Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 421 del 8 aprile 2026 - Resoconto

OBJECT N° 421/XVII - Interpellation : "Diffusion des chaînes francophones. Il était une fois Antenne 2. Qu'est-il advenu de France 2 et de la télévision suisse romande?".

Aggravi (Presidente) - Punto n. 23 all'ordine del giorno. Pour l'illustration, la parole au collègue Zucchi.

Zucchi (FdI) - Franchement je pensais qu'à répondre à cette interpellation ce serait ou l'assesseur Lavevaz ou l'assesseur Lotto. Je prends acte qu'à répondre à cette initiative sera le Président. Je suis honoré que c'est vous, Monsieur le Président, à répondre à cette initiative qui parle des chaînes francophones.

Il dit: "Il était une fois Antenne 2" parce que je me souviens, il y a une cinquantaine d'années, je fréquentais le Lycée "Bérard", à côté, et, lorsque je rentrais à la maison, j'avais bien plaisir de regarder les émissions francophones d'Antenne 2, parce qu'une fois cette chaîne, très connue en Vallée d'Aoste, s'appelait Antenne 2, maintenant elle est devenue France 2.

En outre il y avait même la télévision suisse romande, des chaînes qui étaient très connues par les Valdôtains et par les touristes francophones. Ils n'étaient pas seulement un moyen d'information, mais même un moyen pour comprendre, pour mieux apprécier la langue française. Je suis très content d'avoir pu regarder ces émissions, parce que c'est grâce à elles que je peux maintenant soutenir un discours même en français et des relations même avec les amis français, suisses, de la Suisse et de la France.

Cette chose s'est interrompue en 2021, parce que l'histoire est très connue, lorsque la RAI a cessé ces émissions, parce qu'après un appel d'offres c'est une nouvelle société qui a acquis la possibilité de transmettre les programmes sur notre territoire pour une diffusion de 90%, si je ne me trompe pas, après cela on n'a pas pu regarder les transmissions françaises, qui, à mon avis, sont très importantes. Je me suis alors renseigné auprès des nouveaux concessionnaires, qui sont EI Towers: ils m'ont dit qu'il n'y a pas de raisons particulières au niveau technique pour reprendre les relations avec les chaînes francophones et pour reprendre la diffusion de France 2 plutôt que la télé suisse romande.

Je me demande si ici vous partagez mon idée, notre idée que la diffusion de ces chaînes, ces émissions, est très importante, parce que c'est grâce à elles qu'on peut soutenir la langue française et on peut même donner des nouvelles, être naturellement sur le coup pour ce qui concerne les actualités de la France plutôt que de la Suisse, apprendre et faire de l'entraînement pour comprendre, regarder des films par exemple.

Je me souviens - et les plus vieux comme moi je pense que se souviennent - des émissions comme celle de Bernard Pivot "Des chiffres et des lettres" et tout cela, c'était un plaisir de les regarder.

Monsieur le Président, c'est vous qui allez me répondre : je pense que vous allez me répondre que c'est déjà tout fait, vous avez déjà tout accompli le travail. Je serais content dans ce cas, mais je pense que nous avons perdu du temps, parce qu'après le janvier 2021 rien ne s'est bougé ici dans cette Région et pourtant dans un domaine, le domaine de la francophonie, qui devrait être très cher à vous, autonomistes.

Je suis très fier de pouvoir parler en français et je pense qu'il y a la possibilité de rétablir des chaînes avec les responsables, pas seulement d'EI Towers, parce que ce n'est pas une question d'argent, on m'a expliqué que c'est vraiment une petite chose, parce qu'il faudrait seulement augmenter l'espace des bit pour mettre, après les transmissions francophones qui sont déjà diffusées, les autres qui sont bien plus connues. C'est alors une question de volonté. Je ne sais pas le prédécesseur de Monsieur Lotto qu'est-ce qu'il a fait pendant trois-quatre ans, mais je pense que peut-être il s'est un peu endormi.

Vu que plusieurs Valdôtains ont demandé de pouvoir retourner à la diffusion, à regarder ces programmes, j'espère que vous, Monsieur le Président, pouviez intervenir pour faire la relance de cette situation en parlant… parce que je sais que les responsables de France 2 sont disponibles à faire tout ce qu'il est nécessaire pour rétablir ce qu'il faut. Je pense, j'espère que vous pouviez rétablir ce qu'il est nécessaire.

Avec cet esprit j'espère que vous pouviez donner aux Valdôtains et aux touristes de la langue française la possibilité, très vite, de réaccéder à ces programmes, parce que je pense que c'est un dossier important, qui n'est pas cher seulement à vous, mais il est cher à toute la communauté.

Président - Pour la réponse, la parole au président Testolin.

Testolin (UV) - Avant tout je remercie le conseiller Zucchi pour son introduction et pour avoir posé cette question, qui nous permet… parce que vous avez bien indiqué le fait qu'on n'est pas tout seul à travailler sur ce dossier, mais que nous partageons ce travail avec les assesseurs, bien sûr, Lotto et Lavevaz, chacun dans son domaine, qui accompagnent l'Administration et la Présidence de la Région dans le suivi de ce dossier, qui est assez compliqué. J'essayerai de vous donner une trace de ce qu'on a fait au cours des derniers mois depuis qu'on a pris en main la question d'une façon très précise.

Avant tout une petite précision, uniquement pour clarifier le fait que la télévision suisse romande n'est plus celle d'autrefois. Elle a changé de nom depuis 2010 mais, c'est une petite anecdote, c'est l'année dans laquelle quand même a fusionné avec la radio suisse romande pour créer la Radio-Télévision Suisse (RTS). C'est seulement pour dire les choses telles qu'elles sont. Elle diffuse deux chaînes, dont l'une, RTS 1, est retransmise en Vallée d'Aoste, comme le rappelait l'interpellation que vous avez posée.

