Oggetto del Consiglio n. 878 del 30 novembre 1989 - Resoconto
OGGETTO N. 878/IX - Parere sul disegno di legge statale recante il nuovo ordinamento regionale. (Approvazione di risoluzione).
Presidente - Do lettura della risoluzione in oggetto:
RISOLUZIONE
Il Consiglio regionale della Valle d’Aosta
Esaminato il disegno di legge del Ministro Maccanico sul nuovo ordinamento regionale, approvato dal Consiglio dei Ministri il 14 aprile 1989 e presentato alle Camere l’11 maggio 1989;
Considerato che il disegno di legge in questione, pur contenendo novità di rilievo per le regioni a statuto ordinario, come l’allentamento di quei vincoli di spesa che attualmente riducono a livelli minimi l’autonomia finanziaria di tali Regioni e la riduzione dei controlli amministrativi, costituisce, per le Regioni a statuto speciale, un ulteriore tentativo di livellamento e di normalizzazione secondo una linea di tendenza già chiaramente emersa nel corso della manovra finanziaria 1990;
RIilevato in particolare che:
- l’articolo 11 del disegno di legge, nel dettare una disciplina generale degli interventi sostitutivi dello Stato in caso di inerzia degli organi regionali, estende tale possibilità anche ai casi di inosservanza degli atti governativi di indirizzo e di coordinamento, trasformando così un istituto non previsto dalla Costituzione in una sorta di potestà di ordinanza dello Stato in materie di competenza regionale;
- l’articolo 24 del disegno di legge, nel regolare i rapporti tra leggi statali e leggi regionali, riduce le Regioni ad enti strumentali dello Stato, fissando un termine perentorio di 90 giorni per adeguare la legislazione regionale a quella di principio dettata dallo Stato e prevedendo per quest’ultimo, in caso di inerzia della Regione, la possibilità di disciplinare nel dettaglio la materia;
- l’articolo 26 del disegno di legge, nell’estendere le disposizioni in esso contenute alle Regioni a statuto speciale ed alle Province autonome, risulta ambiguo in quanto fa riferimento a principi non meglio individuati e comprime di fatto l’autonomia statutaria;
Esprime
il proprio dissenso rispetto al disegno di legge sul nuovo ordinamento regionale presentato dal Ministro Maccanico, ribadendo nel contempo la validità delle motivazioni che stanno alla base della specialità della Valle d’Aosta, delle altre Regioni a statuto speciale e delle Province autonome di Trento e Bolzano;
Delibera
di trasmettere la presente risoluzione ai Presidenti della Camera e del Senato, al Ministro per gli Affari regionali, al Presidente della Commissione Bicamerale per le questioni regionali, ai Capigruppo parlamentari, al Senatore e al Deputato valdostani.
Bich (Presidente del Consiglio) - Di questo argomento il Consiglio si è già ampiamente occupato. In diversi organi dello Stato, nel Parlamento nazionale, nella Commissione bicamerale per le questioni regionali e in particolare nelle conferenze dei Presidenti delle Giunte e dei Consigli regionali si è discusso del disegno di legge governativo presentato dal Ministro Maccanico concernente il riordino dell’assetto regionale nel nostro paese.
Su questo punto è stato votato dalla Conferenza dei Presidenti dei Consigli regionali e dall’Assemblea delle Province autonome, riunite a Bari il 20 e 21 ottobre, un documento rilevante sul disegno di legge. Il documento è già stato fornito ai Consiglieri nella documentazione del Consiglio.
Questo disegno di legge viene approfondito nei suoi diversi aspetti; il documento è stato formulato da una sottocommissione formata da cinque Presidenti di Consiglio di Regioni a statuto ordinario (Marche, Toscana e Puglia) e Regioni a statuto speciale (Trentino-Alto Adige e Sicilia). Ne è uscito un documento che è un compromesso fra le varie esigenze e le varie posizioni delle Regioni presenti.
Proprio per avere la possibilità di esternare ufficialmente la posizione del Consiglio regionale della Valle d’Aosta, ho chiesto alla Commissione per la revisione dello statuto e per le riforme istituzionali di esprimere, attraverso un documento ufficiale, una posizione che verrà discussa stamani in aula. Questo per dare al sottoscritto ed alla rappresentanza del Consiglio il potere di esternazione in questa delicata materia, sia nelle sedi competenti sia all’opinione pubblica, perchè si possa sottolineare la posizione della Regione autonoma rispetto a questo importante momento di discussione sull’ordinamento regionale.
Darei la parola al Consigliere Louvin, che ha elaborato una proposta di documento da portare alla discussione di oggi.
Louvin (UV) - Je me dois de résumer le sens de la réflexion que nous avons faite dans la Commission spéciale pour les réformes institutionnelles, qui s’est réunie le 16 octobre dernier sur demande du Président du Conseil pour exprimer un avis informel, mais un avis quand même raisonné et réfléchi, sur le projet de loi du Ministre Maccanico concernant le nouveau système régional.
Les réflexions que je soumets à votre attention sont le fruit d’une très large majorité qui s’est dégagée à l’intérieur de la Commission et le document que je vous proposerai par la suite a eu l’adhésion de la Commission dans son ensemble.
Le projet de loi en question, a sans doute le mérite d’aborder un thème délicat et important et surtout à un moment où les Régions paraissent de plus en plus en difficulté. Il est d’ailleurs de ces dernières semaines un sondage promu par un organe technique de la Conférence des Présidents du Gouvernement, le Cinsedo, où dans lequel on peut constater que dans l’ensemble le système régional n’est pas perçu trop favorablement par les citoyens, que de nombreuses perplexités demeurent de la part des citoyens sur l’identité politique des Régions.
Le projet du Ministre Maccanico s’insère donc dans un moment où il faut donner un nouvel élan aux Régions.
Cependant, malgré le titre, le projet en question demeure à notre avis plutôt modeste, se bornant, surtout pour ce qui est du noyau central du problème, celui des rapports financiers, à introduire un régime transitoire pour la finance régionale, éliminant - et dans cela nous décelons un aspect sans doute positif - certaines limitations aux dépenses, qui atténuent sensiblement le niveau d’autonomie financière des Régions dans leur ensemble.
Les contrôles administratifs également sont légèrement assouplis, ce qui est aussi apréciable, mais qui demeure encore insuffisant par rapport aux tendances que l’on a pu vérifier dans d’autres pays, voire en France, à ce sujet, au cours des dernières années.
Il ne s’agit donc pas, dans l’opinion de la Commission des réformes institutionnelles, d’un véritable projet de réforme: l’autonomie régionale demeure en effet atténuée et souffre toujours de l’attitude du Gouvernement central de décharger en quelque sorte sur les Régions une large partie des frais de la manoeuvre économique qui tend à réduire le déficit de l’Etat.
Nous avons donc devant nous un projet dans lequel nous avons des côtés positifs surtout dans la mesure où il pose l’accent sur l’autonomie de planification attribuée aux Régions et dans certains autres aspects concernant une plus grande concertation entre l’Etat central et les Régions.
D’autres aspects, par contre, paraissent moins positifs, tels que l’article 7, concernant l’accès à la "Cassa Depositi e Prestiti", qui a été considéré par la plupart des membres de la Commission comme une assimiliation supplémentaire aux collectivités locales, qui dans une certaine mesure ferait encore diminuer la différence de qualité que l'on devrait garder entre l’entité régionale et les collectivités locales.
La disposition contenue à l’article 11, concernant les interventions substitutives de l’Etat par rapport aux Régions, a suscité des vives inquiétudes dans la mesure où cette possibilité serait reconnue également pour l’hypothèse d’un manque d’adhésion des régions aux dispositions des "atti governativi di indirizzo e coordinamento".
Il s’agirait là, d’après la Commission, de la création d’une sorte de pouvoir ordonnateur de l’Etat dans les matières étant du ressort spécifique des Régions.
L’article 24 du projet, fixant un terme de 90 jours pour normaliser la législation régionale à celle de l’Etat et conférant le pouvoir également à l’Etat d’intervenir directement, par décret, dans les matières du ressort des Régions, paraÎt également contraster l’esprit de la constitution et notamment l’esprit de nos propres statuts spéciaux.
Une dernière remarque concerne tout spécialement les régions de droit spécial et l’article 26 du projet Maccanico, là où on établit que les dispositions de ce projet s’appliqueraient aux Régions à statut spécial compatiblement à ce qui est prévu dans chaque statut, qui devrait être modifié dans le délai d’un an pour adhérer aux principes de cette loi, que nous soulignons ne serait qu’une loi ordinaire, et cela devrait se faire évidemment avec les procédures et les modalités prévues par les statuts spéciaux eux-mêmes.
Notre inquiétude est forte à ce sujet, parce que nous estimons qu’il s’agisse là surtout, dans cette uniformisation assimilation progressive des régions spéciales aux autres régions d’un énième attaque visant à homogénéiser notre particularité institutionnelle à celles des régions à statut ordinaire. Il serait souhaitable d’après la Commission qu’il y ait une dynamique différente amenant les régions ordinaires, elles, à élever leur niveau d’autonomie et à le porter au niveau des régions spéciales, et non pas qu’il ait, comme il paraît transparaître dans ce projet, une tendance contraire.
C’est pour cette raison que la Commission pour les réformes institutionnelles m’a chargé de présenter un projet de résolution, que j’ai déjà remis au Président du Conseil, dont nous demandons à ce Conseil de bien vouloir discuter le contenu et, s’il y adhère, de donner son approbation.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Tonino, ne ha facoltà.
Tonino (PCI) - Per la verità vorrei capire su che testo di risoluzione siamo chiamati ad esprimerci e su quale testo vogliamo votare.
Dico questo in apertura del mio intervento perchè, pur avendo trovato nella presa di posizione della Conferenza dei Presidenti dei Consigli regionali e delle Province autonome alcune valutazioni che condivido profondamente - e mi riferisco in particolare a quella parte del documento che sottolinea una viva preoccupazione per lo stato del rapporto fra Regioni e Stato, e che denuncia una tendenza neocentralistica che rischia di accentuare l’anomalia di uno Stato che di fatto è profondamente in contraddizione con il volere della stessa Costituzione - e pur approvando la parte del documento in cui si riconosce la necessità di una riforma profonda del sistema politico, che vuol dire riforma dei partiti e riforma della legge elettorale, posizione su cui come sapete siamo particolarmente impegnati, non condivido di quel documento il passo in cui si definisce il progetto Maccanico in sostanza come la riforma possibile oggi.
Può essere che quel disegno di legge, per quanto riguarda la parte relativa alla programmazione, al rapporto fra Regioni e Stato, introduca alcuni elementi di novità ed anche di chiarezza, però a me pare che sugli altri temi ci debba essere un confronto delle Regioni assai più impegnato e assai più combattivo in una fase in cui le condizioni per riprendere un ragionamento di questo tipo sono possibili. Ho ascoltato con interesse ieri sera le parole del Presidente della Giunta al TG3 su una spinta che ormai è una spinta che non riguarda l’Ovest, ma riguarda anche l’Est, e che partecipare a questo grande processo che investe l’Europa significa prima di tutto partecipare con una più grande consapevolezza a livello regionale, a livello locale; in questo senso è ancora più contraddittoria la situazione che si va creando nel nostro paese.
Quindi, per sintetizzare, non può che venire dalla Regione autonoma della Valle d’Aosta una indicazione forte verso questa esigenza. In questo senso chiedo che si esprima il Consiglio regionale della Valle d’Aosta.
Nel merito della proposta, come ricordava il Consigliere Louvin, abbiamo esaminato anche nei contenuti il disegno di legge Maccanico nella Commissione speciale per le riforme istituzionali e il testo stesso della risoluzione approvata dalla Commissione esprime, rispetto al disegno di legge, le giuste valutazioni sulle parti che sono positive e sulle parti che ancora sono ambigue; sottolinea giustamente alla fine come la questione della specialità sia trattata in quel disegno di legge in modo del tutto insufficiente.
