Objet du Conseil n. 173 du 29 décembre 1966 - Verbale
OGGETTO N. 173/66 - FINANZIAMENTI ALLA SOCIETÀ ANONIMA NAZIONALE COGNE. (Interpellanza dei Consiglieri regionali Signori Caveri Severino, Andrione Mario, Fosson Pietro, Germano Pietro e Savioz Fabiano)
Il Presidente, MONTESANO, dichiara aperta la discussione sulla seguente interpellanza dei Consiglieri regionali Signori Caveri Severino, Andrione Mario, Fosson Pietro, Germano Pietro e Savioz Fabiano, concernente l'oggetto: "Interpellanza sui finanziamenti alla Società Anonima Nazionale Cogne", interpellanza trasmessa in copia ai Signori Consiglieri quale allegato all'oggetto n. 35 dell'ordine del giorno dell'adunanza consiliare del 9 dicembre 1966:
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I SOTTOSCRITTI
CONSIGLIERI REGIONALI
Considerato che la CECA (Comunità Europea Carbone e Acciaio) ha concesso prima dell'insediamento dell'attuale Giunta alla S.p.A. Cogne, di totale proprietà dello Stato, un prestito di 4 miliardi e 700 milioni di lire da utilizzare per l'ammodernamento degli impianti, ma che tale prestito non è sufficiente ad attuare l'intero programma di questa azienda per la quale sussistono ottime condizioni per il suo sviluppo nel campo della produzione e della lavorazione degli acciai speciali,
INTERPELLANO
il Presidente della Giunta per sapere con precisione se a tutt'oggi, all'infuori di vaghe promesse, è stato predisposto e in quale misura - nel quadro della programmazione nazionale - l'indispensabile e concreto intervento finanziario dello Stato, unico azionista.
F.ti: S. Caveri - M. Andrione - P. Fosson - P. Germano - F. Savioz.
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Il Presidente, MONTESANO, chiede agli interpellanti se non ritengano opportuno che la risposta del Presidente della Giunta all'interpellanza di cui sopra preceda i loro interventi o se ritengano, invece di parlare per primi.
Monsieur le Conseiller CAVERI fait les déclarations suivantes:
"Tous les Présidents du Conseil Régional, jusqu'à présent, avaient permis aux Conseillers régionaux d'illustrer les raisons et les motifs pour lesquels ils avaient présenté les interpellations; mais ici, évidemment, la liberté d'opinion des Conseillers régionaux est soumise à des systèmes que je ne veux pas définir, parce que nous avons fait toute une propagande pour expliquer nos réserves sur l'opportunité de l'élection de Monsieur Montesano comme Président du Conseil.
Je ne veux pas me répéter et, très brièvement, je veux expliquer les motifs pour lesquels nous avons présenté cette interpellation.
Je me suis relu hier le texte de la Conférence que Mr. Dino Del Bo a fait dans ce Palais régional, dans la salle des manifestations, sur la question de la "Cogne" et sur les promesses et les engagements de la Communauté Charbon et Acier, dite autrement CECA, en rapport à la "Cogne".
Cette conférence a été faite le 5 mars 1966. Nous avons été présents ce jour là; il y avait le Président du Conseil, Mr. l'Avocat Marcoz, il y avait tous les Assesseurs de notre Junte.
J'étais présent et j'étais très curieux d'entendre ce que aurait dit Monsieur Del Bo à propos des engagements de la CECA en rapport à la "Cogne".
Je me suis relu hier le texte de cette conférence, mais je dois dire que j'ai été un peu déçu en relisant ce texte, parce que Monsieur Del Bo est un excellent orateur; c'est un homme aussi de culture et il n'est pas un conformiste, parce qu'il a eu le courage d'écrire un livre qui a eu les éloges du journal français "Le Monde", un livre qui a ce titre: "La pseudo-democrazia in Italia".
Evidemment, je me garderai bien d'écrire un livre avec ce titre, parce que, autrement, le Général Palmas immédiatement me présenterait un'autre dénonciation pour "vilipendio della Nazione Italiana". Ce n'est qu'un démo-chrétien qui a le droit, en Italie, d'écrire un livre qui ait ce titre: "La pseudo-democrazia in Italia".
Monsieur Del Bo a parfaitement raison, parce que ce qui existe en Italie ce n'est pas une démocratie, mais c'est une pseudo-démocratie, une fausse démocratie.
En tout cas, nous avons présenté cette interpellation. Pourquoi? Parce qu'il nous semble que cette somme dont on parle, dont a parlé, avec un engagement précis, Monsieur Del Bo, lorsque nous étions encore à la Junte Régionale, cette somme est largement insuffisante pour les besoins de la "Cogne".
Si vous regardez cette conférence de Monsieur Del Bo, à un certain moment Monsieur Del Bo se demande: "Occorre fare il rinnovamento tecnologico della Cogne? Qual'è la somma necessaria per questo rinnovamento tecnologico della "Cogne"?". Il répond: "Io non sono in grado di rispondere a questa domanda".
Mais comment! Il est le Président de la Communauté du Charbon et de l'Acier, il vient à parler à Aoste de la "Cogne", il vient à dire que la Communauté du Charbon et de l'Acier veut verser une somme pour le rééquipement tecnologique de la "Cogne" et puis il est tellement candide qu'il ne sait pas quell'est la somme qui est nécessaire pour le rééquipement de la Cogne?
Mais cela est énorme! Cela est énorme! D'ailleurs, tout le monde sait que le 70%, le 80%, pour le moins, de la "Cogne" est vieux; il doit être rénové complètement. Et alors, imaginons-nous si avec 4 milliards et demi ou même avec 9 milliards, dans le cas que le Gouvernement veuille bien allouer cette autre somme de 4 milliards et demi, on peut rénover la "Cogne"!
Ce sont des sommes qui sont largement insuffisantes.
Pourquoi sont-elles insuffisantes? Parce qu'elles ne servent pas même à boucher les trous des déficits de la "Cogne"! Mais, en somme, déjà en 1959, nous savions tous quell'était la situation économique de la "Cogne" et moi, si vous le permettez, je vous lirai quelques chiffres, en sautant une grande partie de l'intervention que je pensais de faire auiourd'hui, parce que je veux être court. D'autre part, je pense qu'il sera très probable que nous devrons présenter une motion; en tout cas, je me réserve d'entendre les explications de Monsieur Bionaz, avant d'annoncer que nous présenterons une motion pour faire un grand débat général sur la "Cogne" dans ce Conseil Régional, vu qu'on a étranglé l'Assemblée démocratique populaire de la programmation. Eh bien, nous l'Assemblée de la programmation nous la ferons ici au Conseil Régional.
