Oggetto del Consiglio n. 3018 del 22 gennaio 1992 - Resoconto
OGGETTO N. 3018/IX Problèmes de la Centrale Laitière d'Aoste. (Interpellation)
Président Je donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Perrin, Voyat, Marcoz, Vallet et Andrione et inscrite au point 12 de l'ordre du jour:
Interpellation Ayant entendu lors de la séance du 8 janvier 1992 du Conseil Régional la relation de l'Assesseur à l'Agriculture concernant la situation financière et la gestion de la Centrale Laitière d'Aoste s.p.a.;
Constatant qu'au 31 octobre 1991 cette Société avait atteint un déficit budgétaire extrêmement lourd (£. 1.116.547.963) et qu'elle risque ainsi de devoir déposer son bilan;
Ayant vérifié que la Société a diminué énormément la vente de ses produits et qu'elle n'a pas su réagir à la concurrence de sociétés étrangères à la Vallée d'Aoste, ce qui va compromettre son avenir;
Considérant que la situation illustrée a été causée en grande partie par le fait que le lait de la Centrale est mis en bouteille hors de notre région avec une augmentation considérable des frais de gestion;
Ayant appris aussi que le lait fourni n'est pas toujours de bonne qualité, ainsi que cela s'est vérifié tout dernièrement, et que ce fait est dû certainement au transport hors de la Vallée;
les soussignés Conseillers régionaux de l'Union Valdôtaine
interpellent
l'Exécutif valdôtain pour connaître:
1) de quelle façon la Centrale Laitière d'Aoste pense promouvoir l'image de ses produits pour en augmenter la vente;
2) s'il ne croit pas nécessaire de reprendre les travaux de restructuration du bâtiment de l'avenue du Petit-Saint-Bernard, suspendus au début de l'année dernière, afin de pouvoir y travailler le lait directement.
Président La parole au Conseiller Perrin.
Perrin (UV) Lors de la séance du dernier Conseil régional, Monsieur l'Assesseur, en répondant à une interpellation du Groupe de l'Union Valdôtaine, nous avait fait connaître la situation de la Centrale Laitière d'Aoste. Les données qui nous ont été fournies nous ont préoccupé et nous font penser que dans la gestion actuelle de la Centrale il y a certainement quelque chose qui cloche. En effet, d'après les essais donnés au 31 décembre de l'année dernière, la Centrale avait accumulé un déficit budgétaire je dirai plutôt préoccupant. Au 31 octobre la société avait, en effet, 1.116 millions de lires de dette et nous avons appris que le bilan de la société Centrale Laitière d'Aoste s'est fermé à l'année 1991 avec plus de 1.400 millions de déficit.
Je crois que, face à cette situation qui a énormément empiré les situations du passé, il faut intervenir. Je me souviens de plusieurs débats, longs et chauds, dans cette salle du Conseil, il y a quelques années, lorsque les Conseillers étaient appelés à pourvoir au financement de la Centrale pour couvrir les dettes annuelles qui étaient alors, je crois, un sixième ou un septième des dettes actuelles et pourtant plusieurs forces politiques criaient, à ce moment là, au scandale.
Nous croyons que les difficultés de la Centrale Laitière sont dues à différents facteurs et en analysant les donnés du bilan, même aussi provisoires, je crois que une partie de dettes au moins sont créées par l'effet que le lait recueilli en Vallée d'Aoste est transporté ailleurs, travaillé ailleurs, réimporté en Vallée d'Aoste et donc avec une augmentation considérable avant tout de frais de transport et, à la suite, des frais d'organisation e de travail, puisque ni la Coopérative de Carmagnole avant, ni celle de Buronzo, nous font ce travail gratuitement.
