Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2124 del 7 maggio 1991 - Resoconto

OBJET N.° 2124/IX - Rédaction en français de la page "Nouvelles de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste". (Rejet de motion)Errore. L'origine riferimento non è stata trovata.

Président: Je donne lecture de la motion présentée par les Conseillers Viérin, Perrin, Louvin, Andrione, Mostacchi, Stévenin, Voyat et Rollandin, inscrite au point n° 6 de l'ordre du jour de la réunion en cours.

MOTION

Ayant pris acte que, depuis quelque temps, la page "Nouvelles de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste" est rédigée aussi en langue italienne, alors que depuis 1974 et jusqu'en 1990 elle était entièrement rédigée en français;

Ayant par ailleurs constaté que la "Page" est devenue bilingue jusqu'au titre, ce qui est en contraste avec la loi régionale n. 62 du 10 août 1987 qui parle (article 3) de "Notiziario regionale denominato: Nouvelles de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste";

Estimant que cette "Page", conçue à la fois pour faire connaître auprès du grand public l'activité de l'Administration régionale et pour offrir une aide substantielle à la presse écrite locale, représente un moyen important d'affirmation d'un véritable bilinguisme, tel qu'il est aussi énoncé par l'article 38 du Statut spécial qui, notamment, indique que "les actes publics peuvent être rédigés dans l'une ou dans l'autre langue";

Considérant que la page "Nouvelles de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste", tout en n'étant pas, à proprement parler, un acte public, n'est pas moins une émanation de l'instance régionale qui entendait ainsi assurer une présence francophone dans les feuilles locales, la plupart totalement italophones;

Vu que la loi régionale réglementant la publication de la "Page" étend ses bénéfices également aux journaux de l'émigration valdôtaine, notamment au mensuel "La Vallée d'Aoste" diffusé dans toute la diaspora valdôtaine, et que la nouvelle présentation de la "Page" a entraîné une levée de boucliers chez les émigrés vadôtains, qui voient dans cette décision une atteinte à leur langue maternelle et une violation des statuts de leurs journaux imposant la rédaction entièrement en français;

le Conseil régional du Val d'Aoste

engage

le Gouvernement vadôtain à donner les dispositions nécessaires afin que la page "Nouvelles de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste" soit rédigée entièrement en français, en rétablissant sa dénomination officielle.

Presidente: Ha chiesto la parola il Consigliere Viérin; ne ha facoltà.

Viérin (UV): Avec la présentation de cette motion, nous avons voulu soumettre à l'attention du Conseil le problème de la rédaction de la page "Nouvelles de la région autonome de la Vallée d'Aoste". En effet, la rédaction de celle-ci a des conséquences sur l'utilisation de la langue française dans notre pays, notamment dans les médias ou sur le modèle de bilinguisme à suivre, et des effets sur les journaux de nos émigrés. Une page publiée depuis trente ans, conçue et pour faire connaître auprès du grand public l'activité de l'Administration régionale et pour offrir une aide à la presse écrite locale.

Or, depuis quelque temps, nous avons constaté qu'elle est rédigée aussi en langue italienne alors que, depuis 1974, elle était entièrement rédigée en français. De plus elle est devenue bilingue jusqu'au titre, ce qui par ailleurs contraste avec la loi régionale n° 62, du mois d'août 1987, qui à l'article 3 parle expressément de "Notiziario regionale denominato - je cite - Nouvelles de la région autonome de la Vallée d'Aoste". Fin de citation.

Nous estimons que cette page représente un moyen important d'affirmation d'un bilinguisme réel et un exemple d'application de notre spécificité linguistique. L'article 38 du Statut spécial indique, en effet, que les actes publics peuvent être rédigés dans l'une ou dans l'autre langue et non pas dans les deux.

Le professeur Lombardi, dans son intervention au colloque, organisé l'année dernière à Aoste, sur "Les communautés des Alpes occidentales: de la Déclaration des représentants des populations alpines à l'Europe des peuples", a beaucoup insisté sur la nécessité d'assurer les droit des minorités par des interventions publiques afin d'atteindre une véritable égalité ou parité d'opportunités.