En 1959 la situation de la "Cogne" était celle-ci:
- Perdita esercizio 1959: 516 milioni;
- Diminuzione della riserva straordinaria per ammortamenti non possibili con l'esercizio: 747 milioni;
- Diminuzione del fondo di conguaglio monetario per adeguare il fondo di liquidazione operai, non permettendo l'esercizio: 740 milioni;
- Total: deux milliards de lires.
Je néglige les petites sommes.
Sono quindi circa 2 miliardi di passività d'esercizio, ridotti in bilancio a Lire 516 milioni per prelievi da altri fondi. Così il fondo conguaglio monetario di Lire 8 miliardi, dovuto a rivalutazione degli impianti nel 1951, si è ridotto, nel 1959, a Lire 4 miliardi.
Bisogna tener presente che il secondo semestre 1959 è stato di forte ripresa industriale; vi è poi il bilancio, ecc. ecc. ecc.". Mais, en somme, ce sont deux milliards de passivité d'exercice dans l'année 1959.
Dans cette relation il y a des appréciations sur les Administrateurs d'alors de la "Cogne", mais je saute cette partie, parce que nous ne sommes pas ici pour faire des personnalismes, nous sommes ici pour considérer les problèmes objectifs, les problèmes de fond de la Vallée et par conséquent, en premier lieu, le problème de la "Cogne", qui est un grand problème de fond. Nous ne sommes pas venus ici à faire des critiques personnelles à un administrateur ou l'autre de la "Cogne".
J'ajoute qu'en 1964 il y a eu un déficit de 5 milliards; en 1965 il y a eu un autre déficit de 5 milliards.
En 1966 quelle est la situation? Les uns disent qu'il y a un déficit de 3 milliards et 800 millions. Selon l'Avt. Einaudi, Administrateur délégué de la Cogne, il y a eu, au contraire, une diminution du déficit pour 2 milliards.
En tous cas et dans la meilleure des hypothèses, même en acceptant certaines interprétations des administrateurs actuels de la "Cogne", il y a un déficit, un trou de 12 milliards seulement pour les trois dernières années. Il faudrait savoir qu'est-ce qui s'est passé pour le déficit des années précédentes.
Je vous parlais avant de Monsieur Del Bo.
Monsieur Del Bo, bien qu'il soit Président de la Communauté du Charbon et de l'Acier, dit qu'il ne sait pas quelle somme est nécessaire pour rééquiper du point de vue moderne la "Cogne".
Nous avons pris acte des déclarations de Monsieur Del Bo et nous les avons longuement méditées. Ses déclarations, évidemment, ne nous persuadent pas, malgré la sympathie personnelle que nous pouvons avoir, que personnellement j'ai pour Monsieur Del Bo, parce qu'il se détache un peu de la "mortagora" des Parlementaires démochrétiens. Il a quelques velleités anticonformistes et c'est pour cela que moi, qui ai toujours été un anticonformiste pendant toute ma vie, j'ai de la sympathie pour Monsieur Del Bo. Mais, malgré cela, les déclarations de Monsieur Del Bo ne me persuadent pas beaucoup.
Monsieur Zanatta, Président de la "Cogne", a donné une interview le 22 décembre à la "Gazzetta del Popolo", et l'Avocat Einaudi, quelque temps après, lui aussi a voulu donner son interview à la "Gazzetta del Popolo".
L'un et l'autre ne parlent que d'un argument: ils ne parlent que de l'augmentation de la production, mais ils se gardent bien tous les deux de parler de la question fondamentale des prix de revient "costi di produzione" et des prix de vente.
Sur ce problème déjà en 1950 et en 1954 nous cherchions, en vain, d'attirer l'attention des superdirigeants de la "Cogne" et de leur demander des éclaircissements à cet égard.
En tout cas, je sais que tout le monde est à connaissance que l'établissement de Imola est en crise permanente; cette crise est due à une recherche de marché trompée, typiquement trompée, parce qu'on voulait exporter en Angleterre des machines pour les industries textiles! C'est vraiment le systhème "di mandare vasi a Samo"! Imaginons-nous, exporter en Angleterre des machines textiles! De manière que l'établissement de Imola est un poids terrible pour la "Cogne" et la plus belle chose que pourrait faire l'Etat ce serait de se débarasser de cet établissement, largement passif.
Ferroleghe: les prévisions du marché ont été faites avec une myopie qui frise un aveuglement politique-économique tout-à-fait trompée pour les tôles de fer. Nous connaissons plusieurs "faccie di tola", mais, en somme, ici on parle d'autre chose, on parle des tôles de fer, on parle des "lamiere". Pour les aciéries il y a un retard d'au moins 15 ans. Les 4 milliards et demi de la CECA et les éventuels 4 milliards et demi du Gouvernement sont déjà insuffisants pour combler l'abîme du déficit; au revoir s'ils sont suffisants pour faire le rééquipement technologique, moderne de la "Cogne"!
Et alors comment pense-t-on d'affronter le problème de la "Cogne" d'une manière sérieuse, d'une manière concrète et de changer une bonne lois le systhème, qui a été adopté jusqu'à présent, de vivre à la journée? Parce que, jusqu'à présent, les superdirigeants de la "Cogne" ont véçu à la journée sans affronter les problèmes "di petto", parce qu'il y avait peut-être de l'incapacité d'un côté et il y avait, d'autre part, ce qu'on pourrait appeler "la sordità" du Gouvernement.
Le Gouvernement a toujours été sourd vis-à-vis de ce problème de la "Cogne", il n'a jamais donné les moyens qu'il fallait donner pour que la "Cogne" puisse vivre et, si l'on fait une comparaison entre ce que les différents gouvernements de centre ou de centre gauche ou de centre droite ont donné à l'IRI et à d'autres industries et ce qu'on a donné à la "Cogne", ont voit que les différents gouvernements italiens ont été absolument insensibles vis-à-vis du problème de la "Cogne". Et alors, qu'est-ce-que nous demandons? Nous demandons qu'on en finisse une bonne fois de croire de résoudre le problème de la "Cogne" en faisant des économies, en pressant comme des citrons les travailleurs de la "Cogne". Il serait l'heure de réduire cette Direction Générale de Turin; avant tout nous ne comprenons pas pourquoi la Direction Générale de la "Cogne" doit être à Turin: elle devrait être à Aoste.
Quand nous parlerons de ce problème d'une manière plus vaste, nous proposerons que le Conseil Régional demande d'une manière formelle à Monsieur Zanatta de venir s'établir à Aoste: peut-être préfère-t-il le climat et les salons de Turin, mais nous, nous croyons que le premier devoir c'est de transférer la Direction Générale de la "Cogne" a Aoste.
Et puis, il y a une autre question. Savez-vous, Monsieur Bionaz, savez-vous, Monsieur Benzo, Assesseur à l'Industrie, quel est le pourcentage d'incidence de la Direction de la "Cogne" dans le prix de revient de la production?
