Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2295 del 26 giugno 1991 - Resoconto

OBJET N° 2295/IX Niveau de dotations infrastructurales en Vallée d'Aoste. (Interpellation)

Président Je donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Rollandin, Faval, Stévenin et Andrione, inscrite au point 26 de l'ordre du jour.

Interpellation Ayant constaté que les infrastructures constituent l'élément qui qualifie la richesse d'une région autant que d'une nation et représentent les facteurs de base du développement et par conséquent, de revenu et de l'économie au sens large du mot;

rappelant qu'en vue de la complète libéralisation des marchés européens prévue pour 1993, il convient de redoubler d'effort pour mettre en oeuvre une politique concrète de l'infrastructure, visant à réduire les clivages avec les autres réalités européennes;

ayant constaté les efforts et les investissements de ces dernières années dans le domaine des infrastructures et des services;

ayant appris par la presse que non seulement l'indice du niveau moyen de dotation infrastructurale en "Italie" atteint la moitié seulement de celui des pays les plus riches en infrastructures (Belgique et Luxembourg) et deux tiers de celui des plus importants partenaires européens (France, Allemagne et Royaume Uni), mais que la situation a empiré entre le début des années 70 et la moitié des années 80 en Vallée d'Aoste également,

les soussignés Conseillers régionaux de l'Union Valdôtaine

interpellent

le Gouvernement valdôtain pour savoir:

1) si les nouvelles colportées par la presse sont réelles; si elles correspondent à des études et à des analyses dignes de fois et si elles sont en possession de l'Administration régionale;

2) si les données en termes dynamiques des dotations infrastructurales de notre région de 1985 à 1990 et le rapport avec les autres régions à l'échelon européen sont connus et si le traitement des données publiées dans les journaux se rapporte à des sondages ministériels ou à des relevés présentés par l'administration publique;

3) quel est son jugement (si ces chiffres sont dignes de foi) sur les données susdites et quelles modifications et quelles solutions ont été envisagées afin que notre région s'inscrive à plein titre dans les réalités infrastructurales d'un niveau européen.

PrésidentLe Conseiller Rollandin a demandé la parole; il en a la faculté.

Rollandin (UV) On a présenté cette interpellation pour connaître les données à connaissance du Gouvernement régional, pour ce qui est des infrastructures et des dotations infrastructurales. Ce problème a fait l'objet d'une étude à niveau national, visant à connaître, au niveau des Etats qui font partie de la CEE et au niveau des différentes Régions, les infrastructures afin d'établir quels sont les pays les plus développés. J'ai fait cette prémisse pour faire comprendre et saisir le sens de cette interpellation.

A mon avis, l'un des critères pour juger l'état de santé d'une région, c'est l'évaluation de la dotation infrastructurale. Il ne faut pas oublier qu'il y a une liaison étroite entre dotation infrastructurale d'une région et présence d'entreprises à un bon niveau, surtout d'entreprises qui fonctionnent.

C'est la raison pour laquelle, face à la prise de position du Gouvernement sur la "patrimoniale" des immeubles des entreprises, on a présenté la résolution qu'on discutera d'ici quelques heures.

En revenant à l'interpellation, les données de certains journaux, se référant à un rapport présenté au niveau national, donneraient l'Italie avec une dotation de 50 pour cent d'infrastructures par rapport aux autres nations européennes et avec deux tiers pour ce qui est des plus importants partenaires européens, voire France, Allemagne et Royaume-Uni. Pour ce qui est de la France, nous connaissons l'intérêt porté au développement des différentes infrastructures, mais ce qui nous a étonnés, c'est que les données concernant notre Région indiquaient, dans ces dernières années, une baisse d'infrastructures par rapport aux autres Régions.

Or, compte tenu du fait que nous connaissons quelles sont les plus importantes infrastructures, nous avons présenté cette interpellation pour savoir si les nouvelles colportées par la presse correspondent aux données de l'Administration régionale, relevées à travers les statistiques, et s'il y a eu dernièrement des études ou des analyses dans ce sens, car je ne me rappelle pas avoir donné ces détails.

Enfin, nous voudrions savoir si les dotations dynamiques et infrastructurales de notre Région, pour ce qui concerne les dernières cinq années, et si le rapport avec les autres Régions à l'échelon européen sont connus et si les données publiées par les journaux se rapportent à des sondages ministériels ou à des relevés présentés par l'Administration publique.

Par conséquent, il nous intéresse savoir quel jugement porte le Gouvernement sur cet argument, car il est dans notre intérêt de doter notre Région d'un certain niveau d'infrastructures.

