Compte rendu complet du débat du Conseil régional. Les documents ci-joints sont disponibles sur le lien "iter atto".

Objet du Conseil n. 362 du 11 février 2009 - Resoconto

OBJET N° 362/XIII - Interpellation: "Initiatives pour prévenir le phénomène de l'abandon scolaire".

Interpellation

Vu les articles récemment parus dans la presse concernant les données préoccupantes de l'abandon scolaire en Vallée d'Aoste;

Considérant négativement la gravité du phénomène dans une Région comme la Vallée d'Aoste, dont l'histoire témoigne d'une tradition d'alphabétisation et de scolarisation parmi les plus ancienne et répandue, qui investit beaucoup dans le domaine de l'école et prétend avoir un système scolaire de qualité;

Estimant nécessaire une profonde réflexion sur un thème aussi important;

les soussignés Conseillers régionaux

Interpellent

l'Assesseur à l'Éducation et à la Culture pour savoir:

1) quelles sont les données réelles de l'abandon scolaire en Vallée d'Aoste;

2) si le problème est actuellement à l'étude de l'Assessorat compétent;

3) quelles sont les causes de ce phénomène qui voit la Vallée parmi les régions les plus frappées;

4) quelles sont les initiatives mises en acte pour prévenir et contrecarrer cette tendance.

Signé: Morelli Patrizia - Bertin - Cerise Giuseppe - Louvin

Président - La parole à la Conseillère Morelli Patrizia.

Morelli (VdAV-R) - Merci, M. le Président. Il y a un mois à peu près "La Stampa" a publié un article qui reportait à l'attention le problème de l'abandon scolaire en Vallée d'Aoste, en rappelant les données publiées par "Il Sole 24 Ore" qui plaçait notre Région très en arrière dans le classement des Régions italiennes, avec un pourcentage d'abandon d'à peu près 30 pour cent (29,5 pour cent pour être exact): "Il popolo dei così detti dispersi rappresenterebbe infatti il 30 percento dei ragazzi valdostani che in possesso della sola licenza media abbandonano la scuola prima del diploma, Aosta si colloca al 54° posto per tasso di dispersione scolastica nelle scuole secondarie di I e II grado e ogni 100 studenti 7 sono ripetenti, il dato è piuttosto alto confrontato alle altre regioni italiane, 3 ripetenti ogni 100 studenti in Trentino-Alto Adige, Umbria, Marche, Abruzzo, Molise, Basilicata e Calabria. La percentuale di diplomati regolari che a 19 anni concludono il percorso scolastico delle superiori secondarie in Valle non supera il 65 percento, è il dato più basso fra le Regioni italiane e si colloca nettamente al di sotto della media nazionale, 77 percento".

Dans l'article ces données étaient contestées par la Surintendante, qui affirmait que certains jeunes qui semblaient avoir abandonné l'école, en réalité étaient insérés dans d'autres parcours scolaires, sans toutefois citer le pourcentage réel. En marge il est curieux d'observer comme le même journal puisse être considéré fiable, s'il publie des classements favorables ou comme au contraire il puisse être contesté ou tout au moins négligé s'il met le doigt sur la plaie d'un problème, en ce cas celui de l'abandon scolaire, problème qu'il ne faut pas minimiser car il existe, il est même très sérieux au point que le rapport de l'observatoire sur les politiques sociales, que nous allons prendre en considération cet après-midi, dans ce rapport il est souligné très clairement un peu en passant, avec un style un peu lapidaire, le style que l'observatoire réserve aux points critiques, mais il dit clairement: "Criticità si registrano invece in tema di abbandono scolastico prematuro da parte degli studenti valdostani".

Et alors le sens de notre interpellation est celui de connaître les données réelles dont devrait disposer l'Assessorat de l'éducation, deuxièmement si l'Assessorat considère le décrochage scolaire un problème susceptible d'être étudié en profondeur et si la réponse est affirmative quelles sont d'après les études qui je présume ont été faites les causes de ce phénomène, qui voit la Vallée d'Aoste très mal placée en Italie, il n'y a que la Campanie, les Pouilles et la Sicile qui font pire, et qui voit l'Italie très mal placée en Europe en compagnie d'Espagne et Portugal, ce qui donne comme résultat que la Vallée d'Aoste se place dans les premières positions en Europe pour dispersion scolaire, et enfin quelles sont les initiatives mises en acte pour prévenir et contrecarrer cette tendance.

Président - La parole à l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Viérin Laurent.

