Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 3418 del 19 maggio 1992 - Resoconto

OBJET N° 3418/IX Résidus de pesticides dans les fruits produits en Vallée d'Aoste. (Interpellation)

PrésidentJe donne lecture de l'interpellation présentée par les conseillers Perrin, Rollandin, Vallet et Marcoz.

Interpellation Ayant appris que l'USL d'Aoste, à travers ses analyses, a découvert des résidus de pesticides dans le 12 pour cent des fruits et des légumes contrôlés et qui provenaient en grande partie d'autres régions;

Sachant que les analyses conduites dans le passé ont démontré que les fruits produits en Vallée d'Aoste, où depuis longtemps l'on pratique la lutte intégrée, étaient sans résidus toxiques ou bien ils en contenaient un pourcentage bien inférieur à celui admis par la loi;

Préoccupés d'un côté par les effets négatifs sur la santé humaine et d'autre part par l'alarmisme que les résultats susdits peuvent produire à l'égard de l'image de nos produits, que les consommateurs peuvent confondre avec ceux provenant d'autres régions, et sur les dommages que cette confusion apporterait à l'arboriculture fruitière valdôtaine;

les soussignés conseillers régionaux de l'Union Valdôtaine

interpellent

le Gouvernement valdôtain pour connaître:

1) si la nouvelle susdite correspond à vérité et, dans l'affirmative, d'où provenaient les produits contenant des résidus toxiques et si parmi ceux-ci il y avait aussi des fruits valdôtains;

2) si l'Assessorat à l'Agriculture, Forêts et Ressources Naturelles a continué à faire conduire des analyses sur les pommes valdôtaines et, dans l'affirmative, quels en sont les résultats;

3) si l'on ne juge pas opportun de rendre publics ces résultats qui dans le passé ont démontré la très haute qualité de nos pommes.

PrésidentLa parole au Conseiller Perrin.

Perrin (UV)Tout à l'heure le Conseiller Rollandin disait que l'Assesseur à la santé est toujours très optimiste. Il avait en effet proclamé publiquement son optimisme pour l'interpellation précédente; il a encore dit d'être optimiste parce que l'ILVA a répondu qu'il ne s'agit pas d'éloignement des personnes qui habitent ses logements; je ne sais pas si aussi à cette interpellation, dont une partie est de compétence de la Santé, il se dira encore optimiste.

Personnellement, j'ai présenté avec mes collègues cette interpellation parce que moi, au contraire, je suis plutôt pessimiste.

En effet, j'ai eu l'occasion de lire sur un quotidien, il y a deux semaines, un article préoccupant; préoccupant s'il contient la vérité et plus préoccupant encore si, par contre, le journaliste, monsieur Proment, a mal interprété la situation. Il a quand même rapporté des choses qui devraient justement éveiller l'attention des Assesseurs compétents.

Cet article qui a comme titre: "Pesticidi in dodici frutti su cento" débute en disant "troppi parassitari in Valle".

Or je crois que les statistiques, au moins jusqu'en 1989, disaient que la Vallée d'Aoste était la Région italienne qui employait le moins d'anti-parassitaires et c'étaient des statistiques fournies non par l'Assessorat, mais par le Ministère de la Santé lui-même. Donc notre Région se trouvait dans une position favorable quant à ce problème. Cet article, par contre, fait croire le contraire.

On parle de 60 interventions faites par le Service d'Hygiène Publique de l'USL de la Vallée d'Aoste et elles auraient contribué "al sequestro di tonnellate di cibi di tutt'Italia grazie alle segnalazioni fatte. I veleni usati in agricoltura" dit-il encore, "sono stati rilevati sul 12 percento della frutta e della verdura controllata in tutta la Regione".

C'est là un pourcentage extrêmement élevé, plus élevé de ce qui apparaît dans d'autres Régions. L'article continue: "i prodotti presi di mira dai vigili sanitari sono stati quasi solo frutta e verdura di stagione, insalata, mandarini e spinaci".

Or, la première partie de l'article semble se rapporter aux produits de la Vallé d'Aoste et, au moins que l'Assesseur à l'Agriculture qui est venu après moi ait pu faire des miracles, je ne crois pas que l'on puisse en Vallée d'Aoste produire "mandarini", non plus des épinards et de la salade en très grande quantité à pouvoir envahir nos marchés.

Et donc, j'ai l'impression qu'il s'agisse là de produits non valdôtains, qui viennent d'autres régions italiennes.

On dit que dans deux contrôles on aurait trouvé des pesticides, même dans des produits vendus comme biologiques et qui évidemment ne devraient pas en contenir.

C'est vrai que vers le fond de cet article on dit: "I prelievi sono stati fatti tutti in Valle, ma la maggior parte riguardava merce proveniente da altre regioni".

