Oggetto del Consiglio n. 2022 del 19 ottobre 2011 - Resoconto
OBJET N° 2022/XIII - Interpellation: "Absence du drapeau de la Vallée d'Aoste dans les salles qui ont accueilli le Président de la République lors de la visite officielle".
Interpellation
Rappelant la visite officielle du Président de la République qui s'est tenue les 6 et 7 octobre derniers;
Ayant constaté l'absence du drapeau de la Vallée d'Aoste à côté des drapeaux italien, européen et de la Présidence de la République dans les salles qui ont accueilli les différentes cérémonies officielles et également l'enlèvement du drapeau valdôtain dans les lieux institutionnels où il est normalement exposé;
Ayant observé par contre que l'Hôtel de Ville, sur place Chanoux, arborait les drapeaux européen, italien et valdôtain;
les soussignés Conseillers régionaux
Interpellent
le Président de la Région pour connaître les raisons de ce choix.
Signé: Giuseppe Cerise - Bertin - Patrizia Morelli
Presidente - Colleghi, il collega Giuseppe Cerise ha un'esigenza di carattere medico, per cui ha chiesto, se si può, di anticipare il punto n. 20 all'ordine del giorno.
La parole au Conseiller Giuseppe Cerise.
Cerise G. (ALPE) - Merci M. le Président pour votre disponibilité. Je voudrais avant tout préciser que cette interpellation n'a aucune intention de minimiser et sous-évaluer la portée et la valeur de la visite du Président de la République dans notre région les 6 et 7 octobre derniers, dont l'élévation institutionnelle, la noblesse des sentiments demeure heureusement encore l'un des points de référence institutionnelle crédible et digne de foi face à la déchéance politique et morale, à laquelle nous sommes désormais habitués aux très hauts niveaux institutionnels. Mais tout simplement ayant constaté avec étonnement l'absence du drapeau valdôtain à côté des autres dans les salles qui ont accueilli les différentes cérémonies officielles et également l'enlèvement du même dans les lieux institutionnels où il est normalement exposé, choix qui aurait été imposé par le cérémonial du Quirinale, choix - je partage totalement ce qui a écrit le collègue Caveri sur son blog - totalement ignoré au Président, qui aurait été sans doute désolé du désagréable épisode. Notre interpellation, au-delà de connaître si possible dans les détails les raisons de l'inconvénient qui s'est vérifié, vise surtout à créer les conditions afin d'éviter autant que possible le même pépin à l'avenir. Si est tout à fait compréhensible entre guillemets que les responsables du cérémonial de la Présidence de la République ne connaissent pas nos prérogatives statutaires, on devrait de notre part être à même de les informer convenablement sur notre particularisme. D'ailleurs le drapeau est normalement exposé en sens de respect pour rendre hommage à quelqu'un ou à quelque chose d'honorable. Je ne voudrais pas avoir mal interprété les dispositions législatives en la matière d'exposition du drapeau, mais je crois que vous voudrez bien, M. le Président, gentiment nous renseigner à propos et nous faire part des évaluations du Gouvernement. Merci.
Président - La parole au Président de la Région, Rollandin.
Rollandin (UV) - Merci M. le Président. Je ne peux que partager les considérations faites par le collègue à propos de la visite du Chef d'Etat, donc je crois que nous sommes conscients qu'a été une visite très importante et remarquable pour notre collectivité. En venant à la réponse, je crois qu'il faut tout d'abord souligner que, lors du déplacement du Président de la République, toutes les questions liées au cérémonial sont gérées directement par le Service du protocole du Quirinale et c'est exactement ce qui s'est produit lors de la récente visite officielle du Président Napolitano, qui, en ce qui nous concerne, a été bien entendu un honneur pour la Région, mais aussi un succès du point de vue de l'organisation. J'aimerais d'ailleurs saisir cette occasion pour remercier tout le personnel de la Présidence du Conseil régional et de l'Administration régionale de sa disponibilité et de la compétence dont il a fait preuve à cette occasion.
En ce qui concerne la question précise soulevée par cette interpellation, les dispositions relatives aux étendards disposés à l'extérieur et à l'intérieur du Palais régional, ont été données par le Service du protocole de la Présidence de la République sur la base des règles du protocole d'Etat pour ce qui est de l'étendard présidentiel, qui constitue dans l'ordre militaire et protocolaire italien le signe distinctif de la présence du Chef de l'Etat et suit donc le Président de la République dans tous les déplacements. Quant au drapeau qui flottait à l'extérieur du Palais régional, qui est en Vallée d'Aoste également le siège de la Préfecture, les dispositions données par le Service du protocole de la Présidence de la République étaient que l'étendard régional n'apparaisse pas et que l'étendard présidentiel soit hissé dès que l'avion présidentiel se posait à l'aéroport Corrado Gex, comme c'est le cas dans toutes les préfectures lorsque le Chef d'Etat visite une ville. Pour ce qui est de la salle du Conseil et du salon des manifestations de la Région, le Service protocolaire de la Présidence de la République a prévu la présence de trois drapeaux, à savoir l'étendard italien, l'étendard européen - selon la loi n° 22/1998 - et l'étendard du Président de la République. Conformément au protocole d'Etat, la présence de ces trois symboles dans la salle où le Chef de l'Etat intervient dans le cadre de ses fonctions officielles exclut celle d'autres drapeaux régionaux, provinciaux et communaux, car le Président de la République représente l'unité de la République italienne. Pour conclure, il faut toutefois souligner que dans la salle du Conseil comme dans le salon des manifestations de la Région, où s'est tenue la rencontre officielle avec les autorités régionales, le gonfalon de la Région était exposé, tandis que sur la place Chanoux le drapeau régional flottait à côté des drapeaux italien et européen, en l'absence de l'étendard présidentiel. Comme vous pouvez comprendre, les responsables du protocole du Quirinale connaissent très bien la matière et savaient très bien où on est placés et quelles étaient les règles et les conséquences. On avait demandé explicitement de la question et la réponse a été celle que je viens de vous donner. Il n'y a pas eu donc un manque d'attention, mais au contraire on a respecté les requêtes explicites faites par le protocole du Quirinale, le Président connaissait très bien la question, car on avait de façon informelle dit quelle était notre idée et notre espoir, mais là le protocole a été ferme.
Président - La parole au Conseiller Giuseppe Cerise.
Cerise G. (ALPE) - Evidemment on ne peut que partager votre espoir, nous aussi, malheureusement...un espoir qui n'a pas abouti à quelque chose de positif. Je regrette en regardant la loi en matière d'exposition des drapeaux, on n'aurait pas pensé qu'il était possible; on prend acte de cela. J'avoue que j'attendais d'entendre aussi de la part de quelqu'un d'autre un mot sur cet épisode, au contraire rien du tout, sauf le passage sur le blog du collègue Caveri, que j'ai cité auparavant. Pourtant ce jour quand on est entrés dans cette salle, quelqu'un, avec un élan de courage surprenant qui transpirait de tous les pores de la peau, a fait une affirmation plutôt drastique disant: "c'est un affront à notre autonomie", on doit tous sortir en signe de blâme. C'était donc une position beaucoup plus rigide que celle qu'on a exprimée pour connaître...je ne sais pas si l'intéressé est dans la salle pour entendre...nous au contraire - je ne sais pas si parce que moins courageux, ou simplement un peu plus intelligents - nous nous sommes bornés à cette initiative pour comprendre ce qui s'est passé et si possible prévenir ce pépin pour l'avenir. Voilà ce que je voulais dire.