Voglio dire quella che è la mia impressione. In effetti quella proposta, per quanto riguarda la gestione e in una certa parte anche il sistema dei controlli, può essere una cosa utile per le Regioni a statuto ordinario oggi, stante la situazione davvero deludente del rapporto fra Stato e Regioni. La parte relativa alla specialità è lì messa in modo "appiccicaticcio" nel senso che nel fare poi il testo si sono accorti che qualcosa doveva comunque essere salvaguardato dell’esperienza delle Regioni a statuto speciale e quindi ne risulta un testo che non riveste per noi un particolare interesse.
Ho fatto le mie valutazioni per quello che abbiamo potuto vedere in quel provvedimento; chiedo in conclusione che se questo Consiglio regionale deve esprimere una posizione, non sia una posizione omologata a quella delle altre Regioni a statuto ordinario, ma sia una presa di posizione che tenga conto e della particolare negatività del momento politico generale che attraversano le Regioni nel nostro paese, e della necessità di ribadire la peculiarità della specialità della nostra Regione e delle altre Regioni a statuto speciale.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Aloisi, ne ha facoltà.
Aloisi (MSI) - Penso che su un argomento di questa importanza sia opportuno che una forza politica quale è la nostra chiarisca bene quelle che sono le mie posizioni sul piano politico e sul piano ideologico.
Mi sono associato e quindi ho sottoscritto il documento elaborato dalla Commissione per le riforme istituzionali, perchè è stato soprattutto un documento di critica nei confronti del disegno di legge Maccanico. Però voglio evidenziare in questo intervento la nostra posizione in merito a questo disegno di legge, e soprattutto in merito a quelle che sono state le realtà regionali in questi ultimi anni, anche perchè ci tengo a ricordare che l’unico partito che nel 1970 votò contro la costituzione delle Regioni è stato il Movimento Sociale Italiano. Pertanto ritengo opportuno qui chiarire le nostre posizioni ed illustrare quelle che sono le nostre alternative.
Uno dei nodi da sciogliere per il rinnovamento delle istituzioni negli anni ’90 e perchè le istituzioni esprimano e servano ai bisogni della nuova società è quello di un organico riassetto degli enti locali e una diversa struttura e funzione delle regioni.
La premessa è quella di un diverso rapporto fra Stato, regioni ed enti locali, che comporta una sistematica revisione dei compiti, delle funzioni amministrative, delle materie di competenza al di là della sommaria elencazione, oggi anacronistica ed insufficiente, contenuta nelle stesse norme della Costituzione.
L’avvento nel 1970 delle Regioni a statuto ordinario ha ancor più squilibrato una situazione che mancava di rinnovamento normativo ed istituzionale, adeguati al diverso momento storico e alle mutate necessità di una società in profondo cambiamento: cambiamento di costume, di cultura, di struttura sociale ed economica.
Sotto questo aspetto le Regioni sono state un corpo estraneo in un sistema istituzionale che non era stato adeguato a riceverle.
Le esperienze delle cinque Regioni a statuto speciale, fra cui la nostra, si erano sviluppate sotto la spinta di contingenti esigenze particolari in tempi diversi ed il loro bilancio a nostro avviso non si presenta certamente positivo.
Le Regioni nacquero male ed incompiute, del resto avevano un male originario: figlie di un compromesso all’Assemblea costituente, non erano nè istituzioni federative nè istituzioni di decentramento, erano e sono una anomalia istituzionale.
La domanda che oggi si pone la gente è questa: "Funzionano le Regioni"?
Il processo alle Regioni può riassumersi in un elemento preminente: il diverso modo di amministrare non c’è stato; anzichè enti di governo e di amministrazione, le regioni sono tuttora organismi di gestione diretta, con un centralismo regionale che è stato, per certi aspetti e per certi comportamenti, peggiore di quello centrale. La politica della spesa regionale è stata dispersiva e settoriale, a volte peggio di quella dello Stato.
La riforma delle Regioni a nostro avviso deve essere l’occasione per restituire allo Stato la vera immagine e la funzione centrale nella società, quale espressione unitaria, organizzazione suprema della nazione, anche attraverso quelle vitali articolazioni territoriali cui lo stesso Stato, riconoscendole o promuovendole, conferisce autonomia, perchè nulla esiste fuori dallo Stato, nulla preesiste allo Stato, che è nella società attraverso il principio del decentramento.
Questa riforma contiene una contraddizione di fondo, che meglio ancora documenta la confusione di linee del provvedimento e la carenza di un principio ispiratore.
La pressione della pubblica opinione è concentrata oggi soprattutto sull’efficienza. Le Regioni, così come gli enti locali, sono caratterizzati da una generale inefficienza e spesso sono addirittura paralizzati. Bisogna dunque conquistare l’efficienza, ma questo discorso attraversa il deprecato ordinamento podestariale fascista, che non può certo essere citato e tanto meno recuperato in questa repubblica antifascista. Allora bisogna quasi furtivamente potenziare l’esecutivo e l’organo monocratico che lo presiede, annullare sostanzialmente il potere dell’assemblea elettiva e rimuovere l’intralcio dei controlli, semplificandone al massimo il sistema.
In altri termini, si tratta di mantenere per gli organi democratici un rispetto formale e di concentrare il potere nelle mani dei presidenti e delle giunte. In sostanza, un colpo di mano in senso autoritario, senza pagare alcun prezzo alla democrazia.
La declassazione dei consigli, ridotti a poco meno di consulte, appare troppo evidente; essi si trovano praticamente fuori dal circuito decisionale nonostante il lungo elenco delle loro competenze.
Comprendiamo molto bene la necessità di porre gli esecutivi in condizione di affrontare e risolvere celermente i problemi della collettività: la politica ha oggi bisogno di ritmi più veloci perchè sono pressanti le domande sociali, perchè più tempestive devono essere le decisioni. Ma nel momento in cui si restituisce al governo potere e responsabilità, si deve conferire all’assemblea un più incisivo potere di controllo e si devono porre in atto tutti quei contrappesi utili a bilanciare la spinta di autorità richiesta dall’efficienza con l’irrinunciabile esigenza di libertà e di partecipazione, altrimenti si resta nella grande contraddizione di chi vuol salvare la democrazia nelle apparenze, smentendola poi nei fatti.
Oggi anche il nostro Consiglio regionale si appalesa sempre più vuoto di contenuto, di prerogative, di prestigio; basti considerare che, pur essendo fino ad oggi riservate al Consiglio le decisioni su quasi tutte le materie e di certo su tutte quelle più importanti, tali decisioni vengono sistematicamente adottate dalla Giunta con i poteri del Consiglio attraverso la delibera d’urgenza che, riservata dalla legge ai casi eccezionali, è ormai entrata nell’uso comune e corrente.
In conseguenza di ciò, il Consiglio, già qualitativamente debole, viene esautorato ed avvilito fino a diventare strumento passivo di ratifica delle decisioni dell’esecutivo. Queste considerazioni sono condivise da molti altri gruppi in questa assemblea, quindi non sono campate in aria.
D’altra parte, la totale assenza della rappresentanza delle competenze ed il rigido inquadramento dei gruppi consiliari nella disciplina di partito, tolgono a questo organo, sempre più isolato dalla pubblica opinione e sempre più screditato, ogni autonoma volontà e perfino ogni vigore dialettico.
Da queste amare constatazioni prende le mosse la nostra proposta che, volendo garantire la libertà del cittadino e il metodo della rappresentanza, vuole al tempo stesso restituire funzionalità all’ente regione ed efficienza ai tre organi che lo governano, cioè il Consiglio, la Giunta e il Presidente del Consiglio.
Il Consiglio: se il difetto del Consiglio è nella crisi della rappresentanza e quindi nella sua struttura squisitamente politica, nella sua inadeguatezza a rappresentare l’interà comunità, il rimedio non può che incidere nella struttura stessa, che deve essere aperta alla piena partecipazione civica. Così, senza togliere valore alla rappresentanza politica eletta a suffragio universale, si chiede di integrare l’assemblea con la rappresentanza delle categorie produttrici, cioè delle categorie economiche, sociali e culturali, effettivamente operanti nel territorio della Regione. Si realizza in tal modo, con la fusione della politica e delle competenze, la rappresentanza totale del cittadino e dei suoi interessi nell’ambito dell’assemblea, dove appunto ha ingresso l’individuo come espressione politica e come rappresentante di categoria.
La Giunta regionale: l’attuale sistema di elezione dell’organo esecutivo è fuori da ogni logica e da ogni corretta regola amministrativa. Non è infatti pensabile che un organo chiamato ad amministrare la comunità sotto la guida del Presidente venga eletto senza il concorso determinante di chi tale organo deve presiedere e deve guidare. La scelta dei collaboratori, cioè, non può avvenire dal basso in modo disarmonico e contraddittorio, ma deve essere riservata a colui il quale, assumendo l’onere di governare, ha interesse a circondarsi di persone capaci e responsabili, tese al comune impegno di lavoro. Persone che il candidato eletto dal popolo sceglie nel ricco vivaio della intera comunità, quindi anche al di fuori del ristretto ambito del Consiglio, di modo che, mentre da un lato la Giunta nominata porta ad una maggiore snellezza e rapidità di decisioni e ad un più alto spirito di collaborazione fra i prescelti, dall’altro diventa strumento per acquisire all’ente le migliori energie e le più qualificate competenze, estraendole da quel fecondo ambiente ignorato dalle liste dei partiti, o nel quale queste sono riluttanti ad entrare. Del resto, la nomina della Giunta da parte del Presidente appare come la logica conseguenza della elezione popolare diretta del capo dell’amministrazione.
Il Presidente della Regione: da molto tempo è scomparso al vertice delle amministrazioni locali la virtù civica; competenza e amore per la comunità sono ricordi di amministratori di altri tempi, oggi il Presidente, così come il primo cittadino, non è che il frutto di combinazioni e compromessi fra le varie forze politiche di fronte ad una comunità del tutto esclusa. La nomina di un presidente della regione è ridotta ad un fatto privato fra alcuni leader locali e lo stesso intervento del Consiglio si riduce ad una pura formalità; in questa contesa privata non prevale mai la persona più idonea e preparata.
Agli inizi della vita unitaria dello Stato italiano il sindaco veniva scelto fra i consiglieri comunali residenti nel comune, ma la nomina era riservata al Re, secondo un saggio principio di sintesi fra autorità e libertà; libertà garantita dalla elezione del Consiglio, funzionalità ed autonomia dell’organo assicurate dall’intervento dell’autorità. Il primo cittadino, che rimaneva in carica tre anni, trovava cioè il massimo dell'investitura, quella del popolo e quella dello Stato, in un felice incontro che, limitando ed esaltando al tempo stesso libertà ed autorità, gli conferiva la più completa dignità ed il più alto prestigio. In seguito, con legge 30 dicembre 1888, si affidò l’elezione del sindaco al consiglio comunale, limitatamente ai comuni capoluoghi di provincia o con popolazione superiore ai 10mila abitanti, e solo con legge del 29 luglio 1896 il principio della elettività della carica fu esteso a tutti i comuni.
Nel 1926 fu attuata la riforma podestarile: il podestà, nominato dal Re, assumeva le attribuzioni del consiglio e della giunta. Dopo un'esperienza di trent'anni si ritenne di mutare radicalmente l’assetto delle amministrazioni locali con un ritorno alle origini, cioè con il capo dell’amministrazione nominato dall’alto, ma questa volta senza la preventiva elezione popolare degli amministratori.
E’ interessante richiamare i motivi addotti a sostegno della riforma rileggendo relazione dell’Onorevole Maraviglia alla Camera dei Deputati sulla legge del ’26, motivi che, a parte le concezioni del nuovo regime, traevano origine dalle miserevoli condizioni degli enti locali, soprattutto dei piccoli comuni, che oggi si riproducono spesso ingigantite rispetto ad allora.
Al termine dell’ultimo conflitto, l’ente locale venne provvisoriamente affidato ad amministratori nominati dal prefetto fino alla ricostituzione delle amministrazioni su basi elettive, sancita nel 1946. Respinta in blocco la lunga esperienza podestarile, si restaurava, senza modifiche, il sistema di fine ottocento, si rifiutava cioè totalmente una esperienza che, pur negli inconvenienti del siste-ma e negli inevitabili errori delle scelte, aveva lasciato tracce di illuminate ed oneste amministrazioni. Le conseguenze di tanta miopia politica sono evidenti.
