Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 1703 del 14 gennaio 2016 - Resoconto

OBJET N° 1703/XIV - Interpellation: "Développement et valorisation du Centre d'études francoprovençales de Saint-Nicolas".

Viérin M. (Presidente) - Punto n. 34 dell'ordine del giorno. La parole à la collègue Certan.

Certan (ALPE) - Merci Monsieur le Président.

Bonjour à tous. Au mois de novembre 2015 avec un peu d'inquiétude nous avions appris que per fare cassa le Gouvernement régional avait décidé de prévoir un plan d'aliénation et de valorisation du patrimoine immobilier régional. Or, aujourd'hui je n'entre pas dans les détails de ce plan, nous aurons occasion d'y retourner en commission et peut-être aussi en Conseil, mais je vous avoue que retrouver la liste des immeubles à aliéner, donc à vendre, ou à valoriser, peut-être en partenariat avec les Communes ou avec quelqu'un d'autre - et on ne sait pas comment - nous a un peu tracassés.

Le Centre culturel de Saint-Nicolas fut inauguré le 16 octobre 1967 en tant que Centre d'études. Il avait son siège au-dessus du Musée Cerlogne, place de la Cure à Saint-Nicolas. Il s'agissait alors de créer une institution pour conserver et cataloguer les travaux du Concours Cerlogne, mais dans les années les activités lancées par le Centre ont été beaucoup plus nombreuses et dans des domaines très différents, très variés et très qualifiés. En 1979 le Centre eut un nouveau Président et en 1987, afin de doter le Centre et la bibliothèque de locaux plus idoines aux exigences croissantes et à l'exercice des nouvelles activités, un nouveau siège fut inauguré au village de Fossaz-Dessu. Cela fait 30 ans que le Centre de Saint-Nicolas est à Fossaz-Dessu. Le siège du Centre, situé au cœur du village de Fossaz-Dessu, est en soi un petit monument à la culture franco-provençale, où la beauté et le prestige des éléments architecturaux et des sculptures en bois marient l'engagement dans la promotion et la valorisation de la langue et de la civilisation franco-provençale. J'ai tiré ces nouvelles du site du Centre, sur lequel on ajoute aussi: "cet ancien bâtiment rural était à l'origine la demeure d'une famille de Saint-Nicolas. Acheté par l'Administration régionale qui en a envisagé une superbe restauration, il est devenu le nouveau siège du Centre à partir de 1988. Le Centre présente en son intérieur une grande variété d'espaces fonctionnels et modernes, tout en demeurant lié à la tradition architecturale valdôtaine". Je lis ça pour encadrer un petit peu le Centre et la valeur de ce lieu.

Il est vrai que la structure du Centre d'études franco-provençales n'est pas dans l'elenco dei beni immobili che si intende avviare prioritariamente ad alienazione, donc nous prenons acte que vendre le Centre n'est pas une priorité de l'Administration. Toutefois, les dernières vicissitudes du Centre et le fait qu'actuellement sa structure n'est pas abandonnée, mais elle est quand même en pleine solitude à Fossaz ne sont pas, à notre avis, un bon signal. L'employé qui s'occupait du Centre n'est plus sur place pour des raisons administratives et je crois même pour des raisons contractuelles. Tout le patrimoine de la culture alpine et franco-provençale, hélas, est laissé un petit peu à soi-même, parce que le Centre en ce moment est fermé et les locaux ne sont pas fréquentés.

Alla preoccupazione sulle sorti di questa biblioteca prestigiosa, che raccoglie le opere di 40 anni di Concours Cerlogne di tutte le scuole, oltre che di tutto l'arco alpino, si aggiunge un altro dubbio: la scelta di liquidare e alienare questo bene o di valorizzarlo - le usiamo perché queste sono due parole che vengono sempre indicate nel piano -, a nostro avviso, va un po' in contraddizione - per non usare parole più forti - con quanto invece fatto finora a livello di opere pubbliche e quindi anche di impiego di risorse pubbliche investite per opere che avevano una finalità ben precisa e che ora con questa decisione vedrebbero svanire il loro senso. Non penso che si possa continuare ad essere schizofrenici: da una parte, scrivere che la frazione necessita, proprio per la presenza del Centre, di un parcheggio polifunzionale che sia funzionale sia agli abitanti della frazione sia ai visitatori del Centre e poi chiudere il Centro stesso.

