Oggetto del Consiglio n. 2579 del 21 marzo 2007 - Resoconto
OGGETTO N. 2579/XII - Situazione della società funivie di Champorcher. (Interpellanza)
Interpellanza
Vista la deliberazione n. 199 del 3 febbraio 2007 "Valutazione positiva sulla compatibilità ambientale del progetto di sostituzione di sciovia esistente denominata "Madeleine" con seggiovia biposto fissa nel comune di Champorcher, proposto dalla società funivie di Champorcher S.p.A....";
Constatato che oramai da anni la Società chiude i bilanci annui con notevoli deficit;
Constatato che i cambiamenti climatici portano a precipitazioni nevose e piovose sempre più scarse, che nel caso di Champorcher hanno impedito, quest'anno, l'apertura di una delle piste più importanti, la: "Grand Coumba";
il sottoscritto Consigliere regionale sottopone la seguente:
Interpellanza
all'Assessore al Turismo, Sport, Commercio e Trasporti per sapere:
1) quante persone hanno utilizzato gli impianti della Champorcher S.p.A. nelle ultime cinque stagioni invernali;
2) i bilanci e le perdite degli ultimi cinque anni e da chi sono state ripianate;
3) quanto costa la nuova seggiovia e chi effettuerà l'investimento;
4) se non intende pensare e promuovere una società unica di gestione degli impianti a fune a livello regionale al fine di razionalizzarne le aperture e indirizzare gli utenti nelle stazioni maggiormente innevate, studiando nel contempo per quelle meno innevate e non solo per gli sciatori, proposte, progetti, iniziative, diverse dallo sciare.
F.to: Bortot
Presidente - La parola al Consigliere Bortot.
Bortot (Arc-VA) - Ero distratto e ripensavo a quello che l'Assessore ha risposto al collega Venturella; non riprendo quanto ha detto il mio collega perché lo condivido. C'è un intervento dell'uomo sulla natura che accelera questi processi di cambiamento climatico: è il minimo che possiamo dire. Allora, o ne prendiamo atto, oppure questa cosa in termini psicanalitici si chiama rimozione o in termini normali si chiama "fare lo struzzo", mettere la testa sotto la sabbia, nel senso che non c'è niente di peggio di chi non vuole prendere atto di una situazione in trasformazione. Faccio un altro esempio: l'altra settimana è uscito un articolo su "La Repubblica" di Curzio Maltese. Si può discutere finché si vuole, una serie di affermazioni erano condivisibili altre no, ma facendo una battuta sui problemi sollevati da quell'articolo, l'Assessore mi risponde: ma tanto quello è un articolo a pagamento!
Al di là che sia a pagamento o meno, l'articolo è stato scritto, delle affermazioni sono state fatte e parte di quelle affermazioni sono condivisibili, non perché parteggio per una parte o dell'altra, ma perché è un dato di fatto oggettivo.
Venendo alla interrogazione, nessuno di noi vuole chiudere gli impianti a fune, nessuno di noi si sogna che non si possa fare un po' di neve artificiale con le acque della Valle d'Aosta. Diciamo solo che è necessaria una inversione di tendenza, e mi rifaccio al suo contributo scritto che ha mandato quindici giorni fa a quel convegno presso la Biblioteca regionale sul turismo. Lì c'erano delle prospettive e delle possibilità, si intravedeva lo spiraglio di un cambiamento di strada, mentre con gli atteggiamenti, le decisioni, i provvedimenti presi dal governo regionale si continua a perseverare sugli sbagli. Stiamo investendo soldi per una funivia a Palasinaz di Brusson, che non servirà se non a chi la costruisce; abbiamo fatto impianti di funivie a Cime Bianche, a Valtournenche e anche lì andremo a discutere a cosa serve, quando c'è un comprensorio a mille metri di altezza al Breuil; siamo intervenuti con impianti al Breuil e adesso interveniamo a Champorcher a togliere uno skilift che può essere installato ancora per dieci anni, per sostituirlo con una seggiovia. In sostanza, si fa la politica dello struzzo o della rimozione. Bisogna smetterla di investire soldi su questi impianti, perché saranno impianti sui quali ci passerà poco o nulla per via del cambiamento climatico, ma soprattutto per il cambiamento dei costumi! Mentre trent'anni fa per i giovani lo sci rappresentava una opportunità, uno "status symbol", oggi la maggioranza dei giovani di andare a sciare gliene frega sempre meno. Dobbiamo capire questi "trend" per investire nella montagna durante tutto l'anno in un modo diverso.