Enfin, nous voudrions savoir si, dans ces derniers temps, les statistiques ont subi des modifications.

J'ai voulu faire cette prémisse pour mieux faire saisir l'intérêt de l'interpellation.

Presidente Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC) A mio giudizio, il contenuto di questa interpellanza è assolutamente qualificante e sicuramente meritevole di qualcosa di più di una semplice interpellanza, forse di una discussione a livello consiliare. Comunque, con riferimento ai quesiti in essa contenuti, si possono esprimere le seguenti considerazioni.

Primo. Le notizie apparse sulla stampa nazionale, in particolare sul n. 24 della rivista "Mondo Economico", illustrano i risultati di una recente ricerca condotta dal Centro Studi della Confindustria. Tale ricerca, a sua volta, si basa largamente su dati statistici e metodologici di analisi già messe a punto e sperimentate dalla Comunità Europea ed i cui risultati sono da tempo noti all'Amministrazione regionale. Mi riferisco in particolar modo alla relazione "Impatto dell'infrastruttura sullo sviluppo regionale" pubblicata nel 1986 e alla "Terza relazione periodica sullo sviluppo delle Regioni della Comunità" pubblicata nel 1987.

Secondo. Le conclusioni a cui sono pervenuti i diversi studi precedentemente citati, risultano sostanzialmente concordanti. Tali conclusioni possono peraltro essere giudicate attendibili solo qualora si condivida la metodologia che ha permesso agli autori di confrontare la dotazione infrastrutturale di diversi Paesi e delle diverse Regioni prese in considerazione.

Con particolare riferimento alla Valle d'Aosta, si ritiene tuttavia che l'assenza di infrastrutture tipiche delle aree metropolitane o di aree altamente industrializzate (centrali termoelettriche o termonucleari, raffinerie, impianti di incenerimento, porti ed aeroporti internazionali, metropolitane, università...) abbia condotto ad una discutibile sottostima della dotazione infrastrutturale valdostana, specie in campo economico.

Con riferimento, inoltre, allo sviluppo della dotazione infrastrutturale della Valle d'Aosta nell'arco degli ultimi vent'anni, si può osservare come gli studi ufficiali della Comunità Europea non segnalino una tendenza chiaramente involutiva, ma piuttosto indichino che nel corso degli anni '70 la dotazione valdostana è leggermente regredita rispetto alla media europea, ma è migliorata rispetto a quella italiana. I regressi riguardano soprattutto le infrastrutture per i trasporti e per la fornitura di energie, mentre i progressi riguardano in special modo le infrastrutture educative, sanitarie, sociali ed ambientali. Verso la metà degli anni '80 risulta inoltre che la dotazione complessiva della Valle d'Aosta si manteneva prossima alla media europea ed a quella dell'Italia settentrionale, mentre appariva comunque superiore alla media italiana.

Con riferimento ancora alla seconda metà degli anni '80, non si possiedono informazioni che consentano confronti a livello europeo o nazionale, perché gli studi citati in precedenza comportano la disponibilità di molteplici informazioni statistiche e pertanto possono essere effettuati solamente con periodicità pluriennale da organismi nazionali o preferibilmente sovrannazionali.

Comunque, nonostante l'indisponibilità di informazioni specifiche, si può supporre che negli ultimi cinque anni la posizione della Valle d'Aosta, rispetto alla media delle altre Regioni italiane, resti nettamente superiore, in quanto i conti economici regionali elaborati dall'Istat indicano che negli ultimi anni la quota del prodotto interno lordo valdostano destinata al finanziamento dei servizi pubblici o ad investimenti infrastrutturali si è aggirata intorno al quaranta per cento, attestandosi così nettamente al di sopra di quella registrata nelle Regioni centro-settentrionali, che risulta del 23 per cento.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin; ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Je remercie pour les réponses et je demanderais un double pour les détails. A mon avis, ce qui est important de souligner à ce propos, c'est un aspect très souvent sous-estimé par notre Administration: le fait que les statistiques à niveau européen ne mettent pas en juste valeur les données concernant le Val d'Aoste et risquent de donner une idée fausse de ce qui se passe dans notre Région.

Par conséquent, on pourrait tirer la conclusion suivante, et c'est la raison pour laquelle j'avais présenté, avec mes Collègues, cette interpellation: la situation des différentes infrastructures peut être placée dans une moyenne, au moins au niveau des Régions du Nord ou de l'arc alpin. Par conséquent, il serait intéressant de créer et de distribuer un dossier qui spécifie quel est l'état des choses dans notre Région, pour mieux faire saisir notre réalité à l'extérieur.

Merci.