Objet du Conseil n. 622 du 24 novembre 1982 - Resoconto
OBJET N° 622/VII - DISPARITION DE DEUX AIGLONS A' L'INTERIEUR DU PARC NATIONAL DU GRAND PARADIS, DANS LE HAUT VALSAVARENCHE - (Interpellation).
PRESIDENT: Je donne lecture de l'interpellation présentée par le Conseiller Faval.
INTERPELLATION
Le signataire de l'interpellation demande à obtenir tout renseignement utile au sujet d'un grave épisode qui se serait produit aux dépens de la faune de notre Région.
D'après les bruits qui nous sont parvenus le Conseil d'administration du Parc National du Grand Paradis aurait examiné un rapport présenté par le personnel du Service de surveillance de l'Ente Parco à propos de la disparition, et de la mort présumée, de deux aiglons dans le haut Valsavarenche. Leur disparition (et mort) serait la conséquence de la construction d'une cabane à proximité de leur nid, sur l'initiative de M. Framarin, un fonctionnaire du Parc, en vue d'une étude sur le comportement des rapaces; c'est ainsi que les petits auraient été abandonnés par leur mère.
Le signataire demande notamment:
a) à avoir un rapport détaillé de cet incident;
b) s'il résulte que le Conseil d'administration du Parc a autorisé la construction de la cabane susmentionnée, conformément aux lois en vigueur;
c) quelle est l'attitude que les représentants de la Région Autonome de la Vallée d'Aoste au sein du Conseil du Parc entendent assumer au sujet de ce grave épisode;
d) quelles sont les mesures que les organismes proposés à la protection du milieu (Parc National, Région, etc.) entendent adopter pour éviter que de tels attentats fâcheux contre des espèces animales particulièrement rares ne se reproduisent.
PRESIDENT: La parole au Vice-Président Faval.
FAVAL - (U.V.): M. le Président de la Junte, il paraît que cette été celui qui est connu comme un grand naturaliste, l'Ing. Framarin, qui d'ailleurs a toujours été loué par les grands écologistes, tels que Pratesi, Cederna et ainsi de suite, qui sont les ministres d'une nouvelle religion, c'est-à-dire la religion qui veut enseigner aux gens de la montagne et de la campagne comme il faut vivre à la montagne et à la campagne, avec la même habilité dont il a fait preuve quand il était Directeur du Parc National du Grand Paradis et surtout avec le respect qu'il a toujours montré envers les habitants du Parc du Grand Paradis, homme et animaux à la fois, afin de donner sa contribution importante fondée sur son expérience et connaissance de la vie et des habitudes des aigles et des aiglons, c'est-à-dire dans un domaine où presque tout est pratiquement connu, aurait causé la mort de deux aiglons dans le Haut Valsavarenche. Les choses se seraient passées de la façon suivante: le précité Framarin, dont la réputation scientifique, à ce que l'on dit, est méconnue seulement chez les habitants du Parc du Grand Paradis, avec l'adresse que tout le monde lui reconnaît, se serait rendu auprès d'un nid de deux aiglons dans le Haut Valsavarenche dont il avait entendu parler. Entre autre, à ce que l'on dit, ce nid était connu depuis longtemps et on connaissait donc pratiquement tout sur la vie et les habitudes des habitants de ce nid - les parents avant tout. Il s'est rendu tout près de ce nid et il a monté une cabane pour pouvoir photographier de près les aiglons et les aigles.
Je suis sûr que M. Framarin, qui a toujours été extrêmement attentif envers les habitants du Parc et aussi à l'Art. 10 du Règlement du Parc, qui dit que toute construction dans le Parc doit être autorisée par le Conseil d'Administration du Parc même, aura certainement demandé l'autorisation nécessaire. Il n'aura pas demandé la "concessione edilizia", ça c'est sûr, mais il aura demandé tout de même une autorisation à la Direction du Parc pour installer cette cabane.
