Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2298 del 26 giugno 1991 - Resoconto

OBJET N° 2298/IX Situation des établissements de la Cogne d'Aoste. (Interpellation)

PrésidentJe donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Rollandin, Stévenin et Viérin, inscrite au point 30 de l'ordre du jour.

Interpellation Attendu que le non respect des accords signés respectivement le 21 avril 1987 et le 24 août 1988 a déjà pesé lourdement sur les niveaux d'emploi de la Cogne;

rappelant que la réduction de 400 places de travail, encore qu'atténuée par les amortissement sociaux de l'Etat (pré-retraite, caisse d'assurance, chômage spécial) constitue en tout état de cause une nouvelle grave atteinte à l'économie de la région;

affirmant qu'il s'agit là d'un appauvrissement ultérieur du tissu industriel qui efface les efforts faits auparavant pour maintenir un apport significatif des participations de l'Etat dans la Vallée par la présence d'un délégué régional dans le conseil d'administration de la société;

soulignant que les restructurations programmées et inscrites dans les plans précédents se font toujours plus problématiques et difficiles en fonction de l'incertitude du marché et des financements futurs;

les soussignés Conseillers régionaux de l'Union Valdôtaine

interpellent

l'Exécutif valdôtain pour connaître:

1) quels sont les résultats de l'accord Ilva-Falk en termes d'augmentation du produit à usiner dans les établissements de la Cogne d'Aoste et quelles sont les pertes conjecturées par la Cogne à la suite du non-accord avec le groupe Bedini;

2) par quels critères une série de travaux, auparavant exécutés par le personnel de l'entreprise, sont à présent confiés à des entreprises extérieures et pour quelles raisons des entreprises non valdôtaines sont privilégiées;

3) s'il est vrai qu'une nouvelle suppression de 400 emplois a été prévue; tout cela semble être confirmé par la réduction de la production; et quelle sont les réponses aux requêtes avancées par le comité pour la sidérurgie.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin; ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Dans la matinée, on a eu la possibilité d'apprendre qu'une déclaration d'entente avait été signée à propos de la situation de l'Ilva Deltacogne. On a présenté cette interpellation pour connaître dans les détails la situation à l'intérieur de l'usine, compte tenu d'une série de problèmes qui se sont posés dans ces derniers temps.

A l'intérieur de l'établissement, on parle de plus en plus d'une nouvelle baisse de 400 places. On avait déjà perdu 400 places et on avait dit que ce n'était pas si grave, vu qu'on parlait de l'affaire Mercedes. D'un côté on perd 400 places, de l'autre côté l'on parlait de 500 places, on verra ce qui se passera avec cet accord, dont on ne connaît rien du tout. On verra si les places seront celles qui ont été annoncées ou, comme je doute, beaucoup moins. On a quand même essayé de donner l'idée d'un remplacement tout court des places de travail, ce qui ne correspond pas au vrai. En plus, ce qui est le plus dangereux, c'est que, dans les faits, il y a eu une réduction de la production de la Cogne, qui est de toute évidence et qui fera empirer les choses.

On a pris comme point de repère les nouvelles qui se réfèrent à l'accord Ilva-Falk. J'estime intéressant de lire ce qui se passe à ce propos. Alberto et Giorgio Falk sont des sportifs, des hommes de monde, comme le dit la presse: "Alberto Falk e suo cugino Giorgio, che si alterna tra la sua scrivania di vicepresidente e il timone dell'amatissina barca a vela". Pour ce qui concerne la politique industrielle, la presse reprend l'attitude qu'ils ont envers la Vallée d'Aoste: "Energia, ecologia, immobili, grandi opere pubbliche, sono questi i settori sui quali l'industria di Sesto San Giovanni, la città a nord di Milano, autentica roccaforte dell'industria lombarda, ha deciso di scommettere". En même temps, on lit: "Il gruppo si darà anche un nuovo assetto societario con la costituzione, sotto il controllo delle nuove acciaierie e ferriere Falk, divenuta la holding del gruppo, di una serie di sub-holding e quantomeno di società caposettore: insomma, un'autentica rivoluzione".