Moi je crois de le savoir, mais je ne le dis pas pour le moment. Vous, vous devriez le savoir; vous qui êtes les amis de Zanatta, vous pourriez le lui demander! Ce Zanatta qui envoie les messages "in stile dannunziano", ce Zanatta qui est venu deux fois à la "Cogne"; sans aucune pudeur, il a toujours été absent de l'administration de la "Cogne".
Il est venu à Aoste visiter l'établissement de la "Cogne" seulement deux fois: une lois pour rendre les hommages et pour lécher les pantoufles au Ministre Bo, le Ministre de l'Industrie d'Etat, lorsque Monsieur Bo est venu ici en tournée électorale. Il faut voir aussi le scandale de ces super-dirigeants de la "Cogne" qui, au lieu de s'occuper de la "Cogne", font les galopins électoraux des Ministres démo-chrétiens quand ils viennent ici en campagne électorale! Mais qu'ils s'occupent de la "Cogne", qu'ils nous parlent une bonne fois des prix de revient et des prix de vente de la "Cogne". - Ce Monsieur Zanatta est venu encore une deuxième lois à Aoste et il a fait une tournée dans l'établissement, il a accompagné ce Monsieur Del Bo; il ne pouvait faire à moins de venir à Aoste dans cette occasion.
Monsieur Zanatta ne vient même pas à Aoste quand il y a la fête du travail, le premier mai, quand il s'agit de donner les prix aux "anziani Cogne"! Il y a tous les dirigeants de la "Cogne", tous les employés, tous les ouvriers qui se tiennent le ventre du rire, parce que, à un certain moment, il y a le pauvre Directeur de l'établissement d'Aoste qui doit lire toujours la même dépéche stereotipata: "Impedito da precedenti impegni inneggio alle immancabili fortune della "Cogne"".
Voilà l'activité de Monsieur Zanatta pour la "Cogne".
Et alors, demandez à Monsieur Zanatta quel est le pourcentage d'incidence de cet éléphant de la Direction Générale de la "Cogne" qui pèse lourdement.
Dans mon discours du 5 août 1960, je disais à la Chambre des Députés qu'à partir de 1953 la Démocratie Chrétienne faisait de la "Cogne" son fief, "il suo feudo", et son monopole financier, non seulement politique, mais policier, "poliziesco", de basse force encore.
Il a réduit le nombre des ouvriers de 1300 unités seulement à partir de 1953 jusqu'à 1960; on a réduit la force ouvrière, peut-être aussi pour un calcul électoral. Si cela est vrai, ce calcul électoral est ignoble.
Monsieur Bordin avait déclaré en des documents, qui existent, qu'il f allait réduire la force ouvrière de 1200 ouvriers et de 226 emploiés et alors la "Commissione Interna" a dû s'agiter pas mal et tous les partis se sont agités. Nous nous sommes agités nous aussi et entre les uns et les autres on a réussi et ce programme, qui était un programme, qui faisait payer seulement et lourdement à la classe ouvrière des sacrifices, ce programme de Monsieur Bordin est rentré. Mais jusqu'à quand, Monsieur Bionaz, Monsieur Benzo et vous, Messieurs de la Junte, jusqu'à quand ce programme est-il rentré? Il y a un spécialiste de questions économiques, qui est un haut fonctionnaire de la "Cogne", qui a dit (et non seulement il a dit, mais il a écrit), en ces derniers jours qu'il fallait réduire la force ouvrière à 2500 ouvriers. C'est ce qu'on appelle aujourd'hui en italien avec un "eufemismo" (mais peut-être faudrait-il le dire avec une parole mensongère) "riconversione". Et si vous avez été présents à la conférence de Monsieur Del Bo, à un certain moment Monsieur Del Bo, qui parlait avec une grande habileté, quand même à un certain moment Monsieur Del Bo a prononcé la parole "riconversione".
Allez un peu demander aux ouvriers des chantiers S. Marco de Trieste qu'est-ce cela veut dire "riconversione"! Riconversione veut dire: "licenciements en masse".
Allez demander aux ouvriers des établissements Ansaldo de Génes qu'est-ce que veut dire: "riconversione"! Cela veut dire "licenciements en masse des ouvriers". Nous pensons que le moment est vraiment très délicat, d'autant plus que ce n'est pas dès aujourd'hui que nous voyons que la force ouvrière de la "Cogne" est en train de se réduire, comme "La peau de chagrin" dont nous parle Honoré de Balzac.
Monsieur Colombo, qui a été pendant 20 ans à la Chambre de travail, est-il disposé d'approuver ce programme de réduction massive des ouvriers de la "Cogne"? Et alors, en retournant encore une fois au problème fondamental, nous demanderons par notre motion, si nous la présenterons (mais cela dépend de la réponse de Monsieur Bionaz), que le Conseil Régional dans une réunion examine à fond tout le problème si grave et si complexe de la "Cogne".
S'il est vrai que les reserves de minerai dans le gisement de Cogne peuvent durer encore pendant 15 ans, il faut prévoir à temps les transformations qui seront nécessaires quand le gisement de Cogne sera epuisé.
Quel est le pourcentage, - je le demande à vous, vous avez le devoir de le savoir, vous qui êtes amis de Zanatta -, quel est le pourcentage d'incidence de transport de la magnétite de Cogne? Ceci on ne l'a jamais dit. Quel est le prix de revient de la magnétite de Cogne, soit pour les frais d'extraction, soit pour les frais de transport? On ne l'a jamais dit: mosca, tabou.
L'Italie est le pays des tabous: le Président de la Répubiique est un tabou, la Magistrature est un tabou, la Cour Constitutionnelle est un tabou, - il faut dire que ses sentences sont toutes justes, toutes "in oro colato"- le Pape est un tabou, le clergé est un tabou, la religion est un tabou, la "Cogne" est un tabou et le prix de revient de la magnetite de Cogne est un autre tabou. Il n'y a pas moyen de savoir rien sur cet argument.
Quel est le pourcentage d'incidence de la main d'oeuvre, des employés? Quel est le pourcentage de la Direction Générale de la "Cogne"? Ici Monsieur Zanatta ferait mieux de se voiler la face le jour qu'on publiera le fameux pourcentage de la Direction Générale sur le prix de revient du fer et de l'acier de la "Cogne".
Et alors espérons que l'Avocat Einaudi, qui est l'administrateur délégué de la "Cogne", ait le courage et la force pour accomplir en ce domaine les économies nécessaires; mais, jusqu'à présent, on a préféré de faire des économies en diminuant les heures de travail et le nombre des ouvriers.