Il y a ensuite d'autres données préoccupantes sur l'état de santé de la Société et de la gestion de la Centrale Laitière d'Aoste. Si nous confrontons les données, je ne dit pas d'il y a quatre, cinq ou six ans, mais simplement celles de 1990, avec celles de 1991, on peut remarquer une nette diminution de vente des produits de la Centrale: on vend beaucoup moins de lait frais, moins de beurre, moins de fromage, moins de crème et, pour ce qui concerne la vente du lait frais, la diminution n'est même pas compensée par la vente du lait à longue conservation qui n'était pas présent sur le marché en 1990. Or, cette diminution de la présence des produits de la Centrale sur le marché va rendre difficile une intervention successive même lorsque la nouvelle Centrale Laitière - je ne sais pas sur quelle formule, Coopérative ou autre genre de société - pourra être transférée à Chevrot.
Nous avons en ce moment une énorme concurrence de sociétés qui produisent du lait et qui, petit à petit, grignotent le marché en Vallée d'Aoste et relèguent la société Centrale d'Aoste à des niveaux toujours plus bas. Face à cela, je crois, nous devons réagir ou, en tous cas, la société elle-même doit essayer de réagir. Pour ces raisons nous croyons que une campagne publicitaire pour redonner une image aux produits de la Centrale doit être entreprise; or, cette image, en ces derniers temps, a été frappée par les problèmes que nous connaissons et dont la presse a amplement relaté. Pas toujours les produits de la Centrale ont été des produits de bonne qualité et cela s'est vérifié justement pendant les dernières fêtes de Noël et du Nouvel An; ce problème se répète de temps à autre et probablement cette mauvaise qualité est due au fait que le lait est transporté ailleurs et réimporté en Vallée d'Aoste.
En tout cas, une demande peut être faite: est-ce-que en Vallée d'Aoste revient vraiment le lait produit en Vallée d'Aoste, ou bien du lait recueilli dans d'autres régions d'Italie? Il y a un autre problème qui porte assez de désavantage pour la Centrale Laitière: on recueille beaucoup plus de lait de ce que l'on vend. Or, nous savons qu'en Vallée d'Aoste - et cela pour une politique, je crois juste, que l'Administration régional a toujours voulu faire - le lait est payé de façon satisfaisante pour les agriculteurs. Grâce à la production du fromage fontine le prix de revient d'un litre de lait pour les producteurs valdôtains dépasse les 1.000 lires, ce qui est beaucoup par rapport aux agriculteurs d'autres régions.
C'était, je crois, juste et normal que aussi le prix du lait que les agriculteurs valdôtains vendent à la Centrale Laitière d'Aoste soit rémunératif, mais on nous dit que l'excédent du lait recueilli en Vallée d'Aoste et aussi en Piémont - je crois des valdôtains présents en Piémont, j'imagine - étant ce lait supérieur aux besoins de la Centrale, est revendu je ne sais pas à qui en Piémont et je ne crois pas que les piémontais, qui peuvent avoir un lait à meilleur marché que chez-nous, nous payent le prix que nous payons à nos agriculteurs et donc il y a là une perte nette et considérable dans cette partie du lait excédentaire.
Tout cela dit, nous croyons, justement, qu'il faut intervenir d'un côté pour redonner image aux produits valdôtains, pour essayer de augmenter les ventes qui sont actuellement en diminution, et s'agira d'une compétence qui est avant tout de la Centrale Laitière d'Aoste; mais je crois que l'Administration régionale pourrait quand même, à travers son action, essayer d'éviter que le lait recueilli en Vallée d'Aoste soit transporté ailleurs pour être réimporté en Vallée d'Aoste. Nous pensons qu'il soit utile, voire nécessaire, de reprendre un ancien discours, qui avait déjà été fait dans ce Conseil et sur lequel nous avons eu toutes les assurances possibles. Nous connaissons l'état du bâtiment de la Centrale Laitière d'Aoste, cet état a fait que on ne peut plus y travailler le lait, mais des assurances avaient été données à son temps par les responsables du secteur de l'Unité sanitaire locale, que, avec un minimum de restructuration du bâtiment, le lait aurait pu être de nouveau, provisoirement, dans l'attente que tout soit transféré a Chevrot, travaillé dans le bâtiment de l'avenue du Petit-Saint-Bernard.