Viérin L. (UV) - Merci, M. le Président. Nous nous attendions cette interpellation, en prémisse je voudrais souligner qu'il ne s'agit pas de partager ou moins les données que les journaux reportent, mais plus précisément je crois que les commentaires aux articles de journal découlent du fait que les journalistes contactent les différents dirigeants. Il y a des fois où les informations sont reportées d'une façon correcte et il y a aussi d'autres cas comme il est dans cet exemple, où les données ne sont pas tout à fait correctes, ou mieux, elles semblent correctes mais elles ne sont pas correctes pour de manque d'information, et je vais vous expliquer pourquoi. On se réfère là avant tout à des données d'il y a deux ans, c'est-à-dire à la photographie des élèves à la situation d'il y a deux ans, mais à part cela, d'après les données dont on dispose pour ce qui est des inscriptions dans les écoles de la Région, données dont je vais vous expliquer dans quelques minutes la mode d'acquisition, 100 pour cent des élèves âgés de 16 ans - c'est-à-dire nés entre 1993 et 1994 - vont à l'école, ce qui signifie que le non respect de l'obligation scolaire est un phénomène qui n'existe pas dans la Vallée.

Pour ce qui est de l'obligation de formation qui va jusqu'à 18 ans, elle est respectée par le 92,6 pour cent des jeunes; je tiens toutefois à rappeler que de 16 à 18 ans cette phase de formation peut ainsi coïncider avec l'apprentissage. Avec le président Rollandin nous avons tout juste remis de attestations il y a quelques semaines à 50 jeunes, qui sont considérés comme abandon scolaire mais qui par contre ont obtenu une qualification professionnelle, qui est quand même formation. Le taux de scolarité dans les écoles secondaires de IIe degré, autrement dit, chez les jeunes de 15 à 19 ans, est de 88,2 pour cent. Je laisse tout à l'heure à la disposition de la Conseillère Morelli un tableau détaillé relatif à la situation des jeunes qui sont nés entre 1990 et 1994, pour avoir un cadre complet. Pour ce qui est de la deuxième question, bien évidemment le problème est à l'étude mais comment? Car avant d'étudier un problème, il faut avoir les données, ce qui n'existait pas auparavant. Alors il ressort des données publiées ces dernières années, je précise que les données diffusées par le Ministère se réfèrent à il y a deux ans, que bon nombre des jeunes de la Vallée d'Aoste inscrits dans les écoles du territoire régional, avaient abandonné prématurément le système scolaire de formation. Au cours de la dernière année scolaire nous avons donc décidé d'étudier de plus près la situation de ce groupe d'élèves qui avaient quitté l'école, et comment le faire?

On l'a fait à travers un système d'évaluation du système scolaire valdôtain, car sans un système d'évaluation nous ne pouvons pas agir. Donc un groupe de travail a été constitué avec la participation des différentes structures de la région, le DSI, l'USL, les administrations communales, l'agence régionale de l'emploi, le bureau de la surintendance des écoles. Toutes les institutions scolaires valdôtaines, à l'exception de certaines écoles maternelles mais paritaires, disposent d'un programme appelé "Gestion des élèves", qui permet précisément de gérer toute une série d'informations relatives aux données personnelles des élèves et à leur formation, pour savoir, le jour où éventuellement ils abandonnent, où ils sont, qu'est-ce qu'ils ont fait et si en effet c'est abandon scolaire ou c'est d'autres parcours. Ce logiciel est utilisé au niveau de chaque institution et certaines des données des écoles (inscription, résultats etc.) sont transmises en temps réel à un serveur central, installé à la surintendance.

Depuis le dernière année scolaire la formation professionnelle intégrée a été insérée dans cette banque de données - formation professionnelle et parcours intégré qui sont l'élément de nouveauté, je vous expliquerai pourquoi - référées à la dispersion scolaire, avec ce différent parcours, alors qu'il n'était pas pris en compte les années précédentes dans la mesure où lesdites données étaient directement gérées par les organismes de formation, voire agence de l'emploi ou projet formation, si bien que les statistiques classaient tous ces élèves dans la catégorie des jeunes ne fréquentant plus l'école, donc abandon scolaire. Aujourd'hui ce n'est plus comme ça. Sans entrer dans les détails plus techniques je peux vous affirmer aujourd'hui que pour le moment tous les établissements scolaires secondaires du IIe degré de la Vallée d'Aoste sont suivis de cette façon. Depuis quelques mois nous pouvons également télécharger la banque des données centrale en temps réel et travailler sur cette banque à partir d'entrepôt de données. Cette nouvelle possibilité facilite considérablement la recherche et le croisement des données non seulement pour l'année en cours, mais aussi pour les années précédentes. Grâce à l'appui du DSI il est par ailleurs possible en accord avec l'Assessorat à la santé d'accéder à la banque de données du fichier des personnes inscrites au service sanitaire régional, ce qui permet de procéder à un contrôle automatique et simple des jeunes résidants dans la Vallée et inscrits à l'écoles.

