Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 963 du 9 novembre 1994 - Resoconto

OBJET N° 963/X - Communications du Président du Conseil régional.

Stévenin (Presidente) - Do comunicazione al Consiglio dell'attività svolta dalla Presidenza del Consiglio e dagli organi consiliari:

Projets de loi présentés:

- Disegno di legge n. 103, presentato dai Consiglieri del gruppo Lega Nord in data 19 ottobre 1994: Istituzione della Commissione regionale di inchiesta e vigilanza sul fenomeno della criminalità organizzata in Valle d'Aosta (2ème Commission).

- Disegno di legge n. 104, presentato dalla Giunta regionale in data 19 ottobre 1994: Attività per la produzione di pane da parte delle imprese artigiane (4ème Commission)

- Disegno di legge n. 105, presentato dalla Giunta regionale in data 20 ottobre 1994: Incentivazione di interventi finalizzati all'abbattimento delle dispersioni termiche in edifici a prevalente uso civile (4ème et 2ème Commission).

- Disegno di legge n. 106, presentato dalla Giunta regionale in data 2 novembre 1994: Gestione della Telecabina Aosta-Pila.

- Disegno di legge n. 107, presentato dalla Giunta regionale in data 8 novembre 1994: Approvazione del Piano di politica del lavoro per il triennio 1995-1997 e modificazione della legge regionale n. 13/89 recante: "Riorganizzazione degli interventi regionali di promozione all'occupazione".

- Proposta di regolamento n. 10, presentata dalla Giunta regionale in data 2 novembre 1994: Integrazione al regolamento regionale 14 dicembre 1993, n. 3 recante: "Regolamento di attuazione della legge regionale 19 giugno 1992, n. 29 (Interventi regionali a favore dell'attività teatrale locale)" (5ème Commission).

- Proposta di legge statale n. 1, presentata dai Consiglieri Florio, Riccarand e Squarzino in data 20 ottobre 1994: Modificazioni alla legge costituzionale 26 febbraio 1948, n. 4, Statuto Speciale per la Valle d'Aosta, (già modificato con leggi costituzionali 23 febbraio 1970, n. 1, 12 aprile 1989, n. 3 e 23 settembre 1993, n. 2) (1ère Commission).

Projets de loi visés:

- Disegno di legge n. 95: Intervento finanziario per la copertura del disavanzo di gestione dell'Unità Sanitaria Locale della Valle d'Aosta per l'anno 1993.

- Disegno di legge n. 96: Concessione di una misura annuale a favore dei titolari di allevamenti che acquisiscono o mantengono la qualifica sanitaria di ufficialmente indenne.

Délibérations visées: 5

Délibérations non visées:

Con decisione n. 704 in data 3 novembre 1994 il Presidente della Commissione di Coordinamento ha annullato la deliberazione n. 632/X in data 20 aprile 1994 concernente: "Criteri generali e modalità di applicazione della legge 9 maggio 1975, n. 153 e successive modificazioni ed integrazioni concernente la certificazione della qualifica di imprenditore agricolo a titolo principale" per la quale erano stati richiesti e trasmessi chiarimenti.

Réunions:

1ère Commission: 2

2ème Commission: 2

3ème Commission: 3

4ème Commission: 1

5ème Commission: 2

2ème Commission et Bureau de la Présidence du Conseil: 1

Bureau de la Présidence du Conseil: 2

Commission chargée des nominations: 1

Il Presidente Giuseppe Magro in vista della scadenza del proprio mandato presso il Consiglio di amministrazione dell'I.V.A.T. (Institut Valdôtain de l'Artisanat Typique) con lettera del 24 ottobre scorso indirizzata anche a questa Presidenza, ringrazia per la fiducia accordatagli e trasmette per opportuna informazione una relazione sull'attività svolta dall'Istituto nel triennio 1992/1994.

Copia della relazione è disponibile presso la Segreteria.

