Oggetto del Consiglio n. 276 del 4 gennaio 1984 - Resoconto
OGGETTO N. 276/VIII - ELEZIONE DEL PRESIDENTE DELLA GIUNTA REGIONALE.
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Mafrica; ne ha facoltà.
MAFRICA - (P.C.I.): Io formalizzo la richiesta di rinvio della nomina del Presidente della Giunta.
Chiedo quindi che sia rinviata l'elezione del Presidente della Giunta per dare tempo alle forze politiche, ai Gruppi del Consiglio regionale di trovare una soluzione alla crisi che sia più adeguata alle necessità del momento.
PRESIDENTE: Signori Consiglieri, c'è una proposta di rinvio pregiudiziale proposta dal Consigliere Mafrica.
C'è qualcuno che chiede la parola? Secondo la prassi uno dovrebbe essere favorevole ed uno contrario.
La parola al Consigliere Lanivi, ne ha facoltà.
LANIVI - (Féd. DP-UVP): Noi non siamo d'accordo sulla proposta di rinvio perché credo che in questo momento, la Regione abbia bisogno di un governo, per cui riteniamo il rinvio soltanto dilatorio e chiediamo quindi che si proceda con i lavori.
PRESIDENTE: Se nessuno prende la parola in favore del rinvio pongo in votazione la proposta di rinvio formulata dal Consigliere Mafrica:
ESITO DELLA VOTAZIONE
Presenti: 32
Votanti: 32
Favorevoli: 13
Contrari: 19
Il Consiglio non approva
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Perrin; ne ha facoltà.
PERRIN - (U.V.): Je serai extrêmement bref parce que je ne veux pas répondre à certaines provocations qui ont été faites dans les interventions précédentes.
Il est clair que, lorsque le 22 décembre les forces de la majorité ont pris acte des démissions du Président du Gouvernement, Mario Andrione, elles étaient conscientes de la nécessité et de l'urgence d'arriver à la formation d'un nouveau Gouvernement régional et ceci, évidemment, pour différentes raisons: des raisons d'ordre moral, des raisons d'ordre politique, économique et social.
Il y a avant tout le grave problème du Casino, que les forces de la majorité n'ont nullement l'intention ou l'envie de minimiser. Ce problème a éclaté, ce problème a démontré, hélas, que la Vallée d'Aoste n'est plus cette île que ironiquement un collègue de l'opposition a voulu décrire, mais nous ne nous arrêtons pas à cette description; si cela s'est vérifié, o'est le signe qu'un changement est en train de s'opérer dans le tissu social de la Vallée d'Aoste et il faut donc, évidemment, y poser tous les remèdes nécessaires, parce que, nous de la majorité, nous voulons que le peuple valdôtain reste un peuple montagnard avec sa fierté et si quelque chose a modifié, elle n'arrive pas de son intérieur.
Donc ce problème du Casino est là, problème sur lequel il faut faire clarté, problème sur lequel nous devrons discuter longuement pour trouver des solutions qui soient les plus adéquates à la réalité valdôtaine.
Pour ce qui est du passé, il y a une enquête de la Magistrature; nous ne pouvons que souhaiter que la Magistrature elle même fasse le plus rapidement possible ce qu'elle doit faire; nous sommes prêts à collaborer, dans l'autonomie, évidemment, que la Magistrature doit avoir, si la chose est nécessaire.
Mais il y a aussi le présent et le futur du Casino et pour le présent et le futur, si nous voulons faire clarté, si nous voulons arriver à trouver des solutions, il faut qu'il y ait un Gouvernement qui puisse agir, qui puisse, à travers son action, poser des remèdes et en prévoir pour le futur.
Je sais que le Gouvernement a déjà nommé des experts en droit, la Commission Affaires Générales élargie aux Chefs de Groupe en a fait autant, nous attendons, avec leur collaboration, de connaître quelles sont les possibilités réelles, mais il faut évidemment agir dès aujourd'hui.
Il y a ensuite d'autres motivations qui nous ont poussés à reformer immédiatement un Gouvernement régional et ce sont ce qui a été déjà affirmé: la situation économique, la grave crise industrielle est là. Nous sommes conscients qu'on ne peut pas descendre au-dessous d'un certain barème dans l'emploi dans ce secteur, qu'on ne peut pas développer énormément d'autres secteurs (voir le tertiaire), que nous ne pouvons pas baser notre économie uniquement sur le tourisme, parce qu'il suffit d'une année d'enneigement ou de non enneigement exceptionnel, comme celle-ci, pour mettre en crise ce secteur aussi.
