Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 4552 del 2 aprile 2025 - Resoconto

OBJET N° 4552/XVI - D.L. n. 181: "Mesures de soutien de la valorisation de l'identité culturelle valdôtaine".

Bertin (Presidente) - Punto n. 4.

Il D.L. n. 181 è composto da cinque articoli. Il relatore è il consigliere Chatrian che si è prenotato: ne ha facoltà.

Chatrian (UV) - Aujourd'hui l'Assemblée est appelée à se prononcer sur le projet de loi qui prévoit des dispositions en matière d'activités culturelles, dans le but de soutenir la valorisation de l'identité culturelle valdôtaine et, notamment, de réglementer l'octroi d'aides destinées à la protection, à la valorisation et à la diffusion de celle que l'on définit couramment la langue francoprovençale (notre langue), ainsi que la civilisation liée à celle-ci, en tant expression significative de l'identité culturelle et du patrimoine culturel immatériel de la communauté valdôtaine.

Bon, bien content que ce projet de loi a eu la possibilité d'avoir les voix de tous les Groupes qui représentent le Conseil de la Vallée d'Aoste: ça a été quelque chose d'important et intéressant.

Le projet de loi encourage les initiatives favorisant la connaissance et la diffusion de la langue francoprovençale, en lui reconnaissant un rôle éducatif et formateur. Il soutient notamment le Centre d'études francoprovençales de Saint-Nicolas ainsi que l'association Lo Charaban.

Le Centre d'études René Willien œuvre depuis toujours à la valorisation du patrimoine linguistique et culturel du francoprovençal, en menant des travaux de recherche qui dépassent les frontières de notre Vallée. Son approche s'étend à l'ensemble de l'aire francoprovençale, en Suisse, en France et au Piémont, afin d'analyser et de comparer cette langue dans un cadre plus large. Il s'agit principalement d'études de haut niveau portant sur des contenus spécialisés, caractérisés par une approche linguistique approfondie et une valorisation du francoprovençal en collaboration avec diverses universités étrangères.

Ses travaux contribuent au rayonnement international de notre culture et, depuis quelques années, le Centre est devenu un point de repère essentiel pour les recherches sur le francoprovençal, notamment grâce à sa vitalité encore marquée dans notre Région. Et ça, je crois qu'il n'est pas seulement très intéressant mais, d'un point de vue culturel, identitaire... pas seulement: je trouve qu'il est quelque chose encore d'exceptionnel.

Le Centre d'études s'investit également dans la préservation, la transmission de la langue et de la culture francoprovençale sur le territoire de la Vallée. Il organise notamment le concours annuel dédié à Jean-Baptiste Cerlogne, précurseur de l'écriture de notre langue et, collègue Guichardaz, ici je veux remercier les instituteurs, les institutrices, qui vont encore maintenant mettre de l'avant de l'énergie, nourrir notre culture, nourrir notre langue, nourrir notre francoprovençal, merci aux institutrices et aux instituteurs.

Ce concours, destiné aux élèves des écoles, repose sur un thème lié à la culture locale et contribue ainsi à faire découvrir et à diffuser la langue auprès des jeunes générations. Le Centre d'études propose aussi des rencontres publiques sur le territoire afin de partager les résultats des recherches menées par les scientifiques et de favoriser un dialogue avec la population autour des études achevés.

Fondée en 1958, l'association Lo Charaban est une institution incontournable du théâtre populaire en Vallée d'Aoste. Fidèle à sa mission de préserver et de valoriser le patrimoine linguistique et culturel valdôtain, ce groupe théâtral propose des spectacles en francoprovençal.

Lo Charaban incarne l'esprit du théâtre populaire à travers des pièces qui allient humour, satire et tradition, offrant au public des représentations encrées dans la vie quotidienne valdôtaine. Grâce à son engagement, l'association contribue non seulement à la diffusion de la langue francoprovençale, mais aussi à la transmission d'un héritage culturel riche et surtout vivant.

Au cours des décennies, Lo Charaban est devenu un véritable symbole de l'identité valdôtaine réunissant des générations de comédiens et de spectateurs passionnés; ses spectacles, joués chaque année avec un grand succès, sont un moment fort du calendrier culturel régional.

Depuis des temps immémoriaux, les Valdôtains s'expriment généralement en francoprovençal, encore aujourd'hui, encore beaucoup, encore bien, encore en notre langue du cœur. C'est grâce à cette langue très riche, qu'il nous paraît réductif de définir "patois", que les mythes, légendes, croyances et savoirs, ce qu'on appelle le patrimoine immatériel, se sont transmis de génération en génération. Et c'est, encore une fois, en francoprovençal que nos communautés se sont organisées, ont créé leurs institutions, et surtout développé des valeurs communes.

Il faut dire que, de nos jours, la conservation du patrimoine ancestral se fait de plus en plus complexe. Tout de même, nous considérons important que l'héritage du passé continue d'être cultivé, étudié, encore mieux connu et sauvegardé, afin qu'il puisse continuer à constituer un élément de transmission identitaire intergénérationnel.

Le besoin de continuité culturelle, menacé aujourd'hui par le mouvement mondiale de normalisation, est répandu et partagé; il est important que ce qui est encore vivant puisse continuer à évoluer de manière naturelle à travers l'histoire et contribuer ainsi à entretenir la passion de ceux qui portent cette langue dans le cœur et, en même temps, nourrir la diversité linguistique et culturelle.

En ce qui concerne l'association culturelle Lo Charaban, la contribution constitue une garantie certaine de financement pour l'association, grâce à laquelle l'on assure la stabilité à une initiative incontournable pour toute la communauté valdôtaine. Nous sommes persuadés que soutenir la culture signifie investir non seulement dans notre patrimoine matériel et immatériel, mais aussi dans le bien-être des communautés et la cohésion sociale.

Ce projet de loi, que je vais maintenant résumer, se compose de cinq articles: le premier porte l'objet et les finalités du projet de loi, comme je l'ai dit en prémisse; l'article 2 prévoit l'octroi d'une aide annuelle au fonctionnement du Centre d'études francoprovençal René Willien et que les critères et les modalités d'octroi de l'aide en cause soient fixés par la délibération du Gouvernement régional; l'article 3 prévoit l'octroi d'une aide annuelle à l'association culturelle Lo Charaban pour l'organisation de la manifestation dénommée "Lo Charaban" et que les critères et les modalités d'octroi de l'aide en cause soient fixées par la délibération du Gouvernement régional; l'article 4 fixe les dispositions financières et, enfin, l'article 5 concerne la déclaration d'urgence.

Je veux remercier l'Assessorat, les dirigeants, les fonctionnaires, mais surtout les auditions qu'on a fait comme cinquième Commission. Nous croyons que ce dessin de loi est un autre pas en avant pour notre langue, pour notre langue du cœur; pour le fait qu'ils sont des passages importants, très importants, je crois que on pourrait même faire mieux, pour le demain, pour les prochaines mois, pour les prochaines années, surtout je crois que, avant tout, la culture, la langue, sont les choses les plus importantes pour une communauté entière comme notre communauté de la Vallée d'Aoste et pas seulement de la Vallée d'Aoste mais, dans ce cas, même avec les cousins valaisans, savoyards et tout près du Piémont.

Presidente - Apriamo la discussione generale: la discussione generale è aperta. Chi vuole intervenire in discussione generale è pregato di prenotarsi.

Consigliere Lavy, a lei la parola.

Lavy (LEGA VDA) - Merci monsieur le Président, je voudrais faire mon intervention en francoprovençal; après, je la résumerai en français, si c'est possible.

