Compte rendu complet du débat du Conseil régional. Les documents ci-joints sont disponibles sur le lien "iter atto".

Objet du Conseil n. 796 du 22 septembre 2004 - Resoconto

OBJET N° 796/XII - Communications du Président de la Région.

Président - La parole au Président de la Région, Perrin.

Perrin (UV) - A la fin du mois d'août dernier M. Ermanno Eydoux, Secrétaire général de la Région, nous a quittés. Il était né le 22 septembre 1915 à Camerano Casasco, dans la Province d'Asti, il avait exercé longtemps les fonctions de dirigeant dans l'administration publique, devenant, entre autres, Secrétaire général de la Province d'Asti de 1966 à 1972 et de la Commune de Venise en 1972-1973. Le 20 mars 1973 il avait été nommé Secrétaire général de la Région autonome Vallée d'Aoste, poste qu'il avait occupé jusqu'au mois de juillet 1975, lorsqu'il avait pris les fonctions de Secrétaire général de la Province de Turin avant de partir à la retraite. Le souvenir qu'il est conservé de M. Eydoux est, outre celui d'un professionnel extrêmement compétent, celui d'un homme plein de tact, qualité qui avait sans doute incité ses concitoyens à lui confier la charge de Syndic de Camerano Casasco.

Le 7 septembre dernier, comme l'a déjà annoncé le Président Perron, nous avons participé à une rencontre réunissant les Présidents des autres Régions et Provinces à Statut spécial, ainsi que le Ministre des réformes, Roberto Calderoli, et le Ministre des affaires régionales, Enrico La Loggia. Cette réunion avait pour thème le projet de loi constitutionnelle réformant la deuxième partie de la Constitution que le Sénat a approuvé en première lecture, c'est-à-dire le texte adopté le 26 juillet par la Commission des affaires constitutionnelles de la Chambre des Députés, avec quelques modifications, et au sujet duquel notre Assemblée s'était déjà exprimée à l'unanimité, lors de la dernière séance avant la pause d'été. Je rappelle que le Conseil de la Vallée avait alors indiqué clairement qu'il était fort préoccupé par ledit texte, dont la formulation actuelle lèse considérablement les prérogatives statutaires de la Vallée d'Aoste et des autres Régions et Provinces autonomes.

La rencontre avec les deux ministres nous a permis d'attirer l'attention du Gouvernement italien sur la position commune de toutes ces entités, qui rejettent ce projet de réforme constitutionnelle. Nous avons d'ailleurs élaboré et présenté un document où nous exposons les modifications minimales qu'il conviendrait d'apporter audit projet de loi, afin d'éviter que la réforme ne bouleverse les Régions et Provinces à Statut spécial.

Nous avons en premier lieu demandé au Gouvernement central de revenir sur l'élimination de la clause de sauvegarde qui figurait dans le texte approuvé par le Sénat et permettait, au moins, de ne pas modifier la situation actuelle des diverses autonomies. Je souligne à ce propos que la Commission des affaires constitutionnelles de la Chambre des Députés a introduit une clause prévoyant l'application immédiate des dispositions de la loi constitutionnelle, en vertu de laquelle tous les statuts seraient immédiatement modifiés - subissant de fait une dégradation - et sans que le Conseil régional soit consulté, en violation de la protection déjà fort maigre de l'article 50 de notre Statut spécial.

Nous avons également demandé une nouvelle fois au Gouvernement italien qu'il respecte l'engagement pris par le Président du Conseil des Ministres et introduise dans les dispositions une clause indiquant qu'en cas de modification du Statut, le Conseil régional devrait obligatoirement être consulté.

Nous avons enfin souligné que la disposition imposant le renouvellement de tous les Conseils régionaux à la même date que l'élection du nouveau Sénat fédéral et sur décision du Président de la République constituait une atteinte intolérable à notre autonomie, puisque cette matière est réglée par les statuts régionaux, et nous avons donc proposé qu'un amendement préserve les modalités d'élection et la durée en fonction des divers organes régionaux.

