Objet du Conseil n. 803 du 22 septembre 2004 - Resoconto
OGGETTO N. 803/XII - Interventi di riordino fondiario nei Comuni di Saint-Denis e Verrayes. (Interrogazione)
Interrogazione
Osservato che in esecuzione del cosiddetto "riordino fondiario" si stanno investendo ingenti risorse e si stanno operando discutibili interventi di modificazione di parti del territorio della nostra Regione;
Saputo che nell'ambito di tali iniziative è in corso un consistente intervento che interessa terreni siti nei Comuni di Saint-Denis e di Verrayes;
Temuto che tale intervento possa provocare problemi ulteriori, a causa della carenza di acqua da irrigazione (con il "riordino" anche i terreni incolti o boschivi diventano irrigui) e dell'incerta destinazione del prodotto che si ricaverà (visto il modesto numero di capi di bestiame presenti nella zona);
Ritenuto opportuno avere ulteriori elementi di giudizio sull'iniziativa;
il sottoscritto Consigliere regionale
Interroga
l'Assessore competente per sapere:
1) in riferimento all'intervento di "riordino fondiario" che sta interessando i Comuni di Saint-Denis e Verrayes, quali studi e valutazioni sono stati fatti circa la possibilità di avere a disposizione sufficiente acqua da irrigazione per tutto il comprensorio agricolo in questione;
2) che ne sarà dell'erba e del fieno ricavati;
3) a quest'ultimo proposito, cosa si sta facendo, più in generale ed in concreto, per far in modo che gli agricoltori valdostani utilizzino foraggio prodotto nella nostra Regione, in luogo di quello proveniente da fuori Valle.
F.to: Curtaz
Président - La parole à l'Assesseur à l'agriculture, aux ressources naturelles et à la protection civile, Vicquéry.
Vicquéry (UV) - Tous plans de remembrement foncier et toutes mises en place d'un système d'irrigation sont bien évidemment précédés par des études et des évaluations de la quantité d'eau présente sur le territoire concerné et nécessaire aux cultures, compte tenu notamment du système de distribution adoptée. Dans ce cas précis l'analyse des besoins en eau afférents à ces deux interventions il a été effectuée il y a plus de 10 ans et prenait en compte la quantité d'eau initiale, à savoir 320 litres/sec provenant de Saint-Barthélemy et destiné au Consortium "Canal de Joux" de Verrayes d'une part et 304 litres/sec provenant du "Petit Monde", destinés au Consortium "Chavacourt" de Saint-Denis d'autre part. Les concessions y afférentes remontent à 1.922 et constituent la reconnaissance d'anciens droits de dérivation d'eau pour l'irrigation de plus de 350 hectares. Le débit susmentionné répond amplement aux exigences des deux consortiums, car il faut considérer qu'au cours des 60 dernières années une partie des terrains en question a cessé d'être cultivée et que les systèmes d'irrigation sont devenus plus performants. En effet l'irrigation par ruissellement a été remplacée par l'arrosage par aspersion, ce qui permet de n'utiliser que les deux tiers, voire la moitie de la quantité d'eau d'autrefois nécessaire.
Toutefois, si la dérivation d'eau est constante à Verrayes pendant toute la saison d'irrigation, telle n'est pas le cas pour Saint-Denis, où le débit ne dépasse guère 100 litres/sec au mois d'août. Les travaux proposés ont été approuvés par l'Assessorat de l'agriculture, parce qu'ils ont permis, d'une part, d'optimiser l'utilisation des ressources hydriques en réduisant les pertes et en maximisant le rendement de l'irrigation et, d'autre part, d'augmenter la capacité d'eau disponible par le captage des sources situées sur le territoire - et jusqu'alors inutilisées - et par la collecte dans les bassins d'irrigation de l'eau provenant du drainage de terrains marécageux, en vue de leur exploitation. En conclusion, l'on peut affirmer que les ouvrages réalisées dans le cadre des remembrements en question ont été évalués avec soin et que les travaux effectués paieront certainement le manque d'eau qui peut se produire au cours d'une année de sécheresse.