De cette manière nous pensons avoir une image réaliste du respect de l'obligation scolaire et formative, mais également être en mesure de rechercher les jeunes qui ne figurent plus sur les listes d'inscription le cas échéant pour comprendre pourquoi. La Surintendance a par ailleurs indiqué au Ministère qu'elle était disposée à insérer - pas successif - ces données dans le futur registre centralisé des élèves, qui malheureusement a été annoncé depuis longtemps mais n'a pas à aujourd'hui pris une forme concrète.

Donc le contrôle croisé des données, dont dispose chaque structure régionale, nous a quant à lui permis d'effectuer une vérification détaillée d'où ressorte un certain nombre de faits. Bon nombre d'élèves qui semblaient avoir abandonné leurs études et figuraient dans la catégorie de l'abandon scolaire pour les statistiques ministérielles établies à partir de la seule source disons école, étaient en fait toujours dans le système dans la mesure où ils suivaient des cours de formation, comme je vous disais auparavant, mais leur situation ne relevait plus de l'obligation scolaire mais de l'obligation de formation, ou de l'école à la maison, c'est-à-dire cette forme d'éducation que peut dispenser chaque famille aux termes de la législation en vigueur. Il y avait aussi certains cas - ce n'est pas un grand nombre mais ça existe - de jeunes qui habitent dans les localités ou touristiques ou limitrophes à l'Italie, par exemple Pont-Saint-Martin, qui fréquentent certains instituts hors de la Vallée d'Aoste, transfrontaliers aussi hors de l'Italie et là aussi ils suivaient ou des cours de formation ou l'école et ils n'étaient pas considérés dans le système scolaire valdôtain. Mais à part ça quelles sont les causes et les solutions? Alors la cause certainement c'est la question du monde du travail et de la perspective de trouver un emploi qui est sûrement plus haute dans le nord de l'Italie et aussi en Vallée d'Aoste par rapport aux autres Régions, compte tenu de ces chiffres mis à jour, l'abandon scolaire chez les jeunes nés entre 1990 et 1994, en considérant ceux qui étaient dans le parcours de formation mais qui n'étaient pas considérés dans le système scolaire, s'avère nettement moins important que les données qui ont été diffusées par le Ministère et ce pourcentage est plus ou moins en ligne avec celles des autres Régions du nord, où il a le marché du travail qui est une concurrence à l'école.

Les solutions : je ne crois pas que le fait d'avoir des chiffres similaires à ceux des autres Régions du nord d'Italie doit faire abandonner ce combat, au contraire, ça c'est une mission, vous l'avez souligné car nous voulons combattre l'abandon scolaire.

Nous sommes parvenus à garder dans le système 100 pour cent des élèves tenus au respect de l'obligation scolaire jusqu'à 16 ans et c'est déjà bon, comment nous avons pu faire ça? Grâce à la création, et cette année à la mise en place d'une nouvelle filière administrative et comptable, des parcours intégrés d'instruction et formation, dans le cadre desquels nos établissements professionnels régionaux et paritaires jouent un rôle actif de contrôle et de garantie. Il faut maintenant viser plus haut et faire en sorte qu'un maximum de jeunes ait en poche un brevet professionnel ou un diplôme à l'issue de leur parcours scolaire. Nous l'avons souligné souvent: les instituts professionnels et surtout le parcours intégré instruction et formation ont été considérés pendant trop longtemps une instruction de série B, par contre les parcours intégrés d'instruction et formation - je rappelle la "Scuola Cogne" de laquelle sont sortis les meilleurs travailleurs de la Vallée d'Aoste - d'un côté forment des professions dont notre Région et notre tissu social a besoin, de l'autre il y a la lutte contre la dispersion scolaire, car nous avons besoin d'une école qui soit plus correspondante au tissu social, car il y a ceux qui sont plus portés pour l'étude et pour les matières qui vont les porter au diplôme et puis à l'université, il y a des jeunes - et notre région en a besoin comme réalité sociale - qui sont plus portés pour d'autres activités. Donc passer de la culture du savoir à la culture du savoir-faire aussi à travers l'école, en considérant quand même ces jeunes dans le parcours du système scolaire valdôtain. L'année 2009-2010 correspondra à la troisième année de ce parcours intégré et à l'obtention du brevet professionnel, soit un nouveau pas en avant vers notre objectif. Quant à la réforme de l'enseignement secondaire du IIe degré, dont un groupe de travail est en train d'étudier les retombées sur la Vallée, elle pourra constituer sûrement un point de départ d'une offre de formation adaptée à la demande du marché du travail et qui de fait répondra mieux aux attentes de la population scolaire. Donc il faudra à travers le parcours intégré et à travers cette réforme que nous attendons, et donc nous attendons de voir aussi ses contenus, qu'il y ait une correspondance entre l'école, le territoire et la société valdôtaine.

Président - La parole à la Conseillère Morelli Patrizia.

