Rédaction informelle du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 297 du 28 décembre 1974 - Resoconto

OGGETTO N. 297/74 - Replica alle dichiarazioni programmatiche del Presidente della Giunta.

Dujany (DP) - Monsieur le Président, Messieurs les Conseillers, si Victor Hugo avait assisté aujourd'hui à ce passage de consignes et à cette prise de possession, sans doute il aurait écrit son fameux vers, ou tout au moins il l'aurait récité en lui-même : "C'est l'heure tranquille où les lions vont boire".

Ainsi donc, tout ce scandalisme, toute cette sainte indignation dont vos propos étaient chargés, ces saintes violences verbales qui vous étaient dictées par l'intérêt supérieur du peuple Valdôtain, disiez-vous, devaient aboutir à tout ceci ? Vous avez donc renouvelé la grande alliance qui doit donner un essor nouveau aux énergies valdôtaines et préparer pour notre communauté un avenir plus sûr et plus radieux ? Ce dont nous sommes certains, c'est que de tout cet effort, Monsieur le Président, la montagne n'a pas accouché d'une souris.

Vous avez trouvé le moyen de lier ensemble les énergies des épigones de la Démocratie Chrétienne qui n'ont pas hésité es son temps de nous soudoyer. Ce chef-d'œuvre vous l'avez accompli en quelques instants, illuminé d'un trait de génie subi, alors que nous tentions, nous, les pauvres, à travers de sérieuses et, par-là, même longues négociations, de donner à cette crise une solution que nous savions être dans les désirs de notre population et de tous ceux qui avaient honoré de leur confiance nous, et vous.

Sans doute vous avez été inspirés par la présence spirituelle du génie de Monsieur Fanfani qui, lui, est toujours disposé de sacrifier volontiers son âme même ou l'âme des siens, aux intérêts de la communauté valdôtaine, quand il n'est pas dans les conditions de devoir la sacrifier, comme il le fit récemment, aux intérêts supérieurs de l'État centralisateur.

Mais ce qui me fait le plus de la peine en tout ceci, c'est qu'il peut apparaître que la poursuite de cet idéal n'ait eu pour but que celui d'amoindrir, d'avilir, de mortifier un mouvement qui est né régionaliste sur les débris d'une Démocratie Chrétienne vouée au centralisme, avec de sérieuses intentions régionalistes et surtout avec un grand désir d'aller d'accord avec vous; et je l'ai répété souvent face à cette Assemblée même, pour redresser ensemble le sort de cette Vallée d'Aoste que nous sommes en train de voir douloureusement touchée de toute côtés.

Il est permis de penser, et je crois qu'il est même permis de le dire puisque hélas, nous devons le constater, que la raison majeure qui vous a guidé dans toute cette haute stratégie que vous avez mise en œuvre est celle de créer des difficultés aux démocrates populaires coupables, selon tout le front de vos actuelles alliances, d'être sortis des confrontations électorales de l'année dernière pourvus d'un certain succès qui leur avait été apporté par plus de quinze milles suffrages.

Que devrais-je vous affirmer en ce moment, si ce n'est que paraphraser cette pensée d'un homme avisé : "Ce n'est pas de ma faute si le corps électoral a regardé avec faveur la direction d'une formule qui lui a plu" ?

Et pardonnez-moi si ceux qui vous ont suivi étaient moins nombreux.

Le grave c'est que vous n'avez jamais voulu prendre en considération les propositions d'une majorité, fit-elle relative, pour suivre les adeptes de cent couleurs de l'arc-en-ciel ; ceci c'est ne point tenir pas compte de la volonté du peuple souverain, c'est brimer ses choix et ses désirs souvent sur l'autel de l'orgueil personnel et de la jalousie opiniâtre.

Je le répète, nous avons la sensation très nette que le peuple valdôtain voulait une alliance entre nous ; vous vous êtes toujours dérobés ; vous avez refusé une première fois parce qu'il y avait les compagnons de cordée qui n'étaient pas de votre goût. Vous les avez maintenant choisis avec vous.

Une deuxième fois, parce que vous nous accusiez de vouloir détenir et retenir un pouvoir que nous avions cependant l'intention de partager très largement avec vous dans l'intérêt supérieur, mais que vous ne dédaignez pas en ce moment de prendre sans rougir, tout entier dans vos mains.

Vous avez été poussé à cette position uniquement par les avantages que vous auraient procurés la Démocratie Chrétienne, si encore ces avantages étaient au profit du peuple valdôtain, nous saurions même vous le pardonner. Mais la Démocratie Chrétienne n'a pas été de tout temps pour vous, pour vous surtout, même au temps de Campanile, Monsieur le Président, la force qu'il fallait abattre ou diviser. Aurions-nous été mal inspirés de croire à la véridicité de vos sentiments ?

Et pourtant, malgré que bien souvent chez nous on nous donne la définition de régionalistes de deuxième ou de troisième catégorie, je voudrais vous préciser que notre régionalisme valdôtain est avant tout un état de l'âme et je dirais un état de conscience sur lequel se greffe naturellement un désir de progrès à venir, une amélioration sensible du niveau culturel de notre peuple, une ouverture fédéraliste à tous les horizons.

Nous considérons notre Région comme une réalité historique, économique, géographique, linguistique, ethnique, un nœud d'un nombre important de pulsations innovatrices, une société d'accueil où peuvent se résoudre les contradictions que le système capitaliste et néo-capitaliste développe, et l'occasion pour construire un corps social nouveau et maître de ses destinées.

Nous pensons que le grand problème régional est celui, qui a été en partie abordé par le Président Andrione, de la colonisation. Et la décolonisation régionale passe fatalement par la lutte contre l'État centralisé, bourgeois et passe aussi par la prudente attention à l'Europe en construction, à une Europe en mouvement d'une façon dangereuse et prometteuse à la fois.