Président - Non, si c'est seulement une petite partie, autrement non...

Lavy (LEGA VDA) - Oui, je fais en francoprovençal après je la résume parce que quand même le texte c'est le même, le sens c'est le même: "Tseutta discuchòn..."

Président - Comme je le disais, on peut le faire, s'il s'agit d'une brève intervention; autrement, il faut la faire en français ou en italien.

Lavy - (LEGA VDA) - Oui, bon, je chercherai d'être bref.

Tseutta eun discuchòn l'est na lloué bien sempla, mais qui fait passer un principe important: que il est neseséo, pé le nouhtre assochachòn culturelle et le nouhtre société savante, avéi de programmachòn deun le tén, sur le sillon de la lloué 1 de 2025 que l' a cica fé odre pé ce qui regarde totte le société savante.

C'est important de le spécifier...

Presidente - Consigliere Lavy, come detto, o l'intervento è breve, ma se è tutto l'intervento in francoprovenzale, il regolamento non lo prevede.

Lavy (LEGA VDA) - Allora, cercherò di tradurre, di riassumere in francese ogni micro parte di intervento; tanto, alla fine, se faccio brevi interventi e poi li riassumo in francese...

J'ai dit que la loi qu'on est en train de discuter est une loi assez simple et qui fait passer un principe important: qu'il nécessaire, pour nos associations culturelles, pour nos sociétés savantes, avoir de la programmation dans le temps, sur le sillon de la loi 1/2025, qui a fait un peu d'ordre pour ce qui regarde toutes les sociétés savantes.

C'est important de spécifier, l'è ven foura eun Commission, que totte le société savante pouron avéi euncò leur avei assè a si genre de contribuchòn présente dans tseutta lloué.

C'est important quand même de le spécifier, que toutes les associations culturelles pourront avoir accès à ce genre de contribution (ça a été dit dans la Commission), parce que c'est quand même important de leur donner une possibilité de programmation dans le temps.

Le-s ativitò du Centre d'études francoprovençales de Saint-Nicolas et du Charaban fon partia di nohtro patrimouéno. Qui, parmi les Valdôtains, n'è pà allò vére, au moins eun cou, le Charaban, qui avouì le téatro populero l'è lo moteur d'eunna quelteua, la nohtra.

Les activités du Centre d'études francoprovençales de Saint-Nicolas et du Charaban font partie de notre patrimoine. Qui, parmi les Valdôtains, n'est pas allé au moins une fois voir les pièces du Charaban, qui, avec le théâtre populaire, le théâtre populeo, sont le moteur de la culture, la nohtra.

Eun 1958, d'une idoou du Comité des Traditions Valdôtaines, to de souite porté devant par René Willien, l'est néissù Lo Charaban.

Presidente - Consigliere Lavy, la parte in patois l'ha fatta, continui o in francese o in italiano.

Lavy (LEGA VDA) - Ma Presidente, lei ha detto piccoli estratti in francoprovenzale poi da tradurre, nel caso in francese: lo sto facendo.

Presidente - No, lo sta facendo su tutti, il regolamento non lo prevede. Se è un passaggio, ovviamente, ma se è tutto l'intervento, come le dicevo, non è previsto dal regolamento. Io lo capisco e lo parlo, ma se il regolamento non lo prevede, non posso. Vi è una deroga: un piccolo intervento. Ma se lei lo fa tutto così, si rende conto che non è da regolamento. La prego di continuare in francese e, se vuole, finisca con una frase in patois.

Lavy (LEGA VDA) - Non credo che lo farò, comunque grazie Presidente perché sembrava che, aldilà di tutto, fare la parte in patois e poi tradurla in francese... però, va bene, mi atterrò al regolamento, alla faccia dell'applicazione della 482 e dunque farò il mio intervento in francese.

C'était 1958 et, d'une idée du Comité des Traditions Valdôtaines, et tout de suite portée en avant par René Willien, le Charaban naissait. René Willien, qu'avec Pierre Vietti et Raymond Vautherin, a su faire rire des générations de Valdôtains, qu'aussi maintenant continuent à aimer leurs pièces de théâtre.

C'est une noèla de l'autre dzor (une nouvelle de l'autre jour), que maintenant Le Charaban a lancé un concours d'idées pour des nouvelles pièces et cette aussi est sûrement une bonne idée, mais, en lisant le règlement, ça sort que sont acceptées des pièces en dialecte local - et je ne comprends pas parce qu'on continue à appeler le francoprovençal "dialecte", car, au contraire, le francoprovençal est une langue -, et après des pièces en italien, "compatibilmente con la tradizione dello Charaban".

Et je me suis demandé: "Mais bon, l'italien, le français non, mais quand même au moins pour le moment on a deux langues officielles, l'italien et le français et le Charaban a aussi récité en France et en Suisse, comme disait le même René Willien".

C'est alors que la Région, quand même devrait, de quelque façon, un peu contrôler ces activités parce que on a des frais publics, donc serait important que aussi dans le règlement on puisse avoir la possibilité d'avoir des pièces écrites en français.

Le Centre d'études est né quelques années plus tard, le 16 octobre 1967, fondé par René Willien, Ernest Schüle, Rose-Claire Schüle, Corrado Grassi, Gaston Tuaillon.

Le but originel c'était celui-ci de conserver et cataloguer le travail du Concours Cerlogne mais, déjà tout de suite, après, disons, ce début, on a eu le travail sur l'Atlas du patoué valdôtain et une enquête toponymique.

Je suis de Saint-Nicolas et je peux beaucoup voir quelles sont les activités du Centre: je crois qu'en Vallée d'Aoste on n'a aucune association, aucune société savante qui a les contacts avec les universités qu'a le Centre d'études francoprovençales, dans toute l'Europe, mais aussi hors de l'Europe et je veux citer deux personnes qui sont quand même deux exemples formidables même d'une certaine intégration dans le contexte francoprovençal et contribuent à la recherche du Centre du francoprovençal: je pense à Natalia Bichurina, sociolinguistique russe, qui maintenant est à Paris à la Sorbonne et je pense aussi à Ania Michke, collaboratrice scientifique à l'université de Berlin. Et je veux le souligner: toutes les deux, une russe et une allemande, parlent notre patois, parlent noutro patoué. Et ça, devrait nous faire réfléchir. Quand on dit: "Mais bon, il y a celui-là qui vient de l'autre côté de la Vallée, je ne le comprends pas, donc on parle italien." Au contraire, le francoprovençal est étudié et parlé même par des personnes qui viennent d'autres États européens.

Pour ce qui concerne le Centre d'études, reste le problème de la figure du personnel à détacher: il y a vraiment beaucoup, beaucoup des années qu'on en parle et on n'a pas encore de nouvelles, mais on doit quand même trouver une solution.

Je crois que quelqu'un l'aura sûrement remarqué: le promoteur du Charaban, d'un côté, et du Centre d'études de l'autre côté a été René Willien. René Willien qui a été une figure essentielle pour le développement et pour la sauvegarde du francoprovençal. Il a combattu dans la Résistance, il a été maître, photographe, écrivain, un souteneur infatigable de la cause valdôtaine, en travaillant toujours avec acharnement pour la valorisation de la civilisation valdôtaine et pour la sauvegarde du francoprovençal.

Il a été Président de la Commission du patois et du Comité des Traditions Valdôtaines, il avait proposé à l'assesseur à l'instruction publique, Mario Andrione, de créer un musée à la mémoire de l'Abbé Cerlogne; après il a créé le Concours Cerlogne et il a aussi fondé le Centre d'études francoprovençales après sa rencontre avec Monsieur et Madame Schüle.