Questo è quanto continuiamo a chiedere al governo, cioè fare una riflessione e una moratoria su questo tipo di investimenti, perché di impianti ne abbiamo a sufficienza per far sciare il triplo di persone che vengono e potrebbero venire in Valle d'Aosta senza nuovi investimenti. Non corriamo dietro alle chimere o agli affari di qualcuno, facendoli passare per gli interessi della Valle d'Aosta.
Presidente - La parola all'Assessore al turismo, sport, commercio e trasporti, Pastoret.
Pastoret (UV) - Le collègue Bortot a dit qu'il avait bien écouté son collègue Venturella, je le vois bien! En effet vous avez écouté lui et vous n'avez pas écouté ce que moi j'ai dit. Je me suis mal expliqué auparavant - et je m'en excuse - et vous avez très bien compris ce que j'ai dit, mais vous avez mal interprété le sens de mes mots, parce que moi je ne veux pas nier qu'il y a des transformations climatiques. Je n'ai jamais dit que des accélérations sont possibles oui ou non par l'effet des activités humaines, on a parlé ce matin de la clôture des transports sur les villes et à cet égard quelque chose je l'ai déjà dit.
J'ai dit et je vais le redire de façon plus claire, qu'à des effets doivent correspondre des initiatives: changements climatiques, possibles changements d'une série d'activités humaines qui au fil du temps se rendent toujours plus affaiblies pour des raisons que nous connaissons. Mais des initiatives se situant dans un secteur qui n'est pas celui de ma maison ou de la votre, étant celui d'un domaine économique et du tissu social d'une région. Ça représente un problème complexe.
Une chose c'est de dénoncer des faits pouvant se produire, un autre aspect est celui de modifier le développement et le déroulement d'une économie qui au fil des temps s'est orientée dans une certaine direction. Si on veut faire cela, on doit le faire en s'adaptant aux règles du marché, mais aussi aux règles du travail, de la production économique et de l'occupation.
Je ne veux pas faire effet face à l'opinion publique le fait qu'aujourd'hui il y a mille personnes qui travaillent dans le secteur des remontées mécaniques. Dans le futur, peut-être, il y en aura de moins pour toute une série de raisons. Les petites stations sont destinées à subir les premières contrecoups certains, d'autres concernant une amélioration des structures existantes pourront avoir moins de personnels à leur disponibilité, peut-être les clients s'adresseront d'une autre façon. Cela nous devons non pas le sanctionner, nous devons aussi l'étudier pour donner des perspectives, autrement nous ne faisons pas notre travail. Je vous remercie pour m'avoir permis d'éclaircir cette question.
Les perspectives que j'ai présentées par mon rapport et que j'ai envoyé à la fondation Courmayeur ce sont des perspectives que nous avons faites à l'intérieur de l'Assessorat, qui sont partagés par toutes les structures et qui ont un caractère de déclaration politique et non pas de caractère philosophique. Cela dit, je viens aux points de votre interpellation.
Sur le premier point, les personnes qui ont utilisé les installations de Champorcher au cours des cinq dernières années ont été les suivantes: 2001-2002, 39.352; 2002-2003, 60.000; 2003-2004, 68.816; 2004-2005, 53.927; 2005-2006, 46.712. La progression de ces données nous dit que le bilan de 2001-2002 a été catastrophique (moins 338.000 euro face au nombre réduit des personnes); meilleure situation en 2002-2003, avec un déficit de 28.751 euro; déficit plus prononcé en 2003-2004, 138.000 euro; plus haut en 2004-2005, 215.000 euro; bilan très grave en ce qui est du déficit en 2005-2006, 410.000 euro.
Le déficit a été comblé grâce à l'utilisation des réserves des patrimoines nettes et conformément à l'article 2.446 du Code civil. Je sais que sur ces données on pourrait parler des changements climatiques; je vous invite aussi à réfléchir au fait de la santé de certaines sociétés de notre région, qui est une autre partie du problème.
Pour ce qui est du point 3, en 2006 la société "Funivie de Champorcher" a présenté au bureau de la direction des grandes infrastructures des transports, par câble, une demande de subvention, aux termes de la loi n° 8/2004, au titre de remplacement du téléski "Madeleine" par un télésiège biplace, pour un montant estimé de 2 millions d'euro. Etant donné que l'échéance fixée pour la révision générale dudit téléski est encore lointaine, la commission consultative visée à l'article 8 de ladite loi, n'a pas estimé cette initiative appropriée et le financement demandé n'a pas été accordé. Au cours de l'approbation du budget de la Région pour 2007, le montant des sommes disponibles pour le financement des remontées mécaniques a été réduit par rapport à l'année précédente d'un tiers. Voilà au point de vue politique une adresse.
