Oggetto del Consiglio n. 1795 del 22 febbraio 2006 - Resoconto
OBJET N° 1795/XII - Allocution du Président et intégration du programme de législature.
Président - Comme convenu, le Président qui vient d'être élu va présenter son programme, ensuite nous procéderons à une suspension pour reprendre nos travaux à 16 heures.
La parole au Président de la Région, Caveri.
Caveri (UV) - M. le Président du Conseil, MM. et Mme les Chefs de groupe, MM. et Mme les Conseillers, tout le monde sait que j'ai un peu l'habitude et un peu la manie d'être rapide, je l'ai appris par mon père, et aujourd'hui en plus c'est son anniversaire, il fête les 83 ans.
Cette fois-ci j'essaierai, pour ne pas être reproché comme l'autre fois, d'être un peu moins rapide et un peu plus complet dans l'exposition du programme. A la fin de mon intervention il y aura la distribution de l'ensemble du texte, évidemment ce ne sera pas exactement correspondant aux choses que je dirai, parce que j'essaierai, pour ne pas être ennuyant, d'ajouter quelques passages. "Tâchons d'avoir une vision élevée de la question valdôtaine. Chanoux avait en horreur la dictature et le Fascisme, mais dans le même temps il méprisait tout ce qu'il y avait eu de mesquin et d'étroit dans la petite politique locale d'Aoste préfasciste. Cette marée de petites basses querelles est en train de monter de nouveau et risque de nous étouffer, nous devons considérer la politique comme une arme pour défendre notre minorité valdôtaine. Séverin Caveri, 20 décembre 1945". J'ai pensé de commencer avec cette phrase la présentation de ce projet politique, qui se concrétise dans cette législature à l'issue d'une brève crise politique commencée le vendredi et terminée le mercredi. La solution que nous proposons vise à assurer la gestion politique de notre Région au profit de tous les Valdôtains.
La majorité au sein du Conseil trouve ses valeurs dans l'esprit autonomiste et régionaliste et résulte d'un accord entre "Union Valdôtaine", "Stella Alpina" et "Fédération Autonomiste", qui peuvent ainsi retrouver le "fil rouge" d'une collaboration. Le projet en question se développe jusqu'en 2008 et doit créer en même temps les bases pour la nouvelle législature, celle future, en se concrétisant aussi dans l'alliance pour les élections politiques du mois d'avril prochain. Le programme s'inscrit dans le droit fil de ceux des Gouvernements régionaux précédents, puisqu'il en assure la continuité. Toutefois, nombreux sont les importants éléments innovants qui se traduisent par un regain d'engagement. Cette attitude s'impose d'ailleurs comme la seule réponse valable face à la menace du populisme et de la démagogie: à ce propos je pense que le thème du populisme est un thème tout à fait important.
Il y a un peu dans toute l'Europe le mécontentement à l'égard des partis politiques, on les dit aveugles et insensibles aux problèmes réels de la population, il y a un mécontentement résultant du fossé entre promesses électorales et réalisation effective. Parfois on parle de l'incapacité du personnel politique à affronter certains problèmes et on souligne le manque d'instruments institutionnels modernes et capables de répondre avec rapidité à les nécessités de notre société. Il y a parfois même dans le domaine économique et social une certaine insatisfaction, de plus en plus en Europe ça s'affirme avec ce Alain Minc, un politologue français, qui appelle le "crépuscule des petits Dieux", c'est-à-dire une certaine haine des élites, l'incapacité grandissante des élites d'assumer leur devoir. Il y a aujourd'hui en Europe, et il me paraît qu'il est en train de s'affirmer même au Val d'Aoste un certain néo-populisme. La chasse aux élites est ouverte, l'affirmation que le peuple porte en lui la vérité révélée, la conviction que les corps intermédiaires et les institutions représentatives ne sont plus valables. Alors moi j'y tenais, dès le commencement, à soutenir que nous avons besoin de réagir à cette idée d'avoir des élites incompétentes, corrompues, illégitimes devant lesquelles on trouve, par contre, des personnes qui sont honnêtes, efficaces, compétentes, bienfaisantes et légitimes.
Moi je pense que le populisme est aussi l'idée de "commissariare" la Région pour les élections anticipées, parce que ceux qui connaissent le mécanisme actuel qui gère notre Statut d'autonomie, savent parfaitement qu'en cas d'élections anticipées aujourd'hui il y a la nomination d'un commissaire, comme il s'est passé en 1966. Ce ne serait pas profitable pour l'autonomie de notre Vallée. Le nouvel axe politique, profondément ancré dans la réalité du territoire, se présente comme porteur d'un dessein ambitieux, nullement renfermé dans une vision localiste, mais ouvert à toute forme de collaboration et de coopération, même en réseau.
