Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2570 del 21 marzo 2007 - Resoconto

OGGETTO N. 2570/XII - Attività di valorizzazione della biodiversità nel territorio alpino transfrontaliero. (Interrogazione)

Interrogazione

Premesso che:

- il progetto n. 194 GESTALP del programma INTERREG III A Italia-Francia 2000-2006 è dedicato ai modelli di gestione per la valorizzazione della biodiversità nel territorio alpino transfrontaliero;

- il costo complessivo del progetto è di € 339.078,00, di cui € 297.200,00 di competenza della Regione;

- in tale progetto rientrano gli studi sulla lepre variabile, che negli ultimi anni hanno comportato impegni di spesa per oltre 180 mila euro;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interrogano

il Presidente della Regione e l'Assessore delegato per sapere:

1) quali altre attività, oltre agli studi sulla lepre variabile, sono stati effettuati o dovranno esserlo nell'ambito del progetto sopra indicato e per quali importi;

2) se con gli incarichi di cui alle deliberazioni 417 e 418 del 23/02/2007 possa considerarsi concluso il ciclo delle attività dedicate alla lepre variabile;

3) quali sono gli elementi di novità e le utilità che si attendono dagli incarichi di cui alle citate deliberazioni.

F.to: Frassy - Lattanzi

Président - La parole à l'Assesseur à l'agriculture et aux ressources naturelles, Isabellon.

Isabellon (UV) - Avant d'entrer dans le mérite, il faut rappeler le Programme "Interreg III A GESTALP Italie-France 2000-2006", qui a été approuvé et financé par la CE le 21 février 2006. L'objectif principal du projet est l'expérimentation et la mise au point et en œuvre d'outils de gestion, de réhabilitation et d'amélioration de l'espace montagnard au service de la biodiversité et du pastoralisme, en particulier dans les espaces protégés. Les enjeux du projet sont: maintenir et améliorer la biodiversité en montagne, y compris celle des activités agricoles et pastorales, favoriser le développement durable des Communes de montagne, harmoniser les connaissances et les outils d'expertise et de suivi transfrontaliers et de la gestion de la diversité biologique des habitats, accroître l'emploi et les activités socio-économiques en montagne. Les acteurs et partenaires italiens sont l'Université de Turin, Département d'agronomie, sylviculture et gestion du territoire, le Parc national du Grand Paradis, la Fondation universitaire en matière de faune sauvage de Cuneo, la Région Vallée d'Aoste, Direction de la faune, de la flore, de la chasse et de la pêche. Je rappelle ensuite les activités principales du projet qui sont:

- activité n° 1: modèle de description et d'analyse de la diversité végétale et animale, dont l'objet est description et analyse de la diversité biologique des territoires montagnards, base nécessaire de toute gestion, élaboration de modèles par la cartographie et l'étude des zones-témoins; les acteurs pour l'activité n° 1 sont tous les partenaires du projet sous la supervision de l'Université de Turin;

- activité n° 2: les effets des interactions animaux, plantes, environnement sur la biodiversité, application pour la gestion, objectif: évaluer le rôle des facteurs environnementaux de la faune sur les communautés végétales, que ce soit directement par le troupeaux domestiques, les herbivores sauvages, ou que ce soit indirectement par le fait des grands prédateurs sur les herbivores ou par l'effet de la fertilisation. La prise en compte de l'impact des herbivores sur la structuration et la composition de la végétation permettra de mieux comprendre la relation végétation, habitat, biodiversité et de mettre en place des outils de gestion de la biodiversité. Les acteurs dans le cas sont l'Université de Turin, le Parc national du Grand Paradis et la Fondation universitaire en matière de faune sauvage de Cuneo;

- activité n° 3: la mise en place d'outils de gestion et de suivi pour la conservation de la biodiversité, objectif expérimentation et mise en place d'outils de gestion ou de préservation des habitats et la biodiversité, élaboration des codes de bonne conduite des activités pastorales, touristiques et des activités de protection et élaboration d'outils de suivi; dans ce cas les acteurs sont l'Université de Turin et le Parc national du Grand Paradis.

