Oggetto del Consiglio n. 1468 del 17 ottobre 1990 - Resoconto
OBJET N° 1468/IX - Formation d’une société mixte Région-IRI-Poligrafico dello Stato en vue d’un essor de l’usine de Verrès (Interpellation).
Presidente - Do lettura dell’interpellanza presentata dai Consiglieri Rollandin, Faval, Stévenin, Andrione e Louvin:
INTERPELLATION
Rappelant qu’un des points forts du protocole d’entente IRI-Région adopté par délibération du Gouvernement valdôtain n. 2909 du 3 avril 1987 concerne l’engagement "d’élever la qualité des productions d’Aoste et de Verrès";
rappelant par ailleurs que la délibération du Gouvernement valdôtain du 22 avril 1988 devait reconfirmer la valeur économique, productive et commerciale de l’usine de Verrès;
sachant que l’Administration régionale avait entamé un échange de correspondance avec le "Poligrafico dello Stato" en vue de la formation d’une Société mixte Région-IRI-Poligrafico;
estimant qu’une solution rapide dudit projet serait en mesure de créer de nouveaux emplois dans la zone;
les soussignés Conseillers régionaux
interpellent
l’Assesseur compétent pour savoir:
1) si la procédure nécessaire a été engagée pour la formation de la nouvelle société mixte;
2) si l’expertise estimative de l’ancienne usine Sadea de Verrès est achevée;
3) s’i est possible d’envisager un essor de la chaîne de fabrication des monnaies et de fusion à cire perdue susceptible de créer de nouveaux emplois.
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Rollandin, ne ha facoltà.
Rollandin (UV) - Avec les collègues on a soulevé ce problème qu’on retient très important pour ce qui est soit des ententes qui avaient été prises il y a quelque temps, soit du futur de l’usine, qui a eu sans doute une évolution un peu difficile mais qui a des capacités exceptionnelles et qui par conséquent doit pouvoir être aidée dans une période de transition que je retiens assez délicate.
Je crois qu’il suffirait de rappeler les accords qui avaient été signés avec l’IRI et les accords suivants, pour dire qu’une attention spécifique avait été donnée avant tout à l’autonomie de l’établissement de Verrès. Là il y a les deux branches de spécialisation, les travaux assez délicats et les monnaies.
Je crois que la première partie, c’est-à-dire les travaux à cire perdue, avait eu un certain essor. Je ne voudrais pas oublier la participation à Venise à ce rendez-vous assez important, et en même temps pour ce qui est de la monetizzazione il y avait eu l’effort de prévoir qu’il y ait une participation du Poligrafico, afin qu’il y ait la possibilité d’avoir chaque année des assurances face au travail qui doit être mené dans cette usine, et par conséquent avoir - ce qui est le vrai intérêt - la garantie des places de travail.
A ce sujet on a eu différentes rencontres à Rome; on avait envoyé une lettre car on était encore dans la phase où on avait demandé qu’il y ait une expertise sur l’ensemble de l’établissement, afin de faire une série de programmes qui prévoyaient la participation à trois: Région, Poligrafico et IRI. La Région et le Poligrafico devaient avoir la majorité et par conséquent garantir d’une certaine façon les engagements qui avaient été pris il y a longtemps. Voilà le sens de cette interpellation et en effet j’ai demandé si la procédure nécessaire a été engagée pour la formation de la nouvelle société mixte, ce qui est le premier point pour le développement par la suite de ce nouveau établissement.
Je rappelle en même temps que l’intérêt de l’établissement de Verrès était dû aussi au fait qu’il y a une centrale. Une centrale qui a été l’objet des travaux il y a quelque temps, une centrale très importante par rapport à ce qui est la possibilité d’utilisation de l’énergie électrique, qui est un point très important de la politique de notre Région. Par conséquent il faut savoir s’il y a des assurances à ce sujet et surtout savoir dans quel délai il y aura la possibilité d’arriver à ce point. Je crains que, si on va quitter trop de temps, il y a peut-être la possibilité qu’il y ait des accords différents dans d’autres parties d’Italie. Je veux rappeler que tout particulièrement en Sicile, et même au centre d’Italie, il y avait la possibilité de faire un accord de ce genre, ce qui serait une pénalisation de l’établissement de Verrès.
Voilà le sens de cette interpellation.
Presidente - Ha chiesto di parlare l’Assessore all’Industria, Commercio, Artigianato e Trasporti Fosson, ne ha facoltà.
Fosson (DC) - Je pense que les soucis de M. Rollandin sont les soucis de la Junte régionale.
En effet, tout le monde partage la pensée que l’établissement de Verrès, la Verrès S.p.A., a une certaine importance surtout pour la cera persa e la monetizzazione, qui sont des particulières façons de travail qu’on doit maintenir pour la valeur en soi et pour la valeur des ouvriers qui peuvent y travailler.
