Objet du Conseil n. 2707 du 5 décembre 2012 - Verbale

Objet n° 2707/XIII

du 05/12/2012

COMMUNICATION ET PRISE D'ACTE DE LA DÉMISSION PRÉSENTÉE PAR MONSIEUR LAURENT VIÉRIN DE LA CHARGE D'ASSESSEUR À L'ÈDUCATION ET À LA CULTURE.

Le Président Emily RINI déclare ouvert le débat sur la proposition susmentionnée et inscrite au point 3.1 de l'ordre du jour de la séance.

Prend la parole le Conseiller, Laurent VIÉRIN.

Interviennent les Conseillers Patrizia MORELLI et DONZEL et le Président de la Région, ROLLANDIN.

LE CONSEIL

Étant donné que le Président de la Région, par sa lettre en date du 29 novembre 2012, réf. n° 8696/GAB, a transmis au Président du Conseil, aux termes de l’article 7, cinquième alinéa, de la loi régionale n° 21 du 7 août 2007, ainsi que de l’article 9, cinquième alinéa, du Règlement intérieur pour le fonctionnement du Conseil régional, la lettre suivante par laquelle M. Laurent VIÉRIN a présenté sa démission d’Assesseur à l’éducation et à la culture:

"Prot. 39926/SS 27 novembre 2012

Au Président de la Région

Augusto Rollandin

Monsieur le Président,

Au cours de ces dernières années, à la direction de l’Assessorat de l’Education et de la Culture et au cours des vingt années et plus de militantisme dans la Jeunesse et dans le Mouvement, j’ai toujours recherché le dialogue et j’ai œuvré sans relâche en sa faveur, en faveur de la cohabitation, dans les institutions et dans le Mouvement des différentes sensibilités et points de vue.

Même si je ne partageais pas toujours certains passages politiques fondamentaux et administratifs de la dernière législature, et même si j'avais exprimé, à plusieurs reprises, par le vote, également, ma contrariété, j'ai toujours tâché, animé par le sens des responsabilités et un profond respect pour les institutions que je représente, de mener à bien les décisions prises.

Des décisions que je n'ai pas partagées, mais respectées, quoiqu'elles se soient opposées parfois à mes idéaux, qu'il se soit agi d'élargir la majorité régionaliste, votée par les Valdôtains en 2008, au PDL, dont l'impact s'est déjà révélé dans les choix politiques pour les élections européennes et communales d'Aoste, qui a ensuite influé sur tous les choix de la Région et qui aura des conséquences aussi sur les prochaines élections politiques et régionales, ou encore de la méthode employée pour la définition du budget 2013/2015.

Toutefois, dernièrement, ce dialogue dans lequel j'ai toujours cru, non seulement est venu à manquer mais a porté à des choix non concertés, mais imposés, sur des passages que j'estime cruciaux: méthode de nomination du Président et du secrétaire du Conseil de la Vallée - la plus haute assemblée qui représente tous les élus - réforme des Collectivités locales, dont on ne connaît pas encore les contenus, choix de non vote au référendum qui n'a pas été soumis au débat au sein du Conseil fédéral, et ensuite les résultats du même référendum dont l'échec me place aujourd'hui au banc des accusés.

Enfin, mais uniquement par ordre de temps et non d'importance, on m'a accusé, lors de l'analyse politique du vote, de ne pas avoir su gérer le monde de l'école et de graves accusations ont été portées à l'Ecole, quant au professionnalisme des enseignants et à leur soi-disant ingérence politique, à sens unique, dans la campagne référendaire.

Ces accusations sont pour moi inacceptables du fait que j'estime que mon rôle institutionnel est de favoriser la mission de l'école et de défendre son autonomie.

Ainsi, je me retrouve au nombre des principaux responsables des résultats du référendum, accusé d'avoir désobéi aux indications données et partant, en profonde contradiction avec la campagne menée par le Mouvement et par le Gouvernement valdôtain, donc incohérent avec la fonction dont j'ai été investi.

Etant donné que je suis une personne qui accorde une grande valeur à la cohérence, surtout vis-à-vis d'elle-même, en ce moment, et je le dis avec une profonde amertume, j'estime que les conditions pour rester au sein du Gouvernement valdôtain sont venues à manquer, précisément au nom de cette cohérence que tout le monde invoque.

Je présente donc, entre vos mains de Président de la Région, ma démission d'Assesseur à l'Education et à la Culture.

L'Assesseur

(Laurent Viérin)"

Vu que l’article 7, cinquième alinéa, de la loi régionale n° 21 du 7 août 2007, et l’article 9, cinquième alinéa, du Règlement intérieur pour le fonctionnement du Conseil régional, prévoient que les démissions des Assesseurs, présentées au Président de la Région, sont transmises au Président du Conseil afin qu’il en informe celui-ci lors de la séance suivante. Au cours de cette même séance, le Conseil prend acte de ladite démission, qui devient ainsi effective. Le Président de la Région exerce par intérim les fonctions y afférentes jusqu'à l'élection du nouvel assesseur;

PREND ACTE

de la démission présentée par M. Laurent VIÉRIN de la charge d'Assesseur à l'éducation et à la culture, qui devient ainsi effective, et de l'assomption par intérim des fonctions y afférentes de la part du Président de la Région, ROLLANDIN.

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