Il y a ensuite une situation sociale à laquelle il faut poser remède: dans la même Ville d'Aoste va se poser très bientôt, dans quelques mois, le grave problème de la maison pour toute une série de "sfratti obbligatori" qui seront mis en oeuvre, évidemment il faut qu'il y ait un organisme, un gouvernement qui puisse répondre à cette exigence.
Il y a ensuite une situation politique qui doit être affrontée et ce sont les rapports avec le Gouvernement central, rapport mis en cause par la tentative d'amoindrir les ressources financières de la Région, à travers le retranchement des 2/10, mais aussi la sauvegarde de tous nos autres droits statutaires et aucun de ceux-là n'a été rappelée dans cette salle aujourd'hui même.
Et bien, face à cette urgence, nous avons voulu arriver rapidement à la réélection du Gouvernement, en répétant - c'est vrai - la même formule que nous avions décidé il y a quelques mois, au mois de septembre.
Pourquoi? Nous croyons, les forces de la majorité croient dans la validité de l'alliance élaborée après les résultats électoraux du 26 et 27 juin dernier.
Nous croyons dans cette alliance parce qu'elle n'a pas été bâtie sur une volonté de pouvoir mais sur la discussion d'un programme. C'est dans la validité de ce programme que nous croyons et jusqu'à ce - je l'ai déjà dit - que les forces de la majorité croiront en ce programme, nous retendrons valable cette alliance.
D'ailleurs la recherche de n'importe quelle autre solution aurait certainement apporté de graves retards à la formation d'un nouveau gouvernement régional, graves retards qui auraient empêché d'entreprendre les solutions nécessaires pour affronter les situations dont j'ai parlé tout à l'heure, mais qui auraient pu porter aussi un autre très grave danger institutionnel, parce que nous savons tous que le Président du Gouvernement régional de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste, à côté de sa charge de Président, est aussi investi des fonctions que dans les autres Régions ont les préfets.
Or, en retardant la nomination du Président du Gouvernement, vue la situation actuelle, vu ce qui se passe, nous craignons fort qu'il y aurait eu le danger de la nomination de la part du Gouvernement central d'un Commissaire préfectoral, ce qui aurait été la chose la pire et certainement non souhaitable.
C'est pour cela que nous procéderons à l'élection du Président du Gouvernement et de la nouvelle Junte de l'exécutif régional.
Nous nous rendons compte évidemment que nous traversons un moment extrêmement particulier et c'est justement pour cette raison que nous avons voulu un Gouvernement à terme, Gouvernement qui démissionnera au plus tard le 4 juillet, vu que nous sommes aujourd'hui le 4 janvier et, entre-temps, évidemment ce Gouvernement aura la possibilité d'agir avant tout en attendant les résultats de l'enquête de la Magistrature que, nous sommes convaincus, seront, à ce moment là, terminés et nous aurons la possibilité de discerner ceux que la Magistrature retiendra coupables, ceux qu'au contraire, elle même, retiendra innocents.
Ce Gouvernement aura la possibilité de sauvegarder les droits statutaires de la Région, de garantir en même temps la continuité administrative, puisqu'un bouleversement dans l'exécutif régional aurait fait que, pendant plusieurs mois, il y aurait eu de la part des nouveaux Assesseurs beaucoup d'incertitude, puisque chaque métier a besoin de sa période d'apprentissage et le Gouvernement aura ainsi la possibilité de procéder dans la réalisation d'une partie (évidemment, vu qu'il s'agit d'un Gouvernement à terme) du programme que les mêmes forces de la majorité ont longuement discuté, ont établi et ont présenté au mois de septembre dernier, en extrapolant de ce programme certains points prioritaires que nous retenons extrêmement urgents.
Ce n'est pas pour cela que nous voulons nous fermer en nous-mêmes, tout en maintenant la distinction des rôles entre majorité et opposition; nous sommes largement ouverts et nous l'avons déjà dit au moment de la formation du Gouvernement démissionnaire aux forces de l'opposition, sur des points particuliers.
D'ailleurs en certaines commissions - voire la Commission Affaire Générales, voire déjà la collaboration de toutes les forces politiques en ce Conseil, la Commission spéciale pour l'industrie qui est à l'ordre du jour du prochain Conseil et que nous espérons puisse rapidement se mettre au travail, verra aussi la présence de toutes les forces politiques en plus des forces sociales, économiques, syndicales, etc.,- et donc sur les problèmes concrets, sur le problème du Casino, sur le problème de l'industrie, sur le problème de la maison, nous aurons la possibilité de nous confronter et la majorité sait, en ce cas-là, accepter l'aide, les bons conseils qui peuvent venir de la part de l'opposition, j'ai dit, tout en maintenant nos rôles respectifs de majorité et d'opposition.