Quel est le pourcentage de minerai et des autres matériaux qui viennent hors de la Vallée d'Aoste? Quel est le pourcentage des débris (rottami) et celui du charbon? On dit que c'est à cause du charbon. Evidemment le prix de transport du charbon doit péser d'une manière remarquable et nous serions des idiots si nous le nions. Mais alors, comment expliquez-vous que le prix, - et nous le verrons plus tard, mais je peux déjà le dire à présent -, comment expliquez-vous que le prix du matériel qui sort des établissements de la Suède en 1960 coûtait 6650 lires par tonne et qu'à la "Cogne" le prix était le double, c'est-à-dire 15.500 lires par tonne?
Voilà pourquoi ces Messieurs ne veulent jamais parler de cet argument, c'est-à-dire du prix de revient et des prix de vente.
"È aumentata la produzione"! Bravi, mais il faut voir si cette production, cette augmentation de la production fait diminuer les prix de revient. Et alors, que Monsieur Zanatta, au lieu d'écrire les proses en style "Dannunziano", qu'il s'occupe, qu'il fasse un petit communiqué et qu'il veuille bien avoir l'obligeance de dire, au moins au Président Bionaz, quels sont les prix de revient du matériel.
Mais c'est Monsieur le Prof. Forte qui, dans sa relation sur la "Cogne", a donné ces chiffres que je viens de répéter, c'est-à-dire le prix du matériel en Suède en 1960: 6650 lires par tonne. A la "Cogne" le prix est le double, même plus que le double, parce qu'il était, en 1960, de 15.500 lires par tonne.
Alors, voilà quels sont les problèmes que nous devons examiner! C'est en base à ces problèmes et à ces données précises et concrètes (et non pas en nous annonçant qu'à Rome on vous a donné un peu d'eau bénite de cour ou qu'on a pris des engagements pour des sommes qui sont insuffisantes pour faire le rééquipement technologique de la "Cogne", des sommes qui sont amplement insuffisantes seulement pour boucher les trous des déficits des dernières trois années) que nous devons examiner cette question.
Ecoutez, ce n'est pas la première fois que nous avons traité ce problème de la "Cogne" dans la salle du Conseil Régional. Monsieur Célestin Dayné et d'autres deux Conseillers, - Jean Mathamel et Jean Bottel - avaient présenté, en 1954, une motion sur le problème de la "Cogne" et en 1954 nous avons discuté de ce problème.
Je me rappelle que, entre autres, avaient parlé Monsieur Fosson, Monsieur Dayné et Monsieur Fosseret, Conseiller régional de Morgex.
Monsieur Fosseret, qui était un campagnard, avait parlé avec un certaine précision des problèmes de la "Cogne"; et voilà que l'ineffable Anselmetti avait pensé que c'était le fameux Morise qui avait passé les données à Fosseret et alors on a pris Morise qui était un bon employé technique à Morgex, par le fond des pantalons et on l'a balancé jusqu'à Turin à faire le magazinier.
Ensuite il y a eu (ici je fais une petite parenthèse) il y a eu le sauvetage de Morise; mais on l'a sauvé d'une drôle de manière, en lui faisant faire une triste figure, de manière que toutes les lois que nous rencontrons ce Morise il devient rouge et il baisse les yeux. Pourquoi? Parce que Monsieur Berthet, - lui qui est bon, qui est brave, qui est charitable -, l'a sauvé en lui disant: "Je te fais retourner à la "Cogne" d'Aoste, mais tu dois te présenter dans la liste de la Démocratie Chrétienne à St. Vincent". Belle chose! Compliments, Berthet! C'est comme cela que vous démontrez votre bonté!
En cette occasion là avait parlé Monsieur Manganoni, avait parlé, je disais, Célestin Dayné; et moi aussi j'avais dit quelque chose. Je ne vous lis pas mon intervention dans ce Conseil, comme je ne lis pas l'intervention qu'a fait Monsieur Fosson en connaissance de cause.
Nous avons parlé de la fameuse question IRI, qui est peut-être aujourd'hui encore d'actualité; nous avions parlé de plusieurs choses nous avions parlé du climat policier de la "Cogne", où arrivaient des choses de l'autre monde! On voyait des dirigeants de "reparto", des dirigeants de service qui tremblaient devant un Riggio, c'est-à-dire un petit salopard, un petit espion d'Anselmetti. Il a fallu voir cela à la "Cogne".
Maintenant, il semble que les choses, au moins, on dit que les choses seraient un peu améliorées. Je ne le sais pas: il faudrait interpeller les ouvriers de la "Cogne" pour savoir si vraiment il y a eu une petite modification.
Je termine en vous disant ceci: Monsieur l'Ingénieur Pasquali avait été désigné par le Conseil Régional comme représentant de la Vallée auprès de la "Cogne" et, grâce à cela, il était de nouveau rentré "nei quadri dirigenti"; il était même entré dans le Comité Exécutif de la "Cogne", avec le Président et avec l'Administrateur délégué.
Je crois qu'à présent il a un peu perdu cette importance, parce qu'il a été remplacé "da altri santoni" qui sont un peu plus recommandés; et nous savons quels sont les liens qu'il y a entre certains gros bonnets de la "Cogne" et un certain personnage de Rome qui appuie pas mal de brebis galeuses.
Le pauvre Nenni a fait la figure de ne pas même pouvoir occuper le bureau de Vice-Président du Conseil des Ministres, parce qu'il y a ce Freatto, qui doit être de la force de Zanatta, qui est le Conseiller économique et financier de Monsieur Moro. C'est lui qui a occupé la place de Vice-Président du Conseil des Ministres. Et ce pauvre Nenni, qui disait qu'il voulait entrer "nella Camera dei bottoni"! Mais il n'est pas entré "nella Camera dei bottoni", pas même pour rêve. "Nella Camera dei bottoni" il y a les Freatto, il y a les Zanatta, il y a les Agnelli, il y a les Valletta; et le pauvre Nenni est en train de faire une triste figure. Il me fait de la peine; entre autre il me fait de la peine parce que, après la carrière politique faite par cet homme, être arrivé à son âge à faire cette partie de serviteur c'est vraiment... Bien, retournons à la "Cogne".
Dans une séance du Conseil Régional j'avais demandé à Mr. Pasquali: "Mr. Pasquali, voulez-vous me dire quels sont les prix de revient et les prix de vente de la "Cogne"? Savez-vous qu'est-ce qu'il a répondu Pasquali? Il a dit: "Non rispondo, perché io sono un amministratore della "Cogne" e i codici mi vietano di parlare dei costi di produzione della "Cogne". Un autre tabou! Nous allons en avant à force, à base de tabous; mais, où est-elle la liberté, où est-elle la liberté si on ne peut pas parler des tabous? Parce que ces tabous sont des problèmes fondamentaux, des problèmes politiques, des problèmes économiques, des problèmes même religieux! Mais si l'on ne peut pas parler de plusieurs problèmes parce qu'ils sont des tabous, mais alors, qu'est-ce qu'il reste à faire?