Senza divagazioni, il Movimento Sociale Italiano - Destra Nazionale oggi vuole concentrare la propria battaglia sui tradizionali punti forza della propria idea riformatrice, idea che si basa sulla riforma dello Stato in senso presidenzialista; quindi elezione diretta del presidente della regione, nomina delle giunte da parte dei capi eletti dal popolo con potere di scelta fuori dai consigli, integrazione delle assemblee elettive con una rappresentanza delle categorie produttrici.
Di questa basilare riforma hanno subito bisogno i comuni, le regioni e le province e tutti gli altri enti locali sui quali dovrà calarsi il principio presidenzialista quale moderna forma di democrazia diretta, integrata da un tipo nuovo di democrazia rappresentativa. Poi, da questa base potrà svilupparsi la grande riforma di tutto il potere territoriale, dalle regioni al più piccolo ente locale.
Questo sistema, colleghi Consiglieri, ha il pregio di assicurare stabilità nel governo della regione, sottraendo presidenti e giunta ai patteggiamenti dei partiti ed alle crisi determinate dalle rotture degli equilibri di potere. Anche il ruolo dei gruppi di pressione economici e finanziari ne risulterebbe fortemente ridimensionato per la maggiore capacità decisionale del presidente e soprattutto della volontà dei cittadini.
Sono stato forse troppo lungo, ma in questo momento ritenevo doveroso, su un argomento così importante, illustrare la nostra posizione. E’ una posizione che mi onoro di rappresentare e che si differenzia dalla posizione degli altri partiti. In questa occasione ritenevo opportuno evidenziarla.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Lavoyer, ne ha facoltà.
Lavoyer (ADP) - Esprimiamo un parere complessivamente negativo sul disegno di legge in esame. Fra le poche note positive vogliamo comunque sottolineare in primo luogo il riferimento effettuato dall’articolo 1 alla partecipazione degli enti locali territoriali alla individuazione ed elaborazione dei piani annuali e pluriennali per lo sviluppo della collettività regionale.
Tale riferimento agli enti locali territoriali si pone in diretta sintonia con le norme costituzionali, che prevedono come le funzioni regionali vadano esercitate mediante delega agli enti locali territoriali.
Tale concetto è positivamente ribadito dal comma I dell’articolo 8, per il quale il presidente della giunta regionale promuove la stipulazione di accordi di programma con le amministrazioni pubbliche aventi particolari competenze, prevedendo la partecipazione ai predetti accordi degli enti interessati. In particolare poi è l’articolo 10 del disegno di legge a stabilire che le regioni debbono esercitare le funzioni amministrative mediante deleghe e subdeleghe agli enti locali.
Al di là delle norme di cui si è fatto cenno, appare difficile riscontrare nel disegno di legge in esame la presenza di elementi idonei a legittimare una valutazione positiva dello stesso. Anche l’articolo 1, cui si è fatto cenno prima, prevede che l’individuazione dei piani di sviluppo regionali avvenga nell’ambito delle direttive degli organi statali. L’articolo 2 prevede poi che i progetti di sviluppo regionali devono essere concordati dalla Conferenza Stato-regioni, avvalendosi dei nuclei tecnici già previsti dalle leggi vigenti. Nuovamente si verifica una svolta accentratrice, per di più basata su valutazioni tecniche e non politiche.
Penalizzanti appaiono anche le norme in materia di controlli, in particolare l’articolo 14, che va a prevedere un controllo eventuale di legittimità su atti emessi in esecuzione di piani e programmi che, stando al dettato della legge, avrebbero dovuto essere già preventivamente concordati a livello di Conferenza Stato-regioni.
Inquietante poi è secondo noi il dettato dell’articolo 26, facente riferimento agli statuti delle regioni autonome. Mentre il primo comma sembrerebbe fare salve le particolarità delle stesse, sancendo che le disposizioni della legge Maccanico sarebbero applicabili soloo ove compatibili con gli statuti speciali, invece il secondo comma sembra concedere alle regioni autonome un anno di tempo per adeguare il loro statuto ai principi della legge in esame. Sarebbe opportuno pertanto che il testo di tale articolo venisse interamente mutato, sancendo espressamente l’intangibilità delle prerogative delle regioni autonome ed anche delle leggi ordinarie dello Stato concernenti le stesse.
Infatti le norme sul riparto fiscale contenute in leggi ordinarie rischiano pericolosamente di essere superate dalle finanziarie della presente legge, da considerarsi quale grande riforma nazionale.
Significativo esempio dell’ottica centralista, e comunque incurante dei singoli particolarismi regionali, che permea l’intero disegno di legge, è il dettato del primo comma dell’articolo 17. Quest’ultimo prevede per il ministro la possibilità di convocare apposite riunioni dei presidenti delle commissioni di controllo, al fine di favorire comuni indirizzi nell’attività di controllo. Sembra proprio una vera dichiarazione di guerra ai particolarismi da schiacciare sotto un uniforme apparato di controllo, facente capo al ministro e quindi centralizzato.
Per questi motivi, nel concordare con quanto previsto nella risoluzione proposta, ribadisco il giudizio negativo del nostro gruppo. E’ necessario un sereno ripensamento da parte del ministro legislatore ai fini di una riforma autenticamente regionalista e valorizzatrice dell’ente regionale, e non volta, come traspare dal presente disegno di legge, ad omogeneizzare le regioni anzichè a valorizzarle.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Gremmo, ne ha facoltà.
Gremmo (UAP) - Presidente, colleghi, il documento che è stato presentato è condiviso da chi vi parla quasi interamente; quindi non avevo intenzione di intervenire perchè mi pare che con pacatezza e fermezza dica molto bene tutte quelle che sono le motivazioni che ci spingono ad essere largamente preoccupati, come ha ben detto il Consigliere Lavoyer, per una tendenza di centralizzazione che l’esecutivo statale mette in atto.
Però, dopo l’intervento "giocoso" del nostro Consigliere missino, evidentemente qualche osservazione mi sento di farla. E’ vero che i due terzi del suo soliloquio inascoltato erano fuori tema, ma è anche vero che quelle poche cose che erano in tema erano largamente antiautonomiste, antivaldostane e direi frutto di una concezione della gestione dei rapporti fra regioni e governo centrale estremamente desueta, arretrata e sicuramente fuori tempo.
Non voglio intervenire più di tanto sul fuori tema, voglio solo rilevare che nella concezione in qualche modo efficientista della tesi del Consigliere del MSI-DN viene ripristinato non solo il podestà, il pugno di ferro, l’uomo della provvidenza quando c’era lui, caro lei... non solo questa concezione, ma anche la vecchia Camera dei fasci e delle corporazioni, perchè a questa riconduce tutto il discorso che è stato fatto sulle categorie che irrompono nella politica.
Questo è veramente il qualunquismo più becero e inaccettabile, cioè pensare che i politici in astratto sono dei mezzi rimbambiti e che ci vogliono gli imprenditori, i commercianti con la forza delle loro capacità imprenditoriali. E’ la vecchia idea che aveva Giannini nel 1946 quando diceva che sarebbe bastato un ragioniere per far girare la macchina, che non c’era bisogno di tutto quello sciarpame politico. In effetti a questo si riferiva in qualche modo il Consigliere Aloisi quando diceva che in quest’aula il calibro politico è quello che è, e riecheggiava il vecchio discorso dell’aula sorda e grigia che qualcun altro con più forza di lui diceva a suo tempo.
Quindi rilevo questa concezione desueta, sbagliata della critica; critica che va fatta ai partiti, ai sistemi sbagliati, a delle istituzioni che non hanno dato il meglio.
Quello che mi preoccupa non è il fatto che queste tesi le sostenga il Consigliere Aloisi; quello che mi preoccupa è che un partito sicuramente democratico come il partito craxista qualche volta ripeta cose che in qualche modo assomigliano a quelle del Consigliere Aloisi: il presidente o il sindaco eletto dal popolo, la riforma elettorale con lo sbarramento perchè danno fastidio i liberali, i repubblicani, che in quanto piccole forze bisogna spazzare fuori. Quando certe tesi erano patrimonio del MSI erano giustamente una barzelletta, quando sono sposate da altre forze come il partito craxista diventano una preoccupazione per la democrazia.
Ma, ripeto, questo riguarda il fuori tema del Consigliere Aloisi, e lo possiamo dibattere in altra occasione. Nel merito, a me sembra veramente inaccetabile dal punto di vista politico il tipo di critica che il Consigliere Aloisi ha fatto dell’istituto delle regioni.
E’ vero quello che ha detto il Consigliere Aloisi: le cinque regioni a statuto speciale sono nate perchè nel dopoguerra il governo centrale è stato costretto a cedere qualcosa, e non perchè c’era una particolare sensibilità democratica. In realtà si aveva paura di fermenti che potevano minare una concezione centralizzatrice dello Stato.
E’ vero che le regioni, anche quelle ordinarie, non funzionano, sono a pezzi, sono organismi che non hanno dato il meglio di quello che dovevano, ma la conclusione politica mia è esattamente l’opposto di quella del Consigliere Aloisi: le regioni non funzionano non perchè l’organismo delle regioni è sbagliato, ma perchè sono state tarpate fin dall’inizio nelle loro possibilità di sviluppo dalla mancanza di una serie di strumenti.
Le regioni sono nate monche perchè sono nate senza le possibilità di gestire i loro soldi, cioè di avere una capacità impositiva, di avere la possibilità di amministrare i loro soldi e quindi le loro potenzialità; sono nate male perchè sono nate con dei vincoli, con dei controlli, con delle grosse imposizioni; sono nate male perchè non avevano e non hanno nessuna capacità e possibilità di incidere direttamente sulle cose che contano nel proprio territorio. Le poche competenze delle regioni a statuto ordinario arrivano lentamente, vengono centellinate, vengono date poco e male.
Ma qual è il problema? Il problema è che mentre questa è la situazione delle regioni a statuto ordinario, nelle regioni e province autonome dell’arco alpino la situazione è diversa. Consigliere Aloisi, lei non può dire che la situazione della Regione autonoma Valle d’Aosta è come quella di Roma o come quella di Napoli o come quella dell’Abruzzo o come quella della Puglia; lei non può omologare, in una critica superficiale, una situazione come quella della Valle d’Aosta, del Sud Tirolo, del Trentino e del Friuli-Venezia Giulia a quella delle regioni a statuto ordinario. Io dico invece che in tutto lo sfascio istituzionale che purtroppo registra la Repubblica italiana si salvano proprio solo la Valle d’Aosta, il Sud Tirolo, il Trentino e in parte il Friuli-Venezia Giulia, perchè qui il modello, il tipo di rapporto ed anche le possibilità operative delle autonomie - autonomie vere, autonomie reali- potrebbero, al limite, essere invece l’esempio per altre regioni per superare le situazioni.
Lei sa molto bene, Consigliere Aloisi, che io fuori della Valle d’Aosta, in Piemonte, continuo a sostenere che per tirare fuori il Piemonte dallo sfascio in cui i partiti, anche il suo, l’hanno ridotto, l’unica strada è quella di imparare dall’autonomia della Valle d’Aosta.
Allora, per tornare al tema della risoluzione, è molto grave questo tentativo del Ministro Maccanico di andare a creare ulteriori problemi alle regioni autonome. E’ molto grave questo tentativo, lo ricordava il Consigliere Lavoyer, di inserire delle nuove istanze di controllo, delle nuove istanze che in qualche maniera dovrebbero bloccare le possibilità operative delle regioni a statuto speciale. E’ molto grave soprattutto il fatto che lo Stato voglia in qualche modo cercare di riacquistare, di allargare, come se già non ne avesse abbastanza, la sua voglia di essere censore delle scelte locali. E’ molto grave che stia venendo fuori una tendenza di questo tipo ed è molto grave che venga fuori dopo che i partiti, l’esecutivo, il governo, il Presidente del Consiglio, continuano a fare "i gargarismi" con l’Europa, con le autonomie, con le regioni, con il collegamento fra i popoli: fanno i gargarismi su questo e poi i fatti smentiscono i loro gargarismi. I fatti dicono che a loro delle peculiarità anche istituzionali locali importa poco, che vogliono mettere il bavaglio e vogliono avere la possibilità di controllare il più possibile.