Ceci pour dire en même temps, quel est l'engagement des Falk face à l'emploi: "Nel corso degli ultimi dieci anni il personale della Falk è sceso da 12 mila a 5600 dipendenti. Sono state riviste..." l'ensemble des perspectives et entre autres: "Sono stati siglati accordi con alcuni colossi del settore, ultimo e più importante quello del 6 luglio 1990 con l'Ilva, guidata da Giovanni Gambardella, che ripartisce le reciproche competenze produttive e quindi mette fine a una concorrenza pubblico-privata diventata insostenibile".

Cet accord pourrait être positif pour l'établissement d'Aoste, mais ceci ne correspond pas au vrai. En effet, comme je viens de dire, Falk est intéressé à d'autres thèmes que j'ai déjà indiqués, et spécifiquement au thème de l'énergie. Après l'accord, on dit: "Falk a potuto dare via libera ai programmi di diversicazioni che i suoi collaboratori stavano studiando. Quali saranno le nuove linee di sviluppo dell'azienda? In primo luogo l'energia. Da sempre proprietaria di centrali elettriche, soprattutto in Valtellina, la Falk ha prodotto 800 mila chilowattora di cui 600 mila utilizzati nei cicli produttivi". Par conséquent, la nouvelle société Sondel, "capofila del gruppo nel settore energetico, ha allo studio nuovi investimenti per aumentare ulteriormente i quantitativi".

En même temps, on vient de lire que l'Ilva a signé un accord avec la West-Alpine, qui va donner un essor à la diversification que l'Ilva est en train de mener au détriment de l'occupation de notre établissement.

J'ai voulu souligner les engagements de Falk dans le domaine de l'énergie, pour dire que par hasard l'Ilva-Cogne est propriétaire de certaines centrales. On peut comprendre, donc, quel est l'intérêt des nouveaux propriétaires face à la réalité valdôtaine. Ils ne visent pas à maintenir la production de l'acier, mais au contraire ils ont des intérêts concernant les immeubles et l'énergie. Les immeubles pourraient servir à la constitution de la nouvelle société immobilière et créer des intérêts spécifiques. Surtout on aura des investissement qui ne serviront pas à augmenter le potentiel de l'entreprise d'Aoste, mais au contraire pour suivre une politique qui n'est pas celle de l'Ilva Cogne, comme on la connaissait, et qui ne respecte pas les accords de 1987-88. Cette politique vise un domaine différent, qui portera aux réductions d'emplois que je viens de signaler.

Par conséquent, on demande à l'exécutif quels sont les résultats des accords Ilva-Falk en terme d'augmentation des produits de l'entreprise d'Aoste et quelles sont les pertes conjecturées par la Cogne à la suite du non-accord avec le groupe Bedini. On avait déjà présenté une interpellation à ce propos. Malheureusement, là aussi, la Finaosta avait financé le groupe Bedini qui a fait l'accord avec la concurrence, avec les groupes français Usinor; ce qui a provoqué une baisse de production, à l'intérieur de la Cogne, d'un minimum de cinquante mille tonnes.

Deuxième point. Par quel critère une série de travaux, auparavant exécutés par le personnel de l'entreprise, sont à présent confiés à des entreprises extérieures et pour quelles raisons des entreprises non-valdôtaines sont privilégiées, ce qui est pour le moins curieux. En effet, la politique de la Cogne visait à réduire de plus en plus le personnel pour une série de travaux ordinaires et extraordinaires. Ce phénomène a augmenté, mais plus curieux c'est qu'on privilégie le rapport avec des entreprises qui ne travaillent pas en Vallée d'Aoste.

