Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 277 del 4 gennaio 1984 - Resoconto

OGGETTO N. 277/VIII - DECLARATIONS DU PRESIDENT DE LA JUNTE.

PRESIDENTE: La parola al Presidente della Giunta; ne ha facoltà.

ROLLANDIN - (U.V.): Messieurs les Parlementaires, Monsieur le Président, Messieurs les Conseillers.

Je veux avant tout remercier tous les Conseillers qui m'ont accordé confiance pour cette charge et, en même temps, souligner le fait que le Président de l'Union Valdôtaine a déjà réaffirmé la volonté d'une étroite collaboration avec toutes les forces de ce Conseil, sans parler de majorité et opposition, tenant compte de la gravité du moment.

Je pense qu'accepter à cette occasion et dans ces conditions d'émergence, cette charge, on ne peut le faire qu'en tenant compte de la nécessité d'avoir un organe qui doit vivre sur la collégialité. Donc, je suis sûr qu'il y aura dans ces six mois la possibilité de travailler ensemble, tenant compte que personne n'a de pouvoirs magiques à ce moment, mais tous ceux qui auront des charges dans ce gouvernement à terme auront la possibilité de démontrer leur attachement au peuple valdôtain et leur volonté de résoudre les problèmes.

Je ne parlerai pas de la question concernant le Président Andrione pour deux raisons fondamentales: la première que, dans cette occasion, je serais, sans doute, pris par l'émotivité et je dirais des choses que tous ses amis, ses vrais amis savent davantage.

Je ferais tort à son style soit en faisant des louanges soit en soulignant encore les aspects pour lesquels ceux qui ont travaillé ensemble ont apprécié son travail pendant toutes ces années.

Deuxième raison: ne connaissant pas le dossiers de la Magistrature, n'importe quel avis prononcé à cette occasion ce serait inopportun.

Les raisons pour lesquelles on a choisi de se représenter, même si pour une période très brève, pour six mois, ont déjà été dites par les interventions précédentes; mais je veux souligner le fait que toutes les réflexions que j'ai entendu faire par les Conseillers, pour tous ceux qui ont pris la parole jusqu'à présent, ont été faites à l'intérieur des forces de la majorité. Quelqu'un l'a dit, à ce moment on avait différentes possibilités; parmi ces différentes possibilités on a choisi d'avoir une période de temps suffisante pour donner la possibilité à la Magistrature de pouvoir faire son cours et de nous donner une garantie que les forces qui sont présentes ici, n'importe quel Conseiller, n'importe quel Assesseur ait la possibilité de s'exprimer en sachant qu'il n'y aurait plus aucun doute sur sa personne.

C'est ce que nous nous souhaitons qui soit fait le plus vite car, tout le monde sait, tout le monde parle, nous savons bien que ce n'est pas dans des conditions idéales que nous travaillerons dans ces six mois. Nous sommes dans une certaine incertitude, nous avons une condition psychologique qui nous met dans une condition de faiblesse dans certains moments; mais ça ne veut pas dire que nous n'avons pas la force de nous engager pour résoudre les problèmes que déjà différents Conseillers ont soulevés en cette occasion.

Ce serait inadmissible que, à cette occasion, on perde du temps pour chercher de voir à qui doit être la partie d'un Assesseur plutôt d'une autre. Ce serait vraiment une chose que, le peuple valdôtain n'arriverait pas à comprendre. Il y a des problèmes qui attendent une solution et donc, nous sommes ici pour demander la collaboration de tout le monde, de toutes les forces sociales, des forces syndicales pour arriver à trouver un accord sur ces problèmes, car résoudre ces problèmes, ce n'est pas un quelque chose qui doit être seulement un devoir des forces qui participent à une majorité, c'est le devoir du Conseil entier, qui a eu la confiance du peuple valdôtain et qui siègent ici justement pour ces buts.