Pasquali a répondu que lui ne répondait pas; mais ce n'est pas seulement Pasquali, parce que Guglielmone était de la même théorie.
Au mois de janvier du 1950 j'avais envoyé une lettre à Mr. Guglielmone dans laquelle je lui disais: "Per favore, può dirmi quali sono i costi di produzione della "Cogne", anche in rapporto alle altre industrie"? Parce que c'est aussi cela que nous devons voir avant les prix de revient et les prix de vente; quand nous ferons un débat à fond sur la "Cogne", nous devions faire une comparaison, un parallèle entre les prix de revient et de vente de la "Cogne", des autres industries du marché commun et des industries italiennes.
Il faudra faire cela, parce que cela est élémentaire.
Eh bien, j'avais demandé ceci à Monsieur Guglielmone. J'avais demandé, entre autre, à Monsieur Guglielmone, pourquoi dans le mois de décembre du 1949 il n'avait pas senti le devoir d'aviser le Président de la Junte que la "Cogne" avait été dans l'impossibilité, - et ceux qui travaillent à la Cogne je crois qu'ils se le rappellent avait été dans l'impossibilité de payer la 13e mensualité; cette 13e mensualité a été payée avec le contegouttes, c'est-à-dire "a rate".
Négligeons la question de la 13e mensualité: occupons-nous du premier problème: prix de revient et prix de vente. Savez-vous qu'est-ce que m'a répondu Guglielmone? Qu'il avait demandé au Ministre compétent par matière s'il était tenu de répondre à cette question au Président de la Junte. Et dans cette lettre, - si vous voulez je vous en donne une copie, Messieurs de la Junte -, dans cette lettre Monsieur Guglielmone écrit que le Ministre a dit qu'il n'est pas tenu de répondre au Président de la Junte. Voilà la réponse que j'ai eue.
On a toujours fait, on a toujours créé autour de la "Cogne" ce climat de silence, - moi je l'appelle de complicité ou encore, avec un'autre parole, "di omertà" - parce qu'il ne fallait pas que les gens sussent qu'est-ce qu'il se passait à la "Cogne".
Les résultats sont là: il y a pour le moins 12 milliards dans les dernières trois années de déficit, il y a toute la fabrique à refaire, sauf le 20% ou le 30%, dans la meilleure des hypothèses, il y a un gros problème à resoudre et on nous parle de ces sommes.
Moi je dis: si l'on donne à la "Cogne" 4 milliards ou 9 milliards, "meglio questo che un pugno in un occhio". D'accord, c'est toujours bien qu'il y ait cet argent; mais est-ce que se sont des sommes suffisantes, est-ce le système d'approuver, d'examiner et de donner une solution à ce problème de fond? Mais, évidemment non.
Il faut voir si l'on pense de changer, comment on pense de changer, si on peut changer.
Moi j'ai, ici devant, un livre de Pio e Mario Perrone dont je fais vous grâce; je vous en lirai quelques pages, quand nous discuterons à fond le problème de la "Cogne". Ce livre est intitulé: "L'Ansaldo, la Guerra, il problema nazionale delle miniere "Cogne". Sur la couverture de ce livre il y a un très beau canon, qui est le billet de visite des frères Perrone; vous savez, les frères Perrone étaient des marchands de canons.
Nous ne pouvons pas nous scandaliser qu'en Italie il y en avait, ou qu'il y en a encore des marchands de canons, parce que des marchands de canons il y en a partout: en France il y a le Comité des Forges; en Allemagne il y avait les Krupp et maintenant il y en aura d'autres; ce sont ceux qui, peut-être, ont fait élire Mr. Kiesinger chef du Gouvernement en Allemagne: un ancien nazi.
Mais ne nous scandalisons pas de cela, parce que aussi nous en Vallée d'Aoste nous avons des exemples de ce genre, même si ce ne sont pas des hommes politiques portés par des marchands de canons.
Ce serait intéressant de lire certaines pages de ce livre; plusieurs choses sont dépassées, d'autres sont encore d'actualité. Nous en discuterons quand nous examinerons à fond le problème de la "Cogne" au Conseil Régional. Nous examinerons, je pense, en suite à nos motions, le problème de la "Cogne" et nous examinerons aussi tous les problèmes de fond de la Vallée d'Aoste: les problèmes administratifs, économiques, culturels, politiques, parce que ici nous devons parler de tout, nous avons le droit de laver la figure, si nous voulons, à Monsieur Zanatta, parce que peut-être, cela est même notre droit et notre devoir".
Il Presidente, MONTESANO, fa notare al Consiglio che l'intervento del Consigliere Caveri è durato esattamente 33 minuti.
Dopo aver ricordato che, ai sensi del 2° comma dell'articolo 37 del Regolamento interno del Consiglio: "le interpellanze sono depositate e trattate secondo le modalità previste, al capo precedente, per le interrogazioni", rileva che l'articolo 35 del predetto Regolamento dice testualmente, fra l'altro, al 1° comma: "...il tempo concesso all'interrogante per siffatte dichiarazioni non può eccedere i dieci minuti, salvo diversa determinazione del Consiglio".
Invita quindi i Signori Consiglieri ad attenersi a tale disposizione di Regolamento, contenendo i loro interventi entro il limite di tempo stabilito dalla disposizione stessa.
Monsieur le Président de la Junte, BIONAZ, déclare ce qui suit:
"Moi je suis tout-à-fait heureux d'avoir découvert que Monsieur Caveri est devenu tout-à-coup un encyclopédique sur la question de la "Cogne", je suis tout-à-fait heureux de cela.
En tout cas, je ne peux pas le suivre dans sa discussion, parce que certainement je ne suis pas aussi savant que lui sur ces questions. Je me limiterai à fournir des données très précises sur les questions de la "CECA" et sur les questions que nous avons cherché d'examiner à Rome au sujet du problème de la "Cogne".
È esatto che l'alta Autorità della CECA ha deliberato di concedere alla "Cogne" un finanziamento di 4 miliardi 700 milioni in data 30-3-1966.
La delibera dell'A.A. della CECA, peraltro, poneva due condizioni al prefinanziamento del prestito e precisamente la concessione della garanzia da parte dello Stato Italiano ed un adeguato concorso dell'azionista, cioè dello Stato, a copertura delle perdite accumulatesi.
Prima del verificarsi di tali condizioni, che richiedono entrambe una legge approvata dal Parlamento della Repubblica, non solo la somma non avrebbe potuto essere messa a disposizione della "Cogne", ma alla stessa somma, per l'immobilizzo dell'importo ad esso destinato, sarebbe stato addebitato un concorso negli interessi.