Pour ce qui est du point 4, les sociétés de remontée mécanique valdôtaines ont des caractéristiques et des dimensions différentes. Les grandes sociétés sont en concurrence avec les grands domaines skiables européens et cela veut dire que l'on se réfère non pas seulement au ski mais aux hôtels, aux commerces et cetera, tandis que les petites sociétés locales sont plutôt les garantes de la vitalité économique du territoire et en sus d'assurer le maintien des activités économiques y afférentes, telles qu'hôtels, restaurants, écoles de ski et cetera, qui s'adressent à une clientèle différente, composée de familles et de skieurs moins exigeants. Voilà la difficulté de faire en sorte que les clients d'une localité puissent aller dans l'autre et vice versa.
La fermeture des remontées mécaniques à cause des problèmes de gestion pourrait entraîner tôt ou tard l'abandon des localités où ces équipements sont situés. Compte tenu de la phase difficile que traverse actuellement les ski, il serait mieux d'étudier des initiatives destinées à compléter l'offre existante, sans aller jusqu'à la fermeture des installations sans produire des alternatives cohérentes. Il est donc plus approprié de diversifier autant que possible l'offre touristique, y compris pendant la saison hivernale, mais en évitant d'éliminer certains de ces éléments essentiels, sans lesquels tous les efforts seraient vains.
La création de "snow parc" dans quelques localités a représenté un bon exemple d'activité complémentaire de la pratique du ski. Ces structures ont répondu aux exigences des personnes qui viennent en Vallée d'Aoste en compagnie de skieurs, mais qui ne souhaitent pas skier. Mais ces structures-là ne sont qu'une partie d'une possible réponse et non pas la réponse. Ces activités complémentaires peuvent être d'autres et être expérimentées sans qu'il faille renoncer à ce qui a été construit jusqu'à aujourd'hui. Il suffit de penser à l'exemple de Champorcher qui, étant une localité que par rapport au passé a perdu un peu d'appeal, mais compte encore 4 hôtels, soit 217 lits, trois maisons de vacances avec 145 lits, 6 bars restaurants, 3 bars, 3 magazines de produits alimentaires, une boucherie, un bureau de tabacs et un magazine de sport qui loue du matériel de ski. Ces structures ne vivent pas seulement par rapport aux autres, mais aussi par rapport à la présence des remontées mécaniques. Notre problème est celui de trouver un équilibre entre les unes et les autres, afin que les dettes ne gaspillent pas le patrimoine des unes en faisant manquer les possibles des revenus des autres.
Qu'est-ce que nous allons faire? Prévoir la fermeture des petits domaines? Non. J'ai déjà dit sur le fait que vous présentez dans l'interpellation, d'adresser les gens dans des stations plutôt que dans d'autres, que c'est difficile, parce que ce sont des types de clients différents. Il faut dire surtout que cela peut le faire n'importe qui, mais non pas la Région, qui - elle oui - doit assurer la promotion de son image et soutenir le développement ou le maintien des stations et des domaines; mais nous parlons ici d'activités libérales et privées. Les gens peuvent et doivent choisir l'hôtel, le résidence, les chambres d'hôte par rapport à la qualité de l'offre que elles estiment plus intéressante pour leur organisation du temps libre. C'est le libre marché qui détermine le tout. Les petites stations et les domaines plus faibles seront mis en état de fermer, si par contre ils n'arriveront pas à modifier leur structure et leur stratégie. Celui-ci est cependant un débat que nous pouvons favoriser, mais qui appartient surtout aux communautés dans leur ensemble.
Quant à la proposition d'une société unique, il faudra arriver à la création d'une holding, cependant les temps sont prématurés et on pourra y arriver de par des regroupements homogènes. Nous avons deux problèmes: les petites et moyennes stations. Nous ne pouvons pas à l'heure actuelle prévoir de les insérer avec les grandes stations. Nous avons les grandes stations qui ont d'autres problèmes, mais dans les unes et dans les autres nous avons encore un problème ultérieur: que quelques-unes sont à écrasante majorité publique et d'autres sont privées en large partie; donc mettre ensemble ces éléments c'est un problème auquel on doit mettre main, mais qu'on ne peut pas résoudre en formulant une loi en disant qu'on va faire ça.
Presidente - La parola al Consigliere Bortot.
Bortot (Arc-VA) - Forse cominciamo ad intenderci. È vero che ci sono società di gestione diverse da altre, ad altitudine, siti e comparti diversi, e la strada non è quella immediatamente di una società unica, però possiamo andare a fare degli accorpamenti.
Gli accorpamenti dovrebbero permettere di creare sinergie con le strutture su quel territorio per stare sul mercato, perché da sola una piccola stazione non ce la fa.