- activité n° 4, celle qui est objet de la question: "le lièvre blanc peut-il servir d'indicateur de la biodiversité et de son évolution lié au pastoralisme?", dont l'objectif est démarrer une étude spécifique sur l'espèce lièvre variable, afin de contribuer avec les données recueillies à l'analyse générale concernant le thème de la biodiversité biologique dans le territoire de montagne, en particulier dans le biais de l'expérimentation de nouvelles techniques de suivi et avec la contribution des autres expériences réalisées sur l'arc alpin. On essaiera de vérifier la façon de cette espèce de réagir aux différentes gestions des espaces et des habitats de montagne, zones pâturées, zones non pâturées, zones protégées et domaines skiables. Dans ce cas l'acteur est la Région autonome de la Vallée d'Aoste, Direction de la faune et de la flore, de la chasse et de la pêche;

- l'activité n° 5 est la perception et représentation de la biodiversité, attente des utilisateurs dont l'objectif est la représentation de la biodiversité chez les acteurs locaux et les utilisateurs de ces espaces, bergers, propriétaires de troupeaux, agriculteurs, gestionnaires des espaces protégés, touristes, randonneurs, chasseurs, élus locaux, administrations; dans le cas l'acteur est l'Université de Turin;

- l'activité n° 6, pour conclure, est l'information et valorisation, mise en œuvre de mesures concrètes, les objectifs sont communiquer et valoriser les résultats et les conseils auprès des gestionnaires des administrations et des utilisateurs des territoires de montagne, dont les acteurs sont l'Université de Turin, le Parc national Grand Paradis, la Direction de la flore, de la faune, de la chasse et de la pêche.

Pour aller dans le mérite, on parlera de l'activité n° 4, qui regarde le lièvre blanc... la partie du projet concernant la Vallée d'Aoste est constituée par l'activité n° 4, c'est-à-dire l'étude du lièvre variable. Ces aspects se basent sur un grand intérêt du point de vue scientifique en raison du fait que dernièrement on relève une diminution des populations en Europe entière. Le lièvre variable est une espèce à risque, aussi en relation des changements climatiques qui concernent les zones de montagne en général; toutefois cette espèce a été bien étudiée jusqu'à présent exclusivement dans les Pays de l'Europe du nord, tandis que les études sur l'arc alpin restent très rares. Pour cette raison la Direction flore et faune de l'Assessorat de l'agriculture a mis en place un réseau de partenaires scientifiques au plus haut niveau national, qui implique notamment: "Università dell'Insubria, Centro di ecologia alpina di Monte Bondone, Università di Sassari, Dipartimento di produzione animale, epidemiologia, ecologia dell'Università di Torino". Ce réseau assurera à la fois un niveau d'études très élevé, ainsi que la possibilité pour la Vallée d'Aoste de mettre en œuvre une expérimentation de méthodologies innovatrices, qui pourront assurer à notre Région un rôle privilégié et d'excellence dans le contexte scientifique européen, notamment pour ce qui concerne les études génétiques sur la faune alpine. Cette expérimentation s'appuiera sur les nouvelles technologies disponibles, telles que le suivi par "radiotracking", l'analyse alimentaire et l'analyse génétique; l'expérimentation est mise en place pour la première fois au niveau alpin. Le fait que cette espèce jusqu'à maintenant n'ait jamais été recensée au niveau alpin implique une forte attente pour les résultats de cette recherche, en cohérence surtout avec l'objectif spécifique d'une mise en œuvre d'un protocole de gestion, qui permettra d'évaluer la densité de la population des lièvres sur les territoires concernés. Pour cette raison le lièvre variable a été inscrit au sein du dossier et a été reconnu par le partenariat impliqué parmi les espèces animales indicatrices sur le thème de la biodiversité: thème qui représente au niveau européen une des priorités stratégiques dans les actions futures de gestion et aménagement du territoire.

Pour ce qui est de notre Région, elle réunit les conditions indispensables à la réalisation de cette étude: présence de l'espèce par rapport aux différentes utilisations du territoire, zones protégées, zone ZPS et SIC, zones pastoralisées, domaines skiables, compétence technique et savoir faire du personnel impliqué, intérêt marqué pour cette espèce. La Vallée d'Aoste assure donc les caractéristiques nécessaires pour mettre en place une expérimentation pilote finalisée à élever le niveau de connaissance scientifique nécessaire à l'élaboration des plans de gestion concernant le lièvre variable. A ce sujet on témoigne dès le début un fort intérêt des parcs français, ainsi que des autres acteurs transfrontaliers impliqués, pour le colloque scientifique qui aura lieu en Vallée d'Aoste dans l'automne prochain. En ce qui concerne les objectifs des dossiers, les résultats de l'étude permettront de partager un modèle de connaissance des diversités végétales et animales, ainsi que de programmer une stratégie spécifique pour la conservation du lièvre, expérience qui relèvera aussi pour la possibilité d'appliquer et de transférer cette méthodologie dans différents contextes de montagne. Les retombées des projets de l'Administration régionale ne s'arrêtent pas là, les résultats concernant les populations du lièvre variable seront utilisés aussi pour l'évaluation de la biodiversité pour ce qui concerne le Plan de développement rural et dans les zones de protection spéciale de "Nature 2000". Pour arriver aux chiffres, le projet a démarré en mai 2006 et se terminera en septembre 2008. Les coûts des activités liées à l'étude du lièvre variable sont de 297.200 euros, la somme à charge de la Région est de 49.038 euros, jusqu'à présent on a déjà utilisé 176.910 euros. Ce sont les chiffres concernant l'action n° 4, qui est l'objet de la question. Si le Conseiller veut avoir d'autres données, je peux les fournir.