Ma tache n'était pas tellement celle d'illustrer un programme mais uniquement de présenter le candidat à la Présidence du Conseil, candidat qui a été choisi par les forces de la majorité.
Et bien le candidat, vous le connaissez, c'est M. Auguste Rollandin.
Je n'ai pas besoin de faire ses louanges, d'ailleurs je sais qu'il n'aimerait pas qu'on le fasse et d'ailleurs il n'en a pas besoin.
Nous l'avons connu depuis 1978, à la gestion du Département de la Santé,
Département qui demandait à ce moment-là, vu qu'on devait appliquer en Vallée d'Aoste la réforme sanitaire, voulue par la loi 833; et bien, nous avons pu apprécier d'un côté son enthousiasme, son intelligence, sa volonté, sa capacité, son dur travail, qualités qu'il a aussi démontrées en ces quelques mois, dans la nouvelle tâche qui lui a été confiée.
Et bien, avec la certitude qu'il pourra continuer avec ces mêmes qualités, je lui souhaite dès maintenant un bon travail non pour la majorité, non pour le mouvement auquel il appartient, mais pour le bien de la Vallée d'Aoste toute entière, parce que je sais que, élu à cette charge, il saura être le Président de tous les Valdôtains.
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Torrione; ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Non farò un intervento di replica a quanto ha detto l'amico Perrin, voglio solo formalizzare una nostra proposta che avrei fatto prima dell'intervento dello stesso Consigliere Perrin.
E' una proposta di ordine politico alla quale, tra l'altro, il Consigliere Perrin non ha dato una risposta, cioè di affidare al Presidente della Giunta, alla cui elezione noi potremo concorrere, un mandato esplorativo per definire i termini della futura Giunta.
Lo facciamo proprio perché condividiamo le ultime parole che il Consigliere Perrin ha esplicitato nei confronti dell'ex Assessore Rollandin.
Riteniamo che questa possibilità di mutamento, anche nel quadro dell'organico della Giunta regionale, possa trovare una sua concretezza, una sua completezza proprio perché alla guida va un uomo che noi stimiamo.
In questo noi riteniamo di avere una risposta politica e vorremmo che questa risposta si concretizzasse con un voto.
PRESIDENTE: Gradirei che il Consigliere Torrione chiarisse meglio il senso della votazione e della proposta, per poterla mettere ai voti.
Se fa un ordine del giorno lo possiamo mettere ai voti.
La parola al Consigliere Torrione; ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Se qualcuno della maggioranza si alza e ci dice che la nostra proposta non è accettabile, allora il discorso è puramente politico e non formale, sul piano del voto.
Io credevo che questo fosse un discorso che potesse inserirsi anche in una votazione, visto che noi avremmo partecipato o meno all'elezione del Presidente della Giunta, nell'eventualità che avesse accettato questo che noi ritenevamo fosse un mandato esplorativo.
Se invece la risposta politica è negativa, noi non siamo così sciocchi da pretendere un voto su una proposta del genere.
PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Perrin; ne ha facoltà.
PERRIN - (U.V.): Je croyais, dans mon intervention extrêmement brève, avoir déjà donné, une réponse au Conseiller Torrione.
Nous sommes, évidemment, contraires à ce mandat exploratif et nous voulons procéder selon l'accord qui a été atteint déjà le 22 décembre dernier entre les forces de la majorité; accord qui a été communiqué à la presse et à toutes les forces politiques.
Et c'est conformément à cet accord que la majorité veut marcher.
PRESIDENTE: Penso che il Consigliere Torrione abbia avuto la risposta.
La parola al Consigliere Berti; ne ha facoltà.
BERTI - (Art. e Comm. Vald.): Dopo 9 anni di governo Andrione, caduto ingloriosamente, l'attuale maggioranza, irresponsabilmente, propone i medesimi uomini e la stessa formula, per lo meno da quanto asserito e scritto in questi giorni e come pure chiaramente emerge dall'intervento del Presidente dell'Union Valdôtaine.
Al momento della formazione della nuova Giunta, il sottoscritto si era astenuto proprio per la spregiudicatezza di alcuni uomini che componevano l'esecutivo, per l'insensibilità verso quei problemi che riguardavano soprattutto la nostra economia.
In questi mesi come pure nella precedente legislatura, si è governato con un metodo arrogante, dittatoriale, di clientelismo soprattutto negli appalti, nonostante che il sottoscritto ed il nostro movimento avesse sempre chiesto un incontro per potere allargare le ditte da invitare ai relativi appalti.