A cet égard, la page "Nouvelles de la Région autonome de la Vallée d'Aoste", tout en n'étant pas à proprement parler un acte public, n'est pas moins une émanation de l'Administration régionale qui entendait ainsi, en appliquant les propos du professeur Lombardi, assurer une présence francophone dans les journaux locaux la plupart totalement italophones. Elle assume donc une valeur symbolique, elle témoigne de l'attention et de la sensibilité à l'égard de notre langue française. Elle représente un moyen de promotion d'un véritable bilinguisme.

La nouvelle présentation de la page a également entraîné une levée de boucliers chez nos émigrés qui, dans cette décision, voient outre une atteinte à leur langue maternelle, une violation des statuts de leurs journaux, imposant la rédaction entièrement en français, ou bien refus forcé des bénéfices que les lois régionales réglementant la publication de la page étendent aussi à leurs journaux.

A ce propos, le mensuel "La Vallée d'Aoste", diffusé dans toute la diaspora valdôtaine, dans son édition du février-mars de cette année publie cet article: "Depuis plus de vingt ans, nous étions habitués à lire en langue française des nouvelles de la Vallée publiées dans les pages éditées à Aoste, par le soin du Bureau de presse du Gouvernement régional et de l'Office de la langue française, depuis 1988. Or - ô surprise! - ces pages arrivent depuis septembre 1990 avec une majorité d'articles écrits en langue italienne. Après réflexion, nous les avons publiés tels quels, leur gardant ainsi l'esprit de leurs auteurs".

Le texte devait porter ses fruits. Les émigrés, comme certains Valdôtains du pays attachés à la langue française, se sont insurgés contre l'envahissement des articles en italien publiés sur ces pages régionales. Insurrection très pacifique, qui se traduit par des réactions verbales et par un courrier que le COFESEV a adressé, dès le mois de septembre, au Président du Gouvernement valdôtain. Courrier demeuré sans réponse à ce jour, si ce n'est par la rédaction continue de cette page, qui se veut peut-être bilingue, mais où les travaux de traduction de l'Office de la langue française justifient peu la signature de celui-ci.

On pourra toujours nous rétorquer que cette page est conforme au Statut d'autonomie par son bilinguisme. C'est vrai sans doute pour ce qui concerne la légalité pure et nous pourrions l'admettre si nous ne savions qu'en beaucoup d'autres cas cette légalité n'est pas respectée en tout cas, ce que nous regrettons, et chacun pourra le constater avec nous, c'est que pour la plupart des journaux paraissant au Val d'Aoste les pages régionales étaient les seuls écrits publiés en langue française. Le choix actuel représente, à notre avis, un nouveau recul de notre particularisme et de notre culture.

Toujours la rédaction du mensuel "La Vallée d'Aoste" se pose encore une question et affirme: "Il nous est donc apparu normal de publier ces pages, telles qu'elles se présentent, dans le seul souci d'information, mais pour être en règle avec nos statuts devons-nous, si nous en avons l'autorisation, en traduire les contenus ou en abandonner la publication?". Et le même journal conclut avec ces considérations très amères: "Jusqu'à alors les émigrés avaient un souci majeur: le maintien de la langue française en Vallée d'Aoste. Il est clair que l'idée de maintien risque fort de se transformer en sauvegarde, ce qui signifie qu'à un terme que nous voulons croire encore lointain, la langue française ne sera plus qu'un souvenir dans une Région dont elle est le flambeau depuis plus de quatre siècles".

Nous espérons que ces propos ou ces considérations amères ne se réalisent pas. A cet effet, nous avons présenté cette motion, confortés également par les déclarations politiques et programmatiques que le Président du Gouvernement, monsieur Bondaz, a faites, lors de la séance du Conseil régional du 25 juin, où il avait, en concluant son allocution, présenté une réflexion sur le rôle de la langue française, la langue du peuple valdôtain, en affirmant: "Pour nous, qui voulons oeuvrer dans le sillon de la plus authentique tradition valdôtaine, la langue maternelle est une religion". Et encore, le Président était allé plus loin en citant, une phrase de monsieur Paul Deschanel, Président de la République française à l'âge d'or de la troisième république: "La langue est la patrie spirituelle, elle survit à la patrie terrestre. La langue d'Homère n'a-t-elle pas tenu lieu de patrie aux Hellènes opprimés? Oui, - et il réaffirmait - la langue est une religion, la langue est le royaume de l'esprit qui ne connaît ni les frontières, ni la mort et quand le Parthénon ne sera plus que cendres, la voix d'Eschyle et la voix de Démosthène continueront de monter vers la roche sacrée et de remplir l'univers".

