Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2296 del 26 giugno 1991 - Resoconto

OBJET N° 2296/IX Application de la loi régionale instituant le "Prestito d'onore" pour les étudiants universitaires. (Interpellation)

Interpellation Rappelant que la loi régionale n. 30 du 14 juin 1989 a institué le "prestito d'onore" pour les étudiants universitaires;

considérant que pour l'année académique en cours seulement 34 étudiants ont été admis aux bénéfices de ladite loi;

les soussignés Conseillers régionaux

interpellent

l'Assesseur régional à l'Instruction publique pour savoir:

- pour quelles raisons un nombre aussi faible d'étudiants a demandé et obtenu le "prestito d'onore";

- si des modifications de la loi et de son règlement d'application pourraient, d'après le Gouvernement régional, faire augmenter le nombre d'étudiants jouissant de ce financement, qui responsabilise les étudiants vis-à-vis de la collectivité publique;

- si des initiatives sont à l'étude des services de l'Assessorat concernés à fin de mieux faire connaître les bénéfices liés au "prestito d'onore".

Président Le Conseiller Louvin a demandé la parole; il en a la faculté.

Louvin (UV) La loi régionale n° 30 de 1989 a été un bond en avant dans la façon de soutenir et d'encourager les études universitaires dans notre Région. Il s'agissait d'une loi qui introduisait, pour la première fois ou parmi les premières, un principe nouveau dans cette forme de soutien, c'est-à-dire la prise de responsabilité des étudiants qui pouvaient ainsi bénéficier d'emprunts considérables pour la conduite de leurs études et qui, en même temps, étaient engagés à restituer les sommes, par la suite, par des conditions extrêmement avantageuses. Nous avons tous fait des considérations positives, dans cette Assemblée, quand nous avons voté cette loi et nous attendions des résultats à la mesure des efforts qui avaient été faits pour concevoir ce nouveau système.

Nous avons pris connaissance, il y a quelque semaine, que seulement trente-quatre étudiants ont été admis à cette forme d'emprunt. J'avoue que nous avons été assez déçus, puisque nous connaissons le nombre total d'étudiants universitaires, nous connaissons également la grande quantité d'étudiants qui profitent d'autres formes de contribution de la part de l'Administration régionale. Il nous a paru naturel de porter à l'attention de l'Assemblée ce problème, en demandant les raisons d'un nombre si faible d'étudiants qui ont été admis à bénéficier de l'octroi de ces sommes. En même temps, nous avons voulu poser des questions plus spécifiques, à l'attention de l'Assesseur de l'Instruction publique, pour savoir si des mesures pour améliorer l'accès des étudiants à ce système de financement, de même que des initiatives visant à mieux faire connaître le prêt d'honneur auprès des universitaires, étaient à l'étude de son département.

Nous demandons, donc, quelles sont ces initiatives et l'Assesseur voudra bien élargir l'horizon de sa réponse puisqu'il nous a fait état, ce matin, de l'existence d'une initiative visant à restructurer l'Administration régionale, pour ce qui est des services à l'intention des étudiants universitaires, pour ce qui concerne le personnel. Probablement cette initiative va aussi dans le sens de permettre un accès plus facile des étudiants à ces nouvelles formes de soutien et de contribution.

Presidente Ha chiesto la parola l'Assessore alla Pubblica Istruzione, Rusci; ne ha facoltà.

Rusci (PRI) L'interpellanza è puntuale e solleva una problematica sulla quale mi sono soffermato assieme alla struttura burocratica.

Il numero di domande cui fa riferimento l'interpellanza si riferisce all'anno accademico 1989-90: erano state presentate 39 domande, cinque studenti erano stati esclusi per la mancanza del requisito di merito ed uno studente aveva rinunciato perché l'importo che gli sarebbe stato attribuito era di troppo modesta entità.

Nel corrente anno scolastico 1990-91 sono pervenute sessantasei domande, che rappresentano quasi il doppio rispetto al primo anno di avvio. Quindi rispetto alla partenza si riscontra un progressivo avvicinamento all'iniziativa da parte degli studenti, il che fa ben sperare per il futuro.