Notre autonomie spéciale, tout comme l'identité du peuple valdôtain, se situe entre les valeurs sûres de nos traditions et les innovations qui se succèdent aux niveaux national, européen et mondial, dans un contexte qui évolue sans cesse. Etre à même de concilier traditions et racines avec les exigences de renouvellement et les perspectives d'avenir: tel est le défi qu'il nous faut relever, dans un climat de loyauté et de collaboration étroite. Donc la critique au danger de la démagogie c'est justement et par contre la valorisation du rôle parlementaire du Conseil de la Vallée. Il s'agit de faire face aux problèmes avec détermination et fermeté, tout en étant bien conscients que notre Vallée et ses communautés vont devoir affronter bon nombre de défis et d'incertitudes dans les années qui viennent: c'est pourquoi il nous paraît essentiel que l'action du nouveau Gouvernement et de sa majorité soit menée dans le respect du principe de la participation, non pas au nom d'une démocratie vidée de son sens, mais parce que chacun se doit d'apporter sa contribution de façon responsable, dans le cadre du rôle qui lui a été attribué pour le bien-être et l'épanouissement de notre Vallée.
C'est un programme capable d'affronter les thèmes majeurs qui nous touchent de près, bâti selon une logique transversale quant aux résultats attendus et aux initiatives à réaliser. Une action gouvernementale collégiale, capable de coordonner les dossiers même les plus complexes, confortée par des synergies efficaces, qui seront assurées par le Président de la Région en tant que "primus inter pares", mais aussi en tant que référent politique et administratif et, par là même, responsable des dynamiques en jeu et de l'aboutissement des résultats.
On a partagé la présentation de ce document en 7 parties.
La première partie s'appelle une Région au service des citoyens, des familles et de la communauté. Nous le savons parfaitement, le Statut d'autonomie attribue à la Région un ensemble important de compétences, nous avons aujourd'hui un vaste réseau de services au profit des citoyens et de leurs familles. A cela s'ajoutent un territoire particulièrement exigu et une population peu nombreuse, ce qui explique des données économiques peu spectaculaires qui empêchent parfois la réalisation de véritables économies d'échelle. Dans un tel contexte opérationnel, il s'avère indispensable pour l'Administration régionale de maintenir un niveau optimal d'efficacité et d'efficience, afin de garantir des services de bonne qualité ainsi qu'une gestion responsable des dépenses publiques. Le sujet de l'action du Gouvernement est la communauté formée par l'ensemble des familles, en allant au-delà du concept d'assistance, mais en la considérant, la famille - dans une logique de subsidiarité -, comme le point de départ de toute action de Gouvernement.
Quelques éléments ponctuels dans cette logique d'une Région au service des citoyens. Il faut bien sûr et d'abord approfondir les rapports entre la Région et les collectivités locales: de ce point de vue je pense qu'il faut même réfléchir autour d'une question capitale, c'est-à-dire la matière d'élections communales aux fins du renforcement de la dynamique démocratique; pour ce faire, les mécanismes de l'élection directe du Syndic et du Vice-syndic dans les Communes d'une certaine taille seront révisés et l'introduction de diverses formes de participation directe du citoyen aux choix opérés sera étudiée. Il est quand même nécessaire un allègement et une simplification des procédures administratives, nous sommes en train déjà d'y travailler, grâce au suivi des délais nécessaires et à la réduction de ceux-ci, par le biais de l'informatisation et de la rationalisation des processus. Tout le monde en discute et nous sommes presque prêts à présenter la nouvelle loi n° 45, notamment pour ce qui est de la réforme du statut des dirigeants régionaux, de l'introduction de procédures visant à faciliter la mobilité entre les différents organismes et de l'amélioration de l'organisation des services.
