a deux jours, sur la liaison Aoste - Pila, cela pour le travail qui concerne les domaines de ski.

Quant à l'énergie, à part les rapports avec l'ENEL, on avait prédisposé une nouvelle loi pour garantir à la Région la possibilité d'exploiter ce domaine.

Dans le domaine de la Santé, on a approuvé l'accord avec l'Ordre Mauricien; on a développé les différents travaux dans le secteur, comme la "Piastra" de l'hôpital et le complexe du "Beauregard"; on a financé de nouveau les réalisations du plan socio-sanitaire.

Dans le domaine de l'Agriculture, on a prévu le texte unique et la réorganisation des interventions régionales; on a cherché à arriver à un accord pour la question du Parc et on est encore en train de consulter les Communes pour arriver à une solution définitive du problème.

En ce qui concerne le problème des Finances, le travail qu'on a entrepris visait surtout à avoir des rapports les plus corrects possibles avec la FINAO-STA, pour que cet instrument de la Région puisse donner des fruits et non être un simple instrument d'assistance.

Dans le domaine de l'Instruction Publique, on a présenté le projet de loi des Lycées Techniques avec les différentes écoles.

Quant à l'information la Junte, toujours sensible à ces problèmes, pour donner la possibilité à toutes les vallées de voir la troisième chaîne, a stipulé les convention ave la RAI.

Dans le secteur du Tourisme, on a prévu des interventions substantielles pour le soutien des installations de ski et on a prévu de nouveau un plan. En même temps, on a fait une analyse assez sérieuse des possibilités de notre tourisme pour l'avenir, ce qui pourra nous donner, d'ici quelques temps, des fruits considérables.

On avait prévu aussi la restructuration des différents Assessorats régionaux; il y avait en effet un projet de loi qu'on n'a pas pu examiner à niveau de Conseil, mais qui nous a engagés pendant des mois.

Je voudrais encore souligner le travail fait pendant ces six mois et remercier les membres de la Commission paritaire qui ont travaillé à Rome pour défendre les intérêts de notre Région et pour nous donner des possibilités ultérieures surtout dans certains domaines, comme l'Industrie et les Finances.

Pour l'avenir, je pense que dans les différents domaines que j'ai cités, il y aura encore beaucoup de travail à faire.

Pour la question du Casino, on a voté un ordre du jour où on s'engageait de prévoir la possibilité d'arriver à une solution définitive, représentée par une société unique qui puisse donner des garanties à la Région, pour qu'on n'ait plus à l'avenir de problèmes tels que ceux que nous sommes en train de passer. Donc, je pense qu'il faut s'engager à continuer le travail de la Commission, pour avoir des suggestions à ce sujet.

Pour la question de l'emploi, je disais tout à l'heure qu'il y a un inventaire assez clair. Pendant ces six mois, on a fait justement le travail de triage pour arriver à décider quelles étaient les entreprises qui donnaient des garanties et celles qui, au contraire, venaient en Vallée d'Aoste uniquement pour exploiter la disponibilité d'argent existant dans la Région.

Sans doute, le travail qui a été fait jusqu'à maintenant donnera des fruits, d'ici quelque temps.

Pour le problème de la maison, au-delà de la question du quartier Cogne qu'il faudra régler, il faut prendre en examen le problème les centres historiques: il faudra donc arriver à une loi qui puisse prévoir l'amélioration de ces centres.

Un autre problème assez important, c'est celui de la formation professionnelle. Pendant cette dernière période, on a eu certaines difficultés à avoir du personnel qui puisse suivre les indications politiques que le Gouvernement et les différentes forces ont données: il faudra donc achever la structuration des différentes Assessorats.

A' l'intérieur des rapports avec l'ENEL, afin de maîtriser l'énergie, il faudra reprendre entièrement le dis cour On doit examiner les possibilités d'avoir de nouveaux bassins et surtout régler le transport de l'énergie. Comme j'avais déjà annoncé, on arrivera à une Commission qui présentera au Conseil les perspectives dans ce domaine, car, comme j'ai déjà dit dans d'autres occasions, si on n'arrive pas à prévoir la possibilité de transport de l'énergie, on ne résoudra pas le problème de l'énergie en Vallée d'Aoste en construisant de nouvelles centrales.

Il faut achever le problème de la décentralisation et donc du financement aux Communes. Depuis toujours, dans cette période, on approuve le financement aux Communes. Je tiens à souligner que, sans le financement, les Communes n'ont pas la possibilité de faire, à présent, les travaux qu'elles ont programmés.

Quant aux rapports avec l'Etat, je pense qu'à ce propos nous avons demandé un engagement assez précis, afin de résoudre le problème de la répartition des impôts. Tout le monde a déjà souligné la nécessité d'avoir la garantie des 9/10 et non des 7/10 _car il faut achever le financement dans les différents secteurs. J'espère que a Commission, que nous avons votée pendant la dernière séance du Conseil, pourra trouver des solutions pour le problème du financement de l'autoroute et de l'embranchement. Nous avons toujours dit que ce n'est pas un choix de la Région de financer cette oeuvre mais, au contraire, c'est une possibilité pour démontrer à l'Etat que nous sommes convaincus que cette oeuvre doit être réalisée le plus tôt possible et avec l'argent public, c'est-à-dire avec l'argent de l'Etat (nous en avons déjà expliqué les raisons maintes fois). Si, à présent, il n'y a pas cette possibilité, nous souhaitons qu'avec l'engagement des différentes forces politiques il y aura dans un futur très proche.

Le même discours est valable pour le problème de l'essence qu'il faudra arriver à régler.

Quant au problème du Parc, s'il y a des consultations à présent, il faudra bien qu'elles aboutissent à des résultats. Nous avons toujours soutenu qu'il faut dépenser une somme pour la défense du milieu et du territoire. Nous avons donné la démonstration que, comme Région, nous sommes à même d'aménager le territoire, même si nous ne sommes pas parfaits, et nous sommes convaincus qu'uniquement si on arrive selon le projet que la Vallée d'Aoste a déjà souscrit avec la Région Piémont, a avoir des compétences régionales à propos du Parc, on résoudra ce problème.

Ensuite il y a les problèmes que nous avons déjà soulignés: celui de l'équipement des différentes stations de ski et notamment celui de la liaison entre Aoste et Pila. Pour réaliser ce programme, les différentes forces politiques se sont déclarées unies et, comme nous l'avons fait dans d'autres occasions, nous soulignons encore une fois que nous avons toujours apprécié et écouté toutes les suggestions de toutes les forces politiques présentes à l'intérieur du Conseil.

Pour la nouvelle Junte, c'est-à-dire pour les hommes qui composeront le nouvel exécutif, comme on a annoncé à l'avance, il y aura des changements.

Je veux quand même remercier tous ceux qui ont travaillé, les collègues assesseurs qui ont travaillé avec moi pendant ces six mois et ils l'ont fait avec dévouement pour maintenir les engagements pris.

Je veux à cette occasion confirmer ma confiance en tous ceux qui ont fait partie de l'exécutif, sans exception. Je le dis car, comme vous avez écouté, il y a eu pendant ces mois des choix difficiles que chacun a dû faire, parfois avec amertume, car il est difficile de se mettre d'un côté lorsqu'on est sûrs de n'avoir rien à faire avec le problème du Casino: c'est un choix. Quelqu'un ne voulait pas faire le cible des attaques inutiles et négatives, surtout du point de vue humain, en restant à sa place. D'autres ne voulaient pas, pour des raisons personnelles, arriver à des problèmes qui étaient justement et uniquement humains.

Le Conseiller Pollicini a déjà annoncé qu'il a reçu une communication judiciaire qui, comme il a très bien expliqué, signifie qu'il y aura une enquête. Je pense que dans cette période n'importe quel Conseiller, ou membre du Gouvernement pourrait recevoir une communication judiciaire et pour des raisons inutiles car, comme vous savez, la communication judiciaire signifie qu'on est en train d'examiner un problème et on pourrait être appelés à répondre, même si on n'a rien fait.

Donc, je ne veux pas entrer dans le mérite, je l'ai dit avant et dans d'autres occasions, je ne veux pas faire le juge à l'intérieur du Conseil, mais je demande à tous les Conseillers d'avoir une certaine compréhension pour le problème humain. Je pense que chacun peut comprendre quelle est la situation psychologique de celui qui, comme les autres collègues que je nommerai, a travaillé pendant ces dernières années et maintenant, pour un choix personnel, retire, pour l'instant, sa participation à la Junte, uniquement à cause d'un soupçon.

Je parle de Pollicini et je répète la même chose pour Chabod qui, au contraire, a choisi d'attendre. Je crois que le temps, comme disais, pourra révéler la vérité des faits.

Pour l'autre problème, elui de Monsieur Marcoz, il n'y a ni communication judiciaire ni mandat de comparution. Il a travaillé avec les différents Gouvernements; il a eu l'estime des Présidents qui ont travaillé avec lui; il a eu la confiance des collègues et, à présent, sans avoir rien à dire (même si c'est trop simple de faire des commentaires inutiles sur son choix), vu que quelqu'un a décidé de ne plus faire partie de la Junte, il a choisi lui aussi de ne pas faire partie, pour l'instant, de la nouvelle Junte. Il a travaillé pendant 11 ans dans le Gouvernement et il a porté en avant les différents programmes. Je renouvelle, encore une fois, ma confiance dans les

personnes que j'ai tout à l'heure nommées et qui ont travaillé avec moi comme avec d'autres collègues.

Je suis satisfait des rapports avec les autres forces politiques que je ne considère pas de minorité, mais qui, de toute manière, ne font pas partie du Gouvernement. Pendant ces six mois, malgré certains petits accidents, on a travaillé avec de bons résultats, car on a eu le bon sens de se rappeler que, au-delà des choix politiques, tous ceux qui sont présents ici doivent travailler pour la Vallée d'Aoste et non pour eux-mêmes. Je crois qu'il ne faut pas oublier cette considération si importante.

Par suite des résultats des élections européennes, plusieurs ont pu assister à une émission française où on avait appelé deux personnages assez importants pour faire un commentaire aux résultats. Les deux personnages étaient: d'un côté l'entraîneur de l'équipe de football qui venait de gagner le championnat d'Europe, Monsieur Hidalgo et de l'autre côté Monsieur Marchais, le représentant du Parti Communiste Français. L'un à son choix, avait décidé de quitter l'équipe de football, l'autre, toujours à un choix personnel, avait décidé, malgré les résultats, de rester à sa place. Souvent, lorsque les résultats ne sont pas immédiats, comme il arrive dans le championnat de football, on dit: "Changeons l'entraîneur, changeons deux ou trois joueurs, comme ça, les résultats seront sûrs Je népète, je ne partage pas les décisions prises. Je crois que les résultats dans le domaine du sport, comme dans le domaine politique, arrivent uniquement lorsqu'on peut travailler en équipe et lorsque l'équipe sait travailler en se sentant telle.

