Oggetto del Consiglio n. 4186 del 15 febbraio 1993 - Resoconto
OGGETTO N. 4186/IX Interventi per sostenere le attività agricole in relazione alle difficoltà del settore lattiero-caseario. (Interpellanza)
Interpellanza Avuta notizia che la Cooperativa Fontine in seguito alle difficoltà di commercializzazione della fontina ha ridotto l'ammontare dell'acconto assegnato ai produttori a lire 50.000 per forma;
tenuto conto che, di conseguenza, le varie Cooperative del settore lattiero-caseario liquideranno presumibilmente ai soci un acconto di circa lire 400 al chilogrammo di latte;
considerato che tra gli operatori del settore diversi sono i giovani agricoltori che hanno intrapreso recentemente tale attività usufruendo di mutui ai sensi delle vigenti leggi regionali o di provvidenze CEE;
sottolineato il grave stato di disagio economico nel quale verrebbero a trovarsi questi giovani imprenditori già oberati da non indifferenti oneri finanziari derivanti da tali mutui e da analoghi impegni sottoscritti;
i sottoscritti consiglieri regionali
interpellano
l'Assessore competente per conoscere:
quali provvedimenti la Giunta regionale intende porre in atto per alleviare questi disagi e per sostenere le sopracitate attività particolarmente quelle avviate dai giovani agricoltori.
F.to: Lanièce - Trione - Ricco.
Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Lanièce.
Lanièce (DC) Penso che l'interpellanza, tanto nelle premesse quanto nella domanda, sia sufficientemente chiara e pertanto non ritengo di doverla illustrare ulteriormente.
Vorrei solo ricordare che la sua presentazione è stata dettata dalla grande preoccupazione dei produttori di fontina sulle possibili conseguenze nel settore della zootecnica regionale se non si interverrà con urgenza per risolvere o perlomeno per attenuare le difficoltà del momento.
Abbiamo appena parlato della crisi dell'edilizia. Penso che sia nota a tutti la crisi del settore della siderurgia. Non vorremmo dover parlare anche di una eventuale crisi della zootecnica, con conseguente disoccupazione non solo dei dipendenti ma anche degli stessi imprenditori.
Presidente Ha chiesto la parola l'Assessore all'agricoltura, forestazione e risorse naturali, Perrin.
Perrin (UV) Je ne cache pas que cette interpellation a mis le doigt sur un problème qui est extrêmement difficile à résoudre. Dans ce secteur, nous avons une situation qui traîne depuis quelque temps et dont l'état de santé n'est certainement pas brillant. Il faudrait peut-être, avec beaucoup de calme, remonter aux causes de cette situation de difficulté qui risque d'entraîner dans une débâcle tout le secteur de la zootechnie valdôtaine qui, à cause de la crise de la commercialisation de son produit principal, la fontine, risque d'entraîner aussi la fin de tout le secteur de l'économie agricole valdôtaine.
Il faut dire que peut-être, dans le passé, l'organisme responsable de la commercialisation a mené une action, dans un moment où le marché de la fontine n'avait aucune difficulté, qui a porté de façon, peut-être, je ne dis pas inconsidérée, mais non suffisamment réfléchie, à augmenter le prix de la fontine même; ce qui a fait, puisque le secteur était devenu extrêmement intéressant, que plusieurs producteurs, qui jusqu'alors s'étaient adressés vers d'autres productions, se sont adressés à la production de la fontine. En effet, certains éleveurs qui fournissaient le lait à la Centrale laitière ont abandonné de conférer leur produit à cette société et cela même avant les difficultés de la société Centrale laitière d'Aoste. D'autres, qui par exemple produisaient de la tome ou d'autres fromages locaux, se sont adressés vers la fabrication de la fontine, ce qui a augmenté énormément cette production. Parallèlement il n'y a pas eu le même accroissement de la commercialisation et, donc, la difficulté qui s'est accrue, depuis les années 90, et qui a porté à un stockage de fontine auquel nous devons maintenant faire face.
