Oggetto del Consiglio n. 2254 del 8 novembre 2006 - Resoconto
OGGETTO N. 2254/XII - Utilizzazione delle risorse finanziarie assegnate alla Regione per le aree depresse. (Interpellanza)
Interpellanza
Vista la delibera n. 2861 del 29 settembre 2006 "Individuazione dei settori di intervento cui riferire gli accordi di programma quadro da stipularsi tra la Regione e lo Stato ai fini dell'impiego delle risorse assegnate con deliberazione CIPE 3/2006";
Considerato che le somme assegnate alla nostra Regione fanno parte di interventi finanziari in favore delle "aree sottoutilizzate", vale a dire aree depresse o con insufficiente sviluppo rispetto alle proprie potenzialità;
Considerato che l'importo di cui trattasi è pari a 3.213.756 euro e che in Valle d'Aosta vi sono, a parere del sottoscritto, molteplici realtà di scarso sviluppo o di relativo peggioramento economico;
Ritenuto che, per quanto riguarda la destinazione settoriale, non si debbano riscontrare le maggiori necessità di investimento nelle infrastrutture di trasporto o, quanto meno, non debbano esserne le beneficiarie esclusive; e che, in via conclusiva, la previsione di ampliare l'attuale aerostazione passeggeri sia del tutto fuorviante e scorretta rispetto alle reali necessità della Valle d'Aosta e al significato sostanziale dei fini preposti alle assegnazioni statali in oggetto;
il sottoscritto Consigliere regionale
Interpella
La Giunta regionale per sapere:
1) se si intende effettivamente utilizzare la totalità delle risorse assegnate ai fini descritti nella sopra citata delibera, quali siano i criteri di valutazione in base a cui si sono formulate le priorità e se esistano, da parte dello Stato, vincoli a settori determinati;
2) quali sono in particolare le reali frequenze medie di traffico commerciale e/o turistico nell'aeroporto regionale e quali le potenzialità previste a breve-medio termine;
3) se non paia opportuno riconoscere la necessità di più urgenti e significativi interventi in aree e/o settori diversamente carenti.
F.to: Bortot
Presidente - La parola al Consigliere Bortot.
Bortot (Arc-VA) - Leggo nella deliberazione: "di destinare le risorse complessivamente assegnate alla Valle d'Aosta con deliberazione del CIPE al settore delle infrastrutture e trasporti"; dico: finalmente vengono stanziati 3,213 milioni di euro, mettiamo mano alla ferrovia, mettiamo mano a delle esigenze primarie! Si stava parlando dei depuratori... in alta Valle non ne abbiamo nessuno. Vado avanti nella lettura: "dando atto che gli interventi previsti sono la costruzione della nuova aerostazione passeggeri nell'Aeroporto Corrado Gex"; ne deduco che è veramente strategico per la nostra Regione avere l'Aeroporto, mentre la ferrovia, i depuratori, le abitazioni di chi non arriva a fine mese non sono così importanti... però non c'è mai fine al peggio: "e in quanto funzionalmente connessa la riqualificazione presso lo stesso Aeroporto delle aree destinate alla Protezione civile"; meno male - penso - questi soldi li spendiamo anche per potenziare la Protezione civile. Andando avanti nella lettura si dice: "sempre che per questo ultimo intervento..." - la Protezione civile - "... risulti possibile per la Regione rendere disponibili le risorse necessarie per il finanziamento"; addirittura la Protezione civile della nostra Regione passa in secondo piano rispetto al fatto che a tutti i costi si vuole una nuova aerostazione. Non sono d'accordo!
Sentiamo cosa risponde il Presidente Caveri.
Presidente - La parola al Presidente della Regione, Caveri.
Caveri (UV) - Je pense que je n'arriverai pas à vous convaincre, parce que vous êtes contre l'Aéroport, donc il me paraît quand même utile de vous donner un encadrement d'ordre général.
Pour comprendre pleinement les motivations de la délibération du Gouvernement, je voudrais considérer que cette délibération a été adoptée dans un cadre bien précis défini par la législation nationale relative aux interventions dans les zones sous-utilisées: l'obligation qu'une délibération du CIPE impose à la Région de destiner une grande partie de ressources à la réalisation des objectifs prioritaires, définis de concert avec l'Etat en 2001, dans le cadre de l'accord institutionnel de programme; comme les années précédentes la Région dispose uniquement de la faculté de destiner une partie minime, 15% environ du montant global des crédits qui lui sont attribués, au secteur de la recherche et de la société de l'information; enfin, les autres obligations fixées par la délibération du CIPE.