"La maggior parte": on ne parle pas de la totalité, ce qui fait présumer, à un lecteur qui s'attarde sur cet article, que parmi les produits contrôlés il y ait aussi des fruits et des légumes produits en Vallée d'Aoste qui contiennent des pesticides en pourcentage supérieur à ce qui est permis par les lois de l'Etat italien.

Or, j'ai l'impression que cela aille un peu contre notre réalité. Et je crois qu'il faut se préoccuper d'un article de ce genre et il faudrait tout au moins pouvoir le réfuter avec des données officielles.

L'Administration régionale, l'Assessorat à l'Agriculture, avec l'aide des privés et des coopératives, a travaillé, a agi et travaille pour avoir des produits de haute qualité. Pour ce qui concerne, par exemple, les fruits, depuis longtemps on conduit une méthode de lutte intégrée. On a même déjà commencé à conduire la lutte biologique justement pour éviter la présence de pesticides dans nos produits. Et il faut dire que l'image des produits valdôtains s'est bien présentée sur les marchés national et international.

Justement pour pouvoir à raison qualifier nos fruits, les pommes particulièrement, de biologiques, nous avons dans le passé fait conduire par des laboratoires de l'USL d'Aoste et d'autres régions, des analyses approfondies sur les pommes. Les résultats de cette enquête, de ce contrôle avaient été agréablement surprenants: les analyses avaient démontré qu'une grande partie, la presque totalité des fruits contrôlé n'avaient pas de résidus de pesticides ou ils en contenaient en partie extrêmement réduite, en tous cas, énormément inférieure au pourcentage permis par l'Etat italien.

A travers cette interpellation nous voulons connaître si ces analyses ont continué en ces dernières années et, dans l'affirmatif, si les résultats qu'on avait connu à ce moment là sont toujours les mêmes, s'il y a une amélioration ou une aggravation de ces résultats.

Je crois qu'il devrait y être une amélioration par rapport au passé, puisque l'attention des services compétents et, surtout, des agriculteurs fruitiers s'est accrue et s'accroît de plus en plus l'attention à l'emploi des pesticides en agriculture.

Nous voudrions aussi connaître si les nouvelles rapportées par cet article correspondent à la vérité; c'est-à-dire si vraiment, à travers les analyses des fruits et des légumes conduites par l'USL, on a trouvé un 12 pour cent de produits qui contiennent de résidus supérieurs à la norme et si cela est vrai; d'où proviennent les produits analysés et si parmi ceux-là il y avait aussi des produits valdôtains.

Comme dernière question, si l'on ne juge pas opportun réfuter ces données en rendant publiques les résultats des analyses conduites dans le passé immédiat, surtout pour ce qui concerne les pommes; analyses qui démontrent que nos pommes sont des fruits de très haute qualité.

On estime que la divulgation de données qui ne correspondent pas à la vérité ou qui peuvent être mal interprétées, peut nuire à l'image de nos produits.

Il est vrai, nous avons un double devoir: d'un côté le devoir de suivre le problème et de pourvoir à ce que les produits lancés sur le marché valdôtain ne nuisent pas à la santé des consommateurs, mais, d'autre part, nous avons aussi le devoir de défendre nos agriculteurs, nos producteurs. Si les nouvelles publiées sont fausses, nous avons le devoir à travers la publicité, à travers les articles, à travers n'importe quels moyens de rétablir la vérité, parce qu'autrement des articles de ce genre peuvent endommager l'image d'un produit et nuire de façon particulière à l'arboriculture valdôtaine.

Arboriculture qui essuie déjà en ce moment des difficultés, surtout dans le secteur de la production de la pomme: les prix continuent à suivre un marché qui est très souvent aléatoire et ne donnent pas aux producteurs les bénéfices que le travail par contre mériterait. Je remercie déjà pour les réponses qui seront fournies.

Presidente Parola all'Assessore all'Agricoltura, forestazione e risorse naturali, Lanièce.

Lanièce (DC) Cerco di recuperare io! Certamente l'Assessore non fa miracoli, non è ancora riuscito a mettere in piedi la coltivazione di mandarini in Valle d'Aosta, quindi questo ci dà la garanzia che i mandarini con pesticidi non sono di nostra produzione.

Ma non si stanno neanche dando disposizioni di irrorare con pesticidi la nostra frutta.

Comunque, la produzione biologica è una cosa importante. Bisogna tenere conto che i costi del prodotto biologico sono dieci volte superiori a quelli di normale produzione ed il prodotto è inferiore dal punto di vista estetico a quello normalmente trattato. Questa è una precisazione.

Il problema è anche delle statistiche. La nostra regione ha piccole dimensioni che ci permettono di fare controlli a tappeto, mentre le altre regioni fanno controlli a campione. Alla fine, mentre noi abbiamo controllato tutto il settore ed abbiamo determinati risultati, questi molte volte, statisticamente, appaiono peggiori di quelli di altre regioni, mentre in realtà sono di gran lunga migliori.