In data 28 ottobre 1994 è stata presentata a questa Presidenza, ai sensi dell'articolo 36 del Regolamento interno del Consiglio, una petizione popolare, sottoscritta da 1481 cittadini, per la salvaguardia e una corretta gestione delle risorse idriche della Regione. A norma dell'articolo 36 del Regolamento interno, l'Ufficio di Presidenza del Consiglio, nella riunione dell'8 novembre scorso, ha dichiarato ricevibile la petizione in quanto due firmatari hanno presentato a dimostrazione del possesso dei requisiti richiesti dal primo comma dell'articolo 36 del Regolamento interno, il certificato di residenza e un terzo firmatario il certificato di nascita in Valle d'Aosta. Ai sensi del terzo comma dell'articolo 36, l'Ufficio di Presidenza, nel decidere sulla ricevibilità ed ammissibilità della petizione, ne ha avviato l'istruttoria. Saranno richieste informazioni al Presidente della Giunta regionale, in quanto legale rappresentante della Regione, all'Assessore all'industria, commercio e artigianato, in quanto competente in materia di energia, all'Assessore ai lavori pubblici in quanto competente in materia di tutela delle risorse idriche e alle Commissioni consiliari per l'assetto del territorio e per lo economico.

Il Presidente della Giunta regionale in data 4 novembre 1994, ha comunicato che la Giunta regionale con provvedimento n. 8046 del 7 ottobre 1994 ha nominato quale Presidente del Collegio Sindacale della S.I.R.T. - Società Impianti di Risalita Torgnon S.p.A., per il triennio luglio 1994-luglio 1997, il Dott. Alessandro Negretto.

Deux importants événements ont marqué ce dernier fin de semaine: les dégâts qu'ont eu à subir, suite aux précipitations atmosphériques, le Piémont, la Ligurie et notre Région, bien que chez nous il aient été plus modestes. Le Président du Gouvernement vous fera, à ce sujet, un rapport plus ample. En ma qualité de Président du Conseil j'entends exprimer aux populations qui ont été touchées si gravement la plus vive solidarité de la communauté valdôtaine tout entière. Je désire, par ailleurs, adresser des remerciements chaleureux à tous ceux qui ont contribué de maintes manières, ces jours-ci, à résoudre les problèmes découlant du mauvais temps et à limiter des dégâts majeurs en Vallée d'Aoste.

Quant à l'autre thème qui a retenu notre attention, il s'agit de la présentation, dimanche dernier, à Gènes, à l'occasion de l'Assemblée fédérale de la Lega Nord, du projet de réforme de l'Etat dans une optique fédéraliste. D'après ce que en savons en ce moment sur la base des informations, assez amples, qu'en ont données les organes de la presse, car nous ne connaissons pas directement le texte de ce projet, il s'agit à mon avis d'une proposition choc et tout à fait discutable, étant donné que ses contenus mortifient les autonomies spéciales qui sont brutalement annulées. La Vallée d'Aoste, le Frioul-Vénétie Julienne, la Province autonome de Bolzano, trois repères de l'autonomie spéciale, sont incorporés à d'autres réalités régionales et la répartition de notre pays en neuf Etats me paraît on ne peut plus anachronique. Les autres Régions spéciales se sont déjà activées en vue d'un examen de la nouvelle situation qui s'est créée suite à l'initiative de la Lega Nord et une rencontre aura lieu très prochainement à Trieste.

La Vallée d'Aoste participera à cet important rendez-vous et nous ne manquerons pas de jeter les bases d'une forte initiative unitaire.

Le 28 octobre dernier, avec la 2ème Commission permanente du Conseil "Affaires générales", présidée par le Conseiller Fedele Borre, avec le député Luciano Caveri et le Président du CORERAT Piero Minuzzo, j'ai rencontré Marco Taradash, Massimo Scaglione et Cesare Dujany, respectivement Président et commissaires de la Commission de contrôle sur la RAI ainsi que le responsable des rapports institutionnels de la Direction générale de la RAI, Dino Basili, le directeur de la coordination des centres RAI, Giovanni Ayassot, et le rédacteur en chef, Carlo Cerrato. Il s'est agi d'une rencontre importante puisque des assurances nous ont été données par la Direction de la RAI sur le fait qu'aucun emploi ne serait supprimé dans notre centre RAI, ainsi que d'une occasion significative de confrontation et d'échange d'informations avec le président et les commissaires de la Commission parlementaire, auxquels nous avons fait part de nos craintes et perplexités pour le fait que la convention sur la langue française n'a pas été respectée, des problèmes de la rédaction et de la structure programmes du centre RAI d'Aoste.