Au mois d'août de 1978 il a aussi organisé la première fête du patois, toujours à Saint-Nicolas, et c'était une table ronde sur les musées ethnologiques et sur le théâtre populaire en patois.

Une figure, celle de René Willien, qui a laissé vraiment quelque chose d'important pour le patois, un sillon important pour la défense de la langue; des figures que aujourd'hui manquent.

"Le francoprovençal, langue oubliée", écrivait Gaston Tuaillon, linguiste de la Savoie, sur le patois. C'est évident qu'en France et en Savoie, en particulier en Savoie, le francoprovençal est resté totalement oublié.

J'ai eu la chance de connaître une personne, un savoisien qui parlait encore le francoprovençal grâce au Centre d'études francoprovençales, parce qu'une personne de la Savoie est venue à Saint-Nicolas et j'ai eu la chance de comprendre, d'entendre un patois qui est un peu différent par rapport au nôtre, mais, si on a la volonté, on peut très bien se comprendre.

Chez nous on a peut-être la chance, pour le moment, de ne pas avoir la situation qu'on a dans la Savoie; j'ai dit pour le moment parce que c'est évident que si on ne travaille pas avec du sérieux, le risque c'est vraiment de perdre cette langue, en Vallée d'Aoste aussi. Et on le voit déjà maintenant combien le francoprovençal est toujours plus abandonné, surtout parmi les jeunes, qui ne se rendent pas compte de l'importance de parler cette langue, de la richesse qu'ils ont. Si on continue de cette façon, avec ce rythme, la vie du patois ne sera sûrement pas longue. Peut-être une génération, peut-être deux, mais son destin est clair.

Les motivations de ce reculement sont différentes: la globalisation, l'idée que connaître le francoprovençal pourrait porter à une sorte de difficulté pour les enfants dans l'apprentissage de l'italien ou d'autres langues, la perte de force du français qui a toujours été la langue toit du francoprovençal, l'immigration, les mariages mixtes, l'école, qui trop souvent réduit le francoprovençal seulement au Concours Cerlogne. Les enseignants, trop souvent, n'ont pas la formation correcte pour transmettre, au-delà d'une langue, une identité. Nos vieux, et toujours de plus, ne sont plus là et ainsi leur passion qu'entre les jeunes ne croit pas.

On voit comme l'habitude de parler l'italien, même entre deux personnes qui connaissent très bien le francoprovençal, résiste et on le voit même ici dans cette salle, dans les bureaux, dans lesquels on a peut-être des patoisans qui sont bien à la naissance des patoisans mais avec leurs collègues parlent la langue italienne. Pour quelle motivation? L'habitude. Et cet aspect n'est absolument pas correcte, on doit chercher à faire un effort tous pour, de quelque façon, employer le francoprovençal au lieu de la langue italienne.

On voit aussi nos enfants, nohtre méinou, parler toujours plus italien; mais pas seulement entre eux, mais aussi avec leurs parents, qui leur ont toujours parlé en francoprovençal. Ici on a aussi beaucoup d'exemples. Cette loi qu'on est en train de discuter est sûrement une loi importante, ce n'est pas suffisant; les rétsertse, les recherches, ne sont pas suffisantes.

Combien de fois, moi personnellement et même le collègue Lucianaz, on a cherché à proposer des idées sur le francoprovençal? Pratiquement rien a été accueilli.

Mais maintenant c'est toujours plus clair que même l'école devra faire quelque chose en plus. C'est nécessaire avoir aussi de la sensibilisation sur l'importance du francoprovençal pour les familles, c'est nécessaire faire retourner notre Vallée d'Aoste beaucoup plus valdôtaine.

Il faut continuer à défendre la langue des Valdôtains, qui avec les langues Walser, qui sont dans un état encore pire par rapport au patoué, constituent un patrimoine exceptionnel pour notre culture, pour notre peuple. Aujourd'hui on doit résister, c'est là le mot clé: on doit résister et chaque bon Valdôtain devrait le faire: résister et aussi proposer des idées, pour ne pas, de quelque façon, permettre le reculement encore pire du francoprovençal. On a beaucoup de choses à faire, on le voit maintenant, on ne peut pas encore parler le francoprovençal dans cette salle qui est quand même le symbole qui représente les Valdôtains. Je le disais avant, la loi 482 c'est quelque chose qui n'a pas encore porté à des résultats concrets, mais on a plus le temps, parce que le patois, le francoprovençal, notre langue, est toujours plus en danger.

Presidente - In discussione generale, se qualcuno vuole intervenire... Consigliere Lucianaz, ne ha facoltà.

Lucianaz (GM) - Je commence en français, puisqu'il n'y a pas le droit d'utiliser la langue qui doit être valorisée avec cette loi. La bonne nouvelle que je vous donne est que je voterai cette loi et c'est la seule bonne nouvelle que vous allez entendre de ma part sur cette question.

Je commence à répliquer au relateur, Monsieur Chatrian, en disant que vous avez justement essayé de représenter cette nécessité de valoriser le patrimoine culturel et linguistique valdôtain représenté par la langue francoprovençale, que vous devez le faire en utilisant une autre langue. Et voilà que vous démontrez bien ce que c'est le sens d'une langue véhiculaire ou pas: ici il n'y a pas la volonté de véhiculer, de communiquer avec cette langue: question de règlement. Vous le savez bien, le 22 novembre 2023 ce Conseil a voté à l'unanimité une motion ayant pour titre "Impegno a promuovere tra le proposte di modifica dello Statuto speciale il riconoscimento e la tutela della lingua e cultura francoprovenzale" qui engage "la Commissione competente e il Governo regionale a lavorare per l'uso e la valorizzazione del francoprovenzale, attraverso un esame accurato degli strumenti giuridici di cui in premessa". Et on parlait justement de ce qu'on avait envie de faire, "per ottenere in tempi ragionevoli, in prima istanza, il riconoscimento della lingua con norme di attuazione in vista di una spiccata riforma costituzionale".

Et bien, on est en train de travailler, ce Gouvernement a promis de travailler pour le francoprovençal, moi je n'ai rien entendu sauf une brève audition dans la Commission compétente, mais même dans le Conseil régional, même dans ce Conseil, il n'y a pas la volonté de reconnaître cette langue. Monsieur le Président en premier, Monsieur Testolin du Gouvernement, il n'y a pas la volonté de valoriser cette langue, même si vous l'écrivez dans le premier alinéa de l'article 1. Pourquoi ça? C'est un manque de prestige, c'est à dire que vous, les Valdôtains, vous ne croyez pas dans votre langue, inutile de parler de langue du cœur, c'est une hypocrisie totale. Vous craignez d'être ridicule, Monsieur le Président Bertin, si on peut utiliser, si on utilise cette langue ici à l'intérieur? C'est la langue qu'on a toujours utilisée dans cette terre. Vous croyez d'être hors loi? Et bien, vous êtes hors loi maintenant, parce que la loi italienne la prévoit, l'utilisation de cette langue, et c'est grâce à vous et à votre majorité, en particulier, qu'on n'a pas le droit d'appliquer la loi italienne. Elle remonte à 1999, ça fait 25 ans qu'il y a cette loi qui est utilisée ailleurs, en Italie, mais ici pas question d'en parler.

