Oggetto del Consiglio n. 2506 del 21 febbraio 2007 - Resoconto
OGGETTO N. 2506/XII - Spazio di sviluppo economico per l'imprenditoria valdostana nei Paesi francofoni. (Interrogazione)
Interrogazione
Premesso che:
Il Presidente della Regione argomentando sulla partecipazione della delegazione valdostana al terzo incontro internazionale delle Regioni francofone programmato dal 8 al 10 febbraio a Bamako, in Mali, sul tema "Entreprendre en francophonie" ha affermato: "Au-delà des facteurs locaux, la table ronde devrait permettre une réelle prise de conscience, celle de l'existence d'un espace francophone de développement économique et du rôle que peuvent y jouer la décentralisation et les collectivités locales dont celles du premier niveau infra étatique. Il s'agit que la Francophonie des peuples, représentée par les Régions, prenne la mesure des possibilités qu'elle offre pour le développement économique des populations qu'elle rassemble";
i sottoscritti Consiglieri regionali
Interrogano
il Presidente della Regione per sapere:
1) qual è lo spazio francofono di sviluppo economico al quale si riferiva nelle dichiarazioni riportate in premessa;
2) quali sono i risultati ad oggi conseguiti in tale "spazio" e quali quelli attesi nel medio breve per l'economia della Valle d'Aosta;
3) a quanto ammontano annualmente le risorse complessivamente impiegate dell'Amministrazione regionale per coltivare le varie relazioni internazionali nell'area francofona.
F.to: Frassy - Lattanzi
Président - La parole au Président de la Région, Caveri.
Caveri (UV) - Pour ce qui est de la première et de la deuxième question, qui concernent l'existence et la dimension de l'espace francophone de développement économique, je tiens d'abord à préciser que la francophonie représente aujourd'hui un espace culturel, d'ouverture, d'échange et de dialogue, réunissant tous les peuples ayant la langue française en partage, c'est-à-dire qui utilisent celle-ci, selon les cas, comme langue maternelle, seconde langue, ou encore langue de communication ou de culture. l'intérieur de cet espace basé sur une communauté de langue, mais aussi de droit, plusieurs organismes œuvrent, à différents niveaux, au développement de liens dans le cadre d'échanges d'expériences et d'accompagnement de proximité, en s'appuyant sur la vitalité de réseaux institutionnels et de compétences capables d'identifier les besoins et les attentes de leurs membres.
L'AIRF (Association internationale des Régions francophones) est une structure toute jeune, créée en 2002 afin de réunir les collectivités du premier niveau infra-étatique qui jusqu'alors n'étaient pas représentées au sein de la francophonie. L'AIRF a organisé ses IIIe Rencontres internationales sur un thème qui n'avait pas encore été abordé, à savoir "Entreprendre en francophonie", sur la base du constat que la francophonie n'est pas seulement un espace culturel et politique et qu'il est plus que jamais nécessaire d'organiser la concertation de façon à développer les relations économiques entre les divers territoires et à renforcer la position de ceux-ci dans les négociations internationales à caractère économique. C'est de ces rencontres qu'est né l'"Appel de Bamako", document qui énonce les actions à suivre dans les prochaines années. Je cite:
"en rappelant qu'il n y aura pas de progrès humain sans développement, ni de développement sans une activité économique soutenue, les Régions sont conscientes qu'elles forment le socle territorial dans lequel le développement prend racine et qu'elles ont pour devoir de le fertiliser".
Dans cet esprit, elles feront porter leurs efforts sur les axes suivants:
- participation active à la constitution d'un espace francophone de la solidarité et du développement économique au service de leur territoire et de leur population;
- engagement fort en faveur de la formation des hommes, tout particulièrement celle des cadres politiques et techniques des Régions, avec notamment pour objectif de les sensibiliser à la nécessité de devenir des partenaires à l'écoute du monde économique;
- encouragement à la mise en place de nouvelles coopérations interrégionales bi ou multilatérales dans l'objectif du renforcement du lien régional francophone, de la mobilisation des acteurs de la société civile et de la création de réseaux de solidarité et de développement économique conjoints;
- contribution à l'installation d'une agence internationale du développement régional.
Il s'agit, comme vous pouvez le constater, d'un terrain d'action tout nouveau pour les Régions francophones, une démarche qui vient d'être amorcée et qui est en évolution. La Vallée d'Aoste a adhéré à ce mouvement en proposant des volets de coopération où notre expertise peut faire la différence. En plus je dois dire que cette instance internationale est née à travers Rhône-Alpes, donc nous avons aussi un intérêt de coopération de proximité à travailler avec eux.
Nous avons notamment fourni 3 clés de lecture: en premier lieu, la coopération doit être attentive aux principes de la promotion de la diversité culturelle, parce qu'il faut agir dans le respect des traditions et des cultures locales; deuxièmement, chacun doit faire ce qu'il sait faire lorsqu'il propose des interventions de coopération: nous possédons, dans le domaine des problèmes de la montagne, un ample savoir-faire qui est exportable dans le monde entier; troisièmement, pour ce qui est de l'autogouvernement, du fédéralisme et de la décentralisation, la Vallée d'Aoste peut apporter sa contribution aux régionalismes naissants. Dans le cadre de notre participation, nous avons été sollicités par différentes Régions qui nous ont exprimé leur désir d'entreprendre des coopérations dans des domaines aussi variés que la formation agricole, l'exploitation hydroélectrique, la promotion touristique ou les connaissances et le savoir-faire sur la décentralisation.
