Oggetto del Consiglio n. 129 del 27 ottobre 1949 - Verbale
OBJET N° 129/49 - ENSEIGNEMENT DE LA LANGUE FRANÇAISE EN VALLÉE D'AOSTE - INTERPELLATION DE M.ME ANAIS RONC-DESAYMONET, CONSEILLER.
Il Presidente, Avv. Dr. BONDAZ, dichiara aperta la discussione sull'oggetto "Insegnamento della lingua francese in Valle d'Aosta", di cui all'interpellanza del Consigliere Sig.ra Ronc-Désaymonet, distribuita in copia ai Signori Consiglieri unitamente all'ordine del giorno dell'adunanza odierna e che è del tenore seguente:
"A Monsieur l'Assesseur à l'Instruction Publique
AOSTE
Je Vous prie de bien vouloir me communiquer:
ler - Quelles mesures croyez-Vous de prendre pour que les Instituteurs de la Vallée puissent développer un programme plus adapté à la faculté de leurs élèves?
2me - Quelles mesures comptez-Vous de prendre pour sauvegarder la liberté de choix des livres de texte, sanctionnée par l'Arrêté ministériel du 26-5-1947?
3me - Pourquoi n'organisez-Vous pas un Concours régional pour les livres de texte en langue française et n'avez-Vous pas publié sur les journaux locaux le ban de Concours du Casino de la Vallée pour des livres de texte valdôtains, pourquoi n'avez-Vous pas préparé le Règlement du Concours et n'avez-Vous pas invité particulièrement la classe magistrale d'y participer?
Agréez mes salutations.
Aoste le 8-10-1949.
Signé: A. Ronc-Désaymonet".
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Il Presidente, Avv. Dr. BONDAZ, dà la parola all'Assessore alla Pubblica Istruzione Dr. Berthet.
En réponse à la première demande (Quelles mesures croyez-Vous de prendre pour que les Instituteurs de la Vallée puissent développer un programme plus adapté à la faculté de leurs élèves?"), Monsieur l'Assesseur BERTHET communique que les programmes scolaires à développer dans les écoles élémentaires de la Vallée d'Aoste son ceux qui ont été arrêtés par le Décret Ministériel n° 479 du 24 mai 1945. En ce qui concerne l'enseignement de la langue française dans les écoles élémentaires, il fait noter que les divers programmes ont été discutés, élaborés et approuvés par une Commission nommée à cet effet. Cette Commission était composée de sept membres, parmi lesquels l'Inspecteur des Ecoles, deux Directeurs Didactiques et quatre Instituteurs. Il précise que les programmes dont il s'agit sont sous presse et seront distribués au plus tôt aux Instituteurs. Ainsi se trouveront éliminées les difficultés rencontrées au cours des années précédentes.
En ce qui regarde la deuxième demande ("Quelles mesures comptez-Vous de prendre pour sauvegarder la liberté de choix des livres de texte, sanctionnée par l'Arrêté ministériel du 26-5-1947?"), Monsieur l'Assesseur Berthet déclare qu'il ne pense prendre aucune mesure à ce sujet, étant donné que la Surintendance des Ecoles a avisé en son temps, par circulaire - dont il donne lecture - tous les instituteurs de la Vallée, que le choix des livres de texte est absolument libre. Il fait remarquer que par une autre circulaire datée du 4-5-1949 on a donné des dispositions en ce qui regarde l'adoption des livres de texte, durant l'année scolaire 1949-50, dans les écoles élémentaires. Il donne lecture des passages les plus importants de cette circulaire, soulignant, entre autres, le paragraphe où il est dit que les responsables d'éventuelles infractions encourront les sanctions prévues par la loi.
Répondant à la troisième demande ("Pourquoi n'organisez-Vous pas un concours régional pour les livres de texte en langue française?"), Monsieur l'Assesseur Berthet dit qu'un concours pour des livres de texte en langue française, auquel, il est vrai, prirent part peu de concurrents, eut lieu en 1947. Il ajoute que, lorsque cela sera nécessaire, on pourra lancer un autre ban de concours. Il fait ressortir, par ailleurs, la nécessité de fixer auparavant les modalités du concours et que l'on décide d'approuver la prise en charge par l'Administration régionale des dépenses inhérentes à ce concours, étant donné que les candidats n'ont pas les moyens de payer les frais d'impression et de tirage des épreuves de leurs manuscrits, frais considérables lorsqu'il s'agit d'ouvrages spéciaux tels que les livres de texte. Il fait remarquer, en outre que la loi donne aux instituteurs pleine liberté pour le choix de leurs livres de texte et que, par ailleurs, si l'Administration régionale lance un concours pour des livres de texte en langue française, elle aura le devoir moral de signaler aux instituteurs, afin de le faire adopter comme livre de texte, l'ouvrage couronné. Ceci pourrait ne pas rencontrer l'approbation de tous les instituteurs, mais il est évident qu'ils ont la plus complète liberté de prendre le livre de leur choix.
En réponse à la quatrième demande ("Pourquoi n'avez-Vous pas publié sur les journaux locaux le ban de concours du Casino de la Vallée pour des livres de texte valdôtains, pourquoi n'avez-vous pas préparé le Règlement du concours et n'avez-Vous pas invité particulièrement la classe magistrale d'y participer?"), Monsieur l'Assesseur Berthet fait remarquer que ce concours, organisé par le Casino de la Vallée, a été de bout en bout dirigé et financé par la Direction de la Société S.I.T.A.V. de St. Vincent.
Il ajoute que le ban de ce concours a été porté à connaissance du public par des avis sur des journaux italiens, français et suisses, et cite, à l'appui, la liste des journaux où le ban de concours a été publié. Il dit que sur le ban de concours on spécifiait que les intéressés ayant besoin de renseignements complémentaires pouvaient s'adresser à la Surintendance des Ecoles.
L'Assesseur déclare avoir reçu dans les délais voulus plusieurs lettres lui demandant des renseignements, parmi celles-ci une émanait justement de Madame Ronc-Désaymonet. Il s'empressa d'y répondre immédiatement. Il ajoute que Madame Ronc-Désaymonet lui répondit par lettre en le remerciant pour les renseignements donnés.
Madame RONC-DESAYMONET, Conseiller, remercie M. l'Assesseur Berthet pour les explications qu'il a fournies, faisant noter, pourtant, qu'elle n'est que partiellement satisfaite par les réponses. En conséquence, elle se réserve de transformer l'interpellation en motion, de manière que les diverses questions qui regardent le problème de l'enseignement de la langue française en Vallée d'Aoste soient plus approfondies.
Le Président, Monsieur 1'Avt. BONDAZ, prie Madame Ronc-Désaymonet, Conseiller, de présenter sa motion par écrit, se réservant de la mettre en discussion au cours d'une autre réunion du Conseil.
IL CONSIGLIO
prende atto.
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