Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 553 del 14 maggio 1984 - Resoconto

OBJET N° 553/VIII - JOURNEES EUROPEENNES DES REGIONS - PROJET DE TRAITE POUR LA CONSTITUTION DE L'UNION EUROPEENNE. APPROBATION D'UN ORDRE DU JOUR

PRESIDENTE - Do lettura dell'ordine del giorno preparato dalla Presidenza:

ORDINE DEL GIORNO

Nel 1955 le autonomie locali europeiste lanciarono da Esslingen sul Neckar l'Appello per la convocazione di una Assemblea Costituente europea. Esse sottolineavano che i Governi nazionali erano stati fino ad allora lenti o, peggio, insufficienti nella creazione del potere politico sovrannazionale e che solo gli Stati Uniti d'Europa potevano garantire ai cittadini la pace, la libertà e il lavoro. Esse inoltre affermavano la convinzione, basata su molteplici esempi storici, che le autonomie locali, si conquistano o si riscattano durante i grandi movimenti, che uniscono più stati centralizzati in Federazioni di popoli.

Nella legislatura che si concluderà nel giugno 1984 il Parlamento Europeo, eletto per la prima volta a suffragio universale diretto, si è attribuito poteri costituenti e presenta ora ai dieci Stati della Comunità europea un progetto di Trattato di Unione economica e politica: questo Trattato andrà in vigore quando lo avranno ratificato 6 su 10 Stati, comprendenti non meno dei due terzi della popolazione globale.

Il Consiglio regionale

della Valle d'Aosta

chiederà ai candidati delle prossime elezioni europee di impegnarsi a loro volta a portare a compimento con tenacia e coraggio nella prossima legislatura l'opera costituente intrapresa per addivenire a questo storico passaggio dall'Europa delle sovranità nazionali chiuse nel loro egoismo e nella propria impotenza, alla solidarietà sovrannazionale.

L'Unione europea saprà garantire la comune sicurezza e rappresenterà un polo della costruzione della pace. Essa potrà contribuire alla realizzazione di un nuovo ordine economico internazionale, più giusto e più stabile. Essa permetterà all'Europa di non mancare all'appuntamento di una società postindustriale, che crei lavoro per tutti e solleciti una migliore qualità di vita, e conferirà nuovamente agli europei l'autonomia necessaria per decidere responsabilmente del proprio destino e per garantire a tutti i popoli della Terra la loro ferma volontà di vedere le Nazioni del Mondo veramente unite. Nell'era dei voli spaziali il primo obiettivo deve essere quello di creare la democrazia dell'interdipendenza planetaria: l'alternativa saranno altrimenti il caos o l'ultima spiaggia.

Il Consiglio regionale

della Valle d'Aosta

ritiene comunque indispensabile che, per una reale e completa Unione europea, le norme elettorali per la formazione del Parlamento europeo debbano tener conto di tutte le particolarità geografiche ed etniche riconosciute nelle Costituzioni dei singoli Stati, al fine di assicurare la presenza nel Parlamento europeo di tutti i rappresentanti dell'Europa dei popoli.

PRESIDENT - Messieurs les Conseillers, lors de la séance des chefs de groupe du Conseil en date 19 mars 1984, nous avions pu examiner le nouveau projet du traité instituant l'Union Européenne et un long débat avait suivi.

Au cours de cette réunion, adhérant à la proposition formulée par le Comité de Coordination des Présidents des Conseils régionaux, dont la Vallée d'Aoste fait partie, il avait été décidé d'organiser, au niveau d'Assemblée régionale un débat sur le théme "Journées européennes des Régions".

Aujourd'hui, que les consultations populaires pour le renouvellement du Parlement européen, élu pour la première fois au suffrage universel en juin 1979, reproposent le problème de l'Europe, j'ai jugé opportun d'inscrire à l'ordre du jour de la séance de l'Assemblée régionale un objet spécifique, susceptible de susciter un large débat entre toutes les forces politiques, sur le rôle des Régions dans la réalisation de l'Europe démocratique.

Je suis en effet convaincu que notre Région, tout en étant la plus petite de l'arc alpin, pourra apporter sa contribution au débat afin de parvenir à une Europe qui soit à même de répondre aux expectatives des peuples qui la composent.

Je ne veux pas ici m'arrêter tout particulièrement sur la question complexe du projet de l'Union Européenne approuvé à Majorité par le Parlement européen le 14 février dernier.

Qu'il me soit permis toutefois d'exprimer un jugement synthétique sur la portée historique et idéale de ce document, qui constitue le premier pas important sur le chemin ardu de l'intégration éuropéenne, de l'éléction du premier Parlement au suffrage direct, premier pas qui permettra sans doute à l'Europe de viser des objectifs propres et réaliser les aspirations des pères fondateurs de la Communauté. Jusqu'à présent l'incapacité des états membres à aller au-delà des égoïsmes nationaux avaient empêché ce résultat. Ce n'est que par une forte intégrations politique entre les nations que l'Europe pourra de nouveau jouer un rôle positif dans les équilibres internationaux, en mettant au point, dans la liberté et la démocratie, un système de valeurs basé sur la paix, la sécurité et le travail.

Il faut donc souhaiter que la deuxième législature permette à l'Europe de sortir de cette phase de décadence lente et progressive, et qu'elle accélère ce processus d'intégration, seule garantie d'avenir pour le vieux continent.

Il me semble nécessaire, à ce point du débat, de mettre l'accent sur l'exigence d'une présence dans cette Assemblée des minorités ethniques et linguistiques qui ont toujours lutté pour l'unité européenne dans le but de renforcer les institutions communautaires.

Sur le plan des institutions, il faut souligner que nous sommes pas présents, nous, en tant que Région Autonome de la Vallée d'Aoste, dotée d'une structure spéciale, au premier échelon de la représentation, c'est-à-dire qu'au Parlement européen, sur 81 Parlementaires européens représentant l'Italie, il n'y en a même pas un qui représente la Vallée d'Aoste. A maintes reprises nous avons sollicité une réforme de répartition circonscriptionnelle pour garantir la représentation de notre Région dans les cadres du Parlement européen. Le jour où le Parlement européen sera représentatif de toutes les Régions, ce jour là non seulement un dialogue constructif aura lieu entre les interlocuteurs légitimes mais il sera possible aussi d'éliminer goulets burocratiques et retards dans le développement des réalités particulières.