Il faut - et on est obligé de le faire parce qu'il y a eu un changement de la loi nationale - réviser la législation régionale dans les domaines de l'accès aux actes administratifs et de la participation du citoyen à l'activité administrative, et notre point de repère ne doit pas être la loi nationale, qui est quand même très limitée, et par contre il faudra écrire une loi qui se réfère directement à la directive européenne dans cette matière. J'ajouterais dans ce chapitre l'importance de faire évoluer le Bureau pour les relations avec le public dans un "guichet unique du citoyen", c'est-à-dire le lieu privilégié des échanges entre l'Administration et les citoyens. Il faut encore chercher de solutions pour rationaliser les différents bureaux de la Région, il faut trouver de solutions pour simplifier les problèmes de gestion. Et encore: la valorisation du binôme "identité-autonomie" en tant qu'instrument propre à soutenir le développement de l'autogouvernement pour satisfaire les besoins et les aspirations de la Vallée et de sa communauté; symboles officiels, moments de conscience de l'histoire et de l'identité valdôtaine. Et encore: développement des infrastructures de télécommunications, révision de la législation sur la répartition des compétences entre le Conseil régional, le Gouvernement et le Président de la Région. Nous avons une organisation qui remonte à la fin des années '70 et aujourd'hui il faut faire évoluer les mécanismes de fonctionnement des administrations publiques, même dans le rapport entre Gouvernement et Conseil. Et encore: on est obligé de le faire, l'introduction de systèmes de contrôle de la gestion appropriés, en attendant au mois de mai la sentence de la Cour constitutionnelle sur cette loi régionale que nous avons votée il y a quelque temps et donc ce mécanisme autonome qu'on a envisagé, le "Gouvernement Berlusconi" a décidé de porter cette loi à la Cour constitutionnelle.
Deuxième argument: une Région autonome au cœur d'un réseau de relations politiques et institutionnelles. Autonomie en tant que "reconnaissance historique de nos spécificités culturelles et géographiques", mais aussi comme "valeur important de la communauté valdôtaine" et "autonomie pour le développement de notre Vallée". Nous voulons une Vallée d'Aoste renforcée dans son propre ordre juridique, à travers un Statut d'autonomie nouveau et plus moderne à approuver par le Conseil de la Vallée, capable d'exprimer des formes efficaces et modernes d'autogouvernement. Evidemment ce n'est pas le cas de le répéter, le sillon doit être le fédéralisme personnaliste qui permet, dans une petite réalité politique comme la nôtre, de maintenir l'efficacité des institutions, mais aussi le respect de la famille et de l'ensemble de notre communauté. Même à ce propos je vous laisse quelques arguments ponctuels:
- institution d'une Commission spéciale du Conseil, chargée d'élaborer le projet du nouveau Statut d'autonomie;
- redéfinition du rôle et de l'organisation de la Présidence et du Bureau de la Région à Rome, en vue d'une coordination plus efficace avec les Régions et Provinces autonomes, comme la nôtre, avec les Parlementaires valdôtains et avec les représentants régionaux au sein de la Commission paritaire (qui est en attendant la réforme du Statut le pivot de l'ensemble des nécessités d'amélioration de notre Statut d'autonomie);
- définition d'une nouvelle loi électorale régionale qui doit réglementer la forme de Gouvernement, parce que c'est prévu par les nouvelles règles du Statut, dans le respect - mais là c'est un dossier ouvert, dans le sens que j'ai l'impression que chacun de nous a ses préférences et donc il faudra en discuter - de notre particularisme et qui assure la gouvernabilité de la Région, ainsi que d'un nouveau règlement du Conseil. C'est au Conseil de le décider, mais moi je pense qu'il faut trouver de nouveautés dans notre règlement, c'est un règlement vieux qu'il faut améliorer;
- développer les rapports avec les Régions européennes dotées d'un pouvoir législatif, avec les Régions à Statut spécial et avec les Provinces autonomes. L'idée est celle d'organiser un observatoire législatif commun.
La montagne: nous avons dans de différentes instances interrégionales, italiennes et européennes des responsabilités et je pense que c'est une clé de lecture. Il faut rappeler que quand il y a eu le décret du lieutenant 1945 une des raisons de l'autonomie de notre Vallée est même liée aux raisons géographiques, donc la spécificité de la montagne. J'ajouterais un défi dans les prochains mois, c'est-à-dire la définition de la politique européenne de cohésion "2007-2013". Il y a un problème de périphéricité, de reconversion productive et de surcoûts propres à notre territoire alpin. Il faudra de ce point de vue réorganiser le Bureau de la Région à Bruxelles, à travers la loi qui est déjà au Conseil; il faudra améliorer l'ouverture au public pour toutes les démarches européennes avec même le Bureau d'information de l'UE qui doit s'ouvrir dans quelques jours; j'ajouterais l'Eurorégion Mont Blanc, et donc une logique transfrontalière encore plus importante que maintenant. Je dois dire que soit la Présidente de la Région Piémont, soit le Président de la Région Ligurie, mais aussi les Présidents des Cantons suisses et, encore, les Présidents des 2 grandes Régions françaises et de Rhône-Alpes, ont donné leur pleine disponibilité à reprendre ce discours d'une nouvelle formule d'Eurorégion et nous sommes en train de travailler sur les rapports bilatéraux et multilatéraux avec différentes Régions de l'UE.