Allora, la domanda a questo punto non è più al collega Aloisi, ma è alle forze politiche che hanno una presenza istituzionale nel Governo di Roma e che sono rappresentate qui, cioè al Partito Socialista, al Partito Repubblicano e alla Democrazia Cristiana, per riferirmi alle forze di maggioranza, che secondo me dovrebbero fare una riflessione su questa situazione. Queste forze non possono continuare a definirsi autonomiste, a essere nell’esecutivo autonomista della Valle d’Aosta, e poi non mettere in campo tutta una serie di azioni, che vadano ben al di là di questa risoluzione, che aprano un contenzioso rispetto ai loro partiti che a Roma fanno certi discorsi e poi qui ne fanno altri.
Credo che il grosso discorso si gioca proprio su questo, cioè sulla capacità di avere una visione di riforma istituzionale che non deve umiliare le autonomie, come riecheggiano questo ma anche altri tentativi: ad esempio le manovre che vengono fatte sul riparto fiscale, il tira e molla sulle questioni importanti come il Parco del Gran Paradiso.
Apro una parentesi: sul Parco del Gran Paradiso ad Aosta le forze politiche dicono una cosa, ma a Torino le stesse forze politiche dicono esattamente il contrario. Io dico certe cose qui e dico le stesse cose a Torino in sostanza, specie su questioni di grande rilevanza come la regionalizzazione del Parco, come la possibilità e la volontà che i cittadini, non solo della Valle d’Aosta, ma anche delle valli piemontesi che sono dentro al Parco, non siano più ingabbiati da dei vincoli che li riducono ad essere gli indiani in riserva.
Su tante cose i partiti presenti qui in Valle dovrebbero fare un ragionamento, perchè mentre fortunatamente le forze autonomiste, l’Union Valdôtaine, gli ADP, la persona che vi parla nella sua modestia personale, hanno coerentemente da sempre sostenuto un progetto di riforma federalista dello Stato, che veda la possibilità per le regioni autonome di mantenere quello che hanno, ma di estendere il loro potere, continuo a pensare che uno dei grossi problemi della Valle d’Aosta è quello di non avere la possibilità di dialogare alla pari, direttamente, senza vincoli, senza tutori, senza padrini, ad esempio con il Vallese, con la Savoia, con regioni con cui un dialogo ormai in una visione di tipo europeo è maturo. Non è possibile neanche fare questo perchè ci sono dei vincoli che in un discorso europeo, in un discorso federale non hanno più senso. Credo sia molto più facile, più importante, più utile che il nostro Presidente dialoghi con il Vallese, che non con altre regioni dello Stato italiano che hanno dei problemi diversi.
La strada da percorrere qual è? Se si parla di riforme istituzionali, se si parla di volontà di modificare le cose, la strada è quella di avviare un processo federale serio, che veda l’estensione dei poteri delle regioni e delle province autonome dell’arco alpino.
Credo che nel dibattito politico bisogna già cominciare ad inserire una distinzione fra le tre regioni autonome dell’arco alpino e le regioni insulari; le isole hanno sicuramente dei problemi diversi da quelli di queste tre regioni. Le isole hanno un problema di insularità, quindi di ponte fra, ad esempio, il nord del continente africano e l’Europa. Le tre regioni autonome dell’arco alpino hanno un ruolo diverso.
Quindi bisogna cominciare ad inserire un ragionamento che veda queste tre regioni proiettate di più e meglio verso l’Europa, ma anche, permettetemi di dirlo perchè in qualche modo è presente nella risoluzione, favorire il fatto che quelle che oggi sono solo regioni a statuto ordinario, acquistino più autonomia. Ho sempre detto, ho sempre pensato e continuo ad essere convinto che il termine della questione non è quello di centralizzare di più a Roma, come diceva Aloisi, nelle mani di un solo capoccione eletto dal popolo.
Credo che l’unico modello di democrazia forte che esiste oggi sia il modello svizzero, che non è un modello di centralizzazione nelle mani dell’uomo della provvidenza; è semmai al contrario un modello di massima decentralizzazione, di massima partecipazione dei cittadini. Un uomo solo, può essere "Rambo" o tutto quello che volete: non risponde alla concezione moderna della democrazia. L’esecutivo non è forte perchè concentrato in poche mani: è forte perchè gode di una vasta adesione popolare, perchè ha una base di consenso diffusa.
A me spiace che non sia presente oggi il deputato della Valle d’Aosta, perchè avrebbe potuto recepire meglio i termini del dibattito che stiamo avviando, però mi sembra giusto e corretto che alla fine si dica che si vuole fare del documento uno strumento di dibattito con gli organi istituzionali di Roma, perchè su questo la Valle d’Aosta deve essere molto ferma.
Mi dispiace rilevare la voce di dissonanza del Consigliere missimo, ma è logico che sia così, perchè se prevale nel suo ragionamento la logica di partito, ha ragione di dire che ama e vuole questo stato assoluto, e io dico invece che non è questa la logica. Lo Stato non è un’entità astratta; lo Stato si può concepire in due maniere e una è quella espressa dal Consigliere Aloisi, cioè un blocco che dall’alto cala la grande saggezza del tutto e dell’assoluto, e questo ha fatto fallimento dappertutto, ha fallito in Russia, ha fallito durante il Ventennio, ha fallito in altri paesi del Sudamerica. Mi spiace che un partito come quello socialista qualche volta riecheggi tesi di questo tipo.
Penso invece ad uno Stato quale quello prefigurato nella concezione democratica costituzionale, perchè non è vero che certi discorsi sono campati per aria, sono invece costituzionalmente fondati, perchè il discorso delle regioni è stato fatto tardi e male in quanto la costituzione prevedeva la nascita delle regioni fin dall’inizio. Ma i costituzionalisti più intelligenti - e i valdostani sono stati precursori con il grande messaggio che venne lanciato dalla Carta di Chivasso - che ripresero molte tesi della Carta di Chivasso, pensavano che lo Stato non doveva essere una specie di papà intelligente che prendeva a scappellotti i bambini discoli che in periferia, negli angoli dell’impero, davano fastidio, ma doveva essere una somma di intelligenze locali.
Questa è l’idea che non traspare dal progetto del Ministro Maccanico, ma al contrario questa è l’idea che chi crede in uno stato moderno e quindi federale, democratico, autonomista e partecipativo, dovrebbe far sentire.
Credo che questo documento possa essere un primo passo; sono sicuro che il Presidente, anche nella sua veste di coordinatore della Conferenza dei presidenti delle regioni, ed il deputato valdostano avranno la possibilità di farsi sentire su questo, perchè, ripeto, non vedo altre strade se non quella di insistere meglio per l’estensione dell'autonomie anche ad altre regioni per il rafforzamento delle autonomie esistenti.
Uno Stato molto autonomista è uno Stato non solo molto libero ma anche molto funzionale; uno Stato centralizzatore dimostra solo di essere un qualcosa che i cittadini non amano e di cui hanno paura.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Milanesio, ne ha facoltà.
Milanesio (PSI) - La discussione che ha introdotto la risoluzione presentata dal Consigliere Louvin, quale Presidente della Commissione speciale per le riforme istituzionali, evidentemente ha suscitato un certo interesse ed ha portato ad una serie di prese di posizione che, se per un verso mi sembrano estremamente utili ad aumentare il dibattito di questo Consiglio, per un altro verso, in riferimento ad alcuni interventi di alcuni Consiglieri, mi sembra abbiano sortito l’effetto di chi "fa la pipì fuori dal vaso".
Per intendersi, l’oggetto della discussione era il disegno di legge del Ministro Maccanico e mi pare che su questo, egregiamente, il Consigliere Louvin ha espresso le perplessità, le valutazioni, le indicazioni che sono emerse nella Commissione per le riforme istituzionali e che sono state oggetto di una approvazione a larghissima maggioranza, con la presumibile astensione o voto contrario del MSI, che fa parte di questa Commissione e che in questa circostanza si è sentito in dovere di farci presente qual è la teoria del MSI sullo Stato, sulle riforme istituzionali, sull’ordinamento regionale, ecc..
Tratterò brevissimamente la prima parte, vale a dire la risoluzione presentata dal Consigliere Louvin, e poi, per ragioni di decenza, dovrò anche intervenire sulle polemiche che sono state fatte su questo argomento.
E’ chiaro che ci troviamo di fronte ad alcuni problemi grossi; dico noi in riferimento alle regioni e dico noi in riferimento anche al Parlamento. Intendo dire che il corpo politico del nostro Paese si trova di fronte ad un bivio. da un lato, dare corpo fino in fondo al dettato costituzionale, e dall’altro, tenuto conto che in questi anni si è realizzata una Costituzione materiale diversa da quella scritta in più di un caso, cercare di modificare la Costituzione e dare corpo ad indicazioni che stanno emergendo, sia pure confusamente, a livello nazionale. Da qui il compiere un passo avanti e magari farne due indietro, o di fare due passi avanti o di farne uno indietro; questo è esattamente quello che ha fatto il Ministro Maccanico nel presentare il nuovo ordinamento regionale.
Le osservazioni fatte dal Consigliere Louvin a nome della Commissione sono pregnanti; c’era un piccolo documento elaborato che viene riassunto nella risoluzione.
Non ho molto altro da aggiungere, voglio solo ricordare che rimane irrisolto l’atteggiamento dello Stato nei confronti delle autonomie speciali. C’è una pericolosa tendenza alla omologazione; questo viene lamentato chiaramente nel nostro ordine del giorno, e quella Repubblica che venne dichiarata come "una e indivisibile", ed è la sola costituzione di uno Stato moderno che prevede questa dizione, mutuata dalla costituzione francese, è una Repubblica che però nella stessa Costituzione fonda sulle regioni a statuto ordinario e a statuto speciale la sua articolazione, la sua espressione.
Quindi, il primo nodo da sciogliere in qualche modo è che tipo di autonomia vogliamo riconoscere oggi, a quaranta e più anni dalla Costituzione, alle regioni: se vogliamo che questo Stato sia uno Stato unitario ma su basi regionali, o se vogliamo che sia uno Stato centralista con articolazioni amministrative regionali.
Ebbene, la Costituzione ha già dato una risposta: si tratta di fare in modo che oggi il Paese e la coscienza politica siano all’altezza di questa risposta e vogliamo ritornare in qualche modo alla Costituzione, perchè molte cose sono già state dette allora e oggi potrebbero essere utilmente riprese e usate per andare nella direzione di uno Stato che dà sempre più importanza e peso alle regioni, alle autonomie locali. Questo senza far venir meno il carattere unitario dello Stato italiano che non è certamente in discussione da parte di nessuno, probabilmente neanche del Consigliere Gremmo.
Quello che mi preme aggiungere sono poi alcune considerazioni su un dibattito che mi sembra stia venendo fuori in modo un po’ fuorviante, perchè da un lato abbiamo avuto il Consigliere Aloisi che ha fatto una illustrazione di una posizione, legittima, per carità, ma che mi pare un pezzo di archeologia politica. Non vorrei offendere nessuno quando dico che la posizione del Consigliere Aloisi mi sembra brutalmente mutuata da esperienze che abbiamo fatto nel passato, per poi impiegare tanto tempo per scrollarcele di dosso e per allontanarci da queste esperienze stesse.
Non mi pare che quel tipo di considerazioni possano essere oggi decentemente riproposte all’attenzione di un consesso regionale o del dibattito politico come un fatto innovativo, come una pensata straordinaria ed eccezionale, frutto del parto della destra politica, rispettabile sia ben chiaro, ma della destra politica.