Nous avons reçu au Palais régional une délégation de l'Associazione nazionale mutilati ed invalidi civili de la Sardaigne accompagnée du sous-secrétaire du Ministère du travail, M. Carmelo Porcu, une délégation du P.D.C., les "popolari" de Martigny et une représentation composée de résistants et d'anciens combattants de la province de Vicence.

Il y a quelques jours, j'ai participé en tant que rapporteur au cinquième congrès international "Ambiente ed economia: le città alpine per lo sviluppo durevole" organisé par la Comunità di lavoro Città delle Alpi sous le patronage des administrations locales au Centre Santa Chiara de Trente. A cette occasion, j'ai rappelé l'importance et la particularité du milieu montagnard en m'inspirant des discussions de la troisième conférence européenne de régions de montagne de Chamonix et de la conférence de Rio de Janeiro de l'année passée et j'ai traité des aspects liés à l'équilibre des secteurs agricole, industriel, artisanal et tertiaire.

Le premier cycle d'une série de rencontres regroupées sous le titre "Il palazzo trasparente" débutera jeudi soir à l'Hostellerie du Cheval Blanc. Il s'agit à notre avis d'une manifestation très importante à une époque où les problèmes de la communication sont plus que jamais actuels et où il s'impose de faire comprendre aux citoyens le rôle que peut jouer l'information dans le cadre des rapports avec les institutions. Parmi les invités du premier cycle (pendant trois jeudis consécutifs) figurent des journalistes renommés comme Enrico Mentana, Rosanna Cancellieri et Carmen Lasorella, des spécialistes et des experts du monde de la communication tels Gian Paolo Caprettini, Alessandro Rovinetti et Stefano Rolando ainsi que le président de la Federazione nazionale della stampa italiana, Vittorio Roidi. Ce dernier participera à la deuxième soirée et, quelques heures plus tard, inaugurera le nouveau siège de l'Association des journalistes de la Vallée d'Aoste.

Le deuxième cycle, prévu pour le moi de janvier prochain, pourra compter sur la présence de Sandro Curzi et de nombreux autres illustres personnages du monde de la presse, de la télévision et de l'édition.

En vue de l'Assemblée annuelle prévue pour les 14 et 15 novembre prochains dans l'île de Jersey (Grande Bretagne) nous avons accueilli à Aoste une délégation de l'A.I.P.L.F. en présence de parlementaires belges et suisses de langue française. Cette rencontre a fourni l'occasion d'une discussion sur le projet de liaison ferroviaire Aoste-Martigny et sur les Jeux olympiques de l'an 2002 à Sion, en Suisse. Ces deux points figureront à l'ordre du jour du débat de l'Assemblée de Jersey.

Presidente - La parola al Consigliere Bavastro.

