Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2297 del 26 giugno 1991 - Resoconto

OBJET N° 2297/IX Etudes et jugements sur les projets du doublement du Tunnel du Mont-Blanc. (Interpellation)

Président Je donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Rollandin, Vallet et Voyat, inscrite au point 29 de l'ordre du jour.

Interpellation Doublement du tunnel du Mont-Blanc: pour ou contre? Question autour de laquelle des débats se succèdent de manière plus ou moins coordonnée.

Aux enthousiasmes des Français s'opposent les perplexités des écologistes, les préoccupations et les incertitudes des autres sociétés autoroutières concernées par cette éventualité.

Tandis qu'on attend encore les résultats des expertises sur la faisabilité du tunnel devant relier Morgex à Courmayeur, le projet de la société française du tunnel du Mont-Blanc qui prévoit une liaison par tunnel entre Le Fayet et Pré-Saint-Didier a fait la une des journaux.

Sur la base de ces considérations, les soussignés Conseillers régionaux

interpellent

le Gouvernement valdôtain pour connaître:

- si les études et les expertises visant à exclure que le tunnel prévu dans la zone de Dolonne gêne le captage des eaux minérales des sources Vittoria et Youlaz sont achevées;

- quelles indications se dégagent de cette étude:

- si le Gouvernement valdôtain a été informé de l'existence de projets d'un tunnel de liaison entre Le Fayet et Pré-Saint-Didier;

- quelles sont les indications de l'Exécutif au sujet de ces deux liaisons hypothétiques nettement en contraste entre elles.

PrésidentLe Conseiller Rollandin a demandé la parole; il en a la faculté.

Rollandin (UV) Dans ces derniers temps, la presse a repris avec insistance le thème du tunnel du Mont-Blanc: "Doublement, oui ou non? Alternatives, propositions". Le Conseil a déjà eu la possibilité de discuter sur ce sujet à la suite d'interpellations et de propositions différentes. Je voudrais tout de même porter l'attention du Conseil et demander des réponses sur l'attitude qu'il faut tenir par rapport aux interventions de ces derniers temps.

En effet, on a lu: "L'IRI studia il nuovo tunnel. Valutazione richiesta dalla Regione per variare l'ipotesi della ferrovia. Il traforo Morgex-Le Fayet è previsto anche nella bozza di piano paesistico". Je ne sais pas si ces nouvelles découlent de communiqués de presse du Gouvernement, car la "bozza del piano paesistico" personne ne l'a encore vue. C'est une étude qui est en train d'être menée, mais personnellement je ne savais pas qu'elle prévoyait cette alternative. Ici, par contre, on parle de cette hypothèse.

On lit encore: "Un secondo tunnel o fermiamo i TIR. L'Alta Savoia più vicina all'idea della galleria stradale"; et d'autre part: "Si arriva in Francia col treno. La Regione ha commissionato un'indagine di prefattibilità, ipotesi considerata anche nella bozza di piano paesistico".

Les journaux de hier parlaient du projet alternatif qui peut, à certains niveaux, intéresser, le trafic du Val d'Aoste et de l'accord privé pour le soutien du tunnel ferroviaire en liaison de Lyon-Turin. Cette série de nouvelles doit faire l'objet d'un éclaircissement par rapport aux intentions du Gouvernement.

Je crois que tout les Conseillers connaissent la lettre adressée par le "Comitato di salvaguardia del territorio di Courmayeur" où l'on demande de reprendre le discours.

Il existe le projet et le financement de la RAV du trajet Aoste-Morgex, mais surtout du tronçon Morgex-Courmayeur. Ils existent les déclarations de volonté de doublement du tunnel du Mont-Blanc concernant la partie routière, voire les déclarations engageantes du Président de la République française.

Il ne faut pas oublier les déclarations de l'Assesseur Mafrica sur l'hypothèse de travail du tunnel ferroviaire Le Fayet-Morgex et sur sa disponibilité pour faire cette étude.

Il est normal qu'on soit un peu surpris du fait que l'IRI, qui est la grande mère des autoroutes, fasse une étude en alternative à l'autoroute qu'elle est en train de bâtir. Par contre on sait que la RAV est en train de faire les appels d'offre pour la construction du tronçon Morgex-Courmayer, qui va soulever le problème de l'exploitation des eaux minérales.

Ce problème a déjà fait l'objet de nombreuses interpellations qui concernaient les sources d'eaux minérales Vittoria et Joula. On avait dit qu'il y avait un projet alternatif, on avait prévu un projet qui dépassait le premier projet présenté par la RAV. Par la suite, en suivant les indications de la commune, on est revenu au premier projet, en disant qu'on était à même de sauvegarder, par la réalisation du tunnel, le captage des eaux minérales.

Il y a un ensemble de problèmes qui sont en contraste entre eux. Si on choisit la voie ferrée, c'est un choix qui va contre la réalisation du tronçon Morgex-Courmayeur, surtout pour ce qui concerne le trafic des poids lourds. Si, au contraire, on choisit la voie routière, alors il est normal de poursuivre les travaux de l'autoroute, mais alors se posera le problème du doublement du tunnel du Mont-Blanc, qui est une conséquence directe.