Président - La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (CdL) - Penso che gli Assessori dovrebbero fare lo sforzo, più che di leggere le relazioni degli uffici, di leggere anche le interrogazioni dei Consiglieri, perché lei ha fatto una dotta relazione di tipo faunistico, che forse "ha preso la mano" del funzionario appassionato e incaricato della materia, ma "la lepre è andata in giro per l'aula", nel senso che si è parlato di tutto meno di quello che avevamo domandato, perché ci sembra di aver capito che il progetto n. 194 sia formato da più azioni e l'azione n. 4 è quella della lepre variabile... "quali altre attività, oltre agli studi sulla lepre variabile, sono stati effettuati... e per quali importi", volevamo capire quali spazi anche economici avevano avuto le altre azioni. Qui però l'interrogazione è finita in mano all'esperto della lepre e ci ha raccontato tutto quello che ci poteva raccontare di tale animale, io posso raccontarle qualcos'altro della lepre adesso, così alla fine riusciamo ad avere un quadro completo di questo animale e poi auspichiamo che finisca qui! Siamo andati a vedere cosa ci costa questa lepre e devo citare un precedente, autorevole, perché era un suo predecessore... eravamo nella legislatura... nel Consiglio del 23 luglio 1997... a proposito della lepre variabile, ebbe modo di dichiarare su un'interrogazione: "c'è difficoltà di censire questa specie negli ambienti alpini. Non è quindi appropriato parlare di veri e propri conteggi, ma ci si deve limitare a stime della consistenza di queste popolazioni". Siamo felici che siano stati fatti progressi tali per cui c'è qualcuno che corre più veloce della lepre variabile e che riesce a catalogare e a censire quella popolazione che nel 1997 era impensabile censire. Nel 1997 però uno dei suoi predecessori diceva anche che la Giunta di allora aveva dato un incarico nella primavera del 1997 che avrebbe avuto una durata di 2 anni, quell'incarico ci costò quasi 50.000 euro ed era finalizzato a una ricerca sull'ecologia della lepre in Valle d'Aosta e sugli interventi di miglioramento ai fini ambientali; poi con la nuova legislatura, risorse nuove, sono stati messi a disposizione da parte della CE altri fondi per le biodiversità e ci piace poter parlare di queste diversità, che non sempre riescono ad essere affrontate in maniera concreta.

"La lepre è un elemento importante..." - voi dite - "... come indicatore della diversità nel territorio alpino". Nell'"Interreg III Italia Francia 2000-2006" viene approvato il progetto n. 194 composto da 6 azioni: una di queste è la lepre, ma i conti non tornano alla fine, perché, dai conti che abbiamo fatto noi, dal 2003 soltanto, dall'inizio di questa legislatura, attingendo sicuramente ai fondi del programma 2000-2006, sono stati impegnati oltre 180mila euro a fronte di una disponibilità di questo progetto di 339.000 euro; perciò riteniamo che la lepre abbia fatto in questo caso "la parte del leone". Sulla lepre penso che ormai sappiamo tutto, perché siamo andati a vedere gli incarichi precedenti e lì vediamo che abbiamo mobilitato dall'Università di Varese, a quella di Torino, a quella di Sassari, abbiamo dato incarichi per studiare i cristallini delle lepri catturate... abbiamo dato incarichi per fare un libro, piacevole e anche ben riuscito, abbiamo dato incarichi per fare indagini che erano propedeutiche allo studio della lepre vera e propria, abbiamo dato incarichi sul "radiotracking", abbiamo dato incarichi su di tutto, volevamo capire alla fine se eravamo giunti alla conclusione di questa vicenda; dalla sua risposta non lo abbiamo capito. Abbiamo capito che forse la politica valdostana ha sottovalutato la lepre, in politica ci sono tanti animali, ma la lepre probabilmente è stata sottovalutata. Abbiamo capito che andiamo - parole sue -: "ad assumere un ruolo privilegiato di eccellenza per la ricerca scientifica della fauna alpina con un ruolo pilota", abbiamo capito che i "domaines skiables" - di questo il Consigliere Venturella penso gliene sarà grato - dipenderanno anche dalla lepre, ma non abbiamo capito se gli incarichi a seguito o all'"inseguimento" della lepre siano finiti; ci auguriamo sinceramente siano finiti.

Si dà atto che dalle ore 11,59 presiede il Vicepresidente Lanièce.