Dernière question. Est-il vrai qu'une nouvelle suppression de 400 emplois est prévue? Tout cela semble être confirmé par la réduction de la production qui ne justifie pas les 1600 travailleurs et d'ici peu ne justifiera pas les 1200 travailleurs qui sont restés. Quelles ont été les réponses aux requêtes avancées par le Comité de la sidérurgie, surtout pour ce qui est du problème du centre mécanographique et pour les problèmes de la pollution?

A ce propos, on a lu, car on ne connaît pas l'accord, on ne nous a pas encore donné une copie de cet accord secret qui a été dénoncé à la presse, mais non aux Conseillers, "la costituzione di un'impresa mista Regione-Icrot, una società controllata dall'Ilva che opera nella gestione degli impianti ecologici per la bonifica delle aree che saranno cedute". Je crois qu'il y a un passage très grave, qui avait déjà été remarqué par le vice-président Bich. Une partie des terrains qui pourraient être concernés, par la suite, par une vente à l'Administration régionale, sont pollués à cause des matériaux amassés dans cette zone. Je crois qu'il s'agit d'un problème qui devrait être réglé, au préalable, par la Cogne.

Je voudrais rappeler qu'une société qui s'occupe de matériaux spéciaux existe déjà en Vallée d'Aoste, je ne vois pas la raison pour laquelle on doit accepter de prévoir une participation de la Icrot quand on a déjà une société qui travaille en Vallée d'Aoste depuis longtemps et qui s'occupe de cela.

Voilà les raisons de cette interpellation, on attend les réponses. Merci.

Presidente Ha chiesto la parola l'Assessore all'Industria, Commercio, Artigianato e Trasporti, Mafrica; ne ha facoltà.

Mafrica (PCI-PDS) L'interpellanza ha posto una serie di domande specifiche alle quali risponderò, ma ha posto anche una serie di altre questioni che potranno essere approfondite in altri momenti.

Devo innanzitutto esprimere la soddisfazione della Giunta per il raggiungimento di un'intesa con l'Ilva, che il 24 di questo mese ha consentito alla Flm ed al Consiglio di fabbrica di siglare un'ipotesi di accordo sulla produzione e sugli organici. Il raggiungimento di un'intesa è il segno di un passo in avanti in una situazione molto preoccupante.

Io condivido le preoccupazioni del Consigliere Rollandin, se queste sono preoccupazioni; ma non le prendo in considerazione se sono funesti presagi, perché mi pare che alcune sue considerazioni, soprattutto sull'accordo con la Falk, siano delle opinioni che, per quello che mi risulta, non corrispondono agli accordi sottoscritti. Per quello che è a mia conoscenza, nel campo delle produzioni, il Gruppo Falk è entrato con il 23 per cento nella Cogne, mentre l'Ilva ha acquisito il 46 per cento della Falk.

Mentre, come il Consigliere Rollandin sa, l'Ilva si è scorporata in tre società: la Cogne che provvede alla produzione, l'Ilva-Patrimoniale che ha la proprietà delle aree non utilizzate per la produzione e l'Ilva-Centrali. Per quello che mi risulta, il Gruppo Falk ha raggiunto un accordo sulle produzioni.

Per quanto attiene all'occupazione, lo scopo della dichiarazione d'intenti è proprio quello di consentire all'Amministrazione regionale di poter esercitare positivamente un'azione per la difesa dell'occupazione alla Cogne.

Rispetto ad una crisi mondiale, ad una fase di recessione ed all'attuale crisi della siderurgia, l'unica possibilità di intervento da parte di un'Amministrazione responsabile è quella di entrare nel merito dei problemi, per creare le condizioni per tutelare l'occupazione. La dichiarazione d'intenti ha appunto questo scopo. Fa riferimento a protocolli precedenti, che stabilivano anche dei livelli d'occupazione condizionati all'evoluzione del mercato, e fa riferimento a procedure da seguire per intese, anche successive, con l'Ilva. Io credo che questo sia il modo migliore per difendere l'occupazione.

