Oggetto del Consiglio n. 1954 del 24 maggio 2006 - Resoconto
OGGETTO N. 1954/XII - Divieto di prestito gratuito di DVD nella Biblioteca regionale. (Interpellanza)
Interpellanza
Considerato che ancora oggi permane il divieto di prestito gratuito nella Biblioteca regionale di Aosta dei DVD;
Rilevato che oggi il formato più diffuso nel mercato dei documenti audiovisivi è il DVD e che gradatamente le videocassette saranno sostitute da questi nuovi formati;
Preso atto che in alcune biblioteche comunali della Valle d'Aosta è data la possibilità agli utenti di prendere a prestito i DVD posti in commercio da almeno 18 mesi;
il sottoscritto Consigliere regionale
Interpella
l'Assessore competente per sapere:
1) quali sono i motivi dell'impossibilità per gli utenti della Biblioteca regionale di Aosta di avere in prestito i DVD;
2) se si intende, in un prossimo futuro, dar corso alle richieste, provenienti da una larga fetta di utenti, di poter avere in prestito gratuito tali documenti.
F.to: Venturella
Président - La parole au Conseiller Venturella.
Venturella (Arc-VA) - Credo che l'interpellanza sia molto chiara. Vogliamo solo sapere il motivo per cui ormai nel panorama dei film la videocassetta, quella che intendiamo come cassetta VHS, sia sostituita dai documenti DVD. Poiché sappiamo che vi sono alcune biblioteche valdostane che imprestano i DVD, vogliamo sapere perché questo non si possa fare anche nella Biblioteca regionale di Aosta. Attendiamo la risposta del Presidente.
Président - La parole au Président de la Région, Caveri.
Caveri (UV) - Il faut d'abord signaler qu'en ligne générale tous les documents bibliographiques, sonores et visuels de la Bibliothèque régionale sont sujets à être prêtés, à moins que des exigences liées à leur conservation ou à d'autres conditions particulières d'opportunité en déconseillent le prêt. La Bibliothèque régionale est d'ailleurs particulièrement "libérale", sur ce point de vue, par rapport à la plupart des bibliothèques italiennes, car on peut y emprunter jusqu'à 12 documents à la fois. En ce qui concerne les DVD, il n'existe aucun "divieto di prestito gratuito", mais une limitation provisoire du prêt en faveur des particuliers, pour les raisons qu'on va expliquer.
En effet, la Bibliothèque régionale prête déjà les DVD, depuis longtemps, à certaines catégories d'utilisateurs, à savoir: aux enseignants des écoles de la Région, à des fins didactiques; aux sourds et aux malentendants, qui peuvent utiliser la modalité du sous-titrage; aux invalides ne pouvant pas quitter leur domicile. Il faut rappeler encore que le projet originaire de la Bibliothèque régionale ne prévoyait pas la présence de la vidéothèque, dont la localisation, par conséquent, a été décidée après, dans des espaces résiduels qui auraient dû être destinés aux réserves. Il s'en est ensuivi la nécessité de contenir le développement spatial des collections audiovisuelles - cassettes vidéo à l'origine, puis DVD - et donc de choisir une politique d'achat orientée assez rigidement sur les "classiques" incontournables de l'histoire du cinéma et sur les productions didactiques et scientifiques, en raison aussi d'un public qui était formé à l'époque surtout d'étudiants et de cinéphiles. Ce choix a comporté des conséquences sur l'allocation du budget destiné à la vidéothèque, qui s'est maintenu sur des chiffres relativement modestes.
Le public de la vidéothèque a beaucoup augmenté et évolué depuis, et il est actuellement constitué en grande partie par des extra-communautaires qui utilisent souvent les films comme moyens d'apprentissage de la langue italienne, et donc d'intégration socioculturelle. Ce qui diversifie la typologie des produits que les utilisateurs demandent et pousse à l'achat d'un nombre plus important de films. Par contre, les DVD, qui aboutiront en des temps plus ou moins longs à remplacer progressivement les produits analogiques, ont - pour le moment - des prix très élevés: un DVD coûte aujourd'hui approximativement le double par rapport à une cassette VHS; ce qui fait que la quantité de DVD que la Bibliothèque peut acheter annuellement ne peut pas être très élevée: on a atteint dernièrement le chiffre de 350 documents environ par an. Le résultat de cette situation est que le nombre des DVD actuellement possédés par la Bibliothèque est de 1.300 environ seulement, contre 8.200 cassettes VHS. De ces 1.300 DVD, il serait possible, à l'heure actuelle, d'en prêter 750 seulement, en raison des contraintes imposées par la loi concernant les droits d'auteur, qui défendent le prêt gratuit pendant 18 mois après la parution (on ne peut les emprunter que "decorsi 18 mesi dall'esercizio del diritto di pubblicazione").
