Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 1278 del 6 giugno 1990 - Resoconto

OBJET N° 1278/IX - MESURES POUR FAIRE FACE AUX DEGATS PROVOQUES PAR LE VENT ENTRE LE 27 FEVRIER ET LE 2 MARS DE CETTE ANNEE. (Interpellation)

PRESIDENTE:Do lettura dell'interpellanza presentata dai Consiglieri Vallet, Louvin, Mostacchi, Stévenin, Marcoz ed Agnesod, iscritta al punto 9 dell’ordine del giorno.

INTERPELLATION

l'Assesseur à l'Agriculture, Forêts et Environnement afin de savoir:

- les dimensions des dégâts provoqués par le vent dans la période susmentionnée;

- quelles initiatives le Gouvernement régional a l'intention d'adopter dans l'intérêt des Communes, des Consortiums, des Consorteries et des particuliers propriétaires des bois endommagés afin d'assurer le rétablissement de l’équilibre écologique dans les bois concernés;

- quelles mesures sont à l'étude pour empêcher que le pourrissement des arbres déracinés provoque d'autres dégâts de nature phytosanitaire.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola il Consigliere Louvin; ne ha facoltà.

LOUVIN (UV):Les faits qui sont à l'origine de cette interpellation sont bien connus. Une tempête de vent, qui s'est déchaînée entre le 27 du mois de février et le 2 du mois de mars, a provoqué d'immenses dégâts dans nos bois, qui souffraient déjà pour toute une série de problèmes, de la limantria à la sécheresse, aux incendies, et qui ont été atteints par cette ultérieure catastrophe.

Nous avons pu constater directement les dégâts qui ont été provoqués dans certaines Communes. Je cite parmi les autres: Arvier, Introd, Rhêmes-Saint-Georges et Avise, mais sans doute la plupart des Communes de la Région a subi autant de dégâts. Les données que nous avons sont partielles. En ce qui me concerne je n'ai pu obtenir des données précises qu'à propos de la Commune de Rhêmes-Saint-Georges où près de 42 ha. de bois paraissent avoir été entièrement détruits et 17.100 plantes environ abattues.

La politique de la montagne que nous menons à travers la Région et les Communes ne peut pas sous-estimer l'importance de la protection des bois et, dans ce cas, elle exige une intervention très importante, que ce soit directement de la part de la Région ou par l'intermédiaire des consorteries et des Communes intéressées.

Les dommages économiques sont considérables importants, mais il y a aussi des problèmes au niveau de la stabilité des sols - l'Assesseur pourra sans doute nous le confirmer - et surtout des problèmes de nature phytosanitaire pour la quantité de bois qui gît sur le sol, très souvent dans des endroits difficilement accessibles par les pistes forestières et, donc, des endroits où ce bois pourra être récupéré ou enlevé péniblement et il sera sans doute aussi très difficile de mettre en oeuvre une politique immédiate de reboisement.

C'est pour cela que nous avons demandé au Gouvernement régional de nous dire quelles sont ses intentions pour ce qui est de ces énormes dégâts que notre patrimoine forestier a subi, pour connaître donc les dimensions concrètes de ces dégâts et surtout les interventions que l'on estime nécessaire de mettre en oeuvre dans les meilleurs délais.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola l’Assessore all'Agricoltura, Foreste ed Ambiente Naturale, Perrin; ne ha facoltà.

PERRIN (UV):La tempête de vent, qui a sévi dans la nuit du 27 au 28 février, a causé de gros dommages non seulement aux forêts, mais aussi à d'autres structures: habitations civiles et rurales, établissements industriels, etc. C'est pour cela que, dans la matinée du 28 février, à travers nos 16 maisons forestières, nous avions fait mener une première enquête et que, à midi du 28, nous avions déjà une connaissance, même si approximative, des dégâts. Cela avait été fait en prévision d'un éventuel décret du Président du Gouvernement régional, déclarant la calamité naturelle; décret qui a été signé le 2 du mois de mars successif.

Pour ce qui concerne les forêts et pour répondre à cette interpellation, je peux fournir des données globales. Je ne crois pas opportun ici de les citer pour chaque Commune; si les interpellants le voudront, ils pourront avoir la situation dans le détail.