Sera-t-il possible d'armoniser les exigences des états nationaux, toujours plus incapables de dominer la crise, avec les expériences des Régions européennes qui attendent depuis des années la légitimation et la reconnaissance qui permettraient de résoudre les problèmes selon une conception européenne au niveau des Régions de l'arc alpin, ou des Alpes occidentales, ou des Régions des Pyrénées, pour ne citer que quelques exemples de groupe de travail qui existent déjà ou d'associations telles que celles des Régions frontalières européennes?

C'est de nous aussi que dépend la réponse, de la manière dont nous aborderons les ouvertures, décidées par le Parlement européen, pour faire progresser les politiques d'action régionales sur le plan de compatibilité et d'harmonisation des orientations dans les divers secteurs de la politique communautaire.

La conception des problèmes communs aux Région côtières périphériques, ou des Régions insulaires, voilà un exemple ultérieur illustrant les méthodes pour dépasser l'optique entièrement étatique, est une voie à suivre pour frapper les différences et les injustices et pour faciliter des solutions communautaires, des actions définitives au sujet des thèmes économiques, aussi bien que des thèmes de la grande voirie, de la protection de l'environnement, de la sauvegarde des produits typiques.

Se connaître c'est aussi se comprendre, c'est-à-dire affronter les problèmes avec la conscience de vouloir aller au-delà des égoïsmes nationaux, afin de jeter les bases d'une relance de la "Civitas" européenne.

C'est avec ses sentiments que je vous remercie de votre attention.

Ha chiesto di parlare il Vice-Presidente Dolchi, ne ha facoltà.

DOLCHI - (P.C.I.): La Presidenza del Consiglio ci ha presentato nella passata seduta (e credo dovremmo arrivare oggi alla conclusione con un voto) un importante o.d.g. su un altrettanto importante problema che, a prima vista, potrebbe anche sembrare distante dai problemi che assillano e coinvolgono, soprattutto in questi tempi, la Regione Valle d'Aosta, ma che in realtà è strettamente legato allo sviluppo della nostra Regione.

Molte volte in questo stesso Consiglio abbiamo esaminato e discusso i riflessi negativi e positivi di provvedimenti che a livello sovrannazionale coinvolgevano la nostra economia, non solo italiana, ma anche e soprattutto valdostana.

Due esempi tipici: i problemi dell'agricoltura e della siderurgia. I primi ci trovano, a volte, coinvolti negativamente e costretti a subire scelte che sono fatte al di fuori ed al di sopra della nostra possibilità di intervento.

Lo stesso dicasi per il problema dell'acciaio, il problema della produzione che coinvolge il nostro paese ed in primo piano la massima industria della nostra Regione, l'ex Nazionale Cogne, ora Nuova Sias.

L'o.d.g., che credo vada rivisto, rielaborato e riadattato alla situazione attuale, propone di riaffermare un concetto su cui credo siamo stati tutti d'accordo, che si ritrova anche nel documento votato in extremis (ma comunque votato) dal Parlamento europeo e di cui siamo chiamati ad auspicare una pronta approvazione: cioè approvare il progetto di Unione europea.

Ebbene in questo o.d.g. ci si propone di superare le sovranità nazionali, io direi forse meglio le sovranità statali, per affrontare quella che viene chiamata, a livello europeo, la solidarietà sovrannazionale.

Sono argomenti affascinanti per la loro ampiezza, per il grande valore politico e culturale che rappresentano. Dico subito che il Gruppo comunista voterà l'o.d.g.: faremo alcune considerazioni di dettaglio, che serviranno a meglio spiegare il nostro atteggiamento come cittadini della Valle d'Aosta e come regionalisti.

Due cose vanno riaffermate e le riaffermo a nome del Gruppo comunista: noi operavamo già nel 1979, ed in tal senso era stata impostata la campagna elettorale ricordata dal Presidente del Consiglio, che è stata la prima per le elezioni del Parlamento europeo a suffragio universale. Nel 1979 uno degli obiettivi fondamentali che si ponevano un po' tutti era quello che il Parlamento europeo giungesse rapidamente al progetto costituente, che omogeneizzasse la legislazione degli stati membri, come si usa dire, e soprattutto il sistema elettorale per le elezioni successive, che sarebbero state quelle del 1984. Sembrava allora che fosse molto il tempo a disposizione, ma è passato rapidamente e ci troviamo oggi a votare con lo stesso sistema del 1979 perchè soprattutto il progetto iniziale del Parlamento europeo non è stato preparato. Quindi votiamo con lo stesso sistema del 1979, quando nel 1979 il più grande auspicio che da tutti veniva era quello che i vari paesi potessero predisporre le operazioni per il voto del 1984 con un sistema elettorale unico. E questo è stato il primo aspetto negativo di questi cinque anni di legislazione a livello europeo, e di riflesso anche mancanza di volontà a livello nazionale. Non voglio certo aprire la campagna elettorale in aula questa mattina (tutti sapete che l'aprirò domani sera nella sala sottostante); credo però che sia importante proprio perchè non sono io a dirlo, nel votare questo ordine del giorno e perchè il Consiglio sia particolarmente conscio del voto che esprime, ricordare le parole dette dal Presidente della sezione italiana del Consiglio dei Comuni di Europa, che è il socialista Umberto Serafini.

Egli dice, in occasione della presa di posizione degli Stati Generali del Consiglio dei Comuni di Europa (cito testualmente): "I Governi degli Stati Nazionali della Comunità sono incapaci di costruire l'Europa unita e democratica, agiscono in ordine sparso, sono legati agli interessi contingenti dei gruppi di pressione economica, delle clientele elettorali dei rispettivi paesi, non riescono a garantire la sicurezza comune, tengono Spagna e Portogallo, che hanno riconquistato la libertà in nome dell'Europa, vergognosamente fuori della Comunità, ripetono alle porte del 2000 le piccole ambizioni e le grandi viltà che hanno fatto precipitare la democrazia negli anni '30.

