Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2290 del 26 giugno 1991 - Resoconto

OBJET N° 2290/IX Programme d'amélioration du secteur fromager. (Interpellation)

Président Je donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Perrin, Mostacchi, Vallet et Voyat, inscrite au point 22 de l'ordre du jour.

Interpellation Rappelant que dans les années passées l'Assessorat de l'Agriculture, Forêts et Environnement avait formulé, en accord avec les Coopératives intéressées, un programme d'amélioration du secteur fromager;

retenant nécessaire de poursuivre dans cette direction afin de bien délimiter les zones de ramassage du lait de chaque coopérative pour éviter de trop long parcours et de frais de transport trop élevés;

jugeant indispensable de rationaliser le secteur par la construction de nouvelles fromageries dans les zones qui en sont dépourvues selon le programme susdit;

les soussignés Conseillers régionaux

interpellent

l'Assesseur compétent pour connaître:

1) quelle est l'opinion du Gouvernement valdôtain à cet égard;

2) s'il a l'intention de donner cours au programme en question;

3) à quel point sont les projets de construction des fromageries de Valpelline, Doues et Brusson et de reconstruction de celle de Salirod (Saint-Vincent).

PrésidentLe Conseiller Perrin a demandé la parole; il en a la faculté.

Perrin (UV) Les laiteries tournaires ont représenté beaucoup, par le passé, pour la Vallée d'Aoste, pour l'élevage et pour le secteur laitier. Nées vers la moitié du siècle, poussées par le Comice agricole, elles ont grandi et petit à petit elles ont rempli tout le territoire de la Vallée d'Aoste. Les anciennes laiteries tournaires avaient un but économique puisqu'il s'agissait de travailler le lait non plus individuellement, comme auparavant, mais en communauté. En effet, dans ces laiteries, on ramassait et on travaillait tout le lait d'un village ou de plusieurs villages ensemble.

Les laiteries tournaires ont représenté aussi un gros facteur au point de vue social, puisqu'elles étaient un lieu de rencontre, où les gens avaient la possibilité de se connaître, de discuter, de parler des problèmes communs. Hélas! aujourd'hui, tout en maintenant leurs fonctions, elles ont de grosses difficultés de gestion. Des problèmes de type administratif sont présents, des problèmes, plus graves encore, de type fiscal les harcèlent et, donc, que l'on veuille ou non, elles ont dû très souvent être substituées par les coopératives, qui peuvent éviter ces problèmes.

Malheureusement, certaines de ces coopératives recueillent le lait sur un territoire trop vaste et provenant de communes trop éloignées, ce qui diminue la qualité du produit qui est travaillé, c'est-à-dire du fromage fontine. En effet, dans les anciennes laiteries tournaires, les règlements étaient extrêmement sévères. Le lait ne pouvait y parvenir après un certain délai de temps, suite à la traite, qui était extrêmement limité et qui faisait que le produit qu'on y apportait, était tout frais et que le produit qu'on y recueillait était excellent. Ce qui n'arrive pas toujours pour les coopératives actuelles.

Dans le but d'éviter certains problèmes, l'Assessorat avait conçu un programme de développement ou mieux de rationalisation des coopératives fromagères. Certaines de ces coopératives sont mal placées puisque le lait, qui y parvient, provient de communes très éloignées et parfois il faut une ou deux heures pour que la lait y arrive. Dans ce cas, vous pouvez imaginer quelle est la qualité du produit qui en sort.

Il s'agissait donc de mieux délimiter les zones de ramassage, en divisant les coopératives, qui actuellement recueillent une quantité trop grande de lait, en deux ou trois coopératives plus petites, de façon à rationaliser tout le secteur. A ce sujet, on avait conçu un programme afin d'éliminer les grandes distances, afin d'éliminer les quantités énormes de lait recueilli par certaines coopératives, imaginons celle d'Arnad ou celle de St.-Marcel. On avait prévu de créer de nouvelles coopératives là où elles n'existent pas ou d'améliorer celles qui existent déjà, mais qui ont besoin d'être rationalisées et modernisées.

Par cette interpellation, nous voulons savoir si le Gouvernement régional a l'intention de poursuivre dans ce programme et nous voudrions connaître à quel point en sont les projets de construction des fromageries qui étaient prévues par le programme même, notamment celles de Valpelline, de Doues et de Brusson, et à quel point - et nous avons déjà eu l'occasion d'en parler il y a quelque mois à l'intérieur de ce Conseil - en est la reconstruction de la coopérative de Salirod, dans la commune de St.-Vincent.

PrésidentA demandé la parole Monsieur Lanièce, Assesseur à l'Agriculture, Forêts et Environnement; il en a la faculté.

Lanièce (DC) L'Assessorato è consapevole dell'importanza che assume il settore lattiero-caseario nella realtà agricola valdostana e pertanto ritiene prioritaria ogni azione che contribuisca al suo sviluppo ed alla sua razionalizzazione.