Le régionalisme trouve sa façon d'être dans sa culture, dans son histoire, dans son patrimoine culturel. L'arme culturelle nous ramène à une conscience d'identité ; sans conscience de ce qu'il est un homme ne se libère jamais.

Cette conscience exige la substitution aux besoins factices créées par la machine publicitaire, créées par la mode, un besoin vrai, un besoin honnête. La confiance d'identité est étroitement liée à l'aspect ethnique. La revendication culturelle ne peut que s'accompagner à une volonté consciente de décolonisation économique. Il est nécessaire, et nous sommes d'accord, de renverser les rapports de l'économie et de l'homme. Il faut placer l'économie au service de l'homme et non l'inverse.

Une économie au service de l'homme, cela signifie le plein emploi, cela signifie suivre et gouverner la transformation de la base sociale agricole, de guider la politique de l'occupation, de l'espace. Et nous aurons encore occasion, dans les séances futures, d'approfondir mieux ces idées et de nous confronter mieux là-dessus pour vérifier et pour faire en manière que notre régionalisme puisse devenir le plus possible, non pas un grand nombre de paroles, mais qu'il devient des inspirations qui nous bougent et nous guident dans les différentes actions de chaque jour.

Et enfin, pour terminer, nous voici sur ces bancs de l'opposition, que certains hommes de cette espèce de majorité ont tant désiré pour nous. Et je dois vous avouer que dans les instants du plus trépidant activisme, nous l'avons souhaité pour nous même, afin de nous procurer une pause de réflexion, d'approfondissement et de connaissance plus intime des hommes et des choses.

Nous voudrions rassurer ici tous les amis qui ont eu confiance en nous. Nous ferons une opposition digne, responsable, soucieuse du bien supérieur du Pays. Tout le reste passe. Ce qui reste c'est le désir et la ferme volonté non seulement de conserver intact pour nos enfants le visage de ce Pays que nous aimons, mai aussi de demander à tous ceux qui l'habitent, à n'importe quel titre, de nous aider à lui rendre la vitalité intérieure d'autrefois.

Bondaz (DC) - Signor Presidente, Signori Consiglieri, per comodità ho suddiviso il mio intervento in due parti. La prima per spiegare le ragioni ideali e le motivazioni politiche che sono i presupposti della maggioranza. La seconda per esprimere un giudizio sulla esposizione del neo Presidente.

Quando nei meandri della crisi regionale le forze politiche operanti in Valle auspicavano una soluzione rapida, esse non facevano altro che esternare il desiderio da più parti manifestato di uscire dal tunnel dei propositi per individuare il cammino da percorrere e per porre mano alla soluzione dei problemi più urgenti della comunità regionale. Posso aggiungere che un ulteriore incitamento a evidenziare in Valle d'Aosta le aperte contraddizioni nella maggioranza consiliare, proprio in ordine alla definizione di impegni risolutori per i vari settori dell'economia regionale e dei servizi sociali, è venuto anche dal nuovo clima prodottosi con il varo del Governo moro. Il fatto cioè che in campo nazionale non si fosse rotto il legame di collaborazione e di solidarietà tra la Democrazia Cristiana e il Partito Socialista Italiano ha indotto a pensare che finalmente in sede locale il Partito Socialista Italiano, emarginato e ignorato dai suoi alleati, fosse messo nelle condizioni obiettive di operare, senza diffidenza, una verifica programmatica e politica, consona alla dialettica in atto che ha visto il suo fatto saliente, la sua sintesi operativa nel processo di unificazione dei movimenti regionalisti.

Se queste brevi osservazioni spiegano il perché sia avvenuto e si sia reso possibile un nuovo confronto, che speriamo costruttivo, con nuove forze politiche della caduta maggioranza, a cominciare dal partito Socialista italiano e dall'Union Valdôtaine Progressiste, esse non bastano tuttavia a commentare la vera portata dell'accordo programmatico che ha favorito la nascita di questo Governo di transizione, appoggiato dalla Democrazia Cristiana e dal Partito Socialista Italiano.

Io non intendo aggiungere nulla alla compiuta e interessante esposizione del Presidente della Giunta che ha enunciato in quale direzione di muovono le energie della maggioranza, con sensibilità politica e con l'intelligenza critica di tutta la vasta problematica che comporta la crescita della comunità valdostana.

Ma ciò nondimeno, mi sia consentito di spiegare qui in Consiglio quello che secondo noi è il significato qualificante dell'intesa raggiunta e che speriamo si consolidi in un accordo di legislatura.

Si è detto e predicato spesso, con accenti accorati e polemici, che solo l'unione dei movimenti regionalisti avrebbe permesso di guardare con serenità al futuro della Regione. Si è sottinteso che a tale unione, le forze regionaliste potevano e dovevano sacrificare gli interessi contingenti e seppellire le vecchie polemiche e diatribe personali e simile tacita promessa conteneva già l'indicazione di un impegno che trascendeva fratture e incomprensioni del passato nei superiori interessi della Valle.

Ebbene, Signori Consiglieri, noi della Democrazia Cristiana abbiamo preso sul serio questo impegno e ci siamo orientati per rimuovere ogni ostacolo che si frapponesse alla pacificazione degli animi. Certamente, adoperandoci per rimarginare le ferite degli altri, abbiamo dovuto dimenticare che nel momento della lotta in famiglia vi era chi girava il pugnale nelle nostre ferite ancora aperte.

Perciò, quando apprendiamo da fogli locali che alcune sezioni comuniste si pongono la domanda di come spiegherà l'Onorevole Chanoux che una politica regionalista si fa con la Democrazia Cristiana, mi chiedo cosa mai inventerà la fertile immaginazione del Senatore Fillietroz per spiegare il suo voto favorevole al Governo Moro.