Ma il risultato è sempre stato il medesimo con l'aggiudicazione dei medesimi uomini alle solite imprese. Le piccole imprese artigiane operanti in Valle d'Aosta che sono ben 3.500, e che costituiscono la ossatura portante della nostra economia, sono state abbandonate al loro destino, limitandone perfino gli interventi finanziari e i pochi finanziamenti concessi sono stati dimezzati dall'inflazione, per effetto delle lungaggini burocratiche.
Quando è stata costituita la FINAOSTA per rendere più elastico l'intervento finanziario, tutti i componenti il Consiglio l'hanno accolta come un toccasana. Ma ben presto, e in coincidenza con le elezioni del giugno scorso, questa si è rivelata fonte di clientelismo e, subito dopo, ha operato una restrizione del credito al di là di quello concesso dai tradizionali istituti di credito, fino a sfociare, nei giorni passati, nell'arresto del suo Presidente.
Una Giunta nata quindi sotto il segno dell'arroganza e che soltanto l'organo massimo dello Stato italiano, la Magistratura, ha decapitato con un mandato di cattura il suo capo.
A questo punto erano inevitabili le dimissioni dell'intera Giunta, ma dal punto di vista politico sono giunte tardive ed ingloriose. E' di questi giorni la notizia che le medesime forze di maggioranza vogliono riconfermarsi con i medesimi uomini, nonostante i drammatici fatti che hanno coinvolto personaggi politici di primo piano, esponenti di quei partiti che si accingono a eleggersi tuttora nell'esecutivo, cercando di minimizzare i fatti che hanno coinvolto la nostra Regione.
La vicenda Casinò, essendo ancora in mano alla Magistratura, potrebbe dare ancora delle sorprese con altri arresti. Se vogliamo davvero voltare pagina, ci pensino bene i colleghi Consiglieri della maggioranza, ad un momento di riflessione e non contando solo sui numeri matematici che oggi danno loro ragione.
Il problema morale è al di là di quei numeri e se si vuole davvero, ad ogni costo, eleggere oggi, come Assessori, i medesimi che componevano la precedente Giunta, si propongano uomini diversi.
Dipenderà dal nuovo Presidente e dalle sue dichiarazioni se si vuole davvero dare una immagine nuova della amministrazione regionale.
In caso contrario il mio voto sarà negativo.
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Baldassarre; ne ha facoltà.
BALDASSARRE - (P.S.D.I.): Signori Consiglieri, signor Presidente, i Consiglieri che mi hanno preceduto nella prima tornata, penso che siano stati esaurienti anche perché stancamente, da mesi, andiamo rivedendo sempre le stesse cose, e da mesi troviamo l'arroganza dall'altra parte.
Certe le previsioni danno la ripresentazione, meglio ancora, per copiare un termine, una fotocopia della passata Giunta.
L'unica novità forzata è quella del Consigliere Rollandin di cui noi, socialdemocratici, abbiamo una stima particolare; però volevamo condizionare il nostro voto ad una richiesta, cioè la richiesta avanzata dal compagno Torrione, di un mandato esplorativo.
La risposta è stata negativa, quindi anche il nostro voto sulla nomina del Consigliere Rollandin sarà negativo.
Ma, secondo me, qui era necessario cambiare questa maggioranza e cambiare gli uomini. Io non sono un difensore di Andrione, non lo sono mai stato, me ne guarderei bene, però non è il solo responsabile politico e amministrativo della situazione che si è venuta a creare. Quindi c'è una responsabilità collegiale, la responsabilità di questa maggioranza e di questa Giunta della quale fanno parte la D.C. ed il Partito Repubblicano Italiano, il partito del moralismo. Il Consigliere De Grandis continuamente combattuto, le sue dichiarazioni ai giornali sono sempre sofferte, però al momento di votare, lo vedo sollecito ad alzare la mano, qualunque sia la situazione.
Vorrei chiedere al Partito Repubblicano di questo atteggiamento e di questo moralismo e di questo atteggiamento di attaccamento a questa maggioranza.
Per quanto riguarda la Democrazia Cristiana, io mi auguro che in 6 mesi possa cambiare atteggiamento, anche nei confronti di noi forze politiche socialiste che governiamo insieme a Roma; c'è un rapporto diretto, per cui mi auguro che in questi 6 mesi si possa verificare un cambiamento nella D.C..
Ma se questa maggioranza non intende cambiare gli uomini della Giunta, allora, signori Consiglieri, andiamo alle elezioni anticipate, diamo la possibilità agli elettori di decidere.
Qui 18-19 Consiglieri non possono decidere contro la volontà dell'elettorato!
Quindi sarebbe più corretto ricorrere alle elezioni anticipate, le quali possono preoccupare qualcuno, ma non certamente noi. A me personalmente non mi toccano proprio! E' necessario arrivare a questo chiarimento, ma qui nessuno ci vuole arrivare, perché si vuole seguire la strada della durezza, la strada dell'oltranzismo.