Nous avons ensuite voulu présenter au Gouvernement un certain nombre d'éléments de réflexion et, dans la mesure du possible, quelques propositions relatives aux modifications qui nous semblent indispensables pour corriger le cap, le texte présentant des dérives qui l'éloignent fort de tout ce qui peut être fédéral ou fédéraliste. Par ailleurs, la reprise des travaux parlementaires ne nous a pas apporté de grande satisfaction. Le 15 septembre dernier, le Ministre Calderoli a en effet présenté aux Parlementaires - au nom du Gouvernement italien - un "maxi amendement" du texte adopté par la Commission des affaires constitutionnelles. Ces mesures, approuvées par les Chefs des groupes de la majorité, non seulement ne répondent en rien aux préoccupations des Régions et Provinces à Statut spécial, mais introduisent encore de nouvelles dispositions, pour le moins incohérentes, ce que n'ont d'ailleurs pas manqué de relever certains des membres de la majorité gouvernementale même.

En ce qui concerne les Régions et Provinces autonomes, les modifications proposées par le Gouvernement central ne tiennent pas compte des réflexions que nous avons présentées lors de la rencontre du 7 septembre.

On n'a pas changé, pour ce qui concerne la procédure d'approbation et de modification des Statuts spéciaux, la clause de sauvegarde votée par le Sénat n'a pas été réinsérée et aucune modification n'a été apportée au mécanisme électoral mis en place pour la constitution du prétendu Sénat fédéral. De concert avec les autres Régions et Provinces à Statut spécial et avec nos représentants au Parlement italien, nous avons donc entrepris d'élaborer des modifications aux amendements présentés par le Gouvernement de Rome, en vue de préserver les prérogatives inscrites dans nos statuts.

Une nouvelle de hier soir: la Chambre des Députés a approuvé presque à l'unanimité un des amendements que nous avons proposé, notamment celui concernant l'article 116 de la Constitution et la majorité nécessaire aux Conseils régionaux et provinciaux pour s'opposer aux modifications statutaires proposées par le Parlement. Majorité qui, par rapport à la proposition du Gouvernement - quatre cinquièmes - a été fixée avec l'approbation de l'amendement proposé par les Régions et Provinces à Statut Spécial à deux tiers de l'Assemblée régionale ou provinciale intéressée.

Nous prenons acte, avec une certaine satisfaction, du travail de nos Parlementaires, de la disponibilité manifestée sur ce point de la part du Gouvernement, exprimant notre espoir que la même disponibilité soit révélée quant aux autres articles et amendements qui concernent les Régions et Provinces à Statut Spécial.

Encore une communication. Le 16 septembre dernier, j'ai participé à la réunion de la Commission intergouvernementale de contrôle du tunnel du Mont Blanc qui s'est tenue à Paris. Parmi les points à l'ordre du jour, l'un des plus importants a été la présentation par le "GEIE" du rapport sur l'évolution du trafic et de la situation environnementale observée après le 1er mars 2003 en ce qui concerne le tunnel et ses voies d'accès.

Pour ce qui est du trafic léger, le tunnel du Mont Blanc semble attirer davantage les automobiles que celui du Fréjus: en effet, 3.100 véhicules en moyenne (autos et motos) empruntent chaque jour ce tunnel, alors que 2.316 seulement passent par le Fréjus. Au contraire, en ce qui concerne le trafic des poids lourds, il ressort qu'à l'heure actuelle, pour une moyenne quotidienne de 4.199 véhicules (camions et autocars) qui transitent entre l'Italie et la France par les tunnels autoroutiers du Mont Blanc et du Fréjus, 964 véhicules (c'est-à-dire 24,6% du total) empruntent le tunnel du Mont Blanc, alors que 3.235 passent par le Fréjus. Ce pourcentage de véhicules lourds transitant par le Mont Blanc semble s'être stabilisé, d'autant plus que ce tunnel et celui du Fréjus sont de moins en moins utilisés pour les voyages transalpins (de 22,8% en 1998 à 14,36% en 2003), alors que les passages par Vintimille, le Brenner et Tarvisio augmentent de façon constante.