Donc, entre les différents choix, naturellement, on pouvait penser, comme il a souligné quelqu'un, que c'était la bonne occasion pour revoir certains discours, pour prendre des contacts avec d'autre forces et pour revoir certaines alliances; mais je pense que faire ce discours ce serait avant tout une démonstration d'incohérence; il y a cinq mois ces forces de majorité ont préparé, ont approuvé un projet que, comme tous les projets et comme tous les programmes notamment sont génériques, mais c'est l'action même de l'administration qui doit donner corps aux projets qu'on a approuvés; et, sans doute, pouvait même être facile, pouvait être une solution qui quelqu'un pouvait même apprécier le fait de dire "on change certains alliés"; mais une chose c'est claire: n'importe quelle alliance on allait faire, on devait quand même intéresser une des forces qui maintenant fait partie de la majorité.

Alors, les forces de la majorité sont convaincues que jusqu'à présent il y a eu certains rapports entre ces forces, ils ont à nouveau réexaminé et ils ont vu que le programme e sa validité et donc on n'a pas cru bon, à ce moment, de faire des changements de nulle façon et on doit dire que toutes les forces savent très bien qu'il y a des difficultés, qu'il y a toute une série de choses qui pourraient encore arriver. Mais je demande: qui est à même, en ce moment, de dire si quelque chose arrivera dans un mois, dans deux mois, dans dix jours? Je pense que personne ne peut le faire.

Nous sommes convaincus qu'on puisse travailler dans la bonne direction et donc, nous réaffirmons que plutôt que se lancer, dans cette période, dans des mariages sans amour, nous préférons rester avec de bonnes alliances.

Je veux dire deux mots, très simples, à propos des rapports avec la Magistrature: nous réaffirmons le fait que nous ne souffrons pas de "victimisme" et nous voulons souligner un fait: toutes les forces institutionnelles, soit la Magistrature, soit les forces représentées dans ce Conseil, ont comme but le fait de représenter et de soutenir la liberté de ceux qui ont élu ce Conseil.

Donc je pense que si on a les mêmes buts ce serait insupportable de voir une bataille, de n'importe quel côté on la veuille faire.

Ca, je pense que c'est un principe général qu'on ne peut pas oublier dans ces moments difficiles. On doit garantir une vie démocratique à tous les niveaux, on a les mêmes buts, donc il n'y a pas des contrastes, on veut seulement croire qu'il y ait la possibilité de garantir l'autonomie des forces politiques qui doivent travailler pour résoudre les problèmes de la Vallée.

Pour ce qui concerne le programme, quelqu'un a déjà très bien souligné des urgences. Je voudrais tout de même prendre quelques points du programme qui avait été illustré il y a cinq mois.

Comme premier point je pense qu'il y a le problème du Casino: c'est un problème que tout le monde connaît. Qu'est-ce qu'on entend faire dans ces six mois? On a prévu d'intéresser les experts pour voir si c'était encore convenable et c'était encore réel maintenir les conventions qu'il y a à présent avec les Sociétés actuelles. On attend de voir les résultats de la Commission qui est en train de travailler dans cette direction pour voir quelles seront les indications pour le futur.

On veut maintenir un rapport étroit entre toute la Junte et le Commissaire afin de pouvoir faire des relations périodiques au Conseil sur ce qui se passe à l'intérieur du Casino, afin que les forces toutes entières puissent savoir quels sont ces rapports.

