Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2003 del 21 giugno 2006 - Resoconto

OGGETTO N. 2003/XII - Ipotesi di collegamento ferroviario internazionale con la Francia. (Interrogazione)

Interrogazione

Premesso che:

- Il Presidente della Regione in occasione del suo intervento all'Assemblea regionale di Confindustria, nell'auspicare un'internazionalizzazione dell'economia valdostana, ha espresso la necessità di realizzare un collegamento ferroviario internazionale che colleghi la linea ferroviaria passante per Aosta a quella francese, attraverso lo snodo di Le Fayet;

- Tale ipotesi risulta nuova rispetto agli sforzi, anche finanziari, sino ad ora attuati per la promozione del progetto di una direttrice ferroviaria internazionale che colleghi Aosta a Martigny;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interrogano

il Presidente della Regione per conoscere:

1) se è stata definitivamente abbandonata l'ipotesi del collegamento ferroviario Aosta-Martigny e nel caso contrario quali sono gli sviluppi;

2) con quali azioni politiche ritiene di promuovere l'ipotesi di collegamento ferroviario con Le Fayet;

3) quali sono le risorse finanziarie del bilancio regionale destinate a coltivare tale nuova ipotesi di collegamento ferroviario.

F.to: Frassy - Tibaldi - Lattanzi

Président - La parole au Président de la Région, Caveri.

Caveri (UV) - Je voudrais commencer par rappeler que la politique actuelle de la Vallée d'Aoste en matière de transport international vise à limiter le développement du transport routier - on a présenté tout récemment une proposition de loi là où on revient sur la validité des principes qui existent dans le Protocole transports de la Convention alpine -, par conséquent nous soutenons donc les programmes et projets d'infrastructure, de même que les systèmes de gestion des transports susceptibles d'assurer l'essor économique de notre Région dans le respect des conditions environnementales du territoire valdôtain. Nous ne devons cependant pas oublier la considérable fluidité des choix stratégiques qui caractérise la politique internationale des transports et je pense, notamment, aux grandes liaisons ferroviaires transalpines. Face aux décisions qui pourraient être prises, il est indispensable que notre Région maintienne l'attention sur l'évolution de l'échiquier international et national des transports à travers les Alpes. Dans ce contexte les deux grands axes qui mènent l'un vers la Suisse et l'autre vers la France ne doivent pas être considérés comme antagonistes. Pour la Vallée d'Aoste ce sont là deux connexions stratégiques avec l'Europe qui répondent à notre volonté de soutenir les liaisons par rail: nous avons d'ailleurs clairement pris position en ce sens dans le cadre de divers débats politiques et techniques. Encore récemment, à l'occasion de la visite du Commissaire européen aux transport, j'ai dit que nous sommes contraires au doublement du tunnel routier du Mont Blanc.

La liaison ferroviaire Aoste-Martigny demeure donc l'une de nos priorités en vue du développement des connexions internationales de la Vallée d'Aoste. Je dois dire que les Autorités suisses, surtout les Autorités centrales ont toujours précisé que pour discuter de ce tunnel il ne faut pas attendre la conclusion, mais au moins que soit presque conclu l'ensemble des liens au niveau international, tel que le Lötschberg, qui sera ouvert au mois de novembre, mais surtout le Saint-Gothard, qui est prévu pour 2017. Une étude a récemment évalué les retombées économiques de ce tunnel Aoste-Martigny. L'attention générale que suscitent en Europe les problèmes liés aux transports - au vu notamment des nouveaux défis que doit relever le système logistique de distribution des marchandises et des moyens à mettre en œuvre pour que celles-ci puissent franchir les Alpes - confirme la validité de ce projet, qui revêt par ailleurs une importance certaine pour le territoire valdôtain, qu'il rendrait plus accessible en permettant de le relier aux connexions actuellement en cours de réalisation dans le cadre des projets du réseau transeuropéen des transports. Bien entendu, il s'agit là d'une question qu'il convient de considérer à long terme et ce pour plusieurs raisons dont la plus importante est la position actuelle de la Confédération helvétique. Celle-ci a en effet sa propre programmation et a indiqué qu'elle pourrait envisager d'y intégrer la liaison Aoste-Martigny à l'horizon 2015-2020 car, à l'heure actuelle, elle s'est totalement engagée dans la réalisation de 2 autres grandes infrastructures: les tunnels du Lötschberg et du Saint-Gothard. C'est d'un commun accord avec nos partenaires suisses, et afin que nous puissions disposer d'autres éléments importants en vue de l'évaluation de ce projet, que l'étude dont je vous parlais tout à l'heure a été réalisée récemment, dans le cadre du Programme communautaire "Interreg III" et avec l'appui financier de ce dernier. Les résultats de ce travail, intitulé "Évaluation des scénarios socio-économiques et environnementaux dérivant de l'impact de la construction de la transversale alpine du Grand-Saint-Bernard", seront présentés, vraisemblablement cet automne, à la Communauté d'intérêts du Grand-Saint-Bernard qui se chargera de les divulguer. Quant aux évolutions qui s'en suivront, elles feront l'objet d'une concertation dans le cadre des institutions avec la République du Valais, d'une part, et avec la Confédération helvétique, d'autre part. Il faudra notamment jeter les bases d'une stratégie et d'un calendrier, établis avec l'accord des autorités centrales, auxquelles il revient d'entreprendre les actions bilatérales en vue de la réalisation du projet et de sa prise en considération par l'Union européenne.