A titre de comparaison, observons les chiffres de ces dernières années: en 1994, 14% des poids lourds passaient par Vintimille, 23% par le Fréjus et le Mont Blanc, 24% par Chiasso et le Grand-Saint-Bernard et 39% par le Brenner et Tarvisio; en 1998, 14% des poids lourds transitaient encore par Vintimille, 18% par le Fréjus et le Mont Blanc, 25% par Chiasso et le Grand-Saint-Bernard et 43% par le Brenner et Tarvisio; l'an dernier, en 2003, 16% des poids lourds sont passés par Vintimille, 14% par le Fréjus et le Mont Blanc, 24% par Chiasso et le Grand-Saint-Bernard et 46% par le Brenner et Tarvisio.

Par ailleurs, les chiffres relevés quant à la pollution de l'air par le dioxyde d'azote et les poussières ne sont pas préoccupants et ils sont même bien en dessous des limites imposées par la loi, ce qui est peut-être dû à la rénovation progressive et constante du parc automobile, qui se compose désormais presque uniquement de "Euro 2" (environ 48%) et de "Euro 3" (environ 51%). Le rapport qui nous a été présenté met également en évidence le fait que la reprise du trafic bidirectionnel n'a pas aggravé la situation en matière de pollution par rapport à la période où le trafic était alterné. Les chiffres concernant la pollution sonore sont, en règle générale, inférieurs aux limites fixées par les lois en vigueur en France et en Italie.

Au cours de la réunion, j'ai répété à quel point il était important de maintenir notre attention sur le problème de la sécurité de la circulation, ainsi que sur celui de l'environnement. Une analyse aussi a été faite sur les contrôles, et ce parce que, même si les données sont plutôt encourageantes, la sécurité et l'environnement sont et doivent rester nos objectifs prioritaires, comme le réclament les habitants des deux vallées et les institutions qui les représentent. Je crois que cela est le souhait de ce Conseil de la Vallée.

Président - La parole au Conseiller Viérin Marco sur les communications du Président de la Région.

Viérin M. (SA) - Solo per ribadire la soddisfazione del gruppo della "Stella Alpina" e del movimento stesso in merito alle notizie apprese ieri - e ribadite dal Presidente, oggi - sul fatto che sia passato alla Camera il principio dell'intesa. Vogliamo qui ringraziare, oltre che il Presidente, Parlamentari e il Governo nazionale per il buon senso e la disponibilità ritrovata, perché come movimento abbiamo sempre messo al primo posto gli interessi della Valle d'Aosta. Questo passaggio è importante; è importante che un domani il Consiglio regionale possa, con una maggioranza qualificata, anche bloccare modifiche statutarie che riguardano questa regione. Credo sia un passaggio fondamentale; me ne rallegro a nome di tutto il movimento come, credo, di tutto il Consiglio.

Président - La parole au Conseiller Fiou.

Fiou (GV-DS-PSE) - Voglio solo aggiungere alcune riflessioni a quanto detto dal Presidente su uno dei temi che ci impegnano, fin da oggi, in maniera forte.

Il dibattito che si svolge in Parlamento sulla riforma istituzionale evidenzia, a mio parere, un approccio perlomeno distorto, con motivazioni che poco hanno a che fare con l'impegno di ridefinire l'assetto istituzionale più consono all'esigenza di governare i nuovi processi che caratterizzano l'attuale sviluppo economico, sociale e culturale, là dove questi si svolgono. Mi paiono molto più presenti elementi di lotta per il potere fine a sé stesso, o ricerca di equilibrismi per la sopravvivenza di questa o di quella maggioranza. Non vedo approfondire l'analisi di una situazione in movimento, complessa, perché caratterizzata da fenomeni perlomeno apparentemente contraddittori, come la globalizzazione, da una parte, le aspirazioni a salvaguardare le diversità, dall'altra...

Concordo con il Presidente, quando esprime preoccupazione che la nostra esperienza di autogoverno locale, sicuramente da mettere ulteriormente a punto, ma significativa anche per gli esempi che può proporre di fronte all'esigenza di riforma, possa essere messa in discussione da quel dibattito distorto. Ritengo però che non possiamo circoscrivere il nostro impegno alla sola - anche se indispensabile - puntuale salvaguardia dei nostri capisaldi dell'autonomia. Sarebbe infatti una posizione un po' debole, perché esclusivamente difensiva. Il federalismo è qualcosa di più: è la nuova frontiera delle democrazie mature, è la sola impostazione istituzionale adatta a governare quei complessi fenomeni che caratterizzano le democrazie mature.