Forse presto leggeremo sui giornali Democratici Popolari che il Senatore Fanfani ha convinto il Senatore Fillietroz a votare a favore per calmare gli animi sconcertati delle sezioni comuniste di Aosta? Oppure il rebus sarà spiegato nel senso che al Senatore tutto è permesso mentre il Deputato doveva stare attento e non prestare la propria opera per promuovere la pace tra i movimenti regionalisti?

Nel momento stesso in cui il Deputato si adoperava per ricucire i dissensi in casa unionista, egli veniva identificato come un pericoloso avversario dei Democratici Popolari che, appunto, sulla divisione dei valdostani avevano prosperato elettoralmente, presentandosi come alfieri, tra l'altro di un vero autonomismo, cosiddetto di sinistra.

Quando all'indomani delle consultazioni regionali che videro il costituirsi di un neofrontismo demo-popolare, abbiamo assistito a un patto federativo dell'Union Valdôtaine e del Rassemblement Valdôtain, già uniti dalle sofferte battaglie della concentrazione democratica e regionalista, è apparso chiaro che ci si trovava di fronte ai prodromi di un radicale rinnovamento del fronte regionalista e un cambiamento che doveva ragionevolemnte spostarsi sull'intesa più ampia con l'Union Valdôtaine Progressiste, rivelatasi forza determinante sia nelle elezioni regionali che nelle consultazioni politiche.

Ancora ieri molti amici di partito chi chiedevano come mai i Democratici Popolari non avessero deciso di appoggiare in qualche modo la nascita di un Governo reginale composto dalle forze regionaliste invece che lanciare insulse bordate nel faticoso tentativo di bruciare sul nascere l'esperimento di una stabile intesa fra le forze democratiche, progressiste e regionaliste. Come mai non facevano come la Democrazia Cristiana che da anni ha ribadito la propria disponibilità di appoggiare senza contropartita un Governo regionalista? Ebbene, a quegli amici abbiamo risposto che una cosa è dichiararsi autonomisti e favorevoli ai movimenti regionalisti e altra cosa è rinunciare al potere per sgomberare il terreno a una maggioranza guidata da movimenti regionalisti, che sono poi gli stessi movimenti con cui i Democratici Popolari dichiaravano di voler collaborare, emarginando le altre forze politiche e relegando ad arte determinati partiti a ruolo di reggicode senza parte.

Come si fa a dire che quello di Andrione sarebbe un Governo di centro destra, visto che esso nasce con l'appoggio di un partito di sinistra quale il Partito Socialista?

Ma, diciamoci la verità, queste etichette che si sono volute troppo in fretta appiccicare al nuovo Governo, sono rimaste incollate nell'integralismo in cui erano state immerse proprio per essere appiccicate.

La fretta è cattiva consigliera e spesso causa di nuove incomprensioni, nuove fratture. Ma forse è proprio ciò che si voleva e cioè giudicare senza neanche avere visto, vedere oltre la visuale del buon senso, là dove anche il ridicolo può essere preso in prestito per sopperire alla mancanza di argomenti seri, primo fra i quali l'imbarazzo di scoprire che i movimenti regionalisti parlano un linguaggio che prescinde dall'accomodamento e dalla suddivisione del potere, per guardare a quella matrice ideologica che solo può dare respiro programmatico alla gestione della cosa pubblica. Sì, proprio l'imbarazzo di sentirsi esclusi da un serio discorso rinnovamento delle strutture regionali, dopo aver blaterato per anni la devise "Empoigner les problèmes et les résoudre".

Aggiungo che è stato proprio il coraggio di questi movimenti regionalisti di ricercare l'intesa al di sopra delle questioni di potere, il coraggio di resistere alle lusinghe sottili e alle profferte poco dignitose di qualche posto in Giunta per allargare la maggioranza in agonia, il coraggio di essere doverosamente spregiudicati per il fatto di trovarsi di fronte a un clan di spregiudicati, a giustificare l'appoggio senza riserve che viene dato all'iniziativa di Mario Andrione.

Quando il venti dicembre scorso, dopo la prima votazione, Andrione ha paragonato l'esito della votazione alla proclamazione degli imperatori romani da parte delle guardie pretoriane, egli ha colto nel segno, centrando il clima di diffidenza, di precarietà e di tensione creatosi intorno alla cittadella ritenuta inespugnabile. Del reato, una muraglia di potere, di pressione, di un clan di transfughi disposti a tutto pur di rimanere sulla breccia, non poteva non preoccupare chi da solo, disarmato, avrebbe dovuto arpionare l'enorme pescecane che scorrazzava fra Scilla e Cariddi.

È vero che, allorquando vennero proclamati imperatori Tacito, Floriano, Probo dopo l'improvvisa scomparsa di Aureliano, l'impero romano stava consumando il suo terzo secolo di vita, ma è altresì pacifico che la morte di Probo risparmiò, nel 282 d.c. una guerra civile; è la storica circostanza che vide il Prefetto del Pretorio ordinario di Narbonna, Marco Aurelio, acclamato suo malgrado Imperatore dalle truppe che dovevano intraprendere la guerra contro la Persia. Ed è confermato che il Senato si affrettò a riconoscere l'Imperatore, a riconoscerlo Imperatore spianando la strada a Carino e Numeriano, per finire a Diocleziano, il fondatore della tetrarchia. A dire il vero, se mi è consentita una parentesi, la tetrarchia non era che una tetrarchia e non altro; è un regime provvisorio, la tetrarchia, appunto, si doveva, si poteva biasimare per il suo carattere artificioso, per la sua ingenuità, ma essa aveva eliminato l'instabilità delle istituzioni politiche, assicurando la pace lungo i confini dell'Impero e rendendo possibile, col ripristino dell'autorità dello Stato, grandi riforme amministrative.

