Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2698 del 10 maggio 2007 - Resoconto

OGGETTO N. 2698/XII - Relazione sulle attività svolte ai sensi della legge regionale n. 16 marzo 2006, n. 8 recante "Disposizioni in materia di attività e relazioni europee e internazionali della Regione autonoma Valle d'Aosta".

Presidente - Come abbiamo ricordato ieri, in apertura dei lavori, affronteremo oggi la prima parte di questa seduta in sessione europea internazionale, come previsto dalla legge regionale n. 8/2006. Ritengo che convocare il Consiglio regionale in sessione europea significa esprimere una volontà politica volta a migliorare il processo di integrazione europea e dare concretezza, anche territoriale, all'organismo comunitario mediante la realizzazione e l'attuazione delle direttive europee.

Con l'occasione si vuole anche celebrare il 50° anniversario dei trattati di Roma, momento fondamentale per la nascita del progetto europeista, trattati che nel 1957 istituirono e disciplinarono la CEE e la Comunità europea dell'energia atomica, un passaggio che si rivelerà fondamentale per la costruzione dell'Europa così come la conosciamo oggi. Come avete avuto modo di vedere nel foyer del Consiglio, in collaborazione con la Giunta sono stati installati dei pannelli che ripercorrono tutte le tappe della costituzione dell'UE: dai trattati all'evoluzione socioeconomica politica, dall'adozione della moneta unica all'ingresso dei nuovi Paesi membri, un allestimento che costituisce un gesto concreto di sensibilizzazione, di presa di coscienza sul presente e sul futuro che ci attende, percorso di sensibilizzazione che non si limita a questi pannelli, ma che ha trovato grande interesse nei giovani che in questi giorni, durante le visite dell'aula consiliare sono stati tanti, hanno ricevuto diverse "brochures" e materiale informativo, notizie destinate alle scolaresche.

Per quel che riguarda la discussione degli oggetti iscritti all'ordine del giorno, vi sono l'attuazione della legge regionale approvata nel 2006, che detta le disposizioni in materia di relazioni internazionali e con l'UE della Regione, disciplina le attività di rilievo internazionale ed europeo della Regione e, nel contempo, le modalità di partecipazione della stessa ai processi normativi dell'UE e di adempimento degli obblighi derivanti dall'appartenenza dell'Italia all'Unione. È un'attività che vuole sviluppare iniziative tese a rafforzare e approfondire la cooperazione e le relazioni fra le Regioni e la popolazione dell'arco alpino e promuovere la cooperazione interregionale transfrontaliera e transnazionale.

La convocazione odierna ci permette di discutere anche del futuro dell'Europa visto dalla nostra realtà, di riflettere sul ruolo che può giocare la Valle d'Aosta all'interno della CE e sull'opportunità che il sistema comunitario può rappresentare per una Regione alpina come la nostra. Partendo dal presupposto che le Regioni possono svolgere un ruolo importante dato da particolarità, storia e struttura politica e amministrativa, è naturale pensare che possano essere anche il motore trainante verso una completa integrazione. Tutte insieme hanno contribuito alla costituzione e alla storia dell'Europa e tutte insieme possono farla crescere, darle un assetto in grado di reggere il confronto con altre realtà politiche e territoriali mondiali, ma soprattutto essere il collante per garantire una forte coesione interna: questo è il primo passo per la costituzione del sistema delle norme comunitarie, che sarà sempre più ampio e al quale dovremo attenerci.

Sono certo che il dibattito che si inaugura oggi sarà promotore di altri confronti sullo stato dell'UE e sul ruolo che la nostra Regione può ritagliarsi all'interno di un sistema di così grandi proporzioni che, se non affrontato con la giusta convinzione e determinazione, rischia di emarginarsi. L'articolo 4 della legge regionale n. 8/2006 dispone che il Presidente della Regione presenti al Consiglio regionale, nell'ambito di un'apposita sessione europea internazionale, una relazione sulle attività svolte in attuazione della citata legge regionale: si tratta di una relazione annuale che sintetizza le principali attività in ambito europeo e internazionale poste in essere dall'Amministrazione regionale durante il 2006; pertanto il Presidente della Regione presenterà al Consiglio regionale la relazione ai sensi dell'articolo 4 comma 4 della legge regionale n. 8/2006.

La parola al Presidente della Regione, Caveri.

Caveri (UV) - Tout le monde est préoccupé par la durée de mon intervention, parce que hier j'ai distribué toute une série de documents. Je vous rassure: ce sera une synthèse plus politique de l'ensemble d'arguments que j'ai traité dans la documentation distribuée aux Conseillers.

Le point de départ c'est la "Fête de l'Europe", qui s'est célébrée hier, mais l'ensemble des institutions communautaires ont décidé une semaine de fêtes, qui cette année résument toute une série de significations, vu que nous nous trouvons face au 50e anniversaire des traités de Rome. Le fait que cette célébration est liée à la première séance européenne internationale de notre Conseil s'avère comme un fait remarquable, donc il n'y a pas seulement l'aspect de la célébration, mais il y a une obligation prévue par la loi, qui marque le début officiel d'une prise de conscience, qui donne à la communauté régionale l'occasion de participer davantage aux activités européennes internationales.

Quand on pense à l'Europe et à la Vallée d'Aoste, on peut affirmer qu'il y a une espèce de présence de 2 jumeaux séparés: d'un côté, le concept d'Europe, qui a évolué au fil de temps, dont les raisons sont en partie à rechercher en profondeur, tandis que d'autres ne se laissent pas régler par le déterminisme historique et se tournent vers une période plus récente. Ça va de même pour ce qui est de l'idée de la Vallée d'Aoste, qui change selon le point de vue adopté: certains considèrent un éventail de millier d'années, d'autres de quelques dizaines seulement. Je pense que la vérité est au milieu, dans le sens que soit d'un côté que de l'autre il faut dire que, du point de vue de l'histoire contemporaine, le point marquant de la naissance du régime actuel d'autonomie spéciale et du processus d'intégration européenne est le résultat de ce qui s'est passé dans le XXe siècle, qui a marqué, à la fois, l'existence de ce Conseil et la naissance de l'ensemble des institutions européennes. A ce propos quelques réflexions de portée plus générale quant à la signification de la construction européenne.

Il y a 50 ans, à Rome l'on jetait avec audace les bases d'une ère nouvelle: ce fut la plus importante évolution politique et institutionnelle de l'époque contemporaine. Cette transformation est destinée à durer, car elle est fondé sur le libre accord des peuples et des Etats. Les résultats positifs, extraordinaires de cette entreprise sont devant nous. Les centaines de milliers de jeunes se déplacent librement d'une université à l'autre dans tous les continents, nos marchandises circulent sans rencontrer des barrières et suivant des règles de sécurité établies en commun, la monnaie unique entraîne la croissance économique et financière de tous nos Pays, les valeurs civiles et culturelles de l'Europe constituent un modèle d'équilibre et de cohésion extraordinaire dans un monde globalisé, aujourd'hui nous sommes passé de la petite Europe des 6 à la grande Europe des 27; le rêve européen, surgi des ruines de la IIe guerre mondiale, à l'époque était partagé par les meilleurs représentants de la classe dirigeante européenne et se concrétisa par des instruments juridiques qui restent très complexes.

Certaines règles constitutionnelles sont aujourd'hui indispensables pour la croissance du rôle politique de notre Union; donc, dans le présent, il faudra même comprendre l'évolution du débat politique autour du traité constitutionnel. Ça suffit de voir le choix qui a été marqué par M. Sarkozy, le nouveau Président de la République française, peut-être dans quelques jours avec le choix d'un Premier ministre en France philo-européiste, tel que François Fillon, que j'ai eu l'honneur de connaître il y a quelque temps, à l'occasion d'une manifestation dans la Vallée de la Maurienne, dans laquelle s'exprimait, M. Fillon, favorablement au projet européen. Le fait que le savoyard Michel Barnier fait partie de l'entourage de M. Sarkozy est une chose rassurante car M. Barnier, ancien Commissaire de l'UE et ancien Ministre des affaires étrangères de la France, a été toujours un homme très engagé dans la politique européenne, et l'axe franco-allemand sera en perspective quelque chose de significatif, vu que Mme Merkel est très engagée tout le long de la présidence actuelle de l'UE et tout à fait convaincue de relancer le processus d'intégration européenne. Jean Monnet affirmait que l'Europe se construit de crise en crise; la naissance de l'Europe nous rappelle qu'elle ne nous tombe pas du ciel, mais qu'elle est le fruit de la volonté politique, de choix conscients et courageux. Comme le soutenait déjà le chancelier Adenauer il y a 50 ans, à Rome, par son Union l'Europe n'est pas seulement utile à elle-même et aux Etats qui la composent, mais au monde entier.

S'il y a 50 ans furent les gouvernements nationaux qui inventèrent l'Europe, en tracèrent les contours, imaginèrent son essor et perçurent le défi qu'elle devait relever, ce sont aujourd'hui les citoyens européens qui en constituent le véritable moteur. Ce sont eux, c'est-à-dire nous, qui décident du rythme de sa progression. La grande leçon à tirer des référendums qui ont rejeté la Constitution européenne avec les résultats en France et aux Pays Bas c'est que l'Europe ne peut plus se faire sans l'accord des citoyens. Cette prise de conscience constitue un puissant levier pour quiconque soit convaincu des principes inscrits sur le mur qui se trouve derrière moi et considère que, sans l'accord et la participation consciente des peuples européens, l'Union ne serait rien d'autre qu'une vaste zone de libre change et qu'elle réunirait ses principes fondateurs, ses aspirations, tout ce qui fait son essence même. Tel est donc le rôle fondamental des Régions d'Europe: contribuer à construire l'Europe des Régions et ce n'est pas un slogan, mais la conséquence inévitable de tous les processus de construction européenne depuis le premier jour: l'extension de la démocratie, l'ouverture des institutions, la promotion des droits des citoyens et, enfin, l'attribution aux Régions de la responsabilité de concrétiser directement une large partie des politiques européennes. Voilà pourquoi les Régions les plus perspicaces ont compris depuis longtemps que leur action est renforcée par tout ce qui contribue à accentuer le processus d'intégration et à rendre plus solide la construction de l'Europe. Il fut un temps où plus d'Europe signifiait seulement plus de subventions, désormais plus d'Europe c'est aussi plus de possibilités pour les Régions de se doter d'un cadre juridique, d'accéder à des idées et à des instruments leur permettant de mieux affronter le défi de la globalisation et d'en sortir gagnantes. Pour chaque Région européenne, et pour notre Vallée aussi, l'Union représente aujourd'hui une chance de développement, une occasion unique de mieux s'enraciner dans notre continent et dans le reste du monde, mais aussi de développer la dimension locale et régionale du processus d'intégration.

Vorrei a questo punto, risparmiandovi l'insieme corposo dei documenti, estrapolare solo qualche singolo argomento: il primo riguarda il federalismo. Quindici anni prima dello scoppio della II guerra mondiale, Emile Chanoux, dimostrando molta lungimiranza e molto acume a differenza di grandi intellettuali che popolavano l'Italia in quegli anni bui, propagandando ideologie nazionaliste e imperialiste, intravedeva la rinascita dell'Europa in termini che, da poco, sono divenuti a noi familiari. Scriveva Chanoux: "C'est seulement en abattant les murailles morales et matérielles qui divisent les peuples, que l'Europe pourra reprendre sa place à la tête de la civilisation et du monde, ce n'est que par la coopération fraternelle, intelligente et pourquoi pas chrétienne des divers peuples qui la composent, que la production européenne pourra de nouveau augmenter; c'est seulement en harmonisant et en coordonnant les énergies des diverses nations, qui maintenant s'annulent réciproquement, que l'Europe pourra sortir des tristes conditions dans lesquelles la guerre l'a jetée, le XXe siècle devra résoudre le problème de l'union des divers peuples". Ecco la via del federalismo, strumento per realizzare l'UE, cancellare gli odi, portare la pace e il benessere nel vecchio continente. In quell'articolo Chanoux individuava già l'asse portante dell'UE nel principio di sussidiarietà, principio che doveva attendere ancora alcuni anni per essere formulato compiutamente per la prima volta nell'Enciclica di Pio XI, quadrigesimo anno. Egli (Chanoux) scriveva infatti: "Comme dans la société naturelle il y a l'association du travail entre les divers individus, ainsi dans la société civile il doit y avoir l'association des peuples, où chacun produit ce que l'autre n'a pas, où chacun travaille pour le bien de tous". Chanoux non interpretava il federalismo come semplice ingegneria costituzionale, ossia semplice strumento atto a garantire un buon governo, per lui il federalismo era la sola via che permetteva di restituire civiltà alla politica, di garantire e valorizzare gli interessi e le energie vitali delle comunità. Seguendo le idee di Chanoux, il primo punto su cui vorrei attirare la vostra attenzione riguarda gli aspetti istituzionali delle attività svolte, che possono essere riassunte nel concetto di "federalismo partecipativo".

Sulla base della riforma del titolo V della Costituzione e delle sue leggi applicative, alle Regioni italiane è stato attribuito il diritto-dovere di partecipare alla fase ascendente e discendente della formazione del diritto comunitario; in conseguenza di ciò, e adempiendo al dettato della legge regionale n. 8/2006, il punto successivo all'ordine del giorno di questa seduta prevede l'esame della prima legge comunitaria regionale. Si tratta di un passaggio importante, dal momento che la Regione dà piena attuazione alla sua specialità statutaria, recependo, nelle materie in cui è competente, il dettato delle direttive comunitarie, a prescindere dal recepimento statale. Si tratta di un fatto storico di portata straordinaria, perché in questo modo si instaura un "fil rouge" diretto fra la norma comunitaria e quella regionale. Va tuttavia ribadito come questo passaggio resta oggi incompiuto: la Regione ha, sì, il potere di recepire le norme comunitarie, ma nei fatti non è stata ancora messa in condizione di partecipare alla loro elaborazione; in sostanza, l'accesso alla fase ascendente è ad oggi ostruito dalle resistenze e dalle inadempienze dei Governi nazionali, l'attuale come quello precedente. In tal senso, e al fine di ribadire l'obbligatorietà di dare piena attuazione al nuovo dettato costituzionale da parte del Governo, consentendo alle Regioni di poter partecipare pienamente sia alla fase tecnica di preparazione delle norme, sia a quella politica per mezzo della presenza delle Regioni ai Consigli dei Ministri, la Regione si è fatta promotrice di un fronte delle Regioni a statuto speciale che ha sollecitato in più sedi l'implementazione della relativa normativa. Non si tratta di una iniziativa isolata o esclusivamente italiana; il "réseau" delle Regioni europee dotate di poteri legislativi, a cui la Regione partecipa, è ormai un soggetto riconosciuto e autorevole a livello europeo. Se da un lato vi è la lotta nazionale per vedere le Regioni pienamente integrate nei negoziati comunitari condotti dalle proprie autorità nazionali, non va dimenticato il Comitato delle Regioni che si sta battendo per ottenere maggiori poteri rispetto ai poteri consultivi di oggi, sperando di poter essere trasformata in una "Camera delle Regioni", implicata nel processo legislativo comunitario, attualmente articolato sul binomio esclusivo Parlamento europeo-Consiglio. Il lavoro all'interno del Comitato delle Regioni ormai da alcuni anni è sicuramente un lavoro interessante e produttivo; ho avuto l'onere di essere relatore di alcuni provvedimenti sulla mobilità, sulla banda larga, su l'"e-government" e su questi temi credo che abbiamo fatto valere una serie di competenze che la nostra Regione può esprimere.

Da un esame, autore per autore dei padri fondatori dell'autonomia valdostana e dei numerosi politici di livello, che nel dopoguerra hanno ricordato la vocazione europeista della Valle, appare con chiarezza che non stiamo agendo in un vuoto di precedenti di idee. Il problema è capire verso quale federalismo stiamo andando: se rispettoso della naturalezza delle cose o se costruito in maniera artificiosa dall'alto, senza tenere conto dei reali bisogni, aspettative e potenzialità. Chanoux scriveva in "Federalismo e autonomia": "In una federazione italiana spetterà alle popolazioni singole la costituzione delle Regioni o Cantoni federati, dovrà essere una loro manifestazione di volontà a costituire i nuovi organismi politici dello Stato federale, manifestazione primordiale, basilare contemporanea alla formazione della Costituente nazionale. La costituzione dei singoli Cantoni non dovrà essere una concessione dello Stato, ma dovrà avvenire contemporaneamente alla costituzione di questo". L'Europa era e può ancora essere un'occasione per scomporre quelle limitate forme di concessione di autonomia da parte dei vecchi Stati nazionali e per inoltrarci verso una libera e rispettosa ricomposizione dei popoli, ciò che può sembrare ancora un augurio un domani potrà essere letto come un concreto progetto politico, una ricomposizione di popoli e comunità che potrà basarsi sull'applicazione di un primo - seppur compromissorio - strumento giuridico. La definitiva approvazione del regolamento comunitario che istituisce il "Groupement européen de coopération territoriale" (GECT) nel luglio 2006 offre allo sviluppo della cooperazione tra le Regioni europee uno strumento nuovo e di rilievo epocale. Con il GECT sarà possibile dare vita a soggetti nuovi, dotati di personalità giuridica propria, che potranno rappresentare una vera rivoluzione sul piano dei futuri passi del processo di integrazione europea. Quelle che oggi sono le intese, le cooperazioni attivate soprattutto grazie ai programmi comunitari come "INTERREG" e in parte attraverso gli accordi derivanti dalla "Convenzione di Madrid", potranno domani essere ricondotte nell'ambito di un quadro giuridico unitario e chiaro, moltiplicandosi sul territorio europeo e rafforzando il ruolo delle Regioni. Da questo punto di vista - introduco il secondo argomento della mia relazione - questo è il caso di quanto stiamo costruendo insieme ai nostri "partner storici" al di qua e al di là delle Alpi: Piemonte e Liguria, Provence-Alpes-Côtes d'Azur e Rhônes-Alpes. Si tratta del progetto di quella Euroregione che è in fase di avanzatissima negoziazione con il Ministero degli affari esteri.