C'è bisogno invece di attuare rapidamente una unione economica e politica e solo il Parlamento europeo, eletto direttamente dal suffragio di 190 milioni di cittadini, ha mostrato di saper fare proposte serie e concrete, elaborando un progetto di trattato che gli europei di ciascuna nazione dovranno ratificare o respingere, mostrando così se hanno capito i problemi dell'ora oppure vogliono suicidarsi".

Queste parole piuttosto dure del Presidente dell'Organizzazione italiana del Consiglio dei Comuni d'Europa - a parte il fatto che dovrebbero essere soprattutto rivolte al Governo e al suo Presidente, che è il compagno di partito Craxi - ci devono far meditare sull'importanza che ha il voto del 17 giugno, proprio perchè le cose che vengono affermate rispondono alla realtà, proprio perchè il Parlamento non ha quel peso che potrebbe avere, perchè sono poi sempre i Governi e i parlamenti nazionali a dire le ultime parole.

Noi come Partito comunista siamo soddisfatti che il documento su cui oggi si discute, che è diventato il documento costituente, sia stato redatto da un deputato indipendente eletto nelle liste del P.C.I., Altiero Spinelli, e quindi la ratifica di questo provvedimento che viene chiesto da almeno sei Stati membri ci trova perfettamente d'accordo.

Non starà ancora ad analizzare tale documento, ma le Regioni e le minoranze potranno giocarvi un ruolo importante. Come? La risposta più positiva sarebbe che possono farlo se sono direttamente rappresentate, se sono presenti, se sono come minoranze etniche, come rappresentanze di larghi strati di popolazioni, immigrati o emigrati, in condizioni di far sentire la loro parola direttamente.

Il sistema elettorale che precedentemente ho richiamato, cioè quello già sperimentato nel 1979, ci esclude di fatto, non solo noi valdostani, ma tante altre Regioni e minoranze europee, dalla rappresentanza diretta.

Il Consigliere Perrin, attento osservatore di queste vicende, ci ha ricordato ultimamente in un suo articolo e poi anche in altre occasioni, che Craxi ha smentito Craxi, che il sistema elettorale che regola il voto del 17 giugno 1984 sarà ancora una volta un voto che di fatto impedirà alle minoranze, in particolare a quella valdostana, di essere presenti come tali al Parlamento europeo.

Ce n'est pas à moi, cher collègue Perrin, de prendre position dans cette dispute, juste à mon avis, entre le mouvement de l'Union Valdôtaine, la Fédération DP-UVP, et le gouvernement, car vous avez des Parlamentaires qui ont voté le Gouvernement Craxi et plusieurs fois lui ont confirmé leur confiance parce qu'ils avaient eu des promesses bien précises surtout sur le système électoral pour les élections européennes. Ce n'est pas le premier cas - et le Conseiller Perrin nous le rappelle dans son article - où la majorité parlementaire et le gouvernement présidé par des démocrates chrétiens ou par des socialistes - comme en ce cas, ne maintiennent pas leur parole vis-à-vis du peuple valdôtain, des députés et des sénateurs valdôtains, du Conseil régional. C'est M. Perrin - mais nous-mêmes nous aurions beaucoup d'exemples à fournir - que nous rappelle que M. Fanfani, sur la place d'Aoste en 1954, nous avait promis la zone franche dans un très bref délai, et que le 12 octobre 1983 M. Craxi disait: "la Valle d'Aosta ha più volte avanzato l'esigenza di una specifica rappresentanza della propria popolazione al parlamento Europeo; il Governo è certo che nelle sedi parlamentari competenti tale esigenza sarà attentamente valutata".

On dira que les partis nationaux, ont des intérêts qui vont au-delà des frontière des petites Régions et des minorités ethniques, ce sera peut-être le débat que nous aurons le temps de faire pendant cette campagne électorale. Je veux seulement souligner - et ce n'est pas pour faire de la polémique mais pour confirmer certaines réalités peut-être on le discutera dans l'ordre du jour qui va suivre - que la Vallée d'Aoste a dans ces décennies même trop souvent eu des promesses, qui n'ont pas été maintenues.

C'est donc à l'unité, à la volonté, à la coopération entre les partis autonomistes et régionalistes qui agissent en Vallée d'Aoste, de faire en sorte que ces attentats à l'autonomie, à l'esprit des régionalismes, soit battu par une position populaire, soit battu par des unités qui se forment dans ce même Conseil, dans la population valdôtaine, contre les promesses non maintenues, contre une politique qui n'est pas, ni pour la Vallée d'Aoste ni pour les autres Régions de l'état, et de la république italienne, une politique de décentralisation, une politique régionaliste.

Je ne veux pas m'éloigner du thème et je ne veux pas aussi vous prendre trop de temps. L'Europe des états, l'Europe fédérale, l'Europe des peuples, l'Europe des régions: il y en a pour tous les goûts car de tout côté on a cherché de donner des étiquettes à ce qui devait être l'Europe. Nous croyons que les dernières trois lignes de l'ordre du jour qui vient d'être proposé c'est encore une réalité qu'il faut souscrire et en même temps regarder avec beaucoup d'attention: "nell'era dei voli spaziali il primo obiettivo deve essere quello di creare la democrazia dell'interdipendenza planetaria: l'alternativa saranno altrimenti il caos e l'ultima spiaggia".

Je suis parfaitement d'accord et je le suis parce que depuis quelques décennies aussi - je le répète - j'ai vécu des rapports internationaux à niveau des Communes, des Régions, des Provinces, et je crois que c'est vrai pour l'Europe que "l'alternativa saranno altrimenti il caos e l'ultima spiaggia". Je veux encore une fois rappeler un grand maître, administrateur et maire de Florence, le Professeur La Pira, qu'en 1977 disait: "cooperare o perire"; c'était pour l'Europe vis-à-vis des pays en voie de développement, c'était pour la planète toute entière.