Ora, è indispensabile una analogia dell'attuale situazione politica tra una tetrarchia di tipo romano e la conduzione del potere da parte dei tre Gruppi politici e quindi, del paragone fatto da Andrione, noi riteniamo valido lo spunto informatore e cioè il fatto che anch'egli, come Diocleziano, è stato messo di fronte alla necessità di accettare una designazione divenuta subito densa di responsabilità.

Inoltre, per nostra fortuna, la Valle d'Aosta non è in disfacimento come l'Impero romano, anche se non possiamo non constatare che esiste un certo decadimento delle istituzioni democratiche e autonomiste, favorite da barbari giochi di potere e da un generale senso di sfiducia verso le forze che fanno della politica.

Per ora lasciamo in disparte le similitudini della storia di Roma, possiamo constatare che il neo Presidente è un giovane che ha rappresentato con il suo nome la sua lealtà, il punto di incontro di forze politiche e democratiche e regionaliste e anche un momento di riflessione per coloro che si ritenevano insostituibili. Quando il Segretario regionale della Democrazia Cristiana ha dichiarato in Aula di essere lieto di annunciare l'appoggio del partito e quindi il contributo costruttivo della Democrazia Cristiana per uscire da una impasse da una crisi che si trascinava da cinquantaquattro giorni, ha capito che stava iniziando un nuovo corso politico, non certo privo di difficoltà ma aperto allo spirito, la prima edizione della concentrazione democratica e regionalista.

Un concorso di forze democratiche, autonomiste, a cui si aggiunge la presenza qualificante del Partito Socialista, una forza politica che si era lasciata abbagliare dai Democratici Popolari, dal loro linguaggio apparentemente pieno di risorse intellettuali e che per prima aveva subito l'integralismo della forza di maggioranza relativa, provando un senso di sgomento non del tutto ingiustificato.

Il fatto che i Democratici Popolari siano emarginati come forza di Governo ci lascia però insoddisfatti perché avremmo appoggiato con lealtà un Governo regionale composto da forze democratiche, popolari e autonomiste, chiuse al Partico Comunista e aperto alla soluzione dei problemi che interessano la "Communauté valdôtaine". Sappiamo che una larga parte dei movimenti regionalisti condivide questa nostra osservazione ma ricordiamo purtroppo che il leader dei Democratici Popolari ha dichiarato e aveva dichiarato in questa sede che l'unica strada per uscire dalla crisi era a sinistra, e a sinistra Dujany ha trovato le imboscate in Consiglio regionale, a sinistra il Sindaco di Aosta, De Vecchi, è caduto dopo il voto di tre Consiglieri della lista comunista, proprio giovedì 19 dicembre e non è detto che si rialzi perché la maggioranza si è sfasciata; l'obiettivo qualificante non è andare a destra o a sinistra, ma semplicemente quello di percorrere il cammino che ci separa dalla risoluzione dei problemi e cioè di andare avanti e di metterci al lavoro.

Poi c'è il discorso delle gestioni dei fondi, che molti confondono con la gestione del potere: dai Comuni, dalle Comunità montane viene una domanda che pare essere ignorata.

L'edilizia scolastica, quella popolare, quella sovvenzionata, devono colmare i vuoti lasciati dalle promesse dalle belle parole.

La semplice attuazione dello Statuto Speciale non deve essere rivista come il rinnovo di una cambiale in bianco ma può essere tradotta con norme di attuazione che prescindono dal mero rapporto col Governo centrale e, anzi, si rivolgono, nell'ambito naturale della Comunità Economica Europea molto chiara nelle sue direttive, sulla istituzione di un punto franco nella Regione Valle d'Aosta, vuoi per la sua posizione logistica, vuoi per gli adempimenti costituzionali.

L'Union Valdôtaine ritrova, dopo circa otto anni, la Presidenza della Giunta e il Partito Socialista Valdostano recupera quel rispetto e quella dignità compromessi dall'egemonia dei Democratici Popolari; è altresì vero che il lavoro per unire i movimenti regionalisti si estrinseca nel varo di un programma realistico, capace di produrre a breve scadenza i risultati attesi nel mondo della campagna, delle fabbriche e dei giovani.

Alle spalle non si lasciamo né risentimenti né propositi di rivincita o illusioni del tipo di quelle categorie... sullo spazio e sul tempo. Di fronte a noi si staglia il gravoso compito di sostenere con ogni energia, e ben vengano nuove energie perché la porta è sempre aperta, il nuovo Governo regionale; un elemento positivo, che direi presiede alla costituzione del nuovo Governo regionale, è dato dal fatto che sono trascorsi appena otto giorni dall'elezione del Presidente e che contestualmente all'elezione della Giunta si ascoltano le intenzioni politiche e programmatiche della maggioranza, senza dover attendere quasi due anni per discutere su di un piano operativo concreto.

Voi tutti certo saprete che, quando Monsignor Vercelli, Vescovo di Aosta, il 2 aprile 1648 accordò il suo benestare vescovile ai propositi innovatori delle religiose di Notre Dame, egli rivolse un auspicio che mi sembra attuale: "Je souhaite que ces constitutions soient mieux et plus richement imprimées sur les cœurs qu'elles ne seront sur le papier". Sono anni che si programma, sono anni che si discute, noi confidiamo che si possa infine operare facendo delle scelte inderogabili in materia di difesa del suolo, di tutela del paesaggio, di promozione delle riforme sociali che postulano... conoscenza, dei costi affiancati alla coscienza dell'utilità pubblica sulla base delle quali viene finalizzata la spesa.