Attualmente gli interventi sono mirati, da un lato, a migliorare la qualità del prodotto e, dall'altro, l'economicità globale d'impresa. Con l'assistenza diretta alle aziende, si punta alla produzione di un latte qualitativamente sempre migliore (controllo del bestiame, selezione, alimentazione...). Con la messa in opera di impianti di trasformazione, aventi tecnologie idonee al tipo ed alla qualità del prodotto da trasformare, si salvaguarda la peculiarità del prodotto fontina, un'economia gestionale nel processo di lavorazione e si garantisce l'igienicità del prodotto, fattori, questi ultimi, tutti indispensabili per affrontare un mercato sempre più esigente e saturo di offerta.

Per rendere coerente ed incisiva l'azione intrapresa, è indispensabile l'individuazione dei bacini di raccolta, operazione che è ormai in fase di ultimazione. In seguito, a strutture ultimate, e con lo sforzo delle cooperative interessate, si procederà alla revisione degli accordi che le stesse hanno stipulato con i conferitori.

E' opportuno ricordare che l'adozione dei bacini di raccolta si è resa indispensabile non solo per evitare lunghi percorsi, che vanno a scapito della qualità della fontina e dell'economia gestionale, ma anche per il corretto dimensionamento dell'attrezzatura lattiero-casearia ed ancora per stroncare il fenomeno, per fortuna ancora limitato, della concorrenza tra le cooperative che, se deve esistere per la capacità gestionale e la qualità della produzione, deve cessare quando riguarda esclusivamente la quantità di latte raccolta.

Alcune realtà devono fare riflettere, perché vi sono casi in cui i mezzi di cooperative diverse raccolgono il latte in zone molto prossime, concorrendo, così, a far lievitare solo le spese di gestione, alle quali l'Amministrazione partecipa nella misura del sessanta per cento.

Voglio infine portare a conoscenza lo stato di attuazione dei nuovi investimenti che l'Assessorato intraprenderà quanto prima, ma che risolveranno solo parzialmente le problematiche di cui si è trattato.

Per il caseificio in Comune di Valpelline siamo in attesa del progetto esecutivo, così come per quello di Doues. I tempi di completamento di quest'ultimo hanno subito uno slittamento, in quanto si è dovuto provvedere all'acquisizione di un ulteriore appezzamento di terreno.

Nel caseificio di Salirod, in Comune di Saint-Vincent, sono già stati svolti i lavori interni per migliorarne la funzionalità igienico-produttiva. Si sta predisponendo lo studio di fattibilità del caseificio di Brusson anche in funzione delle aree disponibili.

Tra le nuove iniziative è prevista la realizzazione di un caseificio in Comune di Cogne ed attualmente si sta predisponendo l'acquisto delle aree relative. Ci è stata fatta un'altra proposta per la realizzazione di un caseificio a Pollein, di dimensioni comunali o per zone molto limitate.

Su iniziativa degli stessi caseifici vi è inoltre in progetto di costruire altri due, uno a Fontainemore e l'altro a Morgex, in sostituzione degli attuali. Poiché, infatti, quello di Fontainemore non è più in grado di raccogliere tutto il latte che vi si vorrebbe conferire, la cooperativa proprietaria del caseificio sta trattando con il Comune la permuta del terreno su cui dovrebbe sorgere il nuovo caseificio, per valutare la differenza del trenta per cento a suo carico, visto che il settanta per cento verrà erogato come contributo dall'Amministrazione regionale. Anche a Morgex i soci della locale cooperativa stanno portando avanti un discorso analogo, perché quel caseificio non è più in grado di assolvere ai compiti richiesti dai produttori.

Inutile dire che l'Assessorato appoggia queste iniziative, che ritiene assolutamente valide.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Perrin; ne ha facoltà.

Perrin (UV) Je remercie monsieur l'Assesseur pour sa réponse et je le prie de me la fournir, s'il le désire.

Je crois qu'une attention particulière doit être mise dans ce secteur, qui est le secteur portant de l'économie agricole valdôtaine. Sans l'élevage, sans la production du lait et la transformation en fontine, notre agriculture serait complètement anéantie. Il faut essayer d'être extrêmement attentif surtout au fait que ce produit maintienne une très haute qualité. Nous essuyons, en ce moment, des difficultés dans le secteur fromager. Non seulement en Italie, mais aussi dans d'autres pays de la Communauté Economique Européenne, la vente des fromages est en baisse, les prix sont en train de diminuer. Une diminution de la vente de fontine et surtout une baisse de son prix, comporteraient une diminution des revenus de nos agriculteurs, ce qui serait extrêmement nuisible.

Pour obtenir cette qualité il faut que le contrôle augmente de plus en plus. Plus la fromagerie est proche des producteurs, plus ce contrôle devient facile de la part du Comité de direction et du Président de la coopérative. Nous demandons, donc, que ce programme de développement soit suivi et qu'il soit porté de l'avant le plus tôt possible.

Je crois que, faute de pouvoir faire tout ce que les agriculteurs désireraient, il faut évidemment faire des choix et se donner des priorités. La construction des établissements pour les coopératives a, à mon avis, la priorité sur tout autre type de travail. Nous reviendrons sur cet argument, que nous continuons à suivre, pour connaître les résultats et pour savoir si ce programme sera effectivement développé ou non.