Si ritiene di poter affermare che le ragioni del limitato interesse alla provvidenza in argomento non risiedono né nella carenza di pubblicità della stessa presso gli utenti - ricordiamo infatti i numerosi comunicati stampa, gli articoli di giornale e le pubblicazioni specifiche. Faccio riferimento alla Guida dello studente, che era stata distribuita nel 1990 a tutti i maturandi, in una parte della quale si diceva, ad esempio: "L'elemento di maggior rilievo del piano di intervento è probabilmente il prestito d'onore. Si tratta cioè..." - né nella complessità del meccanismo di accesso al beneficio. Tutto sommato, le relative modalità e la documentazione richiesta sono ridotte all'essenziale ed estremamente semplificate.

Io ho la sensazione che lo scarso interesse sia un po' da ricercare nella mentalità troppo formata forse, almeno per il passato, a favore di un contributo a fondo perduto, piuttosto che non alla mentalità di restituzione. E' ovvio che c'è molto da lavorare in questo senso.

Secondo me, il Consigliere Louvin ha toccato un tasto giusto. Con l'importantissima legge 30, il Servizio preposto al discorso del diritto allo studio è stato letteralmente soffocato dalle richieste dell'utenza. Il numero considerevolissimo di richieste giornaliere di documentazione, di spiegazioni..., costringono l'ufficio a veri e propri tours de force.

La nuova pianta organica che tra brevissimo tempo sarà portata all'approvazione della Giunta regionale e poi del Consiglio, darà ovviamente una risposta a questi problemi. Non sarà sicuramente la panacea di tutti i mali. Probabilmente c'è ancora molto da investire in questo settore con alcune forme di pubblicità. Penso, per esempio, anche ad un diverso coinvolgimento dell'associazione degli studenti universitari, i quali sono estremamente meritevoli e soffrono sulla loro pelle il fatto di dover studiare comunque e costantemente fuori dalla nostra Regione, se non per quelle pur lodevoli iniziative legate a certe lezioni e alla preparazione in loco di alcuni esami, per cui sono un po' distolti dall'ambiente universitario locale e più portati ad interessarsi di altre questioni, più legate all'andamento dei loro studi presso le Università che li ospitano.

L'unica modifica alla legge 30, che potrebbe far incrementare il numero di eventuali beneficiari, riguarda il discorso della cumulabilità delle varie forme di assistenza, attualmente consentita, ad esempio, per il contributo alloggio. Il venir meno di tale principio, votato dal Consiglio regionale lo scorso anno quasi all'unanimità, richiede, secondo noi, almeno un momento di seria riflessione e suggerisce prudenza e cautela per i risvolti che potrebbero derivare all'Amministrazione regionale, da un lato per quello che attiene ad una spesa difficilmente controllabile e dall'altro perché potrebbero anche verificarsi forme di speculazione legate ad un discorso di ottenimento di questo prestito ad un certo costo e ad una sua restituzione a tassi che lo rendono comunque interessante, anche per fini un po' diversi da quelli scolastici.

Certamente si potrà fare maggiore pubblicità e si cercherà di coinvolgere in modo più efficace l'associazione degli studenti universitari.

PresidenteHa chiesto la parola il Consigliere Louvin; ne ha facoltà.

Louvin (UV)J'ai entendu avec plaisir qu'il y a eu, entre l'année 1989-90 et l'année suivante, une augmentation sensible du nombre des demandes présentées à l'Assessorat de l'Instruction publique et cela me paraît encourageant.

J'avoue que le point fort du raisonnement qui a été fait par l'Assesseur, et que je partage entièrement, est celui de l'exigence de passer d'une mentalité à l'autre; de la mentalité de celui qui est toujours et de toute façon assisté par des contributions à fond perdu de la part de l'Administration à une mentalité de nature différente, plus responsable, qui rend aussi l'étudiant plus sensible à l'effort qui est fait par la collectivité en sa faveur. Peut-être comme vous le dites, monsieur Rusci, il y a un danger, qui est une forme de petite spéculation, je ne pense pas que ce soit sur ces moindres chiffres que l'on fait des spéculations. Je pense cependant que nous nous approchons par ce prêt d'honneur aussi à une façon différente de responsabiliser l'étudiant, le futur travailleur, envers la collectivité qui soutient son effort et celui de sa famille.

Si des propositions seront portées à l'attention de ce Conseil, visant à améliorer ce système, visant aussi à éliminer quelques inévitables difficultés et des contradictions aussi qui peuvent se présenter avec d'autres formes de soutien, pour notre part, nous les examinerons avec la plus grande attention.