Pour toutes ces raisons, ou bien on arrive à définir une politique des transports, qui est aussi une politique d'infrastructures. Je veux ici souligner que l'hypothèse du tunnel Morgex-Le Fayet n'avait pas été présentée jusqu'il y a quelque temps, au moins à ma connaissance. Les autorités françaises non plus n'avaient jamais présenté ce projet aux autorités régionales valdôtaines.

Dernièrement, suite à l'évolution de la politique des transports, ce projet est devenu actuel, mais l'actualité est d'autant plus évidente du fait qu'elle est concurrentielle avec l'idée d'achèvement de l'autoroute.

Voilà les raisons qui nous ont amenés à présenter cette interpellation. Nous voudrions savoir si les études et les expertises sont à même d'exclure que le tunnel prévu dans la zone Dolonne, gêne le captage des eaux minérales des sources Vittoria et Jula et surtout quelles sont les indications qui en découlent, si elles existent. Nous aimerions aussi avoir des éclaircissements à propos du projet Le Fayet-Morgex ou Pré-St.-Didier et les indications qui, en conséquence de cette nouvelle indication, on veut tirer. Voilà les raisons de cette interpellation.

PresidenteHa chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC)In merito al ventilato progetto di raddoppio del traforo del Monte Bianco, l'ipotesi di cui si parla in questi giorni, riguarderebbe un tunnel autostradale di trentatré chilometri che da Le Fayet arriverebbe sino a Pré-Saint-Didier.

Può osservarsi al riguardo che tale progetto costituirebbe il traforo stradale più lungo del mondo, attuabile solamente ricorrendo a tecnologie di costruzione, d'impiantistica e di esercizio d'avanguardia, ma anche molto complesse, con costi elevatissimi e lunghissimi tempi di esecuzione. Tutto ciò senza tener conto poi del problema fisico ed ambientale e del reperimento delle aree di discarica per il collocamento del materiale di risulta dello scavo, valutabile nell'ordine di alcune decine di milioni di metri cubi.

Gli stessi proponenti parlano di un costo di alcune migliaia di miliardi e di un orizzonte temporale prossimo al 2010. Si sa bene quali distanze separino poi, quanto a costi ed a tempi, le previsioni dalla realtà.

E' noto peraltro che il Consiglio regionale della Valle d'Aosta, in data 13 luglio 1990, ha approvato una mozione nella quale si dichiara una netta contrarietà a progetti di raddoppio del traforo. Tale posizione è stata ribadita dal sottoscritto in occasione delle celebrazioni del venticinquesimo anniversario del traforo, il 19 luglio 1990.

Recentemente, anche il Presidente dell'IRI-Tecna, Sen. Lavezzari, si è espresso in tal senso. Se i Consiglieri interpellanti lo desiderano, potrei far loro avere in copia un dispaccio, al riguardo, dell'Agenzia Ansa.

Non risulta del resto che il Governo italiano abbia a tutt'oggi preso in considerazione un'ipotesi del genere. L'ultimazione dell'autostrada, invece, è urgente ed assolutamente necessaria, sia per tener fede agli impegni internazionali (completamento dell'itinerario internazionale E1), sia soprattutto per liberare l'alta Valle dal traffico dei TIR.

La ventilata costruzione della galleria transfrontaliera, non solo non risolverebbe quest'ultimo problema, ma anzi lo aggraverebbe, riversando nella Valle, a partire da Pré-Saint-Didier, un traffico commerciale ben più imponente di quello attuale, che tra l'altro dovrebbe raggiungere Morgex attraverso lo stretto corridoio della Statale 26.

Quanto al problema delle sorgenti Vittoria e Youlaz, si può affermare quanto segue.

La Regione Valle d'Aosta non ha adottato per il momento alcuna decisione in merito alla ventilata ipotesi di collaborazione con la società concessionaria per lo sfruttamento delle acque.

La Rav, attraverso la Società Spea, cui è affidata la progettazione e la direzione lavori dell'autostrada, ha eseguito e sta eseguendo una serie di approfondite indagini per verificare la compatibilità tra lo scavo della galleria Dolonne, per la quale è stato ripristinato il progetto originario su richiesta del Comune di Courmayeur, e la salvaguardia delle sorgenti Youlaz. Tali studi non sono ancora terminati. I primi risultati sono comunque positivi e pertanto si tratta soltanto di mettere a punto le tecniche necessarie per raggiungere lo scopo e valutarne i costi con attenzione. Ciò anche in considerazione dell'effettivo valore commerciale delle acque in questione, tenuto conto delle loro caratteristiche.

Quanto al progetto di parte francese per la realizzazione di un tunnel stradale tra Le Fayet et Pré-Saint-Didier, questa Presidenza ne è stata informata solo verbalmente dal Sindaco di Chamonix.