D'autre part, il s'était tellement préoccupé lorsque les habitants du Haut Valsavarenche avaient pensé de mettre un enclos autour d'une pierre à la mémoire des morts du Haut Valsavarenche pendant la Résistance. Le Président me dira ensuite s'il a obtenu cette autorisation. Mais la question est la suivante: il paraît que, chez les naturalistes, on sait qu'il y a des animaux sauvages qu'on peut approcher d'une certaine façon. D'autres, comme les aiglons et les aigles, ne peuvent être approchés de trop près car ils seraient dérangés et modifieraient leurs habitudes. A la suite de l'installation de cette cabane, les parents ont abandonné les aiglons et quelques jours après les aiglons sont morts. Cela a été souligné dans un rapport qui à été envoyé à la Direction du Parc par l'inspecteur des services de surveillance, M. Orso Paolo Fiet. Je vous lis ce rapport parce que la question est intéressante: "Spettabile Direzione del Parco Nazionale del Gran Paradiso - Via della Rocca, 47 - Torino.
Vi invio una dettagliata reazione fattami pervenire, su mia richiesta, dal Guardia-Parco, Nicolino Martino, circa la scomparsa dal nido di due aquilotti in Valsavarenche. Certo, l'imprudenza commessa nell'erigere il capanno a così breve distanza dal nido è riprovevole e si devono vagliare dei provvedimenti in merito al responsabile, essendo lampante il disturbo causato. (Cinque giorni dopo la collocazione del capanno il nido è stato abbandonato e gli aquilotti sono morti)".
M. le Président, je crois qu'il n'y a pas autre chose à ajouter soit à mon rapport oral, soit aux questions que j'ai posées. Je vous demande donc, si possible, de répondre aux questions que j'ai posées dans l'interpellation.
PRESIDENT: La parole au Président de a Junte.
ANDRIONE - (U.V.): Ce que M. Faval vient de relater correspond à la vérité. M. Framarin avait obtenu un permis générique pour effectuer des recherches sur les rapaces et, en particulier, sur les aigles. Le nid en question était connu depuis très longtemps. Presque tous les deux ans, depuis une dizaine d'année, il y avait la ponte et l'éclosion des oeufs. Les aiglons ont été abandonnées par les parents très vraisemblablement parce qu'ils ont été dérangés par la construction de la cabane, et, ensuite, ils ont été victimes d'un prédateur, probablement d'un corbeau impérial. A la suite du rapport déjà cité par le Conseiller Faval, le Président du Parc a été autorisé par le Conseil d'Administration à procéder à une expertise et à contester formellement au Directeur du Parc la violation en question.
J'attends les résultats de cette enquête et il est clair que, à ce moment-là, des sanctions devront être prévues ou la question devra être transmise à la magistrature. Cela pose quand même un problème plus grave, car non seulement la chasse devient dangereuse, mais également les safaris photographiques. Cela pour les espèces les plus rares, les animaux qu'on dit menacés et qui sont l'objet d'un commerce. Même si le nid est connu, du point de vue des naturalistes, on prend des photos, quelque chose qui est vendable et cela peut attirer beaucoup de gens. Avec le Conseil d'Administration du Parc, nous pensons pouvoir réglementer également cet aspect du problème. Il faut préciser que le nid en question était dans une position relativement trop accessible, parce qu'on peut monter trop près de ce nid. Il peut arriver qu'il n'y ait plus d'aigles, mais à la longue évidemment et non pas dans le cas spécifique.
PRESIDENT: La parole au Vice-Président Faval pour la réponse.
FAVAL - (U.V.): Je remercie le Président de la Junte pour la réponse qu'il m'a donnée et je voudrais le prier, aussitôt qu'il aura les résultas de l'intervention de la part de la Direction du Parc, de les faire connaître au Conseil Régional parce que le problème du Parc est un problème très délicat et très important. Après ce que le Conseil a examiné ce matin, on peut dire que les écologistes constituent un danger au même niveau que les braconniers.
PRESIDENTE: Passiamo alla trattazione dell'oggetto iscritto al n. 11 dell'ordine del giorno.
