Oggetto del Consiglio n. 180 del 27 marzo 1979 - Verbale

OBJET N° 180/79 - Promotion de la culture walser. (Interpellation du Conseiller Salvadori)

Interpellation

Le Conseiller régional soussigné

Ayant constaté que l'Administration régionale a permis à plusieurs jeunes walser de participer à des stages de formation en Allemagne pour leur permettre une meilleure connaissance de la langue;

Vu que les écoles élémentaires des trois Communes walser et l'école moyenne parifiée de Gressoney doivent pouvoir toujours disposer d'enseignants connaissant le walser et l'allemand;

Ayant constaté que, lors de la préparation des listes pour les chaires dans les écoles valdôtaines il n'y a aucune possibilité pour les jeunes de la zone walser, par le moyen par exemple d'un nombre de points supplémentaires, de rester enseigner dans leurs pays;

Vu également que le même problème se pose pour ce qui concerne les curés des paroisses walser;

Interpelle

l'Assesseur à l'Instruction Publique pour savoir si ce serait possible d'entamer avec les organisations syndicales des pourparlers permettant de mieux régler la présence des enseignants dans la zone walser et le Président de la Junte pour savoir si ce serait possible d'intervenir officiellement auprès de l'Evêché pour souligner l'importance du maintien, de la part de l'église, d'une tradition de défense et de promotion de la culture walser.

Aoste, le 14 mars 1979

Signé: Bruno Salvadori

Dolchi (P.C.I.) - La parole au Conseiller Salvadori.

Salvadori (U.V.) - Cette interpellation rentre un peu dans la ligne de l'U.V., qui veut défendre et promouvoir la minorité ethnique walser de la Vallée du Lys, et a deux lignes principales: la première per l'école, donc la première partie de l'interpellation est réservée à l'Assesseur Viglino; une autre est adressée au Président de la Junte pour une intervention qui devrait faire dans ce sens envers l'Evêque.

Pour ce qui concerne l'école, on sait que d'ailleurs le Conseil communal de Gressoney-Saint-Jean a approuvé récemment un ordre du jour, une délibération dans laquelle il demande, à l'unanimité, de garantir l'enseignement de la langue tedesca nelle scuole dell'obbligo del Comune di Gressoney-La-Trinité, Gressoney-Saint-Jean e Issime.

C'est un discours qui donc intéresse, d'un côté, l'école maternelle et, de l'autre côté, l'école primaire et l'école moyenne parifiée qui existent à Gressoney. Or, évidemment la Région a déjà fait des pas remarquables dans ce secteur en envoyant des instituteurs, des institutrices à participer a des stages de formation de langue allemande en Allemagne, mais il faudrait que, à travers des formules qu'on devrait étudier avec les syndicats, on puisse former...on puisse permettre à ces enseignants de rester à enseigner dans leur Commune...et je demande à l'Assesseur Viglino de préciser quelle est la situation des enseignants aujourd'hui dans les Communes, de façon à permettre qu'en perspective les enseignants qui ont fait ces cours, ceux qui connaissent le walser et l'allemand restent à enseigner dans ces Communes, ne soient pas dispersés selon les règles actuelles, selon les points qu'on donne dans les classements des enseignants, ne soient pas obligés de quitter leur place et aller, par exemple, à enseigner dans d'autres Communes de la Vallée d'Aoste, qui n'ont pas la nécessité de connaître la langue allemande.

La deuxième question, qui intéresse le Président de la Junte - et dommage qu'il n'y ait pas le Conseiller Mappelli, parce que l'autre Conseil, sur la motion des D.P., à propos du fameux Concordat, on avait fait une petite polémique à propos de la langue qu'on devrait parler à l'Eglise -, mais quand-même je voudrais dire que Jean Paul II, quand il y a eu à Rome l'élection - après 4 siècles de papes italiens, un premier pape non italien - dans la surprise générale a adressé son premier discours au monde, parce qu'il y avait toutes les TV en italien, en tenant compte de la réalité sociale du Pays dans lequel il allait habiter. C'est dans ce sens qu'on avait dit l'autre fois que l'Evêque devrait faire une certaine action personnelle et s'adresser à ses curés de façon qu'en Vallée d'Aoste on parle dans les paroisses le français et le patois, et en ce sens on parle et on permet de...aux curés des deux Gressoney et Issime de rester dans leur zone et de parler aussi le walser, parce qu'évidemment la présence de l'Eglise et de la culture religieuse est très importante dans le cadre général de la culture valdôtaine. Donc première invitation à l'Assesseur Viglino et deuxième invitation au Président de la Junte vis à vis de l'Evêque.

Dolchi (P.C.I.) - C'est Mademoiselle Viglino qui répond; la parole à l'Assesseur à l'Instruction Publique, Maria Ida Viglino.