Donc s'il y a des engagements à prendre comme Conseil régional d'une petite Région mais très importante dans l'avis de notre Europe, c'est que nous sommes bien conscients qu'il faut coopérer ou mourir, parce que non seulement le danger de guerre mais aussi le danger de la famine, le danger des tremblements de terre (dont trop souvent il doit s'occuper le Président Rollandin) sont toujours là pour faire faire des pas en arrière à ceux qui ont la volonté de faire des pas en avant.

Nous voulons coopérer pour ne pas périr et coopérer ça veut dire aussi être représentés au parlement européen, ça veut aussi dire être dans ce parlement conscients que l'Europe doit encore jouer un rôle important pour la paix, qui est à la base de l'avenir de notre génération et des générations futures.

Merci de votre attention.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Aloisi, ne ha facoltà.

ALOISI - (M.S.I.): Colleghi Consiglieri, siamo tutti coscienti che stiamo attraversando un periodo particolarmente difficile per la costruzione della nuova Europa, soprattutto dopo i famosi fallimenti dei vertici di Stoccarda, di Atene e Bruxelles. Questa crisi deriva certamente dall'errata impostazione che avrebbe voluto portare alla costruzione dell'Europa partendo dal primo obiettivo quello dell'unificazione economica, e comunque assegnando innanzitutto una priorità immediata ai problemi economici.

Nessuno intende sottovalutare i problemi dell'economia: basti pensare negli anni '80 alla sfida tecnologica e di sviluppo nei confronti degli Stati Uniti e nei confronti del Giappone, ai problemi della ricerca, della difesa e alla riconquista dei mercati, al dramma di una Europa che si trova ammalata con 19 milioni di disoccupati.

Il M.S.I. ritiene che sul piano della distribuzione delle risorse economiche si debbano raggiungere equilibri di maggiore equità ed omogeneità, affrontando direttamente i problemi delle zone di storico sottosviluppo, quali il Mezzogiorno d'Italia, che per noi è un problema non solo nazionale, ma è soprattutto un problema europeo.

Ma soffermandoci sulla via economicistica, siamo convinti che, come sta fatalmente avvenendo, ci si esaurisca negli egoismi settoriali e provincialistici, nelle pressioni degli interessi utilitaristici; dobbiamo quindi ribadire nettamente che il problema è prima di tutto un problema politico.

Il M.S.I. è per l'Europa unita, l'Europa non solo come civiltà e cultura, ma come nostra nuova patria, una patria più grande, perchè vogliamo nuovamente diventare protagonisti nella scena politica mondiale.

A quarant'anni da Yalta, noi tutti abbiamo la consapevolezza che non possiamo più contare da protagonisti singolarmente, come italiani o francesi, tedeschi o spagnoli, come greci o portoghesi; dichiariamo di voler accogliere al più presto nella nostra comunità europea la Spagna e il Portogallo, ma solo come cittadini di una Europa unita, di una Europa nazione.

In questa visione non crediamo che si possa fondare la nuova Europa, come espressione dello sviluppo della politica istituzionale delle autonomie locali dei vari regionalismi più o meno accentuati; le Regioni sono spesso costruzioni artificiose sul piano amministrativo e dove hanno alla base una effettiva tradizione autoctona, questa si sostanzia spesso in laceranti contrasti con le comunità nazionali, che hanno ben altra legittimità e funzione storica e politica.

Inoltre, l'esperienza degli enti locali in Italia è del tutto negativa e la trasposizione sul piano europeo della filosofia e della pratica sulle quali si fonda l'esperienza autonomistica degli enti locali non garantirebbe alcuna democrazia, in quanto risulterebbe vincente la logica clientelare e lottizzatrice e non certo quella dell'autentica partecipazione popolare.

Europa politica dunque, unita ed indipendente in un sistema policentristico di sicurezza mondiale. Prendiamo certamente atto con soddisfazione del prossimo ingresso nell'Unione Europea della Spagna e del Portogallo, anche come elemento di sviluppo di una politica europea di iniziativa, a cui come italiani siamo particolarmente interessati, verso i popoli del Mediterraneo e dell'America Latina.

Non possiamo non tener conto tuttavia che ai fini di un sistema di effettiva integrazione europea resta pur sempre insoluto il problema delle nazioni dell'Est europeo: la divisione dell'Europa ed in essa della Germania è un retaggio della II^ Guerra Mondiale i cui effetti devono essere cancellati. L'obiettivo, anche se non immediatamente realizzabile, della partecipazione all'Europa di tutti i suoi popoli, deve essere tenuto sempre presente nella nostra coscienza e nella nostra volontà.

L'Europa oggi deve rivalutare il suo ruolo, non solo ideale e culturale, ma di protagonista politico; l'adesione all'alleanza occidentale in cui l'auspicio della pace si realizza solo con la politica della sicurezza deve portare l'Europa ad una sempre più accentuata e globale partecipazione, sul piano di assoluta parità con tutti i suoi partners ai momenti decisionali di una comune politica per la difesa della libertà.

La costruzione dell'Europa sul piano concettuale e politico è stata legata la superamento del principio del nazionalismo, quasi al rinnegamento degli stati nazionali e storicamente affermatisi. Oggi noi siamo consapevoli che dalle tradizioni nazionali e dalla storia dei suoi popoli l'Europa trae linfa vitale per il suo divenire politico.

Il nazionalismo europeo è la più vera prospettiva per l'europa, esso è qualcosa di più di un semplice progetto politico: è una idea di forza che può assurgere al fascino del mito.

Il M.S.I.-D.N. affida pertanto all'anima e alla volontà delle giovani generazioni di sognare, di pensare, di lottare per una grande e libera Europa.

Depuis 11h29, jusqu'à 11h51, c'est Monsieur le Vice-Président Franco DE GRANDIS qui remplit les fonctions de Président de la séance.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Fosson, ne ha facoltà.