La Francophonie, l'association des Régions francophones, l'"Espace Vallée d'Aoste" de Paris, qui doit devenir une "vitrine" promotionnelle à Paris. Enfin très important la mise à jour de la loi régionale en matière de coopération au développement, pour améliorer le soutien et la promotion des activités des organismes publics et privés oeuvrant à l'échelon régional. Sans solidarité vis-à-vis des Pays du tiers et du quatrième monde, on ne peut pas envisager d'être une société civile.
Troisième point: une Région capable de mettre en valeur et de préserver son territoire en tant que moteur de son développement. Passée la phase difficile de transition qui a suivi l'inondation de l'an 2000, la Vallée d'Aoste doit mettre sur pied, aujourd'hui, un processus de développement axé sur la valorisation durable du territoire et de ses ressources. Nous mettrons les intérêts des communautés locales au centre de l'action régionale et, sur cette base, nous définirons les choix prioritaires pour une gestion active du territoire et pour la valorisation des ressources traditionnelles. Il faut de ce côté faire une certaine autocritique: longuement on a discuté de la question "delle seconde case", on a eu toute une série d'interventions, mais il faut reconnaître qu'il faut de plus en plus y travailler sur ce dossier, en sachant que nous avons très peu de territoire, donc en tenant compte de toutes les difficultés, les avalanches et les inondations, il faut le considérer comme quelque chose de tout à fait précieux. A ce propos, le Gouvernement sera obligé de respecter les contraintes imposées par les risques hydro-géologiques et par le contexte environnemental propres à la Vallée et il sera appelé à créer les conditions nécessaires au démarrage des activités économiques et à l'épanouissement de la vie sociale, y compris du point de vue de la sécurité. Là aussi nous avons de priorités, on a décidé de mettre sur le papier, parce que sont des engagements qui permettront aux citoyens et au Conseil de contrôler l'ensemble des propos et des engagements que nous avons pris devant le Conseil:
- application du Plan de protection des eaux;
- définition de solutions stratégiques pour le secteur des déchets, soutien du tri sélectif et du recyclage et évaluation de la faisabilité du système de thermovalorisation;
- définition du Plan régional pour la qualité de l'air;
- changements climatiques, poursuite des études visant à définir les scénarios prévisibles de modification des conditions environnementales;
- réglementation de la circulation sur les axes internationaux et dans les tunnels alpins, notamment avec l'introduction de systèmes de contrôle et de fluidification du trafic basés sur les nouvelles technologies et concrétisation des initiatives destinées à encourager l'utilisation de l'autoroute, avec des tarifs préférentiels pour les résidants;
- mise aux normes des plans régulateurs, protection et meilleure utilisation du territoire;
- accords pour la mise aux normes des différents outils urbanistiques;
- redéfinition des limites des zones inconstructibles;
- développement des initiatives de valorisation des aires protégées.
Il y a évidemment un autre argument dans ce secteur, c'est le Plan de travaux connu comme "Grandi opere". On est dans le moment de la phase de faisabilité, donc là aussi c'est un défi majeur. Encore: le Plan de développement rural 2007/2013 avec 3 priorités: restructurer le secteur agricole pour en augmenter la compétitivité, valoriser l'environnement et l'espace naturel en soutenant la gestion du territoire, améliorer la qualité de la vie dans les zones rurales et encourager la diversification des activités économiques. Le défi dans le secteur agricole est difficile, car nous nous trouvons face à un changement des règles, donc il faudra être prêts. Et encore: diffusion des réseaux technologiques, là il faut à la fois répondre aux nouveaux besoins des grands centres comme la ville d'Aoste, mais il faut avoir des installations en fonction des réseaux technologiques pour les services de nouvelle génération même dans les aires marginales; valorisation du Fort de Bard; achèvement des études techniques et des procédures administratives pour la réalisation de la "Porte de la Vallée d'Aoste" de Pont-Saint-Martin; définition de nouvelles modalités de gestion pour la valorisation des châteaux.