Ce qui est pire, Monsieur le Président, c'est qu'il y a ici un jeune valdôtain qui veut utiliser la langue et vous ne lui donnez pas la possibilité de l'utiliser: voilà votre façon de valoriser la langue. Honte à vous, excusez-moi. Après, vous êtes libre de faire comme vous le voulez, chacun peut s'exprimer dans sa langue.

Le relateur a parlé des patoisans du Valais, de la Savoie, du Piémont, justement, mais lundi j'étais dans le Bugey (peut-être vous ne connaissez même pas le Bugey); dans le Bugey il y a l'ancienne capitale de la Maison de Savoie, s'appelle Belley et à Belley, avant de déplacer la capitale à Chambéry, il y a encore actuellement plein de documents valdôtains, parce que c'était notre capitale. Et à Belley j'ai demandé à un mec, j'ai dit: "Mais comment tu dis en patois bonjour?", "Bondzor", "Et comment tu dis la lune?", "La leunna". Voilà, mais c'est terrible! On va de plus en plus apercevoir que notre langue, qu'on n'a pas voulu valoriser et standardiser - grâce à un attitude comme la vôtre, ce sont les Valdôtains qui n'ont pas voulu valoriser la langue, ce n'est pas faute à Rome ou à Bruxelles, ce sont les Valdôtains qui ne croient pas dans leur langue -, est diffusée, on la parle encore dans la radio de Bresse en Bresse on parle notre langue, Messieurs, ici c'est difficile, c'est très drôle, des petites transmissions et c'est tout.

Je vous rappelle la loi 482 qui prévoit plein d'aide de la part de l'État italien à l'utilisation de notre langue: elle n'a jamais été utilisée, sauf le Guichet linguistique et, je crois, 18.000 euros pour la publication de textes en francoprovençal, utilisés soit par des écoles soit par les collectivités locales. Mais la loi italienne prévoit l'activité des assemblées communales, où soit prévue l'utilisation du francoprovençal; on parle de l'utilisation de la langue dans l'administration publique, chaque Valdôtain et pas Valdôtain a le droit de demander un document en francoprovençal, c'est un droit prévu par la loi italienne et, même si le Statut régional n'en parle pas, c'est une loi qui est en vigueur en Italie depuis 25 ans.

Les juges de la paix, article 9, ont la possibilité de l'utiliser dans leurs activités; les contrats de services avec la chaîne de la RAI, c'est prévu par l'article 12. On pourrait faire plein de choses pour notre langue. Le rôle du Co.re.com, qu'on n'a jamais trop bien compris si est à faveur ou pas de notre langue, les associations, les maisons d'émission radio télévisées, les publications écrites avec toute la presse, les maisons d'édition valdôtaines et il y en a encore; donc, il y a plein de possibilités de valoriser notre langue, mais avec ces 90.000 euros, novantamila euro, rappelons-nous qu'on donne 120.000 euros, à l'hockey... donc la langue des valdôtains est beaucoup moins importante. J'imagine que aider justement l'hockey, qui est quand même quelque chose de très important pour vous, donc il y a un effort terrible de votre part, terrible! 90.000 euros, alors que j'ai demandé dans ce Conseil la création des Etats généraux de la langue provençale, justement l'assesseur Guichardaz en me répondant me dit: "Bon, on s'excuse pour toute déception, mais bon, il n'y a pas les moyens, donc même s'il y a la volonté, le Gouvernement valdôtain ne peut pas s'occuper de notre langue".

Voilà, on est là, heureusement qu'il y a encore des Valdôtains, peut-être pas votés dans cette Assemblée, qui croient dans leur langue. Jamais comme aujourd'hui les jeunes se passent des messages sur le téléphone en francoprovençal, chose qu'il y a 50 ans n'arrivait pas, entre nous on n'écrivait jamais en patois, nous jeunes, donc il y a sûrement des situations qui donnent de l'espoir. Vous faites votre rôle, avec ces 90.000 euros aidez justement deux associations valdôtaines, moi j'espère en plus que l'Université valdôtaine collabore avec le Centre de Saint-Nicolas, qui est une vraie institution reconnue à niveau mondial pour cette langue.

Et comme vous pouvez bien l'imaginer, je termine eun predzen noutro patoué. Mocheu lo Prézidan, lo patoué se predzerè euncò aprì vo, aprì seutta legislateura. Se v'ei pa la volountoù de lo lèiché utilizé, tanpì pe vo, tanpì pe la Val d'Outa. Restade tranquilo, Mocheu lo Prézidan, que no conteneven noutra bataille.

(...en parlant notre patois. Monsieur le Président, le patois on le parlera encore après vous, après cette Législature. Si vous n'avez pas la volonté de le faire parler, dommage pour vous, dommage pour la Vallée d'Aoste. Soyez tranquille, Monsieur le Président, que nous poursuivrons notre lutte).

Presidente - Assessore Sapinet, ne ha facoltà.

Sapinet (UV) - Seulement deux mots pour ce projet de loi particulièrement important: un signal concret de soutien à l'identité culturelle de la Vallée d'Aoste exprimé à travers le soutien à des entités importantes qui soutiennent ces principes par leur activité depuis du temps.

C'est vrai, c'est la langue du cœur, il le disait le collègue Lucianaz, c'est même la langue qu'on parle, qu'on essaye de parler, surtout c'est la langue avec laquelle on pense: on pense même en patois.

Je veux remercier mon collègue du Gouvernement, le Président, le Surintendant et la responsable de la structure des activités culturelles d'avoir compris la valeur de tout cela.

En soulignant la précieuse activité de l'association culturelle Charaban, je voudrais m'attarder en particulier sur l'activité, sur le rôle du Centre d'études francoprovençales que, évidemment, je connais bien et avec lequel j'ai partagé des moments de travail très importants et des moments même pas toujours simples.

Dans ces dernières années, le Centre d'études francoprovençales n'a pas arrêté son activité en poursuivant ce qui c'est une activité face à une période particulièrement compliquée. Un travail quotidien et silencieux, porté de l'avant par des bénévoles de la plus haute qualité, un bénévolat intergénérationnel capable de créer des réseaux au-delà des distances physiques.

Aujourd'hui on regarde au futur, on va dépasser cette période caractérisée par le manque de structures, en donnant au Centre le soutien nécessaire à un fonctionnement efficace.

Tout cela a été possible merci à la direction technique de la directrice du Centre d'études francoprovençales, Madame Christiane Dunoyer, et à ceux qui ont exercé le délicat rôle de Président, l'actuel Bruno Zanivan et, entre les anciens présidents, je rappelle Bruno Domaine et Alexis Bétemps. Je crois qu'ils ont démontré que la question identitaire et linguistique valdôtaine est abordée avec passion, mais aussi avec une grande rigueur scientifique et avec une grande ouverture culturelle, avec un réseau d'experts, de professeurs d'université et de jeunes chercheurs passionnés, d'excellence internationale et multidisciplinaire (cette année le thème de la conférence annuelle sera les jeux et les sports traditionnels en Europe).

Tout c'est une valeur ajoutée pour toute la communauté valdôtaine.

Un Centre d'études francoprovençales qui a désormais acquis une actualité incontestée au niveau international, pas seulement dans les territoires francophones et francoprovençaux voisins comme la Savoie et le Valais, mais dans les universités de toutes l'Europe, de France et d'Allemagne et bien il a fait mon collègue Lavy de rappeler l'expert linguistique de Saint-Petersburg Natalia Bichurina, qui aujourd'hui est professeur à la Sorbonne de Paris: une Sèn-Nicolaentse d'adoption.