Oggi siamo costretti a fare i conti con i processi profondi che hanno comportato il dissolvimento di identità collettive con l'indebolirsi di blocchi sociali di riferimento, con il definirsi di nuove entità con cui identificarsi. Nei paesi più evoluti il rimescolamento di culture diverse ha appannato l'unicità dei modelli di vita delle comunità tradizionali, indebolendo, ancora una volta, consolidati riferimenti. Da tutto ciò scaturiscono nuovi bisogni di identità, fatti di nuove domande di giustizia, di solidarietà, di senso di partecipazione, di democrazia; si propongono nuovi rapporti fra identità collettive e libertà personale. Questi mi paiono i contenuti che stanno emergendo, sostanziali, di una nuova cultura della democrazia, e perciò solo un progetto istituzionale complesso, articolato, ma capace di un'azione coordinata e integrata dei vari momenti di governo, può rispondere a quei contenuti, alle esigenze di prevedere momenti di governo là dove i processi si svolgono, per non lasciarli in mano a potentati economici o a potentati di altro tipo. Nello stesso tempo, credo che il federalismo garantirebbe coesione di insieme e la flessibilità di intervento tanto necessarie.

La difesa degli aspetti positivi della nostra esperienza di autogoverno assume un significato diverso, se inserita in una battaglia più larga di crescita della democrazia, battaglia per la quale potremmo più facilmente mobilitare le coscienze dei Valdostani e trovare molti alleati esterni.

Quello che vi ho proposto sono - ripeto - alcuni elementi di riflessione ancora confusi e parziali; ciò che mi premeva sottolineare, in un momento di difficoltà di rapporti e visto quanto sta succedendo in Parlamento, è l'esigenza di aprire un confronto, anche locale, su una questione così importante e impegnativa, senza rischiare involuzioni localistiche troppo difensive, ma spostando in avanti i motivi che ci devono coinvolgere nella promozione della riforma istituzionale.

Président - La parole au Conseiller Lattanzi.

Lattanzi (CdL) - Sulle riforme istituzionali ci sarebbe molto da dire, forse esprimendo qualcosa di più di un semplice intervento di pochi minuti, a commento di soddisfazione o insoddisfazione, rispetto a quello che succede a Roma.

Noi abbiamo auspicato un ruolo della nostra regione più importante, ma ci rendiamo conto dei limiti che una regione, purtroppo rappresentata da solo due Parlamentari, ha nel dialogare con un'intera Camera, che sta decidendo i destini di un'intera nazione. Certo, quando si parla di "riforme istituzionali", ci piacerebbe sapere - continuiamo a reiterare tale richiesta in quest'aula - qual è la posizione di questo Consiglio rispetto all'Italia che sta riformandosi, perché, al di là di un sterile dibattito sulla difesa di un modello che, dice il collega Fiou, potrebbe essere addirittura di esempio per una Italia federale, sul quale noi esprimiamo molti dubbi - lo ribadiamo -, in quanto, se ci fossero 20 "Valle d'Aosta" probabilmente non ci sarebbe più neanche il paese, saremmo interessati a capire questo Consiglio regionale che Italia ha in mente, qual è la riforma istituzionale che permette, secondo il pensiero valdostano, al nostro paese di stare in piedi.

Non possiamo nasconderci dietro un dito. Certo, siamo consapevoli, lo fece il Centro-Sinistra per primo, quando abbozzò l'esigenza di una riforma costituzionale, che è necessaria per far sopravvivere un paese in un contesto internazionale, una riforma costituzionale che ha necessità di federalizzare il paese non come dottrina ideologica, ma come sistema di autogoverno, di responsabilità, di sussidiarietà dei processi governativi del paese.