FOSSON - (D.C.): Dopo i candidati al Parlamento Europeo di questo Consiglio regionale, che giustamente hanno aperto il dibattito sul trattato di Unione Europea, direi che l'o.d.g. che è stato presentato a questo Consiglio ci trova consenzienti perchè va nel senso del superamento del frazionamento in Stati d'Europa, degli egoismi nazionali che sono ancora estremamente forti. Egoismi che sono segnati in modo particolare dagli interessi di gruppi economici, sono segnati da una lunga tradizione di liti e di movimenti in questo senso.

Occorre guardare la fine della II^ Guerra Mondiale, vedere quelli che sono stati i segni lasciati da un conflitto di questo tipo, le distruzioni, e ricordare chi nell'immediato dopoguerra ebbe il coraggio, la lungimiranza di prospettare un'Europa unita; furono tre uomini di ispirazione cristiana, tre democratici-cristiani: Schuman, De Gasperi e Adenauer. Tre persone che appartenevano a nazioni che la guerra aveva diviso profondamente e che si resero conto in quel momento, grazie alla loro cultura, che la guerra non sarebbe più stata attuale in Europa soltanto in una prospettiva di Europa unita.

A molti le idee di questi tre uomini parvero allora un miraggio e furono guardati come dei fautori di un mito irrealizzabile. Occorre invece credere nel futuro, credere nella bontà delle idee che magari al momento possono non sembrare attuali. Il fatto che adesso, dopo quarant'anni, discutiamo in questo Consiglio - e si discute in tutti i Consigli regionali d'Italia e in tutti gli Stati d'Europa - su una maggiore integrazione di Europa, su una Europa unita, è frutto della concezione di queste persone, frutto di una certa idea.

E' chiaro (lo ha già detto il Consigliere Dolchi, lo ha già sottolineato il Consigliere Aloisi) come gli egoismi siano difficili da vincere, come gli interessi siano difficili da superare. Occorre invece - e penso che il voto favorevole dato a questo o.d.g. sia in questo senso - superare tutto questo per andare verso una vera integrazione d'Europa, verso gli Stati Uniti d'Europa, verso una unità sovrannazionale che faccia contare l'Europa per quello che rappresenta, per quello che sono la sua cultura e la sua tradizione.

In questo senso l'Europa non può e non deve essere limitata ai suoi confini attuali; deve essere aperta alla Spagna ed al Portogallo, ma soprattutto - e questo può oggi sembrare un miraggio - deve essere aperta a tutti gli Stati dell'Est. L'Europa ha una sua unità che va dall'Atlantico agli Urali, è stato sostenuto in sedi molto più alte di questa, lo ha sostenuto il Papa, e mi pare che una marcia organizzata in queste ultime settimane dal Movimento Popolare, partita da Milano, si sia divisa in due tronconi e per una parte sia andata verso Parigi e verso la Spagna, e l'altra sia andata verso Praga e verso l'Est europeo.

E' questo l'auspicio che noi formuliamo ed esprimiamo in questo Consiglio votando a favore di questo o.d.g.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Perrin, ne ha facoltà.

PERRIN - (U.V.): L'idée d'Europe, surtout d'Europe politique, est très ancienne, et je crois que au fond de cette idée il y a eu pour y arriver l'analyse d'un fait, du fait que l'Europe, malgré la diversité de ses peuples, de cette multitude de peuples qui la composent, a quand même une culture, un esprit commun. C'est à celà que l'on a voulu arriver, en pensant à l'union européenne.

L'Union Valdôtaine est d'une manière particulière sensible à ce problème: nous, depuis notre fondation, nous raisonnons de façon différente, puisque nous croyons dans l'unité mais à travers la diversité.

Donc nous croyons dans l'unité politique de l'Europe, en sauvegardant la spécificité de tous les peuples qui composent cette - nous devrions l'appeler comme ça - grande patrie.

C'est pour cela que notre mouvement votera cet ordre du jour, même si l'Union Valdôtaine n'est pas complètement d'accord; ni avec l'o.d.j. ni avec le traité qui va instituer l'union européenne. Pourquoi cela? Parce que ce traité ne nous satisfait pas, car encore une fois malgré la bonne volonté de M. Spinelli et d'autres autonomistes et fédéralistes, le traité est encore le fruit de la volonté des états et non des peuples européens.

En effet, malgré une amélioration par rapport à la situation actuelle, et même si ce traité devait être ratifié par les six ou par les dix états qui composent la Communauté Européenne, le parlement européen serait encore toujours un parlement avec très peu de pouvoir et surtout avec des pouvoirs qui vont dans une mauvaise direction, parce que ce serait un parlement qui représente les états et non les différentes communautés qui vivent dans la grande communauté européenne.

L'Union Valdôtaine a été promotrice en 1979 d'une liste des mouvements, des associations, des partis autonomistes, fédéralistes, régionalistes, de tous ceux qui veulent une décentralisation des états et donc veulent une Europe qui ne soit pas l'Europe des états, mais l'Europe des communautés, des peuples, des régions, mais - et nous sommes de nouveau promoteurs d'une initiative du genre - je crois que nous aurons nous, mais aussi les partis italiens plus encore que nous, de la difficulté à affronter ces élections européennes. En 1979 nous affrontions pour la première fois l'élection du parlement éuropéen de façon directe et les électeurs avaient le grand espoir que ceci puisse constituer un ressort qui aurait adressé dans la bonne direction la politique européenne, qui aurait fait du Parlement européen une Constituante.

Rien de tout cela n'est malheureusement arrivé, l'Europe a continué à être l'Europe des marchands, l'Europe qui veut se faire à travers l'économie, et comme justement quelqu'un l'a dit, ne se fera jamais, parce qu'on ne veut pas y acceder à travers l'unité politique de cet ancien continent.

Nous aurons des difficultés parce que les électeurs, ceux au moins qui pensent avec leur tête, sont démoralisés de ce piétinement de l'Europe.

Nous devons continuer la lutte, et c'est pour cette raison que nous adhérons malgré tout à l'ordre du jour, malgré le fait qu'encore une fois ici il y a la lourde main des états, de tout les états qui composent l'Europe.