Per raggiungere tale scopo, la Regione può seguire due strade.

Prima strada. Entrare in possesso delle aree. Tale questione è strategica, perché le aree possono essere utilizzate per ulteriori iniziative industriali, al fine di mantenere l'occupazione, o dall'Ilva o da verticalizzazioni o da insediamenti regionali o anche da insediamenti frutto d'intesa tra Regione ed Iri, terreno questo che è ancora da esplorare.

Seconda strada. Le aree sono strategiche anche perché comunque nel futuro di questa Regione, il fatto che la Valle d'Aosta possa disporre di queste aree sotto la programmazione pubblica, è una sicurezza per l'economia e per la stessa autonomia della popolazione valdostana.

Con questa dichiarazione d'intenti si stabiliscono poi dei rapporti di tipo societario con l'Ilva. Anche questa è un'altra condizione che permette un più stretto legame, un rapporto e quindi una tutela dell'occupazione.

Credo che il discorso che viene fatto debba essere valutato in modo più specifico - la dichiarazione è stata inviata alle Commissioni -, però dal punto di vista politico va considerato come un'esplicita volontà d'intervento per il mantenimento dei livelli occupazionali.

Alla fine del 1990 erano 1988 le persone attive e che quindi lavoravano presso la Cogne. L'ipotesi di accordo siglata dalle organizzazioni sindacali prospetta una riduzione di 240 unità, così definite: 146 prepensionamenti e 94 ulteriori riduzioni, di cui 34 potranno essere riutilizzate nel Centro elaborazione dati, 20 presso la Verrès e 40 attraverso corsi di formazione professionale, in attesa della formazione del Centro consortile di ricerca o di altre soluzioni che nel frattempo si andranno concretizzando, compresa questa società per le discariche, in cui la compartecipazione Regione-Ictro consentirà l'indispensabile risanamento ambientale e permetterà alla Regione di poter utilizzare queste aree.

Veniamo ora alle domande specifiche e precisamente alla prima che chiede siano indicati i vantaggi apportati alla Cogne dall'accordo con Falk.

Attualmente Falk lavora circa 6.000 tonnellate di semiprodotti inossidabili provenienti dalla Cogne e, con la fermata dell'acciaieria di Bolzano prevista entro il 1991, la fornitura Cogne dovrebbe arrivare a 15.000-20.000 tonnellate all'anno.

Rispondendo alla seconda parte della prima domanda, che chiede quali sono i risultati dell'accordo o del non-accordo con il Gruppo Bedini, posso dire che quest'ultimo è stato acquistato da Ugine e che conseguente il Gruppo Ilva ha perso circa 13.000-14.000 tonnellate annue di vergella-inox.

Veniamo ora alla seconda domanda che concerne le imprese esterne. All'Assessorato non consta che di recente la Cogne abbia incrementato il lavoro di imprese esterne per interventi che in precedenza erano svolti direttamente, né che vengano privilegiate, a parità di condizioni, imprese non valdostane.

Le imprese esterne che operano normalmente e prevalentemente con la Cogne, hanno globalmente circa 200 addetti. C'è una presenza di alcune attività legate alla costruzione del nuovo treno a filo, che è temporanea e che si riferisce ad un lavoro specializzato, su cui la Cogne non può intervenire direttamente.

Rispetto ai numeri comparsi sulla stampa, relativi ad ulteriori riduzioni di 200 o 400 posti, credo che debba essere chiaro che oggi nel mercato europeo non c'è nessuna impresa che possa dire quanti addetti avrà domani. Del resto in questi giorni abbiamo sentito le dichiarazioni dell'ing. De Benedetti in merito all'Olivetti.