La question de l'emploi: tout le monde se rend compte des problèmes de la crise et ici je ne dois que réaffirmer que tout ce qu'on a dit au moment de la présentation du programme, en particulier on disait: "La Regione intende promuovere e sostenere una forte iniziativa politica nei confronti dello Stato affinché attui un serio programma della maggiore azienda industriale presente in Valle d'Aosta in modo da garantire un futuro produttivo valido e una occupazione certa". Je pense que c'est dans le voeux de tous les Conseillers "agevolare il lavoro di una Commissione per la partecipazione di tutte le componenti sociali interessate all'attuale grave crisi del settore industriale e dei conseguenti riflessi occupazionali, che affronti concretamente tale situazione; concordare con le più consistenti imprese industriali operanti in Valle d'Aosta eventuali interventi regionali per realizzare piani di ristrutturazione che offrano garanzie per il mantenimento occupazionale e creino occasioni nuove per l'occupazione giovanile e femminile, favorire la ristrutturazione e la riconversione dell'operato produttivo industriale e sostenere la creazione di aziende medio-piccole quale evoluzione delle attività artigianali; valorizzare la imprenditorialità locale; creare un centro regionale di servizi a favore delle aziende piccole e artigianali che operino coinvolgendo e responsabilizzando le categorie interessate, coordinare le iniziative regionali e promuovere una migliore informazione per l'accesso agli incentivi e facilitazioni disponibili a livello regionale, statale, europeo; migliorare l'articolazione degli interventi regionali, favorire l'accesso al credito da parte delle imprese e migliorare il rapporto depositi impieghi del risparmio regionale; sostenere le medie aziende congiunturali; recuperare, per quanto possibile, gli insediamenti di edilizia industriale esistente".

Je pense que tout ce qu'on a écrit à ce moment, nous ne le pouvons que le souscrire à nouveau et c'est justement l'engagement que quelqu'un a demandé, et donc nous réaffirmons la volonté de travailler dans cette direction.

Et, à ce propos, vu qu'on est en train de parler de l'emploi, il faut dire qu'on a déjà présenté un ordre du jour justement pour soutenir la nécessité qu'on soit insérés dans les bassins de crises, vu que le Gouvernement, d'ici quelques jours, devra prendre des décisions dans cette direction.

Toujours dans la question de l'emploi quelqu'un soulignait qu'on avait presque rien fait jusqu'à présent je ne veux porter qu'un exemple: il y a quelques jours, on nous a communiqué qu'à été approuvé un projet que la Région a présenté pour la forestation; je pense que c'est un exemple, mais un exemple significatif qu'on peut travailler avec des rapports constructifs avec l'Etat

pour obtenir de l'argent qui soit employé justement dans la bonne direction pour le progrès de notre Vallée: ça fait 30 milliards et nous devons vraiment remercier tous ceux qui ont travaillé pour la réalisation de ce projet, en particulier les fonctionnaires de l'Assessorat, qui ont dédié longtemps pour le préparer. Nous aurons la possibilité d'avoir des alternatives, d'avoir quelques choses que nous pouvons faire tenant compte de la crise générale que nous avons.

Donc, je dis que si on a envie de travailler ensemble on peut même obtenir des résultats.

Un autre problème: les rapports entre Région et Gouvernement. D'autres ont déjà souligné le fait qu'on est en train de voir qu'encore une fois il y a le problème de la discussion sur les répartitions financières et là c'est indispensable soutenir que nous devons avoir les 9/10 et pas les 7/10. Toutes les forces se sont exprimées, donc je pense qu'ici nous ne pourrons qu'attendre la collaboration de toutes les forces afin que ce projet de loi du Gouvernement soit rejeté.

J'ai déjà dit avant de la question des bassins de crises: je pense que l'Assesseur compétent aura la possibilité d'expliquer ce qu'on a fait, qu'on a entrepris pendant ces mois pour chercher de faire connaître quelle est la gravité du moment occupationnel en Vallée d'Aoste.

Modifier la loi sur le système d'élection à la Communauté Européenne: je pense que, vu qu'il y aura les élections d'ici quelques mois, c'est une chose dont il nous faudra parler.

Solution du problème du rapport avec l'Ordre Mauricien: ça aussi c'est un problème que depuis longtemps on est en train de voir et je pense que c'est indispensable reprendre ce discours.