Non mi sembra che sia un parto originale, non mi sembra che sia uno sforzo di approfondimento di quelli che sono i veri problemi che stanno sul tappeto, che sono certamente quelli di coniugare l’efficienza e la risposta in tempi reali delle istituzioni, dello Stato, però con il bisogno di democrazia che è presente. Così come non mi pare, Consigliere Gremmo, che il tipo di risposta che lei dà al Consigliere Aloisi sia la migliore per poter introdurre un dibattito sereno e responsabile, di alto profilo, su queste questioni. Per intenderci, non possiamo in quest’aula portare come verità politiche dei luoghi comuni, fare della discussione una specie di dizionario "des idées reçues" su quello che si legge sui titoli dei giornali, perchè il rischio che corriamo è quello di sentire delle cose che vengono estrapolate dai titoli dei giornali e nemmeno da una lettura attenta degli articoli stessi.
Ebbene, credo che sia necessario che quando approfondiremo, e lo dovremo approfondire, il discorso istituzionale, perchè la Commissione sta lavorando e quanto prima presenterà delle analisi e delle proposte, mi auguro che il tipo di discussione che ne seguirà non sia quella basata sui luoghi comuni. E voglio sfatare un paio di luoghi comuni qui presenti. Uno è quello avanzato dal Consigliere Aloisi, per cui se si concentra in una sola persona tutto il potere decisionale, questo viene visto come una risoluzione a tutti i mali che ci affliggono.
Non posso però assentire con il Consigliere Gremmo quando dice che questa è, a un di presso, la posizione del partito craxista. Premesso che il partito craxista è il Partito socialista e che Craxi ne è il suo leader riconosciuto e democraticamente eletto, devo anche dire che la proposta del partito socialista è una proposta di ingegneria istituzionale che mira a dare dei contenuti di efficienza, ma anche di profonda democrazia alle istituzioni.
Quindi, tale proposta non può essere confusa o individuata nella elezione diretta del Presidente della Repubblica o del presidente della giunta o del sindaco in modo così semplicistico; presuppone invece tutto un discorso di revisione di comportamenti, di atteggiamenti, di ridefinizione di organi e comporta un momento democratico estremamente importante quale è quello di fare decidere dai cittadini, per esempio, chi debba rivestire (non in modo "ducesco") la carica più importante, vale a dire chi debba essere il capo dell’esecutivo di questa o di quell’altra amministrazione.
Questo discorso non può essere invocato neppure come un discorso di carattere sudamericano o di un presidenzialismo fine a se stesso: è una strada che hanno percorso consolidate democrazie occidentali e che può essere utilmente percorsa, purchè il dibattito che precederà questa decisione sia un dibattito di alto profilo culturale e istituzionale, e non un dibattito fondato sui luoghi comuni. E ce ne sono tanti, troppi, di luoghi comuni.
Non mi pare altresì opportuno che in questo Consiglio nasca una specie di contrapposizione, lo dico molto onestamente, fra il Consigliere Aloisi, che deve rappresentare per forza, per ruoli assegnati, il Movimento Sociale e la Destra storica, e il Consigliere Gremmo, che tende a rappresentare un regionalismo, mi si consenta, esasperato, direi quasi secessionista. Credo che in questo Consiglio regionale ci siano tante posizioni molto più ricche, più sfumate, più pregnanti, più meditate e che, se non si evita questa contrapposizione quasi macchiettistica, finiamo per impoverire il dibattito culturale e politico all’interno del Consiglio regionale.
(... Interruzione del Consigliere Gremmo ...)
Assolutamente, sono anche uno di quelli che ha detto che non è il caso di mettere in discussione tutta la legge elettorale, solo perchè la legge elettorale ha consentito a Gremmo di entrare in Consiglio regionale.
Però l’invito che vorrei fare in questo caso al Consigliere Aloisi e al Consigliere Gremmo è di non venire qui a rappresentare in modo volutamente antitetico (forse per essere ripresi dalla stampa e dai giornali) posizioni che sono superate, vecchie e che hanno bisogno di una grande limatura e di un grande confronto in questo Consiglio regionale, ma, ripeto, non già sul dizionario delle idee ricevute o sui luoghi comuni, ma sulle cose quali esse sono. Per esempio, mi sembra una forzatura polemica quella del Consigliere Gremmo quando dice che i partiti nazionali che operano a livello locale devono dire quello che pensano e poi devono indurre atteggiamenti coerenti e conseguenti nelle forze politiche a livello nazionale.
Vorrei dire al Consigliere Gremmo che noi ci facciamo un vanto e un merito di essere al contempo una forza radicata in questa realtà e di avere anche dei compagni che operano al di là di Pont-Saint-Martin, al di là di Torino....
( ... Interruzione del Consigliere Gremmo ...)
Ci arrivo! Ci arrivo! Arrivo anche lì! Ebbene, le voglio dimostrare, Consigliere Gremmo, non per assurdo ma con un fatto concreto, come il suo tipo di ragionamento, se portato alle estreme conseguenze, crei proprio quelle situazioni.
Siamo interpreti, in sede locale, di una posizione politica, però noi ci facciamo carico dei problemi di questa Regione e cerchiamo di farcene carico indipendentemente da indicazioni o scelte che potrebbero anche venire decise a livello nazionale, anche perchè riteniamo che il cemento ideologico e politico che accomuna noi con altri socialisti italiani ed europei è un cemento che può prescindere anche da dissensi, da discussioni e da opinioni diverse su alcuni argomenti specifici.
Innanzitutto, noi purtroppo siamo una entità che esula dai confini della nostra Regione, però attenzione, Consigliere Gremmo, perchè è più facile certamente, quando si è di fronte a questi problemi, vederli dall’ottica sua. Però lei mi deve dire quanta legittimità secondo i Piemontesi, ha la posizione che hanno assunto i Piemontesi, perchè anche loro in questo momento stanno facendo un discorso di difesa, sbagliato secondo me, di una certa visione unitaria del Parco, che certamente deve essere garantita, ma che non è inficiata dalla decisione assunta dalla Commissione paritetica. Non è assolutamente inficiata da quella decisione, però glielo vada a spiegare!
Noi abbiamo alle spalle uno statuto speciale che dice certe cose, quindi abbiamo diritto ad una tutela e ad una considerazione di un certo tipo; là in questo momento c’è solo un localismo male inteso, quello che però il Consigliere Gremmo cavalca spesso e volentieri per dare dignità...
(...Interruzione del Consigliere Gremmo...)
Bich (Presidente del Consiglio) - Consigliere Gremmo, è uso e consuetudine evitare la polemica fatta in modo così rabbioso e così insolente.
Proprio per portare a buona conclusione questo dibattito che mi sembra interessante, pregherei il Consigliere Milanesio di proseguire e il Consigliere Gremmo di non interrompere.
Milanesio (PSI) - Chiedo scusa al Presidente del Consiglio, se non mi si interrompe arriverò rapidamente alle conclusioni.
Mi sembra che abbiamo legittimità e non ci sia contraddittorietà fra forze che, ispirandosi ad un’idea generale, che ha riferimenti non solo nel nostro Paese, ma anche a livello europeo e direi mondiale, portano avanti battaglie autonomiste, dentro il proprio partito e, se sarà necessario, anche contro il proprio partito.
Ciò detto, e chiedo scusa al Consiglio se mi sono dilungato, perchè poi mi lascio prendere anche dalla foga polemica, mi auguro che in avvenire i dibattiti sui temi importanti quali quelli delle riforme istituzionali siano sottratti alla polemica da cortile, alle piccole provocazioni. Sotto questo profilo invito i Consiglieri Aloisi e Gremmo a non farsi dei biechi portatori di posizioni, che sono certamente in antinomia, e di non esasperare queste posizioni, perchè chi ne perde in chiarezza è il dibattito e il lavoro di questo Consiglio.
Pertanto esprimo voto favorevole, senza riserve, alla risoluzione presentata a nome della Commissione dal Presidente della Commissione per le riforme istituzionali sul disegno di legge del Ministro Maccanico sul nuovo ordinamento regionale.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Riccarand, ne ha facoltà.
Riccarand (NS) - Cercherò di limitarmi ad alcune rapide osservazioni sul testo della risoluzione che è stata presentata alla nostra votazione da parte del Consigliere Louvin, senza allargare il discorso che effettivamente rischia di coinvolgere molti aspetti ed anche di portarci abbastanza lontano.
Di questa risoluzione condivido le critiche che sono rivolte al disegno di legge del Governo sul nuovo ordinamento regionale, perchè si tratta di un disegno di legge che prefigura una riforma che è scarsamente incisiva e scarsamente innovativa rispetto alla situazione attuale. Crediamo che di ben altro ci sia bisogno, se vogliamo fare effettivamente dell’Italia uno Stato delle autonomie, così come più volte si è affermato. Non basta sicuramente questo disegno di legge per porre fine ad una impostazione sostanzialmente centralistica del nostro Stato ed avviare la creazione di uno Stato che abbia più caratteristiche di federazione, o anche, meglio ancora, di confederazione.
C’è, quindi, il problema non solo, e forse neanche tanto, di una riforma dell’ordinamento regionale, ma c’è il problema profondo di una riforma dello Stato, di tutta l’ingegneria istituzionale che caratterizza il nostro Stato. Quindi, sotto questo aspetto concordo con l’ordine del giorno e sono d’accordo là dove si esprime il dissenso rispetto al disegno di legge del Ministro Maccanico fatto proprio dal Governo.
Ci sono però nella risoluzione anche alcune osservazioni che non condivido e che non sono sicuramente marginali; e voglio esplicitare queste mie notazioni critiche in modo che sia chiaro il discorso. Di questa risoluzione non condivido le osservazioni che si fanno là dove ci si preoccupa di mantenere le distanze fra regioni a statuto ordinario e regioni a statuto speciale, e si dice no al livellamento.
Facciamo attenzione: credo che dobbiamo dire no al livellamento se è un livellamento al ribasso, se questo significa portare tutte le regioni, comprese quelle che hanno più autonomia, a livello delle regioni a statuto ordinario; ma sono perfettamente favorevole se si tratta di un livellamento verso l’alto, cioè se si tratta di portare le regioni cosiddette a statuto ordinario ad un livello di autonomia che sia sostanzialmente simile a quello delle regioni a statuto speciale. Invece nella risoluzione questo discorso del livellamento e della omologazione viene fatto con l’ottica di mantenere le distanze.
Se ci definiamo autonomisti e sappiamo qual è il significato, il valore e l’utilità dell’autonomia, dobbiamo sollecitare un processo che estenda a tutte le regioni dei forti livelli di autonomia, e non preoccuparci del fatto di mantenere le distanze. Mi chiedo per quale motivo l’abitante della Valle d’Aosta deve avere un’autonomia di serie A e l’abitante del vicino Piemonte deve avere un’autonomia di serie B, e perchè mai dobbiamo sottolineare e rivendicare ....
(... Interruzione del Consigliere Gremmo...)
Il Consigliere Gremmo sta fuori, entra all’ultimo momento, sente l’ultima parola ed interviene senza neanche aver sentito quello che dicevo prima. Se avesse ascoltato, invece di uscire, si sarebbe già dato la risposta da solo.
Non ha ascoltato evidentemente.
Da un sistema che è sostanzialmente centralistico e che aveva ancora, quando è stato disegnato il nostro Stato costituzionale, questa ottica fondamentalmente centralistica e che nell’immediato dopoguerra, in quella contingenza particolare, anche sulla base di pressioni di carattere internazionale, aveva dovuto accettare alcuni strappi alla logica rappresentata dalle regioni a statuto speciale, dobbiamo passare ad una scelta che sia cosciente, meditata ed istituzionalmente ben definita, di uno Stato delle autonomie. Autonomie che però sanno anche federarsi fra di loro e sanno anche delegare a istanze federali, quindi ad istanze superiori, compiti importanti che esulano e vanno al di là degli aspetti unicamente locali.
Sotto questo aspetto esprimo delle riserve a questa risoluzione, anche se voterò a favore, perchè fondamentalmente ritengo che la critica al disegno di legge del Governo sia giusta, sia valida, però chiedo anche che assumiamo un atteggiamento rispetto alla questione delle regioni che non sia, questo sì, di conservazione di quello che c’è e quindi di visione vecchia, ma che sia una visione dinamica per arrivare a fare effettivamente una riforma dello Stato italiano, in modo da passare da uno Stato fondamentalmente centralistico, con alcune concessioni, con alcune prerogative che vengono lasciate a poche realtà ai confini, a uno Stato che si dà una struttura federale o meglio ancora confederale. Quindi esprimo voto favorevole alla risoluzione con queste riserve.