Nous avions à son temps, à travers des questions et des interpellations, sollicité la restructuration du bâtiment. Des assurances nous avaient été données à ce moment, les travaux avaient même été commencés et puis tout a été suspendu. Je crois que pour éviter qu'on prolonge à l'infini la nécessité d'aller travailler le lait hors de la Vallée d'Aoste, il faudrait restructurer les bâtiments qui appartiennent à l'Administration régionale et qui sont donnés, en l'occasion, à la Centrale Laitière d'Aoste. Or nous demandons de quelle façon, d'un côté, la Centrale et l'Administration intendent justement promouvoir l'image des produits valdôtains pour assurer une meilleure vente et, de l'autre côté, si l'Administration, si l'Exécutif régional, ne croit pas nécessaire reprendre ces travaux à l'intérieur du bâtiment de la Centrale Laitière pour éviter de exporter et réimporter le lait valdôtain.
Président La parole à l'Assesseur de l'agriculture, forêts et ressources naturelles, Monsieur Lanièce.
Lanièce (DC) Il collega Perrin ha fatto una grossa premessa che era un po' al di fuori di quelle che erano le due domande specifiche dell'inter-pellanza, ma comunque è una cosa interessante quanto ha detto.
La questione della diminuzione della vendita dei prodotti, su cui io non sarei così pessimista come sembrava Perrin - non so se è solo una mia interpretazione - è che la diminuzione delle vendite rispetto al 1989 è del quindici percento, quindi non è così drammatica tenendo conto di tutte le vicissitudini che la Centrale ha dovuto affrontare in questo periodo; quindi diciamo che la questione è stata mantenuta ad un certo livello.
Il discorso dell'incidente di fine anno del latte non era dovuto al trasporto, ma è stato un difetto della macchina d'imbottigliamento; si tratta di incidenti che ogni tanto succedono e che provocano, purtroppo, dei danni all'immagine del prodotto. La garanzia che il latte fresco che noi consumiamo sia latte nostro, c'è perché il sistema di lavorazione è "confezionato per conto", di conseguenza il latte che va giù è quello che torna fresco, perché lo lavorano "per conto", quindi c'è un contratto ben preciso e ci sono delle normative in tal senso.
Ritornando alle domande specifiche dell'interpellanza (cosa fa la Centrale del latte per migliorare la sua immagine e di conseguenza aumentare le vendite), sono state adottate, da parte della Centrale, alcune iniziative: è stata aumentata la gamma dei prodotti messi in vendita, tra i quali l'inserimento della panna fresca e del reblec; sono previste delle agevolazioni, cioè sconti, alle rivendite con maggiore fatturato (a chi raggiunge il fatturato del 1989, su quello che supera vengono fatti degli sconti pagati con il prodotto). Delle innovazioni, quindi, degli incentivi ai rivenditori per spingere il prodotto della Centrale lattiera di Aosta.
Si è tenuta una conferenza stampa promozionale dove si è presentata tutta la gamma dei prodotti con il dépliant illustrativo - questa è una delle iniziative portate avanti - poi sono in previsione azioni promozionali tra cui un incontro con i proprietari delle pasticcerie, bar, eccetera, per fare un discorso globale latte e panna, discorso che è un po' innovativo, perché prima si era sempre privilegiata la questione delle latterie, dei rivenditori, e si era lasciato un po' marginale il discorso pasticcerie e bar. Questa cosa la si sta portando avanti con una certa attenzione.
Un'altra iniziativa della Centrale è stata adottata dall'Assessorato, che sta promuovendo degli incontri con albergatori, ristoratori, enoteche e bottiglierie, per presentare i prodotti tipici della Valle d'Aosta; a queste riunioni partecipano sempre anche i responsabili della Centrale per fare anche un discorso più ampio, per arrivare a convincere i nostri albergatori e ristoratori a tenere nelle loro mense tutti i prodotti tipici della Valle d'Aosta. Questo per quanto concerne la prima domanda.
