Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 3278 del 23 aprile 1992 - Resoconto

OBJET N° 3278/IX Utilisation des personnes actuellement engagées dans les sociétés d'expédition agissant auprès de l'Autoport régional. (Interpellation)

Presidente Do lettura dell'interpellanza presentata dai consiglieri Louvin, Vallet, Viérin, Faval e Stévenin:

Interpellation Le 31 décembre 1992 devrait cesser l'activité des sociétés d'expédition agissant auprès de l'Autoport régional de la Vallée d'Aoste.

Près de 130 personnes risquent de perdre, de ce fait, leur travail, après avoir oeuvré pendant de longues années dans un domaine qui a permis à notre région d'accroître sensiblement ses propres ressources financières.

Le patrimoine de compétence technique et d'expérience acquis par les cadres et par les employés de ces sociétés risque d'être dispersé à cause des innovations liées au nouveau système financier qui découlera de l'acte unique européen.

Pour ces raisons,

les soussignés Conseillers régionaux

interpellent

le Président du Gouvernement régional et l'Assesseur aux Finances pour savoir:

- si des initiatives sont à l'étude pour permettre l'utilisation des personnes actuellement engagées dans ce domaine et pour éviter le gaspillage qui découlerait d'une brusque interruption de leur activité.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Louvin, ne ha facoltà.

Louvin (UV) Il est connu que le 31 décembre de cette année, devraient cesser les activités des sociétés d'expédition. Les modifications apportées par l'acte unique européen, doivent faire naturellement cesser les fonctions de ces maisons d'expédition qui s'occupent des procédures douanières.

Nous avons actuellement entre 100 et 130 personnes qui sont occupées dans ce secteur, auprès de l'Autoport régional, des personnes qui ont acquis, au cours de ces années, une professionalité remarquable, donc des compétences techniques assez importantes et qui devraient être recyclées, voir continuer leur activité ailleurs. Le problème a été souligné par une action syndicale qui s'est déroulée au mois de décembre, dans laquelle, en précisant justement que le nombre des personnes était supérieur à 100 unités, distribuées en cinq maisons d'expédition et une agence d'expéditionnaires de douane, l'on demandait une rencontre avec le Président du Gouvernement, rencontre qui a dû avoir lieu dans les derniers jours du mois de décembre.

Il paraît qu'à la suite de cette réunion, des garanties, ou au moins des bonnes perspectives, étaient présentées et exposées à cettes personnes, mais l'inquiétude demeure dans le secteur, d'autant plus que les perspectives d'embauchage à l'intérieur de SDS ou de Mercedes, dont on parlait à ces jours là, paraissent de plus en plus incertaines et de plus en plus aléatoires.

Il nous a paru utile de soulever ce problème, parce-que l'incertitude quant au travail n'est jamais agréable, et ici elle se double d'une incertitude qui appartient à toute l'Administration régionale, vis-à-vis d'une catégorie importante de personnes qui seraient en condition, surtout dans les mois à venir et en vue de ces échéances importantes, de voir frustrer son action qui à pourtant permis à la Région de bénéficier de sommes importantes d'argent par la répartition financière.

Nous souhaiterions vivement qu'il y ait, de la part du Gouvernement, une information vis-à-vis de ce Conseil, quant aux initiatives qui sont à l'étude, s'il y en a, pour utiliser ce personnel, pour faire sorte qu'il n'y ait pas un gaspillage, une perte nette de ce patrimoine de compétences qui a été acquis et formé au cours de ces années, mais que l'on puisse, en quelque sorte, donner des perspectives de travail intéressant à ces personnes, non seulement sous l'aile protectrice de la Région, mais également dans d'autres domaines, mais qu'on les mette dans les conditions de ne pas voir une carrière, un travail sérieux, interrompu nettement et brusquement par l'effet d'une transformation financière, qui va quand même entraîner dans d'autres secteurs aussi des changements importants pour ce qui concerne tout le panorama économique de notre région.

Presidente Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta Bondaz, ne ha facoltà.

Bondaz (DC) Innanzitutto voglio riconfermare qui le cose che ho detto durante quella riunione sindacale a cui faceva riferimento il Consigliere Louvin, perché non ho nulla da aggiungere né da ritirare rispetto alle affermazioni che ho fatto allora e che sono tuttora valide ed efficienti.

D'altra parte la scadenza del 1993, per certi aspetti è drammatica.

Infatti con l'abolizione delle frontiere interne, intere categorie di lavoratori rischiano il posto di lavoro, se nel frattempo non interverranno proroghe relative alle direttive CEE in materia di sdoganamento, cosa che sembra sia ormai appurata.

La Valle d'Aosta in questo non è purtroppo diversa dalle altre zone di frontiera della Comunità. Peraltro, questa Amministrazione, fin dall'inverno 1990-91 si è adoperata per cercare soluzioni a questo gravissimo problema.

La convenzione, tra l'altro osteggiata dai consiglieri dell'Union Valdôtaine che ne hanno chiesto addirittura la revoca, è stata voluta proprio per porre rimedio anche a queste situazioni. Infatti l'accordo con la Società SDS non è soltanto teso, come qualcuno si è ostinato a sostenere, a cercare maggiori introiti fiscali per la Valle d'Aosta, ma è soprattutto una operazione, a nostro giudizio, tendente ad incrementare i flussi di mezzi attraverso l'autoporto della Valle d'Aosta in modo da creare e quindi da non perdere, quelle professionalità a cui faceva riferimento il Consigliere Louvin, e quindi nuove opportunità di lavoro per il personale che opera in questo settore.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Louvin, ne ha facoltà.

Louvin (UV) Credevo che fosse sufficientemente chiaro l'articolo 6 della convenzione con la SDS. La SDS si impegna a non distogliere da altre aziende operanti in Valle d'Aosta, personale specializzato, fatti salvi eventuali accordi interaziendali.

Or si le jeux est celui de permettre à SDS d'acheter les sociétés et par là de remplir ce quota de 500 places de travail que l'on voudrait arriver par le truchement simplement de cette ma-neuvre, je crois que ce n'est pas vraiment un grand progrès pour ce qui est de l'occupation en notre région.

Je crois que par contre, les déclarations qu'ont été faites dans cette réunion et dont nous avons eu quelques échos, seront par les faits largement démentis.

Nous avons maintenant beaucoup de perplexités sur ce qui vient d'être fait, surtout à la lumière des découvertes que nous avons fait sur l'affaire SDS, mais nous auront largement le temps de reprendre avec vous, monsieur le Président, cet argument dans les semaines à venir. Je crois que pour l'instant la situation de ce personnel, de ces cadres, de ces employés est loin d'être claire, est loin d'être tranquille.

Vos paroles peuvent avoir été, à ce moment là, un beaume précieux pour leur permettre de passer des bonnes vacances de Noël, mais au fur et à mesure que les semaines avancent, que les mois vont avancer, l'inquiétude va monter et ces personnes seront de plus en plus en difficulté.

A notre avis la perspective que vous leur avez donné est une perspective aléatoire et incertaine. Nous espérons de notre part, pouvoir être démentis par les faits, nous laisserons quand même au futur le soin de décider qui avait raison.