Il y a d'autres nécessités: modernisation du chemin de fer et adaptation de ce dernier aux caractéristiques du transport local et aux demandes en matière de déplacements interrégionaux; l'Aéroport régional, par le biais de la définition de services spéciaux destinés au secteur touristique; rationalisation des installations à câbles et les domaines skiables compte tenu de l'évolution prévue du marché touristique et de la situation climatique. Il y a une réforme du système touristique, qu'on est en train de discuter; il y a une phase de participation très active des professionnels du tourisme et des autres sujets actifs sur le territoire, afin de définir un ensemble de mesures pour le tourisme dans notre Vallée. Enfin, dernier argument de ce secteur: le Parc national du Grand-Paradis. Nous avons besoin de répondre aux différentes nécessités, la chose plus importante c'est le plan d'aménagement du Parc du Grand-Paradis, c'est une chose tout à fait délicate qu'il faudra discuter dans ce Conseil.
Quatrième argument: une Région plurilingue ouverte à la formation et à la culture. Nous entendons la culture comme un concept global et unitaire qui renferme en soi éducation, formation et patrimoine culturel. Le particularisme valdôtain doit constituer le tremplin grâce auquel nos jeunes verront se multiplier les opportunités de formation et d'épanouissement. Quelques points: régionalisation du personnel scolaire, du point de vue du contrat et du statut, au moyen de mesures appropriées qui sauvegardent les droits et les aspirations du personnel en service et permettent son insertion dans le Statut régional, et définition de la position des dirigeants scolaires par rapport aux dirigeants régionaux; adaptation aux caractéristiques régionales de la récente législation nationale relative au 2e cycle de l'éducation et éventuelle expérimentation d'un rapport entre éducation, organismes de formation et Agence de l'emploi; valorisation des actions de formation permanente, entre autres par le biais de formes de coordination entre le Centre territorial, l'Agence de l'emploi, l'Université et les autres organismes intéressés; définition de nouvelles lignes stratégiques pour l'Université de la Vallée d'Aoste; réalisation d'une structure destinée à accueillir les manifestations importantes. Dans le cadre d'un ample projet de valorisation de la zone sud d'Aoste, nous avons commencé à travailler sur le palais à Aoste et j'espère que ce sera une réalisation concrète pendant cette législature.
Nous avons aujourd'hui cette perspective importante de transférer à l'intérieur de l'ancienne cotonnerie "Brambilla" de Verrès l'Ecole polytechnique. Nous sommes en train de travailler sur le transfert de la Caserne Testafochi, dont les procédures de transfert au patrimoine régional doivent être définies et ce sera le siège définitif de l'Université; valorisation de la culture walser et dispositions spécifiques en faveur des langues franco-provençales. Enfin l'IRRE et le Système des bibliothèques, l'adaptation des programmes nationaux de l'école et la définition des actions nécessaires pour assurer l'employabilité du diplôme de fin d'études secondaires du 2e degré bilingue dans un contexte francophone.
Il quinto punto è una Regione moderna, innovativa e attenta alle politiche del lavoro e dello sviluppo. Ci troviamo ad affrontare l'impegnativa sfida della situazione economica valdostana. Nella percezione dell'opinione pubblica, talvolta addirittura più che nella realtà, emergono le preoccupazioni per la questione del lavoro, che è questione centrale, così come l'impatto della crisi industriale. Le proposte puntuali che proponiamo sono la definizione, entro il 2006, di un "Piano straordinario del lavoro per la Valle d'Aosta", redatto avendo riguardo alle esigenze del sistema produttivo e alle professionalità, presenti o da sviluppare, e l'implementazione delle iniziative di monitoraggio del mercato del lavoro, al fine di ottimizzare l'azione e le scelte della Regione. Di recente sono stati trasferiti gli uffici regionali del lavoro, bisogna sempre più lavorare sul problema capitale di come far meglio coincidere domanda ed offerta del lavoro; riorientamento dei regimi di aiuto alle imprese, perché con la legislazione attuale non siamo più attrattivi, e quando abbiamo incontrato gli industriali giapponesi interessati alla "Tecdis" le "slides" che ci hanno fatto vedere, ci facevano una certa impressione, perché erano delle comparazioni fra noi, il Giappone, la Cina e noi dovevamo trovare delle ragioni di attrattività. Da questo punto di vista, in armonia con il processo di riforma della normativa comunitaria in materia di aiuti di Stato, dobbiamo trovare delle nuove possibilità, la ricerca è uno dei filoni privilegiati.