Et, comme on a dit tout dernièrement en commentant les résultats de la recherche scientifique, pour avoir des résultats (et je crois qu'on peut dire la même chose dans le domaine politique) il ne suffit pas d'avoir l'argent, ni la parole, ce sont les hommes qui comptent. Je suis sûr que, pendant cette nouvelle période, il y aura la possibilité d'examiner avec attention les différents problèmes. Je souhaite qu'il y aura le bon sens, de la part de tous les Conseillers, de comprendre que la situation est encore assez difficile mais, comme on a souligné il y a six mois, l'engagement commun sera toujours de faire respecter l'image de la Vallée d'Aoste et de travailler encore davantage pour faire reconnaître la raison de l'autonomie de notre Vallée. Cela fera respecter tous ceux qui, avec humilité, ont travaillé et travaillent encore pour réaliser certaines oeuvres mais, pour qu'ils méritent le respect, il faut qu'ici on maintienne une aptitude qui soit la plus correcte possible.

Je souhaite donc que les rapports entre les forces de la majorité et les forces de la minorité seront toujours de respect réciproque et de collaboration, afin d'aboutir à des résultats concrets. Je crois interpréter la volonté de tout le Conseil dans le but de réaliser ce qui est bien pour notre Vallée. Merci.

PRESIDENTE: Signori Consiglieri credo che si possa dare inizio alla discussione generale.

Ha chiesto la parola il Consigliere Tonino; ne ha facoltà.

TONINO (P.C.I.): Colleghi Consiglieri, io credo sia giusto richiamare gli impegni che questa Giunta aveva assunto di fronte al Consiglio regionale. Era una Giunta caratterizzata dalla provvisorietà che doveva risolvere alcuni nodi importanti, in primo luogo la vicenda del Casinò, e che si era impegnata ad avere con il Consiglio regionale un rapporto diverso rispetto alle precedenti esperienze non positive. Dall'opposizione, in questi sei mesi, noi abbiamo lavorato sapendo che la Valle d'Aosta attraversava un momento difficile e abbiamo fatto la nostra parte collaborando e impegnandoci con proposte di lavoro sui temi fondamentali per la Valle d'Aosta e la sua immagine, così come per altri temi, che abbiamo valutato pericolosi e negativi per l'immagine della Valle d'Aosta, abbiamo messo in atto forme di opposizione anche dura, tra le più dure che questo Consiglio ha registrato in questi anni.

Noi non condividiamo l'ottimismo con cui il Presidente della Giunta ha illustrato l'operato di questi sei mesi di esperienza di governo. Sono stati a nostro avviso, sei mesi che hanno messo in primo piano i vecchi difetti di funzionamento del Consiglio e del modo di governare.

Sul piano amministrativo questa Giunta si è mossa sostanzialmente con lo stesso metodo di lavoro di quelle precedenti, i risultati sono stati analoghi al passato, basta ricordare i 152miliardi non spesi nel 1983, un dato emblematico di un modo di lavorare inadeguato. Posso ricordare la inesistente produzione legislativa degna di nota di questi sei mesi, così come nella questione della Casa da gioco si sono affrontati soltanto alcuni aspetti senza il coraggio e la determinazione di affrontare invece i nodi che stanno alla base di un diverso rapporto tra il Consiglio regionale e la Casa da gioco di Saint-Vincent.

A nostro avviso alcuni vecchi difetti, che in modo semplicistico noi abbia mo chiamato "improvvisazione" e "superficialità" nel modo di governare alla giornata, sono rimasti il metodo di governo di questa Giunta, ne è una prova il modo con cui la Giunta regionale ha proposto il folle piano per finanziare l'autostrada Aosta - Traforo del Monte Bianco.

Durante questi sei mesi, come ha giustamente rilevato il Presidente della Giunta, ha lavorato anche la Commissione Speciale di inchiesta sul Casinò. Sarebbe stato corretto a mio avviso che il Presidente della Giunta avesse ricordato anche ciò che era emerso nei lavori di quella Commissione: fenomeni di leggerezza e di improvvisazione, stra-potere della Giunta e del Presidente della Giunta rispetto al Consiglio regionale, procedure illegittime, interesse tra il mondo politico ed il mondo economico, miliardi sottratti al controllo del bilancio regionale anche se provvisoriamente, lavori per miliardi autorizzati senza che né la Giunta né il Consiglio ne sapessero niente fenomeni questi che devono essere ricordati come una pagina da voltare rispetto al passato.

Spetta alla Magistratura individuare se ci sono comportamenti, reati perseguibili sul piano penale, spetta invece al Consiglio e alle forze politiche trarre da questa esperienza insegnamenti e valutazioni di carattere politico. Noi avevamo detto allora che sarebbe stato un segnale importante l'allontanamento di tutti gli Assessori che avevano collaborato in quel periodo, in attesa che sulla vicenda si facesse chiarezza fino in fondo e non si ingenerasse nell'opinione pubblica neanche il sospetto di voler approfittare di quella posizione per gestire un potere di tipo personale. Dal nostro punto di vista noi esprimiamo un apprezzamento per la posizione che ha assunto l'ex Assessore Pollicini e con lui il suo Movimento per la complessità e la chiarezza dimostrata nell'aver voluto dare quel segnale di cui parlavo prima, mentre non altrettanto chiara è stata la posizione di altri.

A noi interessa in questa sede ribadire che la nostra opinione rispetto a questi problemi è che si debba agire con tempestività nel dimostrare che l'uomo pubblico è prima di tutto al servizio della Regione e della gente e che quindi non ha certo difficoltà, nel momento in cui gravano anche solo dei sospetti sulla sua persona, a mettersi da parte in attesa che l'indagine chiarisca le posizioni: è un comportamento normale per chi fa politica.

Verso gli uomini noi manteniamo tutta la comprensione necessaria sul piano umano, ma noi facciamo una battaglia politica a viso aperto. Quando è stato necessario abbiamo anche evidenziato i difetti e le inadempienze degli uomini, ma non abbiamo mai confuso la battaglia politica con quella personale.

Io ogni tanto ho l'abitudine di leggere gli atti e i dibattiti di questo Consiglio, non avendo vissuto le esperienze passate, caratterizzate da scontri molto duri e polemici, basti pensare a Severino Caveri, a Vittorino Bondaz, a Cesare Bionaz, a Germano dai banchi dell'opposizione, ma erano scontri politici che avevano come tema principale l'immagine della Regione e dell'autonomia regionale, i rapporti tra la Regione e lo Stato, ed anche argomenti di carattere economico e sociale.

Noi vogliamo che questo modo di intendere la politica abbia il sopravvento su qualsiasi tentazione di personalizzare, noi vogliamo che, anche nel dibattito politico, esista una forte tensione autonomistica ed in questo senso accettiamo l'invito che ha fatto il Presidente della Giunta.

Sul piano più strettamente politico, noi siamo convinti che tutta la vicenda di governo di questi ultimi anni verta sul rapporto tra le forze autonomiste e regionaliste e la democrazia cristiana. Tuttavia noi siamo convinti che questo ciclo stia per chiudersi perché ha esaurito la sua capacità di rappresentare in Valle d'Aosta i gruppi sociali dominanti. E' in crisi, e io credo che su questo debbano riflettere anche i movimenti regionalisti, anche la capacità di presentarsi agli occhi dell'opinione pubblica come forze politiche diverse rispetto al futuro della Valle d'Aosta. Questa è una constatazione che a me sembra sia riscontrabile negli stessi risultati elettorali del 17 giugno rispetto ai quali non ha inciso l'Affaire Casino in senso lato ma la risposta che a tale vicenda le forze politiche di governo hanno saputo dare.

Nella sostanza, si sono modificate solo alcune cose e l'impressione è stata che si sia trattato di modifiche spinte più dall'attività della Magistratura che non da una volontà autonoma e coerente. C'è stato, sul piano degli interventi, un appiattimento sulla realtà esistente, sull'intreccio degli interessi economici esistenti nella Regione senza nessuna volontà di cambiamento.

Noi crediamo che questi elementi abbiano pesato e pesino sul giudizio che noi in questo momento diamo a proposito del ruolo che possono svolgere i movimenti regionalisti.

Prima dicevo che, a nostro avviso, il risultato elettorale del 17 giugno ha anche dimostrato che in Valle d'Aosta si sta creando un nuovo blocco sociale che è diverso rispetto al blocco sociale moderato sul quale, in questo ultimo decennio, è poggiata l'alleanza fra i Movimenti regionalisti e la Democrazia Cristiana, un blocco sociale che io ho definito volutamente moderato anche se devo riconoscere che è un blocco sociale all'interno del quale esistono strati diversi.

A noi sembra di poter dire che la capacità di aggregare questo tipo di blocco sociale sia oggi una delle ragioni della crisi di questa maggioranza e anche dei sistemi di governo. In particolare, a mio avviso, è in crisi la capacità della maggioranza di proporre per la Valle d'Aosta anche un modello di sviluppo, che tenga conto delle difficoltà oggettive in cui si dibatte la nostra Regione.

L'alternativa che noi proponiamo non è una semplice formula di governo odi alleanza politica, noi ricercheremo prima di tutto nella società valdostana quel blocco sociale che è interessato ad un progetto di rinnovamento, ad un programma alternativo di governo, ad un rilancio dell'autonomia regionale. Noi sappiamo che nella società valdostana esiste un largo strato di popolazione che può e vuole lavorare per questi obiettivi ed è presente anche nelle maggiori forze politiche.

Occorre un metodo di governo basato sulla programmazione e sulla trasparenza di quanto si realizza nel "palazzo", sulla partecipazione e sul decentramento, sulla fine delle pratiche clientelari finalizzate al controllo del compenso.

Ci batteremo per rivitalizzare l'economia valdostana, per una nuova dignità della Regione Valle d'Aosta nei confronti dello Stato, contro i patteggiamenti di bassa lega che si sono avuti in questi ultimi anni, per il rilancio della capacità di autogoverno ma soprattutto perché la comunità valdostana abbia elementi per scegliere il proprio sviluppo anziché subire le scelte esterne.

Noi crediamo che questa esigenza sia molto diffusa nella realtà valdostana e ci sia, dopo il voto del 17 giugno, una accresciuta disponibilità verso un cambiamento ed un rinnovamento. Io invito le altre forze politiche a non considerare soltanto eccezionale e casuale la percentuale del 29,8% dei voti che il Partito Comunista ha ottenuto alle elezioni europee.

Quel voto significa che un terzo dei valdostani si è riconosciuto in una linea politica di pulizia e di rinnovamento, riconoscendo al Partito Comunista non solo la capacità di svolgere una funzione di opposizione, ma anche ma importante funzione di governo in Valle d'Aosta; attorno a questo progetto nella società valdostana si aggregano forze e contenuti sociali diversi, non solo i lavoratori ma anche i tecnici, gli intellettuali, i giovani.

Il voto del 27 giugno ha espresso una forte volontà di cambiamento, che noi sentiamo e che ribadiamo in questa occasione, chiedendo un analogo giudizio e una analoga riflessione da parte delle altre forze politiche.