Nous l'avons vu en ces derniers temps, le collègue Dolchi a voulu rappeler des extraits d'un article que j'ai écrit il y a quelque temps. En effet nous n'avons pas eu le résultat aux promesses qui nous avaient été faites, une fois encore la Vallé d'Aoste, mais non seulement la Vallée d'Aoste, les Slovènes, les Frioulans, les Sardes, les Occitans mais tant d'autres dans d'autres états, risqueront de ne pas être représentés, puisque le Parlement italien d'un côté, mais les différents parlements des différents états d'autre, ont adopté des systèmes électoraux qui excluent les communautés ethniques et linguistiques excluent celles qu'ils appellent très souvent, avec beaucoup de mépris, les minorités à l'intérieur de l'état national, ce qui est faux puisque ce sont ces communautés qui sont les vraies nations, dans un état très souvent non désiré.

Je voudrais conclure en rappelant Emile Chanoux, dont nous allons célébrer a la fin de cette semaine, vendredi, le 40ème anniversaire de la mort, de son sacrifice, de son martyre.

Bien, parlant de l'Europe, l'Europe que Emile Chanoux désirait, il affirmait: "L'Europe doit être en grand ce que la Suisse est en petit". Concept extrêmement juste et valable, l'unique à travers lequel nous pouvons parvenir à une Europe politique qui ne soit pas celle des états et donc des multinationales, mais à l'Europe des diversités des cultures, des langues qui la composent. Il suffit de rappeler de quelle façon la Suisse s'est créée: ce n'est pas par l'haut mais c'est par le bas, c'est par l'union des peuples qui un après l'autre se sont réunis, dans cette entité qui est la Suisse, fédérale, cantonale.

Malheureusement l'Europe s'est constituée d'autre façon: ce n'est pas à travers la volonté des peuples, c'est à travers la volonté des états. Aussi pour ce traité, malgré qu'il constitue un pas de l'avant, cette direction a été suivie, parce que le Parlement européen n'a pas voulu consulter les peuples, n'a pas voulu consulter les communautés etniques et linguistiques de l'Europe, qui très probablement auraient eu leur parole à dire et probablement ce conseil serait allé dans la bonne direction et aurait permis d'envisager au moins, si non de pouvoir réaliser dans l'immédiat, une vraie Europe.

Depuis 11h51 c'est Monsieur le Vice-Président Giulio DOLCHI qui remplit les fonctions de Président de la séance.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Vice Presidente De Grandis, ne ha facoltà.

DE GRANDIS - (P.R.I): Mi è particolarmente caro poter intervenire su un argomento come questo, che come repubblicano e come federalista mi trova certamente sensibile.

Una prima constatazione mi piace poter fare, ed è che quasi tutti i partiti oggi sentono la necessità di una trasformazione delle istituzioni a livello nazionale ed a livello europeo in senso federalista. Ed è certamente una soddisfazione di non poco conto, perchè proprio quest'anno cade il 150° anniversario della fondazione della Giovine Europa, che come voi tutti sapete fu iniziativa di Mazzini.

La strada che dobbiamo percorrere per arrivare al federalismo è certamente ancora molto lunga ed irta di ostacoli, i passi che si stanno facendo sono passi abbastanza timorosi, ma certamente sono i passi possibili.

Giustamente il Consigliere Perrin lamentava tanti ritardi, tante insensibilità e a suo avviso anche tanti errori nella strada che si percorre per realizzare l'Europa, ma io credo anche che al di là di quella che è l'enunciazione di un principio e quindi la perfezione delle ipotesi che si prospetta con un'idea, bisogna tenere conto della realtà in cui si opera.

A me sembra di vedere tra l'enunciazione della Giovine Europa di Mazzini, il manifesto di Ventotene, la dichiarazione di Chivasso e il trattato proposto oggi dal Club del Coccodrillo un filo ideale di collegamento; questo filo ideale è, a mio avviso, quella speranza che ci deve fare ritenere la nostra battaglia di federalisti valida, utile, necessaria e irrinunciabile.

Ma ci deve fare anche comprendere che in queste enunciazioni ogni volta si è tenuto conto della realtà in cui si operava. Rammento che il manifesto di Ventotene, dovuto all'intelligenza di Altiero Spinelli per la parte ideale e politica e a quella di Ernesto Rossi per la parte economica, non fu approvato a quell'epoca da nessuno dei partiti o dei rappresentanti di partiti che erano confinati a Ventotene, salvo dai tre rappresentanti repubblicani, anche se i rappresentanti repubblicani lamentavano i limiti di questo manifesto in senso federale pur riconoscendo che era l'unica possibilità realistica di attuazione di un federalismo in quella condizione.

E credo che anche oggi dobbiamo dire che il trattato, che ci apprestiamo ad indicare come un passo estremamente necessario e che quindi auspichiamo sia approvato dal nostro e dagli altri governi che fanno parte della Comunità Europea, sia un po' la risultante di un certo tipo di realtà.

Questo non significa che da parte nostra, come repubblicani, ci sia una rinuncia: tutt'altro; è vero che forse noi abbiamo la pazienza della storia, ma è altrettanto vero che quando abbiamo valutato che forse era necessaria una posizione precisa su alcune questioni che andavano in direzione del federalismo, abbiamo saputo essere drastici ed inflessibili. Basta ricordare il fatto che il P.R.I. fu l'unico che non partecipò al 1° governo di coalizione dopo la liberazione perchè era presente la monarchia, oppure la battaglia durissima che fece La Malfa per aprire le frontiere quando tutti avevano paura, anche se dicevano che era utile. Basterà ricordare la minaccia sempre di La Malfa di far crollare il governo se l'Italia non fosse entrata nel Sistema monetario europeo.

Questo significa che ogni qualvolta riconosciamo la necessità che occorre un'azione irremovibile per raggiungere certi risultati, sappiamo anche farlo, ma sappiamo anche valutare la realtà in cui ci dobbiamo muovere per poter dire: questo è irrealizzabile, cominciamo a realizzare quest'altro.