Raccogliamo le risorse aggiuntive del bilancio, cominciando dalla valutazione negativa di certe scelte precedenti che non facevano altro che impegnare i fondi, senza spenderli, accumulando residui che, in definitiva, rendono rigido il movimento delle spese; chiudere i mille rivoletti, la politica del contributo spicciolo e destinare i fondi a interventi di settore, comprensoriali e connessi alle esigenze che si prospettano a livello non di singolo Comune bensì di Comunità montana; stimolare l'insediamento delle aziende industriali minori, sono nel contesto di una rispondenza tra qualità della domanda e potenziale offerta di lavoro, onde evitare che si verifichi, come è accaduto in Bassa Valle, un riflusso di manodopera per la quale si erano prese costose iniziative e che viene poi emarginata per motivi connessi alla mancata qualificazione professionale.

Sono queste ultime linee di tendenza che ho voluto evidenziare anche per mettere le basi si un più ampio e particolareggiato discorso sui metodi di conduzione della compagine governativa.

Certo, non è semplice definire il ruolo dell'operare pubblico in una fase come quella che viviamo, di profonda recessione economica, cui corrisponde un'espansione dei consumi privati che riduce lo spazio utile degli investimenti in conto capitale, ponendo quindi in essere una contrazione dei consumi pubblici.

La mano pesante degli investimenti di capitali esterni provoca oggi giuste recriminazioni e non saremo noi a subirla, visto che siamo ancora in tempo per scongiurare le estreme conseguenze di una distorsione delle risorse regionali.

Per quanto ci riguarda, sosterremo il programma enunciato perché lo riteniamo stimolate per una svolta decisiva verso la Regione e soprattutto perché non è fatto di belle parole ma, anzi, si prospetta come una piattaforma di lavoro immediato che non compromette la visione generale di una rinnovata e articolata difesa dei valori autonomistici, anzi, ci porta a una razionale utilizzazione degli strumenti esistenti e li coinvolge nel tessuto della realtà locale dalla quale spesso si sono prese le distanze per fare discorsi generici o per blande assicurazioni che contentino tutti.

Il lavoro dell'esecutivo e della maggioranza mira a creare, fatti alle mani, le premesse per una alleanza organica e stabile, così com'è nella logica del buonsenso e nelle aspettative della popolazione.

Si è scritto che abbiamo demolito una Giunta senza avere un'alternativa, ma noi siamo convinti che l'alternativa è nata ed è stata corroborata dalla constatazione di un paralizzante immobilismo cui faceva riscontro unicamente una certa preponderanza che talvolta era addirittura prepotente.

Si è detto che questa Giunta e questa maggioranza avranno vita breve, anche se appare evidente che esiste una maggioranza consiliare che può fare tranquillamente la sua strada senza compromettersi con equivoci di destra e senza doversi piegare alle premurose attenzioni del Partito Comunista; una maggioranza quindi in grado di governare arricchita dal nuovo ruolo dei movimenti regionalisti e consapevole di dare fastidio a certi movimenti che si sono visti ridimensionare proprio a causa delle dimissioni assunte senza il senso delle proporzioni.

Le difficoltà non mancheranno ma, da parte nostra, abbiamo buoni motivi per dichiarare che esse saranno superate dalla consapevolezza che l'alternativa sarebbe un nuovo ritorno del vecchio frontismo, qualunquismo e la sola ipotesi di un'ondata di ritorno dello strapotere democratico popolare sarà sufficiente a confortarci e a rinsaldarci nelle battaglie che verranno.

Per quanto attiene alle formazioni di idee per un programma poliennale e di vasta portata, mi rifaccio personalmente a quanto già ho avuto modo di dire in Aula in occasione della discussione sullo schema di sviluppo regionale: l'occasione è fornita dalla prossima presentazione dello stato di previsione per l'esercizio 75 che consentirà una disanima più attenta, settore per settore, delle iniziative che si ritengono prioritarie e inderogabili.

Signori Consiglieri, Signor Presidente, concludo perché innanzitutto voglio porgere un ringraziamento amichevole e fraterno al Presidente Andrione per avere accettato, in un momento non facile, di assumere l'incarico della presidenza, ben sapendo che intorno vi erano parecchie sabbie mobili.

Speriamo, ed è un augurio sincero, che l'anno nuovo porti con sé anche il prosciugamento della palude in cui stagnava la nostra Regione.

Dolchi (Presidente) - È iscritto a parlare il Consigliere Monami. Io proporrei al Consiglio di sentire ancora il Consigliere Monami e poi, semmai, di aggiornare i lavori a oggi pomeriggio.

La parola al Consigliere Monami.

Monami (PCI) - Siamo, ci pare, giunti a un punto importante dopo sessanta giorni di una lunga e difficile crisi e qui ci troviamo oggi riuniti per esprimere il nostro giudizio e un parere sul programma e sul Governo che ci è stato presentato, cosa che noi, Signor Presidente, faremo, come è nostra abitudine, con puntualità e riteniamo, per quanto ci concerne, in modo corretto e speriamo chiaro, colleghi Consiglieri.

Prima di affrontare però questo argomento, ci sia dato modo di dire in senso più generale, e ci sia consentito di chiarire quella che è la nostra posizione di fronte alla soluzione che oggi ci viene prospettata. Noi non abbiamo votato il 20 dicembre né per il collega Andrione né per il collega Dujany; fedeli alla nostra proposta di venerdì, cioè per sbloccare la situazione, era provvisoriamente necessario scegliere un uomo che non avesse, per dirla alla Napoleone, nello zaino le insegne del comando. Non volevamo, e invece così è avvenuto, votare per nessuno che fosse in pectore il Presidente e che lasciasse, e anche questo è fedelmente avvenuto, una volta eletto, poco spazio al confronto politico per la soluzione della crisi.