Donc, le Centre d'études francoprovençales est et doit rester un centre de référence parmi le milieu de la valorisation et la préservation de l'identité culturelle valdôtaine; il est important que le lien étroit avec le territoire demeure comme il avait vivement souhaité le clairvoyant René Willien et les travaux en cours au siège, auxquels nous avons contribué l'année passée, dans un souci de durabilité et de gestion, vont dans ce sens. Tout ça à Saint-Nicolas, la patrie de Cerlogne, dont nous allons bientôt célébrer le deux centième anniversaire, Saint-Nicolas qui accueillera cette année la 49e Rencontre valdôtaine.

Donc, un Centre d'études francoprovençales qui ne s'arrête pas et qui pourra, au contraire, rendre son action encore plus efficace; un travail qui se poursuit avec l'étude, la valorisation et la célébration de ce qui a été fait hier pour conduire nos communautés vers le demain.

Presidente - Consigliere Aggravi, ne ha facoltà.

Aggravi (RV) - Chers collègues, je prends la parole au nom du groupe Rassemblement Valdôtain pour exprimer notre soutien au projet de loi en discussion, qui vise à renforcer les actions en faveur de la culture valdôtaine et, en particulier, de la langue francoprovençale.

Nous sommes convaincus de l'importance de ce texte, mais nous tenons aussi à rappeler, à souligner, que ce n'est pas une loi, elle seule, qui suffira à relancer notre identité et à faire revivre nos langues. Le francoprovençal, comme toute langue minoritaire, a besoin d'être vécu, parlé, transmis et cela ne dépend pas uniquement d'un cadre juridique aussi utile soit-il.

C'est à nous tous (élus, institutions, sociétés savantes, Centre d'études, citoyens), qui revient de défendre et de développer notre culture de manière active et consciente.

La langue, les traditions, le patrimoine ne se préservent pas uniquement par des aides financiers, ils se cultivent au quotidien par l'éducation, la création, l'usage vivant, quotidien. Nous ne souhaitons pas commenter ici les articles, un par un, mais plutôt souligner le sens profond de ce texte, une volonté politique de soutenir des acteurs culturels engagés, de préserver une partie essentielle de notre héritage immatériel (l'ont déjà dit les collègues) et d'affirmer que l'identité valdôtaine mérite plus qu'une simple mention dans nos discours.

C'est dans cet esprit que le groupe Rassemblement Valdôtain votera en faveur de ce projet de loi, tout en restant pleinement conscients que la véritable responsabilité nous appartient: faire en sorte que cette langue, cette culture, cette identité, stà lengua, stà culteura è stà identitoù, continuent à vivre.

Je termine en rappelant, Monsieur le Président du Conseil, qu'aux actes de la Commission du Règlement, le groupe a déposé, il y a quelques mois, une proposition de modification du Règlement pour donner à la langue francoprovençale une possibilité de plus d'être utilisée, d'être vivement utilisée dans le Parlement valdôtain, au sein du Parlement valdôtain.

La proposition est là, est déposée aux actes et on verra ce que on ira faire, je me souhaite que tous les groupes pourront y travailler et sinon on laissera, disons, l'héritage à qui arrivera dans la prochaine Législature.

Presidente - Consigliere Cretier, ne ha facoltà.

Cretier (FP-PD) - Un breve intervento sul disegno di legge.

Une simple intervention pour soutenir ce projet de loi qui complète le déjà grand engagement de l'Assessorat, dirigé par l'assesseur Guichardaz, envers les associations culturelles, les sociétés, les centres d'étude, les fédérations de théâtre, les comités qui s'occupent des cultures traditionnelles valdôtaines et j'en ai mentionnées seulement quelques-unes.

Je me souviens encore quand j'étais étudiant à l'école pratique d'agriculture d'Aoste, nous avions comme récompense la sortie pour assister au Charaban pour connaître, sous forme théâtrale, des aspects de la tradition, des situations de vie populaire peut-être racontées avec sympathie.

Comme émission, je rappelle la radio de Willien et Vaudan. Vaudan était professeur de viticulture à l'école que j'ai fréquentée: une voix particulière, avec une certaine cadence suisse, mais certainement compétente et efficace.

Les organismes mentionnés ci-dessus remplissent une tache précieuse de garder et de promouvoir le thème lié au particularisme régional. J'admets que dans ma carrière je me suis mis en jeu avec une ouverture d'esprit en essayant de saisir des mots particuliers qui ne m'appartiennent pas, mais je voulais bien comprendre et ils appartiennent à d'autres patois, mais la langue et les traditions doivent d'abord être aimées et ensuite appréciées. Et je rappelle toujours que chacun a son patois particulier.

La langue et les traditions doivent d'abord être aimées et ensuite appréciées, jamais avec des contraintes, mais un intérêt qui doit être nourri un peu à la fois, en attirant et ne mettant pas les limites, il faut laisser pénétrer la culture et la passion personnelle.

Me vient à l'esprit quelques groupes de la Basse Vallée: à Arnad La Compagnì dou Beufet ou celui d'Hône. Justement pour mettre en avant l'intégration et je m'exprime avec les noms de lè Guiandec et lè Fouehtic: la Guia c'est un lieu et le feuilleti c'est ceux qui viennent d'ailleurs et qui veulent être intégrés.

Une loi qui doit être soutenue véritablement.

Presidente - Assessore Jean-Pierre Guichardaz, ne ha facoltà.

Guichardaz J. (FP-PD) - La présentation aujourd'hui en salle de ce projet de loi est pour moi une étape importante et aussi un moment de fierté et de satisfaction que j'aimerais partager avec celles et ceux qui ont contribué à le rendre possible au fil des années. Je pense avant tout à la structure des activités culturelles de mon Assessorat, dirigée avec compétence et passion par Alessia Favre, et au soutien précieux du Département législatif et du Département des finances. Mais je pense surtout au chemin partagé avec les associations culturelles de notre territoire, avec les sociétés savantes, avec celles et ceux qui, depuis longtemps et dans le silence, œuvrent pour préserver et transmettre notre identité culturelle la plus profonde.

Cette loi arrive aujourd'hui en salle, mais elle ne n'est pas d'une impulsion soudaine, ce n'est ni une initiative improvisée ni une opération de communication: c'est le résultat d'un parcours entamé il y a plus de 4 ans et demi, depuis le début de notre mandat et qu'il a connu un tournant décisif avec l'adoption de la loi 1/2025, laquelle a profondément réformé les modalités de soutien et de fonctionnement des associations culturelles en Vallée d'Aoste.

Ce travail fait de technicité, de patience et de nombreux ajustements a permis de simplifier et rationaliser un système qui, avec le temps, était devenu complexe et peu lisible; mais surtout il a permis de remettre au centre la qualité des projets culturels, de valoriser véritablement celles et ceux qui travaillent avec continuité, méthode et patience, celles et ceux qui investissent dans le territoire, la recherche, l'enseignement, la production culturelle, la transmission intergénérationnelle du savoir.

C'est précisément à partir de là qu'est née la réflexion qui a conduit à la rédaction du projet de loi 181 que nous discutons aujourd'hui. Une loi qui a l'ambition, simple mais profonde, de reconnaître clairement la valeur de deux réalités historiques enracinées et consolidées: le Centre d'études francoprovençales René Willien de Saint-Nicolas et la compagnie théâtrale Le Charaban, deux réalités qui dans leur diversité représentent une excellence de la culture valdôtaine, qui grâce à la loi obtiennent enfin un statut reconnu, une dignité législative, une stabilité économique et réglementaire.