Oggi il Presidente della Giunta ha dichiarato che prevale, invece, la volontà di mantenere in vita questa maggioranza: sono ovviamente calcoli diversi, costrizioni, timori che inducono oggi a non affrontare il cambiamento.

Per usare i termini calcistici che ha usato il Presidente della Giunta oggi cambia la squadra, alcuni vanno in panchina, altri entrano in campo. Sono robusti quelli che entrano in campo, sapranno essere all'altezza del gioco? Questo è un problema che verificheremo nel futuro, certo è che il direttore tecnico rimane lo stesso, non sappiamo se il patrono che sta dietro è sempre lo stesso.

Lo schema di gioco di questa nuova squadra, a sentire l'illustrazione del Presidente della Giunta, è quella di prima, un elenco trito e ritrito di intenzioni, che risente soprattutto della mancanza di un respiro che faccia dire anche all'esterno che questo Consiglio regionale oggi volta pagina e si avvia verso il progresso ed il rilancio della nostra autonomia.

Per queste ragioni noi crediamo che si tratti di una soluzione insufficiente che non risponde alle esigenze di cambiamento di cui parlavo prima, e all'esigenza di migliorare l'immagine della Valle d'Aosta fuori dai nostri confini e all'interno della popolazione valdostana.

Per queste ragioni noi continueremo la nostra opposizione, vogliamo continuare ad essere un punto di riferimento solido per tutti coloro che in Valle d'Aosta chiedono un rinnovamento nella politica e nel metodo di governo. E' con questa intenzione che noi ci affrettiamo a svolgere, anche rispetto alla nuova Giunta, una opposizione che sia ferma e costruttiva, ma che metta anche in luce le carenze e i limiti di questa maggioranza e di questa nuova Giunta.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Aloisi; ne ha facoltà.

ALOISI (M.S.I.): Colleghi Consiglieri, oggi ci troviamo qui per l'ennesima volta a discutere sulla fiducia oppure sulla sfiducia ad una nuova maggioranza.

La nostra piccola e bella Regione sotto l'aspetto politico e morale ha ormai toccato il fondo, questo è un dato incontestabile: in questo momento siamo senz'altro la Regione più chiacchierata d'Italia, abbiamo conquistato il primato d'essere i rappresentanti della Regione più scandalosa di questa Repubblica, ma consoliamoci perché non siamo i soli, siamo in ottima compagnia; anche se noi siamo tra i primi, non vi è regione in questa nostra povera Italia che non sia coinvolta in scandali di vario genere. Questa è la Repubblica degli scandali e la nostra Regione è parte integrante di questa realtà.

Ma perché tutto ciò? Quali sono le motivazioni? Quali le cause? La risposta è troppo semplice e il Movimento Sociale Italiano da, anni ripete su tutte le piazze, in tutte le assemblee che la causa di tutto ciò è la crisi delle istituzioni, è la crisi dello Stato, è la crisi degli Enti locali, è la massima esasperazione della lottizzazione partitica del potere.

Abbiamo toccato il fondo perché sia a livello nazionale che a livello locale non si governa più in funzione del bene pubblico, e del benessere del cittadino e della collettività, ma si governa in funzione della lottizzazione, in funzione della poltrona e dei propri interessi personali, infischiandosene altamente dei problemi sociali e dei cittadini.

Pietro Agnelli, uno dei padri della Costituente di questa Repubblica, aveva minacciosamente giudicato allora, alla vigilia del referendum istituzionale: "E' la Repubblica! E' il caos". Infatti sono stati realizzati sia la Repubblica, sia il caos e cioè la Repubblica del Caos, questa è l'amara constatazione che dovrebbe fare riflettere ognuno di noi.

Abbiamo appreso nei giorni scorsi della nuova comunicazione giudiziaria indirizzata all'Assessore regionale all'industria Angelo POLLICINI: non ne siamo affatto meravigliati, anzi, siamo convinti che le cose non si fermeranno e andranno oltre e che la giustizia seguirà il suo corso.

Dobbiamo però riconoscere la correttezza morale dell'Assessore Pollicini, che ha sentito il dovere, cosa che anche altri avrebbero dovuto fare prima, di mettersi da parte e di aspettare che la giustizia faccia la sua strada.

Se le cose stanno in questi termini, mi pare corretto riproporre in quest'aula la questione morale: cosa hanno fatto quei partiti che usano come companatico quotidiano la questione morale? Qual'è stato il loro atteggiamento? Avevano continuato a predicare bene e poi hanno razzolato male.

Il Partito Repubblicano Italiano, che aveva scelto come cavallo di battaglia la moralizzazione, continuerà a tradire i propri elettori oppure avrà il coraggio di mettere in pratica i buoni propositi che ci ricorda continua mente e che rimangono solo a livello di intenzioni? In politica alle parole debbono seguire i fatti, pena la mancanza di fiducia e di credibilità.

Dov'è il rinnovamento della Democrazia Cristiana? Si è perso per strada. Rinnovamento e moralizzazione, questi erano gli slogan della campagna elettorale democristiana: è ora di finirla di prendere in giro l'opinione pubblica, la quale chiede fatti e non parole. Alla Democrazia Cristiana si erano presentate varie occasioni nel passato per proporre all'opinione pubblica valdostana una reale volontà di cambiamento.

Occorre dare credibilità ai propri slogan, occorre riformare la politica basata sulle lottizzazioni, sull'inefficienza, sull'incompetenza e sulla malafede, ricercando un rapporto diverso tra partiti e cittadini. L'elettorato valdostano, nelle ultime elezioni, ha dato un avvertimento alle forze regionaliste, ha espresso la volontà di un cambiamento politico e soprattutto di un cambiamento morale.

E' ormai cresciuta la sfiducia verso i pubblici poteri e verso le forze politiche: se davvero si vuole recuperare credibilità e fiducia, bisogna riproporre all'opinione pubblica e alle forze politiche la questione morale.

La sostituzione degli Assessori coinvolti nella precedente Giunta costituisce un doveroso e necessario atto di responsabilità essendo l'unico gesto che potrebbe permettere l'uscita dall'attuale paralisi amministrativa e politica. E' necessario cogliere questa occasione per cambiare strada, per risanare la classe politica valdostana e per risanare il costume politico della nostra Regione.

Il Movimento Sociale Italiano continuerà a lottare per un reale e profondo cambiamento, continuerà a lottare, non solo a parole, come qualche altra forza politica ha fatto sino ad oggi, ma con i fatti, per una vera moralizzazione della vita pubblica.

Sono questi i motivi che mi inducono a suggerire un governo di salute pubblica, rappresentato da tutte le forze politiche regionali, come l'unica strada per uscire da questo lungo tunnel della sfiducia e della ingovernabilità.

Il Presidente della Giunta, nella sua esposizione, ha illustrato quelli che saranno gli impegni politici e sociali di questa nuova Giunta: non voglio per il momento entrare nel merito, il Movimento Sociale Italiano giudicherà dai fatti l'operato di questo nuovo Governo Regionale.

Ricordo soltanto che ci sono sul tappeto problemi gravi, tutti da risolvere: la crisi industriale, la disoccupazione giovanile, la mancanza di alloggi e il problema della droga che è diventato una piaga sociale anche nella nostra Regione. Su questi temi noi giudicheremo l'operato della nuova Giunta, su questi temi il Movimento Sociale Italiano si confronterà in modo critico e costruttivo sulla volontà della nuova Giunta di fare gli interessi dell'intera collettività regionale.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Torrione; ne ha facoltà.

TORRIONE (P.S.I.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri io ricordo di aver terminato il mio intervento all'atto della formazione della Giunta Rollandin citando un dramma di Samuel Becket: "En attendant Godot". Potrei dire che abbia mo visto il primo atto e che ora ci accingiamo ad osservare il secondo.

Dico questo perché grava su questa situazione politica un elemento di incertezza che traspariva anche dalle parole del Presidente della Giunta, quando si è soffermato di più a guardare ciò che si era fatto in questi sei mesi che non a guardare in avanti, dando una prospettiva alla sua Giunta: questo sta a significare che, non solo a nostro giudizio ma anche a giudizio della maggioranza, i giochi non sono ancora fatti in quanto pesa una situazione di carattere giudiziario e pesano situazioni di carattere politico legate anche alle indagini della magistratura.

Questi mesi passati sono trascorsi cercando di tamponare le falle che si erano aperte e senza guardare avanti.

Prima di addentrarmi in considerazioni di carattere politico voglio rendere l'onore delle armi all'ex Assessore Pollicini che esce a testa alta da questa vicenda e che ha la nostra totale solidarietà sotto il profilo umano, anche perché abbiamo sempre sostenuto che certi istituti giudiziari vanno profondamente riformati, perché non garantiscono il cittadino ma lo pongono in una posizione di estremo disagio gettando su di lui l'ombra di un sospetto che resta tale fin quando non è giudicato da un tribunale.

Noi riteniamo che le forze politiche debbano operare perché nella società ci si renda conto che anche una riforma che non costa niente, come quella del codice, è ormai indilazionabile. Diciamo queste cose perché riteniamo di non aver mai fatto in quest'aula professione di sciacallaggio politico, avendo sempre distinto con molta cura e con molta oculatezza le vicende giudiziarie da quelle politiche ed essendo estremamente rispettosi della suddivisione dei poteri che è il fondamento stesso della nostra democrazia.

Non abbiamo quindi strumentalizzato vicende che potevano essere anche interpretate in modo fazioso, ma abbiamo sempre dato giudizi di carattere politico ed anche ora il nostro giudizio politico è che, dopo sei mesi, si ripropone una situazione e ci si sente legati ad uno schema che non trova più riscontro nella società valdostana perché non più adeguato ai tempi.

Il Presidente della Giunta ha citato il recente dato elettorale, ma si badi bene che non è probante in assoluto; anche se è vero che noi condividiamo la sua analisi sul discorso dell'Europa non ancora maturo; in effetti le elezioni europee si sono giocate più sui temi interni che non su problemi di respiro europeo.

E' però altrettanto evidente che queste elezioni hanno rappresentato, per la Valle d'Aosta, se non altro un segnale e la testimonianza di un giudizio che l'elettorato ha dato su di una vicenda giudiziaria che ha trovato scarsa eco in campo politico; infatti ritengo insufficiente la soluzione che, dopo il travaglio degli ultimi mesi dell'anno scorso, ha portato alla riconferma sostanziale della coalizione di governo.

Io credo che la perdita di voti subita dai movimenti regionalisti sia stata determinata dalla loro non volontà di cambiamento, dall'arroccarsi su posizioni di difesa anziché orientarsi verso posizioni di attacco.

Troppe sono state le reticenze, le incertezze e le titubanze, in una situazione che andava affrontata a viso aperto e con estremo coraggio; si è proceduto invece con una politica di piccoli passi, cercando di modificare una situazione che non era modificabile perché troppo grande rispetto all'insufficiente soluzione politica proposta.