Direi nessun spazio politico, non essendo avvenuto dopo l'elezione del Presidente Andrione nessun contatto e rapporto di carattere politico fra le forze esistenti in questo Consiglio.

D'altra parte va infine detto che nessuno dei due candidati ci ha chiesto il nostro voto, ed è qui che pensiamo sia la chiave di volta dell'improvvisa e grave soluzione di questa crisi e ci siamo domandati e domandiamo come potevano chiederci i voti il collega Andrione e Dujany.

Bisognerebbe esaminare i fatti e i fatti sono questi: alle ore 16 del giorno 19, vigilia dell'elezione del collega Andrione a Presidente venivamo, come Partito Comunista, invitati a un incontro con i Democratici Popolari, con l'Union Valdôtaine, l'Union Valdôtaine Progressiste e il Rassemblement Valdôtain e in quella sede ci fu detto e ripetuto che era stato raggiunto un accordo programmatico fra queste forze per costituire una maggioranza di forze locali, Democratici Popolari, Union Valdôtaine, Union Valdôtaine Progressiste e Rassemblement Valdôtain e che chiedevano l'appoggio del Partito Comunista perché così richiesto dai Democratici Popolari e perché così convenuto unanimemente da tutte queste forze politiche; ma ci era anche stato detto che se questo appoggio non fosse venuto dal Partito Comunista, gli amici dell'Union Valdôtaine, dell'Union Valdôtaine Progressiste e del Rassemblement Valdôtain avrebbero chiesto i voti, l'appoggio, i consensi della Democrazia Cristiana.

Davanti a questa proposta improvvisa, dopo tanti incontri, equivoca e ambivalente nel contempo, perché disposta a chiedere voti a destra e a sinistra, noi non siamo daltonici e distinguiamo la destra dalla sinistra e soprattutto perché si metteva in contrapposizione frontale che noi non volevamo, fra i movimenti locali e i partiti nazionali, ci eravamo impegnati di dare una risposta dopo aver consultato gli organismi dirigenti del nostro partito, anche perché in questa soluzione erano taciuti e misconosciuti i compagni socialisti, per i quali noi chiedevamo la presenza nella maggioranza.

Cosa avveniva a poche ore di distanza di quella riunione? Mentre i Democratici Popolari qui in Aula annunciavano e facevamo cenno a questo possibile accordo, la Federazione dei movimenti locali votava, con la Democrazia Cristiana e i socialisti, il candidato Andrione.

Che cosa era avvenuto nella notte, in quella lunga notte? Come potevano per queste ragioni chiedere a noi, queste forze, al Partito Comunista Italiano, il voto la Partito Comunista Italiano che si era adoperato seriamente e concretamente per tutta la crisi, per una soluzione democratica, autonomista e progressista? Queste forze non potevano chiederci il voto perché erano quelle forze che hanno provocato, che provocarono una crisi tanto improvvisa e tanto al buio, così come ci hanno proposto il giorno 20 una soluzione tanto improvvisa e tanto al buio, tant'è che lo stesso collega Andrione diceva: a mezzanotte, e a mezzanotte è buio, nulla vi era ancora di fatto, nulla quindi di più improvviso e di più al buio di questa maggioranza che nasceva nello scorcio di pochissime ore ed era naturale che il Partito Comunista, che ha detto sempre di no alle improvvise crisi e al buio, dovesse dire di no a una maggioranza creatasi altrettanto in modo improvviso e al buio.

È naturale però che non sono soltanto questi i motivi per i quali noi, nei confronti di questa coalizione di forze, oggi ci collochiamo all'opposizione.

Ci siano permesse, proprio per questo, alcune considerazioni sul comportamento delle forze politiche qui presenti e penso che tutti sanno i noti rilievi che noi abbiamo fatto e facciamo ai Democratici Popolari per avere permesso alla Democrazia Cristiana di realizzare il disegno di operare un capovolgimento di maggioranza, il capovolgimento della vecchia maggioranza; vi è stata da parte loro una scarsa iniziativa quale forza di maggioranza relativa per ricercare il consenso di responsabilità e serietà, una soluzione della crisi che uscisse dalla stretta logica di interessi di parte e di movimenti. Bisognava, proprio in quei giorni, saper battere alcune tendenze integraliste presenti ancora in quel movimento e bisognava saper vincere, soprattutto, ogni residuo di anticomunismo conseguente di una indiscriminata ricerca di consensi e di voti.

Bisogna, se il voto del giugno del '73 ha un significato, usare quei voti negli interessi della Valle d'Aosta, dei lavoratori, dei contadini e non utilizzarli ai soli fini di partito con intendimenti punitivi nei confronti di nessuno e in difesa di un malinteso prestigio che nella vita politica poco senso ha. Era necessaria chiarezza e senso di sacrificio sul terreno del programma e del potere, bisognava avere la capacità di provare una soluzione avanzata della crisi, a scapito del proprio orgoglio e di certe teorizzazioni pseudo-culturali di una opposizione quale unica trincea di nobile battaglia.

Dicevamo che questa condotta ha favorito il disegno democratico cristiano. Il viaggio di Fanfani è fortemente illuminato in questo senso; circa l'impegno, nessuno della Democrazia Cristiana, per battere la vecchia maggioranza ma non già, badate bene, per fini e interessi regionali della Valle d'Aosta, ma semplicemente perché non potevano, da parte della Democrazia Cristiana, essere affrontate le prossime elezioni comunali del giugno 1975 con un importante esempio di collaborazione fra comunisti e cattolici che stava andando avanti.

Bisognava, nella piccola Valle d'Aosta, ma importante per i riflessi in campo nazionale, dimostrare che fuori dalla onnipotente Democrazia Cristiana non vi è possibilità di spazio politico e che ogni tentativo di un sia pur timido passo in avanti sarebbe frustrato e impedito in ogni modo usando indiscriminatamente tutti i mezzi, compresi quelli che mette a disposizione della Democrazia Cristiana il Governo centrale e quelli talvolta più importanti, quasi sempre il potere di un vischioso e limaccioso sottogoverno.

