Objet du Conseil n. 6 du 3 février 1967 - Verbale

OGGETTO N. 6/67 - (Varia) - DICHIARAZIONI DEI CONSIGLIERI ALBANEY, MANGANONI E GERMANO IN MERITO ALLA ELEZIONE DEL CONSIGLIERE MACHEDA. VOTI AUGURALI DEL PRESIDENTE AL CONSIGLIERE NEO-ELETTO.

Monsieur le Conseiller ALBANEY déclare ce qui suit:

"Messieurs les Présidents, Messieurs les Conseillers, ce vote que nous venons d'exprimer sanctionne l'entrée d'un Conseiller qui remplace le démissionnaire Mr. Strazza. Il n'y a aucun doute que le remplaçant est celui qui s'est vu désigné par les suffrages des électeurs d'un certain Parti.

La substitution est donc, en tout point, légale et logique. Qu'il me soit permis, cependant, de faire à ce sujet quelques considérations d'ordre pratiquement valdôtain.

Mr. Macheda, s'étant présenté comme candidat au Conseil Municipal de la Ville, a été élu et siégeait dans cette Administration depuis les dernières élections. L'influence de Mr. Macheda au sein de son Parti est donc grande, puisqu'il se fait élire quand il veut et là où il veut. Cela ne nous étonne pas, puisque nous connaissons sa personnalité et la composition de l'électorat dont il est l'expression.

Si nous devions affirmer que, en tant que valdôtain, cela ne nous préoccupe pas et ne nous laisse aucune perplexité, nous mentirions à nous-mêmes et à ceux que nous représentons ici.

Nous devons, cependant, constater que le premier des venants-ensuite après M. Macheda dans la liste du P.C. est Mr. René Nouchy, homme qui a déjà fait ses preuves à l'Administration Régionale et qui est estimé des campagnards adhérents à ses idées et qui jouit de la considération personnelle de la plupart d'entre nous, pour ne pas dire de tous.

Il nous semble que Mr. Macheda pouvait mieux remplir ses fonctions au sein du Conseil Municipal, où il défendait les intérêts de ces électeurs avec qui il est quotidiennement en contact.

Malgré ce que nous pensons de sa personne, nous ne croyons pas qu'il puisse, avec la même efficacité, apporter une contribution aussi pertinente et solide au sein du Conseil Régional, où les intérêts qu'il vient défendre sont déjà amplement soutenus et défendus par quantité d'autres personnes, tant de la majorité que de l'opposition.

Etant donné les actuelles positions ultra-autonomistes du Parti Communiste, qu'il nous soit permis d'exprimer notre étonnement de n'avoir pas su le Parti lui-même conseiller la permanence de Mr. Macheda au Conseil Municipal d'Aoste, ce qui aurait permis au Conseil Régional, dans l'intérêt supérieur de la Collectivité valdôtaine et de l'opposition elle-même, de se prévaloir de la compétence, de l'honnêteté intellectuelle et morale et du patriotisme valdôtain de Mr. René Nouchy.

Et puisqu'il nous faut, hélas, constater que l'opposition toute entière, selon l'expression de St. Augustin "Anima una et cor unum", est sur la même ligne, notre étonnement ne peut que grandir.

Nous ne pouvons pas même penser que les quelques considérations que nous venons de faire ne soient pas partagées par ces Messieurs de l'Union Valdôtaine, ici présents, et pour ceux qui ne le sont pas.

Il ne nous reste, alors, qu'à déduire que ou bien nos amis de l'Union n'ont pas osé, ou n'ont pas pensé de suggérer cette solution à leurs coéquipiers du P.C., ou bien leur influence auprès de ceux-ci n'est pas aussi réelle et profonde qu'on veut nous le faire entendre.

Le Parti Communiste lui-même, ce qui est logique, pense plus à son équilibre intérieur, à s'assurer les votes marginaux d'un certain électorat, qu'aux intérêts supérieurs de l'autonomie et au prestige du Conseil Régional.

Toutes ces considérations ne relèvent, croyez-le bien, que de notre attachement à la Vallée et à ses institutions et de l'absence de sensibilité dans ces arguments délicats et primordiaux de la part de la minorité qui ne cesse pas de nous inquiéter et d'inquiéter, je crois, tous les bons valdôtains".

Monsieur le Conseiller MANGANONI fait les déclarations suivantes:

"Je suis étonné de l'intervention de Monsieur Albaney. Je veux lui préciser, d'abord, que, pour nous, ce qui compte ce n'est pas le nom du pays où l'on est né, mais ce sont les sentiments.

Or, nous avons dû constater que des personnes qui résident en Vallée d'Aoste depuis très longtemps, même si elles ne sont pas nées en Vallée d'Aoste, ont des sentiments beaucoup plus valdôtains que certains valdôtains qui se disent descendants de vieille souche.

Je ne veux pas faire perdre du temps au Conseil pour citer des cas, parce que tous les connaissent ces cas.

Je m'étonne, ensuite (et je me limite de dire que je m'étonne), que Monsieur Albaney ait bien voulu, aujourd'hui, citer St. Augustin, lorsque Monsieur Albaney aurait fait beaucoup mieux de se rappeler de St. Augustin quand il a voté pour l'actuel Président du Conseil (mais alors Monsieur Albaney n'a pas senti le devoir de citer St. Augustin).

Je lui fais observer que Monsieur Macheda entre au Conseil Régional comme Conseiller et non pas comme Président du Conseil. Or, moi je pense que ce manque de sensibilité qui devrait nous inquiéter (selon Monsieur Albaney) aurait dû inquiéter beaucoup plus lui-même quand il a voté pour ce Monsieur.

Tandis qu'alors il n'a pas parlé de sensibilité, parce-que alors il avait la "fregola del Centro-sinistra", n'est-ce-pas, qui ôtait toutes les sensibilités de Monsieur Albaney, qui aujourd'hui se réveille très sensible.

Moi je pense que, si Monsieur Albaney aujourd'hui se serait tû, comme il fait d'habitude, il aurait fait une figure beaucoup meilleure".

Il Consigliere GERMANO dichiara quanto segue:

"Io non approvo completamente quanto detto dal Consigliere Manganoni, perché riconosco ad Albaney il diritto di votare per chi vuole; sarà lui responsabile di fronte al suo elettorato. Però io contesto al Consigliere il diritto di immischiarsi delle cose che avvengono in casa d'altri e di dare dei suggerimenti. Si vede che questa è una mentalità che regna nella loro "Lega".

Nella loro "Lega" avviene così; sentono i suggerimenti della Democrazia Cristiana e se non ottemperano a questi suggerimenti non va bene.

Ad ogni modo, per un Movimento che ha i noti principi del Suo Movimento e che ha per Direttore del proprio giornale un calabrese, queste sono cose veramente orripilanti.

Noi, da parte nostra, siamo fieri che il Consigliere Macheda sia qui con noi; siamo fieri che finalmente un minatore, un autentico minatore, sia entrato a far parte di questo Consiglio, per rappresentare le istanze dei lavoratori che fanno i lavori più duri, più importanti e gravosi.

Noi ci auguriamo che il Consigliere Macheda apporti il suo valido contributo e faremo di tutto perché questo contributo sia apportato degnamente".

Il Presidente, MONTESANO, a nome di tutto il Consiglio rivolge un saluto al Consigliere regionale neo-eletto Sig. Macheda e formula l'augurio per una sua collaborazione attiva nello svolgimento dei lavori consiliari.

______