Vi rammento che l'ex Presidente Andrione, e gliene do merito, aveva un atteggiamento capace di dominare sulla maggioranza. Speriamo che questi atteggiamenti di ostilità creati in questo Consiglio dal Presidente Andrione terminino con la nomina di Rollandin a Presidente della Giunta.
Siamo tutti stanchi di udire sempre le stesse cose, per cui brevemente dirò che noi voteremo contro l'elezione del Consigliere Rollandin.
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Mafrica; ne ha facoltà.
MAFRICA - (P.C.I.): Evidentemente il sismografo della maggioranza non ha ancora registrato il terremoto che tutta la popolazione valdostana sta sentendo.
Il Presidente dell'Union Valdôtaine ci ha ribadito che l'alleanza non è fondata che sui programmi. Questi programmi sono venuti dopo 9 anni, e hanno una loro validità. C'è da dire che i 9 anni trascorsi, hanno nei fatti, contraddetto quei programmi; i metodi di governo usati concretamente dalla Giunta nei 9 anni passati non hanno certamente rispettato quelli previsti in quei programmi.
Noi non crediamo che gli uomini e la Giunta, che si sono comportati in questo modo durante i 9 anni precedenti, possano avere cambiato e mentalità e metodi di governo solo perché le forze politiche hanno sottoscritto quei programmi.
Siamo perciò fermamente contrari alla scelta che si sta per fare, ci sarà il nostro contributo sui problemi dell'occupazione, della casa, della salute, non mancherà il nostro contributo per la difesa dell'autonomia finanziaria e dei diritti della Valle d'Aosta, ma siamo convinti che anche questo nostro contributo non sarà sufficiente a risolvere i problemi perché occorre cambiare radicalmente strada.
Faremo la nostra parte; prendiamo atto che la Giunta entro il 4 luglio si dimetterà, ci auguriamo che in questi 6 mesi, quelle riflessioni che alcune forze politiche hanno cominciato a fare, vadano avanti, procedano e pertanto portino a quella svolta necessaria per il futuro della Valle d'Aosta che noi abbiamo proposto.
Noi non rilasciamo attestati di stima al Presidente in pectore della Giunta, non perché non lo stimiamo ma perché nei suoi confronti e di tutta la Giunta pensiamo di continuare con la stessa correttezza e serietà che pensiamo di avere usato verso i responsabili dell'Amministrazione fino a questo momento.
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Pedrini; ne ha facoltà.
PEDRINI - (P.L.I.): Signor Presidente, io vorrei continuare, se lei ed i Consiglieri me lo consentono, un pensiero di linea e di correttezza che avevo fatto nell'ultimo Consiglio regionale chiedendo le dimissioni del Presidente Andrione e della Giunta.
In quell'occasione avevo detto che, a nome del Partito Liberale e mio, avrei desiderato che questa Giunta si dimettesse, che tutti i suoi membri si chiudessero in un bel salone, che facessero un esame di coscienza, possibilmente anche guardandosi negli occhi e poi in uno specchio, e che noi poi saremmo stati disposti a rivederli tali e quali, ad assumere nuovamente la carica di Assessori.
Sappiamo delle traversie del Presidente. Noi volevamo dire alcune cose, ma Mafrica e Riccarand mi hanno preceduto per cui ritengo totalmente inutile ripeterle, però indubbiamente io non posso disgiungere quello che era il nostro pensiero e la nostra linea da quello che avevo detto nell'ultima riunione.
Viene ad essere prospettato un Presidente di Giunta nuovo: rimane la stessa Giunta di prima.
Io desidererei - ne vorrei la conferma dal prossimo Presidente della Giunta - che il 4 luglio '84 sia lui che la sua Giunta si presentassero dimissionarie, e vorrei si prendesse atto di alcune altre richieste che formulerò tra qualche minuto.
Detto questo, noi intendiamo dare la possibilità a questo Presidente e a questa Giunta di lavorare per 6 mesi. E lo facciamo anche richiamandoci non già alla stima e alla considerazione che qua tutti hanno estrinsecato - perché tutti vogliono entrare in Giunta - ma solamente richiamandoci a quella conferenza stampa in cui il futuro Presidente della Giunta si è rivolto alla stampa, agli uomini politici presenti, con quei termini, se vogliamo ottocenteschi, di pulizia, di onestà, di rettitudine che a noi liberali particolarmente piacciono e a cui siamo sensibili. Questo è stato il punto di discussione in seno al nostro partito, che si è riunito ben due volte per varie e varie ore, per sfociare poi in un ordine del giorno che sono stato incaricato di leggere e nel quale sono contenute alcune richieste alle quali desidereremmo avere risposta dal Presidente in pectore della Giunta, prima della votazione della Giunta stessa.