Vis-à-vis de ce problème d'excédent de production, la coopérative des producteurs de lait et de fontine a réagi en baissant la somme qui était mise à disposition des producteurs, en passant de 75 mille lires par forme à 50 mille lires; ce qui a créé - c'est inévitable - des difficultés chez certains éleveurs et de façon particulière chez les jeunes qui avaient fait des plans d'aménagement de leur entreprise agricole et qui avaient des emprunts envers les banques qu'ils doivent rendre.
Je crois que face à ce problème nous ne pouvons pas agir de façon précipitée et nous ne devons pas trouver un remède immédiat qui puisse résoudre momentanément la question, mais qui laisse le problème traîner dans la suite. En ce moment, ce n'est pas pensable de répéter une opération juste, approuvée par ce conseil pour faire face, l'année dernière, au déficit budgétaire de la coopérative. Il faut trouver une politique agricole dans le secteur laitier d'ample envergure. Cette politique doit avoir un secteur d'action unitaire de tous les organismes concernés et de tous les organismes qui tournent autour du secteur laitier; donc, du consortium des producteurs de fontine qui doit reprendre son rôle, de la coopérative et des autres organismes de production et de commercialisation, le différentes coopératives fromagères, du l'AREV en tant que responsable de l'élevage, de l'Anaborava, de l'institut agricole régional, du Copagrival ou des associations de catégorie et cetera
C'est dans ce sens que l'Assessorat a travaillé au mois d'octobre dernier, en indiquant des lignes programmatiques, que la Junte a fait siennes à travers une délibération du 30 octobre 1992, sur proposition de l'assesseur Rollandin et qui établissent un peu le futur, l'action politique que ces différents organismes et non uniquement l'Assessorat ou uniquement la coopérative, ou uniquement le consortium doivent mener tous ensemble. D'abord le problème de la production, avec un ralentissement momentané, parce que ce n'est pas là notre but, le but n'est pas celui de diminuer la production tout court, mais de faire face en ce moment à l'excédent du produit fontine. Par exemple, l'application du règlement adopté par le consortium des producteurs de fontine va justement dans ce sens, à travers la possibilité de produire la fontine dans les étables où il y a des vaches de race bovine autochtone et une alimentation par du foin local. La coopérative a indiqué qu'il faut utiliser 100 pour cent de foin local. Ces lignes programmatiques prévoient 100 pour cent de foin local comme objectif final, et c'est aussi l'idée du consortium, mais il faut y arriver progressivement, pour le moment on prévoit 60 pour cent de foin local. Une commission des différents organismes concernés aura le but de contrôler sans faire le gendarme mais plutôt pour conseiller afin de pousser à l'amélioration de la production.
La même chose concerne la publicité du produit qui devra être la plus unitaire possible. Le problème des magasins. Bientôt on pourra ouvrir une partie des magasins de Pollein, et donc améliorer la gestion de l'affinage de la fontine et diminuer les frais de gestion. Le problème du label. Le problème de la qualité du lait et, par conséquent, de la qualité de la fontine, est à affronter en poursuivant, là aussi de façon progressive mais toujours plus incisive, le payement du lait dans les différentes fromageries selon la qualité et en primant toujours plus le lait de haute qualité par rapport à celui de qualité inférieure.
Enfin, il faut prévoir une nette amélioration de l'assistance technique, économique et sociale que l'Assessorat peut donner et directement et à travers les conventions avec d'autres organismes comme l'Unité Sanitaire Locale, l'association régionale des éleveurs valdôtains et cetera. C'est à travers cette politique qu'il faut envisager le renouveau du secteur laitier de la Vallée d'Aoste.
En ce qui concerne la coopérative, si nous ne voulons pas essuyer dans le futur les mêmes tracas qu'aujourd'hui, il faut diminuer fortement les frais de gestion et une partie de cela pourra être fait à travers l'amélioration des magasins, à travers la robotisation qui est en train de se poursuivre des magasins de Pollein, mais aussi l'intention d'aller robotiser, non pas de la même façon, aussi les autres magasins naturels, les tunnels dont la coopérative se sert en ce moment.
Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Lanièce.
Lanièce (DC) Ringrazio l'Assessore per la sua risposta, che è stata molto chiara. Egli ha fatto anche una cronistoria di tutto quanto è avvenuto in passato, dell'attività della cooperativa e di quanto è stato fatto per cercare di migliorare la produzione.