Nel 2009 l'allora Assessore alle opere pubbliche, il nostro Presidente Marco Viérin, rispondendo a un'interpellanza del gruppo ALPE, giustificava e sosteneva la necessità di quest'autorimessa e diceva: "la localizzazione dell'autorimessa e la riqualificazione dell'area adiacente sono state dettate dalla volontà di sviluppare la parte alta della frazione, cercando di porre all'attenzione turistica un sito culturale non soggetto alla visibilità dovuta e al passaggio del flusso turistico...", eccetera. Si specificava poi: "la necessità dell'autorimessa, che consta peraltro di soli 23 posti), pertanto risulta adeguata alla situazione demografica della frazione - mi pare che 14 posti siano destinati agli abitanti della frazione e i restanti ai turisti - e per ospitare anche le autovetture dei visitatori nel Centre d'études franco-provençal. Come detto, tale opera si inquadra nella volontà di favorire un incremento turistico di visitatori del Centre d'études".

Sono state investite diverse risorse attraverso un progetto FOSPI. Tra le premesse del progetto FOSPI (Quadro delle esigenze da soddisfare e delle specifiche prestazioni richieste) c'è proprio questo passaggio: "la conformazione del villaggio non consente l'accesso e la sosta degli autoveicoli della popolazione residente e dei visitatori, che utilizzano come parcheggio una piazzola di modeste dimensioni e gli slarghi presenti lungo la strada che conduce al Centre. Tale situazione, già precaria in condizioni normali, si aggrava nel periodo estivo per la presenza dei turisti e per lo svolgersi di convegni al Centre, creando rilevanti problemi alla viabilità e costringendo i visitatori a parcheggiare le auto - eccetera - inoltre la situazione di degrado dell'intera zona sminuisce e penalizza il valore ambientale e storico del sito". Per queste motivazioni è stato fatto un parcheggio e sono state investite delle risorse pubbliche, perché c'era anche la presenza del Centre.

Noi crediamo che sia importante all'interno di una programmazione molto più ampia capire se certi luoghi e certi siti si vogliono valorizzare, oppure se per altre motivazioni e per questioni di convenienza si vuole centralizzare tutto ad Aosta. In quest'ultimo caso tutto il discorso della valorizzazione anche di luoghi nei comuni di Media e Alta Valle che non avrebbero altri atout, dopo una politica di sostegno durata tantissimi anni, verrebbe a mancare: è per questo che chiediamo quali sono le intenzioni da parte del Governo regionale.

Président - La parole à l'Assesseur Rini.

Rini (UV) - Merci Monsieur Président.

Merci collègue Certan, vous portez dans cette salle une thématique pour nous très importante, un pôle d'excellence, vous l'avez rappelé, je n'y ai retournerai plus, vous avez bien rappelé les activités du Centre, donc je vais directement passer aux réponses à vos questions. Avant tout la première: "quelles sont les intentions pour l'avenir sur le Centre?". On est conscients de l'importance du CEFP non seulement à l'échelon régional, mais également en tant que centre de référence pour le franco-provençal au niveau international. C'est pour cela que l'Assessorat de l'éducation et de la culture s'est activé par l'intermédiaire de sa structure, le BREL, en vue de monter des projets européens, comportant d'importants financements pour valoriser davantage le Centre au niveau transfrontalier, ainsi que pour l'intégrer - comme naturellement est but, l'activité qui porte de l'avant en a le mérite - dans le parcours du projet de la Basse Route, qui vise à diversifier et à accroître le nombre d'utilisateurs.

Pour ce qui est de la deuxième question, plus ponctuelle, sur l'organisation et les ressources, en ce qui concerne avant tout l'organisation, celle-ci est bien évidemment du ressort du bureau de la Présidence de l'Association, comme le prévoit, entre autres, l'article 16 des statuts de cette dernière. Quant aux ressources humaines susceptibles de permettre le développement du CEFP, nous rappelons que l'Administration a signé, le 21 juillet 2014, une nouvelle convention d'une durée de six ans, qui prévoit des rapports de collaboration entre le Centre et l'Assessorat de l'éducation et de la culture.