Non vorrei che ci nascondessimo alcune difficoltà molto gravi: giovedì scorso, 10 maggio, a Genova, ero presente ad un convegno su regioni e riforme istituzionali e l'Assessore Massimo Severo Giannini, autorità in questo campo riconosciuta da tutti, affermò pubblicamente che la peggiore istituzione dell'Italia è l'attuale Parlamento nazionale. E' una affermazione molto grave fatta da una personalità così autorevole, ma questa istituzione ormai ha fatto il suo tempo; però trasformarla in una visione di carattere federale per il nostro paese rappresenta una grossa difficoltà, per le resistenze che vengono non solo dagli uomini ma anche dai nostri stessi partiti.

Ci sono possibilità di arrivare al Parlamento cui nessuno vuole rinunciare, ci sono possibilità di gestire la cosa pubblica a livello nazionale per le quali è difficile convincere gli stessi partiti a rinunciare, c'è il timore che decentrando il potere, che estendendo la democrazia, sia sempre più difficile esercitare il potere. Questo è vero, ma noi in quella direzione vogliamo andare, e noi dobbiamo, soprattutto noi che siamo una entità così piccola e particolare, far sentire la nostra voce, far sentire che proprio da una base di dimensioni limitate come la nostra, deve partire una spinta verso l'alto, anche perchè credo che dall'alto non venga mai concesso niente e che ciò sia bene perchè le conquiste in democrazia devono nascere dal basso, dal popolo.

Così come Cattaneo affermava che la democrazia e la libertà non scendono dai santi del cielo, ma scaturiscono dalle viscere dei popoli, anche il federalismo, che a mio avviso è la migliore espressione possibile di democrazia partecipata, senza aggettivi, deve nascere dai popoli.

Se abbiamo coscienza di essere un popolo, di poter recitare un ruolo, di possedere una cultura specifica, di avere fatto nei secoli e soprattutto negli ultimi decenni esperienze difficili, dolorose, abbiamo il dovere di mettere queste certezze, queste esperienze al servizio di tutto il popolo del mondo, non solo del nostro.

Ecco perchè noi, pur riconoscendo a questo trattato di unione europea notevoli limiti, vogliamo che questo trattato venga approvato, riconoscendo che può essere il primo passo determinante per la realizzazione di una Europa federale, così come crediamo che attraverso l'affermazione di un federalismo europeo possa scaturire un'affermazione di un federalismo anche a livello italiano.

Come repubblicani perciò siamo convinti della necessità dell'approvazione di questo trattato e siamo convinti che bisogna da parte di tutti noi valdostani riuscire ad esprimere una volontà, una voce importante per la realizzazione di questi traguardi.

PRESIDENTE: Vorrei richiamare l'attenzione del Consiglio su una questione procedurale. Era stato trasmesso con gli allegati per la passata seduta del Consiglio, un o.d.g. che era di base, cioè l'o.d.g. che l'Associazione Italiana del Consiglio dei Comuni d'Europa aveva trasmesso a tutti i suoi aderenti, quindi anche alla Regione Valle d'Aosta.

A cura della Presidenza era stato poi redatto un o.d.g. che è stato distribuito solo ai Capigruppo e che era l'o.d.g. diciamo così attualizzato e calato nella realtà valdostana.

Una proposta potrebbe essere quella di distribuirlo cosicchè tutti i Consiglieri possono prenderne visione; se nessuno chiede la parola, considerare chiusa la discussione generale e votarlo oggi pomeriggio. L'altra proposta potrebbe essere quella, visto che i Capigruppo sono al corrente di questo o.d.g. perchè è stato loro distribuito, di votarlo già subito.

Ha chiesto di parlare il Presidente della Giunta, ne ha facoltà.

ROLLANDIN - ((U.V.): J'ai suivi avec attention les différentes relations des représentants des partis et je pense qu'au-delà de la ligne que tout le monde reconnaît, la ligne de l'Europe des Régions, de l'Europe des peuples, ce soit nécessaire de faire un effort, de passer de la théorie à la pratique.

Je suis convaincu qu'en thèorie l'Europe qu'on avait prévue était la meilleure; mais en pratique chaque fois qu'il y a des problèmes il y a toujours la nécessité de faire prévaloir les rapports économiques sur les rapports idéaux.

En effet, cette remarque est d'autant plus valable en tenant compte des exemples que plusieurs ont apportés à niveau de politique agricole et de l'acier et surtout à niveau des rapports entre les peuples.

Il y a, à présent, même des difficultés pour avoir des échanges entre les peuples voisins pour participer à une Foire, pour être présents à n'importe quelle manifestation à l'étranger, il y a encore une bureaucratie tellement lourde que si on devait la suivre, il faudrait se prendre six mois à l'avance.

C'est un petit exemple qui nous fera réfléchir, car je suis convaincu qu'uniquement en se connaissant et en donnant la possibilité à tout le monde de voyager, de connaître l'Europe, on aura la possibilité de faire connaître l'exigence d'arriver à l'unité des peuples, des minorités, qui sûrement auront du bon sens et sauront construire et bâtir une Europe nouvelle.

Je suis sûr que chaque parti, chaque mouvement a des pères très respectables, mais je pense qu'il est plus difficile trouver des fils qui sachent porter en avant le discours, et je me souhaite que n'importe qui représentera la Vallé d'Aoste à l'intérieur de l'Europe, sache maintenir les promesses qu'il fera pendant la campagne électorale, et surtout puisse représenter les intérêts des valdôtains.

Et lorsqu'on discutera des problèmes valdôtains qui ont un impact sur la structure européenne, qu'il sache être cohérent, et donc donner son appui pour la construction et le bâtiment des ideaux européens.

Depuis 12h06 Monsieur le Président Giovanni BONDAZ reprend ses fonctions de Président de la séance.

PRESIDENTE: L'ordine del giorno viene distribuito adesso a tutti i Consiglieri.

Ha chiesto di parlare il Consigliere Baldassarre, ne ha facoltà.

BALDASSARRE-(P.S.D.I.): Chiederei al Consiglio di aggiungere al punto 3° dell'o.d.g. le parole:

"e una maggiore autonomia decisionale".