Nous pensons sur la base des déclarations du Président, qu'il sera donc tout à fait d'accord pour donner les dispositions nécessaires afin que la page "Nouvelles de la Région autonome de la Vallée d'Aoste" soit rédigée entièrement en français, en rétablissant également sa dénomination officielle. Dans ce sens, nous demandons au Conseil de bien vouloir engager le Gouvernement.

Presidente: Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC): In relazione all'oggetto in discussione, ritengo opportuno specificare quanto segue.

La legge n. 13 del 15 maggio 1974, intitolata: "Provvedimenti intesi a favorire la più ampia informazione sull'attività della Regione", con le successive modificazioni, intende offrire uno strumento idoneo ad assicurare l'informazione sull'attività dell'Amministrazione regionale, così come è specificato nel suo primo articolo.

Essa non contempla alcun obbligo per i redattori di utilizzare una o più lingue in particolare. Se a tutt'oggi si è proceduto alla pubblicazione di articoli seguendo il principio del bilinguismo integrale, l'unico veramente rispettoso dei diritti di ogni minoranza, ciò è dovuto alla necessità di garantire, a nostro giudizio - forse sbagliando - l'accesso all'informazione al maggior numero possibile di cittadini valdostani.

Per quanto riguarda il titolo, ritengo che si potrebbe ravvisare contrasto con l'articolo 3 della già citata legge regionale n. 13 e con le successive modificazioni solo nel caso in cui fosse eliminata la denominazione francese, cosa che però non è mai avvenuta. Credo che di ciò il Consigliere Viérin possa dare atto.

Oggi in quest'aula si è fatto cenno alla questione degli emigrati, ma se ne è fatto cenno anche in altre sedi. Devo precisare in proposito che quindici o venti giorni fa, visitando i nostri emigrati della regione parigina, ho avuto modo di parlare con loro anche di questo problema, che li riguarda in modo particolare, anche perché molti di loro non conoscono la lingua italiana.

Di quella riunione è stato redatto anche un verbale, dal quale si può desumere che non dico il falso. Ebbene, essi stessi hanno riconosciuto che nel solo mese di settembre uno o due numeri di "Nouvelles de l'Administration régionale" sono stati scritti esclusivamente in italiano e che da allora in poi la cosa non si è più ripetuta, tant'è che nelle loro successive lettere hanno parlato di "prevalenza" e non più di "esclusiva presenza" della lingua italiana nel foglio "Nouvelles de l'Administration régionale".

In quella riunione si è fatto riferimento ai princìpi del nostro Statuto, del nostro bilinguismo e delle nostre tradizioni, e nel corso dei lavori gli emigrati hanno riconosciuto che la redazione del foglio "Nouvelles de l'Administration régionale" nelle due lingue non ledeva assolutamente nulla, perché il bilinguismo è paritario; a meno che non si voglia intendere bilinguismo il fatto di scrivere e parlare o in italiano o in francese.

Per le ragioni suddette, noi chiediamo ai presentatori della mozione di ritirarla; in caso contrario, ci asterremo dal votarla.

Président: Le Conseiller Viérin a demandé la parole; il en a la faculté.

Viérin (UV): Les raisons alléguées par le Président ne nous ont pas convaincus. Au contraire, elles nous donnent encore plus de fermeté dans nos propos et dans nos engagements. Il nous a fait part des propos des sociétés d'émigrés valdôtaines; je ne sais pas à quelles sociétés il faisait référence. Leurs organes officiels témoignent de leur volonté et nous ne sommes pas ici pour relater sur la base de procès-verbaux ou de déclarations "officieuses".

De toute façon, nous savons très bien que nous parlons deux langues différentes, et qu'il n'y a aucune possibilité de communication à cet égard.

Nous confirmons donc notre motion. Nous considérons qu'elle garde toute sa validité et surtout qu'elle permet, finalement, de savoir la signification des déclarations de la majorité en faveur de notre spécificité et de notre particularisme. Comme nous l'avions déjà constaté lors de la présentation du plan régional triennal 1990-1993, lorsque seulement le rail du Mont-Blanc. et l'esprit valdôtain pour les actions envisagées dans le domaine de l'agriculture avaient permis au Président de sauvegarder son idée du bilinguisme, nous avons aujourd'hui une preuve ultérieure que d'une part l'on fait des déclarations fracassantes et, que par la suite, l'on ne donne pas application à ces mêmes propos.