Abbiamo vissuto sei mesi all'insegna della precarietà, che era una caratteristica della Giunta in quanto si era data quel termine, e che pertanto ne ha condizionato le scelte. Tutta la vicenda del Casinò è stata giocata in questa chiave: i provvedimenti del Consiglio, della Commissione di coordinamento, gli inviti della minoranza a modificare atteggiamento venivano respinti perché contrari agli interessi della Regione... Questa situazione di instabilità politica non ha offerto all'elettorato un riferimento sicuro.

Noi riteniamo che le trasformazioni presenti nella nostra comunità, perlomeno sul piano delle coscienze, a seguito delle vicende giudiziarie dovevano essere attentamente considerate dalle forze politiche. Invece abbiamo visto che questo discorso non è stato colto, in quanto la Giunta che sta per nascere è la riproposizione esatta della precedente, anche se con qualche nome nuovo, ma non offre nessun segnale di novità.

Signor Presidente qualcosa di più ci si poteva aspettare. Noi credevamo che la Valle d'Aosta potesse dare un segnale politico diverso, visto che anche il Papa, massima autorità spirituale, si è collocato al livello di un comune sciatore, inserendo una ventata di novità nello storico immobilismo della Chiesa.

L'elettorato, al momento giusto, saprà cogliere i tempi dei cambiamenti e anche giudicare l'immobilismo. Noi diciamo questo con profondo rammarico perché apparteniamo ad una forza di estrazione nazionale che ha una sua tradizione nella nostra Regione, non solo sul piano elettorale, ma anche sul piano culturale.

Abbiamo sempre difeso la nostra identità e ci siamo stupiti quando le Comité exécutif de l'Union Valdôtaine, con un suo comunicato, ha definito in questo modo il ruolo dei partiti nazionali nell'ambito della coalizione: risolvere i problemi che competono allo Stato italiano. E' una suddivisione di ruoli inconcepibile, visto che le Comité exécutif de l'Union Valdôtaine sembra dire: "Noi ci occupiamo della Valle d'Aosta, voi, partiti nazionali che collaborate con me, state attenti perché dovete risolvere il problema dei due decimi, il trasferimento del potere legislativo alle regioni, il collegio uninominale per il Parlamento Europeo e anche il problema dei buoni della benzina".

Una coalizione è frutto anche di compromessi, ma deve assumere come elemento centrale della sua attività il rapporto unitario nel suo complesso con lo Stato italiano. Io non ritengo che questo sia compito esclusivo della Democrazia Cristiana e del Partito Repubblicano. Il potere contrattuale nasce dal fatto che la coalizione regionale ha una sua forza e un suo atteggiamento univoco e unitario nei confronti dello Stato. Non si può delegare alle forze e ai partiti nazionali la risoluzione di certi problemi per occuparsi di quelli che rimangono. Questo è un atteggiamento che ci preoccupa perché dimostra che l'Union Valdôtaine vive in maniera contrappositiva questa collaborazione con i partiti nazionali.

Signor Presidente, io ho detto all'inizio che non possiamo dichiararci soddisfatti di cosa ha fatto il suo Governo in questi sei mesi. Si è fatta una mappa con l'elenco di venti ditte disposte a collocarsi in Valle d'Aosta e questo è l'unico intervento che noi abbiamo visto. Si tratta invece di ripensare il problema industriale in termini complessivi e globali, non estrapolandolo da quello turistico e dall'artigianato, ma dando un taglio complessivo al problema dell'economia valdostana ed incidendo poi sui vari settori.

Non possiamo limitarci a dire che l'ILSSA VIOLA sta andando un pochino meglio e che la NUOVA SIAS è protesa verso il suo programma di ridimensionamento: tutti questi argomenti vanno collocati nel mosaico regionale sul quale bisognerà intervenire con politiche diverse, che diano agli operatori e ai lavoratori valdostani delle certezze che sinora non si sono avute. Noi siamo d'accordo che questi programmi siano settoriali ma sempre tenendo conto di una visione di insieme.

Alcuni interventi nel campo dell'agricoltura dimostrano che si è cercato di razionalizzare la materia sul piano giuridico, di programmare gli interventi della Regione che prima erano episodici, frammentari, assistenziali: c'è però ancora molta strada da fare.

La presentazione di una proposta di legge sui Lycées Techniques ha destato perplessità sulle quali le forze politiche dovranno meditare, perché le posizioni contrastanti non sono state solo di categorie interessate direttamente ma anche di associazioni e di Enti. Un' ultimo accenno al problema della tutela dell'ambiente: il progetto di un'oasi protetta in quel di Saint Marcel è stato smantellato; assistiamo impotenti alla messa in opera del grande elettrodotto SUPERPHOENIX che compie uno scempio ecologico nelle zone attraversate. Ci siamo arresi di fronte al fatto che l'ENEL avrebbe cercato di fare le cose nel miglior modo possibile, quando invece stiamo assistendo alla protesta degli stessi montanari che vengono a dirci che si tratta di un vero e proprio scempio.

Ho sentito pochi temi riferiti al futuro e tra questi l'autostrada che il Presidente ha legato al discorso del riparto fiscale. Noi riteniamo che siano due argomenti totalmente diversi e da non affrontare insieme. Noi dobbiamo dire allo Stato di mantenere fede ai suoi impegni sul riparto e lo Stato correttamente deve costruire ciò che è di sua competenza, come l'autostrada Aosta - Monte Bianco.

Vorrei fare un'ultima osservazione sulla compagine che affronterà insieme al Presidente il futuro della nostra Regione. Io cito un motto che nel mondo del calcio costituisce una regola fissa: "Squadra che vince non si cambia". Invece ora c'è l'esigenza di cambiare la squadra e su questo sarà bene che ci guardiamo in faccia. Fino a pochi giorni fa la squadra era immutabile: quando, con estrema correttezza, l'Assessore Pollicini si è messo da parte, il Presidente ha rinunciato all'Assessore Marcoz. Di questo gliene diamo atto e auguriamo al suo sostituto di operare in termini incisivi, perché se in Valle d'Aosta c'è un settore che richiede interventi rapidi e produttivi è proprio quello della Sanità.

Credo di aver analizzato a grandi linee la situazione. Noi ci collochiamo all'opposizione e invitiamo la Giunta ad essere sensibile di fronte alle esigenze dell'opposizione che, per quanto ci riguarda, sarà costruttiva sui problemi e sui fatti.

Ci auguriamo che questa coalizione riesca a realizzare la pacificazione delle coscienze nella collettività valdostana. Ora ci si è resi conto che bisogna fare qualcosa perché la Valle d'Aosta non sembri quello che non è.

Il nostro voto è contrario a questo esecutivo ma la nostra contrapposizione non è strumentale. Auguriamo al Presidente della Giunta e alla nuova Giunta un lavoro proficuo e ribadiamo che, per una questione di principio, non accetteremo imposizioni di nessun genere. Concludo dicendo che il lavoro che attende la nuova Giunta è un lavoro lungo e faticoso.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Baldassarre; ne ha facoltà.

BALDASSARRE (P.S.D.I.): Signor Presidente e signori Consiglieri, circa un anno fa, esattamente il 21 luglio 1983, si insediava l'ottava legislatura. In quell'occasione, reduci da un successo elettorale che le assegnava 9 seggi su 35, l'Union Valdôtaine, e Mario Andrione, facevano la parte del leone, e molti davano per scontato l'instaurarsi di una nuova egemonia del movimento regionalista sulle altre forze politiche.

A distanza di un anno abbiamo registrato ben due crisi di Giunta e oggi siamo in prossimità della terza edizione di un governo regionale in questa legislatura, nonostante la tanto programmata volontà di garantire la stabilità governativa vantata in campagna elettorale dall'Union Valdôtaine. Oggi la Valle d'Aosta sta vivendo un clima di instabilità politica da quarta Repubblica francese, dove i governi si sostituivano e si facevano nello spazio di una mattinata.

C'è però una piccola differenza: in Valle d'Aosta la crisi della governabilità non è provocata da conflittualità esistenti all'interno della maggioranza, ma dall'intervento dell'autorità giudiziaria, è stato infatti un massiccio intervento della Magistratura a determinare, nel novembre dello scorso anno, la caduta della prima Giunta Andrione, così come la prima Giunta presieduta dal Presidente Rollandin, che si è presentata dimissionaria dopo solo sei mesi, è caduta malamente sotto i colpi dell'autorità giudiziaria.

L'enunciazione dei punti programmatici che il Presidente Rollandin ha fatto è stata una riedizione degli stessi punti programmatici da lui svolti sei mesi fa, senza che siano stati minimamente risolti. C'è stata un'unica risoluzione: il pasticcio del Casinò di Saint-Vincent. Questo è un fatto veramente grave!

Nello spazio di un anno, l'immagine della Valle d'Aosta è stata offuscata dalla caparbietà di un gruppo di potere che, insensibile alle giuste istanze della popolazione, ha abusato della fiducia accordatagli dagli elettori alle ultimi elezioni, dimenticando completamente i superiori interessi della comunità.

L'opinione pubblica oggi esige un modo nuovo di governare, una chiarezza nelle scelte. E' troppo semplicistico limitarsi a sostituire l'Assessore Chabod e l'Assessore Pollicini, a cui esprimo la mia solidarietà. Ciò non è sufficiente per ragioni di chiarezza, che impongono alla testa del Governo regionale uomini nuovi, non compromessi con le precedenti fallimentari gestioni, le più negative di quest'ultimo trentennio della vita politica regionale. L'U.V. ha posto in essere una gestione del potere che non ha saputo incidere sulla realtà economica valdostana, che si è dimostrata incapace di affrontare i drammatici problemi sul tappeto come quelli della casa e la disoccupazione giovanile, e che si è preoccupata solo degli interessi di potentati economici che nulla hanno a che vede re con i legittimi interessi della popolazione.

Di fronte alla proposta di riconferma di un esecutivo che non ha saputo essere all'altezza della situazione, i cui provvedimenti qualificanti hanno invece favorito gli interessi dei gestori del Casinò di Saint-Vincent, non si può che esprimere un giudizio negativo, un voto di dura condanna con l'auspicio che, in un tempo non troppo lontano, gli elettori possano fare giustizia di una situazione che sta diventando insostenibile. Il nostro voto sarà dunque negativo perché sono convinto che questa barca prima o poi affonderà di nuovo.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Riccarand; ne ha facoltà.

RICCARAND (N.S.): Non è facile prendere la parola, oggi, perché ci troviamo a ripetere delle cose che abbiamo già detto in questo Consiglio in tutti i sette mesi che sono passati da quando è iniziata l'inchiesta sul Casinò di Saint-Vincent. Ci troviamo di fronte ad una sostanziale continuità di comportamenti rispetto alla quale non ci può che essere una continuità di giudizi negativi da parte delle forze di minoranza. Proverò a svolgere alcune considerazioni che riguardano il bilancio della prima Giunta Rollandin, il giudizio sulla composizione della nuova Giunta, la crisi di credibilità e di rappresentatività di questo stesso Consiglio regionale, l'inquietante svolta che ha avuto l'inchiesta sul Casinò di Saint-Vincent.