In questo contesto siamo qui, ancora in attesa di capire, al di là degli isterismi sterili di qualche mese fa in quest'aula quando si urlava all'attacco all'autonomia perché si faceva difficoltà a dialogare con il Governo per quanto riguarda l'accettazione del concetto d'intesa per la modifica degli statuti, mentre oggi apprendo con soddisfazione che il Presidente non ha potuto non riconoscere che, al di là delle molte difficoltà, perché una riforma costituzionale è una cosa complessa - ricordo che il Centro-Sinistra fece passare una riforma costituzionale dopo 50 anni con solo 4 voti di maggioranza, una riforma di maggioranza e non di Parlamento, e creò le condizioni quadro per parlare, oggi, di una riforma che, ribadisco, è complessa, perché viene tirata da tutti - un po' come la giacca - per poter conquistare qualche potere in più o difendere qualche potere in più, come è il nostro caso -, non c'è dubbio che c'è la volontà di riformare il "Paese Italia" da parte di tutto l'arco costituzionale. E non c'è dubbio che la difficoltà sta nel mettere insieme un'intera Camera e un Senato sui principi fondamentali di una Costituzione repubblicana.

Apprendo con soddisfazione che il dialogo nella difficoltà procede, che la disponibilità del Governo viene anche oggi confermata, che in qualche maniera vengono smentite le prove di isterismo da parte di qualche partito regionalista che urlava all'attacco all'autonomia, mentre era connivente con la Sinistra quando Amato aveva sul suo tavolo, per 1 anno e 1/2 l'opportunità dell'intesa, e naturalmente non venne presa in considerazione, cosa che questo Governo ha fatto, condividendo il principio del dialogo, che rimane difficile. Se c'è da esprimere una preoccupazione è quella di essere attenti a che la riforma possa non solo riorganizzare il paese, ma vedere riconosciute le nostre specificità, e su questo nessuno ha alcunché da obiettare!

Ribadiamo che sarebbe importante che questa regione, una volta per tutte, potesse esprimersi su quale "Italia" ha in mente in termini costituzionali, perché crediamo che non sarà vincente continuare a ragionare, come singola regione, in un concetto di riforma federale dello Stato!

Non possiamo dire che siamo un modello, Consigliere Fiou, perché noi siamo un modello atipico che, se venisse applicato in forma di autogoverno sulle altre regioni, non esisterebbe il "Paese Italia", e non credo che sia quello che vogliamo! Smettiamola di parlare di modelli che sono inapplicabili, perché i 9/10 non li possiamo concedere a tutte le regioni, non possiamo concedere vantaggi di trasferimenti extrabilancio a tutte le regioni, perché non è un modello applicabile; diciamo che sarebbe meglio cominciare a vedere questo modello dall'interno, creando così la condizione affinché questo modello, di cui beneficiamo, possa sopravvivere nel futuro di un paese unito, ma federalista!

Président - La parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (Arc-VA) - Anche noi volevamo fare alcune osservazioni sulle comunicazioni del Presidente, sperando di non "aggiungere confusione alla confusione" che c'è in ordine alle riforme istituzionali. Mi pare, con tutto il rispetto, dagli interventi di alcuni colleghi, che le idee non siano molto chiare su quanto sta avvenendo; anche questo meccanismo, che abbiamo sentito essere stato introdotto a livello di emendamento, del dissenso rispetto alla possibilità di riforma, nulla ha a che vedere con l'intesa che negli anni è stata richiesta dal Consiglio regionale. Sì, il cambiamento della percentuale dai 4/5 ai 2/3, quindi la necessità di una maggioranza qualificata inferiore, è ancora una materia tutta da definire, perché non si capisce quali sono i contorni di questo dissenso, almeno personalmente credo non sia chiaro neppure quali saranno le conseguenze di un eventuale voto del Consiglio di dissenso rispetto alla riforma istituzionale.

Credo che, invece, una riflessione che dobbiamo fare - a livello generale, nei limiti stretti di tempo che ci sono concessi, e come classe politica regionale -, sia una riflessione autocritica rispetto al tema delle riforme in generale, perché la Regione ha un atteggiamento difensivo, come lo ha chiamato il collega Fiou, ma direi meglio: passivo. In questo c'è stato un atteggiamento che via via è diventato più timido, di minore attenzione; basti dire che nella scorsa legislatura, con una iniziativa - che pure noi avevamo contestato nella forma -, era stata istituita una commissione istituzionale avente lo scopo di preparare una bozza di statuto. In seguito, per le ragioni che conosciamo, questa commissione non ha potuto portare a termine il proprio lavoro e il prodotto concreto di tale iniziativa è risultato prossimo allo "zero"; tuttavia c'era una volontà politica di riforma che veniva manifestata, un particolare interesse, una consapevolezza che questo era un tema che prima o poi avremmo dovuto affrontare.