Les dispositions, établies par la législation nationale dans ce domaine, sont visées à l'article 19 du "decreto legislativo" 1993, et à l'article 1er de la loi n° 208/1998 relative aux interventions dans les zones défavorisées appelées ensuite zones sous-utilisées. Plus précisément le fonds pour les zones défavorisées est destiné, à partir de 2001, au financement des investissements supplémentaires par rapport aux programmes communautaires réalisés dans les Régions méridionales, dans les zones du centre-nord visées à l'objectif II. Toutefois, comme je l'ai déjà souligné, ces investissements doivent être définis de concert par l'Etat par chaque Région, dans le cadre des accords institutionnels de programme et des accords de programme-cadre qui sont nécessaires pour la mise en œuvre de ces mesures.
L'accord, passé par l'Etat et par la Région en 2001, a fixé les domaines prioritaires suivants: la qualification et le développement des infrastructures et des transports, la réhabilitation des agglomérations de la vallée centrale, le tourisme culturel et environnemental, la protection du territoire contre les dégradations hydrologiques et la pollution; conformément à ces dispositions il a été possible financer dans la zone visée à l'objectif II des actions complémentaires par rapport à celles prévues par le programme communautaire et surtout de réaliser des interventions sur les infrastructures des transports ferroviaires et aéroportuaires qui, en Vallée d'Aoste, présentent de graves lacunes. En effet, conformément aux directives stratégiques à moyen terme, la Région a négocié et signé des accords de programme-cadre pour la reconversion du site "Cogne Aoste", pour l'amélioration du système des transports ferroviaires entre Aoste et Turin, pour la protection des eaux à la gestion intégrée des ressources hydriques, pour le gouvernement électronique à la société de l'information et encore pour l'amélioration de l'accès au système aéroportuaire et pour la promotion de la recherche et de l'innovation. L'ampleur et l'importance des domaines en question sont la preuve du fait que la Région a décidé, de concert avec l'Etat, de réaliser des investissements structurels afin de soutenir le développement économique et régional et que ces décisions ne sont pas inappropriées et sans rapport avec les besoins réels de la vallée, comme l'affirme cette interpellation.
L'attention portée au secteur du transport ferroviaire et aérien n'est pas exclusive, mais elle sera certainement centrale à l'avenir également du fait d'un choix précis du Gouvernement régional, qui veut éviter toute décision impromptue et mettre en œuvre, comme par le passé, des actions importantes dans ce secteur, dont la complexité découle de la logique des réseaux et des dispositions techniques spécifiques. Par ailleurs le rôle de l'Etat et des organismes qui en dépendent est fondamental dans ce secteur, car ils sont les propriétaires des infrastructures ferroviaires, les responsables des décisions et du financement des investissements et doivent approuver les projets.
Le Gouvernement régional se propose de lutter contre la marginalisation de la Vallée d'Aoste, il a adopté une approche proactive et a utilisé pleinement les caractéristiques particulières des accords institutionnels de programme et des accords de programme-cadre passés avec l'Etat. Cette délibération, qui a été transmise au secrétariat du CIPE, a été adoptée par le Gouvernement régional compte tenu des obligations et des critères suivants: la cohérence avec l'accord institutionnel de programme, la disponibilité de l'étude de faisabilité, la disponibilité actuelle ou à court terme de l'avant-projet, la possibilité d'engager les ressources financières par le biais d'actes juridiquement obligatoires avant le 31 décembre 2009.
La réalisation de la nouvelle aérogare pour passagers à l'Aéroport "Corrado Gex" permet le respect des obligations et des critères susmentionnés et a été estimée préférable, compte tenu notamment de l'avis du groupe d'évaluation des programmes à finalités structurelles, pour les raisons suivantes; donc c'est une évaluation politique qu'on a faite, qui a un visa important de la part du groupe d'évaluation. Elle est prévue par le plan de développement de l'Aéroport approuvé par la délibération du Gouvernement régional 2004, elle fait partie du premier "master plan" des actions comportant la réalisation des travaux d'intérêt régional majeur, approuvé par la délibération 2005, elle est inscrite au programme des investissements pour le développement de l'Aéroport "Corrado Gex", approuvé, en plus, par le Conseil régional en janvier 2006, elle est insérée dans la section programme du premier accord de programme-cadre pour l'amélioration de l'accès au système aéroportuaire signé par la Région, par l'Etat et par l'ENAC, elle est nécessaire pour assurer la poursuite des opérations relatives au prolongement de la piste d'atterrissage, à l'achat et à l'installation du système de radioguidage déjà engagé dans le cadre dudit accord.