Per quanto riguarda il bilancio dei primi sei mesi della Giunta Rollandin, io ho sentito che il Presidente dell'Union Valdôtaine ed il Presidente della Giunta hanno delineato un quadro sostanzialmente positivo dell'attività svolta, mentre il nostro giudizio invece è che il bilancio sia sostanzialmente fallimentare, anche se bisognerà arrivare al giugno-luglio del 1985, quando discuteremo il conto consuntivo del 1984, per avere un dato più complessivo.

Fin d'ora, basandoci su di una serie di elementi fornitici dal Presidente della Giunta, noi possiamo sottolineare, le iniziative sbagliate in un settore decisivo dell'economia e della società valdostana, e cioè l'occupazione. Gli altri Consiglieri che mi hanno preceduto hanno sottolineato come in questo campo si sia impostata una ricerca, un'opera di indagine, un inventario, tutte iniziative che non erano state fatte in passato e che quindi hanno dovuto essere espletate adesso. Però i risultati concreti, il recupero concreto di posti di lavoro, ad esempio nel settore dell'industria, non si sono registrati, mentre la crisi in questo settore è andata avanti, è aumentata la cassa integrazione e sono rimasti aperti tutti i problemi occupazionali che noi trovavamo già presenti l'anno scorso.

Per quanto riguarda il discorso della casa ci troviamo di fronte ad uno zero assoluto. Dalla fine dell'83 si è acquistato il quartiere Cogne, ma non si è fatto nessun piccolo passo concreto verso la ristrutturazione o la definizione di un progetto che interessi il quartiere. Non è stato fatto nessun passo nel campo della ristrutturazione dei beni storici, non è stata fatta neanche una bozza di disegno di legge: siamo completamente fermi!

Per quanto riguarda l'energia, l'unica legge regionale in materia è rimasta bloccata per tutto il 1983 e non sono stati assegnati neanche i contributi previsti da quella legge. Il Presidente della Giunta parlava di un disegno di legge per l'applicazione di una normativa statale in materia di fonti energetiche rinnovabili, che però non è mai arrivato in Consiglio, ma è rimasto allo stato di bozza per tutti questi sei mesi e se ne discuterà solo in autunno. Per quanto riguarda il settore dei trasporti, si è puntato tutto esclusivamente sul discorso dell'autostrada Aosta-Courmayeun, con una impostazione sbagliata, pericolosa e assurda. Si è trascurato completamente il problema della ferrovia, si è quindi proceduto secondo una tendenza che, a nostro avviso, è negativa per la Valle d'Aosta.

Per quanto riguarda la scuola, come ha già sottolineato il Consigliere Torrione, è paradossale il riferimento del Presidente della Giunta al Lycée Technique. Come si fà ad indicare questa proposta come un terreno di operatività concreta quando tutte le persone e gli organismi sentiti dalla Commissione, ad eccezione del Prof. Grosjacques, dal Sovrintendente a tutte le organizzazioni sindacali della scuola, ai Presidi e professori dell'I.P.R., hanno dato un giudizio negativo su questo disegno di legge, dicendo che non è neanche emendabile? Non credo che su, questa base, si possa dire che sia stato fatto qualche passo in avanti concreto in questa direzione.

Ho lasciato da parte il discorso del Casinò perché le vicende di questa maggioranza regionale, ed in particolare delle Giunte regionali che si sono succedute dal giugno del 1983 ad oggi, sono state scandite proprio dalla vicenda del Casinò. Questo non è l'unico o il principale problema che abbiamo in Valle d'Aosta, ma è il problema che ha determinato tutti i mutamenti politici nella composizione della Giunta ed è quindi il problema rispetto al quale noi dobbiamo oggi valutare la statura ed il grado di credibilità della Giunta che ci viene proposta, così come abbiamo valutato la statura ed il grado di credibilità delle Giunte che sono cadute.

Io credo che sia opportuno fare il punto sul Casinò, ricordando le enormi e terribili dimensioni che ha raggiunto questa inchiesta in una realtà piccola come la Valle d'Aosta. Penso che tutti noi sapevamo che il Casinò era una fonte di corruzione e di inquinamento in quanto, le vicende degli anni '6O già avevano dimostrato senza ombra di dubbio questa realtà. Proprio per questo il nostro movimento aveva più volte sottolineato la necessità di non ampliare questa fonte di corruzione, ma di ridimensionare la Casa da Gioco di Saint-Vincent in prospettiva di una sua chiusura. Questa impostazione non è stata seguita, ma si è seguita la strada diversa dell'espansione incontrollata del Casinò, per cui siamo andati incontro a delle conseguenze sempre più gravi che neppure noi potevamo prevedere.

L'inchiesta giudiziaria partita a novembre ha coinvolto l'intero vertice delle due società che gestiscono il Casinò di Saint-Vincent, la SITAV e la SAISET; ha coinvolto l'ex Presidente della Giunta regionale ed altri Assessori; ha coinvolto l'intero corpo dei controllori regionali, il Commissario regionale al Casinò e l'Ispettore regionale alle manifestazioni; ha colpito il vertice della FINAOSTA e quello della Procura della Repubblica di Aosta.

Di fronte a questo terremoto che aveva colpito il potere politico, giudiziario e parte di quello economico, noi possiamo dire che la scelta fatta il 4 gennaio è stata una scelta di continuità e anche di omertà: tutto doveva rimanere come prima nella speranza che l'inchiesta si risolvesse rapidamente e tutti gli indiziati potessero ritornare al loro posto.

L'unico cambiamento obbligato, introdotto il 4 gennaio, fu l'affidamento della Presidenza della Giunta ad Augusto Rollandin, in assenza di Mario Andrione. Noi già allora dicemmo che questa impostazione non era in grado di garantire all'Amministrazione regionale un esecutivo adeguato e che si doveva giungere a profondi cambiamenti nella composizione della maggioranza e della Giunta, cambiando anche le persone.

Questo giudizio, che avevamo dato il 4 gennaio, credo che possa essere riconfermato oggi: dopo il 4 gennaio l'inchiesta sul Casinò non si è sgonfiata e neppure l'accusa più grave, quella di associazione a delinquere di stampo mafioso, è venuta meno. Le cose non sono andate migliorando per la maggioranza e per la Giunta regionale.

Gli sviluppi dell'inchiesta sul Casinò, dopo il 4 gennaio sono stati i seguenti: la sconcertante vicenda della trattenuta del 25% sulle decadi, avallata dal Presidente della Giunta e dagli Assessori che si sono succeduti alle finanze, per cui è stato spiccato il secondo mandato di cattura contro Mario Andrione, l'Assessore Chabod è stato raggiunto da un mandato di comparizione; la Commissione Consiliare di indagine ha nel frattempo terminato la prima parte dei suoi lavori, mettendo in luce che al Casinò c'erano numerose e gravi irregolarità; infine, siamo arrivati alla nuova comunicazione giudiziaria che ha colpito l'ex Assessore Pollicini.

Questo è tutto ciò che riguarda l'inchiesta sul Casinò, però abbiamo avuto un altro terremoto molto forte che è stato quello elettorale. I risultati delle elezioni europee in Valle d'Aosta sono stati un segnale terribile per le forze autonomiste, per l'Union Valdôtaine e gli A.D.P.: il 12,7% in meno rispetto alle precedenti europee è il segno che molte riflessioni si sono tradotte in un comportamento nuovo nei seggi elettorali al momento di esprimere il voto.

Di fronte a questo terremoto giudiziario, elettorale e di coscienza della gente in Valle d'Aosta, l'Union Valdôtaine, la Democrazia Cristiana, il Partito Repubblicano e gli A.D.P. vengono oggi a riproporre lo stesso schieramento, con alcuni ritocchi i quali, se da un lato indicano che si sta facendo strada nella maggioranza la consapevolezza della gravità della situazione, mettono in luce che non si ha il coraggio di andare fino in fondo e di cambiare strada.

Questa mancanza di coraggio politico è tanto più evidente se la cerchiamo negli avvenimenti di quest'ultima settimana. Soltanto cinque giorni fà le forze dell'attuale maggioranza avevano già deciso di confermare la stessa Giunta, con le stesse persone, mettendo soltanto una persona nuova nel posto vacante di Assessore all'Agricoltura, mentre il Capitato regionale della Democrazia Cristiana si era riunito mercoledì scorso ed aveva confermato Guido Chabod all'Assessorato ai Lavori Pubblici.

Adesso invece vengono introdotti dei ritocchi, viene nominato un nuovo Assessore all'Agricoltura, come già previsto, ma vengono anche cambiati alcuni Assessori, perché c'è stata una nuova comunicazione giudiziaria: ne deriva che, ancora una volta, ogni scelta politica viene subordinata all'intervento della Magistratura.

"Ci troviamo di fronte ad una scelta autonoma" ha detto all'inizio il Consigliere Perrin. La domanda che ci poniamo noi, come forza politica, e che credo si ponga anche la cittadinanza è questa: "C'era bisogno di una nuova comunicazione giudiziaria per non inserire nella Giunta Pollicini, Chabod e Marcoz?" Secondo noi, già prima della comunicazione giudiziaria esistevano tutti gli elementi perché queste persone non fossero inserite nella nuova Giunta.

Anche se Angelo Pollicini non ha delle responsabilità politiche rispetto all'intera conduzione della vicenda della SAISET, forse che gli Assessori Pollicini, Chabod e Marcoz, non hanno affiancato il Presidente della Giunta nella sua decisione di avallare illegalmente la trattenuta del 25% sulle decadi? Forse che queste persone, insieme ad altre nella Giunta, non hanno contribuito a fare in modo che la SITAV facesse delle opere di ampliamento non autorizzate con delle prese d'atto, con degli atti sottratti al controllo del Consiglio che sono illegittimi e che non hanno nessun valore giuridico, ma che costituivano un artificio per aggirare questi ostacoli? Forse che queste persone, attraverso delle prese d'atto, non hanno permesso di mettere in funzione nuovi giochi in contrasto con le norme della convenzione ed in contrasto con le osservazioni della Commissione di coordinamento? Non c'erano già tutti gli elementi per dire che queste persone non dovevano più fare parte della Giunta regionale, perché su di loro c'erano delle gravi responsabilità politiche rispetto all'intera vicenda del Casinò, non solo per non aver visto queste cose, ma anche per averne avallato delle altre che si sono rivelate negative per l'Amministrazione regionale? Eppure, queste persone, se non fosse giunta la comunicazione giudiziaria, sarebbero sedute al fianco di Augusto Rollandin.

Questa è la drammatica realtà che noi viviamo: non solo, ma il movimento degli A.D.P. e la Democrazia Cristiana con i loro comunicati vogliono sottolineare con forza che Angelo Pollicini sarà "temporaneamente" sostituito nell'esecutivo regionale dal segretario politico, e Guido Chabod non sarà Assessore per il tempo "strettamente necessario" alla chiarificazione della sua posizione.