L’ultima cosa che volevo dire brevemente è questa. Negli interventi che mi hanno preceduto è più volta riemersa la questione del Parco del Gran Paradiso, che è attinente ad una discussione sui temi dell’autonomia, delle competenze delle regioni, ecc.. Non voglio affrontare qui questo problema, però voglio sottolineare questo aspetto: si sta discutendo nel Consiglio regionale del Piemonte, a livello parlamentare, un po’ dappertutto, il problema del testo della Commissione paritetica; questo problema lo vogliamo affrontare anche nella sede che dovrebbe esprimere un suo parere di competenza, che è il Consiglio regionale della Valle d’Aosta? Oppure tutta questa discussione deve rimanere all’esterno del Consiglio?
Chiedo che su questo testo predisposto dalla Commissione paritetica, su cui il nostro giudizio è totalmente negativo, ci sia una discussione in Consiglio in tempi rapidi, in modo che non vada avanti una impostazione che avrà sicuramente una larga maggioranza all’interno di questo Consiglio, su cui però questo Consiglio non si è mai espresso. Così come avviene da altre parti, facciamo qui la discussione su questo argomento che, ripeto, ha delle grosse rilevanze.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Aloisi, per dichiarazione di voto, ne ha facoltà.
Aloisi (MSI) - Mi sembra che sia opportuno fare un breve intervento per chiarire certe osservazioni che sono state fatte in merito al mio precedente intervento. Innanzitutto non rispondo alle osservazioni che ha fatto il Consigliere Gremmo perchè, quando uno è sordo e non vuole sentire, è inutile ripetere che sempre sordo rimane.
Però le osservazioni che sono state fatte dal rappresentante del partito socialista mi hanno lasciato alquanto esterrefatto, perchè, pazienza per il Consigliere Gremmo che non vuol capire, ma per il rappresentante del Partito socialista, che sicuramente conosce quella che è la nostra posizione perchè da qualche anno a questa parte si è appropriato delle nostre alternative e delle nostre impostazioni politiche, certe affermazioni ritengo siano fuori luogo.
Qui tengo a fare un piccolo inciso per chiarire bene qual è la nostra posizione per coloro che sono stati fuorviati dall’intervento del Consigliere Gremmo, che anzichè intervenire sul progetto di legge Maccanico, è intervenuto esclusivamente sulle mie dichiarazioni; oltretutto tengo a ribadire una cosa molto importante, cioè qui rappresentiamo varie forze politiche, varie ideologie, varie impostazioni, quindi sarebbe assurdo che ognuno di noi la pensasse allo stesso modo. Ho voluto illustrare in questo dibattito, che ritengo un dibattito di grande importanza su questo argomento e soprattutto in questo momento in cui si dibattono questi aspetti della riforma istituzionale, quindi anche della riforma della Regione, la nostra posizione; però la nostra posizione deve essere capita soprattutto per quello che effettivamente diciamo, per le dichiarazioni che facciamo.
Allora, cosa avevo dichiarato? Se qualcuno non ha capito, si sturi bene le orecchie. La nostra posizione di alternativa al sistema è una posizione che è stata presentata con un progetto di legge in Parlamento, quindi è una revisione istituzionale in forma presidenzialistica. Non sono teorie, come ho sentito, da America latina o teorie di passata memoria; l’alternativa presidenzialistica non è un’alternativa dittatoriale, è una richiesta di elezione diretta del Capo dello Stato, del sindaco, del presidente della giunta.
Questo vuol dire che l’elettore elegge democraticamente e direttamente il responsabile dell’esecutivo, quindi vuol dire che è una democrazia diretta, a differenza della democrazia indiretta che oggi noi abbiamo. Perchè oggi noi eleggiamo in questo Consiglio regionale, come in qualsiasi altro consiglio regionale, parlamentare o comunale, i vari rappresentanti delle forze politiche, che a loro volta, con accordi di partito, con accordi di sottogoverno, di divisione di poltrone, di posti di potere, decidono chi eleggere all’esecutivo e ai posti della giunta. Questa è una democrazia indiretta.
La nostra proposta di alternativa va oltre, è più democratica, è una democrazia diretta; cioè il popolo elegge direttamente il rappresentante dell’esecutivo, che nel caso nostro è rappresentato dalla figura del Presidente della Giunta, il quale a sua volta - e questo per evitare che il Presidente della Giunta sia condizionato dalla volontà partitica delle varie forze politiche, come avviene oggi, e quindi che abbia le mani legate e non sia in grado di poter gestire in libertà e soprattutto nell’interesse della collettività - dovrà eleggere il proprio esecutivo, prendendo ad assumere questo incarico delle persone competenti, delle persone capaci, delle persone che conoscano la materia e i problemi.
Ecco cosa proponiamo noi: una democrazia diretta, che oltretutto è sentita dalla gente e che oltrettutto è stata ripresa da altre forze politiche, quali il partito socialista, quali la democrazia cristiana, in parte, che accetta anche adesso l’elezione diretta del sindaco. E’ una alternativa che sta prendendo piede, quindi non veniamo qui a raccontarci le favole che il Consigliere Aloisi propone di tornare nel regime del passato. Ho fatto tutto un altro discorso, per chi vuole capire; chi non vuole capire, pazienza, rimanga nella sua ignoranza, ma questi sono i fatti e questa è la realtà.
Quindi non posso accettare che il rappresentante del Partito socialista, che certo non ritengo allo stesso livello del Consigliere Gremmo, possa dichiarare in questa aula che le dichiarazioni che ho fatto sono un pezzo di archeologia politica superata e vecchia. Ma se sono superate e vecchie, come mai il partito socialista da qualche anno a questa parte se n’è appropriato? Mi meraviglia questa dichiarazione.
Bisogna avere il coraggio di dire cosa si pensa con obiettività, senza aver paura di essere tacciato di andare con i missini; non ha senso in una democrazia oggi comportarsi in questo modo. Bisogna avere il coraggio di dire con onestà quelle che sono le dichiarazioni fatte da altri rappresentanti di forze politiche; se il Movimento Sociale fa una proposta positiva e costruttiva, bisogna avere il coraggio di riconoscerlo e nre paura che si possa essere attaccati dal Consigliere Gremmo per questo. Il Movimento Sociale oggi è portatore di alternative che sono di avanguardia; basta guardare le grandi democrazie, la Francia, gli Stati Uniti, che hanno la repubblica presidenziale.
La nostra alternativa è indirizzata in questo senso, quindi non possiamo accettare supinamente queste accuse. Possono essere accuse strumentali, fatte da un rappresentante di un movimento che mira solo a sgretolare il concetto di unità nazionale, a portare discredito, a cercare di creare dissidio interno fra le forze politiche; ma lo faccia pure, ormai siamo vaccinati e non reagiremo più perchè sappiamo da che pulpito arrivano certe prediche. Però quando certe dichiarazioni le fa un rappresentante di una forza politica che oltrettutto condivide in alcune questioni le nostre tesi, mi sia permesso di evidenziarle e di criticarle.
Per concludere, la nostra posizione è stata chiarita; ho voluto evidenziarla in una forma decisa, chiara, perchè il Movimento Sociale ha una posizione politica e ideologica diversa. Quindi non posso condividere le scelte delle altre forze politiche; se abbiamo questa nostra alternativa, questa nostra posizione, perlomeno ritengo corretto che mi si conceda la possibilità di illustrarla, e soprattutto che mi si riconosca con serietà ed onestà ciò che dichiaro.
Non ho dichiarato di voler tornare al passato; ho proposto la nostra alternativa che è totale. Siamo stati l’unico partito in Parlamento a presentare una riforma istituzionale in senso presidenzialistico sotto tutti gli aspetti. E’ stato un lavoro enorme, capillare; abbiamo le idee chiare su quello che vogliamo, idee moderne di alternativa e non retrograde, come qualcuno vuol far credere.
Fatte queste premesse, per quanto riguarda la risoluzione su cui il Consiglio regionale oggi deve esprimere il proprio giudizio, pur condividendo la critica che viene fatta nei confronti di questo disegno di legge sulla riforma delle regioni, però, proprio per questa nostra particolarità, per questa nostra alternativa al sistema, quindi per questa nostra posizione diversa, non mi sento di condividere le premesse e in parte anche la risoluzione. Pertanto dichiaro la mia astensione su questo provvedimento solo per questioni di principio, perchè nella sostanza, ripeto, la critica nei confronti del provvedimento ci trova consenzienti.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Tonino, ne ha facoltà.
Tonino (PCI) - Farò, signor Presidente, un intervento brevissimo, perchè, essendomi limitato nel mio primo intervento all’oggetto in discussione, vale a dire ad una valutazione sulla risoluzione presentata e sul contenuto del disegno di legge Maccanico, mi preme adesso, visto che la discussione si è allargata, precisare la nostra posizione almeno su due grandi questioni che qui sono state poste e che sinteticamente riassumo nella questione dell’ordinamento dello Stato, quindi nell’avanzamento di una riforma complessiva del modo di essere dello Stato, da una parte, e dall’altra delle modifiche da introdurre al sistema politico, anche agendo sulla questione della legge elettorale che regola le rappresentanze.
Sul sistema e sull’ordinamento dello Stato manifesto l’esigenza di uscire da una logica che definisco di tipo vecchio, e cioè da una divisione fra autonomisti o non autonomisti, fra chi difende le regioni o l’ordinamento delle regioni, anche a statuto speciale, così com’è, e chi invece non le difende, per passare a guardare in avanti, facendo una riflessione sullo stato delle regioni e sulla esperienza anche delle regioni a statuto speciale approfondita, che guardi a come fare dei passi in avanti.
Non c’è dubbio - questa è la valutazione che facciamo noi - che esista una profonda crisi nel sistema delle autonomie regionali, che è preoccupantissima, ed esiste anche una crisi delle esperienze delle regioni a statuto speciale sulla quale merita discutere. Noi sosteniamo una tesi di questo tipo, e cioè la differenza fra le regioni a statuto speciale e le regioni a statuto ordinario non deve essere guardata rispetto alla situazione attuale, perchè, se ad un livellamento in avanti delle altre regioni si potrà andare, nessuno di noi potrà essere contrario a questo livellamento in alto. Interpreto in questo modo anche le affermazioni del Consigliere Riccarand. Guai a noi se il livellamento dovesse essere un livellamento verso il basso.
Se riflettiamo anche storicamente sulla esperienza che hanno avuto in Italia le regioni a statuto speciale, possiamo dire che, nel definire il rapporto fra regioni e Stato, le regioni a statuto speciale hanno rappresentato per un arco storico molto importante una situazione di avanguardia, che poi è stata presa a riferimento anche per la riforma dell’ordinamento delle egioni a statuto ordinario. Tant’è che negli ultimi anni in particolare si parla di un sostanziale livellamento, per molte materie ormai, fra le regioni a statuto ordinario e le regioni a statuto speciale.
Tutto questo per dire che per noi la specialità non può che essere vista come la proposizione di un passo in avanti dello "status quo", che regola il rapporto fra le regioni a statuto speciale e lo Stato. Dobbiamo fare dei passi in avanti, dobbiamo avere una visione proiettata per un ulteriore potenziamento dell’autonomia regionale nel rapporto con lo Stato; ecco - e qui è il punto - di un potenziamento dell’autonomia e di un diverso grado di responsabilizzazione della funzione regionale nei confronti dello Stato. In questo senso dobbiamo parlare di rapporti di tipo federale tra le regioni a statuto speciale e lo Stato e di introdurre elementi che vadano in quella direzione.
C’è un pronunciamento sempre più vasto in questa direzione anche in questo Consiglio regionale, quindi l’impegno delle forze politiche sarà quello di superare una situazione qual è quella che oggi ormai contraddistingue l’esperienza della nostra Regione, e di lavorare per introdurre modifiche che vadano in quella direzione.