Pour ce qui est d'une éventuelle liaison ferroviaire avec la France, ce projet doit être replacé dans le cadre plus vaste d'une série d'évaluations stratégiques et a déjà fait l'objet de discussions par le passé. Grâce à certains projets "Interreg", le Gouvernement régional est en train de se procurer un certain nombre d'informations et de données techniques qui lui fourniront la base indispensable à tout débat politique. Il y avait déjà eu à la fin des années '90 une expertise sur cette question, je l'appellerais "Morgex-Le Fayet", sous le contrôle du nouveau Président de l'"Union Valdôtaine", Cesal, qui depuis longtemps chaque fois que je dis Morgex-Le Fayet s'inquiète un peu, mais disons que le trajet devrait être plus ou moins celui-là. La discussion s'est notamment étendue à toute la zone des Alpes occidentales dans le cadre d'un projet dont le partenaire privilégié est la CAFI, la Conférence des Alpes franco-italiennes dont le Val d'Aoste fait partie en tant qu'ancienne Province, car ce sont les départements français et les provinces italiennes. Le projet en question a pris le nom d'"Observatoire transfrontalier des transits transalpins" et s'intéresse aux systèmes de franchissement des Alpes via les 3 passages du Mont-Blanc, du Fréjus et de Vintimille. Il faut ajouter à cela les études ponctuelles effectuées par le Projet Interreg "SITRALP" qui concernent l'élaboration de nouvelles solutions de transport pour l'axe du Mont-Blanc. Le Gouvernement régional applique ainsi les diverses stratégies de coopération transfrontalière en matière de transports et obtient, ce faisant, les informations grâce auxquelles il envisagera les solutions à long terme qui lui permettront de mieux gérer le transit international sur les grands axes franchissant les Alpes. Grâce à cette plate-forme de travail, nous pouvons donner suite à nos contacts politiques et administratifs, dans le cadre d'échanges et de discussions avec les administrations locales directement concernées et utiliser les ressources financières disponibles pour effectuer les premières enquêtes et études de base. A ce propos il me semble utile de préciser que nous n'en sommes encore qu'aux estimations préliminaires, lesquelles consistent uniquement dans des études de type économique et territorial et qu'à l'heure où je vous parle aucune activité de type conceptuel n'est en cours. Evidemment sur ce trajet l'hypothèse d'un train serait dans la logique du ferroutage, donc transporter les poids lourds sur les trains. A ce stade le Gouvernement régional a considéré qu'il était logique de n'écarter aucune hypothèse susceptible d'aboutir au résultat que nous souhaitons dans le domaine du développement du système ferroviaire, et en particulier pour ce qui est du transport de marchandises, résultat que la Convention des Alpes, de même que l'Espace Mont-Blanc (à l'échelon interrégional) appellent également de leurs vœux.

Enfin, du point de vue strictement politique, je me dois de souligner que le choix du Gouvernement régional de s'engager fermement dans l'étude de solutions de transport à travers le chemin de fer ne fait que renforcer d'autant son opposition nette au doublement du tunnel routier du Mont-Blanc.