Pour la dernière question, je me limiterai à vous citer les financements prévus au titre de notre participation à la francophonie multilatérale, en vous rappelant toutefois que l'aire francophone est très vaste et qu'elle comprend également toute une série de coopération avec la Haute-Savoie, la Savoie, le Valais, la Communauté française de Belgique, le Canton du Jura et que nous avons passé avec ces territoires des accords de coopération qui rentrent dans le cadre des différents programmes européens. Notez que cet espace couvre aussi tous les projets de coopération au développement réalisés dans des zones francophones. Pour l'année 2007 le montant de notre adhésion à l'AIRF est de 2.500 euros. L'année dernière nous avons contribué à la réalisation d'un projet de l'Association prévoyant une plate-forme de collaboration "extra-net" permettant aux Régions adhérentes de dialoguer directement entre elles (9.000 euros). Pour 2007 nous avons inscrit au budget une somme de 11.000 euros, dont 2.500 au titre de l'adhésion; le reste sera dévolu aux projets et, notamment, au développement du site "Internet" de l'AIRF. Il ne faut pas oublier, par ailleurs, qu'au mois de décembre dernier nous avons accueilli l'Assemblée générale de l'AIRF avec un coût global de 11.000 euros.
Président - La parole au Conseiller Frassy.
Frassy (CdL) - Una breve replica alla risposta che ci ha fornito, Presidente. La sua è stata una risposta molto politica e una risposta che ci potevamo attendere, che sta nel solco di quella tradizione che invece, in base a certe dichiarazioni che sono state anche amplificate dalla stampa, lei tendeva a superare. Quali sono le dichiarazioni che lei ha fatto? Sostanzialmente sono le dichiarazioni che abbiamo riportato nel corpo della premessa dell'interrogazione stessa, ossia su questa sensazione che lei ha voluto esprimere di opportunità di sviluppo francofono, e noi pensavamo che le opportunità fossero anche e soprattutto per la Valle d'Aosta e non solo e solamente per quei Paesi dell'area francofona sottosviluppata perché, se è vero che nell'area francofona esiste il Belgio, esistono i rapporti che intratteniamo con la Savoia, piuttosto che con il "Valais", è altrettanto vero che nell'area francofona rientrano anche tutti quei Paesi centro africani o del sud-est asiatico che non hanno un alto tenore economico e che sono definiti normalmente Paesi in fase di sviluppo o del terzo mondo.
Quando noi capiamo che diamo la disponibilità dell'esperienza della Valle d'Aosta quale volano a questi progetti... e lei ha elencato alcune materie: montagna, federalismo, agricoltura, energia, con una serie di perplessità su come vengono gestiti alcuni di questi aspetti "chez nous", diciamo che la logica che lei vorrebbe superare... ossia lei dice: "nous pouvons dépasser la logique du jumelage pour arriver à une nouvelle dynamique qui est celle des actions concrètes", penso che queste azioni concrete forse le esportiamo, ma mi sembra di aver capito dalla sua risposta che non ci sono degli obiettivi di sviluppo economico che possono interessare la Valle d'Aosta con dei risultati di tipo economico. Possiamo forse essere maestri nel dare consigli all'estero, ma non mi sembra che da questi scenari possano derivare nel futuro medio, medio-breve riscontri interessanti per l'economia valdostana e, quando noi avevamo letto invece le sue dichiarazioni, avevamo immaginato che si desse concretezza a insediamenti che potessero riguardare anche gli aspetti industriali dei quali con tanta difficoltà sta cercando di dare risposte l'Assessore La Torre: mi riferisco alle aree di Pont-Saint-Martin, mi riferisco alle aree dell'"Espace Aosta" nell'"ex area Cogne". Dobbiamo dire che, se condividiamo gli aspetti culturali e comunque gli scambi di esperienze amministrative... magari fatte con delle diverse intensità, perché i dati che lei ci ha fornito degli impegni finanziari sono dati che si lasciano leggere, parziali, perché non sono sicuramente i 2.500 euro di adesione alla AIRF o gli 11.000 euro per alcuni progetti che vanno ad incidere, ma sono tutta una serie di attività che sconfinano anche nell'APF, che dipende dalla Presidenza del Consiglio, organismo nel quale non crediamo e al quale non partecipiamo perché riteniamo che come gestito oggi sia né più né meno che l'equivalente di quella che definiamo con una battuta, ma una battuta che ha un fondo di verità: l'agenzia viaggi del Consiglio regionale. Bisognerebbe uscire, come lei dice, dalla logica del gemellaggio fine a sé stesso, perché può essere bello andare a vedere chi parla francese in Vietnam o chi parla francese nel Mali, ma alla fine non rimane nulla. Una volta che sappiamo che parlano francese nel Mali, o nel Vietnam, o in altre località più o meno interessanti da un punto di vista culturale o turistico, non abbiamo concretizzato alcuni di quegli obiettivi di sviluppo economico che potrebbero essere opportunamente giocati a vantaggio dell'economia della nostra Regione: ecco perché rimane un fondo di delusione rispetto alla sua risposta, perché, dalle dichiarazioni che lei aveva fatto ai "mass media", avevamo creduto che fosse l'inizio di un nuovo corso delle politiche del gemellaggio. Al di là delle parole, non intravediamo delle grosse differenze di sostanza e di questo ce ne dispiacciamo.