En ce qui concerne la question posée par l'interpellation, au cours du mois de janvier dernier, l'assesseur Lavevaz a eu une rencontre à Paris avec France Télévisions afin de relancer la question de la retransmission en Vallée d'Aoste de leurs chaînes de télévision, toutes. France Télévisions a exprimé sa pleine disponibilité à définir un accord avec l'Administration régionale afin de réglementer la retransmission en Vallée d'Aoste de leurs chaînes et donc non seulement de France 2 mais, éventuellement, aussi de France 3 Alpes, France 4 et France Info. Il y a eu ensuite une phase de confrontation entre les services techniques de l'Administration régionale et de France Télévisions afin d'examiner toutes les solutions possibles pour la réception du signal de France Télévisions, en tenant compte tant de la situation actuelle, celle décrite dans l'interpellation, sur laquelle je reviendrai dans un instant, que d'autres solutions envisageables. Cette phase est désormais achevée et d'ici à la fin du mois d'avril nous examinerons la situation finale afin que le Gouvernement régional puisse prendre des décisions définitives.

Sans trop entrer dans le détail des aspects techniques, qui sont effectivement très compliqués, moi je ne serais pas à même de vous les expliquer d'une façon correcte, à ce jour le scénario le plus rapide est celui mentionné dans l'interpellation. La société EI Towers du groupe Mediaset a remporté, en tant qu'unique concurrent, l'appel d'offres pour la concession des deux fréquences locales destinées aux transmissions télévisées en numérique terrestre sur le territoire régional et, depuis janvier 2022, l'Administration a signé un contrat avec cette société pour la retransmission des trois chaînes de télévision mentionnées dans l'interpellation. L'accord avec France Télévisions ouvre désormais de nouvelles perspectives, ainsi que de différentes possibilités de composition du bouquet des chaînes de télévision francophones, qui seront examinées par le Gouvernement régional en tenant compte de deux aspects: le premier, sur lequel se concentre l'interpellation, est l'ordre commercial et concerne la négociation avec EI Towers, étant donné que la retransmission d'une chaîne comporte des coûts techniques et opérationnels; le second concerne la couverture du territoire. En effet, l'appel d'offres remporté, comme vous l'avez bien souligné, par EI Towers exigeait la couverture du 90% de la population régionale et EI Towers, avec ses 29 sites, déclare couvrir 93% de la population valdôtaine. Ainsi, afin que cela soit clair dès à présent, la conséquence est que, contrairement à ce qui se produisait par le passé, depuis 2022 de nombreuses vallées latérales ne sont plus couvertes non seulement pour ce qui concerne les chaînes francophones, notamment la Valgrisenche, la Vallée de Rhêmes, la Valsavarenche, la Vallée de Cogne, la Haute Vallée de Champorcher, la Haute Vallée du Lys, Saint-Barthélemy, la Valpelline et la Vallée du Grand Saint-Bernard.

Quoi qu'il en soit, comme je l'ai indiqué précédemment, la phase d'approfondissement technique est désormais terminée et, par conséquent, nous prendrons prochainement les décisions nécessaires afin de formaliser l'accord avec France Télévisions, ainsi que les aspects techniques avec la société EI Towers, qui est évidemment l'interlocuteur principal dans cette situation.

Président - Pour la réplique, la parole au conseiller Zucchi.

Zucchi (FdI) - Je prends acte, Monsieur le Président, que vous êtes sur le dossier. J'espère que vous compreniez que nous aussi nous avons étudié le dossier.

Je souligne seulement la particularité, c'est vrai, que le 90% qui concerne seulement la population… on ne doit pas s'arrêter et il faut même augmenter la diffusion jusqu'au 100%. Je sais qu'il y a des difficultés techniques qui ne sont pas insurmontables, il faut seulement avoir un peu de volonté de se mettre au travail.

Je pense, Monsieur le Président, sans penser de dire des choses qui sont offensives, que les prédécesseurs ont vraiment, comme je dis encore, perdu beaucoup de temps et cette activité devait être faite bien avant.

Je sais, parce que j'ai eu la possibilité d'étudier, qu'au niveau technique rien n'est insurmontable, même pour arriver au 100% de la diffusion. C'est plus difficile, mais s'il y a la volonté, on peut le faire. Sur le 90% il est facile, je vous donne même, si vous ne le savez pas, l'ordre des chiffres : il s'agit seulement de 50.000-60.000 euros pour augmenter la fréquence, si on veut l'augmenter, en retenant les autres chaînes qui sont déjà présentes, qui ne sont pas très connues, mais on n'est pas forcément obligés de sacrifier les autres chaînes. Nous pensons qu'il est mieux même d'augmenter. Nous prenons comme une bonne nouvelle la chose que vous avez dite, que ce n'est pas seulement France 2, mais ce sont, par exemple, France 3 et même d'autres émissions qui peuvent être diffusées. J'espère que dans quelques mois, vous, les Assesseurs qui sont concernés, je ne sais pas si l'assesseur Lavevaz ou l'assesseur Lotto, vous pouvez vous mettre à la table avec la société EI Towers et les responsables des chaînes qui sont concernés pour arriver à ce résultat.

Monsieur le Président, on a perdu trop de temps. Peut-être le prédécesseur qui était engagé dans ce domaine était plus engagé dans les réseaux sociaux que dans les réseaux de diffusion de la télé.

Président - Merci collègue. Avec cette interpellation on est arrivés au point n° 24. On termine pour ce soir, on va reprendre nos travaux demain matin à neuf heures. Merci et bonne soirée.

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La seduta termina alle ore 19:04.