"Area Espace Aosta": riorganizzazione del settore sud del capoluogo regionale attraverso una revisione dell'accordo di programma dell'area "Cogne" finalizzata alla presa in conto di nuove funzioni, sia dal punto di vista della localizzazione di servizi, sia per infrastrutture di uso pubblico, e visto che ne abbiamo discusso già con il Comune di Aosta, possiamo dire che ci siamo sull'idea di un collegamento meccanico fra l'area e il centro urbano, aspettando lo sfondamento che potrà avvenire con il riordino del sistema ferroviario, lo sfondamento della città di Aosta verso l'area dell'"Espace Aosta" con la riduzione a un solo binario del sedime ferroviario.
Attuazione di azioni di marketing territoriale attraverso la promozione di "labels" di qualità ("Saveurs du Val d'Aoste", la "Route des Vins"); revisione della legge sull'IVAT per l'artigianato di tradizione. Attivazione di una "task-force", coordinata dal Presidente della Regione, coinvolgendo la "Casinò de la Vallée s.p.a." e il Comune di Saint-Vincent per la questione della Casa da gioco, che sarà oggetto di questa mozione che presenteremo in un prossimo Consiglio, in cui faremo il punto della situazione delle diverse questioni alla nostra attenzione.
Rafforzamento della politica regionale in materia di energie alternative e di produzione energetica idroelettrica, anche promuovendo iniziative tariffarie in favore dei Valdostani; oggi le tariffe scontate valgono solo per il popolo delle partite IVA, ma dal 2007 ci sarà la possibilità di far aderire anche i cittadini e le famiglie. Regolazione e revisione della politica di autoproduzione energetica, sia in relazione alla situazione di concorrenza, sia per gestire in modo più efficace gli impatti ambientali dovuti al prelievo delle acque. Approccio trasversale alla situazione dei disabili e degli svantaggiati; il problema del lavoro dei disabili è un problema molto pesante, perché come sapete nella nostra Regione abbiamo raggiunto il limite degli impieghi nel settore pubblico, che non può essere sfondato. Credo che dobbiamo dare la massima integrazione delle fasce deboli nel lavoro, nella scuola ed in ogni spazio della vita sociale. È dovere di un paese sviluppato come il nostro, non possiamo vantare dei livelli di ricchezza straordinaria che ci pongono al 2° e al 3° posto delle Regioni europee e avere delle fasce di disagio che, nel caso dei disabili, sono molto negative. Progettazione e realizzazione di interventi volti ad aumentare l'attrattività industriale del territorio: questi sono degli strumenti che si accompagnano agli aiuti ad imprese, partner pubblico privato, bisogna trovare delle nuove forme. Infine le problematiche concernenti lo sviluppo delle ONLUS e del 3° settore e le esigenze in termini di riconoscimento e di integrazione di questo nuovo modo di fornire prestazioni e servizi con i settori economici tradizionali.
Sesto e penultimo punto: una Regione che lavora per la qualità della vita e il benessere dei cittadini. Pur in tempi di ristrettezze e di austerità derivanti dal "Patto di stabilità", il "Welfare" regionale - che copre ad ampio spettro i bisogni della popolazione - resta un caposaldo della nostra azione di Governo. L'impegno del Governo regionale sarà quello di garantire la salute e il benessere sociale attraverso la realizzazione graduale di un nuovo piano socio-sanitario 2006-2008. Il bisogno di rendere più equa la ridistribuzione dei servizi alla persona deriva dall'ovvia constatazione che, soprattutto in una fase in cui l'economia cresce a fatica, sono le fasce sociali più deboli a dover essere garantite, come dimostrato dal recente studio sulla povertà. I temi della qualità della vita e del benessere dei cittadini dovranno trovare risposte concrete in interventi mirati per garantire il diritto alla casa e il sostegno alla famiglia, per gestire i sempre più importanti fenomeni di immigrazione, per mantenere sul territorio i servizi essenziali, per garantire la sicurezza e l'ordine pubblico.
Dovendo anche in questo caso declinare per punti, vorrei ricordare la definizione della "regionalizzazione del personale sanitario", perché da una parte ci deve essere una piena regionalizzazione del settore scolastico, ma ci deve essere anche una regionalizzazione del personale, e una razionalizzazione delle strutture ospedaliere, con la realizzazione del nuovo presidio in Aosta, allo scopo di migliorare progressivamente il servizio all'utenza e sviluppare le professionalità avendo riguardo a principi di efficienza, efficacia ed economicità. Su questa questione c'è già un percorso all'interno delle grandi opere, che è stato concordato, che consente con questo studio di fattibilità di dare questa risposta definitiva che è questo nuovo presidio in Aosta. Creazione di un sistema di sanità integrativa regionale, sulla base della norma di attuazione, e anche un sistema di fondi territoriali che permetta di guidare lo sviluppo della previdenza integrativa.