La Valle d'Aosta, dal punto di vista dell'Euroregione, per ragioni geografiche, storiche e culturali ha sviluppato rapporti stabili con le Regioni confinanti, con organismi di cooperazione, intese e accordi, ma la comunione degli interessi è troppo forte per limitarsi a singole iniziative e oggi dobbiamo spingerci più in là; è proprio il gruppo europeo di cooperazione territoriale che ci darà questo strumento per la nascita dell'Euroregione Alpi-Mediterraneo. Il progetto è ambizioso, la costituzione dell'Euroregione la cui firma ufficiale è prevista in Valle d'Aosta, rafforzata simbolicamente anche dalla sede condivisa da tutte le Regioni dell'Euroregione a Bruxelles, consacrerà la fine della "COTRAO" (Comunità di lavoro delle Alpi occidentali), che sarà sostituita non da una nuova struttura di mero carattere interistituzionale, ma da un concreto progetto di sviluppo territoriale e politico, che consentirà di unificare al proprio interno la miriade di singole iniziative di cooperazione, nell'auspicio di inglobare al più presto anche i Cantoni svizzeri-romandi. Si tratta di un processo ormai improcrastinabile che si sta sviluppando anche nei territori dell'arco alpino orientale, ma di cui l'Euroregione Alpi-Mediterraneo è senza dubbio l'esperienza più avanzata.

Per quel che riguarda i partenariati, ieri oggetto di una qualche ironia da parte del collega Frassy, fra le priorità presentate il 4 luglio 2005 dal programma di legislatura, questo discorso alla partecipazione alle politiche e ai programmi dell'Unione europea nelle materie strategiche per lo sviluppo della Valle si fonda sull'intenzione di assicurare una maggiore presenza della Valle d'Aosta nelle reti europee ed internazionali. Oggi le autorità regionali e locali devono saper far crescere un sistema di relazioni esterne al fine di ampliare la propria capacità di "lobby" nei confronti degli organismi internazionali, ma anche di sostenere la competitività del proprio territorio. Non si tratta, collega Frassy, dei vecchi gemellaggi che pure hanno avuto un ruolo storico. Ricordo che proprio qualche giorno fa l'ex Sindaco di Firenze, Primicerio, ha ricordato ad Aosta il ruolo svolto da Giulio Dolchi nel secondo dopoguerra nell'ambito delle "villes jumelées", che è stato un organismo che ha operato in assenza di un quadro europeo e mondiale che oggi, per fortuna, esiste. Queste forme di cooperazione - Primicerio ricordava il ruolo fondamentale in quegli anni di Giorgio La Pira, l'allora Sindaco di Firenze - avevano però un carattere pre-politico, di rottura degli schieramenti, di abbattimento di frontiere che in quegli anni erano rese drammatiche in particolare dalle vicende della guerra fredda.

Nell'ottica di questi accordi, il Governo regionale ha lavorato, nel corso del 2006, per avere questi partenariati privilegiati. L'idea è quella di avere una regione europea per Stato, che condivida con la Valle d'Aosta delle similitudini, che possono essere istituzionali, cioè un quadro legislativo particolare, culturale, e può essere l'esistenza di minoranze linguistico-nazionali, geografiche, può essere il territorio di montagna o l'affinità di quello che l'UE chiama "zone ad handicap naturale permanente", come può essere il ponte ideale che lega negli stessi problemi le montagne o le isole, e problemi di tipo economico. Le Isole finlandesi di minoranza svedese Äland, la Regione frontaliera ceca di Liberec che insieme ai territori confinanti di Germania e Polonia fa parte di una Euroregione, la Regione svedese di Örebro, le Isole danesi Faroer, che hanno uno statuto molto interessante all'interno dell'UE, quindi territori distanti tra di loro, ma accomunati da ambizioni, problematiche, analogie talmente importanti che, per quanto parlino lingue diverse, comunicano con un linguaggio comune quando ci si confronta su dossier come la salvaguardia e la tutela del territorio, la valorizzazione del patrimonio naturale e culturale, lo sviluppo economico, le politiche sociali. Scegliere la via dei partenariati, dell'apertura alle infinite opportunità che l'Europa e i suoi territori offrono, dello scambio e del confronto arricchente con realtà simili e talvolta diverse è premessa indispensabile alla crescita del nostro tessuto socio-economico. Sappiamo bene quali sfide importanti pongano la globalizzazione e la concorrenza internazionale anche alla nostra comunità.

Siamo chiamati ad adeguare il nostro passo ai ritmi nuovi scegliendo l'innovazione per le imprese, per la nostra Amministrazione e per le infrastrutture; scegliendo contemporaneamente di valorizzare il nostro patrimonio culturale, ricco di secoli di storia; restando fedeli alla nostra tradizione per la salvaguardia e valorizzazione di un territorio difficile qual è il nostro. Non si tratta né si tratterà di una corsa isolata, ma del nostro contributo - particolare e ricco di specificità - alla realizzazione di numerose politiche comunitarie di cui saremo capaci di cogliere le numerose opportunità. Ecco dunque il capitolo delle risorse e delle regole che sono servite nello scorso sessennio e serviranno, da qui al 2013, per l'implementazione di queste politiche.

È del tutto evidente che non possiamo dimenticarci, e questo è il capitolo che chiamerei "L'Europa per il lavoro e per la crescita", che in questi mesi, e con l'approvazione a tarda notte dei documenti fondamentali del periodo di programmazione 2007-2013, entriamo in un ambito importante per le nostre prospettive. Nel periodo 2000-2006 sono state assegnate alla Regione risorse per oltre 140 milioni di euro che sono stati impegnati in progetti importanti come gli interventi di riconversione di aree industriali, come l'ultimazione del recupero e della valorizzazione del Forte e del Borgo medievale di Bard; come l'attivazione di misure di sostegno alle "PMI", di innovazione tecnologica, interventi di ammodernamento del sistema agricolo, agroalimentare e forestale, di sostegno ai territori rurali e al patrimonio ambientale e paesaggistico, e nel solo "FSE" questo ha significato nel periodo di programmazione 28.000 destinatari finali, ed è l'insieme del "bouquet" dei fondi comunitari il nostro fiore all'occhiello. Ci sono stati "INTERREG", fondi di vario genere, che hanno concretizzato alla fine più di 100 progetti che hanno coinvolto l'Amministrazione regionale; oggi ci troviamo di fronte a un mondo di partenariato sociale e pubblico che si è familiarizzato con terminologie e procedure che ci consentono di evitare che l'Europa sia astratta, ma assuma contorni più nitidi.

I successi del passato non hanno spento la voglia di fare, di crescere, di progettare e oggi ci troviamo di fronte al periodo di programmazione nuovo. Abbiamo un complessivo di finanziamenti per il periodo nuovo, pari a quello del periodo precedente: si tratta di un grande successo, dal momento che l'importo destinato alle Regioni del Centro-nord era stato fissato dalla CE per l'Italia in 4,5 miliardi di euro ovvero il 30% in meno di quello del periodo 2000-2006. La ragione di questa diminuzione è dovuta all'allargamento dell'UE. Credo che il mantenimento dei fondi sia molto importante. Tutta una serie di obblighi, derivanti dall'UE sono stati vissuti anche in Valle con disagio, a causa delle maggiori limitazioni che venivano poste in capo alla gestione delle politiche pubbliche di sostegno all'impresa. Eppure l'ispirazione comunitaria dell'apertura dei mercati, della moltiplicazione delle libertà di circolazione e di stabilimento, della frantumazione dei monopoli è premessa ineludibile alla crescita e allo sviluppo. Certo, i mercati protetti sono realtà rassicuranti, ma il rischio è quello della stagnazione. Senza competizione e confronto non c'è impulso alla crescita, all'innovazione, alla nascita di nuovi progetti imprenditoriali; le opportunità per ogni giovane, per ogni studente, per ogni lavoratore si riducono. Da questo punto di vista, la nostra realtà transfrontaliera è un modello di scambio e confronto e i Valdostani hanno dimostrato l'attitudine a cogliere le opportunità; oggi, essere aperti e accettare le sfide della competizione globale, non vuol dire però rinunciare a sostenere le ragioni di una realtà complessa quando la tensione verso la concorrenza e il mercato trascuri di accompagnarsi ai principi fondamentali della regolazione dei mercati - pena la deriva verso la giungla di un "liberismo selvaggio" - e all'assunto primordiale secondo cui se situazioni uguali devono essere trattate nello stesso modo, situazioni diverse devono essere trattate in maniera diversa.

Non è sempre agevole - vedi il caso buoni benzina - far prendere piena consapevolezza della particolarità e delle specificità di cui il nostro territorio è portatore: su tutti, la maggiore difficoltà di aprire e far funzionare un'impresa e i maggiori costi che la montagna impone. Collega Tibaldi, non è un alibi quello della montagna, ma è una constatazione oggettiva derivante da una serie di approfondimenti; invece, talvolta, le politiche di concorrenza sono cieche... solo a volte, fortunatamente... Spesso il buon senso e le buone ragioni hanno il sopravvento: ricordo con soddisfazione la vicenda legata al complesso negoziato per la notifica della legge regionale sugli impianti a fune. Ricordo con ancora maggiore soddisfazione i recenti casi - che furono oggetto di un'insinuante e partigiana attenzione della stampa - di sospetti aiuti di Stato a vantaggio di alcune imprese valdostane, rispetto ai quali la Commissione europea ha dichiarato l'insussistenza di aiuti da parte della Regione. Gli irrigidimenti, che pure ci sono, non fanno venir meno l'importanza della politica europea della concorrenza che, se ben utilizzata, contribuisce in maniera importante alla definizione di politiche di sviluppo vincenti. La stessa Commissione europea ha riconosciuto la Valle come meritevole di una particolare attenzione in materia di aiuti di Stato già nel corso dello scorso periodo di programmazione, quando con una copertura demografica di circa 16.000 abitanti, aveva ammesso gran parte delle zone industriali valdostane alla possibilità di maggiorazioni nell'erogazione degli incentivi alle imprese: si tratta, in termini tecnici, dell'"87 3 C", deroga agli aiuti di Stato, che ritengo nel precedente periodo di programmazione non sia stata sufficientemente adoperata.

Per l'attuale periodo di programmazione, a fronte di una diminuzione percentuale pari ad oltre il 70% delle maggiorazioni ammissibili, grazie ad un accordo con la Regione Piemonte, la Regione è stata in grado di proporre una zonizzazione del proprio territorio che salvaguarda integralmente la copertura geografica vigente fino al 2006. Se la "Carta italiana per gli aiuti di Stato" a finalità regionale sarà approvata dalla Commissione, la Regione potrà inaugurare l'apertura della nuova programmazione avendo, da una parte, mantenuto intatta la dotazione finanziaria precedente, ma anche la copertura geografica per le maggiorazioni sugli aiuti di Stato. Saremo quindi in grado di presentarci a questa sfida importante con le carte in regola per fare bene - se non meglio - di quanto fatto nel corso delle precedenti programmazioni. Da questo punto di vista la regia unitaria, il ritenere che gli interventi sul territorio debbano tener conto di tutti gli interventi pubblici che vengono fatti nelle singole zone, con accordi con gli enti locali, con il partenariato sociale, questo sarà un modo nuovo e originale di adoperare i fondi comunitari, sapendo che esiste nella nostra intenzione un minimo al di sotto del quale i progetti non devono essere portati avanti, cioè esiste una logica di accentramento delle risorse su progetti strategici importanti, evitando quanto in parte è capitato nel periodo di programmazione precedente, con una qual certa dispersione talvolta in progettualità troppo piccole che finivano per essere fini a se stesse. Portare la montagna in Europa... può sembrare uno slogan, una frase fatta; eppure, se c'è anche uno spazio importante per queste prospettive, non si può non rivendicare ad una Regione, il cui territorio è montano al 100% con un'altitudine media pari a oltre 2000 metri, il diritto-dovere di porsi come legittima aspirante alla "leadership" europea nelle questioni che concernono la montagna.

Voilà donc le travail à Bruxelles et celui au sein de la Convention des Alpes, ainsi comme la participation active dans l'Association européenne des élus de la montagne. Ce travail, qui a débuté, au niveau européen et international, dès l'année 2002, "Année internationale des Montagnes" pour aboutir dans le grand succès de la reconnaissance de la montagne au sein de la Constitution européenne, m'a convaincu qu'il s'agissait non seulement de défendre des zones spécifiques de l'Europe, mais la tâche était plus importante: il fallait faire connaître un modèle de développement local et d'aménagement du territoire, un modèle de gouvernance, un ensemble de valeurs et alors il a fallu bondir d'un bout à l'autre du massif alpin et dans les capitales européennes, pour écouter, pour discuter, pour convaincre que par delà les frontières administratives et linguistiques, la montagne devait nous rapprocher, et non nous diviser.

La montagne et les montagnards ont le sens de l'autonomie et de la subsidiarité. Les systèmes d'organisation sociale ont longtemps été de type communautaire et autogéré. La nécessité d'une autonomie face aux pouvoirs des plaines lointaines est fréquente et elle est une réalité dont déjà Emile Chanoux avait examinée dans son "Essai" sur l'organisation administrative de notre Pays "... toute fonction sociale qui peut être exercée par un organe inférieur plus proche de l'individu ne doit pas être exercée par un organe supérieur plus éloigné de celui-ci, plus complexe. C'est-à-dire que de l'individu à la société on doit passer par degrés, par divers groupements sociaux, afin que les rouages sociaux soient les plus simples possible, qu'ils soient le plus proche possible de l'individu auquel ils doivent servir". Politiquement, ce milieu naturel, à risques et à handicaps permanents, a donné à ses habitants un sens aigu de la solidarité, de l'accueil, de l'asile et du refuge qui ont des conséquences hautement politiques et historiques. Cette philosophie politique de la montagne s'identifie facilement dans la défense des autonomies face à un pouvoir central qui voudrait nier les diversités. Fréquemment minoritaires, linguistiquement, culturellement, les Régions européennes de montagne peuvent de surcroît être des Régions frontalières, c'est-à-dire considérées comme périphériques aux yeux des centres décisionnels et infrastructurels, et des logiques de développement centralisatrices; mais, aujourd'hui, la mondialisation a fait exploser le modèle du développement centre-périphérie (ou métropole-province) à l'heure où les centres nationaux de développement sont à leur tour devenus des périphéries à l'échelle du monde. Le global devient donc périphérique et le local se retrouve au cœur du développement. Ces bouleversements doivent être, politiquement et démocratiquement, pris en compte.

Perte de leur logique territoriale propre, des rythmes saisonniers internes, avec le danger de la folklorisation, "Disneylandisation" des cultures et des symboles, structure des entreprises et conception de l'économie différentes sont autant de raisons qui poussent progressivement les territoires de montagne à devenir dépendants des plaines de façon unilatérale. Et donc à disparaître en tant que tel pour devenir des zones récréatives au profit des urbains. Les montagnes sont en train de se réapproprier, avec ces coopérations transfrontalières, telle que notre Euro-région, transnationale et interrégionale, leurs affinités et leurs rythmes internes. Donc il faut faire survivre face à l'Europe le complexe de savoir-faire et de valeurs du monde de la montagne; ce n'est pas seulement une question de l'agriculture, même s'il faut se rappeler que dans le cadre de la politique agricole commune on tient compte de la nécessité et de l'importance de la montagne. Les Régions de montagne au regard de leurs handicaps naturels permanents, de la fragilité de leur environnement, sont très sensibles localement aux conditions du développement durable. Nous avons donc besoin de la reconnaissance de notre particularisme territorial et l'étude que nous avons faite avec l'Université de la Vallée sur les surcoûts de la montagne est un atout très important à dépenser au niveau de l'UE. Je laisse à côté le travail qui a été fait dans la "Convention alpine", qui reste un instrument important; je pense que dans la documentation que vous avez à disposition on démontre facilement l'ensemble de notre engagement.

Per quel che è della cittadinanza europea, la Regione ha attivato, il 9 maggio dell'anno scorso, la sua antenna di informazione europea battezzata "Europe Direct Vallée d'Aoste": un'antenna, dal momento che essa fa parte di una vasta rete di quasi 400 centri locali di informazione, promossa dalla Commissione europea. "Europe Direct" si è dimostrato uno strumento efficace per sensibilizzare i cittadini valdostani, non è solo uno sportello, ci sono conferenze, convegni, spettacoli, diverse manifestazioni. Abbiamo tutto un lavoro che è stato compiuto con la Sovrintendenza agli studi, ci sono i programmi "Erasmus" e "Leonardo", oltre che numerosi progetti finanziati grazie alle risorse del "FSE". È del tutto evidente che l'apertura di questo ufficio è però legata ad una consapevolezza generale che deve convincere i nostri giovani a vivere esperienze di studio o di lavoro all'interno dell'UE, e alcuni dati su un mancato accesso dei nostri giovani agli "Erasmus" non è molto consolante, credo che esista una logica di "nido caldo" che piace molto ai nostri giovani. Se avessimo avuto alla loro età le medesime possibilità che hanno loro oggi, saremmo stati come dei passerotti fuggiti dal nido andando ad approfittare di queste grandi possibilità: questo è un elemento di riflessione sui nostri giovani, come genitori dobbiamo interrogarci sul perché.

La francophonie, fenêtre sur le monde: un monde basé sur une communauté universelle de langage, le français, qui se nourrit du dialogue entre les peuples. Nous avons une Organisation internationale de la francophonie dont nous faisons pleinement partie, qui a ouvert tout récemment un réseau des Régions, je pense que le localisme est une réponse positive à la mondialisation, je trouve tout à fait extraordinaire de pouvoir dialoguer avec des Présidents de Région des différents continents que soient les Régions du Québec ou les Régions belges ou les Cantons suisses ou les Régions africaines ou asiatiques. Nous avons assuré une présence active à l'Association internationale des Régions francophones qui alimente un débat important sur la régionalisation de l'espace francophone. Je pense que nous avons des grandes possibilités pour le futur, moi j'ai parlé avec M. Abdou Diouf, Secrétaire général de l'"OIF", pour de nouvelles formes de participation de notre Région encore invitée spéciale, c'est un statut juridique qu'il faut dépasser, donc j'ai écrit au Président du Conseil et au Ministre des affaires étrangères, afin d'imaginer une pleine adhésion de l'Italie à la francophonie par le biais de la Vallée d'Aoste, ce qui donnerait à notre Région la possibilité de participer pleinement à la plus haute instance de la francophonie. Il y a un pari à gagner: c'est le Sommet de Québec de 2008, j'ai eu des rencontres avec la Délégation générale du Québec à Paris, et je pense qu'il faudra imaginer une participation plus importante de notre Région aux événements qui seront organisés à cette occasion.