Avrei avuto tante altre cose da dire, ma non ritengo che sia questo il momento, perché avremo agio di entrare meglio nel merito delle questioni, sia con la Commissione di inchiesta che è stata nominata e di cui faccio parte, sia sotto altri profili e in altre occasioni. Direi che dopo una mattinata del genere, un ordine del giorno, uscito dalla direzione del P.L.I. ieri sera, stia a significare la posizione del partito stesso.
"La Direzione regionale del Partito Liberale della Valle d'Aosta, riunitasi ad Aosta il 3.1.1984,
premesso che il Partito Liberale rappresenta da sempre quelle forze culturali, socio-economiche e di lavoro che si riconoscono nello stato di diritto e che oggi guardano con crescente preoccupazione al deterioramento dell'istituzione; premesso che il Partito Liberale può e deve occupare uno spazio reale in forza delle sue tradizioni di partito, di cittadini integerrimi, rifuggendo da posizioni ambigue per non avallare il deterioramento della morale pubblica; tenuto conto della grave situazione venutasi a creare in Valle d'Aosta, a seguito dei provvedimenti della Magistratura, sui quali non ritiene per ora, esprimere giudizi, pur auspicando che l'azione in corso contribuisca a fare chiarezza sulla conduzione della cosa pubblica e porti senza inutili e dannosi clamori ad individuare le effettive responsabilità;
preso atto che l'attuale maggioranza che governa la nostra Regione intende, dopo avere accolto le dimissioni presentate dal Presidente della Giunta riproporre al Consiglio regionale la stessa formula di governo per un periodo a termine di mesi 6; chiede responsabilmente un serio e franco confronto fra tutte le forze politiche presenti in Consiglio, nessuna esclusa, per individuare una via atta a portare la nostra Regione fuori dalla grave crisi nella quale è venuta a trovarsi.
Per contribuire a ciò, la Direzione regionale del Partito Liberale della Valle d'Aosta indica alcune azioni concrete da attuarsi subito quali:
1) maggior rigore nella conduzione finanziaria da realizzarsi con una gestione efficiente che deve passare attraverso una gestione altrettanto efficiente per il contenimento drastico della spesa pubblica e con il conseguente ridimensionamento dell'apparato burocratico assistenziale in atto.
(In questo è compresa anche la nostra richiesta che facemmo, e che votammo solo noi liberali con i comunisti, dei 9/10 alla Regione Valle d'Aosta: così come ci battemmo allora, penso ci batteremo adesso. Riuscimmo allora, tutti insieme a far sì che i 9/10 ci fossero dati, tranne poi, immediatamente, col nuovo governo, tornare ai 7/10).
2) Riorganizzazione e riqualificazione della burocrazia regionale, con precise assunzioni di responsabilità dal vertice alla base.
(Su questo vi assicuro che presenterò domani quella mozione presentata a nome del Partito Liberale in cui si richiede la nomina di una Commissione di inchiesta sul palazzo regionale. I soliti sciacalli, quando uno dice una cosa, subito vedono la possibilità di ritorcerla contro chi l'ha detta, anche se è detta in buona fede e se si vuole veramente avere una fattiva collaborazione con chi regge il governo regionale. Infatti sono andati immediatamente da tutti gli impiegati della Regione a dire che il Partito Liberale e per esso Pedrini, li vuole incastrare, perché sono tutti dei "fagnani", cioè gente poco per bene. Io ero stato molto chiaro, ma questi soliti "sciacalli" sono subito andati a dire questo. Io avevo espresso un concetto ben chiaro e cioè che prima di tutto, vi è un livellamento di potere e di direzione che assolutamente non è più concepibile, che non vi è alcuna conduzione di comando sul personale, e che la maggioranza dei nostri impiegati lavora, ma che non è giusto che questa maggioranza lavori anche per quelli "fagnani").
Revisione delle convenzioni in atto per la gestione della Casa da gioco di Saint-Vincent, concentrando in una unica società la gestione di tutti i giochi, e mantenendo al maggior livello il riparto fiscale a favore della Regione. Impegnarsi poi, a mettere in atto lo studio per una razionale gestione futura onde evitare il ripetersi dei fatti in questi giorni contestati.
Affermare la unanime volontà di avviare in tempi brevi, una coraggiosa e sana politica industriale che, valorizzando la vocazione territoriale e la capacità delle imprese locali, favorisca una ricomposizione del tessuto produttivo, premiando la capacità innovativa, la necessaria formazione di una effettiva integrazione fra il sistema industriale privato e pubblico e le strutture del terziario avanzato, nonché un corretto rapporto di integrazione fra medie e piccole imprese industriali e artigianali bandendo nel contempo il salvataggio di aziende decotte (parlo del passato e non di quelle attuali) che fino ad ora sono vissute unicamente a spese delle pubbliche risorse e quindi della Regione.