Le nombre limité de DVD réellement disponibles pour le prêt est l'une des raisons pour lesquelles la Direction des Archives et des Bibliothèques n'a pas encore activé le service de prêt généralisé à domicile. Lorsqu'on fait démarrer un service, il faut en effet en assurer des modalités adéquates et des standards qualitatifs élevés, suivant les recommandations de l'UNESCO et de l'IFLA - International Federation -, qui sont constamment respectées et souvent dépassées par les services bibliothécaires valdôtains. Il faut en effet éviter les "effets boomerang" qui se produisent parfois en ne tenant pas compte des proportions entre l'offre et la demande. C'est ce qui s'est passé, par exemple, dans une bibliothèque toscane qui est pourtant à l'avant-garde pour la qualité de ses services - c'est la Bibliothèque municipale de Empoli - à propos justement de l'ouverture du prêt des DVD. Le résultat a été que pratiquement tous les DVD, qui étaient trop peu nombreux, ont été empruntés simultanément dès le début; et les utilisateurs qui entendaient visionner les films auprès de la bibliothèque et les emprunteurs retardataires ont alors organisé un "sit-in" de protestation et on a dû faire un pas en arrière, revenant à la consultation sur place, en attendant d'avoir un fonds de films plus consistant.
Par rapport aux utilisateurs actifs de la Bibliothèque régionale, qui sont au nombre de 20.000 environ, il est prudent de disposer d'un fonds d'au moins 1.000 DVD pouvant être prêtés, pour faire démarrer le service de prêt généralisé avec une certaine tranquillité. En cas contraire, on risque de mécontenter tant les emprunteurs que les utilisateurs sur place, à cause des possibilités de choix limitées par la concurrence réciproque: il est à remarquer, à ce sujet, que les plus pénalisés seraient les utilisateurs sur place à faible revenu, ne disposant pas de lecteur de DVD chez eux.
Une autre raison est liée à la fragilité du support: les DVD doivent être maniés avec soin, car ils sont sujets avec facilité à des égratignures et à des rayures qui rendent le disque illisible: c'est pourquoi on a voulu tester un service de prêt restreint à quelques catégories de personnes, à titre d'expérimentation et compte tenu du prix élevé des documents, afin de vérifier l'état dans lequel les documents étaient rendus: cet essai a donné, jusqu'à présent, des résultats encourageants. La Bibliothèque vient d'ailleurs de se doter d'un appareil pour effectuer directement le nettoyage et le polissage des disques abîmés, ce qui constitue un pas de l'avant ultérieur vers la possibilité d'introduire le service de prêt.
Troisième et dernière raison pour ne pas avoir encore généralisé le prêt à domicile: des problèmes techniques existent quant l'application aux DVD du système antivol, employé actuellement pour les CD musicaux. D'autres bibliothèques ont été consultées, d'autres systèmes ont fait l'objet d ?évaluations, une réorganisation de la méthode d'emprunt a été examinée: on est actuellement en train d'élaborer la solution offrant le meilleur rapport entre les coûts et les prestations. On a donc vu que la solution des problèmes connexes au démarrage du prêt des DVD est à l'ordre du jour de la Direction des Archives et des Bibliothèques, qui entend bien ajouter au plus tôt cet énième "fleuron à la couronne" de services offerts par la Bibliothèque régionale à la population: sauf difficultés imprévues, on estime donc que ce service pourra démarrer dans quelques mois.
Président - La parole au Conseiller Venturella.
Venturella (Arc-VA) - Credo che la frase lapidaria di chiusura: "fra qualche mese potremo dare corso al prestito gratuito dei DVD" sia quella determinante ai fini della risposta; non me ne voglia, signor Presidente, e quella più interessante per gli utenti. Capisco benissimo le difficoltà dal punto di vista tecnico e dal punto di vista degli spazi, dell'organizzazione interna della Biblioteca, mi permetta però - sottolineando comunque la soddisfazione per la risposta, anzi per l'ultima parte della risposta, cioè fra qualche mese potremo prestare gratuitamente i DVD - due osservazioni.
Innanzitutto il costo eccessivo è anche derivato da questo strapotere, dal fatto che si gioca in un regime di oligopolio nel mercato dei DVD e prima delle cassette VHS, e credo che il fatto che il prestito dei DVD attraverso l'ente pubblico possa far diminuire la domanda, possa regolare il mercato; per cui, di fronte ad una diminuzione della domanda, il prezzo potrebbe anche diminuire e quindi servire da calmiere dei prezzi. In secondo luogo, lei parlava nella sua risposta del fatto che la Biblioteca non aveva previsto la videoteca in origine, era prevista l'emeroteca, ma non la videoteca; però lei sa bene che il volume di 100 DVD, un mezzo di quello occupato da videocassette, quindi l'acquisto di più DVD, va incontro ai problemi che lei ha testé spiegato.
Dato che alcune biblioteche in Valle d'Aosta... non facevo riferimento alla bellissima Biblioteca comunale di Empoli, ma alcune biblioteche valdostane prestano già i DVD... credo che gli utenti possano essere più che soddisfatti della decisione del Servizio biblioteche, spero, fra qualche mese, di permettere di prendere in prestito i DVD.