Secondo punto: le modifiche elettorali e la riforma del sistema politico. Anche qui non ha molto senso una contrapposizione che definisco nominalistica, perchè il problema non è l’elezione diretta o la repubblica di tipo presidenziale. Il problema vero del sistema politico italiano è che deve essere modificato il meccanismo elettorale e devono profondamente anche modificarsi e riformarsi i partiti, per rendere possibile nel nostro Paese la stabilità là dove non c’è ed un confronto che avvenga davvero sui programmi, che renda maturo questo sistema politico rispetto all'esperienza di altri paesi avanzati europei, dove il confronto è fra schieramenti che presentano due programmi distinti, generalmente facenti riferimento l’uno alle forze di centro, moderate o conservatrici, e l’altro alle forze progressiste.
Allora anche le modifiche al sistema elettorale o spingono in questa direzione oppure hanno scarso peso. Non siamo contrari all’elezione diretta del sindaco, lo diciamo anche ai socialisti che sono stati molto favorevoli in una prima fase, mentre adesso che cominciano ad essere troppi quelli d’accordo, non mi pare che siano così solerti nell’introdurre subito questa modifica.
Ma per tornare alla sostanza, anche la questione della modifica del sistema elettorale - mi auguro che la discussione che avverrà in Valle d’Aosta affronti anche qui questo problema e non si limiti a congelare uno "status quo" - investe profondamente il modo con cui rendiamo più matura la democrazia, il modo con cui facciamo un passo in avanti.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Gremmo, ne ha facoltà.
Gremmo (UAP) - La ringrazio, Presidente, di avermi dato la parola ora. Aveva ragione lei: effettivamente il dibattito è più utile a me se parlo ora, perchè polemizzare con il Consigliere Aloisi è divertente perchè è un interlocutore molto preparato nel dire cose che non hanno politicamente nessun peso; ma facciamo politica, quindi parliamo di cose serie.
Mi scuso con il Consiglio per aver interrotto il Consigliere Riccarand, ma non era tanto quello che diceva che mi preoccupa, e lo stesso vale per quello che diceva il Consigliere Tonino.
A parole, Consiglieri del Partito comunista, siete bravissimi nel dire che siete per l’autonomia, che il fatto di favorire le autonomie da altre parti non vuol dire indebolire le autonomie dove ci sono già; poi i fatti dicono esattamente il contrario.
Martedì prossimo, al Consiglio provinciale di Torino dovrò prendere una posizione, che ho già anticipato in un comunicato-stampa, sulla questione del Parco del Gran Paradiso. Questione di grande rilevanza politica, non per - come diceva qualcuno - il localismo, ma perchè sulle questioni concrete, cioè sui fatti, si vede chi è autonomista e chi non lo è.
Qual è la situazione, se ho capito bene? La Valle d’Aosta fa valere un minimo di potere autonomista, dichiara di essere stufa di questa situazione coloniale del Parco del Gran Paradiso e cerca in qualche maniera di difendersi. Viene concordata la possibilità di ragionare con Roma sulla faccenda del Parco e partono immediatamente dal partito comunista, da Torino, dei siluri pesanti contro una scelta autonomista della Valle d’Aosta. Dentro i siluri c’era la posizione di dire: "Per carità, non concediamo a questi valdostani una briciola, perchè il Parco è unitario, uno e indivisibile, ecc.".
Allora tutto il discorso che il Consigliere Tonino ha svolto, che l’omologazione va fatta in alto, viene negato da questo piccolo particolare di attualità, cioè che quando voi potete - e lo stesso vale per il Consigliere Riccarand - cercate di togliere le autonomie, perchè la posizione che ho - tanto per spiegarla al Consigliere Milanesio che non è troppo informato - è quella di dire che la regionalizzazione si fa, sì, per la parte valdostana con la Valle d’Aosta e per la regione Piemonte dalla Regione Piemonte. Quello è un modo di favorire lo sviluppo di autonomie e di poteri locali.
Voi invece, negando alla Valle d’Aosta quel minimo che riesce a portare via, negate il discorso che teoricamente avete affermato qui. In teoria siete sempre per l’autonomia, in teoria siete sempre per favorire tutto quanto, ma nei fatti, quando si tratta di trovare le grandi scelte, voi siete dall’altra parte.
Faccio un altro esempio. Sul discorso dell’autostrada condivido pienamente la critica di regolamentare i TIR e via dicendo, ma impedire alla Valle d’Aosta di avere uno sbocco di tipo europeo con i pretesti che vengono portati, è un siluro antiautonomista. E sono questi i siluri che a me preoccupano.
Voglio aggiungere un’altra cosa. Se riusciamo, malgrado tutto, a far camminare una serie di idee fuori dalla Valle d’Aosta è malgrado il partito comunista, è malgrado le affermazioni teoriche del partito comunista, perchè voi parlate spesso e volentieri di federalismo, di autonomia, e poi vi smentite nei fatti. Ricordo quando qui c’è stata la discussione sulla legge elettorale europea: già allora dissi che sul sistema di concedere alla Valle d’Aosta una rappresentanza i partiti sarebbero stati tutti contro, ed effettivamente i partiti sono stati tutti contro.
Adesso il Consigliere Tonino dice - e questa è una concezione largamente antiautonomista - che il grosso problema del sistema politico italiano è quello di obbligare i socialisti a venire con noi o ad andare con la DC, perchè questa è la sostanza della vostra proposta. Questo è l’orizzonte politico su cui noi, Consiglieri regionali della Valle d’Aosta, dovremmo porci il problema delle riforme istituzionali? Questa è una concezione partitocratica e verticistica del ragionamento sulla legge elettorale.
Consigliere Tonino, esistono solo il Partito socialista, la DC e il Partito comunista come protagonisti della vita politica di questo Paese e gli altri devono diventare o le ruote di scorta o i satelliti che girano attorno? Su questa concezione tripolare della politica potranno essere d’accordo il Consigliere Riccarand e i Verdi, che in qualche maniera sono ben disposti a fare da ruota di scorta al partito comunista, ma, mi permetta, almeno in Valle d’Aosta (e mi auguro non solo in Valle d’Aosta) ci sono dei soggetti politici ben diversi da questi tre partiti e mi dispiace che lei lo dimentichi, perchè credo che in Valle d’Aosta abbiano un peso politico maggiore di quello che ho io e di quello che ha lei.
Sono del parere che la riforma elettorale va vista in un’altra maniera, cioè va vista in maniera che ci sia una regionalizzazione della rappresentanza a Roma; e anche lì il Partito comunista ogni tanto fa i gargarismi sul Senato delle regioni ma nei fatti - perchè sono i fatti che contano, non le parole - allo stesso Partito comunista del Senato delle regioni non importa nulla, importa soltanto obbligare i socialisti a scegliere fra loro e la DC.
A me di questi giochi di obbligare il partito socialista a scegliere fra voi e la DC non importa assolutamente nulla e credo che sia un errore banalizzare il dibattito politico in quei termini.
Il richiamo che ho fatto all’inizio (e lo dico per il Consigliere Milanesio) non era un richiamo fatto per aria; una cosa che oggi mi preoccupa è il silenzio della DC, lo dico con molta franchezza. Il Consigliere Milanesio perlomeno ha avuto l’intelligenza politica di dire che, se il momento lo richiederà, assumerà anche una posizione conflittuale rispetto agli interlocutori; come mai la DC non dice queste cose? Voi Consiglieri del Gruppo DC siete Valdostani, siete regionalisti, siete autonomisti.
Per me sarebbe importante e darebbe maggiore forza al dibattito ed al confronto se su questo ci fosse una presa di posizione puntuale, perchè la vostra forza è sicuramente maggiore della mia. La mia paura è sempre quella di un partito doppia o tripla faccia, cioè di un partito che viene a fare un discorso in Valle d’Aosta, ne fa un altro a Torino e alla fine comunque si decide a Roma.
Maquignaz (fuori microfono) - Noi non corriamo quel rischio...
Gremmo (UAP) - Voi non correte quel rischio, fate un solo discorso che è quello che fa Andreotti e non ci sono problemi. Parla Andreotti per tutti e parla contro le autonomie.
La ringrazio, Consigliere Maquignaz, che difende la Democrazia Cristiana, questo è lodevole perchè la DC ha bisogno di avere un difensore che arriva da Cervinia....
Non avevo capito se il Consigliere Maquignaz era stato arruolato nel Gruppo, dal momento che difendeva la DC; io ad esempio non difendo mai l’Union Valdôtaine, che non ha bisogno di essere difesa da me. Certo che se la DC ha bisogno di essere difesa dal Consigliere Maquignaz....
Comunque, l’unico timore che ho io è che i partiti siano molto bravi a dire certe cose in Valle e poi i fatti fuori Valle siano altri. Anche per questo non solo voto a favore di questo documento, ma lo voto con lo spirito e l’auspicio che sia veramente un passo avanti per fare in modo che le forze politiche che lo votano abbiano la forza in separata sede, cioè a Roma, di farsi sentire.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Riccarand, ne ha facoltà.
Riccarand (NS) - Credo che una puntualizzazione sia dovuta dopo alcune cose che abbiamo sentito.
Sulla questione dell’autonomia bisogna intendersi un pochino, cioè non si può intendere autonomia come localismo o peggio ancora come nazionalismo. Naturalmente il Consigliere Gremmo esce e quando entra si arrabbia e risponde a quello che è stato detto senza neanche aver sentito. Comunque io parlo per gli altri Consiglieri.
Non dobbiamo confondere un discorso di autonomia con un discorso di nazionalismo in grande o di localismo in piccolo. Nella storia valdostana abbiamo avuto un patrimonio di elaborazione di scritti che ha sempre associato, a partire dalla elaborazione di Chanoux, autonomia a federalismo; cioè, l’autonomia non è mai stata disgiunta dalla capacità di avere rapporti con chi ci sta intorno a livelli sempre più larghi, e quindi con la capacità di gestirsi determinate cose, ma nello stesso tempo di delegare altre cose ad una istanza superiore.
Dobbiamo sempre tenere uniti questi due momenti, autonomia e federalismo; se mettiamo l’accento solo su uno facciamo del localismo, facciamo un percorso che è contrario alla storia, che ha portato avanti un’impostazione di sempre maggiore apertura. Lo vediamo adesso a livello europeo, ma in prospettiva, se guardiamo agli avvenimenti dell’Est, questa impostazione riguarderà non solo l’area del mercato comune, ma riguarderà tutta l’Europa unita e in prospettiva ancora si farà un discorso di confederazioni e di rapporti a livello mondiale.
Allora non possiamo continuare soltanto a dire che dobbiamo decidere noi nella nostra Regione; dobbiamo decidere noi fino a certi livelli di competenza, fino a certe scelte che riteniamo di ambito strettamente regionale.
Non intervengo sulla questione Parco del Gran Paradiso, perchè chiedo formalmente al Presidente del Consiglio di mettere la questione al più presto all’ordine del giorno dei lavori del Consiglio perchè tutti ci esprimiamo.
Osservo soltanto che già quando andiamo a parlare di Parco nazionale del Gran Paradiso, cioè di una realtà che definiamo sovraregionale, che ha dimensioni e valori in quanto è di queste dimensioni, non ci possiamo porre nell’ottica di decidere solo noi. Questa sì che è l’ottica nazionalista e localista che rifiuto. Dobbiamo invece porci nell’ottica di gestire queste cose insieme ad altri a livello nazionale e un domani possibilmente a livello europeo.
E’ all’interno di questa logica che vanno valutate determinate scelte e determinati comportamenti; quindi non mi stupisco affatto che il partito comunista in Piemonte, che il partito repubblicano in Piemonte, che il partito socialista in Piemonte abbiano preso una posizione nettamente contraria al testo della Commissione paritetica, perchè quel testo è inaccettabile anche dal mio punto di vista, come rappresentante di un movimento che opera in Valle d’Aosta e che ha seguito tutte le vicende del parco e che è ben convinto che questa è l’ulteriore strada sbagliata che stiamo percorrendo.
Comunque, non voglio andare avanti su questa cosa, voglio solo dare una risposta affrettata su cui sarà opportuno ritornare. Però non diciamo che è autonomista chi rivendica tutto il potere alla regione e soltanto alla regione: coniughiamo il discorso autonomia con un discorso di federalismo, con la capacità di delegare a istanze superiori determinati compiti, a concordare e a gestire insieme queste cose, altrimenti facciamo semplicemente un discorso demagogico di chiusura.