Jusqu'à l'année dernière le Cefp et Le Charaban bénéficiaient des aides prévues par la loi 79 de 1981 qui encadre le soutien aux associations culturelles mais, comme cela est apparu clairement lors des travaux en Commission, cela ne suffisait plus. La contribution annuelle, qui n'a jamais été supprimée, était attribuée après une évaluation comparative et ne représentait pas un montant fixe annuel. Cette imprévisibilité rendait difficile la planification des activités, surtout celles réparties sur toute l'année: il fallait un cadre plus cohérent, plus juste, plus stable et ainsi comme cela a été fait pour des réalités comme l'Observatoire de Saint-Barthélémy, la Fondation Chanoux, la SFOM, l'Institut Historique ou l'Alliance Française, nous avons souhaité ensemble construire une loi dédiée à ces deux entités.

Parlons du Cefp, du Centre d'études francoprovençales, je le dis sans hésiter: le Centre d'études est un point de référence reconnu au niveau régional, national et international pour l'étude, la valorisation et la diffusion du francoprovençal. Depuis plus de 50 ans, il travaille de manière continue et structurée avec une équipe scientifique et un bureau de présidence qui garantissent qualité, rigueur et capacité de projet. Le Centre est actif dans la recherche linguistique, dans la didactique (pensons seulement à son rôle fondamental dans le Concours Cerlogne), dans la production éditoriale, dans les collaborations avec des universités de l'arc alpin, du Québec, avec des institutions européennes et des centres culturels et aujourd'hui, grâce aussi au travail discret de la directrice Christiane Dunoyer, que je remercie, il mène un projet de relance également infrastructurel avec la rénovation du siège historique de Saint-Nicolas.

Le Charaban, quant à lui, est depuis 1958 l'une des expressions les plus originales, vivantes, populaires de la culture théâtrale valdôtaine en patois. Chaque année, il mobilise des dizaines d'acteurs, de professionnels, d'artisans locaux: c'est une fête communautaire, un rituel culturel, une occasion de transmission linguistique et d'identité collective.

Comme cela m'a été rapporté par le Président de la Commission, n'ayant pas pu assister personnellement à l'audition, le directeur Celesia a également exprimé en Commission une grande appréciation du contenu de cette loi, tout comme Bruno Zanivan, Président du Centre d'études francoprovençales, et le collègue Chatrian a rappelé dans cette Commission, dans cette audition, une vérité essentielle: pour de nombreux valdôtains le patois est une langue maternelle, une langue première, une langue du cœur.

Questo voglio dirlo con forza e chiarezza: non possiamo raccontarci una realtà che non esiste. Scusatemi, passo all'italiano in modo tale che tutti i valdostani, anche coloro che non conoscono perfettamente il francese, possano comprendere questo intervento.

Faccio alcune riflessioni: il francoprovenzale, il nostro patois, non è una lingua, ce lo dobbiamo dire oggettivamente, che sta bene; è una lingua viva, sì, ma fragile, e parlata da una minoranza sempre più ristretta della popolazione valdostana.

I numeri ci dicono che i locutori stanno diminuendo, e questo non sicuramente per disinteresse, ma per dinamiche demografiche, culturali reali: meno nascite, famiglie sempre più plurilingue, minor continuità nel passaggio intergenerazionale; sappiamo che non possiamo più affidarci al fatto che la mamma te l'ha insegnato o il nonno lo parlava. Io sono, credo, il caso lampante: mamma siciliana, papà di Cogne, non avevamo i nonni in casa, i nonni da parte di papà erano mancati, quindi questa trasmissione è venuta a mancare perché, negli anni '60, come si sa, c'era anche quel timore che oggi è stato superato, per fortuna, che mescolare le lingue in famiglia potesse danneggiare la capacità poi di parlare la lingua che all'epoca era considerata come la lingua veicolare, la lingua che si doveva parlare, la lingua italiana.

Io credo quindi che serva di più, sicuramente: serve tempo, serve un'azione culturale e politica consapevole, determinata, lungimirante.

Dalla discussione di oggi, e anche dalle discussioni che si fanno in maggioranza, io credo che quest'azione culturale e politica sia sempre di più, diventi sempre di più - e gli interventi di oggi, anche dei colleghi, sia della maggioranza che della minoranza, vanno in questa direzione - un'azione consapevole, determinata e lungimirante.

Il patois è anche una lingua, questo bisogna dirlo, che non si è evoluta con il lessico della modernità.

Le tecnologie, il mondo digitale, il linguaggio della contemporaneità non sono immediatamente accessibili nella lingua.

Questo porta a un ricorso costante ad altri idiomi, rende sempre più faticoso l'uso quotidiano del francoprovenzale nelle nuove generazioni.

Io sto assistendo in queste settimane al Printemps théâtral: devo dire che è veramente una rassegna culturale di grande importanza e di grande interesse, e colgo anche questa capacità di rinnovarsi spesso con dei neologismi e delle parole che arrivano proprio dalla contemporaneità, essendo il patois una lingua viva.

Per questo, la funzione delle due realtà che andiamo oggi a sostenere è doppiamente importante: il Centre d'études lavora sul piano scientifico, linguistico, filologico, per conservare e studiare, rinnovare la lingua; lo Charaban, così come il Téatro Populéro e tutte le manifestazioni in patois, lo portano in scena, lo fanno vivere nel presente, lo restituiscono alla comunità, lo rendono ascoltabile e fruibile, anche se alle volte non tutti capiscono, come era stato ricordato anche dai colleghi che sono intervenuti prima, capiscono perfettamente il patois delle altre comunità, però poi alla fine il significato complessivo viene capito ed è comunque un modo per mettere insieme un popolo, per creare delle relazioni.

Dicevo che quelle del Centre d'études e dello Charaban sono due azioni diverse ma complementari, e tutte e due sono necessarie per dire che una lingua è viva, perché una lingua è viva se può essere studiata, e i colleghi hanno ragione quando parlano della scuola e del ruolo della scuola nella lingua, insegnata ma anche vissuta, ascoltata e amata, e credo anche parlata all'interno di un Consiglio regionale, io credo che si debba anche su questo, modificare probabilmente il regolamento del Consiglio, dando comunque sempre la possibilità ai non locutori patoisàn, che magari trovano interessante questo dibattito, così come alle persone che non conoscono il francese, di poter accedere al nostro dibattito, perché noi rappresentiamo i cittadini tutti, i patoisàn e anche coloro che non lo sono, però io credo che le giuste sollecitazioni che sono arrivate da parte dei colleghi, soprattutto da parte del collega Lucianaz e del collega Lavy, debbano essere prese in considerazione dall'intera comunità politica, dall'intero Consiglio regionale.

Ma non basta, il passo successivo, il vero obiettivo che dobbiamo porci come amministratori, come cittadini, come comunità, è quello di fare in modo che il francoprovenzale, il patois, non resti una conoscenza esclusiva di pochi, ma diventi un'opportunità per tutti.

Dobbiamo incuriosire chi non è patoisàn, dobbiamo creare le condizioni perché anche chi non ha avuto la fortuna di nascere in una famiglia in cui si parlava questa lingua possa avvicinarsi, apprenderla e sentirsene parte, e qui i suggerimenti rispetto per esempio alle programmazioni della RAI locale, della RAI regionale sono suggerimenti che, secondo me, devono essere accolti con entusiasmo anche da parte dei vertici della nostra sezione valdostana della RAI. Così come ammiriamo i nostri castelli, il Monte Bianco, i paesaggi, così dovremmo imparare ad ammirare anche la lingua, perché la lingua, come dice qualcuno, è un paesaggio dell'anima, è un modo per reggere la realtà, per nominarla, per capirla.