Questo non significa eludere il problema politico e affidarsi soltanto alle scelte della Magistratura? Io credo che ci troviamo di fronte ad un comportamento che è veramente paradossale cioè ancora una volta, ad una maggioranza che introduce dei ritocchi che non sono in grado di garantire alla Valle d'Aosta una Giunta all'altezza della situazione ma soltanto a seguito dell'intervento della Magistratura.

Noi riteniamo che ci vogliano delle persone ed uno schieramento diversi, coinvolgendo forze nuove nell'esecutivo regionale, verificando un diverso progetto politico, riconquistando una

credibilità diversa nell'opinione pubblica: la nostra proposta pertanto rimane quella di una Giunta composta da forze politiche e da persone profondamente diverse da quelle attuali.

Un'ulteriore riflessione si può fare anche rispetto alla rappresentatività e credibilità non solo della Giunta ma di questo stesso Consiglio, all'interno del quale vi sono delle persone su cui pesa un'inchiesta giudiziaria. Non si tratta di persone di secondo ordine perché Mario Andrione, Angelo Pollicini e Guido Chabod, nel giugno 1983 hanno avuto il maggior numero di preferenze. Se noi andassimo oggi a rieleggere il Consiglio regionale, avremmo risultati ben diversi da quelli che si sono avuti nel giugno,1983. Allora è giusto che per i prossimi quattro anni sia questo Consiglio regionale, scaturito da una condizione politica completamente diversa, da una condizione di coscienza della gente completamente diversa, sia questa legge dei numeri che debba governare il Consiglio regionale fino al 1988?

Io credo che questo sia un problema che dobbiamo porci se vogliamo affermare che il Consiglio regionale è espressione della volontà popolare. La volontà popolare è di confermare questo Consiglio regionale e questo tipo di rapporti di forza in questo Consiglio?

Noi ci riserviamo, come Nuova Sinistra, all'indomani dei rinvii a giudizio, concernenti gli imputati della Casa da Gioco di riportare questo problema in Consiglio ed eventualmente di chiedere lo scioglimento dello stesso, con le elezioni regionali anticipate.

Vorrei fare un'ultima osservazione rispetto alla svolta che ha avuto l'inchiesta sulla comunicazione giudiziaria inviata ad Angelo Pollicini: io mi auguro che egli possa dimostrare la sua estraneità, così come auguro al suo movimento di poter dimostrare questa estraneità rispetto alle accuse che sono state formulate. Non dobbiamo però nasconderci che la svolta che sta avendo in questi giorni l'indagine è di una gravità enorme. Non ci troviamo più di fronte ad irregolarità amministrative o ad errori, che sono gravi ma che comunque si possono comprendere. Ci troviamo di fronte ad interessi privati e ipotesi di corruzione.

Se sarà confermato che anche l'ex Presidente della Giunta Mario Andrione è stato colpito da una nuova comunicazione giudiziaria su queste basi, se sarà confermato questo nuovo orientamento che ha assunto l'inchiesta, non troveremmo più parole per esprimere il nostro giudizio negativo. Sarà una ulteriore tremenda caduta di credibilità rispetto a chi ha gestito tutte le vicende del Casinò in passato. Dovremmo andare in quel caso a rileggere non solo tutta la storia del Casinò, ma anche la storia delle forze politiche in questi ultimi anni e dei rapporti fra le forze politiche dal 1979 in poi; questo comunque sarà l'inchiesta a dirlo. Noi speriamo che si arrivi presto alla chiusura dell'istruttoria, che questi dubbi si chiariscano al più presto e leggeremo con estremo interesse le conclusioni dei giudici istruttori.

Per ora io credo che, senza aver bisogno dei giudizi che il giudice istruttore potrà formulare, ma basandoci su valutazioni di tipo politico, noi possiamo dire che questa maggioranza non è in grado di garantire un adeguato governo all'Amministrazione regionale. In particolare riteniamo che la Giunta, così come ci viene proposta, non possa dare quel Governo che è necessario alla Valle d'Aosta, per cui il nostro giudizio sulla nuova Giunta sarà negativo.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Berti; ne ha facoltà.

BERTI (Art. e Comm. Vald.): Signor Presidente e signori Consiglieri, la cosiddetta Giunta a termine ha concluso il suo mandato. Si attendeva un rimpasto con nuove scelte politiche, visto che il voto europeo ha premiato le sinistre e penalizzato le forze regionaliste. Non è accaduto nulla di tutto ciò, in quanto abbiamo la copia identica della passata Giunta, con la stessa formula e quasi con gli stessi uomini, con alcuni spostamenti al suo interno e con la rinuncia, dichiarata in apertura dal Consigliere Pollicini, esempio per altro non seguito da altri.

I valdostani che si attendevano la formazione di una nuova Giunta sono stati delusi, ma è evidente che la corsa ai posti chiave della Regione ha reso insensibili a queste istanze taluni partiti e movimenti: tutto ciò vuole dire accrescere la sfiducia nelle istituzioni.

Sul piano amministrativo la Giunta, in questi sei mesi, ha svolto solo della normale amministrazione ed è rimasta insensibile alla crisi industriale che come una morsa ha stretto la Valle d'Aosta, creando gravi problemi occupazionali. Le dichiarazioni fatte dal Presidente della Giunta sulle future intenzioni rispecchiano quelle di sei mesi fà: la disoccupazione è cresciuta a dismisura, i giovani cercano invano lavoro, ma il Governo regionale non si è preoccupato di trovare soluzioni alternative.

Non dimentichiamo che la crisi ha intaccato anche il settore turistico come stanno a dimostrare i dati statistici sul consuntivo della stagione invernale, che indicano circa il 2% in meno negli arrivi e quasi il 3% in meno sulle giornate di presenza: sono dati che dovrebbero fare riflettere.

E' in crisi anche l'agricoltura, soprattutto in relazione al lento ma continuo abbandono della montagna. E' evidente che i problemi dell'agricoltura non si risolvono solo con la concessione di contributi, ma apportando soluzioni nuove nell'allevamento del bestiame e indicando coltivazioni più redditizie. E' da anni che si conducono esperimenti su colture alternative, ma occorre diffonderle su una scala più ampia per assicurare un migliore reddito agli agricoltori.

La maggioranza di questo consesso non ha mai tenuto conto delle istanze degli imprenditori autonomi, che sono la più sana espressione dell'economia regionale. Non è stato neppure abbozzato un programma atto ad incrementare le attività produttive secondo criteri di efficienza, mentre ci si è preoccupati di stipulare convenzioni con aziende industriali nate spesso dall'improvvisazione. Tutto ciò significa dispendio di denaro pubblico e denota una condotta politica squisitamente demagogica, manifestando incapacità di amministrare con la propria testa.

L'analisi non è completa se non si accenna alla Sanità in crisi per l'incapacità del responsabile regionale e al problema della grande viabilità che non sia avvia rapidamente a soluzione nonostante le recenti promesse.

La Pubblica Istruzione è stata amministrativa all'insegna di manifestazioni e di incontri che volevano essere culturali ma che di fatto hanno richiamato l'attenzione di un numero limitato di pubblico. Non si è fatto nulla di concreto per creare una università in Valle d'Aosta mentre la scuola ad ogni livello ha subito la normale routine.

Alle finanze regionali non si è badato molto ed i nove decimi del riparto fiscale tra Stato e Regione restano una illusione; infine nulla si è fatto in difesa del territorio, che continua ad essere offeso ed oltraggiato dinanzi all'indifferenza dei politici che siedono nei banchi della maggioranza.

Signori, è ora di cambiare! Non si amministra la cosa pubblica con l'arroganza e tantomeno con la politica clientelare, metodo deleterio che viene applicato con accanita insistenza. In precedenza avevo qui dichiarato di votare responsabilmente in chiave amministrativa, ma, dinnanzi a comportamenti che nuocciono alla comunità valdostana e per le ragioni ampiamente esposte, dichiaro di votare contro l'attuale formula politica, contro quella stessa maggioranza che vuole rimanere a tutti i costi in sella più per difendere posizioni di privilegio che non per badare alle esigenze degli amministrati.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Pedrini; ne ha facoltà.

PEDRINI (P.L.I.): Monsieur le Président, avant tout je dois faire une petite déclaration à propos des paroles que le Conseiller Pollicini nous a adressées. Je dois dire un grand merci à Monsieur Pollicini pour la leçon morale et politique qu'il nous a donnée. J'es père pourtant que toutes les choses seront éclaircies pour tous et, en particulier, pour Monsieur Pollicini même.

Ho fatto questa dichiarazione perché sono stato seduto per tre anni accanto al Signor Pollicini, che ritengo al di sopra di qualsivoglia accusa, fatte salve le dichiarazioni della magistratura.

Ho sentito oggi l'opinione di tutti i gruppi politici sull'attuale situazione valdostana. Devo affermare, e lo faccio in prima persona come Pedrini ed in seconda persona come iscritto al partito liberale, che non posso, non voglio e non debbo, condividere certe affermazioni fatte sulla Valle d'Aosta da alcuni Consiglieri regionali.

Abbiamo avuto un periodo di ripresa particolarmente felice dopo la guerra, dopo la nostra resistenza partigiana, quando il "cul de sac" della Valle d'Aosta si è aperto e abbiamo così raggiunto quello che era il desiderio di tutti i valdostani, perché il fascismo ci aveva relegati in una situazione insostenibile dove solamente chi amava la propria terra rimaneva in loco. Tutti i paesi del mondo sono testimoni dell'emigrazione di casa nostra dei valdostani che non ritenevano di poter vivere nel loro paese.

Subito dopo la guerra, a parte i Trafori, a parte l'impulso che è stato dato alla nostra autonomia e alla nostra Regione, dobbiamo dire che abbiamo avuto un periodo aureo con il turismo che affluiva in Valle d'Aosta, che pure non aveva alcuna attrezzatura alberghiera, cosa che ancora oggi io debbo fare notare. Abbiamo avuto il buon Manganoni che faceva le piste, contro le quali piste io mi battei perché volevo le strade, comunque le piste furono fatte, e dopo le piste anche le strade.

Quindi, per una enorme scivolata su di una buccia di banana non si può infangare tutto il nostro passato. Io sarei molto più cauto: si è sbagliato, e ne siamo convinti, ma dobbiamo riprenderci, dobbiamo ridare, al di fuori della Valle d'Aosta, quella netta sensazione di pulizia che avevamo nel passato. Se qualcuno vuole ribattere, signor Presidente, lasci fare perché io sono disposto ad accettare qualsiasi battuta.

Veniamo ora a quanto ha esposto il neo-Presidente della Giunta attuale.