E’ in quest'ottica che facciamo un discorso di autonomia, di stato delle autonomie, di riforma non solo dell’ordinamento delle regioni ma di riforma dello Stato, perchè l’Italia diventi uno stato federale con regioni autonome però unite fra di loro e con capacità di un rapporto a livello europeo.
In base a questa impostazione diamo il voto favorevole alla risoluzione presentata alla nostra votazione con le riserve che dicevo prima.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Presidente della Giunta, ne ha facoltà.
Rollandin (UV) - Le débat a sûrement dépassé l’argument. Je crois à ce propos de devoir donner deux renseignements.
Le premier: le débat sur le projet Maccanico a débuté au mois de février de cette année. M.Maccanico était venu à la Conférence des présidents de junte pour illustrer son projet encore avec le Gouvernement De Mita et les deux points qui étaient à la base de ce projet, qui avaient le but d’aider les régions à statut ordinaire, étaient celui de donner la possibilité d’avoir des emprunts à la Caisse des dépôts et emprunts et celui de dépasser le système existant (selon les articles 4 et 5), qui se rappelle à la loi 281. Cette loi donne avec les articles 8 et 9 les fonds spéciaux qui doivent être liés à un certain programme.
A ce moment les régions à statut ordinaire avaient demandé d’avoir un fonds unique pour la raison de pouvoir modifier à l’intérieur du montant l’utilisation des fonds. Si par hasard il y avait des exigences du monde agricole qui dépassaient les fonds finalisés, par exemple, au tourisme, il y avait la possibilité de transférer les fonds d’un secteur à l’autre. Par la suite il y avait eu une exigence que le Ministre avait représentée, toujours dans le sens de coordonner les activités avec les régions, comme il est prévu par la loi 400 sur la réforme du Conseil des ministres.
Dans ce sens il y avait eu toute une autre série de projets de loi, voire la loi qui prévoit de modifier l’ensemble des organismes qui examinent les projets. En effet il existe un projet dans ce sens qui a été réélaboré par la Conférence des régions. En plus ce projet se relie forcément aux modifications des systèmes électoraux et aux autres modifications de réforme des autonomies locales.
A un moment donné, pour ce qui est des autonomies spéciales, on avait fait une rencontre et on avait demandé qu’il n’y ait pas de conséquences face à ce projet pour les autonomies spéciales. On avait demandé d’insérer un amendement, qui était le suivant: "Le disposizioni della presente legge non si applicano alle regioni a statuto speciale e alle province, salvo che siano espressamente ad esse riferite".
Etant donné qu’on ne pouvait pas le faire si non en modifiant les statuts, c’était tout à fait normal qu’il n’y avait pas de conséquences pour les régions à statut spécial.
Le deuxième point dit: "In attesa dell’emanazione di apposite norme di attuazione dei rispettivi statuti speciali, secondo le procedure in atto, l’ambito di controllo sugli atti amministrativi delle regioni a statuto speciale e delle province non può eccedere quello previsto dagli artticoli 13, 14 e 15 della presente legge".
C’est un aspect que plusieurs Conseillers ont déjà souligné, c’est-à-dire c’est incompatible avec les dispositions statutaires qu’il y ait de la part des organes des différents ministères la possibilité d’aller contrôler l’activité des régions, ce qui vaut déjà pour les régions à statut ordinaire, mais encore davantage cela vaut pour les régions à statut spécial.
Voilà les points qui avaient été soulevés pour ce qui est du projet Maccanico, qui n’avait pas l’intérêt de modifier, au-delà d’une certaine mesure, l’attitude face aux régions. Ce projet a été représenté par la suite; il y a eu des rencontres et comme je répète, pour ce qui est des régions à statut spécial, s’il y a cette garantie, le restant est absolument inutile pour ce qui nous concerne. C’est une liaison avec les régions à statut ordinaire.
Le débat qui s’est ouvert ce soir a pu être intéressant pour d’autres raisons et sera continué dans d’autres sièges car la question sur les fonctions des régions est très importante. Le malheur c’est qu’il n’y a pas de cohérence: au moment où il y a surtout dans le monde de l’Est la tentative de réévaluer la raison d’être des statuts spéciaux, ici on est en train d’abattre les raisons de notre autonomie.
Ici on est très lié aux aspects formels, et en plus on doit assister chaque jour à des ingérences dans l’organisation interne. Je porterai un dernier exemple: la perception des impôts. Avec une circulaire du Ministère on a décidé que les bureaux de perception des impôts dans les différentes vallées n’avaient plus de sens. Il fallait tout concentrer dans deux points.
C’est un système qui pas seulement est contre l’intérêt de la population, mais il est absurde.
Je me permettrais de présenter un ordre du jour à l’attention du Conseil, afin que l’on puisse prendre position contre cette attitude qui est le système pour démanteler les autonomies spéciales.
Sur le problème je demanderais, au-delà des observations de la résolution, au moins d’ajouter un article 28, dont je donne le texte. Il a déjà été envoyé à nos parlementaires afin qu’il y ait une position à ce sujet, et il y a eu en même temps une sensibilisation des autres forces politiques face à ce problème, pour ce qui est des régions à statut spécial, qu’on est en train de coordonner.
Dans ce sens il y aura le temps pour discuter des autres grandes réformes, qui, au-delà d’essayer de réduire de plus en plus les autonomies qui existent déjà, n’ont pas tellement de sens. Au niveau d’Etat unitaire j’ai toute une série de perplexités qui seront soulevées au moment où on discutera de la réforme électorale etc.
Pour la résolution, on a eu les mêmes attitudes face à ce projet de loi, qui n’est pas encore le texte final, car il y a l’exigence de le coordonner avec le projet de loi qui est annexe à la loi financière et qui prévoit qu’il y ait une série d’organes, des commissions compétentes qui doivent être modifiés: la participation des régions au CIPE, la participation des régions au FIO, etc. C’est là une attaque réelle aux autonomies.
Si on veut voter une résolution, je demanderais d’ajouter cet amendement, dont le texte a déjà été formulé il y a longtemps aux parlementaires.
Presidente - Vi è un emendamento presentato dal Presidente della Giunta, per cui il testo della risoluzione è integrato con il seguente punto:
RICHIEDE
che venga aggiunto all’articolato il seguente nuovo articolo 28, che recita:
"Le disposizioni della presente legge non si applicano alle Regioni a Statuto Speciale e alle Province Autonome salvo che siano espressamente ad esse riferi-te.
In attesa dell’emanazione di apposite norme di attuazione dei rispettivi Statuti Speciali secondo le procedure in atto, l’ambito del controllo sugli atti amministrativi delle Regioni a Statuto Speciale e delle Province Autonome non può eccedere quello previsto dagli articoli 13, 14 e 15 della presente legge".
Ha chiesto di parlare il Consigliere Louvin, ne ha facoltà.
Louvin (UV) - D’abord je voudrais remercier le Président du Gouvernement pour le complément d’information qu’il a porté à ce sujet et qui a permis de mieux replacer le débat.
Je partage évidemment le contenu de ces amendements qui ont été prédisposés par la Conférence des présidents des gouvernements régionaux et je souhaiterais que la résolution soit intégrée dans le sens de dire que nous appuyons les amendements en question. Il n’est peut-être pas formellement souhaitable qu’ils soient reproduits dans le texte de la résolution; il suffirait qu’il y ait simplement une référence à ces deux propositions, et pour ce qui me concerne je suis d’accord à accepter l’intégration de cette fac,on de notre résolution, d’autant plus que ces deux amendements vont dans la me^me direction des réflexions qui ont été faites dans cette enceinte jusqu’à présent.
Le texte donc est projet de loi qui à Rome est en train d’être modifié, mais il n’est pas pour autant moins important que ce Conseil ait pris une position assez largement convergente dans le sens de réaffirmer l’importance des autonomies spéciales et contre cette attitude qui voudrait homologuer continuellement les positions des différentes régions.
Je demanderais par conséquent de donner lecture du texte de la résolution tel qu’il est modifié suite aux amendements proposés par le Président du Gouvernement et je déclare mon vote favorable.
Presidente - La parte deliberativa dovrebbe essere così modificata, secondo l’emendamento presentato dal Presidente della Giunta:dopo il punto ESPRIME il proprio dissenso ecc., aggiungere:
Richiede
che venga aggiunto all’articolato il nuovo articolo 28,che recita:
Le disposizioni della presente legge non si applicano alle Regioni a Statuto Speciale e alle Province Autonome salvo che siano espressamente ad esse riferite.
In attesa dell’emanazione di apposite norme di attuazione dei rispettivi Statuti Speciali secondo le procedure in atto, l’ambito del controllo sugli atti amministrativi delle Regioni a Statuto Speciale e delle Province Autonome non può eccedere quello previsto dagli articoli 13, 14 e 15 della presente legge.
Riprende alla fine il testo con DELIBERA di trasmettere, ecc.
Pongo in votazione il testo della risoluzione così emendato:
Il Consiglio regionale della Valle d’Aosta
ESAMINATO il disegno di legge del Ministro Maccanico sul nuovo ordinamento regionale, approvato dal Consiglio dei Ministri il 14 aprile 1989 e presentato alla Camera l’11 maggio 1989;
CONSlDERATO che il disegno di legge in questione, pur contenendo novità di rilievo per le regioni a statuto ordinario, come l’allentamento di quei vincoli di spesa che attualmente riducono a livelli minimi l’autonomia finanziaria di tali Regioni e la riduzione dei controlli amministrativi, costituisce, per le Regioni a statuto speciale, un ulteriore tentativo di livellamento e di normalizzazione secondo una linea di tendenza già chiaramente emersa nel corso della manovra finanziaria 1990;
RILEVATO in particolare che:
- l’articolo 11 del disegno di legge, nel dettare una disciplina generale degli interventi sostitutivi dello Stato in caso di inerzia degli organi regionali, estende tale possibilità anche ai casi di inosservanza degli atti governativi di indirizzo e di coordinamento, trasformando così un istituto non previsto dalla Costituzione in una sorta di potestà di ordinanza dello Stato in materie di competenza regionale;
- l’articolo 24 del disegno di legge, nel regolare i rapporti tra leggi statali e leggi regionali, riduce le Regioni ad enti strumentali dello Stato, fissando un termine perentorio di 90 giorni per adeguare la legislazione regionale a quella di principio dettata dallo Stato e prevedendo per quest’ultimo, in caso di inerzia della Regione, la possibilità di disciplinare nel dettaglio la materia;
- l’articolo 26 del disegno di legge, nell’estendere le disposizioni in esso contenute alle Regioni a statuto speciale ed alle Province autonome, risulta ambiguo in quanto fa riferimento a principi non meglio individuati e comprime di fatto l’autonomia statutaria;
ESPRIME
il proprio dissenso rispetto al disegno di legge sul nuovo ordinamento regionale presentato dal Ministro Maccanico, ribadendo nel contempo la validità delle motivazioni che stanno alla base della specialità della Valle d’Aosta, delle altre Regioni a statuto speciale e delle Province autonome di Trento e Bolzano;
RICHIEDE
che venga aggiunto all’articolato il nuovo articolo 28,che recita:
Le disposizioni della presente legge non si applicano alle Regioni a Statuto Speciale e alle Province Autonome salvo che siano espressamente ad esse riferite.
In attesa dell’emanazione di apposite norme di attuazione dei rispettivi Statuti Speciali secondo le procedure in atto, l’ambito del controllo sugli atti amministrativi delle Regioni a Statuto Speciale e delle Province Autonome non può eccedere quello previsto dagli articoli 13, 14 e 15 della presente legge.
DELlBERA
di trasmettere la presente risoluzione ai Presidenti della Camera e del Senato, al Ministro per gli Affari regionali, al Presidente della Commissione Bicamerale per le questioni regionali, ai Capigruppo parlamentari, al Senatore e al Deputato valdostani.
Esito della votazione:
Presenti: 29
Votanti: 28
Favorevoli: 28
Astenuti: 1 (Aloisi).
Il Consiglio approva
***