È stato quindi necessario, attraverso una serie di contatti, promuovere il verificarsi di condizioni preliminari a quelle poste dalla CECA, tali da consentire alla CECA stessa di effettuare una operazione di prefinanziamento.
Tali condizioni preliminari poterono essere concretate in interventi espliciti, sia del Ministero delle Partecipazioni Statali sia del Ministero del Tesoro, contenenti l'assicurazione dell'intendimento del Governo di promuovere l'avvio dell'iter legislativo, con il contenuto richiesto dalla CECA.
Ottenuti tali interventi formali si rese possibile, ai primi di agosto, dare corso al prefinanziamento, a titolo precario, che potrà consolidarsi in vero e proprio contratto di mutuo dopo l'approvazione formale della legge, giusta la deliberazione del 30 marzo 1966 della CECA.
Tale prefinanziamento ha permesso alla Società di emettere le ordinazioni relative ai principali impianti sui quali è imperniato il piano di rinnovamento.
Occorre adesso, - e nessuna occasione è stata trascurata, anche dopo la concessione del prefinanziamento -, operare attivamente perchè si concreti il necessario aumento di capitale da parte dello Stato azionista, e ciò sia per consentire, come già detto, il formale prefinanziamento del prestito della CECA, sia per dotare la "Cogne" delle altre disponibilità finanziarie necessarie a coprire le perdite passate ed a fornire il necessario concorso dello Stato azionista al vasto programma dei nuovi impianti, la cui realizzazione è prevista entro il 1968.
Dunque, quello che poteva essere fatto in questi brevi mesi è stato fatto per intero. Non solo: quando il Ministro ha dato il suo assenso alla garanzia che la CECA richiedeva per poter avere questo prefinanziamento, il Ministro si è altresì obbligato, direi, ha altresì dimostrato che, visto che l'andamento della gestione della "Cogne" stava migliorando, era anche molto ben disposto a concedere l'aumento di capitale necessario.
Mi sembra che non era possibile per noi, in questo breve periodo, ottenere niente di più; comodo oggi venire a dire: "voi che siete amici di Zanatta, ecc."; io confesso che non conosco il Sig. Zanatta.
Dunque, è logico che in queste condizioni non potevamo fare altro; e io ho buona speranza e sono anche fiducioso che questo aumento di capitale, che si è, - diremo -, monetizzato nella misura di 20 miliardi, lo si potrà ottenere, anche in considerazione del fatto che alla "Cogne" le cose stanno rimettendosi in sesto. Ne ha dato atto anche lo stesso Avv. Caveri, quando ha detto che il passivo da 5 miliardi è diminuito a tre miliardi, se i suoi dati sono giusti. Io non conosco questi dati; confesso che non sono così approfondito in questo argomento, però ho saputo, dalle dichiarazioni del Direttore Generale, che era assolutamente necessario, per poter mettere la "Cogne" su un piano competitivo, rimodernare gli impianti, fare delle nuove acciaierie, - che mi pare si chiamino LD; anche in questo non sono competente -, e che con questo si sarebbe potuto ottenere una gestione che avrebbe chiuso almeno in pareggio.
Noi ci siamo dati da fare in che cosa? Per poter ottenere, - questo ha fatto parte anche dei precisi impegni della formula del centro-sinistra -, per poter ottenere che alla "Cogne" non avvenissero dei licenziamenti, che si continuasse a mantenere le 5.500 famiglie che lavorano alla "Cogne" e che sono tutte famiglie valdostane.
Oggi l'Avvocato Caveri si ricorda che esiste un problema "Cogne", ma in tutti questi anni scorsi, in cui è stato e Deputato e Presidente della Giunta, ho notato, devo confessarlo, il suo più assoluto silenzio su tutte le questioni che riguardano la "Cogne".
Purtroppo, mi è stato detto che allorquando si parlava delle questioni della "Cogne", Lei, Avvocato Caveri, respingeva queste questioni lontano da sé. Non so se sia vero, comunque i fatti lo provano, Avvocato Caveri.
I fatti ci provano che effettivamente di questa questione non si è mai occupato nessuno e noi, per la verità, abbiamo soltanto avviato ancora un certo interessamento in questo senso, non abbiamo ancora potuto fare un gran chè; però quel poco che è stato fatto, cioè l'ottenimento della garanzia del Governo per avere il pre-finanziamento della CECA, ha consentito alla "Cogne" di continuare a fare le sue commesse, di ordinare il macchinario nuovo, di non licenziare nessuno e di continuare nella sua normale attività.
Mi pare che questo sia quanto meno un risultato positivo e io mi riprometto e vi prometto, non soltanto a titolo personale ma anche a nome di tutta la Giunta, che nulla sarà trascurato per dare ai lavoratori della "Cogne" la sicurezza del loro lavoro, la sicurezza del loro posto, e per dare loro quelle giuste condizioni di miglioramenti salariali che indubbiamente i lavoratori della "Cogne" hanno diritto di pretendere.
Il dirci che non abbiamo fatto niente e che non ci siamo interessati, che abbiamo solo creduto alle promesse di Zanatta è quanto meno una inesattezza, è quanto meno, - io direi -, una ingiuria, perché proprio in questo campo particolare della "Cogne" ci siamo prodigati a fare tutto quello che era possibile.
È inutile che si venga a fare il processo adesso ad Anselmetti, a Zanatta, a Guglielmone, a tutte quelle persone che per di più sono già scomparse, almeno alcune. Tutto questo, Avvocato Caveri, avrebbe potuto fare oggetto dei suoi interventi quando Lei era Presidente della Giunta: era quello il momento di intervenire, quando Lei era il Presidente della Giunta.
Lei ci dice che c'è stato l'aumento della produzione, Lei ci parla di Imola; ma cosa vuole che ne sappiamo noi, che siamo qui da pochi mesi, di queste cose.
Mi perdoni, Avvocato Caveri, Lei dimostra, proprio in questo, di avere un pò la coda di paglia, perché tira fuori questi argomenti oggi che non è più Presidente della Giunta e che non ha che da fare l'opposizione.
Noi accettiamo questo suo ruolo, ma stia tranquillo che le possiamo dimostrare che abbiamo fatto tutto il nostro possibile e che l'abbiamo fatto anche perché si tratta di un nostro preciso dovere.
Abbiamo fatto tutto il possibile per favorire questi finanziamenti ed anche, direi, per ottenere il sollecito e benevolo esame della questione da parte del Governo per risolvere il problema della "Cogne".
Io credo, anzi sono convinto, che ci riusciremo.
