Oggetto del Consiglio n. 9 del 15 gennaio 1970 - Verbale
OBJET N° 9/70 - Eboulement sur la rive droite du Lys dans le territoire de la Commune de Fontainemore. (Approbation de motion)
Il Presidente, MONTESANO, dichiara aperta la discussione sulla seguente mozione presentata dai Consiglieri regionali Signori Andrione Mario, Freppaz Emilio, Bancod Beniamino, Perruchon M. Celeste Ved. Chanoux, Fosson Pietro e Caveri Severino, concernente l'oggetto: "Eboulement sur la rive droite du Lys dans le territoire de la Commune de Fontainemore", mozione trasmessa in copia ai Signori Consiglieri unitamente all'ordine del giorno dell'adunanza del 14 novembre 1969:
Monsieur le PRESIDENT du Conseil Régional - AOSTE
Les Conseillers régionaux soussignés Vous demandent d'insérer à l'ordre du jour de la prochaine séance du Conseil Régional la suivante
MOTION
ATTENDU que sur la rive droite du Lys, dans le territoire de la Commune de Fontainemore, il y a un grand éboulement, qui risque de s'étendre encore, en menaçant toujours plus la stabilité du sol
INVITE
la Junte Régionale à bien vouloir délibérer les ouvrages nécessaires.
Aoste le 30 juillet 1969.
Signés: M. Andrione - Emile Freppaz - Bancod Benjamin - Céleste Chanoux - P. Fosson et S. Caveri.
Monsieur l'Assesseur MAQUIGNAZ déclare qu'il s'agit d'un éboulement dont la cause est à rechercher dans une ancienne concession accordée, assez imprudemment, en 1912-1915 à la Société d'électricité "Breda" pour l'exploitation d'une carrière de pierres, sise au niveau du torrent Lys, tout près du chef-lieu de la Commune de Lillianes. Il informe que l'extraction de gros blocs de pierre a sapé la pente, constituée par des matériaux assez incohérents, et que l'érosion s'est toujours de plus en plus étendue, soit en surface qu'en profondeur, jusqu'à mettre en danger le hameau de Tilly, situé presque sur le bord supérieur de l'éboulement.
Il y a - poursuit l'Assesseur - une douzaine d'années que l'Assessorat à l'Agriculture et Forêts avait entrepris l'aménagement de la surface sujette à éboulement, mais sans succès. car les travaux exécutés, consistant uniquement en des défenses végétales disposées horizontalement, se sont démontrés insuffisants et ils ont été totalement emportés par l'érosion, à cause du manque d'une base stable, au fond de la pente.
Partant - ajoute-t-il - il a donc fallu attendre que le "Génie Civil" construise un mur de soutien parallèle au cours du Lys, apte à empêcher ainsi l'érosion du fond par les eaux du torrent.
Or - dit-il - maintenant il ne reste plus qu'à s'attaquer directement à l'éboulement, qui se présente cependant d'un genre difficile à aborder, car la présence d'un hameau situé tout juste derrière le bord supérieur de l'érosion empêche de pourvoir à l'écrêtement, nécessaire pour adoucir la pente et la rendre apte à la plantation d'arbustes à fort appareil radical.
L'Assesseur communique ensuite que les Services forestiers de l'Assessorat ont prédisposé un projet qui comprend notamment:
- l'arrachage de blocs de grosses dimensions incorporés à la paroi verticale qui contourne le bord de l'éboulement, pour empêcher la chute d'éboulis sur les travaux qui seront réalisés;
- un léger écrêtement des deux bords latéraux de l'érosion pour les rendre plus aptes à la plantation;
- la plantation d'arbres le long de tous les bords de l'érosion, utilisant surtout le robinier;
- l'atténuation des parois verticales de l'éboulement en y plantant des boutures de buissons ayant la possibilité d'y végéter;
- la construction de terrassements en pierre sur toute la surface de l'éboulement et la plantation d'arbres et d'arbustes entre les terrassements.
L'Assesseur à l'Agriculture observe que dans le texte de la motion on lit entre autre: "invite la Junte Régionale à bien vouloir délibérer les ouvrages nécessaire"; à cet égard il rappelle que le Conseil Régional a déjà approuvé, dans le programme des travaux du mois de novembre 1968, la somme de dix millions de lires pour les ouvrages dont il est question.