Président - La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (CdL) - Una breve replica alla risposta che il Presidente ha fornito alla nostra interrogazione. Forse con una deformazione professionale potrei dire che c'è un concetto ben distinto fra quel "fumus boni iuri" necessario per poter conseguire un risultato certo in diritto e il "fumus" della politica che non fa conseguire risultati certi, nel senso che lei nella sua risposta ha fatto del "fumus" e basta: ha amplificato quello che da 14 anni i suoi predecessori a vario titolo hanno detto sui collegamenti ferroviari alternativi al trasporto su strada. I primi finanziamenti per l'Aosta-Martigny risalgono al 1992, siamo nel 2006, sono 14 anni; 14 anni durante i quali sono stati spesi parecchi miliardi di vecchie lire, in parte con fondi regionali, in parte con fondi dello Stato, ma non siamo arrivati all'obiettivo prioritario, ossia convincere della bontà di questo progetto l'unico interlocutore che era da convincere: il Governo della Confederazione elvetica. Il fatto di avere l'avallo del Comune di Martigny, piuttosto che del Cantone vallese non è elemento sufficiente per poter realizzare quest'opera. Il fatto che lei ci dica nella sua risposta che tutto sommato non scartiamo nulla, salvo il raddoppio del Monte Bianco, che sarebbe forse l'unica cosa che si potrebbe concretizzare in una logica unicamente del raddoppio della sicurezza e non del raddoppio dei transiti, ed era un'opera che poteva essere concretizzata nel momento in cui venne decisa la messa in sicurezza, se non fosse che il Governo regionale optò per delle scelte completamente diverse... oggi ci troviamo a sostenere la necessità di approfondire con fondi comunitari, nell'ambito dell'Osservatorio sui trasporti transalpini, un altro progetto alternativo: quello del collegamento ferroviario non più con Martigny, ma con la Francia sull'asse Morgex-Le Fayet. Presidente, allora possiamo dichiarare anche che assieme a questi 2 collegamenti alternativi all'autostrada possiamo ipotizzare in uno scenario futuribile, ma molto futuribile che va oltre quel periodo 2015-2020 che lei ha ipotizzato, un servizio di "shuttle", che partendo dal ristrutturato aeroporto, anche qui la storia è infinita... riusciamo a caricare i "container" sullo "shuttle", passare sopra il Monte Bianco e arrivare nel cuore d'Europa...

(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

... sicuramente... ecco la fantasia non ha limiti e noi auspicavamo che, intervenendo in una sede autorevole come è quella di Confindustria, più che vendere del "fumus" lei vendesse delle volontà politiche. Ci rendiamo conto che ancora una volta questa Giunta dagli industriali è andata a vendere parole. Non c'è un minimo di risorsa finanziaria dedicata a questo tipo di suggestione, non c'è un minimo di progettualità, c'è stata una grande battuta ad effetto che le ha regalato anche quel giorno la sovraesposizione mediatica. Lei sicuramente da questo punto di vista non è secondo a nessuno, perlomeno nei confini valdostani! Noi la inviteremmo però ad essere più concreto e nel farlo le ricordiamo quanto ebbe modo di dire convenendo sulla nostra posizione, ovvero che sull'Aosta-Martigny bisognava fare una seria verifica, perché non era intenzione della vostra Giunta di dissipare ulteriori risorse, soprattutto in un momento in cui si taglia dappertutto. Su tutto ciò che si taglia mi viene in mente una legge che sarebbe anche importante e interessante, ma che non è ancora tale, è solo una proposta che la Giunta ha mandato all'esame delle Commissioni: la legge sugli oratori. Questa legge mi crea qualche imbarazzo, perché, quando in Valle d'Aosta li stimiamo in un numero che penso sia superiore ai 20, ma possono essere anche 10, o 7, o quanti sono e voi stanziate 20mila euro, penso che probabilmente farete una legge che non troverà applicazione in virtù di una politica di tagli. Nella politica dei tagli allora non si possono dissipare per 14 anni miliardi su miliardi per vendere "fumo" sull'Aosta-Martigny. Presidente, perciò auspicheremmo che su tale argomento, prima di intraprendere un'altra avventura sulla Morgex-Le Fayet, vi sia una definizione delle tempistiche, delle risorse e delle opportunità di continuare su questa strada.