M. Ida Viglino (U.V.) - L'interpellation soulevée par le Conseiller Salvadori est certainement très intéressante, je dois dire toutefois que l'Administration régionale, comme d'ailleurs l'a évoqué le Conseiller Salvadori, est déjà intervenue depuis 1976 dans plusieurs initiatives en ce qui concerne soit le walser, soit l'allemand. En effet, depuis 1976 - et cela était répété en 1977 et 1978 - nous donnons une contribution à plusieurs enseignants qui couvrent pratiquement totalement leurs dépenses pour suivre des stages d'été pendant 4 semaines dans différents endroits de l'Allemagne. Ces stages sont, disons, établis par le Goëthe Institut et plusieurs enseignants y ont déjà participé. En plus en 1978 nous sommes intervenus auprès de la Commune de Gressoney-Saint-Jean pour soutenir la Commune dans l'organisation d'un cours d'allemand pour adultes qui a eu lieu. En été 1978 nous sommes également intervenus pour que un certain groupe de jeunes gens du Pays puissent aller faire un stage d'été à Innsbruck.

Maintenant je vais donner la situation exacte dans les écoles élémentaires de la zone: à Gressoney-La-Trinité nous avons un enseignant titulaire et une remplaçante annuelle, Mademoiselle Console, qui a déjà fait les trois stages en Allemagne pendant les années 1977/1978 et 1976; à Gressoney-Saint-Jean nous avons quatre enseignants, tous titulaires: deux sont nés à Gressoney-Saint-Jean, une à Issogne et un instituteur à Challand-Saint-Victor, ils habitent, ils sont établis dans la zone et trois de ces quatre enseignants ont suivi les cours, disons, les stages d'été pendant les années que j'ai citées; finalement à Issime nous avons deux enseignants, qui sont tous les deux titulaires; à Gressoney-La-Trinité, je l'ai déjà dit, nous avons une remplaçante annuelle.

Or, disons, de l'ensemble de ces enseignants nous en avons sept titulaires sur huit et nous savons très bien que, d'après le décret-loi n° 861, le corps enseignant doit être administré selon les lois qui régissent ce corps dans le restant du Pays; donc aucun enseignant titulaire peut être déplacé d'office pour être remplacé par quelqu'un originaire de l'endroit, cela est absolument impossible. Comme je disais, la huitième place est occupée par une personne qui est de l'endroit. De plus dans l'école primaire nous avons un cours d'allemand d'une durée qui va de 2 heures à 3 heures par semaine; ce cours est effectué par Mademoiselle Barrel Alice, qui a toujours participé soit au stage d'été, soit à tous ces cours qu'il y a dans la zone. Dans l'école moyenne, qui est une école moyenne communale, nous avons 3 heures d'allemand en première et deuxième classe et 5 heures d'allemand en troisième classe, donc le Conseiller Salvadori voit que la question de l'allemand est certainement soutenue par tous les moyens dans la zone. Comme dans l'école primaire il y a...et dans l'école moyenne il y a Mademoiselle Barrel Alice, cela permet évidemment de faire aussi les relations entre le patois local, le walser et la langue allemande. En effet, tous les ans nous avons une participation, nous avons des dossiers qui sont présentés pour le Concours du patois et tous les ans nous avons une représentation officielle de la zone qui nous apporte leurs chansons, leurs pièces et leurs recherches sur le walser. Vu la situation qu'il y a, évidemment on peut toujours examiner le problème avec les Organisations syndicales, mais il faut être réalistes et, comme je l'ai rappelé, comme le personnel est régi par ces lois, est administré par ces lois nationales, évidemment ce sera extrêmement difficile de pouvoir remplacer quelqu'un qui n'est pas originaire du lieu par des jeunes gens, des jeunes filles qui sont originaires et qui ne sont actuellement pas titulaires.

Dolchi (P.C.I.) - Monsieur le Président? La parole au Président de la Junte, Andrione.

Andrione (U.V.) - ...officiellement à l'Evêque d'Aoste, Monsieur Salvadori ne le sait pas, mais comme je suis un affreux mélange...une branche de ma famille vient d'Issime et je dirais en privatum quelque chose en cette matière...

Dolchi (P.C.I.) - Oui dans une autre occasion. Le Conseiller Salvadori veut répondre...la parole au Conseiller Salvadori.

Salvadori (U.V.) - Pour la question du rapport avec les syndicats, ce n'était pas évidemment pour déplacer les gens qui enseignent actuellement, mais c'est un discours aussi de prospective, de donner la possibilité, avec des formules qu'on peut étudier avec les syndicats, à ceux qui ont fait des cours, qui ont participé à des stages et qui habitent dans la zone de pouvoir y rester et ne pas être obligés, par exemple, à aller enseigner à Pont-Saint-Martin ou même à Courmayeur, chose qui peut arriver aujourd'hui, on a bien des cas de passages d'un côté à l'autre de la Vallée. Voilà, étant donné qu'il y a cette situation tout à fait particulière dans la Vallée du Lys, ce serait important de voir avec les syndicats s'il y a des formules qui permettent de garantir cette présence pour ne pas perdre, disons, soit de l'argent, soit du temps que les enseignants peuvent dépenser pour participer à des stages en Allemagne ou Autriche, c'était le sens des rapports avec le syndicats...

Dolchi (P.C.I.) - Point n° 14 de l'ordre du jour.