Cooperazione non significa solo Europa e non deve esaurirsi tra i confini del mondo a noi più simile, la cooperazione deve anche significare una mano tesa tra Nord e Sud del mondo, un ponte di solidarietà tra ricchi e poveri del pianeta: un atteggiamento culturale e una prassi politica che significano apertura e disponibilità al dialogo, niente a che vedere con l'elemosina istituzionalizzata, ma, appunto, co-operare, cioè lavorare insieme. Ed è proprio grazie all'opera seria, incessante, altamente qualificata e al tempo stesso piena di umanità, di rispetto, che la Regione, nonostante la scarsità delle risorse destinate a progetti di questo tipo, ha saputo diventare nel tempo un'importante attore di solidarietà internazionale, accreditandosi come partner affidabile presso i governi e le popolazioni del cosiddetto "Terzo mondo" e anche "Quarto mondo", perché purtroppo come ricordava il prof. Morosini, celebre professore valdostano scomparso alcuni anni fa, insegnante di storia dell'Africa e sociologia dei Paesi in via di sviluppo, come questa solidarietà nei confronti dei Paesi del "Terzo mondo" è indispensabile perché se non accresceremo gli strumenti di democrazia e non esporteremo in maniera pacifica la democrazia, nei prossimi anni ci troveremo seriamente nei guai.

Amministrazione regionale, associazioni, gruppi di volontariato, singole persone: loro, ancor prima dello Stato, sono stati i veri artefici di un difficoltoso avvio di sviluppo in territori disastrati dalla fame, dalla miseria, dalle malattie, dalle catastrofi naturali. "I poveri sono del tutto in grado di cambiare la loro vita con le proprie forze, purché siano rimosse le barriere che sono state poste attorno a loro dal sistema attuale..." - diceva Muhammad Yunus, fondatore della "Grameen Bank", e proprio in quest'ottica, questo Consiglio ha approvato, nella seduta del 5 aprile scorso, la nuova legge regionale in materia di cooperazione allo sviluppo e di solidarietà internazionale. Una legge che ha introdotto alcune rilevanti novità. La solidarietà internazionale è il terreno su cui si esprime e si dovrà esprimere un nuovo protagonismo delle diverse componenti della nostra società. La legge prevede azioni di scambio e formazione sicuramente non esaustive, ma complementari alle altre forme di cooperazione tradizionali (governativa, non governativa, bilaterale, multilaterale). Le esperienze di cooperazione decentrata condotta in 17 anni hanno portato a riconsiderare il ruolo che possono svolgere gli enti territoriali mettendo a disposizione le loro competenze dirette e la capacità della Regione di coinvolgere e coordinare la propria comunità per rafforzare le omologhe realtà dei Paesi in via di sviluppo. Stiamo per firmare un accordo molto importante con la "FAO" per l'attivazione di una linea d'intervento che veda la nostra Regione in prima linea nella cooperazione e lo sviluppo per le aree montane, perché questa è una vocazione significativa del nostro modo di essere.

Sono rimasto quasi commosso nel seguire, una sera, la spiegazione di quello che abbiamo fatto nel Tibet per la realizzazione di una piccola "fromagerie" in quel territorio, credo che dobbiamo esportare le cose di cui siamo capaci, quindi ci troveremo con la nuova legge di fronte a qualcosa di importante. Gli amici della "FAO", con cui sono diventato amico in occasione dell'"Anno internazionale delle Montagne", sono convinti che questo nostro "savoir faire" è un valore aggiunto straordinario di cui noi stessi talvolta non siamo pienamente consapevoli, e questa dichiarazione di intenti fra "FAO" e Valle d'Aosta costituirà la base giuridica di questa collaborazione. Si tratta di portare a compimento il lavoro iniziato con la "FAO" già nel 2002, continuato nel corso degli anni e che vuole essere un contributo della Valle, del suo territorio e della sua gente per lo sviluppo delle aree del mondo dove la montagna è ancora un ostacolo alla crescita. Credo che questo sia un settore con il quale continuare a confrontarsi.

Je termine et, en conclusion, permettez-moi de dire encore quelques mots sur l'Union européenne, qui cette année célèbre son 50e anniversaire. L'on entend souvent des lieux communs sur l'Europe: lointaine, complexe, bureaucratique... ce n'est pas toujours faux, mais n'oublions pas le sens de ce projet: la paix et la liberté, pour laquelle tant de gens se sont sacrifiés; une certaine idée du progrès et de la prospérité, à partager par tous. Ces idées ne sont pas lointaines parce qu'elles sont difficiles à atteindre, elles ne sont pas fausses parce qu'elles sont anciennes; construire l'Europe reste une idée juste, nécessaire. Je me dis parfois, que pour les hommes de ma génération, l'Europe est notre combat, comme celui de la liberté et de la vérité fut celui de nos pères: un combat pacifique, démocratique, un combat de projets, une bataille des idées, mais un combat tout de même, au sens fort du terme.

J'ai été frappé par cette célèbre, mais terrible phrase d'Azeglio: "Abbiamo fatto l'Italia, adesso dobbiamo fare gli Italiani". Personnellement je ne crois pas qu'on "fasse" les gens. L'on peut les rapprocher, les unir, leur donner les moyens de communiquer. L'on peut leur donner, collectivement, l'ambition d'aller vers les autres, mais je ne crois pas que l'on puisse arracher aux gens leurs racines, leurs repères, leur identité, sans compromettre leur avenir même. Nous avons la responsabilité, chez nous, comme à Rome ou à Bruxelles, de construire une Europe qui ne soit pas aveugle devant la différence, une Europe qui ne cherche pas à "faire" les Européens, mais qui sache, au contraire, accepter et reconnaître la diversité en son sein: diversité des situations, diversité des volontés, diversité des identités, et des langues. Le chemin est encore long, mais nous sommes en marche. C'est au monde politique qu'il reviendra de tenir le "cap", sur une mer qui se fait de plus en plus agitée, mais ne vous laissez pas induire en erreur par cette métaphore marine: nous sommes et serons toujours un Pays de montagne et aucun changement climatique, aussi radical soit-il, ne pourra altérer cette réalité. Les diverses facettes de notre âme et nos multiples caractéristiques doivent ouvertement prendre place dans l'Europe des diversités.

Ecrivait Passerin d'Entrèves: "L'Europe est notre patrie et l'amour que nous lui portons non seulement n'exclut pas, mais enrichit encore celui que nous inspire le petit coin de terre où nous sommes nés". Est-ce qu'il est possible aujourd'hui d'être un bon Valdôtain, mais avec l'âme d'appartenir pleinement à un processus de construction européenne? La réponse en regardant les écrits et les comportements des hommes politiques que sous différentes idéologies, façons d'être, savoir faire, ont bâti notre autonomie spéciale, démontre que cette identité double est tout à fait possible, qu'elle n'est pas ambiguë, mais elle démontre aujourd'hui dans la logique de maintenir les racines et d'avoir conscience d'appartenir à la même humanité et à la même Europe, il me parait que ce projet important, ambitieux et cette discussion qui s'ouvre pour la première fois, avec cette discussion sur la politique européenne et internationale de la notre Vallée, est un moment important qui pourra démontrer l'intérêt que nous avons et surtout la dignité politique d'un Parlement même petit, tel qu'il est le Conseil de la Vallée.

Président - La discussion est ouverte.

La parole au Conseiller Bortot.

Bortot (Arc-VA) - Ho promesso al collega Cesal che il mio intervento non avrebbe superato nel tempo quello del Presidente... ovviamente è una battuta. Prima di entrare nel merito vorrei dire due cose personali. Mia figlia e mio nipote hanno fatto l'"Erasmus": uno, in Francia e, l'altro, in Finlandia. L'altra cosa è che mi ha fatto molto piacere vedere richiamato tra i padri che hanno ispirato l'Europa Carlo Cattaneo. Seppure io mi reputi di cultura marxista, Cattaneo è stato un precursore del federalismo, soprattutto del federalismo sociale. Io rileggo quello che sta scritto là e credo che mi serva ripassarlo ogni tanto, proprio su questo concetto: "per quali motivi dobbiamo essere federalisti e per quali motivi non dovremmo esserlo". Non voglio parlare di federalismo, oggi è una giornata importante, si può dire che quelli della mia età sono cresciuti con l'Europa, hanno partecipato a tutte le tappe, anche se nel processo di costruzione dell'Europa i popoli, i cittadini sono stati tenuti ai margini, e c'è un soggetto nuovo che non viene tenuto in conto nel costruire la futura Europa, questi soggetti nuovi sono le popolazioni e i cittadini, e i referendum in Olanda e in Francia lo hanno dimostrato. Credo che oggi dopo 50 anni si dovrebbe - in questo senso reputo l'intervento del Presidente un po' istituzionale - fare un bilancio dell'Europa che abbiamo costruito e dell'Europa che vorremmo e con chi e come dovremmo costruirla.

Mi ha fatto piacere l'accenno del Presidente al ruolo internazionale dell'Europa che dovremmo far pesare di più dal punto di vista della risoluzione dei conflitti in termini pacifici e non perpetuare una Europa colonialista per non dire altro. In questo senso però dobbiamo stare attenti agli ambasciatori che mandiamo in giro per il mondo, perché tramite i concetti liberisti: privatizzazione della libera concorrenza, della competizione, gli ambasciatori che l'Europa manda nel mondo purtroppo non siamo più colonialisti nel senso militare del termine, mandiamo le multinazionali. L'Europa è molto conosciuta a livello mondiale per il ruolo negativo delle multinazionali, soprattutto nel privatizzare le risorse comuni e nello sfruttare le risorse di proprietà altrui, ma anche oggi non è il giorno per fare polemiche.

Nella risoluzione che abbiamo approvato il 2 febbraio 2006, quando si fa riferimento al ruolo della Valle d'Aosta in Europa, in particolare nel contesto dell'arco alpino e delle Regioni, scrivevamo: "Le Conseil régional s'engage à mobiliser les citoyens valdôtains quant aux thèmes européens qui ont une influence majeure sur leur vie". Quando ho letto "mobiliser", sono andato da Laurent per dirgli: "C'est un mot trop fort mobiliser, est-ce qu'on ne peut écrire sensibiliser?" On a dit: "Bon, on laisse comme ça c'est encore mieux". Allora mobilizzare vuol dire fare un piccolo bilancio su cosa abbiamo fatto per mobilitare o sensibilizzare i cittadini valdostani. Quando con una battuta, ieri, mi rispondeva sul concetto di precursore della decrescita felice, dicendo: "non vorrei che diventasse pauperismo e povertà per tutti", non è in questo senso che si intende la decrescita felice, ma si intende una vita sobria, comprare magari il pomodoro nel posto più vicino di produzione piuttosto che farlo arrivare da qualche altra parte. "Vita sobria" vuol dire rispetto della dignità dei cittadini e quando affermo: "i governanti, gli euro-amministratori non sono ancora rinvenuti dallo choc dell'irruzione di un nuovo soggetto nel costruire l'Europa"... che sono i cittadini, ebbene, ne devono tenere conto perché se facciamo un bilancio dell'Europa costruita fino adesso, sì, abbiamo l'Europa dei giovani ed è un valore, abbiamo introdotto l'euro, vi ricordate l'euro cosa comporta per il nostro Paese? Quante svalutazioni e quanto saremmo finiti ai margini di questa Europa!

Abbiamo i valori culturali, abbiamo i valori civili e, anche qui, non sono valori in astratto; "valori civili" vuol dire riconoscere i diritti e il lavoro. In questo senso sul lavoro occorre fare un bilancio e il bilancio europeo non lo faccio troppo positivo, perché con l'Europa, con le direttive libertarie e del mercato dell'Europa abbiamo disseminato centinaia di cadaveri di stabilimenti e di posti di lavoro e milioni di posti precari. Dal punto di vista dei diritti del lavoro, il bilancio che si deve fare sull'Europa che abbiamo costruito finora dal punto di vista dei diritti è un bilancio negativo! Ieri, di nuovo, il Presidente faceva riferimento all'agenda di Lisbona, ma quell'agenda non parlava solo di competizione, parlava di coesione sociale, di protezione ambientale, di impiego, anche di sociale, di ambiente e di diritti, ma dell'agenda di Lisbona, se facciamo un bilancio di quel che è stato fatto, vediamo che questi principi sono rimasti "lettera morta"!

Come Europa abbiamo la sfida del clima. È inutile che le nostre direttive facciano riferimento ai cambiamenti climatici e alle loro conseguenze sul territorio e sulle popolazioni, alla riduzione delle risorse, se poi non agiamo sulle cause che determinano questi cambiamenti climatici e tutte le negatività che si ripercuotono sui cittadini e sulle popolazioni. È in questo senso che occorre riflettere e occorre rivedere le modalità e gli indirizzi con i quali l'Europa eroga i finanziamenti. Esistono delle pesantissime "lobby" europee legate alle aziende che condizionano in modo determinante le politiche dell'Europa, è quello sull'Europa che dovremmo decidere di andare a costruire, dobbiamo anche decidere se l'Europa che costruiamo è l'Europa dei cittadini, dei popoli, dei diritti e della dignità e dei valori o se è l'Europa del denaro, dei mercanti e del profitto. Nessuno nega questo tipo di parametri, ma questi parametri devono essere subordinati ad un'Europa che, prima del profitto e dei mercanti e dei mercati e delle liberalizzazioni, deve essere l'Europa dei cittadini.

Se il Consiglio e il Parlamento non tengono conto di questo e non tengono conto dell'irruzione dei soggetti nuovi che sono i cittadini europei, che vogliono partecipare al progetto di costruzione della loro Europa, faremo un errore madornale. Proprio oggi su "La Stampa" c'è un articolo in cui la presidenza di turno dell'UE, la Cancelliera Merkel, vuole accelerare il processo di approvazione del trattato, come se il trattato fosse una questione tecnica da distribuire ai Capi di Stato dei 27 Paesi, che hanno il diritto di fare qualche sottolineatura, dopodiché si licenzia il trattato così come è stato bocciato. Non è così che si deve procedere, c'è un trattato, ha degli aspetti positivi, ha avuto degli aspetti negativi, è stato bocciato dalle popolazioni di 2 Paesi, nel nostro Paese neppure è stato discusso o è stata data la possibilità di capire cosa il Parlamento in quel momento andava a votare, credo che occorra introdurre una partecipazione, un metodo di approvazione del trattato che parta dal dare gli strumenti di informazione ai cittadini che siano in grado di pronunciarsi su che tipo di trattato deve dirigere l'Europa per i prossimi decenni. Se non facciamo questo, avremo sempre una parte di cittadini e di popolazioni che subiranno le conseguenze di decisioni prese fra poche persone, decisioni dettate da interessi di parte. In tal senso occorre rivedere "questo processo" e "questo metodo", quindi bisogna riequilibrare i poteri delle istituzioni europee, non possiamo continuare ad avere un Parlamento che non decide, un Consiglio che decide tutto e dei commissari che eseguono pedestremente senza rendersi conto delle conseguenze delle loro decisioni sui soggetti principali dell'Europa, per i quali loro lavorano, ovvero i cittadini!

Ho partecipato ad un gruppo di lavoro di persone che provengono da 16 Paesi dell'UE, dall'Austria alla Finlandia, dalla Spagna alla Grecia, perfino la Svizzera, e questo lavoro ha rielaborato un percorso e contenuti diversi da dare al trattato costituzionale, ve ne accenno alcuni perché se i 50 anni di costruzione dell'Europa non ci servono per capire che ruolo hanno le istituzioni periferiche, che ruolo hanno le popolazioni di montagna, che ruolo devono avere le Regioni a Bruxelles senza passare per i Governi nazionali, andiamo ad una commemorazione imbalsamata di tipo retorico che non porta alcun contributo a migliorare le cose. Non si può riesumare il trattato costituzionale europeo, occorre eleggere un'Assemblea costituente, non il Parlamento, eletta dalla popolazione, con parità di genere per esempio. Occorre rielaborare un nuovo trattato da parte di questa Assemblea costituente e soprattutto occorre dare delle regole con le quali si sottoporrà all'approvazione dei cittadini che sono i soggetti principali dell'Europa, con le quali i cittadini possono pronunciarsi sul confrontare i 2 trattati o comunque sul trattato che verrà sottoposto.

In merito al riequilibrio dei poteri dell'Europa fra legislativo ed esecutivo ho detto prima, bisogna introdurre maggiormente il concetto dei diritti legati alla dignità umana, alla democrazia partecipativa e rappresentativa; quando parlo di soggetti protagonisti, questi sono i cittadini, occorre introdurre concetti di democrazia partecipativa e non solo separativa. Occorre ridefinire il ruolo della "Banca centrale europea" oggi troppo legata alle "lobby" e alle multinazionali, un ruolo più sociale e attento ai cittadini; occorre introdurre un concetto di trasparenza e di informazione ai cittadini sulle direttive, le leggi, i regolamenti che vengono emanati dalle strutture europee e questi possono essere sottoposti a critica, a verifiche e a modifiche e non a trattative ad alto livello che richiedono immani risorse. Dell'introduzione della partecipazione ne ho parlato, ma la partecipazione non è solo pronunciarsi sugli atti dell'UE, occorre anche un processo - come per le Regioni - ascendente e discendente dei cittadini nell'interloquire con l'UE. Faccio un esempio: quando abbiamo portato la petizione contro i TIR, abbiamo messo 6 mesi per farci ricevere, eppure era un diritto presentare petizioni all'UE; non sappiamo che fine ha fatto quella petizione!

Delle 200 pagine del trattato costituzionale bisogna farne uno molto più snello; qualcuno, ieri, citava che se si hanno le idee chiare non occorre scrivere molto, soprattutto occorre che siano usate tutte le lingue nell'UE. È vero che l'inglese è la lingua dominante temporaneamente, ma se facciamo un collegamento inglese-inglesi, non credo che il ruolo giocato in questi decenni dalla Gran Bretagna, sempre a cavallo fra essere anglosassone o europea, sia stato dei più collaborativi! Non per questo bisogna punirla non usando la loro lingua, ma nessuno può obbligare il sottoscritto ad imparare l'inglese, quando non ne ha bisogno! Parlo per quelli della mia età, non tanto per i giovani. Dobbiamo introdurre elementi di democrazia diretta, ovvero come per i referendum nostri e come la voglia dei cittadini di partecipare occorre creare canali diretti su singoli argomenti e su singoli problemi con l'istituzione europea.

Occorre poi un referendum per l'approvazione del nuovo trattato costituzionale. Occorre mettere in rete e creare un'apposita consulta fra l'istituzione europea e le organizzazioni non governative. Al centro del trattato europeo devono esserci le persone, l'uomo e i suoi diritti, manca un codice di sicurezza sociale che sarebbe quello di generalizzare i diritti acquisiti e non negare la storia a cittadini lavoratori e popoli che, con lotte non da poco, hanno ottenuto determinati diritti e oggi se li vedono negare dalla politica liberticida e neo-liberista che attua l'UE. A questi diritti devono avere accesso tutti i cittadini di qualsiasi Paese che ha diritto all'UE e quindi bisogna mantenere le condizioni di miglior favore.