Adesso rispondo al punto della interpellanza dove si dice: "si la nouvelle susdite correspond à la vérité.." La notizia corrisponde al vero. I prodotti, comunque, provenivano tutti da fuori Valle.

Non c'è alcun prodotto della Regione Valle d'Aosta in cui si sono riscontrati valori superiori a quanto stabilito dalla legge.

Seconda domanda: "Si à l'Assesseur à l'Agriculture résulte naturel de faire conduire des analyses...". Sì, nel 1990/91 sono stati eseguiti campionamenti con risultati analoghi a quegli degli anni precedenti e cioè, nessun caso di residui superiore al minimo stabilito dalla legge è stato riscontrato; anzi, oltre il 96 percento dei casi con limite inferiore al 50 percento del minimo stabilito per legge.

Tale limite, meno della metà del minimo, è quello proposto per la definizione di "prodotto con il metodo di lotta integrata", cioè quella che integra mezzi di produzione biologica con quelli chimici, purché strettamente controllati.

Quindi noi potremo classificare tutta la nostra produzione con il metodo di lotta integrata. Su questo siamo all'avanguardia; i risultati ottenuti in precedenza continuano ad essere con-fermati.

Terzo punto: "si l'on ne juge pas opportun de rendre publics ces résultats...." I risultati dell'indagine, che coprono un arco di cinque anni, saranno conglobati in una pubblicazione dal titolo: "Regolamento di produzione di frutta integrata in Valle d'Aosta", che sarà pubblicata questo autunno e avrà le caratteristiche di un auto-regolamento. Sarà cioè sottoscritto dai produttori di frutta valdostani tramite le associazioni di categoria e dagli organi tecnici dell'Assessorato all'Agricoltura Forestazione e Risorse Naturali e dall'Institut Agricole régional.

In questo regolamento saranno anche indicati i prodotti antiparassitari consentiti, quelli vietati e quelli impiegabili solo a determinate condizioni; ad esempio, in caso di particolare infezione o in particolari situazioni climatiche, eccetera.

Così pure saranno minuziosamente indicati: tecniche di concimazione compatibili con l'ambiente, tipi di portainnesto e tecniche di potatura e allevamento.

Verranno pubblicate proprio perché tutti, opinione pubblica e mass media soprattutto, vengano a conoscenza di come viene coltivata la frutta e la verdura in Valle d'Aosta.

PresidenteIl Consigliere interpellante chiede di replicare. Parola al Consigliere Perrin.

Perrin (UV) Je ne dirai pas qu'après avoir entendu ces réponses je suis devenu optimiste comme monsieur l'Assesseur à la Santé, mais un peu moins pessimiste, oui.

Je remercie donc l'Assesseur à l'Agriculture pour ce qu'il vient de dire. En effet, contrairement aux affirmations de l'article, je viens d'apprendre que tous les produits analysés provenaient d'autres régions italiennes, qu'il n'y avait pas de produits agricoles valdôtains avec des traces de résidus toxiques, ce qui est extrêmement positif.

J'ai également appris que l'action qui avait été conduite à partir de l'année 1988 environ continue. Les résultats sont toujours positifs; en effet 96 pour cent de produits qui ont le 50 pour cent de résidus en moins de la norme établie par l'Etat, je crois, peuvent être considérés de très haute qualité, et justement être vendus comme produits biologiques.

Et je crois que c'est justement sur cette ligne, sur ce chemin qu'il faut se conduire.

Je dois avouer que je suis un peu moins satisfait pour la troisième réponse. Peut-être ma question a été mal interprétée: on m'a répondu qu'à la fin des cinq ans on publiera un règlement, un auto-règlement des arboriculteurs valdôtains. Mais ce n'est pas cela que je demandais.

Je crois qu'il ne faudrait pas attendre que les producteurs s'auto-règlementent, parce que cela concerne le futur; ce qu'il faudrait peut-être faire de la part de l'Assessorat, c'est, à travers quelques journalistes et il y en a plusieurs qui collaborent dans ce secteur, de réfuter dans l'immédiat l'article de monsieur Proment et commencer dès maintenant une campagne de correcte information que les produits valdôtains méritent.

PresidenteLa parola all'Assessore all'Agricoltura, forestazione e risorse naturali, Lanièce.

Lanièce (DC)Ho dimenticato di precisare che i dati di questo momento non sono stati rilevati da noi, ma dall'USL: non è l'Assessorato che fa le analisi, questi sono risultati dell'USL e sono senz'altro veritieri.

Devo, inoltre ricordare che sono necessari cinque anni, perché la pubblicazione in questione abbia valore scientifico. E' vero, comunque, come ha rilevato l'interpellante, che se si rendessero pubblici questi dati più frequentemente, non accadrebbero fatti di tal sorta. Chiedo scusa di essere intervenuto, ma volevo solo precisare, perché qualcuno può aver pensato, che facciamo le analisi tramite i nostri laboratori.

Questo non è certo per l'interpellante, ma per chi ci ascolta.