Riguardo alla ristrutturazione della vecchia Centrale, non si pensa di andare avanti su questa strada, perché verrebbe indirettamente a costare di più; forse come bilancio, giustamente, se distinguiamo le due cose - l'investimento dell'Ammini-strazione regionale e il bilancio della Centrale - migliorerebbe il bilancio della Centrale potendo lavorare il latte lì, però l'investimento in così breve tempo non compensa la differenza dei costi, di conseguenza si procederà a completare la Centrale a Gressan per darla, appena ultimata, in gestione alla Cooperativa dei produttori. Si percorre questa strada tenendo conto anche dei tempi per avere una certa garanzia che eventualmente la Centrale ristrutturata di viale Piccolo San Bernardo dia tutte le garanzie richieste dall'Unità sanitaria locale e dai NAS. Ciò comporta un tempo di lavoro che va dagli otto ai nove mesi. Il completamento di Gressan richiede un tempo che va dai dieci agli undici mesi, quindi la differenza di due o tre mesi di tempo non giustifica questo, ma soprattutto non giustifica l'investimento per un così breve tempo.
Président La parole au Conseiller Perrin.
Perrin (UV) Evidemment, je ne veux pas me déclarer entièrement satisfait des réponses qui ont été fournies par Monsieur l'Assesseur. Avant tout je ne crois pas que l'on puisse, et surtout que l'on doive, minimiser la diminution des ventes de la Société Centrale Laitière d'Aoste. Je crois que le quinze pour cent de rabais, de perte dans les ventes par rapport à l'année précédente est un gros pourcentage; en allant de ce pas, de quinze pour cent en quinze pour cent, je crois que, lorsque on ouvrira les nouveaux locaux à Gressan, il n'y aura plus de produits de cette Société sur le marché. Et c'est justement cela que nous avait préoccupé.
Nous prenons acte des initiatives que la Centrale Laitière d'Aoste d'un côté et l'Assessorat de l'autre sont en train de porter de l'avant pour essayer de récupérer cette tranche de marché qui a été perdu, mais je crois que un effort plus grand, plus constant devrait être poursuivi dans le futur.
Pour ce qui concerne le deuxième aspect, vous dites: "L'investissement ne compensera pas les pertes de l'Administration régionale parce-que d'un côté on diminue le déficit budgétaire de la Centrale", mais il y a un investissement économique de la part de la Région qui ne se compensera pas. Que les temps seront à peu près identiques, or ne nous croyons pas à cela; je crois que jamais dans la vie nous aurons dû connaître malheureusement les temps qui sont nécessaires pour certaines constructions. Je dis: "Malheureusement nous n'aurons pas la nouvelle Centrale de Gressan achevée d'ici à dix ou onze mois".
D'ailleurs, il y a une responsabilité de l'Exécutif. Je ne sais pas à qui l'attribuer; pour le moment je dis même pas à l'Assessorat à l'agriculture, parce-que une décision de la part de l'Exécutif de procéder à une restructuration du bâtiment de la Centrale Laitière avait déjà été prise. Si on nous avait même dit que la restructuration devait être terminée pour le mois de mars 1991, après on avait glissé à juin 1991, mais si les travaux avaient été faits, si on ne les avait pas suspendus, on aurait, depuis mars ou depuis juin de l'année dernière, eu la possibilité de travailler de nouveau le lait en Vallée d'Aoste, dans cette Centrale. Donc nous prenons acte des réponses, mais en même temps de la responsabilité de l'Exécutif régional vis-à-vis de ce problème.
Président Je renvoie le point n° 13 à l'ordre du jour parce-que le Conseiller Riccarand n'est pas là; je renvoie également le point n° 14 parce-que il n'y a pas un autre Vice-Président qui puisse prendre ma place et je passe au point n° 15 à l'ordre du jour; c'est de Monsieur Riccarand: à renvoyer. Je passe au n° 16 à l'ordre du jour.