Il problema però è di cercare di fare qualcosa per l'immediato futuro, pagando con più sollecitudine i contributi previsti dalla legge n. 30 ai produttori. Questo sarebbe un provvedimento interessante, che potrebbe far affluire del denaro fresco nelle casse delle imprese agricole.
Non so è stato risolto il problema del risanamento. Dagli ultimi dati di circa un mese fa risultavano ancora da liquidare gli abbattimenti della fine della campagna 1991-92, cioè quelli di luglio e di agosto, che non erano ancora stati pagati...
(...interruzione dell'Assessore Perrin...)
... Se sono stati pagati, va bene.
Probabilmente noi garantiamo le 11.000 lire dell'anno precedente, ma occorre tener conto che quelle erano già state diminuite di 600 lire rispetto all'anno prima. Pertanto, con l'aumento dei costi e la diminuzione del pagamento del prodotto, i bilanci delle aziende non possono certamente essere floridi, per cui le stesse patiranno dei contraccolpi abbastanza pesanti, che ricadranno soprattutto su quei giovani che hanno posto in atto dei piani di miglioramento ed effettuato grossi investimenti, perché adesso devono affrontare grosse difficoltà per far fronte agli impegni con gli istituti bancari.
Per ovviare a tali difficoltà si potrebbe intervenire con i prestiti sulla conduzione nei confronti delle cooperative, non dei singoli, innalzandoli almeno a 75.000 lire, perché se li teniamo a 50.000 lire i caseifici dovranno erogare un acconto di sole 400 o 420 lire al chilo, contro le 600 o 750 lire di un anno fa. La riduzione sarebbe eccessiva e non tutti potrebbero farvi fronte.
Sapendo che ci sono tanti altri problemi, dobbiamo essere tutti uniti. Non si tratta di cavalcare delle tigri per far dire che uno è più bravo dell'altro. I problemi devono essere affrontati tutti e poi occorre mettersi assieme e discutere, senza che nessuno presuma di avere la soluzione in tasca, perché io penso che se qualcuno l'avesse l'avrebbe già tirata fuori. Il problema è che nessuno ce l'ha, non ce l'hanno né i consorzi, le cooperative, gli assessorati, i caseifici, né le associazioni di produttori o di categorie, non ce l'ha proprio nessuno. Tutti pensiamo, ma molte volte tendiamo anche - non è questo il caso, perché ci si è comportati in modo estremamente corretto - a scaricare le colpe su qualcun altro.
Torno a ripetere che questo non è avvenuto oggi qui e non mi si faccia dire che l'Assessorato vuole scaricare. L'Assessore oggi è stato molto corretto, perché non ha detto che la colpa è di Tizio o di Caio, però molte volte si ha la tendenza a cercare di "scaricare" le responsabilità, mentre bisognerebbe cercare di affrontare più a fondo i problema per trovare le soluzioni più idonee, perché, mentre si cerca il capro espiatorio, purtroppo i produttori non vedono risolti i loro problemi.
Cerchiamo, quindi, di operare tutti assieme con l'intento di voler risolvere i problemi, però bisognerebbe cercare di percorrere immediatamente la strada dei prestiti di conduzione, che però devono essere erogati a condizione che sia ritoccato l'acconto...
(...Interruzione dell'Assessore Perrin...)
Questa è la strada da percorrere, perché è quella più breve. Tutti gli altri accorgimenti, pur importantissimi e che devono certamente essere esaminati, sono però a medio o lungo termine, perché è difficile cambiare la mentalità, ritornare a parlare di produzione diversificata.
Forse è stato un errore eliminare la diversificazione in agricoltura, dove si è ripetuto quanto si era già fatto nell'industria, cioè non si è diversificata la produzione, esponendosi più facilmente ai contraccolpi di una eventuale crisi e facendo cadere tutta l'impalcatura.
Pertanto, quelle zone vocate alla preparazione del formaggio magro, la famosa toma, dovranno ritornare a fare quella produzione, anche se la qualità era leggermente inferiore, perché in questo momento di crisi l'alta qualità della fontina è di difficile collocazione sul mercato.