Pour ce qui est de la deuxième question, les communes susdites comptent 68 exploitations et 1.162 têtes de bétail; considérant que la charge maximale de bétail à l'hectare est de 3 à 4 UBA (Unità Bovina Adulta), la comparaison de ces données avec celle afférente aux surfaces irriguées permet de constater qu'il existe une situation d'équilibre. L'utilisation optimale du fourrage produit sur place évite aux exploitants locaux de devoir acheter le foin. La plupart des exploitations sont situées dans la Commune de Verrayes, mais plusieurs propriétaires ont également des terrains à Saint-Denis et même s'ils produisaient plus de foin que nécessaire, la vente de fourrage peut, en tout état de cause, constituer une source de revenu intéressante.
Pour ce qui est de la troisième question, l'action la plus concrète et la plus significative à cet égard est la publication sur la "Gazzetta Ufficiale" du cahier des charges "AOP" de la fontina, que la Commission européenne étudie actuellement et qui réglemente de manière détaillée l'alimentation des vaches dont le lait servira à la fabrication de ce fromage. Le premier alinéa de l'article 4 dudit cahier des charges établit notamment que l'alimentation des vaches à lait doit être constituée par du foin et de l'herbe verte, produite en Vallée d'Aoste. L'insertion de cette prescription dans le cahier des charges est fondamentale, car elle implique des contrôles plus sévères par rapport à maintenant.
Afin de soutenir le marché interne du foin, l'Assessorat de l'agriculture a mis en place une sorte de banque du foin qui permet aux élevages demandeurs d'entrer en contact avec les exploitations s'occupant essentiellement de la production du fourrage. La concentration croissante du bétail dans les exploitations de plus en plus grandes contribue à faciliter la vente du foin. L'approvisionnement en fourrage ne constitue toutefois pas le seul souci de ces élevages. Le respect de la législation en vigueur en matière de protection des eaux a mis en évidence une dyscrasie par rapport aux dimensions des terrains exploités directement, souvent insuffisants par rapport à la quantité de déjection animale.
Conformément aux traditions régionales, et dans le respect de l'environnement, ce problème a été résolu par le recours à un type d'échange qui existe depuis les origines de l'agriculture valdôtaine et que la Commission européenne a approuvé: le contrat foin-fumier. L'acheteur du foin paie son fourrage en partie en nature, fumiers, et en partie en comptant, si bien que les déjections animales fertilisent le terrain d'autres exploitations. De centaines d'élevages valdôtains ont recours à ce type de contrat et peuvent ainsi bénéficier des financements prévus par le plan de développement rural, auxquels ils n'auraient autrement pas droit, puisque leur superficie est insuffisante par rapport à la charge de bétail.
Il est donc évident que ces initiatives visent à rétablir un bon équilibre entre élevage et exploitation productrice de fourrage, réduisent la demande en foin provenant de l'extérieur de notre Région, mais le problème structurel de l'agriculture valdôtaine et même de l'environnement est celui de l'abandon de la montagne, de la rentabilité et du mot célèbre du développement soutenable, en définitive, celui de la défense de la montagne, face à laquelle ne suffisent pas les congrès et les déclarations de principe, mais des actes concrets. Les stratégies de la Commission européenne vont de plus en plus dans une direction contraire à nos exigences; sûrement nous aurons d'autres occasions pour débattre sur ce thème.
Président - La parole au Conseiller Curtaz.
Curtaz (Arc-VA) - Devo dire che l'Assessore ha fatto ogni sforzo per essere convincente; la sua risposta è stata dettagliata e documentata.
