Oggetto del Consiglio n. 4785 del 5 giugno 2025 - Resoconto
OBJET N. 4785/XVI - Interpellation: "Manifestations à l'occasion de l'anniversaire du 18 mai 1945".
Marguerettaz (Presidente) - Punto n. 29 all'ordine del giorno.
Per la presentazione, la parola al collega Lucianaz.
Lucianaz (GM) - Le Président du Conseil de la Vallée, Alberto Bertin, à l'occasion du 81ème anniversaire de la mort de Chanoux, a rappelé "la portée historique et politique du sacrifice de ce grand homme mort pour ses idéaux de liberté, démocratie et d'autonomie".
Je cite encore le Président du Conseil: "Le 18 mai, nous nous souvenons du martyre d'Emile Chanoux, dont la pensée visionnaire a profondément marqué l'histoire de notre Région et continue d'éclairer notre chemin démocratique". Et il a oublié quand même fédéral; Chanoux prônait pour un Etat fédéral et ça il ne faut jamais l'oublier: pas qu'autonome.
"Son engagement en faveur d'une Vallée d'Aoste libre, autonome et profondément européenne reste un repère moral et institutionnel de notre communauté ".
Ça c'était le 18 mai passé et, comme d'habitude, il y a eu un comité qui s'est occupé de rappeler cette date et justement avec cette interpellation je cite le programme des manifestations officielles qui rappellent les événements de l'année 1945 et la journée historique du 18 mai 1945 qui s'est déroulée dans la ville d'Aoste et, en interpellant de cette façon le Gouvernement régional et la municipalité de la ville d'Aoste, donc si les deux ont eu l'occasion de parler de ça, si ces deux Institutions veulent honorer le mémorable anniversaire après 80 ans.
Justement l'interpellation est datée, ça fait des semaines qu'elle est là qui attend et donc les faits sont passés. Mais bon...
Pourquoi fêter le 18 mai 1945? Pourquoi ce jour-là une grande partie des jeunes valdôtains ont manifesté dans la place Charles Albert, comme on l'appelait à l'époque, en demandant de changer le nom en Place Chanoux mais les institutions, les occupants anglais, ont refusé.
Et c'est la bonne occasion pour rappeler ces jeunes qui croyaient dans un futur différent pour leur terre, je cite Marie Nouchy, Millo, Vincent Trèves, Fidèle Charrère, Réal, Frassy, Colliard. Tous ces jeunes que ce jour-là se sont concentrés avec des milliers d'autres Valdôtains, mais il y a quelqu'un qui dit qu'ils étaient seulement 500, comme il arrive souvent dans ces situations. Les milliers de Valdôtains qui ce jour-là ne manifestaient pas avec le tricolore, comme on l'a vu dans les belles photos ici en bas, du 28 avril, mais c'étaient des drapeaux d'un autre couleur, c'était des drapeaux rouges et noirs. Tout ce monde avait des drapeaux rouges et noirs et manifestait pour un plébiscite, ils demandaient simplement que le peuple valdôtain, soutenu par plus de 20.000 signatures, je répète 20.000 signatures, recueillies en cinq jours et manquaient les signatures de la Commune d'Aoste, ils réclamaient ce que ce peuple avait le droit de demander: de décider de son futur, demander un plébiscite. Naturellement, les anglais n'ont pas permis ça, le Préfet c'était Alexandre Passerin d'Entrèves et exactement n'a pas donné la permission, mais il y a eu des affrontements, il y a eu les chasseurs alpins avec le tricolore qui s'opposaient aux Valdôtains avec le rouge et noir; donc des petites bagarres, heureusement, il n'y a pas eu de morts.
Ce qui est important, c'est que presque la même manifestation s'est déroulée quelques mois après, c'était le 26 mars '46 et là devant le palais du nouveau, du premier Président de la Vallée d'Aoste, je parle de Federico Chabod, un homme qui a fortement voulu l'autonomie de la Vallée d'Aoste, mais un homme -il faut bien se le rappeler - est un convaincu fasciste pendant 20 ans mais justement il a compris, il a bien compris que pour la Vallée d'Aoste pouvait y avoir un chemin différent.
Voilà que je demande si cette journée ne devait pas être rappelée par ce comité qui a rappelé pas mal de choses, à partir du 1944, on a rappelé le 1945, on rappellera jusqu'à 1948, si je me rappelle bien, et je crois que cette journée du 18 mai '45 devrait être rappelée d'une façon différente.
J'ai encore quelques minutes pour dire, je cite un bouquin, je cite "La Repubblica del leone", un petit passage, pour donner une idée de ce que s'est passé dans ces jours-là: Nei primi mesi del '45 in valle stazionavano 5 mila alpini della divisione Littoria, 5 mila alpini composti da ex internati dei campi di prigionia che avevano aderito alla Repubblica sociale italiana e i giovani di leva che hanno risposto ai bandi di arruolamento.
Le forze militari tedesche e della Repubblica di Salò potevano oscillare tra i 10 mila e i 15 mila uomini armati. La resistenza, si parla non più di 3.300-3.500 persone nel 1944 che poi, in seguito all'occupazione del comando di Cogne, di Valsavarenche e della Valtournenche, hanno in gran parte abbandonato la Valle d'Aosta per rifugiarsi in Savoia, nel Vallese oppure nei villaggi di alta quota. Tanti sono invece rientrati, si sono arresi in seguito all'amnistia.
Voglio ricordare anche i caduti, che sono cifre che non si dicono spesso: i partigiani caduti sono calcolati in 186, +51 non valdostani che aderivano alle bande in Valle d'Aosta, mentre le vittime civili superano di gran lunga questo numero: 240 civili valdostani sono morti, di cui solo 130 nel bombardamento degli alleati di Pont-Saint-Martin e poi 33 giovani operai della Cogne travolti, non bisogna mai dimenticarlo, dalla valanga del Col du Mont.