Bisogna dare atto a tutti i lavoratori della "Cogne" che sono i loro sforzi ed il loro lavoro continuo e duro che hanno consentito un miglioramento nella gestione dell'azienda in misura tale da indurre gli Organi ministeriali ad acconsentire all'aumento del capitale, che dovrebbe essere determinato nella misura di 20 miliardi e servirà per coprire tutte le perdite dei vari esercizi che Lei, Avvocato Caveri, ha citato e che ammontano all'incirca a quella cifra.
Io non ho altre precisazioni da fare anche perché non sono divenuto competentissimo dei problemi della "Cogne" per quanto riguarda i costi ed i ricavi, come lo è diventato Lei.
Cercheremo di approfondire questi problemi e di dibatterli. Quindi non si metta in dubbio la nostra buona volontà di intervenire in un settore così delicato, in un settore dove guadagnano il loro pane 5.700 famiglie valdostane".
Il Consigliere GERMANO, dopo aver sottolineato che il problema della "Cogne" è di tale importanza che merita di essere discusso con calma ed approfondito, dichiara di non essere soddisfatto dei chiarimenti e delle precisazioni del Presidente della Giunta, Bionaz, in risposta all'interpellanza soprariportata, pur ammettendo di essere venuto a conoscenza di un elemento che egli considera molto importante e, cioè, della cifra ritenuta necessaria per realizzare l'ammodernamento degli impianti della "Cogne", cifra che è stata calcolata in circa Lire 20 miliardi.
Riferendosi quindi all'affermazione, fatta dal Presidente Bionaz, che la Giunta ha fatto tutto il possibile per risolvere il problema della "Cogne", egli precisa:
"Non mettiamo in dubbio che la Giunta abbia fatto tutto il possibile, che siate andati a Roma, che abbiate interpellato gli Organi ministeriali, che vi siate dati da fare, ma rimane il fatto che non avete ottenuto niente.
Noi abbiamo chiesto, nella nostra interpellanza, che cosa, all'"infuori di vaghe promesse, è stato predisposto e in quale misura, nel quadro della programmazione nazionale, per quanto riguarda la "Cogne".
Constatiamo che nel quadro della programmazione nazionale nulla, proprio nulla, è stato fatto per la "Cogne"; questa è la tragedia.
Avremo agio di discutere ampiamente del problema della "Cogne" quando presenteremo la mozione; intendo, però, oggi accennare ad un aspetto che non è stato trattato dal Consigliere Caveri e tale aspetto riguarda la situazione attuale della Società "Cogne". In proposito vi cito alcuni dati concernenti la produzione: per quanto riguarda l'acciaio, la produzione dalle 195 tonnellate dell'anno 1965 è salita a 230.000 tonnellate, con un aumento complessivo di 35.000 tonnellate; per quanto riguarda la ghisa, vi è stato un aumento di produzione di 30.000 tonnellate ed una maggiore produzione per alcune migliaia di tonnellate si è pure avuta nei laminati.
La realtà è, però, che gli operai sono aumentati di 79 unità dall'anno 1965 all'anno 1966 e gli impiegati di 50 unità.
Non discuto se fosse necessaria, o no, l'assunzione di altri 50 impiegati; ma il fatto è che, nonostante l'aumento della produzione, la situazione presso la "Cogne" diventa sempre più insostenibile; non si fanno più le ferie, ci sono operai che non hanno ancora usufruito delle ferie dell'anno 1965 e vogliono retribuirli anzichè autorizzare le maestranze a concedersi il meritato riposo.
Vi sono operai che hanno oltre 200 ore di riposo conguaglio da fare e che non possono usufruire di tali ore di riposo.
Si obbligano gli operai ad effettuare ore di lavoro straordinario per non fare nuove assunzioni, come sarebbe invece necessario.
Vi è poi un altro fatto che costituisce una vera tragedia ed è che il 70 % circa di operai della "Cogne", secondo quanto sostengono alcuni, sono affetti da silicosi; il che vuol dire dieci anni di vita in meno.
Se teniamo presenti tali cose, deve apparire evidente a tutti che il problema deve essere discusso ampiamente ed approfondito.
Credete a me, che di lotte politiche e di scioperi ho avuto occasione di farne tanti, di partecipare a tanti: non è il posto di Amministratore delegato in più, che poi forse neanche si ottiene, che risolve il problema della "Cogne".
Il problema della "Cogne" può essere risolto soltanto se tutti insieme affrontiamo la realtà della situazione; affrontiamolo tale problema, facciamo delle proposte concrete e poi, tutti assieme, inoltriamole a chi di dovere. Perché, se si va isolatamente a bussare ai vari Ministeri, non otteniamo niente e non risolviamo niente.
Ci vuole la lotta degli operai, bisogna che gli Enti locali, cioè la Regione ed i Comuni, siano a fianco degli operai e così pure la popolazione.
Soltanto in questo modo il problema può essere risolto e non già con delle affermazioni demagogiche sul tipo di quelle che ha fatto il Presidente della Giunta, il quale ha detto: "Abbiamo fatto tutto il possibile".
Io ho finito; desidero soltanto sottolineare che il problema della "Cogne" è un grosso problema, che deve essere affrontato non già sul piano della polemica politica, ma su un piano realistico da tutti assieme, esaminando quello che si può fare.
Questo grosso problema potrà essere risolto, ripeto, soltanto se vi sarà la lotta degli operai e se vi sarà l'appoggio della Regione, dei Comuni e di tutta la popolazione valdostana".
Il Consigliere CAVERI dichiara ancora quanto segue:
"Io non ho fatto apprezzamenti personali sul Sig. Bionaz in questa occasione, parlando dei problemi della "Cogne".
Egli ha creduto invece di farne, parlando di un mio preteso silenzio.
Desidero citare, in proposito, le parole da me pronunciate alla Camera dei Deputati in data 5 agosto 1960, trascurando gli altri miei interventi su questo argomento.
Ho sotto mano un verbale della Camera dei Deputati dal quale risulta che per la prima volta il Deputato della Valle di Aosta ha parlato della "Cogne".
In effetti, l'On.le Farinet non aveva mai parlato prima della "Cogne": in dieci anni di attività parlamentare egli ha parlato una sola volta in materia di agricoltura, in modo molto generico e neanche dell'agricoltura della Valle d'Aosta.
Comunque, io sono il primo Deputato della Valle d'Aosta che non ha tenuto il silenzio, ma che parlato proprio del problema della "Cogne". All'On.le Fanfani, che allora era Presidente del Consiglio dei Ministri, e alla Camera dei Deputati, parlando della Società Naz. "Cogne" (che non è una Società irizzata, come molti ritengono, perché appartiene completamente allo Stato, per cui il Governo è responsabile di quanto avviene in quella Società), io ho detto questo: "Mi sia permesso di chiedere al Governo di controllare e rivedere, se è possibile, gli orientamenti e i metodi economici di quella Società che sperpera uno dei migliori minerali di ferro d'Europa, dopo quello svedese, nella produzione di ghisa per oltre 1/5 della produzione totale, come è dimostrato da statistiche sicure, e non dà l'impulso voluto agli acciai speciali che sarebbero e che sono di ottima qualità e che consentirebbero alla Società di realizzare dei prezzi migliori.