Mantengo le mie perplessità, contenute nella premessa di questa interrogazione; se non ho capito male - perché ci può essere anche un minimo di distrazione al momento della spiegazione, in quanto spesso si prendono appunti, quindi si concentra l'attenzione su un aspetto e, magari, si rischia di perdere un aspetto... - l'Assessore ha fatto riferimento alla necessità di utilizzare l'acqua necessaria a questo consorzio, captandola a Saint-Barthélemy... (interruzione dell'Assessore Vicquéry, fuori microfono)
... parzialmente. Mi auguro che questa sia una soluzione vera, perché da un'analisi assai sommaria da me fatta rispetto alle possibilità idriche della zona, ritengo che invece il problema potrebbe porsi, anche perché l'acqua che fino a poco tempo fa veniva utilizzata a scopi irrigui, verrà utilizzata a scopi potabili per approvvigionare una larga parte della fascia collinare dell'Adret: da Saint-Denis fino a Torgnon. C'è un progetto che è già in corso di ultimazione per l'approvvigionamento di acqua potabile in quella zona. Mi auguro che quanto l'Assessore ha affermato sia corrispondente al vero e che questi studi fatti precedentemente all'iniziativa di bonifica e di riordino fondiario diano i risultati annunciati dall'Assessore. Sarà sufficiente aspettare qualche anno per vedere se le perplessità che avanziamo con questa interrogazione erano fondate oppure se erano prive di fondamento.
Voglio peraltro aprire una parentesi, perché l'Assessore ha fatto riferimento ad una cosa che magari può sembrare - a chi abbia una visione superficiale - anche secondaria, ma che invece mi ha colpito molto quando me l'hanno raccontata, e il racconto è successivo alla presentazione dell'interrogazione: l'utilizzo di acqua attraverso un drenaggio di sorgenti superficiali, facendo sparire quelle famose "eaux de pente", che sono una caratteristica del nostro territorio, una caratteristica per l'irrigazione della nostra flora - specie di piante e fiori che crescono solo in queste microzone umide - e per l'abbeveramento della nostra fauna - gli uccelli, in particolare.
Mi riallaccio ad un discorso che abbiamo fatto in altre occasioni; penso a Saint-Nicolas, e a tante altre zone in cui questi lavori di riordino fondiario vanno avanti... ci troviamo di fronte a una continua modificazione del paesaggio... l'Assessore sarà contento, perché il tema è oggetto di dibattito sul nostro giornale. Lo invito a leggere non solo le cose che non gradisce, ma anche le altre, perché non so se su "Le Peuple Valdôtain" si possa pubblicare una pagina " dissonante", ma da noi succede: questo per dire che, se è vero che il paesaggio rurale è in continuazione modificato dall'uomo, è anche vero che questa standardizzazione porta ad un impoverimento del nostro paesaggio. Bisogna allora valutare se "il gioco vale la candela", se questi riordini fatti con la pala meccanica che spianano una delle parti di terreno significative, alla fine daranno quel beneficio in termini economici atto a giustificare una modifica così consistente del paesaggio e delle nostre caratteristiche storico-rurali. Chiaramente, se andiamo alla preistoria, il paesaggio sarà stato un altro, però con l'eliminazione delle nostre caratteristiche storico-rurali, perdiamo una parte della nostra storia in maniera inconsapevole; la storia non è fatta solo di monumenti, può anche essere fatta dalle "eaux de pente", che nel nostro caso vengono completamente eliminate.
Una ultima battuta sulla questione del fieno. Lo so che c'è un dato normativo, che si sono fatti dei passi avanti rispetto al consumo di fieno locale, però continuano a circolare dei camion di fieno provenienti da fuori Valle... dove vanno questi camion? Non penso che prendano tutti il tunnel per andare a Chamonix! Qualcuno scaricherà qui le balle di fieno. C'è un problema di controlli, di verifiche che vanno fatti, altrimenti scriviamo delle normative condivisibili; se, però, non c'è sufficiente controllo, queste normative vengono eluse con tutte le conseguenze in termini di qualità di prodotto che conosciamo!