Il francoprovenzale, così come le lingue walser, laddove sono parlate, sono degli strumenti di accesso alla cultura ma non solo, anche al territorio, alla memoria collettiva, e deve diventare anche uno strumento di integrazione - questo lo voglio dire con forza -, non una barriera, un ponte e non un confine.

Ecco perché oggi approviamo una legge fondamentale, perché questa legge dà struttura, dà respiro, dà continuità alle due energie che oggi l'animano, quella della ricerca e quella della rappresentazione teatrale.

Ma domani sicuramente, credo, dovremo fare di più, o dovranno fare di più chi arriverà dopo di noi, bisognerà aprire la lingua, offrirla, renderla accessibile, non esclusiva.

Dovremmo trovare il modo attraverso le scuole, i media, la formazione, il teatro, le tecnologie, per tendere la mano, per invogliare, coinvolgere, educare, perché la lingua - lo voglio ribadire da non patoisàn - è un diritto culturale e deve poter essere esercitata da tutti, non solo da chi l'ha ricevuta in eredità, da chi ha avuto la fortuna enorme di riceverla in eredità.

La Valle d'Aosta ha la grande responsabilità, il grande privilegio di essere l'ultima Regione del mondo dove il francoprovenzale è ancora parlato attivamente, e non possiamo permetterci che questa singolarità linguistica, questa ricchezza umana e culturale si spenga nel giro di una o di qualche generazione.

Abbiamo il dovere oggi, con questa legge, con le iniziative, comunque, a prescindere dalle maggioranze (perché non è sicuramente questa la maggioranza unica ad aver avuto a cuore e continuare ad avere a cuore la nostra lingua, il nostro francoprovenzale), di iniziare a proteggerla davvero, non per folklore, come è stato detto giustamente da qualcuno, ma per il futuro.

In conclusione, colleghi, questa legge non è solo una norma tecnica, così come non lo era la legge 1/2025. Sono leggi che riconoscono la nostra peculiarità, che riconoscono la nostra specificità linguistica nella tutela del francoprovenzale, delle lingue walser, ma anche della lingua francese e della francofonia, che per noi ha un grandissimo valore, è il nostro modo di connotarci, di raccontarci al mondo, non con orgoglio sterile o chiusura identitaria, ma con apertura, con voglia di dialogo, con quella forza gentile che hanno solo le comunità consapevoli delle proprie radici.

Ecco perché oggi sono particolarmente orgoglioso, particolarmente fiero, che venga presentata questa legge in quest'Aula, perché riconosce, valorizza e stabilizza, ma soprattutto perché costruisce legami, costruisce il futuro.

Voglio cogliere l'occasione, a conclusione di quest'intervento, per ringraziare davvero i colleghi, perché credo che su questi temi non ci si possa dividere, non si possano fare delle battaglie ideologiche. Io ho ascoltato con molta attenzione il collega Lavy, il collega Lucianaz, il collega Aggravi rispetto agli sforzi che bisognerebbe fare sempre di più: non siamo insensibili a questo, ma non io che ricopro temporaneamente questo ruolo, ma credo che nessuno qui dentro sia assolutamente insensibile rispetto alle tematiche che voi avete proposto e rispetto allo sforzo.

Vi ringrazio davvero per questa dichiarazione di voto anche unanime, perché penso che la Valle d'Aosta oggi stia dando anche un segnale verso l'esterno, perché poi io credo che le nostre lingue siano anche un modo per comunicare le nostre peculiarità, la nostra identità all'esterno, non solo a noi stessi.

Noi alle volte in questo Consiglio ce la raccontiamo, facciamo, mettiamo in atto alle volte anche qualche charaban, qualche teatrino, qualche schermaglia.

Non credo che questa sia invece l'occasione, non lo è stata. Vi ringrazio, credo che oggi la Valle d'Aosta, e non è la prima volta, dia un segno fuori dai nostri confini e dalle nostre frontiere, un segno di grande maturità che io spero possa essere anche per altre Regioni, per altri territori, territori montani ma non solo, un modo per rendersi conto che la propria identità, la propria storia, la propria memoria non è qualcosa che chiude, non è qualcosa che preclude, non è qualcosa che esclude, ma è veramente qualcosa che serve a renderci tutti fieri di far parte del genere umano. Quindi, grazie.

Presidente - Consigliere Jordan, a lei la parola.

Jordan (UV) - Comme l'ont été déjà bien dit les collègues, la valorisation du francoprovençal en Vallée d'Aoste, et pas seulement, revêt une grande importance pour des diverses raisons culturelles, identitaires, sociales.

Le francoprovençal est une langue historique et identitaire, parlée depuis des siècles, une langue qui représente bien les piliers de l'identité de la communauté valdôtaine, sa protection contribue et doit contribuer à préserver les racines culturelles de notre Région, à renforcer le sentiment d'appartenance à notre Région.

Afin de préserver ce patrimoine linguistique et culturel, il est essentiel de promouvoir activement le francoprovençal à travers différentes initiatives. Tout d'abord, la valorisation du francoprovençal doit passer et passe par l'éducation; promouvoir l'usage du francoprovençal auprès des nouvelles générations est essentiel pour éviter son extinction; l'utilisation de cette langue dans les écoles sous forme de cours, d'activités parascolaires, a permis surtout dans les vallées latérales, mais doit permettre encore plus aux jeunes générations, de connaître et de pratiquer cette langue.

De plus, des événements culturels, tels que les spectacles, les concours, les activités de sensibilisation, peuvent, mais là aussi pourraient encore mieux, renforcer son apprentissage, son utilisation presque au quotidien.

Cherchons, cherchons, travaillons pour introduire dans les plans d'éducation et dans les programmes scolaires pour recommencer à promouvoir le particularisme valdôtain, pour promouvoir notre identité, notre culture, pour promouvoir le patois. Heureusement, il y a des enseignants qui ont à cœur ce thème et qui œuvrent en ce sens, mais ce sont une minorité et je les remercie pour leurs activités.

L'activité du Brel (elle a été déjà citée), l'activité du Guichet linguistique, ainsi que le Centre d'études francoprovençales sont fondamentales pour le maintien de notre langue et leur activité est précieuse et mérite tout notre attention et notre remerciement. Activités pour le maintien du patois, et on parle au passé avec les recherches, avec les activités de publication, mais aussi en regardant en avant et je pense à la numérisation des textes et des termes, une activité importante qui pérennise ce travail. Mais aussi les cours en patois pour les non patoisàn et je cite, pour son très bon travail, Christiane Dunoyer, avec une petite publication qu'elle a faite, intitulée "Quello che voi dite patois": un petit, mais important, instrument d'utilisation pour les non patoisàn.

Promouvoir notre patois peut ainsi favoriser un dialogue plus large avec les autres territoires francophones, avec les communautés franco-suisses, territoires avec lesquels nous avons toujours en plus des contacts et des échanges et là aussi merci au patois.

C'est pour cela qu'il est important de mettre en place des politiques linguistiques et ce dessin de loi va dans cette direction, dans ce sens, politique favorisant l'usage du francoprovençal avec tous les moyens, avec la promotion des activités qui sont à la base - et je le répète - de notre particularisme.