La condizione per garantire i livelli di occupazione è che le imprese raggiungano competitività ed efficienza e siano capaci di stare sul mercato. Tutti gli interventi previsti nella dichiarazione di intenti, hanno appunto il fine di mantenere al massimo livello l'occupazione presso la Cogne e di garantire alla stessa azienda, la massima efficienza possibile e la massima capacità di commercializzazione dei suoi prodotti. Tutti gli interventi vanno in questa direzione e mi pare che questo sia il modo più serio di operare per mantenere un'occupazione che è tradizionale nella nostra Regione, che è importante, che sarebbe difficile da sostituire e che, se dovesse venire meno, avrebbe costi enormi per la collettività dal punto di vista sociale ed economico.

Pertanto, la situazione di oggi, a seguito della sigla dell'accordo, prevede una riduzione effettiva di 240 posti di lavoro, 146 dei quali per prepensionamenti e 94 da ricollocare in altre attività. Non ci sono notizie - e noi ci auguriamo che non ce ne siano - di ulteriori riduzioni, visto che si è appena raggiunto un accordo.

Ovviamente non possiamo prevedere il futuro, ma l'impegno dell'Amministrazione è teso a creare le condizioni, dal punto di vista dell'efficienza degli impianti e della capacità di stare sul mercato, affinché la Cogne resista a lungo e con alti livelli di occupazione nella nostra Regione. In questa direzione siamo pronti a fare tutti gli sforzi di tipo legislativo, di interventi, di procedure e di rapporti. Crediamo che l'aver ristabilito dei rapporti costruttivi con l'Ilva e con la Cogne sia una condizione che sicuramente favorirà l'efficienza ed il consolidamento dell'azienda nella nostra realtà, mentre tempeste molto difficili stanno percuotendo il mare dell'economia e della siderurgia italiana ed europea.

Depuis 17h32 M. le Président Dolchi reprend ses fonctions de Président de la séance.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin; ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Si je peux apprécier l'effort de l'Assesseur Mafrica pour dire des choses dont j'espère qu'il soit convaincu, de l'autre côté je dois faire remarquer qu'au moment où on parlait de réduction des places de travail, on disait que ce n'était pas vrai. Mafrica, c'est vrai, tout de même, ici, dans cette salle, on a dit: "Ce n'est pas vrai, il n'y aura pas de réduction - procès-verbal - tout marche bien, l'emploi restera celui qui a été prévu".

Aujourd'hui il y a un accord avec la Falk qui - et les donnés sont là pour le prouver, monsieur Mafrica - portera comme activité pour la Cogne 6000 tonnes au maximum. De l'autre côté, le groupe Bedini, et l'Assesseur Mafrica vient de le dire, nous a enlevé le double: 13 mille tonnes. Il est inutiles de faire des commentaires!

On avait fait des investissements pour le "treno a filo". Au moment où les travaux ont terminé, il était déjà vieux. "La fucina" a arrêté son fonctionnement il y a quelques jours. Je crois qu'à la fin de l'année on donnera l'idée de ce qui se passe. Malheureusement je voudrais rappeler à monsieur Mafrica, qui a présenté la diminution d'employés à la Cogne en disant qu'enfin, il ne s'agit que de 280 places et que ce n'est pas grave, combien il faut travailler pour augmenter de quelques places en Vallée d'Aoste, si ce n'est pas l'Administration régionale, alors là l'augmentation est physiologique. Pour le reste, les données nous créent quelques perplexités. Pour 146 places il s'agit de "prepensionamenti", mais les travailleurs ne sont pas substitués. Si on continue avec ce système... Après on nous porte comme résultat les 144 places du centre mécanographique, mais attention! c'est la Région qui va payer ça, à la suite de l'accord avec l'Ilva, dont on ne parle pas. Le résultat de cette opération sera qu'ils seront des dépendants régionaux et alors, ce sera la Région qui payera d'une autre façon. Les 40 employés de formation professionnelle, mais pour faire quoi, on n'a pas encore les places.