Si preferisce invece", - ecco cosa dicevo io alla Camera dei Deputati e, quindi, non è da oggi che io mi occupo degli operai della "Cogne" - "si preferisce invece fare pesare la riduzione dei costi di produzione soltanto sulla classe operaia: dal 1953 si è ridotto il numero degli operai, - 1300 dal 1953 -, e si sono ridotte le ore di lavoro, per cui senza tema di smentita si può affermare che oggi, la maggior parte degli operai della Società Naz. "Cogne" ha salari che sono inferiori, in genere, al cosiddetto minimo vitale".
Dopo aver rilevato che il passo da lui letto non è il testo integrale del suo intervento, ma soltanto un riassunto fatto successivamente dalla Segreteria della Camera dei Deputati, il Consigliere Caveri dichiara ancora:
"L'On.le Fanfani ha risposto e ha detto quanto segue: "L'On.le Caveri ha preso atto della mia dichiarazione circa la nuova legge elettorale e l'attuazione della Zona Franca per la Valle d'Aosta; ha citato casi di provvedimenti presi dalle aziende di Stato della Valle d'Aosta, criticabili sotto il punto di vista economico e sotto il punto di vista sociale.
Il Ministro delle Partecipazioni Statali, per mio incarico dato stamane, esaminerà i casi citati e il Governo interverrà, se necessario, come si conviene".
Non soltanto, ma l'On.le Fanfani, proprio in quella occasione, promise che avrebbe nominato una Commissione di inchiesta sulla "Cogne".
Questo è stato uno dei miei interventi alla Camera dei Deputati".
Il Consigliere Caveri proseguendo il suo intervento, dichiara che, per quanto riguarda l'attività da lui svolta a favore della "Cogne" allorquando era Presidente della Giunta Regionale, per non essere troppo lungo, non ha parlato di un suo intervento, che è durato per delle ore, in una seduta del Consiglio Regionale dell'anno 1954, nella quale il problema della "Cogne" fu discusso a lungo.
Precisa che l'attività da lui svolta in relazione al problema della "Cogne", quale Presidente della Giunta Regionale, è comprovata da moltissimi documenti che egli è disposto a dare in visione al Presidente della Giunta, Bionaz, qualora lo desideri.
Aggiunge che, d'altra parte, il Presidente Bionaz ha la possibilità, esaminando i documenti in atti nell'archivio della Presidenza della Giunta o nell'Archivio generale, di controllare che questa attività è stata effettivamente svolta per lunghi anni.
Conclude dichiarando:
"Con questo, considero chiusa questa piccola questione personale; ma non so perché il Sig. Bionaz vuole sempre sollevare delle questioni personali. Io non ho fatto alcun apprezzamento di quanto egli ha fatto o non ha fatto per il problema della "Cogne" e non so perché egli vuol sempre rovesciare le questioni trasformandole in stupide questioni personali".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, risponde quanto segue:
"Io prendo atto dell'intervento fatto alla Camera dei Deputati, nell'anno 1960, dall'Avvocato Caveri in favore della "Cogne", ma dal 1960 ad oggi sono passati sei anni!
Ora Lei, Avvocato Caveri, ha detto che noi, amici di Zanatta, - ed ho premesso che io il Sig. Zanatta non lo conosco -, non abbiamo fatto niente.
Io Le dico, - e qui rispondo anche al Consigliere Germano -, Le dico che il risultato di avere ottenuto la garanzia dello Stato per il pre-finanziamento ha fatto sì che la Società "Cogne" ha potuto utilizzare i 4.700.000.000 di Lire.
E Lei, Avvocato Caveri, afferma che questo non è niente! Ma questo è il risultato che si è ottenuto proprio grazie all'intervento massiccio della Giunta.
Dunque, quello che si poteva fare noi l'abbiamo fatto e questo ci mette la coscienza a posto.
Non è del tutto esatta, Avvocato Caveri, la sua affermazione, cioè che l'On.le Farinet non ha mai fatto niente per la "Cogne".
Intanto, sia ben chiaro, è grazie all'intervento dell'On.le Farinet se lo Stabilimento della Società "Cogne" non è stato trasferito a Cornigliano.
Se non ci fosse stato l'intervento dello On.le Farinet, oggi Aosta non avrebbe più lo Stabilimento della "Cogne".
Questa è la verità e bisogna darne atto e rendere omaggio all'On.le Farinet per quanto ha fatto.
Non è affatto vero, dunque, che è soltanto Lei, Avvocato Caveri, che ha fatto qualcosa per la Valle d'Aosta con il suo intervento che risale all'anno 1960.
Aggiungo che non ha fatto niente di più che il suo dovere.
Mi pare però che Lei, Avvocato Caveri, che oggi ha fatto vedere di saper trattare con tanta competenza del problema della "Cogne", parlando di prezzi di ricavo e di prezzi di costo, avrebbe dovuto affrontare tale problema quando era Presidente della Giunta ed inviare alla sede opportuna, cioè alla Società "Cogne", e precisamente ai vari amministratori da Lei citati, salvo l'Avvocato Eiunaudi che allora non c'era, i moltissimi documenti a cui ha accennato per dimostrare che la "Cogne" poteva e doveva essere rimessa in sesto.
Questo avrebbe dovuto fare, Avvocato Caveri!
Quello che non accetto è che si dica che in questi pochi mesi noi non abbiamo fatto nulla e che si pretenda che avremmo dovuto, in questi pochi mesi, risolvere il problema della "Cogne".
Tale problema è complesso e difficile e per risolverlo occorre, - come giustamente ha detto il Consigliere Germano ed io concordo con lui -, che vi sia una certa unità di consensi ed una certa coesione dei Valdostani, anche perhè la soluzione del problema della "Cogne" interessa tutta la Valle di Aosta".
Il Presidente, MONTESANO, osserva che, effettivamente, il problema della "Cogne" è di grande importanza e che è, quindi necessario che sia discusso ed approfondito dal Consiglio; pertanto occorre, - egli dice -, che l'interpellanza sia trasformata in mozione, come è stato annunciato dal Consigliere Caveri.
Precisa che tutti i Consiglieri avranno così la possibilità di intervenire nella discussione e il problema potrà essere trattato con maggiore ampiezza e maggior profondità da tutti i Consiglieri.
Il Consiglio prende atto.
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