Il fenomeno migratorio in Valle d'Aosta avrà ed ha degli impatti notevolissimi, lo ricordavo ieri sera al Conseil fédéral de l'Union Valdôtaine. Nelle mie funzioni prefettizie ogni giorno firmo le cittadinanze e devo dire che abbiamo un fortissimo fenomeno di immigrazione che implica dei problemi occupazionali, sociali, scolastici e culturali e non possiamo far altro che lavorare con strumenti di coordinamento quale il Consiglio Territoriale dell'Immigrazione e vigilare, in senso positivo, a beneficio dell'immigrato, che talvolta si trova in situazioni analoghe al caporalato di triste memoria. Quindi si tratta di trovare dei meccanismi di regolamentazione e di intelligente gestione dei flussi.
Definizione di un Piano speciale per la gestione dell'emergenza abitativa e dell'edilizia residenziale: da questo punto di vista siamo deboli non per colpa nostra, ma per colpa dell'accumularsi nel tempo di scelte anche non condivisibili dei Comuni. Oggi l'emergenza abitativa grava quasi interamente sul Comune di Aosta. Abbiamo situazioni che viviamo personalmente, alcuni di noi anche con la propria generosità, di persone che sono in testa alle graduatorie e pur a fronte di casi umani preclari, famiglie numerose, difficoltà nel lavoro, non riusciamo ancora a trovare una situazione per loro.
Razionalizzazione dei servizi pubblici di presidio per l'intero territorio regionale; intensificazione delle campagne informative/educative in materia di tutela della salute; realizzazione di un coinvolgimento della popolazione sugli aspetti di protezione civile, sia per la situazione dell'ordine e della sicurezza pubblica. Lanceremo questa proposta di una Valle d'Aosta sicura, con dei sistemi di telecamere che, senza essere per nulla invasivi della "privacy" dei cittadini - abbiamo a tal riguardo già incontrato il prof. Pizzetti, responsabile dell'"Authority" per la "privacy" - rispondano a quell'esigenza di cui si discusse in Consiglio di una maggiore sicurezza a fronte di una crescita di piccoli reati che preoccupano: i furti in appartamento ne sono un caso preclaro.
I trasporti e il nuovo Piano di bacino di traffico, nuovi servizi di trasporto che si chiamano "servizi a chiamata"; progettazione e concretizzazione di iniziative volte a perseguire il miglioramento del sistema dell'informazione locale, rivedendo la legge attuale "Disposizioni per le attività di coordinamento, promozione e sostegno del sistema della comunicazione e dell'informazione regionale"; introduzione di sistemi di codificazione e monitoraggio qualitativo delle procedure amministrative della Regione.
Settimo e ultimo "volet": una Regione solidale e attenta alla concertazione e alla partecipazione. "Autonomia" significa anche un modello originale di concertazione e partecipazione a livelli diversi, nella piena applicazione della sussidiarietà verticale ed orizzontale. È questo l'approccio che riteniamo vincente nell'affrontare i problemi che interessano la nostra comunità, perché bisogna anche consolidare la fiducia dei cittadini e delle imprese valdostane nelle istituzioni regionali e nelle politiche adottate: creare un sistema di "governance" a più livelli, stringendo accordi sostanziali e trasversali attorno a programmi e progetti concertati ed attuati insieme. Ecco il perché di un nuovo "Patto per lo sviluppo", quale strumento di concertazione permanente e condiviso nel contesto socioeconomico valdostano; ecco perché definire e attuare, attraverso intese ed accordi di programma, di patti territoriali per lo sviluppo su aree omogenee della Valle, partendo dalle indicazioni strategiche del "PTP", per prendere in conto le esigenze delle realtà locali ed integrarle nelle politiche regionali. Spesso ci troviamo ad avere opere pubbliche o interventi pubblici che agiscono in una medesima area e non esiste una concertazione di questi medesimi interventi. L'unica soluzione che possiamo mettere in campo in fretta è quella di definire dei patti territoriali.