Sans insister sur d'autres éléments, voilà les raisons principales pour confirmer notre motion et pour solliciter un vote favorable du Conseil.

Presidente: Ha chiesto la parola il Consigliere Perrin; ne ha facoltà.

Perrin (UV): Je voudrais ajouter uniquement une toute petite considération à celles qui ont été avancées par le collègue Viérin.

Monsieur le Président du Gouvernement nous a rappelé le Statut d'autonomie et la parité décernée aux deux langues, la langue française et la langue italienne, par ce Statut même. Il dit qu'à travers la mixité de la page d'information "Nouvelles de la Région autonome de la Vallée d'Aoste" et l'emploi des deux langues, il respecte le Statut. Cela est peut-être vrai, mais je voudrais rappeler qu'une langue minoritaire à l'intérieur d'un Etat, mais majoritaire chez elle, a besoin d'une défense particulière.

Je crois que la particularité linguistique pour une minorité ne peut que conduire à la disparition de la langue minoritaire. C'est pour cette raison que nous demandons que pour le français, comme pour notre langue ethnique, il y ait un effort particulier et donc une présence différente. Ce n'est pas à travers la parité que nous défendons la langue française en Vallée d'Aoste.

Monsieur le Président du Gouvernement dit aussi avoir un souci pour ce qui concerne l'information. Il dit que tous les citoyens valdôtains ont droit à accéder à l'information qui est donnée par cette page. Cela peut être vrai, mais alors nous demanderions à monsieur le Président de donner des dispositions pour que ses soucis pour l'accès à l'information soient étendus à tous les bulletins d'information.

J'ai, de temps à autres, la possibilité d'entendre le bulletin qui est émis sur cinq ou six radios différentes par l'agence "Péaquin et Carrara". Je ne sais pas si c'est un pur hasard, mais je n'ai jamais entendu employer un seul mot de français. C'est peut-être un hasard. Je n'ai pas le loisir de l'entendre tous les jours, mais les statistiques me disent que si pour cinq jours consécutifs je n'entends pas un mot de français, c'est peut-être la généralité de ce qui est émis par ce bulletin.

Alors, si monsieur le Président veut qu'il y ait une parité, c'est-à-dire cinquante pour cent, dans la page "Nouvelles de l'Administration régionale", il faut que aussi dans cet autre bulletin il y ait cette même parité, parce qu'autrement nous enlevons cette possibilité d'accès à ceux qui aiment entendre les nouvelles en français.

Je crois que ce n'est pas à travers cette parité que nous défendons la langue française en Vallée d'Aoste. Hélas! Je répète que pour un tas de raisons historiques et contingentes le français est en Vallée d'Aoste une langue en recul, malgré tous les efforts que nous déployons. Pour qu'il n'y ait pas un recul ultérieur la parité ne suffit pas, il faut un effort particulier. S'il n'y a pas cet effort, cette langue, qui est notre langue éthnique, va bientôt disparaître.

Donc, au point de vue politique, nous aurions aimé entendre une réponse différente de la part du chef de cette majorité.

Presidente: Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC): Concordo con quanto è stato detto dal Consigliere Perrin, ma devo sinceramente confessare di non aver mai ascoltato i notiziari emessi dalla ditta da lui citata. Non avendo motivi per dubitare della sua sincerità, gli posso garantire che sarà mia premura evitare che si abbia a ripetere quanto da lui lamentato.

Per quanto attiene alla difesa della lingua francese, credo che tutte le Amministrazioni che si sono susseguite abbiano fatto uno sforzo non indifferente, anche se i risultati, come è stato riconosciuto dal Consigliere Perrin, sono stati piuttosto modesti, al punto da auspicare che la parità sia intesa in senso diverso, altrimenti non si riuscirebbe a difendere l'uso del francese.

Io non ho particolari motivi di astio nei confronti di nessuno, ma credo che la Presidenza della Giunta, qualunque essa sia, non possa che operare nel rispetto del nostro Statuto.