Il 27 aprile, cioè il giorno prima delle belle foto che vediamo esposte qua sotto, davanti al Palazzo regionale, per fermare l'avanzata francese e contrastare il movimento annessionista, Augusto Adam dei servizi segreti italiani si è accordato, con l'aiuto del Vescovo e di altre autorità, anche il comando tedesco, ha fatto schierare i reparti alpini della divisione Littorio della Repubblica sociale italiana assieme alle formazioni partigiane, appunto per difendere i confini sul Col du Mont e sul Col du Petit-Saint-Bernard e anche Rhêmes.
La piega è avvenuta, i fatti sono cambiati quando il 28 aprile i 700 pericolosi paracadutisti della Folgore hanno abbandonato nel primo pomeriggio il ponte di pietra e Aosta e questo ha permesso alle bande dei partigiani, di entrare in città.
Questo è uno spunto di questo importante momento che è stato il maggio del '45, fine aprile-maggio '45, che i giovani valdostani dovrebbero conoscere, che la scuola valdostana dovrebbe trasmettere, perché non è stato tutto così netto, i cattivi da una parte e i buoni dall'altra, ci sono documentazioni di attività importanti dei servizi segreti, non solo italiani, verso una certa scelta e ripeto ancora, e poi mi taccio, il 18 maggio '45, quando a un popolo che chiedeva di esprimersi democraticamente, è stato rifiutato il permesso.
Président - Pour la réponse, la parole au président Testolin.
Testolin (UV) - J'essayerai de répondre le mieux possible à l'interrogation.
Pour ce qui est de l'année dernière, nous avons commémoré la mort d'Emile Chanoux, tué par les nazi-fascistes le 18 mai 1944 avec une cérémonie à l'école de son village natal, à Rovenaud, avec le séminaire académique sur le fédéralisme organisé par la Fondation Chanoux à Valsavarenche et avec le spectacle de la troupe de théâtre Le Digourdi "L'homme au cœur valdôtain", qui a été présenté cette année encore pour les écoles et pour le grand public le lundi 19 mai dernier.
L'interpellation, et on a bien interprété ce que vous voulez entendre, fait plutôt - on croyait - référence à un autre événement: la demande de plébiscite pour l'annexion à la France le 18 mai 1945 à l'occasion du 1er anniversaire de l'assassinat de Emile Chanoux fit descendre dans les rues des milliers de personnes de la vallée et la demande adressée au préfet Alessandro Passerin d'Entrèves accompagnée de plus de 20.000 signatures de convoquer un référendum populaire sur l'annexion à la France.
Il s'agit certainement d'une date importante dans l'histoire de la Vallée d'Aoste, comme le fut le 26 mars 1946, lorsqu'une autre manifestation populaire conduisit - comme on le sait - à la dévastation du bureau du premier président du Conseil de la Vallée d'Aoste, Federico Chabod, et à sa démission le 29 avril.
À cet égard, nous n'avons reçu aucune proposition ou sollicitation pour commémorer le 18 mai 1945, peut-être parce qu'il n'est pas clair le but de ce qu'on devrait honorer.
De ce point de vue, étant donné qu'ils existent des nombreuses et solides études historico-géographiques qui ont analysé des témoignages et des documents existants, la question pourrait peut-être plutôt être d'organiser un moment d'étude approfondie sur ce qui s'est passé entre 1945 et 1946, puis jusqu'à 1948, afin d'illustrer une période historique dont la plupart des habitants de la Vallée d'Aoste ont probablement peu de connaissance, comme vous venez de le dire.
Cela pourrait être un objectif pour les prochaines activités dans le cadre du 80ème anniversaire de la résistance de la libération et de l'autonomie avec un timing adéquat pour l'organisation de la préparation et, à ce sujet, on souhaite que n'importe quel conseiller de la Vallée puisse proposer quelques-unes de ces initiatives pour aborder la thématique et pour tracer un parcours pour une initiative qui puisse aller dans cette direction.
Président - Pour la réplique, la parole au collègue Lucianaz.
Lucianaz (GM) - Monsieur le président Testolin, j'apprécie bien votre espoir. Sûrement, si vous vous rappelez bien, c'était le 27 juin 2023, j'avais demandé dans ce Conseil d'approfondir la thématique; le Président de la première Commission, dont je ne citerai pas le nom, a dit: "On ne fait pas d'histoire ici dans cette Commission...", bon alors si ce n'est pas question de faire de l'histoire, il faut quand même rappeler ces moments, ces dates historiques.
J'espérais que ce Comité, qui, quand même, est aussi soutenu avec, j'imagine, un effort financier de la part de l'Administration régionale, pourrait bien s'occuper du 18 mai '45 et non pas que de la mort d'Emile Chanoux. Et, à ce sujet, je peux dire que j'étais présent la soirée di Digourdì, lundi, et ils ont fait quelque chose de vraiment bien, vraiment beau et qui a été sûrement apprécié par le public. Mais on n'est pas là pour rappeler la figure d'Emile Chanoux aujourd'hui, on est là pour dire que le 18 mai il y a eu un peuple qui voulait s'exprimer et il n'a pas eu la possibilité de le faire et rebelote un an après. Donc, là on a des choses qui doivent être connues et là c'est un moment historique qui puis a abouti au Statut d'autonomie (je suis d'accord avec ça), mais là c'est quelque chose que ce Comité, qui a été institué justement pour rappeler ces événements, devait absolument en tenir compte.