Certo, le tentazioni sono forti e gli uomini, talvolta, quando non sorretti da un ideale, come noi, sono deboli e si prestano a queste cose.

E alla Democrazia Cristiana tutto serve e tutto fa gioco ma, colleghi della Democrazia Cristiana, non ci stupisce il vostro comportamento, il vostro gioco, il vostro disegno. Poteva essere logico e naturale e avremmo occasione di parlarne ancora in futuro. Quello che ci stupisce, colleghi e amici dell'Union Valdôtaine Progressiste e compagni socialisti, sono le vostre scelte e perché tanto improvvise e tanto contradditorie e vale qui la pena ricordare il vostro atto di nascita, amici dell'Union Valdôtaine Progressiste: fu un atto bruciante e preciso col quale condannaste l'operazione concentrazione democratica fatta dai dirigenti del vostro Movimento e che voi con prontezza condannaste, ma che con voi condannarono migliaia di militanti e di iscritti di base che erano esclusi dalla gestione delle decisioni.

Noi non ci facciamo accecare dall'ira politica, amici dell'Union Valdôtaine Progressiste, e questo vale naturalmente per tutti, noi siamo rispettosi delle scelte politiche altrui, soprattutto quando queste scelte sono libere e senza trucchi e quando di queste scelte non ci si deve vergognare, ma abbiamo il dovere, pensiamo, di ricordarvi e ricordarlo ai vostri elettori, con i quali vogliamo tenere aperto un franco colloquio, che quando fate delle scelte che noi riteniamo sbagliate o quanto meno contradditorie come questa di oggi, facendovi legare a un Governo regionale che sarà guidato dalla Democrazia Cristiana di Roma, in contrasto con quello che fu, due anni fa, un orgoglioso comportamento di rifiuto di un'alleanza con la Democrazia Cristiana valdostana.

Così come siamo rispettosi e né ci scandalizziamo per la scelta di centro-sinistra dei compagni socialisti perché, in fondo, è di questo che si tratta, soluzione provvisoria o no, a termine o no, di transizione o meno, Signor Presidente, sono i voti qualificanti della Democrazia Cristiana che indicano come questa soluzione altro non sia che un centro-sinistra Partito Socialista Italiano-Democrazia Cristiana allargato agli uomini delle forze regionali.

Dicevo, siete in linea con la politica Nazionale del vostro partito, questo è vero, ma ci pare che, qui ad Aosta, questa scelta abbia meno senso; quando abbiamo dimostrato e assieme abbiamo detto che poteva avere vita in questa Valle uno schieramento più avanzato di quello del centro-sinistra Nazionale e, d'altra parte, le dichiarazioni e le affermazioni della sinistra del vostro partito lo dicono molto chiaramente, che sono ha avuto per voi richiedere l'entrata in Giunta del Partito Comunista e questo vale anche per gli amici dell'Union Valdôtaine Progressiste perché avete teorizzato la necessità della partecipazione in Giunta di tutte le forze che facevano parte della maggioranza, mentre oggi, che state per dar vita a una nuova maggioranza, siete fuori dal Governo, non più teorizzando quelle cose e voi, amici dell'Union Valdôtaine Progressiste accettate di lasciar fuori dal Governo i socialisti, non so se per rifare un'altra crisi, chiedendo allora l'entrata nel Governo del Partito Socialista Italiano.

Credete, amici dell'Union Valdôtaine Progressiste, lasciate - e noi sappiamo che questo non è il vostro ruolo - ma lasciate il ruolo del partito della crisi ai socialdemocratici di Tanassi perché in queste cose, tra l'altro, sono molto più abili di voi e di noi.

Ma a voi, compagni socialisti, voglio ricordare che fin dal 1963, cioè agli inizi della scelta di centro-sinistra, non abbiamo mai negato, in linea di principio, che due partiti, entrambi popolari, si potessero collocare in modo diverso rispetto al Governo; se polemica allora ci fu, su sul modo di giungere al Governo e il modo di interpretare e di concepire la ricerca di una intesa con le masse cattoliche e con la Democrazia Cristiana ed è di questo che si tratta. Ecco perché riteniamo per voi, compagni socialisti, anacronistico e antistorico confondere oggi, in Valle d'Aosta, il movimento dei Democratici Popolari, con tutte le colpe che essi hanno e con gli errori di cui possiamo loro far carico, con la Democrazia Cristiana valdostana, al punto di preferirla, con l'appoggio esterno, a questo movimento di cui voi, con noi, salutaste come opportuna e salutare questa loro nascita.

La politica talvolta, colleghi, è più seria e importante, almeno per noi e pensiamo anche per voi, compagni socialisti, piuttosto che immediati risultati sul terreno del potere e delle soddisfazioni immediate, talvolta sterili e dannosi.

Noi torniamo in quest'Aula a ripetere, Signor Presidente della Giunta, che una soluzione avanzata della crisi non la si può trovare al di fuori delle forze socialmente avanzate che, assieme a lei, abbiamo indicato e individuato più volte e, pertanto, pur comprendendo il suo struggente desiderio di operare per il bene della Valle, riteniamo sia stata quantomeno affrettata questa scelta, prima ancora di aver tentato in modo serio la ricerca di una soluzione, motivo, mi pare, con il quale lei è stato eletto su proposta dei democratici cristiani.

Se questo era il mandato ricevuto, e questo era lo spirito con cui noi volevamo incaricare a questa missione il compagno Dolchi, non ci pare che analogo e ci pare che analogo sia il significato che avesse voluto dare a quella proposta sbloccante la Democrazia Cristiana perché non ha tentato la via possibile ed esistente di una soluzione stabile della crisi invece di proposte transitorie.