Io sono contento che si ponga fine, nel campo sanitario, alla parola "Mauriziano". Ho vissuto da vicino questo problema ancora quando il Ministro Altissimo era alla Sanità. In quel periodo lo stesso Ministro, lo può confermare il Consigliere Beneforti che si recò da lui assieme a me, confermò una certa macchinazione per la quale sarebbe saltata l'operazione sul Mauriziano. Vorrei solamente ricordare al Presidente della Giunta, tra gli altri problemi nel campo sanitario, i drogati della bassa Valle, i quali stanno cercando in larga parte di ritornare sulla retta via. Auguro loro che possano avere nel POLIAMBULATORIO di Donnas quelle cure che attualmente devono venire a fare ad Aosta perdendo delle intere giornate. Non trovo giusto che un lavoratore debba venire ad Aosta, perdendo la giornata lavorativa e quindi i soldi che gli permettono di mantenersi e comperarsi le medicine. Chiedo che il POLIAMBULATORIO di Donnas sia all'altezza della situazione per affrontare questo problema e mi auguro che l'Assessore alla Sanità, con il Presidente della Giunta, affronti questo problema che è angoscioso per tutta la bassa Valle.

Abbiamo poi parlato della casa e mi pare che sia la Regione che il Comune di Aosta stiano facendo qualcosa. Ho avuto modo di sentire il sindaco Bich su quanto si sta facendo per la ristrutturazione, del quartiere Cogne, ma i tempi sono lunghi. E' già stato fatto un grosso passo avanti, ma dobbiamo dare a tutti la possibilità di aspirare alla casa, in quanto in essa si racchiude il concetto di famiglia.

Per quanto concerne il settore industriale, si possono condividere in parte le riserve del Consigliere Torrione perché avremmo voluto qualcosa di più. Io so che l'Assessore Pollicini ce l'ha messa tutta, ma la burocrazia ha frenato inesorabilmente ogni passo, rendendo difficile ogni iniziativa. Io mi auguro che la nuova Giunta affronti anche questo problema perché non bastano pochi assunti all'ILSSA VIOLA di Pont-Saint-Martin per rimettere in piedi l'industria valdostana.

Per quanto riguarda l'agricoltura penso che il Parco del Gran Paradiso, così come ha detto il Presidente, vada difeso. Mi pare invece che si proceda adagio, per le resistenze degli allevatori di bestiame, a portare la nostra agricoltura a quel livello di eccellenza a cui da anni l'attuale Presidente tende.

Sul turismo invece abbiamo delle grosse e dolenti note. Io ripeto da anni che non abbiamo ancora imparato quasi nulla sul "turismo". Non è sicuramente spendendo dei milioni per grosse manifestazioni mondiali, internazionali o nazionali, che si fà del turismo, perché questi sono solo espedienti propagandistici. Noi vogliamo potenziare l'arrivo in Valle del turismo, ma quando i turisti arrivano non ci sono gli alberghi per ospitarli. Il turismo non potrà mai andare avanti e avere un futuro in Valle d'Aosta se la Regione non si mette in testa che bisogna aiutare chi aveva degli alberghi, e li ha venduti per fare degli alloggi, a ritornare a fare l'albergatore; allo stesso modo bisogna consentire alle società che gestiscono impianti di risalita di pagare il personale, l'energia elettrica, che ha raggiunto dei prezzi proibitivi, la sistemazione delle piste, il battipista ecc. Nella vicina Francia, lo Stato ed il Comune aiutano gli impianti di risalita ed i battipista sono acquistati dalle Pro Loco o da Associazioni locali. Le nostre società di risalita invece si devono pagare tutto. Ad esclusione della società del Cervino, che opera in estate e in inverno, tutte le altre sono in gravi condizioni finanziarie.

L'ultima legge approvata in questo Consiglio è semplicemente disdicevole, perché autorizza la FINAOSTA a concedere un mutuo che però deve essere restituito entro un anno, cosa che nessuna società di risalita può fare. Non è possibile che un impianto di risalita possa restituire una cifra di 200 milioni in un anno, in questo particolare momento. Abbiamo avuto il 34% di presenze in meno sui campi di sci, che hanno inciso sul turismo, che è l'elemento trainante della nostra economia, la vera industria della Valle d'Aosta. Mi auguro che la prossima Giunta tenga presente questi problemi e cerchi di affrontarli nel migliore dei modi.

Per quanto riguarda l'autostrada io vado contro corrente: sono favorevole all'autostrada. E' lo Stato che la deve fare, ma se non la fa la costruiamo noi: non importa quanto ci impiegheremo, è un'opera da fare e la faremo da soli. Lo Stato ci ascolterà se opereremo tutti insieme, per cui sono perfettamente d'accordo sull'impostazione di questo programma.

Quando in Parlamento si votavano i sette decimi di riparto, i due unici partiti che votarono contro furono il partito comunista e quello liberale, in quanto noi consideriamo intoccabili i no ve decimi.

Praticamente devo fare quasi un comunicato perché così la mia segreteria regionale ha deciso, insieme al direttivo del Partito Liberale, riunitosi mercoledì scorso. Noi abbiamo avuto tramite la segreteria degli incontri con l'Union Valdôtaine, come quest'ultima li ha avuti con gli altri partiti.

La segreteria regionale del partito ha chiesto di essere illuminata sul programma precisando che, se lo stesso venisse rispettato nel futuro, non avrebbe avuto nulla in contrario a collaborare e ad entrare nella maggioranza se queste condizioni fossero state prese in considerazione.

Abbiamo sentito dal Presidente della Giunta l'esposizione del programma, che ripete grosso modo quello già presentato quando egli fu eletto la prima volta e che noi liberali approvammo già allora, dicendo che avremmo comunque conservato la nostra libertà di azione rispetto a tutti quei problemi per 1 quali non ritenevamo valide le spiegazioni proposte dalla Giunta.

Abbiamo sentito che il programma viene rispettato, che rispecchia quanto da noi richiesto e pertanto siamo concordi nel dare il nostro appoggio a questa Giunta. Restiamo in attesa che la maggioranza si esprima sulla richiesta ufficiale della Segreteria del Partito Liberale.

Mi pare con questo di avere chiarito la posizione liberale. Noi siamo convinti di operare nell'esclusivo interesse della Regione e, in un momento difficile come l'attuale, riteniamo di dover collaborare per difendere il buon nome e l'immagine della Valle d'Aosta.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Vice Presidente De Grandis; ne ha facoltà.

DE GRANDIS (P.R.I): Io debbo rilevare che ogni qual volta in questo Consiglio si apre un dibattito a carattere politico generale c'è sempre un Consigliere che in modo velato o in modo palese, ritiene di dover tirare le orecchie al partito repubblicano e al sottoscritto, che ha l'onore di rappresentarlo in questo consesso. Devo dire subito che questo fatto non mi sconcerta e tanto-meno mi offende, anche se si vuole mettere un pizzico di veleno nei richiami che mi si rivolgono, accusandomi di tradire il mio elettorato e le sue aspettative.

Ogni volta che si ripresenta la questione morale la cosa mi fà piacere e mi fa credere che si sia diffusa l'opinione che il Partito Repubblicano sia il garante della correttezza di questa maggioranza.

Per quanto riguarda la seconda parte debbo affermare con tutta tranquillità che ritengo di svolgere nell'ambito di questa maggioranza la mia funzione politica con impegno e con correttezza, a volte anche attraverso dibattiti piuttosto accesi con le altre componenti della maggioranza. Evidentemente, se rimango all'interno di questa coalizione, ciò vuole significare che le mie istanze di fondo non vengono disattese.

Per quanto riguarda i miei elettori, Consigliere Aloisi, io sono così presuntuoso da pensare che chi vota repubblicano lo fa nel pieno rispetto della propria coscienza ed in modo razionale e quindi si tratta di elettori che sono capaci di comprendere le difficoltà nella conduzione di una linea politica, che sono in grado di comprendere che non esiste una coalizione di maggioranza, comunque composta, nella quale non si giunga ad una mediazione delle diverse posizioni.

L'altro motivo di sorpresa è che si è voluto sottolineare, da più parti, che questa maggioranza non avrebbe un programma originale, non avrebbe realizzato le grandi riforme dell'industria, dell'agricoltura, del commercio e del turismo, che in sei mesi insomma non avrebbe fatto nulla, e mi sembra qui di cogliere una prima contraddizione. Io vorrei ricordare che quando è stata formata questa Giunta a termine lo scopo preciso, in un momento di estrema difficoltà e di confusione per tutti, era stato di evitare qualsiasi vuoto di potere, nell'interesse della collettività. Si era stabilito il termine di sei mesi con la speranza che fosse sufficiente per comprendere la reale portata dello scandalo scoppiato e fare delle valutazioni con una certa calma e senza prendere decisioni che potevano essere sconfessate a breve termine.

La Giunta, sebbene fosse a termine, si è impegnata, a mio avviso, a fondo sul programma concordato all'inizio della legislatura e qui nessuno si dovrebbe dimenticare che questa Giunta ha dovuto operare sprecando energie e tempo in maniera massiccia per affrontare il problema della Casa da Gioco di Saint-Vincent, cosa che non era prevista. Volersi dimenticare di questo fatto e di tutta una serie di iniziative che la Giunta ha assunto per cercare di porre rimedio ai cattivi rapporti instauratisi con il Casinò di Saint-Vincent, in base agli accertamenti e ai suggerimenti che la Commissione Affari generali allargata ai Capi Gruppo aveva dato, evidentemente significa voler negare la realtà. Si può sempre dire che si poteva fare di più o di meno, ma questo si può dire in qualsiasi circostanza.

Quello che invece io vorrei ricordare è che le grandi riforme, che si enunciano molto in fretta, quando debbono essere realizzate son tutt'altra cosa. Siamo tutti convinti che è necessario rivedere le leggi dell'agricoltura in Valle d'Aosta; ma voi pensate che una riforma calata all'improvviso dall'alto sia uno strumento veramente efficace per modificare la situazione? Io credo di no. Nel nostro paese abbiamo parecchi esempi di questo tipo di riforme che non hanno dato il risultato che dovevano dare. Una riforma non solo va pensata e ponderata, ma deve essere conosciuta da chi la deve attuare. Una riforma non comporta solo delle migliorie ma anche dei sacrifici nelle abitudini che sono radiate da lungo tempo. Solo allora si potrà operare nel settore in maniera efficace. Coloro che ipotizzano rapide riforme di carattere generale mi fanno un pò paura. Io ho timore di chi ha la verità in tasca!

Il programma che noi abbiamo enunciato all'inizio della legislatura lascia spazio a tutta una serie di verifiche successive, che vogliono essere l'indice del nostro senso di responsabilità nel fare quel programma, se si vuole tenere conto degli sviluppi della situazione e per potere poi integrare l'economia. Il Presidente della Giunta ha ricordato oggi quel programma, ha fatto alcune precisazioni che sono state suggerite dai tempi per come si sono evoluti e noi seguiamo quel programma non avendo motivo di modificarlo. Questo è il primo dato politico.