Dans le total il y a eu 461 ha. de forêts entièrement détruits et 412 ha. partiellement endommagés. En particulier, pour ce qui concerne les surfaces entièrement détruites: 309 ha. de bois communal, 97 ha. de bois privé et 50 ha. de bois appartenant aux consorteries. Les plantes abattues sont au nombre de 216 millet On a calculé que, pour les soins et le débardage, nous aurons besoin de 350 mille heures de travail. Les surfaces, qui ont été endommagées, nécessiteront être replantées et on calcule qu'il faudra mettre dans le sol environ 1,2 million de plantes pour compenser, car il y a une partie de ce qui est mis en place qui meurt, alors pour une reprise la plantation doit être massive.

L'Assessorat, face à ces dégâts, a pris immédiatement des initiatives et dès les premières semaines du mois de mars, des équipes forestières étaient au travail pour déblayer les routes, les sentiers, par la coupe des plantes qui étaient tombées sur les pistes forestières ou sur les chemins agricoles, de façon à permettre l'accès à l'intérieur des propriétés et à l'intérieur des bois pour le travail successif.

Les équipes ont terminé ce premier type d’intervention et maintenant sont au travail pour ce qui concerne la préparation du bois et le débardage dans de petites surfaces ou bien dans des points isolés, par-ci par-là, dans la forêt. D'après la loi 85 ou 44/86, nous avons d’intervenir sur les bois communaux ou des consorteries et non pas sur les bois privés.

Après le premier recensement, fait immédiatement, nous en avons conduit un deuxième, approfondi, pour évaluer globalement les dommages. Nous avons prédisposé déjà des verbaux pour ce qui concerne l'assignation et l'estimation du matériel qui a été déraciné, afin de pouvoir consentir aux Communes de prédisposer des enchères pour la vente de ce bois. Nous estimons, en effet, que ce soit impossible, pour nous, d'arriver rapidement au débardage de tout le bois à travers les seules équipes forestières et donc il faut que les entreprises privées puissent collaborer, en participant à ces enchères et en opérant elles-mêmes sur une partie du territoire. Ceci pour le secteur public (bois communaux, bois des consorteries), mais aussi, si possible, pour les bois privés, là où les privés ont de grandes surfaces qui ont été abattues. Pour les autres privés nous ne pouvons pas intervenir directement à travers nos équipes, mais là il y aura les contributions prévues par la loi 44 de 1986. L'année prochaine on devra tenir compte des requêtes, qui entre temps auront été présentées, et on devra fournir l'argent nécessaire pour subvenir à ces contributions.

Il est extrêmement urgent de faire ces travaux afin que d'autres dégâts, plus graves encore, ne soient pas portés aux forêts environnantes. En effet on ne peut pas maintenir le bois là où il est, même si quelque naturaliste nous a dit qu'il ne faut pas intervenir sur ce que la nature a fait; mais nous ne croyons pas en cette philosophie. Il faut intervenir immédiatement pour éviter des infestations de type entomologique, c'est-à-dire des attaques de parasites. Ceux-ci, après avoir atteint les aires endommagées, attaqueraient la forêt qui n’a pas été abattue et qui est encore saine. Pour faire face à cela nous installerons des pièges à phérormones (et nous sommes déjà à l'appel d'offre pour l'achat) pour la capture des insectes et soumettrons à un éventuel traitement, avec des produits non toxiques, les plantes qui ont été déracinées pour qu'il n'y ait pas une diffusion de ces parasites.

Nous avons la sensation d'avoir sous contrôle une situation qui, nous ne le cachons pas, est extrêmement grave. La surface est tellement vaste qu'il nous est impossible d'intervenir directement, uniquement à travers nos équipes forestières; l’appel aux entreprises privées, pour le débardage, est nécessaire même si nous nous rendons compte que, étant donné les mètres cubes de bois abattu, la valeur du bois baissera énormément.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola il Consigliere Vallet; ne ha facoltà.

VALLET (UV):Nous remercions l'Assesseur pour ces précisions. Il est évident que la dimension du phénomène et les chiffres sont impressionnants. Nous prenons et donnons acte à l'Assesseur et à son Assessorat de l'intervention ponctuelle et nous soulignons l'importance du fait que les interventions doivent être faites en étroite liaison avec les communautés locales.

Ultérieur considération: il est important que les interventions soient prioritaires surtout dans les zones soumises au danger des avalanches, mais cela va sans dire. Merci.