Il s'agit - poursuit-il - de donner maintenant exécution au travaux, étant donné que le projet est déjà rédigé, et de trouver la main d'œuvre disponible pour faire ces travaux "en économie", car on ne peut faire exécuter ces ouvrages par une entreprise.
Il assure que tous les travaux seront terminés au cours de l'année 1970 et, partant, il demande aux signataires de la motion de la retirer, car la Junte a déjà fait tout ce que l'on demande dans ladite motion.
Monsieur le Conseiller FREPPAZ déclare que, malgré quelques tentatives d'arrêter l'éboulement, qui représente un grave danger public, l'érosion devient de plus en plus grande et, par conséquent, le danger augmente.
Après avoir donné des éclaircissements sur l'état de l'éboulement, il précise que le danger est dû au fait que la partie haute de l'éboulement est constituée par une paroi à pic, d'environ quinze mètres de hauteur, d'où continuent à se détacher des éboulis, qui, dans leur chute, ont complètement anéanti les travaux entrepris auparavant pour tenter d'arrêter l'éboulement.
Quant à la question de la dépense, il estime que pour les nouveaux ouvrages il est à prévoir un financement d'environ quinze millions de lires.
Il demande, enfin, de connaître les intentions de la Junte sur cette question, car la somme de dix millions de lires n'est certainement pas suffisante pour donner une stabilité au sol et à la zone un aspect panoramique satisfaisant.
Monsieur le Conseiller CAVERI déclare d'être en grande partie satisfait des déclarations de l'Assesseur Maquignaz, sauf pour la phrase qu'il a relevé dans la motion, ou il est dit: "à bien vouloir délibérer les ouvrages nécessaires", et que l'Assesseur désire modifier.
Or - dit-il - il ne lui résulte pas que les travaux, dont il est question dans la motion, aient été approuvés et, partant, il demande quand ces travaux ont été délibérés par la Junte.
Monsieur l'Assesseur MAQUIGNAZ rappelle que dans le programme des travaux qui a été approuvé par le Conseil, au mois de novembre 1968, la somme de dix millions de lires était prévue pour l'aménagement de l'éboulement; il communique que la Junte Régionale n'a pas délibéré à ce propos parce qu'elle n'avait pas le projet, mais maintenant que l'on dispose de la somme di dix millions de lires et d'un projet, on pourra exécuter ces travaux au cours de l'année 1970.
Monsieur le Conseiller CAVERI déclare que la Junte a inscrit dans le budget la somme de dix millions pour les éboulements en général, mais pas pour l'éboulement de Fontainemore.
Or - poursuit-il - si cette somme est désormais affectée aux travaux dont il est question, il se déclare satisfait de la réponse de l'Assesseur.
Il demande que la motion soit mise aux voix et, quant à la petite difficulté dont a parlé Monsieur Maquignaz, il propose que le dispositif de la motion soit changé en ces termes: "invite la Junte Régionale à bien vouloir exécuter les ouvrages nécessaires".
Il Presidente, MONTESANO, dopo aver constatato che nessun altro Consigliere intende prendere la parola sull'argomento in discussione, pone ai voti, per alzata di mano, l'approvazione della sottoriportata mozione presentata dai Consiglieri Signori Andrione, Freppaz, Bancod, Perruchon Vedova Chanoux, Fosson e Caveri e modificata come da emendamento proposto dal Consigliere Caveri:
MOTION
ATTENDU que sur la rive droite du Lys, dans le territoire de la Commune de Fontainemore, il y a un grand éboulement, qui risque de s'étendre encore, en menaçant toujours plus la stabilité du sol;
INVITE
la Junte régionale à bien vouloir exécuter les ouvrages nécessaires.
Procedutosi alla votazione, per alzata di mano, il Presidente accerta e comunica che il Consiglio, ad unanimità di voti favorevoli (Consiglieri presenti, votanti e favorevoli: ventitré), ha approvato la soprariportata mozione.
Il Consiglio prende atto.