Je pense au théâtre, vous l'avez déjà bien cité, aux Esport de Nohtra Téra, au chant choral, aux Carnavals, seulement pour en dire quelqu'un. Mais l'aspect le plus important c'est que la valorisation du francoprovençal ne peut se faire qu'avec la participation active de la population: il est crucial que les patoisàn transmettent cette langue à leurs enfants et l'intègrent encore plus dans leur vie quotidienne, il est essentiel.

En conclusion, la préservation et la promotion du francoprovençal en Vallée d'Aoste ils sont essentiels pour sauvegarder une partie précieuse de notre identité culturelle et l'engagement des institutions, de l'éducation et des citoyens il est indispensable pour assurer un avenir à cette langue unique et chargée aussi tant d'histoire.

La globalisation et le changement de la société mettent toujours plus en difficulté l'utilisation du patois, il vient de le dire l'Assesseur, c'est triste mais c'est ainsi que se passe. Travaillons tous ensemble, institutions, sociétés savantes, citoyens, pour promouvoir notre patois, utilisons tous les moyens pour promouvoir notre langue!

Presidente - Consigliera Minelli, ne ha facoltà.

Minelli (PCP) - Notre groupe aussi votera ce projet de loi qui est, permettez-moi de le souligner, une petite pièce à l'intérieur de ce qui devrait être un cadre plus large, sûrement plus articulé de valorisation de la langue valdôtaine et je dirais même des langues valdôtaines, parce que nous sommes tous convaincus que on n'a pas un patois et une façon de parler en francoprovençal, mais on en a plusieurs. Et, je disais, c'est une pièce dans le cadre de la valorisation de la langue et de la sauvegarde des traditions valdôtaines.

Je comprends l'enthousiasme de l'Assesseur, qui a parlé de signe de grande maturité, qu'arrivera au-delà des limites de la Région; je ne sais pas si c'est vraiment comme ça, mais je pense que c'est un acte important, même si je crois que ne sera pas cette loi qui changera sensiblement le futur, l'avenir du patois et des langues valdôtaines. Mais c'est important de donner un signal, surtout à l'égard de deux réalités comme le Centre de Saint-Nicolas, qui depuis longtemps a une action très importante et porte même une action très importante pour toute la Région, et pour le groupe du Charaban, qui sûrement est l'une des traditions les plus appréciées dans notre vallée. À côté, et je veux le rappeler aussi, de l'action de toutes les compagnies théâtrales patoisantes qui sont dans le territoire et qui font une action sûrement très importante pour répandir la connaissance du patois dans les jeunes générations.

Presidente - In discussione generale altri interventi? Non vedo altre richieste: chiudo la discussione generale. La discussione generale è chiusa. Il Governo è già intervenuto. Ora in replica, ne ha facoltà il Presidente della Regione.

Testolin (UV) - En réplique, mais aussi pour déclaration de vote, je me permets moi aussi d'exprimer quelques réflexions par rapport à ce débat, un bon débat oserais-je dire. Un débat qui a mis en lumière l'intention de tous les groupes présents dans la Salle du Conseil d'envisager dans cette loi, qui ne changera évidemment pas le parcours du patois, mais qui est une petite pièce, comme l'a appelée quelqu'un, pour partir à nouveau dans la bonne direction, pour souligner et donner de la dignité à deux associations qui sont quand même des points de repère dans le panorama valdôtain de notre culture et qui ont toujours eu une certaine attention parmi les jeunes aussi, soit pour le théâtre soit pour ce qui est le Centre de recherche de Saint-Nicolas René Willien, avec des initiatives qui les valorisent pendant toute l'année, avec de moments qui sont centrales pour ce qui est l'épanouissement du patois, pas seulement dans notre région, même pour élargir et partager avec d'autres réalités nationales et internationales ce qui est un travail très important, porté de l'avant par le Centre de Saint-Nicolas et par ses acteurs principaux qui sont évidemment la directrice du Centre Dunoyer, qui a déjà été nommée, ainsi que son Président qui a développé un boulot pas mal, il s'est pris en charge un badot intéressant, parce que c'est facile de bavarder sur ces thématiques mais après, dans la réalité de tous les jours, dans le quotidien, on doit travailler dans ce domaine comme dans d'autres domaines pour porter de l'avant des idées et des principes.

Je partage l'expression de quelqu'un qui a voulu trouver dans ce cadre complexif la possibilité d'avoir deux piliers: le premier est celui de la recherche, l'autre celui de l'épanouissement, du partage, de la réalisation des activités sur le territoire. Et là l'importance de ne pas réduire au patois seulement notre attention, mais de souligner comme le patois est présent évidemment même parce qu'il y a des milieux qui sont plus sensibles. Et alors là la valorisation surtout des sports traditionnels, des milieux où le patois a toujours été très fort: le milieu agricole, le milieu des combats des reines, le milieu des sports... On l'entend parler, et on entendait parler peut-être plus une fois, sur les pistes de ski ou dans les champs de football. Alors là aussi on doit faire une activité tout à fait attentive à ce qui est la valorisation de notre patois dans ces milieux qui doivent et sont moyens de transmission, qui engagent tout le territoire et peuvent donner à nouveau de la force à ce mouvement patoisàn.

Ce qui l'en sort aujourd'hui, de cette loi, c'est quand même un partage commun par 35 Conseillers, une bonne direction et un engagement commun pour améliorer tous les aspects, même normatifs pour relancer notre langue.

Je crois, pour terminer, qu'il n'y a pas quelqu'un qui est dépositaire de la vérité, mais le patois c'est quelque chose qui chacun a bien présent dans sa vie et ce qui a fait pour le valoriser, le travail qui a conduit pour le relancer, les efforts qu'il a fait pour le soutenir même dans les périodes moins faciles. Et alors, c'est avec cet esprit qu'on prend acte d'avoir, je crois, 35 votes sur cette loi et de continuer à travailler avec le même engagement et le même esprit qui a animé cette loi, en remerciant encore une fois ceux qui, même à l'intérieur de l'Administration, ont bien voulu travailler et se pencher sur ce dossier et en première personne la dirigeante Alessia Favre qui a conduit dans ces mois un travail tout à fait attentif sur le domaine des sociétés savantes et en particulier du domaine du patois, pas seulement dans cette loi mais dans l'attention démontrée même dans les activités que l'Assessorat a voulu bien proposer à notre communauté dans ces mois. Et alors, c'est avec cet esprit qu'on prend acte de ce parcours et l'engagement de continuer à travailler dans ce sillon.

Presidente - Ci sono interventi? Dichiarazioni di voto? Prendo il tempo della dichiarazione di voto e sottolineo solo un aspetto riguardante la modifica del regolamento per l'utilizzo del francoprovenzale in Consiglio: questione piuttosto complessa, un dossier è stato fatto diverso, per non dire molto, tempo fa, inviato a tutti i componenti della Commissione del Regolamento, nell'attesa che venga letto per convocare la Commissione Regolamento. Lo dico perché sembra che le cose non siano così.

Passiamo alla votazione. Gli articoli sono cinque, votazione per l'articolo n. 1. La votazione è aperta. La votazione è chiusa.

Presenti: 33

Votanti: 33

Favorevoli: 33

L'articolo n. 1 è approvato all'unanimità.

Posso dare lo stesso risultato per l'articolo n. 2? Stesso risultato. Per l'articolo n. 3 stesso risultato. Per l'articolo n. 4 stesso risultato. Per l'articolo n. 5 stesso risultato. Mettiamo ora in votazione, se non vi sono altri interventi, il voto del suo insieme della legge. La votazione è aperta. La votazione è chiusa.

Presenti: 33 Votanti: 33

Favorevoli: 33

La legge è approvata all'unanimità.