Un'altra cosa alla quale bisogna dare pari dignità: il mercato, la concorrenza, l'innovazione, sono le economie alternative. Sapete che esistono economie alternative non basate sul profitto, basate sui diritti sociali, i diritti dei lavoratori, nel creare lavoro e produzione utile, non intervenire in modo negativo sull'ambiente e sul clima. Questi tipi di economie alternative, oggi, con il trattato e all'interno dell'UE, non sono riconosciute. I cittadini hanno diritto di scegliere il modello economico di riferimento, non esiste un modello economico unico, che è il mercato e il profitto, ma esistono altri modelli economici e i cittadini dell'Europa devono aver diritto di poter accedere a un modello piuttosto che a un altro. Ovviamente bisogna tutelare e salvaguardare i beni comuni: parliamo di acqua, sanità, educazione, perché con la "Direttiva Bolkenstein" si vorrebbe mettere le mani e privatizzare questi diritti.

Veniamo alla nota dolente: la libera circolazione delle merci, che vuol dire libera circolazione con i mezzi che si ritengono più opportuni dalla parte del singolo cittadino e delle singole imprese. Questo oggi fa a pugni con le conseguenze climatiche, quindi dobbiamo introdurre almeno il concetto di mobilità per le persone e per le merci di mobilità sostenibile. Per quanto riguarda l'agricoltura bisogna "piantarla" con le colture intensive, bisogna rispettare i prodotti del territorio e le persone che vi operano indipendentemente dalla redditività delle aziende e delle colture, e torniamo a quello che ho detto ieri: se non abbiamo una gestione dell'agricoltura che fa riferimento alla gestione e manutenzione diretta del territorio e nel definire il concetto di redditività non introduciamo questi nuovi parametri, la metà dell'agricoltura europea sparirà dalla faccia della terra.

Bisogna ridefinire il ruolo della "Banca centrale", bisogna avere coraggio per quanto riguarda i balbettamenti che si fanno sulle fonti energetiche rinnovabili. Non si può andare avanti con le fonti energetiche fossili e qui sapete quanto pesantemente le "lobby" del petrolio sono intervenute in questi decenni per bloccare l'innovazione e la ricerca sulle fonti rinnovabili, e il ruolo negativo che ha avuto l'Europa nel difendere queste "lobby" e nel permettere che le fonti rinnovabili emergessero con fatica, quasi dando loro delle elemosine.

Passiamo poi al discorso delle politiche fiscali. Il "nero" non esiste solo in Valle d'Aosta, esiste in tutta Europa; il riciclaggio del denaro sporco non lo fa solo la mafia italiana o il Casinò di Saint-Vincent, ma esiste un'evasione fiscale e un riciclaggio europeo. Se ne parla poco, perché abbiamo sempre il vizio di parlar male di noi stessi, ma se andiamo a vedere l'economia sommersa o il riciclaggio di denaro in molti Paesi dell'UE, c'è da spaventarsi! Infine penso che l'UE - qui sono d'accordo con il Presidente - si debba dare un'altra politica estera, più coraggiosa, soprattutto con maggiore autonomia e prendere le distanze dalla "NATO"...

(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

... no, e ho detto che lei ha parlato di un'Europa che dovrebbe risolvere i conflitti in modo pacifico, la "NATO" non l'ha menzionata, lo faccio io! L'Europa è crescita, siamo diventati cittadini adulti, non sappiamo cosa farcene della tutela della "NATO"! Non siamo l'Occidente che è in guerra con il resto del mondo, l'Europa non dovrebbe essere l'Occidente in guerra con il resto del mondo! Soprattutto dobbiamo ripristinare il diritto internazionale; ultimamente, con la scusa del terrorismo, il diritto internazionale, la privacy, i controlli, le videocamere, sono venute meno le libertà individuali dei cittadini europei e soprattutto è venuto meno un diritto internazionale sostituito da un diritto alla forza: chi ha più armi governa il mondo, chi ha meno armi, per quest'ultimo il diritto internazionale diventa un "hobby".

In sostanza, l'idea sarebbe di contribuire ad una Europa dei cittadini e non ad una Europa di sudditi del mercato, ad una Europa dei popoli delle Regioni e delle culture e, di conseguenza, di una Europa che dia segnali di discontinuità con l'Europa dei liberi mercati, delle multinazionali che rubano risorse, sfruttano persone e se ne fregano degli interessi della collettività!

Si dà atto che, dalle ore 10,15, presiede il Vicepresidente Lanièce.

Presidente - La parola al Consigliere Salzone.

Salzone (SA) - Cercherò di essere meno lungo e, prima di iniziare il mio intervento, volevo ringraziare il Presidente Caveri per la presentazione di una relazione che considero esaustiva e articolata e di alto valore culturale, che dimostra una concreta sensibilità nel percorso dell'UE unita. Cercheremo di esplicitare le ragioni per un sostegno all'Europa in questa giornata di festeggiamento dell'Europa stessa.

Diciamo che le ragioni di principio per credere nell'Europa sono sempre meno in discussione, paiono ormai assodate e tutte tengono conto dell'evolversi dei tempi, della globalizzazione, del progresso tecnologico: tutti effetti della concentrazione dello spazio e del tempo. La concentrazione dello spazio e del tempo è la conseguenza della mobilità estrema delle persone, dei beni, delle idee, del superamento delle frontiere e del conseguente modo di intendere il singolo territorio statale, pur nella salvaguardia delle proprie identità. La ragione per credere nell'Europa è anche la consapevolezza che popoli che nel passato si sono combattuti in più occasioni; oggi, invece, sono coinvolti in un progetto politico comune. L'unificazione europea è nata più di 50 anni fa nel segno della pace, dopo 2 guerre mondiali, con l'obiettivo di creare gli Stati Uniti d'Europa e affrontare insieme i grandi problemi di fronte a cui i singoli stati nazionali erano troppo piccoli per dare risposte adeguate. Per raggiungere l'obiettivo dell'unificazione europea si è scelto lo strumento dell'economia per favorire lo sviluppo ed abolire le frontiere fra i Paesi dell'Europa, dimostrando che unificare l'Europa era conveniente per tutti. È stata una scelta realistica che ha fatto compiere enormi passi avanti ai Paesi della Comunità europea, un grande disegno di integrazione fra i popoli e Stati diversi, ciascuno con la propria storia millenaria. Un disegno unico nella storia moderna, un disegno che ha portato sviluppo a tutti gli europei che facevano parte della CEE, prima, e dell'UE, oggi. Un progetto non certo concluso, e lo dimostrano le posizioni recenti di Gran Bretagna e Francia, che necessità di molti passaggi politici per essere interamente realizzato, altrimenti l'UE non può andare lontano.

I conti bisogna farli con la globalizzazione, che non piace a molti giovani, che la vedono come sopraffazione del più forte sui più deboli e forse non è del tutto sbagliato, in presenza di una globalizzazione senza regole di governo. La sfida infatti è proprio quella di governare la globalizzazione che, da un lato, è un problema economico e, dall'altro, bisogna assicurare sicurezza e pace. Per questi motivi bisognerà parlare la stessa lingua in politica estera e in politica della difesa e della sicurezza, ma oggi che più urge è la Costituzione europea, perché quando avremo la "Carta costituzionale" sarà come avere la bandiera e la carta di identità dell'Europa, ma sarà molto di più, perché la Costituzione europea garantirà a tutti i cittadini che in Europa mai più potranno esserci Paesi senza democrazia, e non è poco se ci guardiamo intorno e osserviamo ciò che avviene in molte aree della terra! È vero, oggi siamo qui a ricordare e valorizzare il progetto di una Europa che non ha trovato ancora risposte definitive a quanto molti si attendevano; si è appena celebrato il 50° anniversario dei trattati di Roma, una data importante che ha riproposto il processo di ratifica del trattato europeo con lo scopo di rilanciare il progetto europeo stesso. Abbiamo già affermato che il progetto di unificazione dell'Europa si rende sempre più necessario, sottolineiamo il ruolo fondamentale delle autorità regionali e locali nel far crescere nei cittadini una forte coscienza europea.

Al governo italiano dobbiamo ancora una volta sollecitare la partecipazione nell'ambito del processo di formazione del diritto comunitario delle Regioni autonome nell'UE nell'ambito della delegazione italiana, passaggio che riteniamo fondamentale affinché nel disegno europeo vi siano tutte le prerogative delle autonomie speciali. Sottolineiamo l'esigenza di celebrare adeguatamente alcune dati importanti come quelle dei trattati di Roma per divulgare sempre più la cultura europeista e federalista, ricordando che la vocazione europeista della Valle d'Aosta affonda nei valori federalisti ed europeisti le radici della nostra autonomia; basterebbe citare Emile Chanoux, ma anche Federico Chabod.

Ci preme sottolineare fortemente l'importanza di valorizzare le minoranze linguistiche e le piccole realtà regionali di montagna come la nostra nel contesto europeo, minoranze che svolgono un ruolo di eccellenza nei settori come, per esempio, la tutela ambientale, lo sviluppo degli spazi rurali, l'inclusione sociale, la solidarietà. Ci piace altresì sottolineare una nota recente del Presidente Caveri nell'ambito della conferenza dedicata al tema della cooperazione e dello sviluppo delle Regioni di montagna, quando afferma l'importanza di costituire dei ponti tra la montagna ricca dell'occidente e quella più povera dei Paesi in via di sviluppo. A tal proposito, nella veste del componente del Comitato regionale di coordinamento per la cooperazione, rileviamo l'importante ruolo svolto dalla nostra Regione, che ha saputo, con pregevole slancio, adoperarsi nella cooperazione con alcune realtà povere.

Per tornare al tema più specifico in linea con quanto già tracciato dal Presidente Caveri, ci preme rafforzare la cultura europeista della nostra comunità e a questo proposito ribadiamo la necessità che la nostra Regione partecipi a tale processo, consapevole dell'importanza che possiamo avere nel contesto dell'Europa dei popoli. Possiamo affermare che questo Consiglio regionale ha adempiuto fin qui ai suoi compiti, la legge regionale n. 8/2006 ha definito le procedure per dare attuazione agli atti normativi comunitari, abbiamo quindi disciplinato la legge comunitaria regionale.

Oggi ci apprestiamo a votare il disegno di legge n. 164 che costituisce la prima attuazione agli atti normativi comunitari, attuando l'impegno assunto di esercitare le prerogative riconosciute alle Regioni con il titolo V della Costituzione, delineando un chiaro rapporto istituzionale, sia con lo Stato, sia con l'UE, dove le Regioni esercitano le loro competenze legislative senza dover subire interventi dello Stato. Anche questo fatto lo consideriamo quindi un momento di rilevante importanza e, per certi aspetti, storico, perché va nella direzione che tutti auspichiamo sempre: nel segno dell'integrazione europea.

Possiamo affermare che la nostra Regione, oltre a svolgere il proprio ruolo di competenza, ha saputo negli anni avviare tutta una serie di iniziative volte ad instaurare rapporti di cooperazione privilegiata con tutti gli Stati che hanno configurazioni e dimensioni analoghe alla nostra. A tal proposito il Comitato delle Regioni, istituito dal "Trattato di Maastricht", ha consentito ai rappresentanti regionali di avere voce in capitolo nel processo decisionale permettendo sempre più la partecipazione dei cittadini all'integrazione europea. Su questa linea ci sentiamo di asserire che l'adesione al progetto europeo, nonostante alcune difficoltà iniziali, costituisce una tappa decisiva nel cammino verso il progresso economico e sociale della nostra Regione e del nostro Paese.

Presidente - Sono stati presentati 16 emendamenti al disegno di legge n. 164 da parte del gruppo "Arcobaleno" che verranno distribuiti, oltre ai 12 emendamenti presentati dal Presidente Caveri e dall'Assessore Cerise, già distribuiti ieri.

La parola al Consigliere Tibaldi.

Tibaldi (CdL) - In questa pubblicazione che ci è stata consegnata, realizzata da "Europe Direct Vallée d'Aoste", fra l'altro fatta bene - è sintetica, ma esaustiva -, si evince che l'UE, che compie quest'anno mezzo secolo, è un'entità cresciuta molto velocemente: in 50 anni è passata dai 6 Stati aderenti fondatori del 1957 ai 27 di quest'anno. Oggi assomma circa mezzo miliardo di abitanti ed è un'entità geopolitica di tutto rispetto, che si contrappone con il suo peso politico ed economico all'unica superpotenza rimasta nello schema planetario: gli Stati Uniti, ma questa crescita rapida è una crescita che è più veloce rispetto alla consapevolezza e la coscienza europea ed europeista che nel frattempo sta lentamente progredendo nell'ambito dei suoi abitanti, e questa differenza di velocità ha creato dei disagi, e anche degli scetticismi.

Leggendo lo schema di questa pubblicazione, mi chiedo quali sono le affinità che possiamo avere oggi, come Italia, con un Paese come Cipro, quali sono - a parte l'inclusione di questa isola nel mare Mediterraneo - le affinità che possono esserci fra noi e Cipro, fra il Portogallo e una Estonia; sono difficili da ravvisare e questo fa capire qual è la difficoltà di una Europa politica nel costruirsi e nel consolidarsi.

Oggi l'Europa è solo finanziaria, esiste in quanto l'euromoneta è la moneta ufficiale che è stata introdotta da alcuni Paesi aderenti, nemmeno tutti, e fra questi ricordiamo la Gran Bretagna, quindi neppure a livello finanziario c'è questa coesione, e in questi ultimi anni abbiamo assistito a manifestazioni di presa di distanza dall'Europa. Se oggi, qui, abbiamo la consapevolezza europea diffusa e più o meno comune, credo che se facciamo un'intervista presso i cittadini su quanto credono nell'Europa o riconoscono nell'Europa, la prima risposta che ci forniscono è l'euromoneta, ma l'euro è quella moneta che di fatto ha raddoppiato i prezzi, quindi non è che ci sia un approccio molto positivo nei confronti dell'euro o dell'Europa, che è in fondo una somma di preoccupazioni oltre che di opportunità e dobbiamo veramente mettere sui due piatti della bilancia entrambi i punti di vista, perché oggi possiamo riempirci la bocca di bei concetti, di obiettivi e di scopi che sono importanti da traguardare, ma è vero che c'è un'abissale distanza fra gli europolitici e gli euroburocrati delle istituzioni europee e gli eurocittadini che, a malapena, conoscono i confini geografici di questo vecchio continente che si è allargato a dismisura in questo mezzo secolo e ha assunto una dimensione a loro poco familiare.

Dobbiamo allora fare in modo - e questo Consiglio può dare degli "input" a chi rappresenta la Regione nel Comitato delle Regioni o nei vari rapporti che si intrattengono con le istituzioni europee - che questa élite politico-amministrativa che ha creato l'Europa cerchi di riavvicinare le distanze fra essa e la cittadinanza. Sono d'accordo per alcuni versi con quanto diceva anche il collega Bortot: oggi è un'Europa dei cittadini che bisogna creare, altrimenti questa entità politica non esisterà mai, perché già fra i vari Stati le differenze culturali sono abbastanza accentuate, pensiamo già solo con una possibile Turchia che domani potrebbe entrare a far parte di questa cornice europea! Ci sono queste difficoltà e la sfida che dovrà porsi questa élite politico-amministrativa sarà quella di colmare questa differenza. Si sono voluti accelerare questi tempi, forzando delle mediazioni in ogni settore: l'Europa è famosa anche presso i cittadini e gli imprenditori per aver codificato delle banalità; ricordo, per esempio, il diametro dei piselli, di cui si parlò in un convegno ad Aosta da noi organizzato al quale prese parte un Europarlamentare, Raffaele Costa, all'indomani di una decisione curiosa che venne adottata dagli organismi europei.

Naturalmente l'Europa sta cercando di insegnare a tutti, attraverso migliaia di direttive e di regolamenti, le regole per produrre ad esempio il lardo di Colonnata, magari ci codificheranno anche le regole per produrre la fontina, quindi è diventata una codificazione che viene proposta e spesso imposta a livello europeo. Da un lato, l'Europa si distingue per queste codificazioni; dall'altro, nella costituzione che è composta da oltre 500 articoli, e questo la dice lunga sulla difficoltà di mettere insieme in poche righe i principi fondanti che accomunano questa immensa popolazione, dimentica di includere in quegli stessi principi i valori cristiani che ne hanno costituito un pilastro fondamentale. Questa è una grave dimenticanza, è un valore che è stato omesso per ragioni diplomatiche e istituzionali, ma è un cemento che viene a mancare in quella che dovrebbe essere un'integrazione europea fondata su basi solide.

Non possiamo disconoscere i valori cristiani dell'Europa, lo stesso Sacro Romano Impero che venne creato nell'800 da Carlo Magno si fondava non solo sulla laicità del suo potere temporale, ma anche sul connubio con la spiritualità rappresentata dal potere papale; di conseguenza, oggi, a distanza di 1.200 anni, oggi riusciamo a dimenticare per ragioni politico-diplomatiche questo principio. Credo che quanto prima vi dovremo tornare, lo stesso avvento di Sarkozy spero sia foriero di qualche novità per i Francesi, che 2 anni fa hanno bocciato con referendum l'adesione alla "Carta costituzionale europea", ed è una bocciatura che ha un significato non tanto in quanto Francesi, ma perché la distanza di cui dicevo prima di questa élite politico-burocratica con i cittadini delle "banlieues" è notevole. I cittadini che non hanno queste disponibilità economiche, questa categoria delle tasche vuote e impotente di fronte a questa Europa che ha fondato tutto il suo potere dell'euro, si ribella, ed esprime delle preoccupazioni di fronte ad una impostazione che di politico ha poco!

Oggi l'Europa è finanziaria, oggi l'Europa sta già facendo i conti pesantemente con un afflusso di nuovi cittadini dall'Est e dal Sud del mondo, ma lo fa in maniera disinteressata: guardiamo la nostra penisola che spesso è oggetto di approdo da parte di molte persone che arrivano dal Sud del mondo; da parte dell'Europa c'è disinteresse per questo arrivo massiccio da queste aree sfavorite della terra, che tentano la fortuna nei nostri Paesi. Pensiamo che l'Europa debba affrontare coraggiosamente questo aspetto, lo debba fare con delle iniziative che siano il più unitario possibile, non con il disinteresse che alla fine pesa sui singoli Stati. Credo che anche quel neologismo che è stato coniato dalla Fallaci nel libro "Euroabia", sia attuale; l'Eurabia rischia di essere un domani quell'Europa che forse molti di noi temono - io sono fra quelli -, perché le nostre istituzioni politiche sono incapaci di affrontare non con la distanza, ma con la capacità di porre regole ferme ad un'integrazione sociale, culturale ed economica, come d'altronde dovrebbe essere.