Questo perchè noi come socialisti democratici abbiamo aderito al manifesto assieme ai partiti socialisti europei, siamo il Gruppo di maggioranza relativa nel Parlamento europeo e abbiamo constatato la difficoltà decisionale da parte del Parlamento europeo.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Vice Presidente Dolchi, ne ha facoltà.

DOLCHI - (P.C.I.): Non faccio proposte di emendamento, ma mi richiamo a quanto è stato detto dal Presidente della Giunta circa la necessità di stabilire contatti, rapporti e scambi di esperienze con altre Regioni limitrofe e non, nell'interesse della creazione di uno spirito europeista ma anche della creazione di una maggiore comprensione fra i popoli. La mia lunga attività nella Federazione mondiale delle città gemellate mi fa pienamente condividere le parole del Presidente della Giunta e sottolineare con lui le difficoltà che di volta in volta sorgono quando si concretizzano queste iniziative. Non so che fine ha fatto, ma abbiamo avuto notizia che quando è stato fatto quel patto di amicizia tra la Franche-Comté e la Valle d'Aosta c'è stato addirittura un ricorso da parte del Governo alla Corte Costituzionale, dicendo che la Valle d'Aosta, si era sostituita al Ministero degli Esteri per stabilire trattati internazio-nali. Non chiedo che sia modificato l'ordine del giorno, mi limito a sottolineare questo fatto perchè il Consiglio regionale ne prenda atto e si impegni, come di volta in volta può essere fatto sia partecipando ad un convegno sull'educazione bilingue in Corsica sia dando il proprio contributo e scambio di esperienze in altre iniziative, affinchè al di là delle difficoltà burocratiche ci sia la volontà del Consiglio regionale, del suo Governo e della Presidenza del Consiglio stesso di essere presenti comunque in queste iniziative, che sono sempre proficue e che arricchiscono non solo sul piano concreto nei diversi settori, quelli che possono essere i patrimoni di ogni regione, minoranza o gruppo etnico, ma anche arricchiscono in generale l'ideale di pace e di amicizia.

Questo è un concetto che credo noi tutti abbiamo, che è contenuto nel complesso dell'o.d.g.; la mia richiesta, che quindi va automaticamente nel resoconto del Consiglio, è che alle iniziative si sia il più possibile presenti perchè di là avremo senz'altro un arricchimento al nostro lavoro.

PRESIDENTE: Do lettura, e quindi metto in votazione l'ordine del giorno con l'emendamento proposto dal Consigliere Baldassarre:

ORDINE DEL GIORNO

Nel 1955 le autonomie locali europeiste lanciarono da Esslingen sul Neckar l'Appello per la convocazione di una Assemblea Costituente europea. Esse sottolineavano che i Governi nazionali erano stati fino ad allora lenti o, peggio, insufficienti nella creazione del potere politico sovrannazionale e che solo gli Stati Uniti d'Europa potevano garantire ai cittadini la pace, la libertà e il lavoro. Esse inoltre affermavano la convinzione, basata su molteplici esempi storici, che le autonomie locali si conquistano o si riscattano durante i grandi movimenti, che uniscono più Stati centralizzati in Federazioni di popoli.

Nella legislatura che si concluderà nel giugno 1984 il Parlamento europeo, eletto per la prima volta a suffragio universale diretto, si e attribuito poteri costituenti e presenta ora ai dieci Stati della Comunità europea un progetto di Trattato di Unione economica e politica: questo Trattato andrà in vigore quando lo avranno ratificato 6 su 10 Stati, comprendenti non meno dei due terzi della popolazione globale.

Il Consiglio regionale della Valle d'Aosta

è pienamente consapevole dell'insufficienza del metodo intergovernativo nel portare avanti il processo di unificazione europea, come del resto testimoniano i più recenti vertici europei, e dà il suo pieno appoggio al progetto di unione europea, che si propone di superare l'Europa puramente mercantile delle Comunità. Esso chiede al parlamento nazionale di accelerare l'attuazione di quanto è necessario per la ratifica e al Governo di impegnarsi senza riserve per ottenere la ratifica degli altri Stati consociati. Esso decide altresì di intensificare i suoi rapporti con i poteri regionali di altri paesi della comunità al fine di contribuire a indurli a chiedere la ratifica ai rispettivi Parlamenti nazionali e una maggiore autonomia decisionale al Parlamento europeo.

Il Consiglio regionale della Valle d'Aosta

chiederà ai candidati delle prossime elezioni europee di impegnarsi a loro volta a portare a compimento con tenacia e coraggio nella prossima legislatura l'opera costituente intrapresa per addivenire a questo storico passaggio dall'Europa delle sovranità nazionali chiuse nel loro egoismo e nella propria impotenza, alla solidarietà sovrannazionale.

L'Unione europea saprà garantire la comune sicurezza e rappresenterà un polo della costruzione della pace. Essa potrà contribuire alla realizzazione di un nuovo ordine economico internazionale, più giusto e più stabile. Essa permetterà all'Europa di non mancare all'appuntamento di una società postindustriale, che crei lavoro per tutti e solleciti una migliore qualità di vita, e conferirà nuovamente agli europei l'autonomia necessaria per decidere responsabilmente del proprio destino e per garantire a tutti i popoli della Terra la loro ferma volontà di vedere le Nazioni del Mondo veramente unite. Nell'era dei voli spaziali il primo obiettivo deve essere quello di creare la democrazia dell'interdipendenza planetaria: l'alternativa saranno altrimenti il caos o l'ultima spiaggia.

Il Consiglio regionale della Valle d'Aosta

ritiene comunque indispensabile che, per una reale e completa Unione europea, le norme elettorali per la formazione del Parlamento europeo debbano tenere conto di tutte le particolarità geografiche ed etniche riconosciute nelle Costituzioni dei singoli Stati, al fine di assicurare la presenza nel Parlamento europeo di tutti i rappresentanti dell'Europa dei popoli.

ESITO DELLA VOTAZIONE

Presenti, votanti e favorevoli: 26

Il Consiglio approva all'unanimità.