Quant au débit du trafic commercial et touristique de l'Aéroport régional, de janvier à juillet 2006, les départs et les arrivées ont été globalement de 7.810 et les passagers 11.660: cette situation devrait rester inchangée au moins jusqu'à la réalisation des premières actions de développement de l'Aéroport, prolongement de la piste et installation du système de radioguidage. Ensuite l'on devrait passer de 2 vols journaliers pour Rome actuels à 5-6 vols par jour, y compris les "Charter" touristiques qui devraient constituer la partie la plus importante de l'augmentation du nombre des passagers, dont le nombre pourrait s'élever selon les études à 40.000 par an.
La réalisation de la nouvelle aérogare, construite dans le respect des conditions de sécurité, d'accessibilité et confort et dimensionnée en fonction des capacités de trafic découlant du prolongement de la piste et de la mise en place des infrastructures de navigation constitue une action nécessaire pour profiter des bénéfices économiques et sociaux résultant de l'augmentation du trafic commercial et pour permettre aux avions de plus de 30 places d'utiliser la nouvelle piste. Les fonds engagés par l'Etat représentent une contribution importante à la mise en œuvre dans les délais plus courts des actions destinées à augmenter rapidement la productivité de l'Aéroport. Pour toutes ces raisons, le Gouvernement régional réaffirme sa volonté de destiner les ressources qui lui ont été attribuées par le CIPE à la construction de la nouvelle aérogare pour passagers au sein de l'Aéroport "Corrado Gex". L'accord de programme y afférent sera signé au mois de juillet 2007.
Presidente - La parola al Consigliere Bortot.
Bortot (Arc-VA) - Presidente, lei sovente è ironico, lo posso essere anch'io... non le ho chiesto il programma di fine legislatura, le ho chiesto perché sono finiti 3 milioni di euro sull'aerostazione! Che poi, noi, con l'Aeroporto rompiamo l'isolamento e la marginalizzazione della Regione... cosa vuol dire? Che ci trasferiremo tutti in aereo? Mi sembra che dal punto di vista del passaggio dei TIR non siamo troppo marginalizzati... accidenti, continuano ad aumentare!
Pensavo che lei mi rispondesse: i 3 milioni di euro, anche se lei non è d'accordo, li abbiamo messi nell'aerostazione per acquistare i terreni per lo sviluppo aeroportuale, i proprietari sono questi, le procedure di acquisizione sono queste altre...
(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)
... ma se lei vuole farci viaggiare tutti in aereo, vuol dire che vuole ampliare l'aerostazione... sì o no? Addirittura ne fate una nuova? Dove? Sulla cima dell'Emilius...?
Caveri (UV) - (fuori microfono) ... vada a vedersi il "master plan"!
Bortot (Arc-VA) - Vado a vederlo, ci mancherebbe!
Pensavo che il Consiglio regionale, anche se personalmente o come gruppo non siamo d'accordo, si ragionasse sull'ampliamento dell'attuale aerostazione. Adesso scopro... pensavo che ci fosse un errore... costruzione della nuova aerostazione, addirittura! Praticamente vale quello che ha detto la collega Squarzino stamani, cioè il Governo si interessa solo di quello che ritiene più opportuno, per il resto non ci sono i soldi! Ieri abbiamo discusso 2 ore nella IV Commissione delle soluzioni migliori da adottare per quanto riguarda la sistemazione della ferrovia... adesso scopro che per questo non c'è una lira, questi soldi si potevano mettere per acquistare la ferrovia da Ivrea fino ad Aosta e da Aosta a Pré-Saint-Didier, per non subire continuamente il ricatto delle "Ferrovie italiane"; scopro che la ferrovia non ha importanza, corriamo il rischio di spendere...
Caveri (UV) - (fuori microfono) ... lo abbiamo già fatto l'accordo quadro sulla ferrovia...
Bortot (Arc-VA) - ... non abbiamo fatto alcun accordo quadro con le ferrovie, almeno a sentire l'Assessore ieri, l'Assessore viene in commissione, continua a dirci: "discutete liberamente sulla ferrovia, perché il Governo ha bisogno di trovare l'unanimità del Consiglio", e adesso scopro che c'è l'accordo quadro. Così ci siamo trovati 2 volte a discutere inutilmente per prendere decisioni che non saremo in grado di prendere, perché sono già state prese. Non vado più avanti, sono 2 cose diverse...
(interruzione dell'Assessore Pastoret, fuori microfono)
... va bene, comunque in sostanza ci troviamo con l'Aeroporto che viene considerata un'area sottosviluppata, quindi i soldi per le aree sottoutilizzate, prendo atto, non vanno per la costruzione di case, ferrovie, depuratori, ma vanno per la nuova aerostazione. Prendo atto, grazie!