La Valle d'Aosta in questo contesto rappresenta una parte microscopica rispetto alla dimensione geografica e demografica di questo nuovo continente, una parte che tuttavia è riuscita in questi anni a trarre dei benefici; ancora ieri sera abbiamo visto che quelle strategie per pianificare le risorse nei vari settori - Piano di sviluppo rurale, POR, eccetera - vedono la compartecipazione europea che è tutt'altro che marginale. Penso che anche il Presidente Caveri ne sia consapevole, questo settennio 2007-2013 forse è l'ultimo fortunato per noi Italia, perché in futuro queste risorse si orienteranno in altre direzioni. Abbiamo l'Est europeo che sta suscitando l'attenzione di trasferimenti più corposi rispetto a quelli che finora sono stati destinati a noi e noi dovremo puntare su altri "atouts", quali la montagna. La montagna è importante inserirla in questo ragionamento, ma la montagna deve essere quell'"atout" che viene utilizzato non per creare un'assistenza continua in senso indefinito dove risorse vengono rovesciate da Bruxelles verso Roma e quindi verso Aosta per alimentare una politica che, alla fine, non è orientata allo sviluppo, ma allo spreco. Deve essere invece una sensibilità che deve costituire una carta che possiamo giocare - io spero - con intelligenza e sapienza.

Una ultima considerazione in questo contesto è quella di un altro disegno che si sta facendo avanti ultimamente con le Regioni limitrofe. Si parla a più riprese di "Euroregione" con il Piemonte, la Liguria e le altre Regioni limitrofe transalpine. Da un lato mi fa piacere che il concetto di "macroregione" non sia sempre solo demonizzato; quando si parlò 10 anni fa di macroregione qualcuno le guardava come se fosse il demonio, in quanto la macroregione rischiava di annientare l'identità valdostana. Oggi forse si capisce che l'unione può fare la forza e non cancellare le differenze, e questa unione viene condivisa con quelle Regioni che erano viste con molto scetticismo dalla classe politica valdostana 10 anni fa, quando peraltro vennero proposte delle suddivisioni macroregionali della nostra Italia; allora "no" a livello italiano, ma a livello europeo il concetto macroregione è apprezzato, oggi, anche dallo stesso Presidente Caveri e dalla Presidente del Piemonte, Bresso, che è schierata a Sinistra, i quali vedono in questa organizzazione istituzionale che comprenderebbe 17 milioni di abitanti un'opportunità o una necessità per avere più peso politico, economico e culturale nella futura cornice europea.

Queste considerazioni possono servire di preludio ad un intervento che il collega Frassy farà a breve, su questioni più specifiche, e sono considerazioni che vogliono rilevare che, sì, l'Europa è una grande opportunità, ma che non può continuare ad essere considerata un'opportunità se la politica e la burocrazia che stanno nei palazzi europei non riescono ad acquisire maggiore consapevolezza per far sì che i cittadini siano al centro dell'attenzione. Questa Europa dei cittadini che oggi viene trascurata a scapito dell'Europa della finanza... Se questo binomio non verrà fuso in un concetto più condiviso e unitario, credo che la sfida europea rischia di trasformarsi in un grande momento di disagio.

Presidente - La parola al Consigliere Ottoz.

Ottoz (UV) - Nous sommes tous philo-européens sauf le Conseiller Bortot qui se déclare philo-européen, mais en disant qu'il suffirait d'abolir la liberté de circulation des marchandises, des personnes, il n'a pas encore parlé des idées, mais enfin... qui sont les trois piliers sur lesquels le "Pacte de Rome" se basait. Aujourd'hui je voudrais faire trois souhaits à la CE.

Le premier souhait est que la ratification du traité, l'ainsi dite "Constitution européenne", ne passe pas sans l'accord des Régions et des citoyens. La position exprimée par M. Sarkozy dans sa campagne électorale de déplacer en France aussi l'approbation du traité à l'Assemblée nationale et non pas à un référendum qui a déjà boulé le traité actuel qui est suspendu, est préoccupante parce qu'elle devrait s'accompagner à une modification du traité même de façon qu'il tienne compte des Régions et des citoyens. Sans cela le fait que l'approbation soit portée dans les Parlements risque de nous porter à un mauvais traité.

Le deuxième souhait est que l'abandon du critère de l'unanimité, qui est contenu dans se traité, permet de réorganiser et déplace la balance des pouvoirs de l'Europe des fonctionnaires à la politique à nouveau, abandonnant la tendance suicide à la réglementation de l'Europe des bureaucrates.

Les troisième souhait est que l'axe France-Allemand, qui a toujours été performant pour l'Europe et qui s'était interrompu pendant les élections en France, et qui s'est reconstituée avec M. Sarkozy, qu'elle puisse porter à une différente politique monétaire de la "BCE". Nous assistons aujourd'hui à l'étranglement de l'économie et au frein à la croissance suite à un insoutenable niveau de l'euro par rapport au dollar. Si la Chine soutient le dollar en achetant la dette américaine et obtient en échange une politique tolérante du "WTO", nous, Européens, soutenons la croissance américaine en acceptant une valeur excessive de l'euro. C'est le triangle de la mondialisation, Etats-Unis/Chine/Europe, dans lequel nous sommes aujourd'hui le partenaire perdant.

Nous nécessitons d'un plan de développement de toute l'Europe, dans lequel se situe une Europe plus compétitive sans lâcher la vigilance sur l'inflation, mais axé sur des actions pour la croissance qui nous permet de doubler le "cap" de 2013 qui verra le transfert des aides communautaires du Sud à l'Est de l'Europe.

Presidente - La parola al Consigliere Frassy.

Frassy (CdL) - Penso che nell'intervenire in questa discussione generale qualche riflessione vada fatta sui 50 anni dopo, perché noi, 50 anni dopo, istituzionalmente scopriamo l'Europa! A 50 anni dall'istituzione europea che è cresciuta progressivamente, ma possiamo dire che ormai da più lustri sia un soggetto istituzionale importante rispetto agli altri attori dello scenario politico, dalle nazioni alle Regioni, con la legge regionale n. 8/2006 abbiamo voluto codificare una sessione europea. Questa è una prima sulla quale, se vogliamo uscire dal momento celebrativo, varrà forse la pena di fare alcune riflessioni sulla sua utilità. Mi sia consentita una battuta: sarebbe stato forse più azzeccato se la sessione europea l'avessimo fatta coincidere con il 9 maggio, che è la "Festa dell'Europa". È curioso che il Consiglio, convocato per 2 giorni il 9 e 10, con la "Festa dell'Europa" il 9 maggio decide di fare la sessione europea il 10... misteri della politica valdostana! È curioso che si sia creata una sessione europea 50 anni dopo, ma è curioso che si voglia evidenziare l'importanza che ha ormai assunto l'Europa nelle decisioni politiche senza considerare che noi, di Europa, ne abbiamo parlato anche ieri!

Noi, ieri notte, abbiamo discusso e poi votato 2 documenti importanti, strettamente legati alle vicende europee e sono quei documenti che riguardano il Fondo europeo per lo sviluppo regionale e lo sviluppo rurale. Forse quelle tematiche non sono europee? Forse una serie di altri documenti che nel corso delle sessioni ordinarie vengono affrontati non sono legati alle tematiche europee? Forse l'attività legislativa della Regione non è a sua volta legata alle leggi quadro, alle norme della finanziaria dello Stato? Non per questo esiste una sessione nazionale o dedicata alle tematiche nazionali del Consiglio regionale!

Penso che la prima riflessione sia che abbiamo replicato i limiti dell'Europa, la rigidità. All'Europa si imputano tanti meriti, ma sicuramente si imputano anche alcuni limiti, fra cui la rigidità; allora, ipotizzare una sessione europea rischia alla fine di diventare una palestra di dissertazione dialettica, di enunciazione di principi o forse una sessione celebrativa - se riusciamo a far coincidere la data! - ma non cogliamo l'obiettivo più importante, cioè creare una maggiore percezione del ruolo che gioca l'Europa nell'ambito della nostra autonomia legislativa e amministrativa. È vero che abbiamo ruoli istituzionali in Europa, mi riferisco al Comitato delle Regioni, ma non dimentichiamo che ruoli istituzionali li abbiamo anche sul versante interno: la Conferenza delle Regioni e la Conferenza dei Presidenti delle Regioni. Non vorremmo che alla fine questa operazione, Presidente Caveri, sia più il frutto di una sua "nostalgia" che non il frutto di un'esigenza di funzionalità.

Lei giustamente ha fatto riferimenti a limiti e vincoli dell'Europa e noi diciamo che questi vincoli, quando non sono eccessivi e si riferiscono a principi positivi, come la tutela della concorrenza, sono vincoli positivi. Penso che i limiti a sostegno delle imprese devono essere visti per quello che dovrebbe essere l'altra faccia della medaglia, ossia un'opportunità per la Regione di far crescere un'impresa che sia degna della definizione; per creare una classe imprenditoriale che abbia, sì, un interlocutore nell'amministrazione pubblica regionale, ma un'amministrazione che crei i presupposti per uno sviluppo autonomo che, dati gli "input" iniziali, porti ricchezza e benessere a questa Regione. Oggi, purtroppo, il bilancio non è questo, e l'Assessore La Torre penso che non abbia difficoltà a confermare i tanti problemi legati alla concorrenza nell'ambito del comparto industriale. Lo abbiamo detto ieri sera, non è sufficiente dire: "guardate come siamo bravi perché i fondi dello scorso settennio sono stati confermati nel nuovo settennio 2007-2013", non è una questione di vincita al totocalcio o ad una lotteria, ma è una questione di sviluppo.

Il problema di fondo è che dobbiamo capire cosa abbiamo sviluppato in questo settennio e cosa andremo a sviluppare nel prossimo settennio. Se invece chiudiamo il ragionamento ad una capacità di spesa, penso che siano in tanti capaci a spendere una volta che hanno acquisito i finanziamenti, ma poi rimangono i problemi della gestione e mi riferisco al Forte di Bard. È un grande investimento, un grande recupero, una grande opera culturale, una grande prospettiva turistica, ma non possiamo dire di essere soddisfatti delle quasi 100.000 presenze, che sono le presenze che fa il Castello di Fénis da solo. Allora se - come giustamente ha detto il collega Tibaldi - questa è l'ultima occasione, noi dobbiamo trovare il sistema di far stare in piedi l'economia della Valle d'Aosta, perché dopo il 2013 sarà difficile che qualcuno possa garantire alla nostra Regione i medesimi fondi che per 14 anni le sono stati assegnati.

Il problema è di creare qualcosa che possa camminare sulle sue gambe a prescindere dalle "iniezioni" di liquidità finanziaria, apprezzabili, ma non sufficienti per creare sviluppo. Qui qualche riflessione su quanto sta scritto nella sua relazione, Presidente, mi riferisco a quanto lei ha scritto a pagina 14 sul partenariato, vorrei farla. Il partenariato è importante, ma se la Valle d'Aosta è piccola, uno dei suoi problemi è proprio quello di essere piccola, e per farsi sentire in Europa non bisogna essere troppo piccoli. Quando andiamo a creare azioni di partenariato con le isole Äland in Finlandia dove lei è stato e avrà trovato sicuramente una grande accoglienza, poi è stato a Örebro...

(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

... noi anche, noi abbiamo il casinò virtuale, loro hanno il casinò "online" che è diverso, bisogna capire se vogliamo fare il casinò virtuale o il casinò "online", perché a quel punto potremmo scambiare "know how", non so per chi sia più vantaggioso. Con la Contea di Örebro facciamo una cooperazione nel settore dell'enogastronomia, sarà interessante, ma non capisco ai fini europei quale valore aggiunto possa portare alla posizione valdostana. Le Isole Faroer, anche qui, è vero che qualcuno tempo fa teorizzava che la Valle d'Aosta è un'isola, e poi diceva anche che era un'isola felice... che sia felice, oggi, forse qualche dubbio credo sia legittimamente condiviso da tutte le parti politiche, che sia un'isola... io direi che è "isolata", che è concetto diverso da quello dell'isola. Allora forse bisognerebbe far sì che la specificità della Regione Valle d'Aosta si faccia apprezzare e si possa legare con Regioni che abbiano le spalle più larghe e più muscoli, perché non sempre l'unione di due debolezze crea un risultato di maggior forza; spesso l'unione di due debolezze porta a una debolezza più grande!

L'altro problema è che non esiste, oggi, Europa senza Stati; nonostante il Comitato delle Regioni e nonostante la teorizzazione dell'Europa delle Regioni, l'Europa rimane l'Europa degli Stati, e allora qui si innesca un'altra riflessione: quali sono i rapporti istituzionali tra il Governo di questa Regione e il Governo nazionale. Sicuramente sono rapporti che non funzionano, e non lo diciamo solo noi dall'opposizione, lo ha detto lei, ieri sera, lo ha detto nei giorni scorsi l'Assessore Marguerettaz, dicendo che non ha mai avuto difficoltà come quelle che state riscontrando ora nel tenere i rapporti istituzionali.

Qualche riflessione bisognerà allora farla. Ci aspettavamo che sulla questione "buoni benzina", nonostante sia stata oggetto di una risposta ad una interpellanza fatta dal gruppo "Arcobaleno", qualche risposta ulteriore la fornisse. È vero - come lei dice - che bisogna teorizzare tutta una serie di progetti, ma poi andando a vedere gli allegati e a leggere cosa si fa in alcuni progetti qualche dubbio può venire. Ne citerò qualcuno: monitoraggio dello stambecco, obiettivo, approfondire le conoscenze sulle interazioni sanitarie fra erbivori domestici e selvatici, 970.000 euro di impegno, e io penso che i Valdostani forse potevano vivere anche senza avere questo quadro comparativo. Altro "progetto", la riabilitazione delle trote autoctone: forse richiede l'intervento della sanità! - l'obiettivo è sviluppare una conoscenza della distribuzione spaziale e genetica delle trote autoctone; queste sicuramente sono risposte importanti che la Valle d'Aosta si aspetta dall'Europa! Ma? Questi progetti, che rientrano in quella filosofia europea burocratica che ci porta a dire che il pisello è tale se ha una certa circonferenza e colorazione, altrimenti va chiamato in un'altra maniera ma sono altri i problemi che interessano il cittadino e nella venalità con cui spesso il cittadino ragiona, forse il buono benzina o gli sconti sulla benzina potevano essere oggetto di sue comunicazioni Presidente!

Una comunicazione la voglio allora dare io ed è la risposta che il Consiglio dell'UE ha dato all'interrogazione fatta dal Vicepresidente del Parlamento europeo, Onorevole Mario Mauro, a seguito del nostro interessamento sul problema delle esenzioni fiscali. Nei vari punti in cui è articolata la risposta, è significativo il punto 4 che leggo: "Per quanto riguarda gli aspetti di politica regionale si ricorda che nel luglio 2006 il Consiglio europeo ha adottato una normativa recante disposizioni generali sui fondi strutturali; in tale ambito spetta agli Stati membri decidere in merito alle rispettive priorità relative ad eventuali agevolazioni a favore di un'attività o di un settore che ne può beneficiare". Ho letto questo passaggio perché l'Europa è legata a doppio filo con gli Stati nazionali e la Valle d'Aosta, avendo una difficoltà di rapporto istituzionale, sta scontando questa difficoltà.

Oggi abbiamo fatto una sessione celebrativa, non siamo andati a costruire alcun nuovo elemento di progettualità rispetto a quelli che non siano già stati costruiti nel passato, penso che lo sforzo che debba essere fatto d'ora in avanti sia quello di essere più attenti alle vicende europee, senza dimenticare che in Europa oggi contano i Governi nazionali, e quando con quei Governi non si riesce a tenere un rapporto e uno stretto contatto istituzionale, c'è il rischio di essere dimenticati a Roma, ma, alla fine, di essere dimenticati anche a Bruxelles!

Presidente - La parola al Consigliere Fiou.

Fiou (PPD-VDA) - Gli anni dopo la II guerra mondiale vedono una Europa divisa in due blocchi, attardata nel suo sviluppo, alle prese con le distruzioni del conflitto; vedono una Europa che riflette anche sulle tragiche violazioni dei diritti umani e sull'indispensabilità di pensare a strumenti per rendere non più percorribili le strade che le avevano rese possibili. È così che si concretizza l'idea di stabilire legami nuovi fra gli Stati dell'Europa occidentale. Si consolida piano piano l'idea ambiziosa del progetto europeo, che è riuscito a cogliere le ambizioni, le capacità, le migliori tradizioni storiche di ciascun Paese membro per perseguire una serie di obiettivi comuni. Certo, i 50 anni trascorsi sono stati segnati da importanti passi avanti, ma anche da battute di arresto, come quella che stiamo vivendo.

Oggi bisogna prendere atto che la visione di una Europa federale, che avviasse un progresso lineare in grado di superare gradualmente e in modo inarrestabile le sovranità nazionali per avvicinarsi alle autorità sopranazionali si è dimostrata, in parte, utopistica. L'esperienza fa orientare il percorso del futuro verso una sovranità condivisa e di una "governance" a più livelli. Se l'Europa, anche imperfetta, ha svolto un ruolo fondamentale perché anche i singoli Paesi affrontassero in modo non traumatico i cambiamenti profondi che si sono verificati in questi 50 anni, l'Europa è ancora protagonista, direi più necessaria, in questa era di globalizzazione, di opportunità economiche e sociali, ma anche di rischi e di minacce.

L'Europa però si trova a risolvere problemi interni di allentamento di convinzione su un progetto e di disaffezione dei cittadini nel sogno unitario. su questo terreno è fondamentale un recupero di credibilità del progetto e un nuovo slancio nell'iniziativa, perché nessun Paese può pensare di risolvere per conto suo i grandi problemi dell'attualità, dalle questioni economiche a quelle energetiche, all'immigrazione, alla sicurezza... Per esempio, secondo stime affidabili basate su tendenze in corso, sommando fra 25 anni il PIL italiano, francese e tedesco, il risultato ammonterebbe a poco più del 6% del PIL globale, circa quanto pesava la sola Germania 20 anni fa, e questo in conseguenza dell'ascesa del Sud-Est asiatico, dell'India, della Cina... Questi dati, seppure parziali, evidenziano come le singole Nazioni-Stato europee sarebbero inadeguate per pesare nei rapporti internazionali del futuro, rapporti che propongono situazioni di crisi complesse e pericolose, oltre che a porre questioni economiche e sociali di grande portata. L'Europa diventa allora soggetto fondamentale per affrontare le sfide della globalizzazione. Dopo la fase di stasi seguita ai referendum negativi in alcuni Paesi sulla Costituzione europea, occorre ricostruire la fiducia nelle istituzioni europee. Esse esistono per essere un patrimonio dei cittadini europei, per servirne gli interessi condivisi e per perseguire i valori e gli obiettivi collettivi in una epoca di cambiamenti globali.