A ce sujet, en rappelant la lettre que le Président Rollandin avait envoyée au mois de mai de cette année à M. Maggi, Direttore dell’Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato, le Président Bondaz avait écrit le 12 juillet, c’est-à-dire à peine arrivé à la Présidence, à M. Maggi en disant:
"Egregio Direttore Generale, in relazione ai contatti avuti a suo tempo in ordine alla partecipazione dell’Istituto Poligrafico e Zecca dello Stato nella società che dovrebbe sorgere per iniziativa della Regione Valle d’Aosta dall’attuale stabilimento di Verrès della Deltacogne, che si occupa di monetazione, nel confermarle l’intenzione dell’Amministrazione a portare avanti tale iniziativa, le sarei grato se volesse fornire notizie in merito all’interesse e all’orientamento del Poligrafico al riguardo della iniziativa stessa". A cette lettre on a eu une réponse de M. Maggi, Direttore del Poligrafico e della Zecca dello Stato, en date 5 septembre: "Egregio Presidente, rispondo pregandola di volermi scusare del ritardo alla sua lettera del 12 luglio, con la quale mi conferma l’interesse della sua Amministrazione a portare avanti ecc.. Posso senz’altro assicurarle che l’iniziativa è sempre alla nostra attenzione e che, prima di riprendere rapporti conclusivi, siamo in attesa di conoscere quanto a tale riguardo ci verrà indicato dall’Ilva di Roma".
Encore une réponse du Président de la Junte en date 18 septembre:
"Nel riscontrare la sua cortese del 5 settembre, desidero ringraziarla per quanto ha voluto comunicarmi relativamente alla progettata costituzione di una società che dovrebbe sorgere nell’attuale stabilimento di Verrès, e rimango in attesa di ulteriori comunicazioni".
Cela pour dire qu’on a continué des contacts, pour dire que le Poligrafico a confirmé d’avoir en cours des rapports avec l’Ilva et pour dire qu’on a l’intérêt.
Je pense de demander une rencontre dans le bref délai avec le Directeur du Poligrafico de l’Etat, pour avoir la possibilité de mettre à feu le thème, parce que le doute de M. Rollandin, qu’il y ait des forces qui veulent transférer l’activité de monetazione au sud ou dans d’autres endroits, c’est un doute que nous partageons. Alors, pour vérifier tout ça, on va faire une rencontre avec le Directeur du Poligrafico.
Quant aux autres questions, l’expertise estimative on l’achèvera quand on aura conclu la première partie; quant à l’essor de la chaîne de fabrication des monnaies, susceptible de créer de nouveaux emplois, c’est préalable d’avoir l’accord avec le Poligrafico de l’Etat et avec l’Ilva: à ce point on pourra donner des réponses sur le futur. Je confirme en tout cas notre intérêt à achever la société mixte Région-Ilva-Poligrafico de l’Etat.
?-
Depuis 16,26 c’est M. le Vice-Président Stévenin qui remplit les fonctions de Président de la séance.
?-
Presidente - Ha chiesto di parlare il Consigliere Rollandin, ne ha facoltà.
Rollandin (UV) - Si je peux être d’accord sur le fait qu’il y a eu un maintien d’intérêt face à ce sujet, je dois dire que je ne peux pas être satisfait pour la deuxième réponse, car je veux rappeler que la situation préalable à l’accord c’était d’avoir l’expertise estimative, qui devait être faite de la part de l’Ilva. En effet, lorsqu’il y avait eu une rencontre avec M. Maggi, au mois de juin, il y avait eu une réponse qui disait qu’avant la fin du mois de juin devait y être la réponse de la part de l’expert de l’Ilva.
Alors, moi j’avais demandé quelle était la réponse, car, face à cette expertise, la Région devait être à même de dire: on accepte ou on n’accepte pas. On fait des relations face à cette proposition, car autrement, si on n’a pas ces premiers pas, on n’arrivera jamais à trouver un accord sur la participation à trois. Depuis le moment où on a entamé les accords avec le Poligrafico, qui, je répète, n’est pas très intéressé malgré les déclarations de principe, car il y a aussi des forces qui porteraient à avoir cet établissement ailleurs, je regrette de dire que, si on perd ce train de faire cette proposition à trois, on risque d’arrêter l’entreprise avec tous les dégâts que nous connaissons. Pas seulement, il n’y aura pas de places de travail supplémentaires, mais on aura aussi des difficultés, ce qui est en train de se passer à Verrès.
Je voudrais souligner que l’ex-Sadea de Verrès est en crise, car il n’y a plus de possibilité de travailler; étant donné qu’on attend cet accord, on n’a pas de commandes de fabrication de monnaies. Le problème de la cire perdue, comme on pouvait s’attendre, était dans une phase d’expérimentation et par conséquent dans une phase assez délicate.
Le vrai poids on pouvait l’avoir au moment où on avait l’accord avec le Poligrafico, mais je répète et je vous prie de voir avec attention ce problème, car on risque vraiment d’arrêter cette usine, qui a un intérêt pas seulement pour ce qui est de l’endroit, mais pour le fait qu’il y a là une centrale électrique. Dans l’ensemble, si on avait la possibilité d’y participer, on avait la possibilité d’exploiter la réelle capacité de cette centrale aussi pour le milieu.
On doit arriver à le faire dans le plus bref délai, car je rappelle encore un autre problème, c’est-à-dire qu’il y a une échéance: l’Ilva et par conséquent l’ex-Cogne devaient entamer les travaux de réaménagement de la centrale avant la fin de l’année, ce que je doute se passera, autrement on risque de perdre aussi la possibilité d’avoir la centrale.
Alors j’invite vraiment à réfléchir sur un thème qui est assez délicat et qui a des termes de temps très très réduits.