Non crediamo alle proposte transitorie di potere; esse mirano a iniziare e a porre le fondazioni di un potere stabile e definitivo, soprattutto quando a tirare le fila di questo disegno è la Democrazia Cristiana, come in questo caso.

Transitorietà politica e transitorietà di programma non può questa essere una formula accettata.

Saremo forse noi a rendere transitoria questa formula, con la nostra opposizione, saranno forse le contraddizioni interne che regnano tra la Democrazia Cristiana e il Partito Socialista Italiano e i movimenti locali a rendere transitoria questa formula: l'Alpila, la sanità, l'assistenza, l'edilizia popolare, viste in modo così diverso da queste forze politiche, sarà la forza e il movimento, la lotta dei lavoratori che renderà precaria e transitoria, probabilmente, questa Giunta.

E di qui le considerazioni quindi non di opposizione all'amico Andrione e ai suoi collaboratori, ma alla formula che egli rappresenta e al suo inadeguato programma.

Opposizione ferma, pungolante, costruttiva, aggiungiamo democratica e non rissosa ma non per questo meno tenare e meno decisiva.

Riteniamo che il programma da voi presentato sia privo di ogni contenuto e indirizzo riformatore; abbiamo sentito parlare di sfuggita della programmazione economica, e il fatto non ci stupisce laddove è presente la Democrazia Cristiana, il quale dirigente capo definisce la programmazione economica come il libro dei sogni.

Non si parla più di bilanci pluriennali.

Prendiamo atto di alcune considerazioni valide esposteci: il contatto permanente che si svuole stabilire con i Sindacati, con le forze del lavoro, la modifica dell'Ufficio stampa per una più efficace e democratica informazione, il tentativo - ma non si è detto come - di risolvere la situazione dei Gruppi consiliari regionali ma, e prendiamo anche questo come atto valido, il richiedere il contributo dei partiti nazionali per i trasferimenti delle competenze alla Regione.

Però tutto questo non è sufficiente per giustificare un voto favorevole a un programma di questo tipo.

Ci si limita a proporre alcuni accorgimenti di carattere efficientistico, lo riconosciamo, senza però contenuti politici, economici e sociali.

Non si dice cosa si vuol fare questo inverno incalzante, per esempio, sul terreno dei prezzi per il riscaldamento, il rifornimento del gasolio e del kerosene per i più poveri e per i più deboli economicamente.

Nessun impegno vi è sul terreno dell'antifascismo, oggi diventato così importante per i pericoli che corre la nostra democrazia e la nostra Repubblica.

Nulla e nessun cenno sull'agricoltura, sull'industria e sull'artigianato, nulla per la classe operaia, ed era necessario quindi coprire e giustificare una così pochezza di programmi con la giustificazione di una Giunta transitoria perché soltanto questo può giustificare questo vuoto di contenuto programmatico.

Noi riteniamo che un qualsiasi commissario di Governo, un Prefetto, un qualsiasi podestà di vecchio stampo avrebbe potuto gestire in modo così efficientistico le cose che ci sono state esposte.

Ma notiamo che questo programma non mira a mettere in moto meccanismi nuovi per la ricerca di nuove condizioni economiche nella nostra Valle d'Aosta, per trasformare il modo di sviluppo che è stato oramai condannato da tutti, quello sviluppo economico italiano di cui la Valle d'Aosta fa le spese come tutte le altre Regioni d'Italia, non troviamo nulla che imprima una marcia nuova verso la risoluzione dei problemi di fondo nella nostra società e non si possono rinviare, per esempio, e prendo solo questi due esempi, non si possono rinviare i problemi della scuola e dei trasporti.

Per questi motivi, anche, sostanziamo il nostro voto contrario e la nostra opposizione a questo schieramento.

E mi sia consentita, terminando, un'ultima considerazione sul quadro istituzionale a cui ha fatto cenno il Presidente della Giunta. È nostra convinzione ed è ormai una prassi consolidata che la presidenza consiliare, proprio per la maggioranza e le presenze qualificate che richiede all'atto della sua votazione e per le garanzie democratiche che deve fornire istituzionalmente, sia assolutamente estranea alle vicende concernenti l'esecutivo.

In tal senso pensiamo di prendere in esame e concordare sulle richieste fatteci del mantenimento degli organismi assembleari, la Presidenza del Consiglio, l'Ufficio di Presidenza e le Commissioni consiliari, senza però che questo significhi confusione o inquinamento di ruoli, il vostro di maggioranza e il nostro di opposizione chiara, decisa e precisa.

Comunque il mandato che i nostri compagni ricoprono in quegli uffici è a disposizione di questo Consiglio, nel caso in cui non ci fosse un pronunciamento diverso.

Dolchi (Presidente) - Colleghi Consiglieri, sono iscritti a parlare i colleghi Chanu e Bordon.

Sono le 12,56, ecco, io vorrei chiedere chi vuole iscriversi, in modo da poter... altri che si iscrivono a parlare? Sono iscritti Chanu, Bordon, Milanesio e Jorrioz, Pedrini, era solo per fare un censimento, mi sembra, Manganoni, sei iscritti, che ci debba consigliare di sospendere la seduta di oggi e rinviarla a oggi pomeriggio alle ore 16,30... ci sono dei problemi tecnici riguardanti impegni della Giunta.

Va bene, allora sono già iscritti, e rimane aperta l'iscrizione, i colleghi Chanu, Bordon, Milanesio, Jorrioz, Pedrini e Manganoni.

La seduta è tolta, il Consiglio si riunirà nuovamente oggi pomeriggio alle ore 16,30.

---

La seduta termina alle ore 12,58.