Possiamo considerare i 50 anni di Europa che oggi celebriamo come una prima fase in cui sono stati raggiunti traguardi importanti, ma che si conclude con un rallentamento delle convinzioni, la cosiddetta "pausa di riflessione" non è che questo. I traguardi importanti sono stati raggiunti grazie all'impegno di grandi "leader", da Robert Schuman ad Altiero Spinelli ed altri; il rallentamento è dovuto a un ripiegamento dei singoli Paesi su loro stessi quando le responsabilità di tutta una serie di difficoltà interne agli stessi, anziché essere governate, sono state scaricate sull'Europa, con una fuga populista che rincorreva le espressioni di disagio legate ai cambiamenti che mettevano in discussione lo "status quo"; vedi, per la nostra esperienza, l'attacco all'introduzione dell'euro nel nostro Paese.

È mancata in questo ultimo periodo una "leadership" forte, che rilanciasse il processo, qui i vari Capi di Stato si sono chiusi un po' troppo sui problemi di casa; mi pare che si stia delineando una nuova coscienza sull'indispensabilità del rilancio del progetto europeo; segnali importanti di questi giorni vengono dalle sollecitazioni del nostro Capo dello Stato, dal Presidente neoeletto in Francia... Il momento di stasi e la debolezza della "leadership" politica ha fatto anche emergere una dimensione eccessivamente burocratica dell'Europa, che, poco governata, ha lasciato spazi alle influenze delle "lobby" e dei grandi gruppi economici a svantaggio delle realtà economico-sociali e culturali più piccole. È la sensazione che abbiamo vissuto anche in Valle d'Aosta, dove abbiamo sovente dovuto avviare iniziative di difesa per salvaguardare modelli di intervento riguardanti le nostre strutture produttive e i nostri servizi, o addirittura per salvaguardare specifici e singoli prodotti; però tutto questo non ha impedito uno sviluppo importante dei rapporti Valle d'Aosta-Europa. Mi è piaciuto il parallelismo del Presidente sulla nascita della nuova Europa e della nuova Valle d'Aosta, entrambe hanno fondato le radici sulle battaglie per la rivendicazione di nuovi valori, diritti democratici, diritti umani: questo fatto è alla base della forte sensibilità europea che in Valle d'Aosta è sempre emersa e che è alla base di tutta una serie di iniziative promosse dai momenti istituzionali, dalla Regione, in particolare e ricordati dal Presidente.

La nostra vita amministrativa è intrisa di regole europee. L'Europa è stata fonte di risorse per la realizzazione di nostri importanti progetti, l'approvazione dei programmi di ieri sera evidenzia la continuità dell'impegno di utilizzare appieno le occasioni che l'Europa ci propone. Importanti sono anche gli impegni che la Regione si assume con le iniziative di partecipazione alle occasioni di solidarietà e di scambio con le realtà europee ed extra-europee: queste ci mettono in comunicazione con le realtà di crisi di tutto il mondo, rispetto alle quali riusciamo a contribuire con i nostri mezzi, magari quantitativamente modesti, ma importanti qualitativamente, per la promozione dei valori della pace, della democrazia e dello sviluppo solidale.

Per concludere, mi aggancio alla chiusura della relazione del Presidente, là dove si rifaceva al senso di cittadinanza europea. In questo senso mi sento con lo stesso senso di appartenenza e con lo stesso sentimento appassionato cittadino valdostano, cittadino italiano, cittadino europeo, cittadino del mondo senza alcuna contraddizione, perché nel pensare ad un progetto istituzionale di governo dei processi economici, sociali e culturali, vedo come questi si sviluppino coinvolgendo entità territoriali sempre più ampie, ma molto articolate nel senso che ci sono processi che si sviluppano a livello regionale ed altri a livello nazionale, a livello europeo e mondiale. È il governo dei processi che motiva l'organizzazione sociale e quindi la strutturazione in comunità e questo governo è efficace se è operativo al livello dove i singoli processi si sviluppano: ecco perché un processo istituzionale, che penso chiaramente federalista, deve prevedere livelli di governo con competenze rapportate ai processi che relative entità territitoriali avvengono. L'azione complessiva di governo non è efficace se i vari livelli di governo operano in maniera antagonista; solo un'azione integrata può rispondere ad un governo efficace, così si salvaguardano sia la ricchezza delle diversità, sia l'esigenza di un'omogeneità di risposta complessiva ai problemi delle persone.

Presidente - La parola alla Consigliera Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - Il mio intervento sarà meno organico di quelli che mi hanno preceduto, più attento ad alcuni aspetti, anche perché tutta la parte politica sull'Europa l'ha fatta il collega Bortot. Vorrei fare una premessa... non me ne voglia il Presidente. Mi sento molto cittadina: valdostana, italiana, europea... e, come cittadina, rivendico i diritti all'informazione, i diritti alla condivisione dei progetti. Allora voglio notare che, in genere, quando si discute una relazione in Consiglio, questa viene distribuita all'atto della convocazione del Consiglio; ricordo le varie relazioni sull'Osservatorio epidemiologico, sono distribuite molto tempo prima, se non altro per rispetto delle persone, perché lei deve tener conto che i suoi colleghi Consiglieri hanno ricevuto questo "malloppo" ieri mattina e non è che tutto il giorno sono stati in vacanza! Questo significa anche non prendere sul serio né il documento prodotto, né le persone a cui lo si fornisce con l'intenzione di avere un minimo di riscontro, di condivisione eventualmente. Purtroppo dobbiamo sottolineare che questo è un atteggiamento che il Presidente ha anche rispetto ad altre tipologie di documenti, che vengono consegnati "brevi manu" e non presentati come dovrebbero essere; cito, ad esempio, la risoluzione sui documenti legali a supporto della risoluzione sul referendum o la bozza disciplinare del casinò, documenti che tutti hanno, eccetto i Consiglieri...

Caveri (UV) - (fuori microfono) ... bozza del disciplinare che lo stiamo ancora discutendo in maggioranza... lo do all'opposizione?

Squarzino (Arc-VA) - Ma lo hanno i giornalisti...

Caveri (UV) - (fuori microfono) ... lo hanno i giornalisti perché qualche "asino" gliel'ha dato!

Squarzino (Arc-VA) - Non voglio entrare nel merito degli epiteti dati ai giornalisti.

Chiusa questa parentesi, una seconda premessa: adesso c'è il collega Fiou alla presidenza, prima c'era il collega Lanièce e più volte ci siamo scambiati degli sguardi di desolazione, perché si diceva che una sessione europea, se deve essere una cosa importante, dovrebbe essere seguita con interesse. Mi spiace vedere come non ci sia la sensibilità su questi temi così importanti! Certo, il Presidente è stato presente, ha ascoltato e ha fatto una relazione per molti aspetti interessante. La relazione del Presidente era organizzata in questo modo: c'era una prima parte sull'Europa, e su questa non entro nel merito, perché ha già parlato il collega Bortot, ma anche altri colleghi; cito, per ultimo, il collega Fiou quando dice che l'Europa è nata da una situazione di guerra per volere la pace, ed è chiaro che nel momento in cui bisogna lavorare per la pace, bisogna lavorare per evitare i motivi di conflitto, questi si evitano con accordi, regole, procedure che sono a volte troppo burocratiche e precise, ma è lo scotto che bisogna pagare per garantire rapporti di pace fra i popoli dell'Europa.

Il Presidente si è soffermato sull'analisi della progettazione dell'Europa e qui farei alcuni accenni ai documenti che sono stati votati, e ieri sera, per rispetto dei tempi che ci eravamo dati, non avevo voluto intervenire rimandando ad oggi alcune osservazioni che sono di fatto complementari le une alle altre. Inizio questa analisi con un'affermazione: a nostro avviso bisognerebbe non tanto chiederci cosa può fare l'Europa per noi, ma cosa possiamo fare noi per l'Europa...

(interruzione di un Consigliere, fuori microfono)

... in questo momento, non è perché ciascuno utilizza delle idee di qualcuno che diventa per forza partigiano solo di quello, altrimenti saremmo tutti monotematici! Perché dico questo? Perché in tutta la programmazione che è stata fatta - e qui vorrei sottolineare come ci sia un grosso lavoro da parte di dirigenti, tecnici, professionisti, che sono cresciuti in Valle d'Aosta, in modo parallelo allo "staff" che è cresciuto a livello europeo, perché per gestire tutte queste regole bisogna conoscerle ed essere preparati a questo tipo di procedure -, c'è una grande professionalità e forse è anche grazie a questa professionalità che per questo settennio abbiamo avuto le risorse pari al periodo precedente...

Caveri (UV) - (fuori microfono) ... so che ti dispiace...

Squarzino (Arc-VA) - ... ho detto che anche questa professionalità ha permesso al Presidente di arrivare con le carte in tavola al tavolo della contrattazione. Se lei non poteva presentare una programmazione seria e secondo i canoni dettati dall'UE, lei avrebbe avuto meno possibilità di incidere politicamente; non voglio togliere nessun merito al nostro Presidente, ma voglio riconoscenza anche agli staff tecnici.

Quello che, a nostro avviso, è uno dei limiti di questa programmazione è il fatto che ogni programma, ogni linea di azione sembra agire indipendentemente dall'altra, come se fossimo davanti più a un insieme di idee che camminano collateralmente, che non a progetti che si integrano. Se analizziamo i progetti che sono stati presentati si ha questa sensazione; tra l'altro, lo stesso Presidente lo ha fatto notare quando dice: "la prossima programmazione bisogna cambiare metodo, bisogna concentrarsi su alcuni grossi progetti". Condivido questa affermazione, ma non sono riuscita a vedere nella programmazione - penso alle deliberazioni n. 518 e n. 519 che ieri il Consiglio ha votato - questa unitarietà di intenti, perché continuano ad esserci progetti separati uno dall'altro. Soprattutto mi sembra che, al di là di questa programmazione ancora settoriale, ci siano degli elementi che sono all'interno del comportamento delle persone, delle istituzioni e della società nostra, che creano difficoltà all'esplicarsi di questi progetti e non sono io a dirlo, ma dai documenti emerge chiaramente! Si dice che il problema non è solo questione di soldi: nel presentare un tipo di progetto si dice: "sì questo va bene, sono 26 i Comuni valdostani coinvolti", ma tale obiettivo è realizzabile solo unendo le forze, "elaborando strategie comuni e complementari, garantendo la partecipazione locale e dando vita a nuove sinergie".

Ci si rende conto che non è sufficiente elencare progetti, ma farli animare, farli accettare e vivere dal basso, e questo è difficile perché si dice nei documenti che la Valle d'Aosta ha un obiettivo ambizioso che è quello di far avanzare questa Valle e si precisa: "la presenza di istituzioni pubbliche fortemente motivate a favorire lo sviluppo di nuove attività di eccellenza costituisce un elemento di vantaggio, anche in ragione delle risorse che si è in grado di mobilitare, pur presentando rischi connessi alla tentazione di un eccessivo dirigismo e alla conseguente deresponsabilizzazione dei principali attori del tessuto socioeconomico". C'è questo elemento di crisi, un elemento comportamentale, culturale e sociale insieme, che rallenta i processi che si intendono portare avanti; d'altra parte ci si mette insieme se si è obbligati a farlo, oppure perché si condivide un motivo di crescita di questa Valle in una certa direzione. A mio avviso, non emerge tanto dalla descrizione delle azioni, ma dalla descrizione dei risultati, che per lo più non vediamo. Questo documento avrebbe dovuto fare una sintesi dei risultati ottenuti nella programmazione precedente. Sì, in alcuni casi ci sono dei dati, ma tutto il problema che riguarda l'occupazione, l'imprenditorialità, se avessimo la pazienza di confrontare il progetto 2001-2006 e 2006-2013, troveremmo le stesse identiche finalità! Possibile che non sia cambiato niente? Possibile che non si sia riusciti ad incidere?

Cosa fa la Valle d'Aosta nell'utilizzare queste risorse, quali sono i passi in avanti che sta facendo? Sull'occupazione è difficile trovarli, la crisi industriale lo sta a dimostrare, eppure sono convinta che l'essere inseriti nell'Europa ci dà dei grandi "atouts". Faccio un esempio in un campo che mi è congeniale: quello dell'istruzione e della formazione. I dati nella relazione che ieri è stata approvata e che fa da sfondo ai programmi, sono preoccupanti. Il tasso di non conseguimento della scuola dell'obbligo e della scuola superiore è elevato, i quindicenni valdostani hanno un tasso di non conseguimento della scuola dell'obbligo del 7,9% contro il 3,8% del Nord-Ovest e il 2,3% dell'Italia, come pure sono molto bassi i tassi di partecipazione alla scuola media superiore, inoltre sebbene si osservi un miglioramento di questi indicatori di circa 5 punti percentuali rispetto all'anno scolastico 2001-2002, i divari sfavorevoli alla nostra Regione si sono mantenuti nel tempo; infine, anche i dati relativi all'abbandono scolastico, pur registrando dei miglioramenti, risultano peggiori di quelli medi italiani. Sì, abbiamo visto mettere delle risorse per quanto riguarda la dispersione scolastica, ma vorrei sollecitare l'Assessore alla pubblica istruzione perché se fare questi progetti ci costringe quasi a descrivere la nostra realtà, poi deve anche aiutarci a far fare un passo in avanti. La dispersione scolastica non la si supera solo facendo dei corsi per chi abbandona la scuola, ma la si supererebbe meglio incidendo direttamente sulle modalità con cui la scuola lavora. Faccio un esempio concreto.

Sempre fra i progetti che sono indicati fra i progetti positivi c'è quello sulla dispersione scolastica, il bullismo..., e se si va a vedere nella banca dati della Regione ci sono una serie di studi sul Gervasone la cui conclusione è nel senso della predisposizione di un progetto educativo rispetto alla situazione attuale. Rispetto a questa problematica cosa facciamo, noi, per dare una risposta a quei problemi e come utilizziamo quelle risorse? Mi sembra che ci sia ancora molta strada da fare, e prendo un altro esempio ancora: nell'Europa delle lingue la Valle d'Aosta credo che abbia un posto molto importante e la stessa apertura all'Europa ci ha aiutati a passare da una situazione di bilinguismo a una situazione di plurilinguismo. Questo è un arricchimento per la Valle d'Aosta, quindi la nostra Regione collocata dentro l'Europa recepisce degli stimoli, che poi l'aiutano ad approfondire le sue specificità e a individuare progetti educativi originali: questa, a mio avviso, dovrebbe essere la linea da seguire in ogni settore.

C'è poi da chiedersi - lo vedremo in un'altra occasione - come questo progetto originale di scuola riesca a servire ai ragazzi, ma per dire come potremo fare molto per l'Europa quando siamo capaci di accettare le sfide europee nei vari settori. Se fossimo capaci di ripensare le nostre specificità alla luce di queste nuove richieste, potremmo esprimere un'identità regionale che diventa molto più ricca, nel senso che è un'identità regionale, italiana ed europea, perché dentro il suo vissuto ha inglobato certi stimoli europei e li ha ripresentati in modo originale, costituendo un grosso modello per l'Europa. Secondo me, questa dovrebbe essere la grossa scommessa che potremmo fare; se non facciamo questo, la partecipazione ai progetti europei si limita semplicemente a utilizzare delle risorse, ma queste prima o poi scompariranno; queste stesse risorse, se non sono accompagnate da una consapevolezza di essere persone che hanno un grosso patrimonio culturale, che non si spaventano nel confrontare il proprio patrimonio con gli altri patrimoni culturali, accettano la sfida, ripensano al proprio patrimonio e lo elaborano con proposte diverse diventano perdenti: questa è la grossa scommessa che viene chiesta alla Valle d'Aosta. Non so se saremo capaci di farlo, ma questo è possibile ed è da fare!

In questa ottica noi diventiamo più attenti alle diversità degli altri, cioè vogliamo giustamente che in Europa siano rispettate le nostre specificità, ma lo stesso atteggiamento l'abbiamo o dovremmo averlo con tutte le altre diversità che ci sono in Europa, dato che anche queste hanno diritto come la nostra di esprimersi. Ecco la nostra scommessa: in questo confronto di identità e specificità tutti possono uscire arricchiti se ci riconosciamo in alcuni valori come cittadini europei. È chiaro che più aumenta la consapevolezza di cittadinanza europea in cui sono presenti le nostre identità personali, meno diventa importante affermare la nostra identità personale. Sarei contenta se la festa dell'autonomia, come tutti i momenti in cui si afferma l'identità valdostana fossero accompagnatati con eventi ed esperienze che fanno vedere come le due identità sono collegate l'una all'altra e come nell'identità europea la stessa autonomia della Valle d'Aosta acquista consapevolezza e valore. In questo senso condivido l'auspicio finale del Presidente Caveri e ho cercato di interpretarlo in questo modo: far sì che l'Europa diventi un elemento del nostro agire e vivere quotidiano, altrimenti questo momento celebrativo che si vuole una volta all'anno correrebbe il rischio di essere solo un momento di gloria per qualcuno..., di dire le proprie idee sull'Europa - che non interessa tanto alla maggior parte della gente -, comunque un momento che non incide nelle scelte politiche e nelle scelte quotidiane.

Si dà atto che, dalle ore 11,42, presiede il Vicepresidente Fiou.

Presidente - La parola al Consigliere Lavoyer.

Lavoyer (FA) - Alcune brevissime considerazioni più di carattere politico. Come è stato detto da tutti coloro che sono intervenuti, l'Europa, pur facendo emergere nuove potenzialità produttive e nuovi mercati, per lo più, invece di eccitare l'intraprendenza imprenditoriale, più volte tende a scompigliare questo fronte inducendo alcuni ad invocare nuovi protezionismi, altri a battere la rotta più rischiosa della visione solo finanziaria di "business" dei problemi, che invece sono anzitutto politici; quindi l'economia rischia di soppiantare la politica e la finanza di soppiantare l'economia stessa.

La velocità del gioco finanziario, soprattutto nel settore della Borsa, ha soppiantato la solidità degli investimenti meditati. Le licitazioni internazionali hanno soppiantato i mercati locali; l'economia intangibile ha soppiantato l'economia tangibile. Le piccole realtà come la nostra in questo contesto rischiano di essere schiacciate dalla globalizzazione. "Nessun vento è favorevole" - dice Seneca - "per il marinaio che non sa dove deve andare".