(E ciò lo chiediamo e lo diciamo nell'interesse e solo nell'interesse stesso dei lavoratori che hanno diritto ad avere un posto fisso e non saltare da un anno all'altro, da una azienda all'altra, da un nome all'altro, non sapendo mai con esattezza se hanno la sicurezza del posto di lavoro).
Ciò premesso, la Direzione regionale del Partito Liberale della Valle d'Aosta dà mandato al proprio rappresentante in seno al Consiglio regionale di proporre i provvedimenti sopra indicati e, se accolti, di mantenere nei confronti della maggioranza che andrà a costituirsi, una posizione di critica astensione e collaborazione, auspicando nel contempo, che al termine dei 6 mesi si formi una nuova maggioranza che possa guidare senza sospetti ed equivoci la nostra Regione sino al termine della legislatura".
Con questo, Signor Presidente, mi pare di avere espresso in poche parole e in pochi minuti dei concetti chiari, che io spero vengano approvati dal Presidente in pectore di questa Giunta e dalla Giunta stessa.
Chiediamo delle cose talmente chiare che penso non si possa dire di no ad un ordine del giorno di questo genere.
Naturalmente lascio la responsabilità del tutto a chi di dovere e riprenderò la parola al momento della votazione per dichiarazione di voto su quanto succederà tra poco.
PRESIDENTE: Signori Consiglieri, non c'è più nessuno iscritto a prendere la parola, per cui chiudo la discussione generale e do la parola per le dichiarazioni di voto.
La parola al Consigliere Torrione, ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Abbiamo preso atto con rammarico che la nostra proposta, che non voleva essere assolutamente strumentale ma voleva rappresentare un atto di opportuna meditazione, non ha trovato consenso tra le forze di maggioranza. Ci dispiace e pertanto annunciamo il nostro voto contrario alla elezione del Presidente.
Il Consigliere Perrin, nel suo intervento, ha sollecitato l'attenzione e la sensibilità delle forze di minoranza a collaborare per la soluzione di alcuni problemi. La nostra disponibilità va ricercata nell'ambito della nostra collocazione politica, di forza di opposizione; riteniamo che ci siano alcuni problemi su cui meditare a fondo e pertanto, in questa nostra collocazione e da questa nostra angolazione, noi daremo il contributo necessario.
Riteniamo e lo ribadiamo che la fretta sia stata una cattiva consigliera. I problemi della Valle d'Aosta sono urgenti - lo ha detto Mafrica e lo ha ribadito il Consigliere Pedrini adesso annunciando la sua posizione di attesa critica -; vorrei riferirmi all'amico Pedrini dicendogli che i problemi che ha sciorinato qui, purtroppo non possono essere risolti in un arco di 6 mesi ma in un arco di un paio di anni, perché sono di una tale portata ...INTERRUZIONE ... E' un atto di fede quello di Pedrini! Speriamo che non si tramuti in un atto di dolore!
A questo punto diciamo che, obiettivamente, s'è aperto tutto un contenzioso nei confronti dello Stato ed in questo ambito noi daremo il nostro contributo. Questo Stato, che si fa sempre più lontano se si tenta di collocare la Valle d'Aosta in una realtà sostanzialmente diversa, si può invece avvicinare, ed è anche indispensabile aprire un confronto duro sui fatti concreti, a condizione che ci si presenti con estrema dignità a questo confronto.
Noi abbiamo svolto il nostro compito di oppositori in questo Consiglio, intendiamo mantenere questa nostra posizione, riteniamo che non si possa, in questo caso, essere ottimisti come l'amico Pedrini, anche perché l'ottimismo è della volontà. In questo caso noi che siamo così solleciti ad uno slogan che ci appartiene, abbiamo invece il pessimismo della ragione nei confronti di questa maggioranza, che tende sempre di più ad individuarsi nell'Union Valdôtaine.
Bisognerà che un discorso di tipo diverso lo si apra anche nei confronti delle altre forze politiche e mi auguro che le segreterie dei partiti siano sensibili e sollecite nei confronti di coloro che compongono questa maggioranza e che dovranno pur dare, anch'esse, una valutazione della situazione.