Personalmente non credo che si possa difendere la lingua francese con l'emissione di un notiziario esclusivamente in francese. Me ne potrebbe dare atto lo stesso Consigliere Perrin. Credo invece che si debba ricorrere a sistemi diversi che, come egli sa meglio di me, vanno esperiti a livello scolastico, anche se purtroppo i Consiglieri hanno potuto verificare che i neodiplomati che affrontano la prova di lingua francese nei concorsi vanno incontro a dei fiaschi totali. Non so se sia colpa degli allievi o degli insegnanti. E' difficile stabilirlo, come è difficile stabilire se sia nato prima l'uovo o la gallina.

Il problema va comunque studiato, esaminato ed approfondito, perché probabilmente ciò che è stato fatto nel passato non è stato sufficiente a mantenere o a dare maggiore forza d'urto al francese. Io sono fermamente convinto che qualunque lingua, per ottenere l'avallo popolare, deve essere amata. Se la lingua non è amata, non sarà mai usata dalla popolazione.

Credo che tutti noi dobbiamo fare uno grande sforzo per fare amare la lingua francese. Purtroppo, e senza che se ne conosca a fondo la ragione, molti strati della nostra popolazione odiano la lingua francese. Questo è negativo.

Cerchiamo allora tutti insieme di superare questo ostacolo, per far sì che la lingua venga amata, così non saremo più costretti a stilare la pagina di "Nouvelles de l'Administration régionale" tutta in italiano o tutta in francese, perché a quel punto la questione sarebbe del tutto indifferente; quando una cosa è amata è usata, in caso contrario non viene usata comunque.

Presidente: Ha chiesto la parola il Consigliere Andrione; ne ha facoltà.

Andrione (UV): Vorrei solo informare il Presidente della Giunta che all'ultimo concorso al quale ho partecipato come commissario c'era un forte odio per la lingua italiana: su sessanta partecipanti, due sono stati ammessi non tenendo conto dell'italiano scritto, perché erano da bocciare.

Presidente: Ha chiesto la parola il Consigliere Viérin; ne ha facoltà.

Viérin (UV): Nous pouvons partager une partie de la deuxième intervention du Président, mais à une condition. Si l'on veut qu'une langue soit aimée, l'on doit également faire le nécessaire pour qu'elle soit utilisée, pour qu'elle soit pratiquée. A cet égard, nous remarquons une contradiction avec son intervention précédente et surtout avec la non-disponibilité ou la non-volonté pour ce qui est des "Nouvelles de la Région autonome de la Vallée d'Aoste" à appliquer un bilinguisme véritable.

A ce propos, je veux reprendre, non pas mes propres mots, mais l'avis du professeur Lombardi sur la base d'un exposé qu'il a présenté à Aoste et que je considère tout à fait indicatif des positions à tenir. Aujourd'hui nous considérons la langue française, mais les mêmes considérations peuvent être exprimées pour l'agriculture de montagne, ou pour d'autres problèmes concernant les réalités spécifiques des minorités. De ce point de vue, les propos du Président sur la parité et sur le bilinguisme ne permettent pas de valoriser, d'atteindre les objectifs voulus.

Le vote sur cette motion, à mon sens, permettra aussi de mieux définir les différentes positions que nous avons quant à la valorisation de notre langue et quant à l'utilisation des moyens nécessaires pour la sauvegarder.

Si la position exposée par le Président est celle que la majorité veut suivre dans les différents domaines, alors je pense vraiment que les considérations amères exposées auparavant, en reprenant l'article publié sur le mensuel la "Vallée d'Aoste", risquent fort de se réaliser. La responsabilité politique est exclusivement de cette majorité.

Pour toutes ces considération, nous ne pouvons que confirmer à nouveau notre vote favorable à la motion présentée et solliciter un engagement de tous les Conseillers sur ce point, qui représente et qui assume une valeur symbolique quant à l'attention, et à l'attitude vis-à-vis de la spécificité linguistique valdôtaine.

Presidente: Se nessuno chiede la parola, pongo in votazione la mozione iscritta al punto 6 dell'ordine del giorno.

Esito della votazione:

Presenti: 27

Votanti: 10

Favorevoli: 10

Astenuti: 17 (Aloisi, Bajocco, Beneforti, Bondaz, Chenuil, Dolchi, Fosson, Gremmo, Lanièce, Lavoyer, Limonet, Mafrica, Martin, Monami, Ricco, Rusci e Trione)

Il Consiglio non approva

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