Abbiamo il problema non di lasciare a casa dei lavoratori, ma di fare della formazione; abbiamo il problema di fare delle proiezioni ed individuare degli scenari e questo dobbiamo cominciare a farlo nelle piccole stazioni. Faccio un esempio, ripetendo sempre che nessuno di noi vuole lasciare a casa nessuno e nessuno vuole chiudere: il mercato lo si indirizza sulla base delle proposte, sì perché il libero mercato non esiste...
(interruzione dell'Assessore Pastoret, fuori microfono)
...perché le lobby... vedo che il collega Lattanzi ride. Sa quali sono gli uffici maggiormente rappresentati a Bruxelles? Sono uffici di lobby, uffici di quelli che teorizzano il libero mercato che però si aggregano e vanno nella "UE" per farsi fare delle direttive sul cosiddetto libero mercato, che permetta loro di costringere i comuni a privatizzare, quando i comuni non avevano bisogno di privatizzare i servizi, e altro ancora. Quindi noi abbiamo la capacità con il nostro territorio di orientare anche il mercato, di fare delle proiezioni e di intravedere degli scenari, per non essere presi in contropiede. Non sono di quelli che vengono qua e dicono: l'impianto o la società è in crisi, quindi dobbiamo chiudere!
Non apro bocca su questo tipo di argomento, ma dobbiamo capire quando dobbiamo intervenire fra i ripianamenti dei bilanci delle società, gli investimenti che si fanno in quel settore, il ritorno che ne abbiamo e quando bisogna cominciare ad invertire la tendenza.
Faccio l'esempio che dicevo prima: le organizzazioni sindacali mettono assieme qualcosa come quasi 10 milioni di pensionati. Se pensiamo a una offerta turistica della Valle d'Aosta per tutto l'anno utilizzando anche altre stagioni, oltre a quella della neve, e facciamo delle convenzioni, si riuscirebbe a far rimanere degli alberghi aperti, si otterrebbero dei prezzi per queste pensioni e si rivaluterebbe la montagna anche in periodi diversi dal mese di agosto, dal periodo di Natale, Capodanno e Pasqua. Non è una scommessa...
(interruzione del Consigliere Lattanzi, fuori microfono)
...non è vero, ma non voglio fare un dibattito con Lattanzi, voglio farlo con l'Assessore.
Queste convenzioni ci permettono di fare degli scenari, di individuare se in un percorso del genere potrebbero funzionare. Io non parlo di Cervinia o Courmayeur che hanno un loro mercato e una loro utenza, ma parlo delle stazioni intermedie con le quali è difficile non ripianare ogni anno il deficit o non intervenire con neve artificiale e costi energetici enormi, perché il modello è questo, ma non lo ha ordinato nessuno!
Questo modello di usufruire della montagna è vecchio e questo modello lo si è creato, non è nato da solo, per cui ci si può innestare con altri modelli, però occorre coraggio e occorre andare a parlare con gli operatori. Bisogna avere il coraggio di dire che un periodo è finito, non per nostra volontà ma per il clima o per la concorrenza di altre stazioni, quindi occorre trovare altri scenari e chiedere se sono disponibili. In quel caso una parte dei soldi di questa amministrazione potrebbero andare nella direzione di promuovere altri modelli e altri mercati, che poi scopriamo che la gente apprezza e sono molto meno impattanti. Certo, da una parte bisogna essere convinti e, dall'altra, avere il coraggio di affrontare con un dibattito serrato le popolazioni, i lavoratori, gli imprenditori di quella comunità.
Stasera c'è un'assemblea aperta a Saint-Vincent per le terme: quando Saint-Vincent si tirerà su i pantaloni indipendentemente dal casinò? Qualcuno deve cominciare a dirglielo, perché se la crisi del casinò è irreversibile (non lo credo) cosa succede? Chiude Saint-Vincent o si reagisce e si comincia a discutere, a cercare quote di mercato, studenti, cittadini, lavoratori, pensionati, turisti per offrire Saint-Vincent in un modo diverso? Oppure si vuole solo vivacchiare "con quel che passa il convento", che in questo caso si chiama casinò e che d'ora in avanti "passerà" sempre meno. Voglio vedere quando il "Billia" funziona, chi andrà e utilizzerà le strutture ricettive e il casinò? Non voglio uscire dal tema, ma è lo stesso modello.
Noi abbiamo dei modelli in crisi: abbiamo dato lavoro e creato occupazione con questi modelli, ma ora abbiamo la possibilità e i soldi per invertire e creare nuove tendenze. Chi lo dice che è il mercato che dirige e comanda? So che ci sono delle persone che indirizzano flussi di persone e di denaro a seconda di dove conviene di più. Dovremmo quindi fare in modo che alle persone e ai flussi di denaro convenga venire in Valle d'Aosta rispetto ad andare alle Maldive o altrove, però occorre offrire un altro tipo di montagna.