Abbiamo sentito l'amico Perrin e abbiamo preso atto di quello che ci ha detto o di quello che non ci ha detto. Aspettiamo, anche in questa sede, una giustificazione da parte degli amici della D.C. e di quegli altri partiti di ispirazione nazionale nei confronti dei quali non abbiamo sovente rivolto la nostra attenzione e, guarda caso, partiti che ci vedono, tra l'altro, collaborare a livello di governo nazionale. Questo spunto lo offriamo perché, obiettivamente il momento è molto grave e non intendiamo risolverlo con un assalto all'arma bianca, come qualcuno ci poteva anche suggerire; ci rendiamo conto che l'assalto sarebbe nocivo nei confronti dell'autonomia stessa della nostra Regione. Noi ci poniamo in una posizione di fermezza nei confronti di questa maggioranza e anche di critica attesa, però giudicheremo questa maggioranza dai comportamenti non solo amministrativi, ma anche dai comportamenti delle singole forze che la compongono e rammentando loro, obiettivamente, un discorso di tipo diverso, che può portare a conclusioni politiche e programmatiche sostanzialmente diverse.
Ci dispiace quindi di esplicitare ancora un nostro no, per la seconda volta - lo avevamo già fatto nel giugno scorso -. Possiamo dire che neanche stavolta abbiamo superato l'esame e - per riprendere quel famoso "certificat d'attitude" - siamo costantemente respinti; ci auguriamo che fra 6 mesi il discorso possa essere diverso. Posso capire certe resistenze, la Valle d'Aosta ha bisogno di essere amministrata in maniera sostanzialmente diversa, ha bisogno della collaborazione di forze che finora sono state all'opposizione. Noi non ci vergogniamo a dire che la nostra battaglia noi la combattiamo, non facciamo dei falsi moralismi per partecipare al governo della Regione. Lo diciamo perché qui l'ipocrisia sembra generare, a volte, delle incomprensioni. Noi non siamo assolutamente ipocriti; riteniamo che dai posti di governo potremmo dare il nostro contributo alla soluzione di importanti problemi della Valle d'Aosta. Lo abbiamo fatto nel passato, lo stiamo facendo in altri enti e quindi non ci vergogniamo assolutamente di proporre le nostre candidature.
Niente di drammatico, les jeux sont fait. Purtroppo, mai frase si è tanto bene adattata ad una situazione, aspettiamo con ansia, "en attendant Goudeau".
PRESIDENTE: La parola al Consigliere Aloisi per dichiarazione di voto; ne ha facoltà.
ALOISI - (M.S.I.): La maggioranza si è trovata di fronte a due soluzioni: la prima era quella di riproporre la medesima maggioranza con le stesse forze politiche. La seconda, che io avrei auspicato, era quella di coinvolgere tutte le forze politiche presenti in Consiglio regionale per formare un governo di unità regionale. Tra le due è stata scelta la peggiore.
Mi spiego: ho un brutto presentimento e non vorrei trovarmi nei panni del collega Consigliere futuro Presidente della Giunta. Se, per eccesso, dovesse succedere che qualche componente della Giunta dovesse essere inquisito, (non voglio dire arresto, non voglio esagerare; è una ipotesi che dai presentimenti generali sembra che sia veritiera) a questo punto ci troveremmo, con un nuovo esecutivo dimissionario.
Io invito le forze di maggioranza a riflettere su questo aspetto che è molto delicato. Abbiamo oggi l'opportunità di formare un governo regionale composto da tutte le forze, in attesa che si chiarisca questa grave situazione di crisi che ha coinvolto tutta la Valle. E io, ripeto, non vorrei trovarmi
in quelle condizioni, cioè ritornare qui tra qualche giorno per riproporre una nuova Giunta.
Per queste mie perplessità non mi sento né di astenermi, né di votare a favore di questa maggioranza, per cui voterò contro per coerenza e correttezza proponendo naturalmente, come ho fatto nel mio primo intervento, una opposizione costruttiva e quindi augurandomi che queste mie previsioni non siano veritiere.
PRESIDENTE: Poiché non c'è nessun altro che chiede la parola per dichiarazione di voto, rammento al Consiglio che l'articolo 33 dello Statuto stabilisce che il Presidente della Giunta è eletto dal Consiglio fra i suoi componenti con elezione mediante scrutinio a schede segrete, a maggioranza assoluta o, dopo un secondo scrutinio, a maggioranza relativa.
Pertanto si passa alla votazione a schede segrete.
VOTAZIONE SEGRETA
ESITO DELLA VOTAZIONE
Presenti: 34
Votanti: 33
Astenuti: 1 (Pedrini)
Schede valide: 33
Schede bianche: 11
Hanno ottenuto voti:
Rollandin Augusto: 21
Bondaz Giovanni: 1
PRESIDENTE: Proclamo eletto il Consigliere Rollandin, Presidente della Giunta, e lo invito a prendere posto al banco della Presidenza.