C'era la consapevolezza - positiva, questa sì - che dovevamo essere noi gli attori, i protagonisti, i proponenti delle riforme, e invece oggi ci troviamo a giocare in difesa, fra l'altro "malamente" in difesa! Non voglio aprire polemiche, ma quando sento il Presidente ringraziare i Parlamentari, ne prendo atto, però - l'ho già detto, lo ripeto -... se c'è una materia in cui i Parlamentari valdostani sono stati assenti è questa! Se andiamo a vedere i resoconti della commissione, quando si preparavano gli emendamenti, quando la pessima bozza di riforma veniva discussa, traccia dei Parlamentari valdostani non c'è! Ancora una volta un atteggiamento di disinteresse, di incapacità a cogliere l'importanza di questi passaggi.

Vorrei fare altre considerazioni, ma l'ultimo minuto lo voglio spendere sulla seconda comunicazione del Presidente, quella dell'incontro intergovernativo a Parigi sulla vicenda del traffico pesante.

Il Presidente ha dato un quadro eccessivamente ottimistico della situazione, anche perché è vero che i dati sono sempre interpretabili e non dubito che si sostenga da qualche parte che, attraverso non so quali medie, il transito dei TIR sarebbe in Valle d'Aosta di 964 TIR al giorno, ma noi sappiamo dei dati del "GEIE", perché basta andare sul sito Internet, che in alcuni giorni nella nostra regione - in particolare di mercoledì - passano 1.600-1.700 TIR! È chiaro che il dato fornito sarà pure corretto da un punto di vista matematico, ma è viziato da certe medie, dal tener conto di certi giorni in cui i TIR non transitano, dal fatto che nel periodo festivo i TIR transitano di meno, ecc.

Certo è che c'è - a differenza di quanto detto dal Presidente - una tendenza all'incremento del traffico, i controlli sono pochissimi nella nostra regione e praticamente nulli sulla parte francese; quindi, per mantenere questa situazione sotto controllo, la nostra proposta è sempre quella di aumentare i controlli, perché è l'unico modo che abbiamo per disincentivare il traffico pesante nella nostra regione.

Président - La parole au Conseiller Cesal.

Cesal (UV) - Je me rattache, moi aussi, aux communications du Président du Gouvernement à propos de la discussion sur les réformes institutionnelles.

Le débat sur les réformes institutionnelles occupe, depuis la reprise des travaux parlementaires de cette fin d'été, un espace important de la communication médiatique. Tout le monde parle de "réforme institutionnelle", mais personne est à même d'expliquer clairement la portée de ce grand projet, qui devrait changer l'architecture institutionnelle de l'Etat italien, la rendre la plus fonctionnelle et la plus adéquate à la réalité actuelle. Je crains qu'après les dommages apportés par la réforme du Centre-Gauche en 2001, le Centre-Droite risque d'empirer une situation déjà difficile!

L'impression qu'on prouve en suivant le battage publicitaire qui l'accompagne, est celle qu'on vit dans une situation de complète incertitude et dans la confusion la plus totale: c'est dans ce contexte qui s'insèrent les préoccupations de nous tous et les préoccupations exprimées par le Président, vis-à-vis des solutions encore indéfinies, qui changent jour par jour, sans aucune analyse préalable des retombées dans l'organisation étatique et sur les éventuels coûts supplémentaires.

Il ne suffit pas de continuer à exprimer nos doutes sur la composition du Sénat fédéral, qui, dans la formulation actuelle, n'a rien de fédéral, ni continuer à réaffirmer nos réserves sur les principes de l'intérêt national, ni proclamer notre nette opposition à la possibilité que le prochain Conseil régional puisse être dissolu avant son échéance naturelle, pour permettre en même temps l'élection soit du Conseil régional soit du Sénat de la République, ni de revendiquer le droit à voir reconnaître une vraie entente préalable, qui semblerait avoir trouvé aujourd'hui une solution partagée. Il ne suffit pas même de continuer à refuser la nouvelle formulation de l'article 22, portant modifications à l'article 47 de la Constitution, qui enlève la possibilité au Président de la Région de convoquer les élections de notre Conseil et d'en fixer la première séance pour le confier au Président de la République. Cette triste éventualité compromettra gravement l'une des nos compétences statutaires plus marquantes. Notre refus et notre malaise nous l'avons d'ailleurs déjà très bien exprimé dans la résolution approuvée à l'unanimité dans le dernier Conseil, avant la pause estivale.