Morelli (VdAV-R) - Merci, M. le Président. Assesseur, je viens d'apprendre ces données mais alors il faudra que vous les communiquiez aussi par exemple à l'Assessorat de la santé, car le tableau qui est publié dans l'observatoire des politiques sociales indique la Vallée d'Aoste à un pourcentage d'abandon scolaire prématuré de 24,2 pour cent. Là d'après votre réponse, je n'ai pas pu comprendre quel est le pourcentage actuel que vous référez aux dernières données, je vous prie de me faire avoir votre rapport, car vous faites des distinctions qui ne correspondent pas...

(interruption de l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Viérin Laurent, hors micro)

... voilà. D'après les données desquelles je dispose, qui sont celles-là et qui n'ont pas été démenties jusqu'à preuve contraire par votre Assessorat, donc de 24,2 pour cent, il y a une présence importante en Vallée d'Aoste d'une population jeune, sans qualification parce que c'est vrai que l'on peut faire des parcours privés ou des écoles d'usine comme vous dites, mais à la fin on n'a pas de qualification, une population jeune exclue du monde éducatif et cela est un signe très important pour le futur de notre Région, car c'est une population qui est reléguée au marge du marché du travail et d'une économie qui est de plus en plus caractérisée par la nécessité de connaissance technologique et de bien maîtriser le savoir et l'information. Je parlais avec le collègue Cerise, nous sommes presque en train de constater une tendance inverse par rapport à l'histoire valdôtaine, où l'on sait que les valdôtains se souciaient déjà au XVIIe siècle de fournir une instruction de base à tous les enfants, garçons et filles, jusque dans les hameaux les plus recoulés, nous sommes en 2009...

(nouvelle interruption de l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Viérin Laurent, hors micro)

... aujourd'hui la Vallée d'Aoste est confrontée à une forte incidence de dispersion scolaire et avec les valeurs officielles dont nous disposons, publiés dans l'observatoire, notre Région est loin de pouvoir récupérer le gap qui nous sépare du seuil fixé par les stratégies de Lisbonne, qui fixe le seuil d'abandon scolaire au-dessous de 10 pour cent dans le délai de 2010. Les conséquences de l'abandon scolaire vous le savez vont malheureusement bien au-delà de la marginalisation purement économique, car c'est un phénomène qui a des conséquences sociales et même sanitaires, car un jeune décrocheur aura des difficultés à devenir un citoyen à plein titre qui soit conscient de ses droits, qui puisse participer activement à la vie communautaire. On nous dit à titre presque justificatif que les jeunes valdôtains quittent l'école avant la fin des études pour aller travailler, on nous dit que la possibilité de trouver du travail facilement exerce un attrait concurrentiel très fort. D'accord. Mais quel genre de travail peut faire un jeune décrocheur? Il sera relégué à faire des travaux peu qualifiants avec une progression de carrière limitée, susceptible de licenciement facile, il sera même plus fragile du point de vue psychologique et personnel, vraiment pour porter à l'extrême conséquence il sera plus difficilement un homme libre, parce que le sens d'inadéquation et d'infériorité le rendra plus dépendant des patrons, des chefs, des puissants du moment. Est-ce que c'est le futur que nous voulons pour 1/5 des jeunes valdôtains?

Je ne me réfère pas qu'aux émigrés qui connaissent moins les langues et qui ont des difficultés d'adaptation, je ne me réfère pas aux souches déshéritées dont parlent tous les rapports sur l'abandon scolaire, des banlieues des grandes villes; je me réfère à des jeunes valdôtains nés à Aoste, qui ont grandi dans les villages, qui parlent patois. Est-ce que c'est le futur que cette administration régionale veut pour ces jeunes? Je crois que le problème de l'abandon scolaire doit être pris en charge sérieusement, je prends acte de toutes vos considérations, des études qui ont été faites, des projets que vous avez, je crois qu'il faut faire davantage aussi parce que l'abandon scolaire n'est pas quelque chose qui se manifeste tout à coup, normalement il y a des symptômes avant l'abandon, il y a des absences prolongées, il y a une perte de confiance de la part de l'étudiant, il y a des facteurs qui de quelque manière prédestinent les jeunes à sortir définitivement du système et je trouve qu'il faudrait intervenir dans la détection de ces facteurs, pour activer immédiatement des mesures d'attention particulières vis-à-vis de ces élèves. Je me demande comment fait la province de Bolzano pour avoir un pourcentage de dispersion qui est presque nul...

(nouvelle interruption de l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Viérin Laurent, hors micro)

... alors allons copier. Je crois qu'il faut avoir le courage de regarder en face la réalité, avoir l'honnêteté de reconnaître les criticités quand elles existent et non seulement de se complaire d'un système scolaire qui est sûrement un bon système scolaire, mais qui évidemment présente encore des lacunes.