Le CEFP présente chaque année une série de propositions, de projets, qui sont ensuite examinés et réalisés conjointement. Sur les huit propositions avancées par le CEFP pour l'année 2016 l'Assessorat a retenu les six projets d'activité suivants soutenables: avant tout le projet n° 1, le bulletin du CEFP, c'est-à-dire une collaboration du personnel de la Région à la réalisation et à la mise en réseau du bulletin du Centre. Le projet n° 2 concerne l'activité de secrétariat du Centre: collaboration du personnel de la Région à la mise en œuvre des activités promises par le CEFP: par exemple, l'accueil du public, les informations de catalogage du matériel, du Concours Cerlogne et encore la mise à jour du site internet et d'autres. Le troisième projet c'est une exposition d'été: collaboration du personnel de la Région à la réalisation de l'exposition d'été, présentée chaque année au Musée Cerlogne. Le quatrième projet c'est une bibliothèque spécialisée en linguistique, ethnologie franco-provençale et franco-valdôtaine, toujours en collaboration avec le personnel de la Région pour le déroulement des activités de la bibliothèque et même du fonds valdôtain. Encore, le cinquième projet concerne la poursuite des travaux d'organisation et de réaménagement du Fonds du Musée Cerlogne, opérations de récolement pour le Fonds Cerlogne et catalogage pour le Fonds Willien et le Fonds Saint-Nicolas; ici il y a toujours la collaboration du personnel de la Région, l'informatisation et le catalogage des travaux du Concours Cerlogne par sujets, par Communes et par enseignants, donc pour les trois domaines est différent et la réalisation de la base des données du Fonds Cerlogne et du catalogage du Fonds Saint-Nicolas. Enfin le dernier projet, le sixième, est la prise en charge ici directement par l'Administration régionale de l'organisation de la conférence annuelle, ainsi que de toutes les dépenses qui en découlent.

En ce qui concerne les dotations financières que l'Administration régionale a l'intention d'affecter au développement et à la valorisation du Centre, celles-ci ont été prévues en accord avec la Direction du Centre dans le cadre du Projet ALCOTRA Italie-France "Parole alpine" pour une attractivité culturelle et touristique des territoires, qui sera déposé avant le 15 février 2016. Dans le détail voilà les chiffres: 100 mille euros, désignés à la rénovation et à la modernisation des aménagements des musées du Centre. Cela dans le cadre, comme je disais avant, du projet de la Basse Route, afin de présenter les contenus de manière un peu plus attrayante aussi, de le rendre fonctionnel et intéressant pour les jeunes qui se rapprochent à ce remarquable patrimoine culturel et immatériel, composé par la langue, ainsi que de susciter la curiosité des touristes de passage, donc l'attractivité même avec laquelle on présente tout ce matériel.

Le Centre sera équipé de structures de communication, de promotion et de diffusion très avancées qui lui permettront de devenir un véritable modèle pour la revitalisation et la remise en valeur des langues et des cultures en danger, ainsi qu'un point de repère transfrontalier non seulement pour les spécialistes du secteur, comme je disais, mais également pour le grand public. Encore, pour ce qui est toujours des chiffres, 70 mille euros désignés pour la réalisation d'études scientifiques susceptibles de fournir des contenus nouveaux et contemporains aux exigences de communication et de promotion autour du thème de la langue. Enfin, 500 mille euros pour la création des laboratoires et d'ateliers, qui sont appelés "Voyageurs de la langue", qui permettront aux partenaires de développer un projet de formation, de valorisation et de diffusion de la langue franco-provençale afin de créer des réels circuits du savoir. Merci.

Président - La parole à la collègue Certan.

Certan (ALPE) - Merci Madame l'Assesseur pour votre réponse ponctuelle. En effet, pour la première partie de notre interpellation vous m'avez répondu très ponctuellement. Nous sommes très ravis de voir que tous les projets que déjà dans les années précédentes le Centre portait de l'avant ont été maintenus et de quelque façon alimentés. Les six projets prévus pour 2016 sont sûrement des projets qualifiants pour le Centre et, à mon avis, pour la culture de notre Région entière. Vous avez été un peu moins incisive sur le sort de la structure: je ne parle pas de la structure administrative, mais du site du Centre. Vous avez dit qu'il y a quand même des dotations financières et des cofinancements, entre argent européen et ressources régionales pour le Projet ALCOTRA. Nous avons vu même beaucoup de ressources qui seront employées pour la remise en place du site et des musées. J'espère que la valorisation dans laquelle est tombé le Centre aille dans cette direction, c'est-à-dire le Centre sera restauré, parce qu'il s'agit d'une structure qui a déjà quelques années et qui est déjà un peu datée et donc elle aura besoin sûrement d'une révision. J'espère vraiment que Saint-Nicolas reste le lieu qui accueillera le Centre même dans vos intentions futures, je dois dire que sur ça je n'ai pas reçu de réponse. Le fait qu'il y ait des ressources employées pour valoriser le village du Centre fait penser qu'il sera maintenu là. Nous avons quelques doutes sur ça et nous aurions bien voulu être un petit peu plus rassurés. Nous n'avons pas cette certitude, même pas après cette réponse, mais je vous remercie quand même pour les détails que vous m'avez donnés.