Ecco, il problema della Valle d'Aosta è dove si vuole andare. Come "Fédération" riteniamo che l'Europa sia una grande opportunità, soprattutto se sapremo trasformare i punti di debolezza della Valle d'Aosta in punti di forza, grazie anche ad una profonda revisione dell'autonomia e dello statuto speciale. La ragione dell'autonomia speciale nel contesto europeo deve avere il coraggio e la forza di essere riconosciuta e legittimata in questo contesto, dove il nostro modello può essere utile a tutto l'arco alpino, può essere utile con un confronto serrato che salvaguardi la fragilità dell'economia di montagna rispetto ad una legislazione europea tendente ad omogeneizzare tutto, rilanciando così la nostra esperienza di Regione autonoma di confine. Può essere utile con una valorizzazione del nostro ruolo propositivo di possibile sperimentazione di modelli da esportare; quindi quelli che all'apparenza potrebbero sembrare punti di debolezza del "sistema Valle d'Aosta", li possiamo trasformare nel contesto europeo in punti di forza in quanto condizioni favorevoli al benessere, come l'ambiente alpino, un'estesa opera di infrastrutturazioni sul territorio, la presenza umana diffusa e capillare.

Sfruttando in modo corretto questo nostro patrimonio ambientale all'apparenza ostile a qualsiasi progetto di sviluppo, possiamo invece puntare su vocazioni forti da sviluppare ed esportare come modello, creando quelle sinergie con Regioni e realtà simili alla nostra. Sono le vocazioni al piccolo e di qualità, le vocazioni al mantenimento di una montagna viva, la vocazione al benessere legato ad un "habitat" naturale. Tutto ciò al fine di fare fronte comune per salvaguardare questa ricchezza utile a tutti con un'azione in particolare che deve mirare al rilancio della montagna, favorendo il radicamento della popolazione con la creazione sul territorio di servizi, strutture, lavoro, distribuiti e diffusi per mezzo anche della valorizzazione di piccoli centri turistici di montagna. Tutto ciò la Valle d'Aosta in questi anni è riuscita a fare grazie alla sua autonomia speciale: ecco il ruolo centrale che questa nostra piccola Regione può giocare nel contesto europeo e recitare in maniera costruttiva e come modello da esportare.

Presidente - La parola al Consigliere Lanièce.

Lanièce (SA) - La "Festa dell'Europa" deve diventare un momento di riflessione e di dibattito sull'importanza dell'UE che, seppure fra alcune difficoltà, ricopre un ruolo di rilievo nella vita politica delle istituzioni nazionali e regionali e anche un momento di approfondimento sul profondo significato di essere cittadini europei. Inoltre questa ricorrenza ci permette di esprimere alcune valutazioni sullo "status" del progetto europeo.

Più volte il nostro Consiglio è stato chiamato a discutere e ad approvare documenti sulle problematiche europee, e credo che sia positivo il fatto che questi documenti hanno contribuito a tenere viva l'attenzione della comunità valdostana sull'Europa. È da questi documenti che sono partite concrete iniziative, ricordo l'esperienza dell'"Europe Direct", finalizzate a fornire alla popolazione valdostana maggiori informazioni sull'Europa. È vero che forse le dinamiche europee possono escludere ed emarginare una piccola comunità come la nostra, oppure esaltarne le potenzialità. Da cosa dipende il realizzarsi di una o dell'altra possibilità? Solo dalla nostra capacità di dare una risposta istituzionale seria e coerente. Dobbiamo pertanto preoccuparci che le iniziative europee non siano frammentarie o propagandistiche, ma proposte e attuate seguendo un preciso progetto. Oggi siamo di fronte a questo importante progetto; infatti, l'approvazione della legge comunitaria è un passo importante nella costruzione di un ruolo diretto e serio della nostra Regione rispetto alle dinamiche europee e internazionali.

La vocazione europea della Valle d'Aosta è innegabile ed è alla dimensione europea che la nostra Regione guarda per non chiudersi in sé stessa, ma per aprirsi ad una circolazione culturale, nella quale la sua storia e la sua dignità culturale e linguistica si sentano finalmente valorizzate. La vocazione europea della Valle d'Aosta è innegabile, non possiamo non dirci "Europei"; quando l'Europa era poco più che un sogno, quando l'Europa era ancora profondamente segnata dalle ferite dell'ultimo conflitto, e prima ancora quando era consumata dal cancro dell'odio nazionalistico, alcune delle voci più autorevoli che si fecero sentire erano le nostre. La speranza di costruire il federalismo e la democrazia coinvolse tutti i popoli dell'arco alpino, attraverso l'impegno di Emile Chanoux e di Federico Chabod e le più belle lezioni universitarie sull'idea di Europa le fece Federico Chabod all'Università della Sorbona di Parigi. Altri personaggi importanti per la costruzione dell'Europa - fra cui il federalista Guy Héraud, il filosofo Alexandre Mare, ma anche Adriano Olivetti - ebbero un ruolo nella nostra piccola Regione. Non intendo spostare artatamente il quadro di riferimento culturale e storico e sostenere una qualche centralità della Valle d'Aosta rispetto all'Europa, ma è chiaro che all'Europa i Valdostani hanno creduto prima di altri, e quando i Valdostani credevano già che il loro futuro sarebbe stato migliore solo in una dimensione europea, altri balbettavano appena le parole europeiste. Per questo non possiamo non dirci "Europei", anche se può sembrare strano che un popolo così piccolo non tema che in una dimensione più ampia gli sia impossibile sopravvivere come popolo.

In realtà nell'Europa alla quale guardano i Valdostani ci sono i popoli di lingua francese che rappresentano una unità culturale importante, presente in alcuni Stati: Francia, Belgio, Andorra, la stessa Italia. Nell'Europa alla quale guardano i Valdostani c'è ancora forte e coerente la storia di quella Savoia divisa solo da 150 anni, ma per 8 secoli unità politica e culturale di grande ruolo. Nell'Europa alla quale guardano i Valdostani c'è quella dimensione geo-linguistica dell'area di diffusione della lingua franco-provenzale che comprendeva ampi territori francesi, italiani e svizzeri. Nell'Europa alla quale guardiamo c'è tutta la dimensione dei popoli alpini, un tempo "cerniera" fra gli Stati, oggi realtà libera nella quale forti restano le connotazioni specifiche identificate come minoranze. In questa Europa c'è anche un'area di ampio riferimento della nostra piccola comunità walser, la cui storia attraversa altri territori di questa Europa. I segni storici che legano la Valle d'Aosta all'Europa sono considerevoli: i ritrovamenti dell'area di Saint-Martin de Corléans testimoniano un grande passato e i reperti romani ci ricordano la grandezza di una Aosta romana, che era la via di transito primario verso le Gallie e quella sorta di unità europea disegnata dalla allora civiltà romana.

Oggi, parlare di Europa, per alcuni è diventato solo un discorso di opportunità economica e politica; se così fosse, noi Valdostani dovremmo essere meno entusiasti dell'Europa, che pone limiti alla nostra autonomia, in particolare ad alcune prerogative che la nostra Regione aveva ottenuto dall'Italia - penso ai famosi "buoni benzina" - e a tutta una serie di dinamiche interne che l'Europa non favorisce. Dobbiamo attivarci perché l'Europa si accorga di non "essere piatta", ma di avere una dimensione alpina alla quale non si possono applicare le stesse regole che valgono per l'agricoltura delle grandi pianure centrali. Dobbiamo batterci affinché le autonomie locali abbiano spazio e dignità, altrimenti l'Europa vivrà insanabili tensioni interne e molti potranno credere che il loro futuro potrebbe essere migliore al di fuori dell'Europa, come hanno creduto che lo potesse essere al di fuori del loro Stato di appartenenza.

È un problema di democrazia: non dobbiamo costruire una Europa dove qualcuno si senta escluso, soprattutto quando è portatore di un'identità storica e culturale peculiare. In quanto cittadini di una comunità con forte senso della propria identità, dobbiamo affermare alcuni principi che consideriamo valori basilari dell'Europa, dobbiamo essere capaci di affermare un principio moderno di identità, specificità, diversità. Siamo portatori di una diversità che ci accomuna a tanti altri popoli europei: la diversità dei popoli alpini. Una politica europea che non sappia valorizzare le Alpi e la vita dell'uomo sulla montagna non contribuisce a creare l'unità europea. Occorre pertanto agire, al fine di dare soluzioni al problema delle zone di montagna, occorre arrivare ad una consacrazione giuridica delle specificità delle zone di montagna per la salvaguardia e la valorizzazione dell'inestimabile patrimonio naturale e culturale, che esse rappresentano, ma per giungere a ciò occorre partire dall'individuazione di una definizione condivisa di territorio di montagna che permetta di riconoscerne le specificità territoriali, culturali, sociali, economiche. Forse noi Valdostani, più di altri, abbiamo la responsabilità di essere portatori di un messaggio di unità nella diversità, perché non abbiamo l'ambizione di imporre una nostra economia o nostri interessi particolari, ma abbiamo solo l'ambizione, la speranza e il diritto di continuare ad essere noi stessi, anche in Europa. Dobbiamo esercitare la nostra responsabilità e la nostra vocazione europea portando avanti un vero progetto di unità nella diversità.

L'obiettivo da perseguire è quindi quello di costruire una Europa che rispetti la libertà e l'identità di ciascuno dei popoli che la compongono, perché solo l'unione dei popoli può garantire all'Europa un futuro certo e importante. Le realtà regionali devono essere prese in considerazione perché con le loro tradizioni e i loro valori rafforzano la coesione. Infatti le Regioni portano un valore aggiunto all'integrazione europea perché contribuiscono a rafforzarne l'unità nella diversità. È essenziale che i Governi europei e le istituzioni europee abbiano un atteggiamento nuovo e più rispettoso dell'autonomia territoriale e l'UE deve rendersi conto che le singole identità non possono essere cancellate, altrimenti rischia di trasformarsi in un albero che si inclina su sé stesso perché privo di linfa. L'Europa è e sarà l'Europa delle diversità, dell'unità nella diversità.

Certo che la nostra Regione dovrà mostrarsi capace, anche nel disegnare il proprio nuovo Statuto di autonomia, di assumere ruolo, specificità e diritti in Europa, altrimenti vedrà diminuire le proprie competenze in Italia, senza assumerne alcuna a livello europeo. Il nostro Statuto dovrà essere scritto come un patto raggiunto, da un lato, con lo Stato e, dall'altro, con l'Europa; questo è il mandato che il popolo valdostano affida a chi sta disegnando la nostra nuova autonomia valdostana: un nuovo Statuto della Valle d'Aosta europea.

Ma l'Europa di cui stiamo celebrando una sorta di compleanno istituzionale è ancora in grado di evocare quel "sogno" di pace e prosperità alla base di uno dei più grandi successi politici e sociali della storia contemporanea? L'Europa è parte integrante della vita dei cittadini europei che hanno scelto di unirsi con un processo pacifico, condiviso e graduale, e non per mezzo di una guerra; critiche e riserve non mancano, ma oggi i cittadini dell'UE godono dei vantaggi di un mercato unico, dove è stata realizzata la libera circolazione delle merci e delle persone, la moneta comune, e dove sono in vigore elevati standard sociali: un esempio per il mondo intero che guarda al nostro sistema di tutele sociali e di libertà come ad un esempio e ad un sogno. A questi traguardi si è arrivati grazie alla creazione della Comunità europea del carbone e dell'acciaio e ai trattati di Roma siglati nel 1957; questi hanno cambiato definitivamente il corso della nostra storia, e di lì è partito il cammino di pace e di democrazia che è dilagato fino a contagiare beneficamente quasi tutto il continente.

La condivisione di parte della sovranità nazionale è stata la vera svolta, frutto di coraggio e lungimiranza nel segno della volontà di pace di Paesi che si erano combattuti in due conflitti devastanti. L'unità europea ha neutralizzato i fantasmi della guerra e permesso all'Europa di diventare parte integrante di un sistema di relazioni internazionali governato dalla legalità. La forza del progetto europeo è stata quella di rafforzare attraverso riforme tra Stati il proprio peso democratico e basare la propria legittimità sulla fiducia accordata dai cittadini. Di fronte però ai dubbi e al rifiuto che questo processo ancora solleva, è fondamentale che le istituzioni rappresentino un progetto di società dinamica inclusiva, capace di crescere con un modello di sviluppo sostenibile in termini energetici e ambientali: in questo senso le recenti prese di posizione in materia di cambiamento climatico e politica dell'energia hanno mostrato che l'UE è oggi all'avanguardia anche su queste tematiche, un punto di riferimento, un traino mondiale. Allo stesso tempo l'UE sta attraversando una fase politicamente delicata, in cui deve affrontare nuove sfide dettate dalla globalizzazione e dalle spinte contrarie al processo di integrazione.

Il contesto internazionale acuisce la necessità di un'unione politica che sia all'altezza di quella economica. Il prezzo dell'inerzia è il declino del progetto di una Unione europea federale, che solo unita e politicamente forte può gestire il proprio futuro e il proprio ruolo sulla scena mondiale; ma una Europa più forte non si potrà costruire solo attraverso i negoziati dei Governi nazionali e le istituzioni di Bruxelles. In una Unione composta da 27 Paesi il metodo comunitario fa fatica a portare avanti i grandi cantieri economici e sociali, di cui abbiamo bisogno. Per questo è fondamentale una nuova ondata di democratizzazione politica dell'UE. L'elezione diretta del Parlamento europeo, il rafforzamento dei suoi poteri hanno accompagnato i processi economici degli anni '90; ora, dopo il "no" francese ed olandese alla Costituzione europea e di fronte all'"impasse" seguito al processo di ratifica, è importante rilanciare l'Europa sul suo versante politico e democratico.

Penso che quello di cui abbiamo bisogno è un'Europa aperta e trasparente, capace di chiedere democraticamente la fiducia dei propri cittadini. Sarebbe opportuno quindi chiedere ai cittadini un'opinione sul futuro dell'Europa e sarebbe auspicabile farlo indicendo un referendum consultivo in contemporanea in tutti i Paesi membri, in occasione delle prossime elezioni del Parlamento europeo, chiedendo a 500 milioni di persone di esprimersi. Non nascondo che si possano correre dei rischi a seguire questo cammino, ma è importante che i cittadini e gli Stati europei sappiano chi vuole un'Europa più efficace e più rappresentativa e chi, invece, preferisce rallentare la macchina dell'integrazione.

Dobbiamo riaccendere le passioni che l'integrazione europea ha saputo suscitare in passato ed essere in grado di parlare alle nuove generazioni, cresciute con la possibilità di viaggiare, studiare, lavorare liberamente in Europa, che forse danno per scontata questa prospettiva, e invece potrebbero partecipare e dare ulteriore spinta al processo di rafforzamento, perché è soprattutto ai giovani cittadini europei, a coloro che fra 50 anni si ritroveranno a celebrare i 100 anni di questo patto stipulato a Roma, che dobbiamo augurare di vedere realizzato "il sogno europeo".

Si dà atto che, dalle ore 12,18, riassume la presidenza il Presidente Perron.

Président - La parole au Conseiller Sandri.

Sandri (GV-DS-PSE) - La giornata del Consiglio regionale dedicata all'Europa è una giornata storica, questa è una seduta storica del nostro Consiglio e penso che tutti siamo impegnati degnamente a celebrarla. Mi vorrei però differenziare dalle parole di tanti colleghi, molto condivisibili per certi aspetti, ma un po' celebrative e ripetitive sui grandi concetti dell'Europa, perché se crediamo all'Europa occorre avere l'onestà intellettuale di vedere luci e ombre di questo processo, ma anche luci e ombre dell'Europa in Valle d'Aosta, di come la utilizziamo.

Per tener conto del significato dell'Europa credo che si debba partire da una revisione di quello che è stato il secolo breve. Il XX secolo è stato un secolo di lutti, di guerre, il secolo della "Shoah", il secolo dei grandi disastri della Jugoslavia e di altri Paesi del "Terzo Mondo". Se c'è stato un significato fondamentale dell'Europa non è stato - come ha detto il Presidente Caveri - che gli universitari vanno in giro per l'Europa o il fatto che "les marchandises peuvent voyager libres dans les différents Etats", non è l'adozione dell'euro, men che meno una valutazione generica dei valori dell'Europa piuttosto che dell'essere a 27. Questi sono i dati fondamentali che il Presidente ci ha detto, ma io credo che ce ne sia uno più importante di tutti: la pace. La pace è in Europa perché da quando c'è l'UE, anzi già prima con la "CECA", l'"EURATOM"..., noi non abbiamo più avuto guerre fra gli Stati che hanno aderito a questo nuovo soggetto istituzionale.

Dobbiamo allora vedere l'Europa come un grande baluardo contro la guerra e per la pace; la festa del 9 maggio è una festa per la pace; grazie alle istituzioni europee pensate in due Nazioni, come la Francia e la Germania che in 2 secoli si erano combattute quasi ogni 20 anni per la gestione dei territori di frontiera, ricchi di carbone e di ferro, non hanno più fatto guerre da 60 anni. Non è un caso che Robert Schuman, Ministro francese, nel momento in cui si insediò al Governo, fece la proposta proprio del carbone e dell'acciaio, perché era lì il contenzioso fra Germania e Francia, ma oltre alla risposta positiva di Adenauer, arrivarono le risposte positive del Lussemburgo, del Belgio, dell'Olanda e dell'Italia, e lì si iniziò. Dobbiamo dire grazie a Schuman, un francese dalle evidenti origini tedesche, se abbiamo potuto avere 60 anni di pace, ma per costruire altri 60 anni di pace dobbiamo avere presente il concetto che prima di tutto l'UE è una unione per la pace. Un grazie a Robert Schuman, un grazie a Paul Henry Spaak, belga, a Konrad Adenaeur tedesco, ad Altiero Spinelli e Alcide de Gasperi, italiani; casualmente tutti rappresentanti di Paesi che avevano pagato, nella II guerra mondiale, uno straordinario prezzo dal punto di vista di guerre civili, di morti e di lutti nei loro stessi Paesi.

Vediamo che il cammino dell'Europa a 27, e speriamo che sia a 28 con la Turchia e quant'altro, è un cammino positivo per la pace: questo è un grande obiettivo che ci dobbiamo porre e non dobbiamo sottoporre l'idea di Europa solo ai programmi economici, allo sviluppo rurale, alla contabilità spicciola. Dobbiamo vedere una Europa che sia sempre più politica negli affari esteri e nelle relazioni internazionali a livello unitario, volta alla costruzione della pace in tutti i continenti. Occorre una Europa che vada avanti nel campo della coesione sociale, perché solo la riduzione delle troppo ampie differenze di benessere, fra i Paesi e nei Paesi, possono ridurre i rischi di conflittualità locali e il disagio delle popolazioni. Un'Europa sociale, e questo sarà ancora più forte e convincente se sapremo allargare l'UE non solo agli altri Paesi dei Balcani o dell'Est europeo, ma anche alla costa sud del Mediterraneo, perché è proprio attraverso l'espansione dell'UE che passa l'allargamento della pace e l'esempio positivo che questo continente porta all'umanità.