M. le Président, chers collègues, ce moment particulier demande un engagement particulier de la part de nous tous. Nous devons continuer à être vigilants, en plein accord avec nos Parlementaires, qui sont en train de conduire une longue et difficile œuvre de conviction et de "lobby" à tous les niveaux, mais chacun de nous, selon son rôle, M. Lattanzi - vous avez parlé d'indiquer, ici, la trace pour une nouvelle Constitution italienne, chacun de nous doit jouer son rôle, moi je joue le rôle du Conseiller régional et je me limite à cela, j'espère de le faire selon mes capacités, mais tout de même je ne veux pas entrer dans des boulots qui reviennent à d'autres partis du panorama politique -, ses compétences, ses connaissances, ses capacités, ses possibilités, doit porter sa contribution.

Le risque concret est de voir associé notre mandat à une période dont le système d'autogouvernement, le "système Vallée d'Aoste" que nous connaissons, conclut un cycle historique qui a permis un essor socio-économique sans précédents, pour se fondre dans l'aplatissement le plus anonyme et banal. Chacun de nous doit donc agir afin que cette situation ne se produise pas, chacun doit vigiler sur l'avancée de la réforme, demander la collaboration et la disponibilité totale de nos Parlementaires et des Parlementaires qui partagent notre point de vue. Ce n'est pas l'intérêt de l'une ou de l'autre partie politique que nous demandons de défendre, mais c'est l'intérêt de la Vallée d'Aoste tout entière!

Une activité de sensibilisation de l'opinion publique s'avère donc indispensable, sans oublier qu'il est absolument nécessaire nous pencher sur le grand dossier de la réforme statutaire. Les règles doivent être partagées et écrites ensemble, je crois dans notre capacité de le faire, sans préjugés et sans réserves idéologiques.

Président - La parole au Conseiller La Torre.

La Torre (FA) - Senz'altro questo Consiglio, noi in particolare, non possiamo che essere soddisfatti del riconoscimento dell'intesa, però credo che debba essere detta una cosa.

Non è che questo accordo sull'intesa debba essere visto come una concessione: non è una concessione! Non è una concessione che poteva venire da Destra, non è una concessione che poteva venire da Sinistra, ma credo che questo fosse un diritto insito nel concetto stesso di autonomia. Rifiuto quindi il concetto che in qualche modo ci sia stata da parte di qualcuno la capacità di comprendere meglio, in quanto qui non è necessario comprendere nulla, semplicemente prendere atto che "autonomia" vuol dire "intesa", vuol dire "rispetto dei valori", delle "tradizioni" e delle "culture". Non vi sono concessioni in termini di autonomia, ci sono riconoscimenti e, in tal caso, passa questo riconoscimento della parola "intesa", così come credo sia giusto dire che questo Consiglio deve affrontare seriamente un dibattito sul federalismo, sui cambiamenti che la nostra nazione sta cercando di affrontare.

Il Consigliere Lattanzi ha forse poi voluto dare una provocazione, quando ha detto: "qui non si capisce bene quali sono le posizioni", ma io, la mia personale, te la dico subito: sono totalmente contrario al federalismo del leghista Calderoni, una persona che lo interpreta come un dentista che non vede l'ora di fare il federalismo come togliersi un dente! Sono totalmente contrario! È chiaro però che tale argomento dovrebbe essere realmente affrontato, in termini meno sintetici, con un dibattito, e per questo credo che noi abbiamo, sia come I Commissione, sia come Consiglio, gli strumenti per affrontare con serietà e competenza tale discussione: questo è un invito utile che dovrebbe essere ripreso dalla Giunta e dal Presidente.

Possiamo essere contenti di aver ottenuto questa intesa, ma, così facendo, si è semplicemente riconosciuto un nostro diritto, nient'altro!