Bavastro (LN) - Voglio comunicare a questo Consiglio che da oggi non faccio più parte del gruppo consiliare della Lega Nord. Credo che tutti voi vi siate resi conto che c'erano delle discrepanze e questo è venuto in tutta evidenza già in occasione del congresso. Però va chiarita la natura di questo dissidio: a mio parere, non si tratta soltanto di scelte relative alle alleanze, che comunque sono una cosa importante, ma si tratta anche di una scelta di linea politica a monte, che non condivido. In occasione del congresso avevo fatto questo ragionamento: l'isolamento oggi non è più possibile, quindi per la Lega si trattava di scegliere di stare o col gruppo di Centro-Destra o col gruppo regionalista-federalista. Non vedo vie alternative: scegliere il primo significa inevitabilmente andare ad un'alleanza con Forza Italia e AN, cosa che per me non è accettabile. Questo lo sostenevo il 15 ottobre, e tutte queste cose sono diventate più chiare, adesso. Da un lato il congresso e l'assemblea di domenica ci hanno mostrato un Bossi propenso ad alleanze nuove, con forze con le quali fino adesso non si era nemmeno pensato di parlare, e questo mi potrebbe anche star bene, ma viene lanciata una proposta di federalismo di un tipo che non mi convince. Secondo me, forse l'allarme che suscita è eccessivo, nel senso che per quello che ci riguarda fa salvo lo Statuto; tuttavia rimane che, mentre dal federalismo ci si aspettava di passare in serie A, mi pare che ci sia il rischio di passare in serie C, nel senso che un domani ci sarebbe sopra di noi lo Stato, un altro Stato, e poi verremmo noi. Ma mi stupisce anche come vengono fuori queste proposte e anzi, questo è uno degli aspetti più preoccupanti: 9 mesi fa a Bologna si era votato un ordine del giorno che prevedeva degli impegni e poi, improvvisamente, mi sono trovato di fronte ad una decisione diametralmente opposta e mi domando da chi sia stata presa. Insomma, non me la sento di avallare anche questa cosa; sentivo già un mio disagio, ho tentato di mantenere la scomoda posizione dell'oppositore interno, ma il congresso mi ha isolato completamente. Mi rimanevano però dubbi e scrupoli; non è mai facile lasciare un movimento col quale si hanno degli impegni, però questo progetto di costituzione mi ha fatto sparire dubbi e scrupoli.

Presidente - La parola al Consigliere Tibaldi.

Tibaldi (LN) - Le comunicazioni del Presidente del Consiglio e del Consigliere Bavastro mi inducono a fare delle riflessioni. Ci sono 3 tipi di riflessioni che vorrei fare su tre argomenti che sono: lo stato di emergenza, il federalismo, la posizione di Bavastro.

Comincio con lo stato di emergenza, visto che cosa sta succedendo nel Nord Italia: 6000 senza tetto, 5500 miliardi di danni, decine di morti e dispersi. La gente colpita sono contadini che conservano contiguità con il campo; ebbene, stamattina ho sentito dal Presidente del Consiglio proclami di solidarietà ai quali esprimo - a nome personale e della Lega Nord - la medesima solidarietà, ma ritengo che non siano sufficienti. Io penso che dalla ricca Valle d'Aosta debba giungere un segnale più concreto: facciamoci promotori di iniziative umanitarie un po' più solide: possiamo raccogliere fondi, possiamo, e potrebbe farlo il Presidente del Consiglio, un appello alle famiglie valdostane perché si offrano di ospitare i "senzatetto". Ecco, che è necessario ridare a quelle terre e a quei borghi la possibilità di tornare com'erano, è necessario che queste terre vengano restaurate...

Presidente - Voglio ricordare al Consigliere Tibaldi che ho precisato che su questo fatto parlerà il Presidente della Giunta, quindi ci saranno delle proposte che verranno fatte.

Tibaldi (LN) - Il Presidente potrà fare tesoro di quello che ho detto, quindi chiedo che la Valle d'Aosta, i Valdostani e i loro rappresentanti in questo Consiglio, si facciano promotori di un'azione più concreta.

Sul federalismo: ho sentito definirla dal Presidente una proposta sciocca, ma la proposta di Bossi va analizzata su due profili differenti. La proposta scaturita da Genova ha un significato politico e istituzionale. Su quest'ultimo, sono il primo a dire che ho profondi dubbi; sono d'accordo con voi a respingere la zonizzazione dell'Italia, articolo 6, che ricorda lo Stato preunitario con il Ducato di Savoia, la Lombardia separata dal Veneto, il Granducato di Toscana, lo Stato Pontificio, e così via. Non si può costruire un'armatura dall'alto e calarla su delle popolazioni.