Credo che si debba rimarcare il carattere eterogeneo dell'Europa contro le devastazioni dell'utopia dell'omogeneità razziale, dell'omogeneità etnica e politica che aveva distrutto, nel XX secolo, importanti Nazioni come la nostra o la Germania o la Spagna, contro queste utopie dell'omogeneità. Occorre saper vivere in modo eterogeneo fra diversi, superare il concetto del sangue per adottare il concetto del suolo, perché l'Europa sia fatta indipendentemente dal colore della pelle, dalle origini, dal sesso, della lingua, dallo stato sociale e quant'altro possa essere una differenza. Se questo è il nostro obiettivo, dobbiamo prendere atto che il bilancio che ci viene oggi presentato è un bilancio a luci, ma anche a tante ombre.

La prima ombra è quella che in un processo più grande, che è quello dell'Europa, in cui le Regioni devono svolgere un ruolo importante, ma in cui ognuno deve saper svolgere un ruolo di coesione, di collante, interpretando correttamente il proprio ruolo, una certa vena nazionalista dall'attività della Regione Valle d'Aosta si intravede, sempre questo giocare sul fatto che siamo non più solo una Regione autonoma, ma anche un piccolo Paese, un tentativo di portare l'identità valdostana che è una ricchezza, come una divisione.

Partiamo allora proprio dall'analisi del documento. Gli accordi di cooperazione, al posto di identificare un percorso che valorizzi la nostra Regione come capace di collaborare con le Regioni limitrofe, di fare rete rispetto all'ambiente alpino, va a cercare una serie di realtà simili per fare una sorta di sindacato delle piccole patrie, che ancora non sono diventate nazioni, per fare una specie di sindacato delle autonomie speciali, che può essere positivo, se visto all'interno di un'articolazione dell'Europa e degli Stati nazionali che sono stati infinitamente ridimensionati e quindi che non devono fare più paura. Invece c'è questo piccolo sfasamento. Allora apriamo la prima pagina: al posto di vedere delle cose concrete vediamo gli accordi con la Communauté française de Belgique, perché non lo abbiamo fatto con la Flamande, che poteva essere più interessante dal punto di vista economico, visto che sono più forti. Se imparassimo il tedesco, o l'olandese che ne è una variante, magari era più interessante... il voivodato di Warmia e Mazuria, la provincia dello Zen Yang, il Canton del Jura...

(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

... Presidente, se vuole richiamare il Presidente a mantenere la calma... sarebbe bene! Non sto dicendo che è colpa del Presidente Caveri o del Consigliere Sandri, prendo atto che è così.

È interessante come questi passaggi non siano passaggi casuali, perché si arriva, non dico al ridicolo, ma non tanto distante, quando si parla delle isole Äland in Finlandia, cito dalla relazione: "sono emerse numerose affinità fra il nostro territorio e quello delle isole finlandesi". Capisco che ci possa essere un'affinità dal punto di vista politico fra la Regione e le isole Äland, ma che ci siano delle affinità fra il nostro territorio e quello delle isole Äland... è chiaro che qua emerge, quasi psicologicamente, il concetto dell'isola della Valle d'Aosta, una Regione che parte dal "puzzle dell'Europa" e viaggi non si sa bene né dove né come! Questa è una cosa grave, non tanto perché c'è questo nazionalismo, ma quanto perché rischia di danneggiare la capacità della Valle d'Aosta di essere in relazione con gli altri, perché gli altri non sono mica lì a stare a guardare noi, come ci comportiamo e a tenerne conto comunque! Loro sono disponibili a collaborare con delle istituzioni che sono capaci di essere in relazione, sapendo il ruolo che possono svolgere. Questo è un breve "excursus" di cui faremo ulteriori approfondimenti nei prossimi mesi; saranno poi gli elettori a dare il loro giudizio.

Qualche luce merita di essere riconosciuta, in particolare ne trovo una che credo vada a merito della collega Viérin, che se n'è assunta la maternità e che la sfoggia con grande credibilità: sono le attività fatte dalla cooperazione allo sviluppo, la solidarietà internazionale e l'aiuto umanitario. La prima di queste attività, pagina 64 lett. a), è il Centro polifunzionale Oujda, in Marocco, e credo che questo sia un bellissimo segnale verso una terra che sta dando un grande contributo in termini di lavoro e di presenza alla nostra Regione, ma anche a livello di intelligenza. Credo che ci sia una grande componente di creatività che viene portata da questa gente e credo che questo intervento sia positivo, così come non si possono non dire positivi tutti gli altri interventi in Congo o in Senegal o in Madagascar o in Bielorussia e da altre parti. Questo è un fatto positivo, mentre meno positivo è il bilancio per quanto riguarda la francofonia. Non voglio tornarci in questa sede, ne abbiamo già parlato altre volte, è una roba talmente stereotipata e talmente ripetitiva e senza più alcun significato, perché la francofonia in Valle d'Aosta non è difesa dal Governo, e lo abbiamo dimostrato con la questione della televisione digitale; credo che queste attività siano attività di tipo turistico, che consentano non solo a qualcuno di noi di andare a fare un po' di turismo politico-internazionale, ma anche a tutta una serie di corrispondenti di altre Assemblee della francofonia di venire a fare un po' di turismo in Valle d'Aosta. È certo che lo sviluppo del turismo in Valle d'Aosta meriti un impegno, ma non utilizzando tale tipo di strumenti!

L'ultima riflessione che vorrei fare è sulla Valle d'Aosta e l'Europa per quanto riguarda le strutture dell'Amministrazione regionale, che sono asservite a tenere in piedi i rapporti con l'Europa. Devo dire che una grossa limitazione nella nostra attività è il problema di una struttura che ci consenta di poter vedere le bozze di direttive quando ci vengono mandate. C'è un'ossessione che colpisce tutti i Consiglieri, soprattutto quelli della I Commissione... che si chiama Pollano, è un efficientissimo funzionario della Presidenza del Consiglio, che ogni settimana ci manda dei "file" mostruosi con dentro di tutto e di più, in tutte le lingue... ma non c'è nessuno in Italia, lo dico ai nostri Parlamentari e al nostro Presidente della Regione, che preveda un'istruttoria, che dia una sistemazione a questi prodotti, in modo che possano essere valutabili da dei "poveri Consiglieri" come siamo noi? Non credo che il Consiglio regionale della Valle d'Aosta debba assumersi l'onere di mettere in piedi una struttura che faccia questo lavoro. Invece sarebbe opportuno che a livello centrale lo Stato mettesse a disposizione dei Consiglieri regionali un materiale più ordinato. Di fatto questo rende il processo ascendente assolutamente inattuato e inattuabile! Uno sforzo collettivo per far presente questa situazione credo che si possa fare.

C'è poi una questione molto grave rispetto al fatto che l'Europa e tutto quello che è legato alla direzione e alle unità operative, non sono neanche riuscito a capire bene quante e quali siano: c'è la Direzione delle politiche e programmi comunitari e statali, ci sono vari passaggi, di cui fra l'altro è interessante citare in questo momento l'incaricato di Direttore delle Direzioni politiche e programmi statali e comunitari che è in aspettativa sindacale. Ci sono tutta una serie di uffici, quello di Bruxelles, le varie direzioni...

(nuova interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

... vedo qui: revoca dell'incarico di Direttore della Direzione cultura conferita al sig. Guido Corniolo..., e poi conferimento allo stesso dell'incarico di Direzione delle elezioni politiche e programmi statali e comunitari, non so se c'è una deliberazione successiva con cui è stato revocato... è stato revocato? Riserva allo stesso di un posto vacante di qualifica... ecco, è stato usato in qualche modo, il passaggio è avvenuto nel giro di poco tempo, perché siamo fra il 6 agosto 2001 e il 23 settembre 2002... quindi l'Europa spesso viene utilizzata per fare tutta una serie di manovre dal punto di vista delle assunzioni o degli incarichi... c'è un turbinio di incarichi, di gestione sulla gestione dell'Europa che è fantasmagorico! Vi faccio un piccolo esempio: non sono riuscito a tenere bene il conto, ma credo che all'Ufficio di Bruxelles si siano succeduti almeno 5 o 6 dirigenti di tipo diverso, nel senso fisico; è chiaro che diventa difficile per quanto riguarda le istituzioni europee, quando si parla di Valle d'Aosta, ma chi c'è oggi, ma c'è questo... poi cambia il Presidente della Giunta, cambia di nuovo... c'è un'evoluzione molto complicata!

Teniamo conto che nel coordinamento delle Regioni del Centro-Italia, Toscana, Marche, Umbria e Lazio, c'è uno stesso dirigente da 11 anni che fa punto di riferimento, ovviamente assunto a tempo indeterminato... qui, invece, ci troviamo di fronte a passaggi vari, chi arriva lì e poi viene portato ad Aosta, poi si fa un concorso, poi va alla Presidenza della Giunta, poi è spostato... Se andate a quel piccolo ufficio che è l'antenna dell'Europa, vedete persone diverse da un anno fa; abbiamo un numero di deliberazioni - le ho tutte qua - di incarico, revoca, convenzione, consulenze, di tutto e di più... dopo 6 mesi ce n'è un altro... Allora credo che questo sia un uso veramente spregiudicato dell'Europa, cioè le divisioni europee sono diventate il posto dove si può fare di tutto di più, ci si può muovere senza guardare ad una strutturazione. Dovremmo, invece, avere degli uffici dell'Europa con del personale strutturato, assunto per concorso, che si vada a vedere chi ha le qualità e non che le qualità le decida il Presidente della Regione e che si dia una stabilità alla progettazione! Tanti di questi progetti sono stati fatti da persone completamente diverse, abbiamo insegnanti di Torino, dell'Università della Valle d'Aosta, società e cooperative che hanno portato alla realizzazione dei documenti che abbiamo approvato ieri sera e che stiamo ora commentando. Vi sono spostamenti da Comunità montane, dal Comune di Aosta, da altri incarichi... un turbinio di incarichi fantasmagorico!

Se crediamo allora all'Europa, e se crediamo alla credibilità nel nostro impegno di Europa, lì bisogna mettere mano e bisogna mettere la parola "fine" a un certo modo di comportarsi. Bisogna essere trasparenti e prevedere una struttura, chiarirla in Consiglio, prevedere un'articolazione, prevedere quali sono i compiti che devono essere fatti dalla struttura, quali possono essere dati all'esterno e bisogna che tutto questo sia fatto nella totale correttezza. Quando si parla di "correttezza" bisogna essere precisi. Ieri il collega Ferraris diceva una cosa giusta: bisogna riconoscere le persone dalla storia personale, ma credo che la storia personale sia un "pedigree" che deve essere messo in piedi. Allora diventa difficile capire là dove ci sono quelle aree di difficoltà per cui gli incarichi vengono dati un anno, 6 mesi, poi queste persone ricompaiono negli organici con incarichi fiduciari a più lungo tempo... non sono più consulenze, ma sono assunzioni surrettizie e noi abbiamo, al 2° piano, in Via Festaz, tutta una serie di posizioni che sono poco chiare quanto all'iter dell'assunzione.

Già annuncio qui che nei prossimi giorni presenterò un progetto di legge per ridurre la possibilità, a livello di Amministrazione regionale, di assunzioni per chiamata dall'esterno o per trasferimento da altre amministrazioni, se non all'interno di posizioni di tipo apicale, perché l'aleatorietà di questi incarichi porta a due cose gravi: ad un abuso di potere da parte del potere che tiene sotto scacco i propri dirigenti e, fra l'altro, si fa anche un autogoal, perché questi dirigenti gli diranno sempre quello che lui si vuole sentire dire (errore clamoroso!); l'altra è il discorso caro al collega Bortot, questo è un modo per fare del precariato, di alto livello, ma sempre precariato. Questo modo di fare non è un modo europeo, è un modo vecchio come il "cucco", è un modo da XX secolo, per fortuna un secolo ormai passato, e se vogliamo festeggiare oggi l'Europa dobbiamo cambiare quei metodi ed essere efficienti ed efficaci, non solo nel rispetto delle regole, ma nel rispetto della trasparenza delle procedure e dell'organizzazione dell'Amministrazione regionale. Questa è una sfida non facile, di cui capisco le difficoltà, perché non sempre si ha la garanzia che con certe procedure rigide si ottengano risultati di livello, ma è una sfida che tutti dobbiamo combattere insieme, in quanto solo se si passa attraverso quel tipo di assunzione, potremo avere dei quadri qualificati che ci possono ogni tanto di dire di "no", ma è proprio quello che fa in modo che io posso sbagliare, ma il Consiglio però non deve sbagliare e questo lo può fare se i dirigenti non sono aiutati ad essere degli "yes men", ma sono aiutati ad essere professionali al cento per cento. La scommessa vale per tutti, non solo per la maggioranza attuale, ma anche per quella che verrà, soprattutto se fosse di tipo diverso.

Presidente - La parola al Consigliere Vicquéry.

Vicquéry (UV) - Il mio sarà un intervento breve, perché mi ritrovo in pieno nella relazione del Presidente e del collega Ottoz, così come in tanti interventi di buon livello che sono stati pronunciati, stamani, sul tema dell'Europa.

Vorrei però esprimere un rammarico: da un lato, il fatto che questa sessione europea sia un po' compressa all'interno dell'attività ordinaria del Consiglio regionale e non ci permetta di affrontare tanti temi che sono stati toccati dai colleghi oggi, e nel contempo avanzo una proposta che faccio a me stesso come Capogruppo, ma che estendo al Presidente del Consiglio e ai colleghi Capigruppo, perché questa sessione europea nel prossimo anno sia calendarizzata in 2 giornate lavorative, dove si possa discutere non solo dell'attività svolta nell'anno precedente dal Governo regionale e dal Consiglio regionale, perché rischieremmo di fare una seduta ripetitiva. È infatti evidente che i programmi iniziati hanno una valenza pluriannuale ed è difficile, di anno in anno, iniziare e portare a termine programmi nuovi, ma che al contrario la sessione europea serva perché il Consiglio esprima delle proposte per gli anni futuri. Vorrei limitarmi a dire che la migliore sintesi del concetto di Europa l'ha espressa una canonista tedesca naturalizzata italiana che, intervenendo sul caso della nuotatrice Laura Manaudou, che vuole trasferirsi in Italia per tanti motivi, ieri, durante un'intervista radiofonica, ha espresso il concetto che lei si sente europea, le sue radici sono tedesche, il suo cuore l'ha portata in Italia ma lei si sente cittadina europea. Io mi sento cittadino europeo e mi pare che tutti noi dobbiamo sentirci cittadini europei, questa dovrebbe essere nel futuro la "mission" che ci diamo come politici per far sì che i cittadini ci seguano.

Riprendo anch'io chi ha salutato l'elezione del Presidente della Repubblica francese, Sarkozy, come un momento molto positivo per il rilancio dell'Europa. Sarkozy ha detto che tematiche di questa importanza come l'adesione o meno all'Europa, la votazione della Costituzione europea sono tematiche che spettano ai Parlamenti e non al popolo, perché i sistemi referendari hanno una logica se vengono inquadrati in contesti ben definiti. Condivido in pieno e potrei traslare questo argomento anche in ambito regionale, ma non voglio farlo. Ci sono argomenti sui quali i Parlamenti hanno l'obbligo di intervenire. Saluto l'elezione del Presidente Sarkozy come un rilancio dell'Europa che, se affiancata al pensionamento di Blair, può rilevarsi importantissimo nella logica mondiale e della globalizzazione dei mercati, perché rischieremmo di essere schiacciati.

Il ruolo dell'Europa è quello di entità economica e culturale molto importante e in questo contesto la nostra Regione che ruolo può giocare? Nel documento che il Presidente ha presentato si affrontano alcuni punti forti, riteniamo che il punto in assoluto più importante sia il decollo dell'euroregione. Da anni parliamo di euroregione, ma non ne parliamo solo in termini ideologici, ne parliamo perché crediamo che si debba uscire dall'isolamento. Bene il Consigliere Frassy, ieri, ha sottolineato questi aspetti equivocando brillantemente sul termine "isola" e sul termine "isolamento": rischieremmo di rimanere isolati, non solo in un contesto italiano, ma in un contesto europeo se non avessimo la capacità di uscire dai nostri confini.

Oggi mi pare che il momento sia importante per ringraziare i padri fondatori della Valle d'Aosta, perché se oggi siamo qui, a discutere di sessione europea, è perché abbiamo ottenuto l'autonomia e ci confrontiamo in tutti i contesti come se fossimo dei Parlamentari nazionali. Siamo solo dei Consiglieri eletti in una piccola Regione, ma possiamo confrontarci in ambito APF, in tanti altri contesti alla pari di Parlamentari di nazioni. Ringraziamo i nostri padri fondatori, guardiamo all'avvenire in senso positivo. Non voglio entrare nel merito del lavoro svolto, che è ottimo, brillante, efficientissimo, per una volta siamo fieri di quello che abbiamo fatto, perché in questo sessennio i fondi sono stati tutti utilizzati, sicuramente abbiamo dovuto improvvisare come è naturale quando si aderisce ad alcuni programmi europei innovativi... sicuramente gli anni scorsi serviranno per migliorare dal punto di vista organizzativo, Consigliere Sandri, gli aspetti puramente gestionali del sistema, ma teniamo conto che possiamo andare con la testa alta in tutti i contesti e soprattutto a livello di Conferenza Stato-Regioni, dove la nostra Regione risulta essere fra le migliori rispetto all'utilizzo dei fondi, sia in termini quantitativi, sia in termini di qualità dei programmi attuati.

Mi limito a dire che il prossimo anno vorrei utilizzare questa sessione per discutere politicamente del ruolo della Valle d'Aosta nell'ambito dell'UE.

Presidente - Se non ho altri interventi, il Consiglio prende atto della relazione.

Il Consiglio

Premesso che:

"L'articolo 4, comma 4, della legge regionale n. 16 marzo 2006, n. 8, concernente "Disposizioni in materia di attività e relazioni europee ed internazionali della Regione autonoma Valle d'Aosta" dispone che il Presidente della Regione presenti al Consiglio regionale, nell'ambito di un'apposita sessione europea ed internazionale, una relazione sulle attività svolte in attuazione della citata legge regionale.

Si tratta di una relazione annuale che sintetizza le principali attività in ambito europeo ed internazionale poste in essere dall'Amministrazione regionale durante l'anno 2006.

Il Presidente della Regione ha presentato pertanto al Consiglio regionale, riunito in sessione europea ed internazionale, la relazione, ai sensi dell'articolo 4, comma 4 della legge regionale n. 8 del 2006";

Prende atto

della relazione stessa.

Con questo sospendiamo i nostri lavori; il Consiglio è riconvocato per le ore 15,30.

La seduta è tolta.

---

La seduta termina alle ore 12,57.