Su tale ipotesi progettuale che, ripeto, non conosciamo ancora ufficialmente, abbiamo già espresso ed esprimeremo ancora con forza, unitamente al Sindaco di Chamonix, il nostro più vivo disaccordo. Ciò non toglie che l'Amministrazione regionale, a seguito di una deliberazione del Consiglio regionale, stia provvedendo a definire uno studio di prefattibilità di un eventuale traforo ferroviario tra la Valle d'Aosta e la Savoia.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin; ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Je voudrais avoir, si possible, un double comme pour l'autre interpellation. Les réponses posent de nouvelles questions par rapport à celles qu'on avait déjà posées. Une des raisons à la base de cette interpellation, était de comprendre pourquoi au moment où l'on va faire une étude de liaison ferroviaire alternative à un choix routier, on va en même temps achever les travaux de l'autoroute. Si j'avais bien compris, quelqu'un avait dit: ou l'un ou l'autre. Si on fait l'étude et après on l'oublie dans les bureaux, ce n'est pas une solution aux problèmes et ne donnera pas un soulagement au passage des poids lourds.

D'après ce que l'Assesseur avait dit, j'avais cru comprendre qu'il y avait l'intention, en suivant une politique alternative de transport par rail des poids lourds, d'éviter leur passage sur la route. La résolution du problème n'est pas immédiate, il faut faire un choix à longue échéance, mais il faut décider aujourd'hui pour avoir la réalisation dans une dizaine d'année. C'est normal!

L'hypothèse de travail du tunnel ferroviaire Aoste-Martigny se posait dans ce sens. Malheureusement, les réalisations de tunnels ferroviaires ne sont jamais à courte échéance. C'est un malheur, car du moment où l'on décide au moment où l'on va réaliser il passe trop de temps.

Aujourd'hui j'apprends qu'on n'a pas fait de choix. On continue d'un côté et de l'autre côté on dit qu'on va faire une étude. En soulignant un aspect un peu contradictoire, je voudrais signaler que c'est toujours un moyen pour financer l'IRI, qui n'a pas, à mon avis, besoin de cette intervention spécifique de notre Région.

Le rappel au problème des matériaux à éliminer à la suite des travaux pour le tunnel, est tout à fait normal. Je n'ai pas compris comment le tunnel de 33 km. pourrait être le plus long du monde. Je crois qu'il en existe de plus longs. Si je n'ai pas mal lu, le projet du tunnel pour la liaison Lyon-Turin dépassera les 45 km., le projet Aosta-Martigny dépasse les 33 km., donc la question ne se pose pas dans ces termes...

(...Interruption...)

...Oui, tout de même. Mais les tunnels prévus, même les autres, avec les techniques existantes peuvent être très bien conçus et réalisés.

Je viens d'apprendre qu'on n'a pas encore terminé les études de compatibilité que la RAV est en train de faire pour la sauvegarde des eaux minérales, par conséquent, je ne comprends pas comment l'on puisse faire des appels d'offre quand on ne sait pas encore comment les travaux seront réalisés. Si les expertises sur la possibilité de sauvegarder les eaux ne sont pas encore terminées, comment peut-on dire quel sera le tracé? Je n'arrive plus à comprendre.

Après cette intervention, on a encore plus de doutes sur l'attitude du Gouvernement face à un problème d'infrastructures avant tout et de sauvegarde des eaux minérales après. Je crois que pour aujourd'hui nous ne pouvons que dire qu'on est en train d'attendre des études. On n'a pas choisi, on n'a pas donné la possibilité...

N'oublions pas qu'à propos de la question de la sauvegarde des eaux minérales, il y avait une convention en faveur des travailleurs de l'ex-Morgex Carbo. Si je me souviens bien, monsieur Mafrica avait présenté deux interpellations pour dire qu'il fallait intervenir dans les plus brefs délais, car la caisse de chômage - monsieur Bajocco en est bon témoin - était en train de terminer. Il y avait un projet de formation du personnel de la Morgex Carbo qu'on n'a pas pu réaliser à cause du fait qu'on n'a pas donné suite à la convention pour l'exploitation des eaux minérales. Je crois qu'une réponse s'impose. Le temps est passé et on présentera une nouvelle interpellation à propos de ce problème. A un certain moment, il y avait l'intérêt de sauvegarder les places de travail, à présent ceci n'intéresse plus. C'est une situation difficile à soutenir.

Je dois dire qu'on n'a pas eu des réponses à un problèmes si important, car les informations données par la presse parlent de l'existence d'un projet d'aménagement du paysage qui n'existe pas et qui, selon la presse, donnera des indications que nous ne sommes pas à même de saisir. J'espère que, dans les plus brefs délais, on pourra reprendre ce discours. On y reviendra, car le fait de ne pas choisir aujourd'hui, risque de faire une série de dépenses inutiles. Mais surtout c'est un manque de cohérence par rapport aux déclarations actuelles, qui disent qu'on est pour le chemin de fer, qu'on est pour des projets alternatifs, car au moment donné on n'est pas à même de faire des choix.

Depuis 17h15 c'est M. le Viceprésident Edoardo Bich qui remplit les fonctions de Président de la séance.