Ancora: la valorizzazione del ruolo dell'Associazionismo e del volontariato; la valorizzazione del ruolo dell'"Espace Mont Blanc" quale modello esemplare nella cooperazione transfrontaliera partendo dall'attuazione dello "Schema di sviluppo sostenibile"; sviluppo di momenti aggregativi, nella legge sulla simbolistica li abbiamo chiamati "rendez-vous citoyens" per avere attraverso l'ipotesi di un servizio civile regionale, come hanno fatto alcune Regioni, periodi di servizio alla comunità da parte dei giovani valdostani anche attraverso la creazione di un sistema di Servizio civile regionale (abbiamo solo il Servizio civile nazionale); sistematizzazione e sviluppo degli strumenti in materia di nuove tecnologie per una migliore informazione diretta ai cittadini; monitoraggio delle politiche giovanili in Valle d'Aosta, pensando nel contempo in questa società, che è diventata ormai una piramide rovesciata, al ruolo e alle politiche rivolte alle persone anziane; potenziamento delle "pari opportunità" e degli strumenti finalizzati ad assicurare a tutte le componenti della società l'esplicazione delle loro potenzialità; consolidamento del ruolo della Camera di Commercio; rafforzamento del ruolo dell'Agenzia regionale per le Relazioni Sindacali quale sede privilegiata di concertazione e di decisione, a servizio del comparto pubblico regionale che bisogna valorizzare.
Concludo questo mio intervento con alcune brevi conclusioni di tipo politico. È molto interessante il libro di un geografo, che dice: "le questioni irrisolte che incontra una società, potrebbero quasi sempre avere a qualche ora di treno, a volte perfino a pochi minuti di tram, risposte che in altre configurazioni geografiche un'altra società è riuscita a trovare un po' prima": questa è la logica delle reti. Se ci chiudessimo in un vieto provincialismo da "cul de sac", saremmo destinati, come avvenne per l'autonomia della Valle d'Aosta nella seconda metà del '700, al declino e devo ricordare che quel declino era anche percorso da 1.000 divisioni della comunità valdostana, quindi oggi bisognerebbe trovare una specie di antivirus che ci permetta di svelenire questa nostra conflittualità che è autodistruttiva. A volte trovo che il cumulo di odio che si è sommato in alcune incomprensioni reciproche ha veramente del patologico, non siamo più di fronte alla normalità di un dialogo politico, siamo di fronte quasi a patologia.
Ce qui est important, c'est qu'on ne peut pas comprendre la réalité de notre Vallée comme des Régions, uniquement à partir de leur organisation juridico-administrative ou de leur droit institutionnel (dans notre cas le Statut d'autonomie). Il faut prendre en compte leur imaginaire passé et actuel. Nous avons la nécessité de faire un effort de connaissance, de connaissance de notre culture, de notre particularisme; ce n'est pas une façon pour transformer les jeunes dans une espèce de gens qui n'ont pas une conscience, auxquels on impose la connaissance, mais parfois il y a dans notre réalité un oubli complet des fondements de notre autonomie spéciale, des raisons historiques, culturelles, géographiques qui fondent notre particularisme.
J'ai commencé avec Séverin Caveri et, dans une logique de "par condicio", je terminerai avec Alessandro Passerin d'Entrèves. Dans un beau livre du prof. Massimo Tringali, un livre tout à fait intéressant sur l'"Obbligazione politica" in Alessandro Passerin d'Entrèves, argument tout à fait délicat et pour ceux d'entre vous qui sont des juristes c'est un thème très difficile, mais quand même Alessandro Passerin d'Entrèves écrivait ça: "Con il termine obbligo politico intendo qui designare l'obbligo a cui è sottoposto l'uomo come cittadino in quanto membro, cioè di una comunità giuridicamente organizzata e socialmente coesiva: giuridicamente organizzata, deve trattarsi di una comunità le cui leggi soddisfino al requisito della validità e dell'efficacia, in cui esista cioè un potere sovrano in grado di emanare e di garantire norme vincolanti per i cittadini; socialmente coesiva, deve trattarsi di una comunità i cui comportamenti individuali siano determinati da uno spirito di solidarietà e di cooperazione, dall'esistenza cioè di quello che gli antichi trattatisti chiamavano il patto sociale". Je trouve fort intéressante cette suggestion du prof. Passerin d'Entrèves, car il y a la politique, mais il y a quelque chose qui précède la politique et doit être ce sens de la communauté, qu'il ne faut jamais oublier. Et à ce sens de la communauté j'essaierai de donner ma contribution et la contribution de mon Gouvernement. Je vous remercie.
Le Conseil prend acte.
Président - Je crois que nous pouvons terminer nos travaux pour ce matin. Le Conseil est convoqué à 16 heures.
La séance est levée.
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La séance se termine à 12 heures 15.