Non sono nemmeno d'accordo su altri articoli, per esempio l'elezione popolare dei magistrati inquirenti; sarebbe drammatico avere dei magistrati eletti dalla popolazione: vorrebbe dire avere degli spot dei magistrati di Forza Italia, di AN, del PDS, eletti in lista per occupare cariche delicate. Però bisogna anche dire che questa è la prima proposta di riforma dello Stato in senso federalista, anche se carica di errori che devono essere corretti. É la prima proposta di Stato federalista che viene portata sul tavolo del Governo e del Parlamento; quindi di fronte a questa iniziativa, da modificare a partire dal disegno dell'Italia, dalle competenze, dagli organi, dai livelli istituzionali, occorre tenere presente che la partita del federalismo o si gioca adesso o non si gioca più. La proposta serve a stanare le forze federaliste che hanno intenzione di collaborare modificando la proposta della Lega che è aperta ma, per comodità, viene chiusa all'articolo 6, che sono il primo a contestare, e qui si vedrà veramente la volontà di cambiamento di chi non si tira indietro quando si tratta di applicare il federalismo. La partita è aperta, si tratta di stabilire le regole del gioco; vediamo quante forze vogliono farlo. Mi pare che sul terreno di gioco diverse forze, qui in Valle, che dovrebbero avere una concezione federalista radicata e matura, retrocedono, hanno paura, non scendono in campo, non giocano nemmeno in difesa. Di fronte ad una proposta saltano subito fuori degli ostruzionismi molto strumentali e poco costruttivi che si inventano con molta fantasia argomentazioni labili, pur di cercare di affondare la proposta che potrebbe dare una svolta al nostro sistema.

Sappiamo che l'Italia è arrivata ad un punto di non ritorno: o si cambia, o non si sa dove andremo a finire. Ed è questo il momento in cui le forze veramente federaliste devono essere chiamate a raccolta, non respingendo in modo aprioristico una proposta pur di ottenere un beneficio spicciolo. Cerchiamo di lavorare con una maggiore apertura di idee, con una maggiore collaborazione. Io penso che questo sia il significato, a meno che si preferisca lo Stato centralista, ma occorre dirlo, che dal centro eroga competenze e soldi alla periferia e su questo sistema molte forze in Valle hanno lucrato e gestiscono il potere per il potere. L'invito: ricordiamolo! Tutto è criticabile, ma questo è il momento vero, vediamo chi scende in campo o chi lo rifiuta. Vedremo come risponderanno e quanto sarà lo spirito collaborativo dei nostri Parlamentari nei prossimi giorni; Maroni ha scritto una lettera a tutti chiedendo di creare un intergruppo federalista: vedremo quanto coraggio vi è di affrontare questa partita!

Infine vengo alla questione di Bavastro che apprendo stamane e non posso che esserne rammaricato, perché circa 18 mesi fa abbiamo iniziato questa sfida, che è diventata un impegno responsabile, e che ci ha anche fatto compiere tanti errori. Io ritengo però che occorra dire che non sono d'accordo di ritenere il nostro dialogo interno un dissidio, perché il dialogo è stato aperto, c'è sempre stato un confronto democratico di posizioni ed idee e, stando alla regola della maggioranza e della minoranza, sono prevalse quelle scelte dalla base. Io penso che la scelta di Marco sia di correre troppo in fretta: è facile salire sul carro quando si è vincitori, è più difficile starci sopra quando il carro è in difficoltà. Per questo penso che si tratti di un atteggiamento un po' codardo, da parte tua; qui si tratta di avere la responsabilità di affrontare anche momenti e situazioni difficili come quello di Genova, su cui ho molte critiche che condivido con te.

Io devo respingere quanto detto da Bavastro, che siamo una forza che si sta isolando e che cerca di allearsi con forze di Centro-Destra, perché qui non si è ancora deciso niente. Forse corri un po' troppo in fretta e temi di non avere un'adeguata risposta all'interno del movimento per quanto concerne le tue posizioni. Ti ricordo una cosa che occorre tenere presente: siamo stati eletti con 6200 voti di persone che credono in un cambiamento e, se noi non siamo in grado di promuoverlo, non possiamo saltare giù dal carro quando esso sta percorrendo la strada per arrivare a obiettivi importanti. Con Marco ho avuto un intenso rapporto di amicizia, di scambio, di collaborazione, e credo che la sua uscita dal gruppo leghista non debba costituire un'occasione di dissidio, ma possa essere una parentesi di riflessione, non solo per lui, ma anche per noi su errori compiuti e su scelte future da intraprendere.