Un autre point que je pense doit être pris en considération: rapports avec les Communes et les Communautés de montagne. La loi qu'on avait approuvée il y a deux ans est échue; il faut représenter les lois pour prévoir des financements à faveur des Communes. Je pense que ça c'est indispensable pour donner une autonomie gestionale à niveau communal. Engager des études pour la révision des lois sur les Communautés de montagne, rationaliser les lois dans les différents secteurs administratifs et ici je pense que c'est indispensable revoir, dans les différents secteurs, certains problèmes qui sont changés dans ces années et qui donc doivent être revus dans n'importe quel Assessorat; ça je pense o'est indispensable faire. On a des compétences nouvelles, donc c'est indispensable reprendre ce discours et après, justement pour soutenir l'action du Conseil, je pense que soit indispensable l'institution d'un bureau législatif régional pour donner la possibilité de travailler mieux à tout le Conseil.

Je pense que, en considérant tous ces faits, on ne peut pas oublier le problème de la formation professionnelle qui est strictement liée avec l'emploi et qu'on discutera prochainement au Conseil, tenant compte de la loi qui a été approuvée l'année dernière, pour les cours de formation professionnelle; c'est un engagement qui est indispensable dans ce moment, pour savoir dans quelle direction on ira dans les prochaines années.

Problème de la viabilité: je pense, quelqu'un l'a déjà rappelé, que le problème de l'embranchement entre Quart-l'Eglise et Courmayeur soit un problème indispensable.

D'autres problèmes qui sont très graves: le problème de la maison; je ne reste pas à redire les mots que quelqu'un a déjà souligné; la restructuration des centres qui maintenant attendent, dans les différentes Communes, des interventions sérieuses en ayant clair quelle est la finalité de ces restructurations.

La réalisation des structures socio-sanitaires et la réalisation des infrastructures sportives selon le plan régional.

Pour la question de l'énergie je ne dois que réaffirmer que tout ce qu'on a écrit à niveau de plan sera dans les buts de cette Administration et je veux terminer ces deux mots en réaffirmant la volonté, avant tout, de défendre l'image de la Région. D'autres, avant moi, ont souligné que soit les reportages de la presse, soit ce qu'on a dit à niveau pas seulement régional, mais national, à propos de ce qui s'est passé en Vallée d'Aoste, nous a fait du mal: et pas seulement par rapport à la personne, à l'individu qui peut être en ce moment au centre de l'attention, qui peut être le bout démissaire du moment contingent, mais a fait du mal à la Vallée d'Aoste entière, car cette image qu'on avait cherché de donner dans les différents secteurs a eu un coup terrible. C'est dans cette occasion que je veux d'un côté remercier les responsables de la presse, qui ont su maintenir une attitude vraiment correcte, en disant ce qui s'est passé, mais sans amertume, et sans, si vous permettez, de la méchanceté, sans faire des cas personnels et ça je ne le dis pas pour respect d'un plutôt que d'un autre, mais pour le fait que la Vallée d'Aoste ne doit pas subir des dommages à cause de n'importe qui ait des difficultés à l'intérieur de ce Conseil.

Nous devons faire une distinction nette entre l'image que nous avons de cette Vallée d'Aoste, merci a ceux qui sont venus avant que nous, merci à ceux qui ont obtenu cette autonomie, grâce à ceux qui ont travaillé dans ce Conseil pour avoir le respect n'importe où. Nous disons toujours que nous sommes au carrefour de l'Europe, que nous voulons avoir des liens avec les autres communautés; pour respecter cette volonté nous devons aussi être conscients que nous ne pouvons pas nous acharner contre quelqu'un, en sachant que ça porterait un dommage inestimable contre la Vallée d'Aoste.

En me souhaitant donc qu'il y ait des rapports corrects en respectant les rôles mais en sachant que n'importe qui ici travaille pour quelque chose qui ait un but commun, de n'importe quel côté on veuille le regarder, je demande donc, dès à présent, de comprendre dans quelle attitude on ira travailler et surtout de comprendre que sur certains problèmes on ne peut pas descendre à des simples querelles.

Il y a des problèmes graves qui ne peuvent qu'être engagés tous ensemble, en respectant les rôles et surtout en se rendant compte que c'est un moment institutionnel très grave pour notre Vallée.

PRESIDENTE: Possiamo passare alla trattazione dell'oggetto iscritto al n. 3 dell'ordine del giorno.