Alors, je crois que la situation est dramatique, monsieur Mafrica, non pas grave, dramatique. Il ne suffit pas de dire, espérons que ce qu'on vient de dire ne se passera pas. D'ici quelques mois, je regrette de le dire, nous serons là pour dire: "Vous voyez, malheureusement..."; mais, paroles de monsieur Mafrica "una grande tempesta si avvicina". Je crois qu'on pourrait même dire qu'il s'agit d'un typhon, mais le résultat ne change pas. Les ouvriers vont être réduits de façon dramatique. Alors, monsieur Mafrica a raison de dire que notre seule satisfaction se sera d'avoir "aree disponibili", mais d'ici quelque temps nous aurons toute la Cogne. Si c'est pour cela, le progrès est indéniable, nous aurons la disponibilité de toute la Cogne. Ce n'est pas un problème!...

(...Interruption...)

...Je crois que l'analyse des protocoles nous donnent...

(...Interruption...)

...Je regrette, monsieur Mafrica...

(...Interruption...)

...On avait essayé d'avoir un accord qui ne soit pas avec la Cogne d'abord et l'Ilva après et qui ne soit pas à sens unique, la Région doit donner de l'argent et les autres vont modifier chaque année le plan qu'ils présentent. C'est une drame!

On a essayé d'avoir un représentant à l'intérieur de la Cogne pour mieux comprendre ce qui se passe. Je crois que c'est le Parti Communiste qui a indiqué cette solution, qui permet d'avoir une sentinelle qui vérifie ce qui se passe à l'intérieur de l'établissement. J'espère qu'il fera son travail afin de ne pas avoir de surprises. Mais je crois que d'ici quelque temps, nous parlerons encore de la production de la Cogne, de la verticalisation, de la haute technologie.

Je voudrais rappeler à monsieur Mafrica que l'accord fait avec la West-Alpine, va dans le sens de faire ce qu'il fallait faire à Aoste. Alors les protocoles sont inutiles, si en même temps on fait un accord qui va dire ce qu'il faut faire à Aoste. Je regrette mais l'accord est là. Ce que devait faire la Corex sera fait à Vienne.

Je crois que la triste morale... Pour ce qui est de l'accord avec la Falk, sur lequel on avait demandé d'avoir des informations un peu plus précises, il faut savoir qu'on dit: "tubi all'Ilva e le lamiere alla Falk". Ce qui, à mon avis, va produire une baisse ultérieure de l'emploi.

Pour conclure, je ne veux pas reprendre le discours de l'Olivetti et de De Benedetti qui parle de Singapour, un nom magique qui résoudra les contrats de travail. J'ai entendu avec plaisir monsieur Mafrica dire que les entreprises doivent être "efficienti e produttive". Les idées qui autrefois étaient du monde capitaliste, aujourd'hui sont un domaine de cette nouvelle réalité aussi. Je crois que le risque de voir transférer ailleurs certaines productions est réel. On veut transférer à Singapour certaines activités de l'Olivetti pour la simple raison que les coûts pour les travailleurs sont un dixième par rapport à chez nous. Alors, même avec le transport, on a des produits à un prix inférieur par rapport à ces produits chez nous; mais ceci ne constitue pas la solution à nos problèmes, au contraire les perspectives futures sont plutôt tristes.

Pour conclure, je voudrais reprendre ce qui a été dit à propos de l'accord Ilva-Falk. "Proprio l'accordo con l'Ilva, che oggi possiede il 5 per cento del capitale Falk e che con ogni probabilità entrerà a far parte del patto di sindacato in scadenza nel 1992, rappresenta una svolta nelle strategie del gruppo siderurgico milanese. Il timore evidentemente è quello di paragoni con il fallito matrimonio chimico tra Enichem e Montedison". Je crois qu'on connaît les résultats, j'espère de tout coeur qu'il y aura une intervention concrète et dans les plus brefs délais pour rehausser un système qui nous portera d'ici quelque temps à réduire les places de travail. J'espère surtout qu'il y aura, de la part de l'Administration régionale, l'intention d'intervenir dans les plus brefs délais. Merci.