Presidente - Io tengo a precisare che assolutamente non ho inteso parlare della proposta di Bossi come sciocca; ho detto: "...à mon avis il s'agit d'une proposition shock...", non ho detto "bête", ma, con il senso di responsabilità che mi compete, non sono entrato nel merito.

Presidente - La parola al Consigliere Perrin Giuseppe Cesare.

J'ai oublié de dire qu'il a représenté notre Région, invitée par l'AIPLF, à une réunion qui s'est déroulée au Togo.

Perrin G.C. (UV) - J'en profite en disant que le Président de l'Assemblée nationale du Togo remercie officiellement le Parlement du Val d'Aoste pour l'envoi d'un conférencier à Lomé. J'ai eu l'occasion non seulement de faire état du système parlementaire valdôtain et de l'iter pour la formation des lois, mais aussi de parler du problème de la Vallée d'Aoste en général, et je crois que la présence d'un valdôtain à Lomé a été intéressante. Ce n'est pas sur cela que je voulais intervenir ni sur la proposition qui a été faite par la Lega Nord sur laquelle nous aurons la possibilité d'intervenir amplement au cours de cette séance.

Je crois que ce matin le Conseil s'est ouvert avec un fait politique significatif. L'Union Valdôtaine n'a pas l'habitude de se réjouir lorsque les choses vont mal dans les autres maisons. Nous avons dans le temps essuyé des défaites, nous avons subi dans le temps des sorties significatives, et nous savons le drame et la force de qui doit abandoner un mouvement. Mais nous devons quand-même dire que ce choix est cohérent. J'ai eu, en tant que représentant de la délégation de l'Union Valdôtaine au congrès de la Lega Nord Valle d'Aosta à Saint-Vincent, l'occasion de suivre les travaux de ce congrès duquel je suis sorti avec de l'amertume pour avoir vu la direction dans laquelle s'adressait la Lega. J'ai pu voir le drame de monsieur Bavastro, qui cohéramment avec l'esprit avec lequel la Lega avait débarqué en Vallée d'Aoste, avait vu que cet esprit avait été complètement détourné.

La Lega aurait dû être un mouvement fédéraliste qui, s'ajoutant des mouvements autonomistes historiques valdôtains aurait dû permettre de faire progresser notre économie, nos idées; il a été isolé, il était tout seul. Cela signifie que l'adresse de la Lega est tout autre, et nous lui donnons acte d'avoir fait un choix, ayant vu que ses idées à l'intérieur de cette n'étaient pas réalisables. Et je crois que cette cohérence ne pourra, à travers sa liberté d'action dans ce Conseil, que renforcer l'autonomie et l'idée fédéraliste. Il ne s'agit donc pas d'une attitude de couardise; c'est une attitude de courage qui est dictée par une volonté d'oeuvrer pour le bien de la Vallée d'Aoste, par la volonté d'être utile à la croissance des idées autonomistes qui trop lentement se font chemin chez nous et qui commencent à pénétrer, même si avec beaucoup d'incohérence, dans d'autres forces politiques au niveau de l'Etat. Je crois donc qu'il ne sera pas un conseiller isolé parce qu'il a épousé une ligne politique qui est présente en Vallée d'Aoste déjà bien avant la naissance de ce Conseil, qui a des racines plus lointaines, et nous lui souhaitons que dans sa nouvelle veste il puisse continuer à se battre pour réaliser une Vallée d'Aoste plus libre. Dans ce moment où le débat national se porte, je crois que le renforcement en Vallée d'Aoste nous sera utile.

Président - Je tiens à préciser que les frais du voyage et du séjour de monsieur Perrin ont étés entièrement à la charge de l'AIPLF.