Viene poi il secondo dato politico e, a questo proposito, mi fa piacere che tutti i grandi "profeti" siano stati smentiti. Evidentemente si faceva tutta una serie di ipotesi, estranee alle decisioni della maggioranza, per voler dimostrare che tanto non sarebbe cambiato niente e che tutto sarebbe rimasto come prima. Questo è stato smentito dai fatti perché la maggioranza ha sentito la necessità, dopo quei mesi di governo provvisorio, di verificare se erano necessari dei cambiamenti, se sul piano politico erano necessarie delle modifiche ed ha discusso e dibattuto a lungo prima di arrivare ad una decisione. Ha apportato piccoli ritocchi al programma, ha verificato che questa maggioranza poteva continuare la propria alleanza perché aveva al suo interno energie, capacità, umiltà e senso di responsabilità per continuare a governare la Regione. Ha stabilito di formare una nuova Giunta per l'intera legislatura, non più con scadenze a termine e ha deciso, a livello di maggioranza, di singoli partiti e di persone, di immettere nel nuovo esecutivo energie fresche e nuove. Questo è il vero significato che si deve dare alle decisioni che noi abbiamo assunto.

Come repubblicani noi siamo particolarmente convinti che si sia scelta la strada giusta. Noi non siamo entrati in Giunta: avevamo posto la nostra candidatura ma nella maggioranza si è ritenuto che questo poteva essere rinviato ad altro momento e non abbiamo fatto nessuna particolare opposizione. Abbiamo riconfermato la fiducia al Presidente Rollandin perché riconosciamo che l'esserne stato al timone di una barca in mezzo alla tempesta in questi otto mesi non gli è stato facile, ma questa barca è arrivata in porto senza essere travolta e senza esser ribaltata ma con il suo bravo carico di pesi piccoli e grandi.

In particolare il tema centrale sembra essere stato quello della Casa da Gioco. Vorrei dire che non è stato abbandonato l'obiettivo di fondo di arrivare ad un chiarimento definitivo dei rapporti tra la Regione e le società che gestiscono la casa da gioco e, se possibile, all'obiettivo della società unica per avere un interlocutore unico e quindi più facile da controllare, ma si è anche verificato giorno per giorno quali potevano essere le iniziative da realizzare subito nell'interesse della Regione, come quella relativa ai biglietti di ingresso, che ha apportato circa 2 miliardi di vantaggio alla Regione. E' evidente che tutto questo viene realizzato man mano che si presenta la necessità di intervenire e man mano che si verificano le reali situazioni che dobbiamo affrontare. E' troppo coinvolgere o sconvolgere tutto dall'oggi al domani. Ci dobbiamo rendere conto che i pareri legali che abbiamo ottenuto mettono in evidenza tutta una serie di difficoltà che, se affrontate con troppa fretta e senza essere meditate, rischiano di mettere l'Amministrazione regionale in una condizione di inferiorità rispetto alla SITAV.

Io credo che si continuerà ad agire all'insegna della prudenza per questo io dichiaro che voterò a favore degli Assessori che il Presidente ci proporrà.

PRESIDENTE: Signori Consiglieri dichiaro chiusa la discussione generale e do la parola al Presidente della Giunta.

ROLLANDIN (U.V.): Les différentes interventions faites par les forces de la minorité sans doute n'ont pas étonné les forces qui ont décidé de soutenir encore une Junte et de porter en avant un programme qui a été décidé ensemble et surtout de maintenir un engagement pris bien avant.

Monsieur Tonino nous reprochait que nous n'avons pas su changer d'adresse, mais j'ai déjà expliqué d'autres fois que le problème réel c'est de résoudre les différentes questions qui se posent à l'intérieur de la Région et pour les résoudre il faut avoir des idées. Nous pensons d'avoir un certain nombre d'idées; jusqu'à présent, au contraire, le débat n'a donné comme résultat que de faire quelque chose contre quelque autre chose. Sauf les propositions de la part de la majorité, nous n'avons rien entendu sauf une critique assez simple et assez facile qui n'est que de la pragmatique. Nous avons souligné, au contraire, à propos de certains problèmes, que toutes les forces présentes au Conseil ont participé et ont donné leur appui à des initiatives qui avaient été proposées ensemble.

Pour la question de la décentralisation, j'ai déjà souligné que pendant ces six mois on a approuvé de nouveau un financement des Communes, ce qui est le vrai symptôme de la volonté des forces de la majorité qui veulent laisser aux administrations communales une indépendance financière.

Sans cette intervention, les Communes n'auraient pas la possibilité de faire leur bilan ni de maintenir leurs initiatives..

Quant au problème de la participation, je pense qu'on aura la possibilité d'y revenir. On avait parlé de participation au moment où on avait prévu l'assemblée de l'Unité Sanitaire Locale et la proposition des forces de la majorité était de maintenir un certain numéro, tandis que d'autres forces à ce moment avaient proposé d'élargir la participation, de doubler le numéro. Cinq ans sont passés et les mêmes forces sont présentes pour nous dire que le numéro qui avait été proposé n'était pas juste, qu'il faut le réduire. Alors, même sur la participation il faut réfléchir. A ce sujet, on a toujours donné le bon exemple en prévoyant la participation des différentes forces politiques. Pendant cette période, par exemple, on a travaillé très étroitement avec les forces syndicales. Voilà pourquoi les six mois ont donné des résultats et c'est grâce à l'appui de ces représentants. Pour cette raison nous voulons encore la participation des différentes forces sociales.

Quant aux observations de Monsieur Torrione, je crois qu'il est nécessaire d'éclaircir au moins deux points.

Sur le premier, concernant le rapport entre les forces des mouvements locaux et les autres forces à l'intérieur de la majorité; je dois dire que ce n'est absolument pas vrai que les forces autonomistes ont délégué à d'autres certains rapports. Le Comité Exécutif a dit seulement que c'était un engagement précis de prévoir l'engagement commun des forces qui sont représentées à l'intérieur du Gouvernement central et c'est tout à fait normal.

On a deux représentants de la Région et on a toujours souligné le travail qu'ils ont fait pendant ces années pour aboutir à des résultats; mais c'est un rapport normal. Solliciter l'intervention massive des forces qui ont d'autres représentants, qui ne sont pas les représentants de la Vallée d'Aoste mais les représentants de certaines idées, au niveau politique et au niveau national, c'est une aptitude tout à fait normale.

L'autre problème, c'est la question de l'image. La préoccupation pour l'image n'a pas été inventée par le Parti Socialiste. On pourrait faire beaucoup de réflexions à ce sujet, au cours de l'histoire de la Vallée d'Aoste. Nous pensons qu'un engagement précis doit être pris, nous l'avons dit il y a six mois, nous le répétons aujourd'hui: nous sommes de l'idée que tous ensemble nous pouvons travailler pour donner une image différente de la Vallée d'Aoste, car souvent les nouvelles mêmes sur ce qui se passe dans la Région sont mal rapportées et l'image de la Valleé d'Aoste n'est pas une image réelle. Souvent de toute une série d'initiatives on ne représente qu'une seule phase, mais on insiste sur des événements secondaires. Je n'entre pas dans le mérite des différentes boutades, mais il y en a une que je n'ai pas comprise: la question du Pape qui est allé skier. Je ne sais pas si c'est une invitation au dynamisme qui s'exprime comme ça (dans ce cas-là tous les Conseillers devraient aller skier au lieu de travailler à l'intérieur du Conseil), ou bien on a réfléchi d'une autre façon, mais alors je n'ai pas compris la boutade.

Quant à la question pour laquelle Monsieur Riccarand nous a reprochés de n'avoir rien fait, celle du logement, je tiens à souligner que, soit pour la question du "quartiere Cogne", soit pour la question des centres historiques, maintenant c'est la Commune d'Aos te qui doit donner des indications. Nous avons même institué une Commission à ce sujet, mais pour avancer il faut un projet. Donc, en, ce qui nous concerne, je voudrais connaître ce que l'Administration Régionale devrait encore faire: on a acheté le quartier et on l'a donné à la Commune d'Aoste pourvu qu'on fasse le plus tôt possible un plan d'aménagement. Il faut respecter les initiatives et les possibilités de décision: le Conseil régional a fait son travail, maintenant c'est à la Commune d'Aoste de prévoir un plan qui soit acceptable. Je répète encore que ce n'est pas question de forces nouvelles, mais c'est question d'idées nouvelles et, à ce propos (je l'ai déjà souligné) nous pensons avoir assez d'idées pour résoudre les problèmes de la Vallée.

En ce qui concerne le communiqué ANSA, pardon, l'intervention de Monsieur Berti, qu'il a écrit avec la conviction qu'il n'y aurait pas eu d'autres changements, je dois dire que peut-être il s'est trompé de jour. On l'a mal renseigné. Je pense toutefois qu'il aura tout le temps pour faire une réflexion sociale qui pourra apporter de bons résultats.

Quant aux éclaircissements présentés par Monsieur Pedrini, il faut constater qu'il est entré dans le mérite de la situation en soulignant la requête de travailler avec les forces de la majorité pour résoudre les problèmes et la nécessité d'accepter la décision prise par quelqu'un autre quand elle est plus facile, au lieu de faire de la critique inutile. C'est une aptitude assez responsable, donc, nous le remercions et nous acceptons l'appui qu'il voudra nous donner. Comme nous l'avons déjà dit en d'autres occasions, ce qui compte c'est de travailler pour la réalisation du programme que nous avons exposé.

Aujourd'hui je n'ai pas répété la série de problèmes que les différents conseillers connaissent déjà puisqu'ils faisaient partie du programme présenté il y a une année. Toutefois je tiens à souligner l'engagement pris pour résoudre certains problèmes sociaux et particulièrement celui de la drogue qui sans doute dépasse la phase régionale. Malgré cela, je crois qu'il faut s'engager à donner une réponse sérieuse, surtout au problème de la jeunesse qui manque d'alternatives car, si quelqu'un malheureusement tombe dans les bras de la drogue, c'est aussi à cause de la société qui n'a pas de propositions valables à offrir. C'est une réflexion qui nous touche tous et c'est un drame pour les familles où se présentent ces situations. Je pense que nous sommes assez conscients de la gravité de ce malheur pour travailler dans ce sens.

Pour conclure, je souhaite que la Magistrature termine le plus tôt possible l'enquête, afin de pouvoir donner des réponses précises aux questions que quelqu'un a posées. Si à présent on donnait des réponses, elles n'auraient aucun sens, car on ne connaît rien de plus. C'est uniquement à la fin de l'enquête qu'on pourra se présenter avec honnêteté en faisant une réflexion sérieuse, après avoir résumé tout ce qui s'est passé et avoir fait aussi un bilan des raisons pour lesquelles nous avons accepté de travailler dans ces conditions. Et les conditions sont difficiles (quelqu'un l'a souligné et tout le monde peut le comprendre).

En même temps, je remercie les forces de la majorité qui voudront soutenir la Junte et je renouvelle la requête d'une participation, sérieuse et honnête au travail que nous ferons pour le bien de la Vallée d'Aoste.