Objet du Conseil n. 728 du 14 juillet 2004 - Resoconto
OGGETTO N. 728/XII - Interventi straordinari per garantire idonee condizioni di sicurezza della diga di Beauregard. (Interpellanza)
Interpellanza
Appreso che il Consiglio Superiore dei lavori pubblici ha sollecitato interventi di carattere straordinario ed eccezionale per garantire idonee condizioni di sicurezza della diga del Beauregard, a Valgrisenche, sulla base di preoccupanti analisi di carattere statico;
Ricordato che nel passato le condizioni statiche della diga, le ragioni del suo assai limitato utilizzo e le suggestioni circa la possibilità di una sua eventuale rimozione hanno spesso formato oggetto di dibattito politico nella nostra Regione;
Ritenuto opportuno un approfondimento alla delicata tematica in questione;
il sottoscritto Consigliere regionale:
Interpella
la Giunta regionale per sapere:
1) quali valutazioni sono state fatte alla luce delle risultanze tecniche emerse a seguito dell'indagine del Consiglio Superiore dei lavori pubblici, in riferimento alla diga del Beauregard, a Valgrisenche;
2) qual è l'intendimento del governo regionale circa l'eventuale esecuzione di opere di carattere straordinario ed eccezionale che riportino in sicurezza la diga e la rendano idonea ad un suo pur parziale utilizzo;
3) quali sarebbero, in tal caso, gli oneri finanziari necessari e da chi sarebbero sostenuti;
4) se ritenga, invece, auspicabile e realizzabile uno smantellamento della diga e una riqualificazione ambientale dell'alta Valgrisenche.
F.to: Curtaz
Président - La parole au Conseiller Curtaz.
Curtaz (Arc-VA) - Le settimane scorse, come credo tutti i colleghi, abbiamo appreso dagli organi di stampa che la diga del Beauregard, che ha una storia lunga di tormenti e di discussioni per quanto riguarda le sue condizioni statiche, un progetto che, se non fosse una cosa seria, potremmo dire che "fece acqua" fin dai primi momenti, e che nella storia di questi decenni ha limitato grandemente la possibilità di utilizzo di tale diga.
Oggi, il problema delle condizioni statiche della diga è stato portato di nuovo all'attenzione dell'opinione pubblica, perché il Consiglio Superiore dei lavori pubblici avrebbe sollecitato degli interventi di carattere straordinario ed eccezionale, per garantire idonee condizioni di sicurezza alla diga, che sarebbe oggetto di particolari problemi statici. Questo crea una serie di problemi e vorremmo capire, in ordine a questi, come si sta movendo il Governo regionale: intanto, quali valutazioni vengono fatte alla luce delle risultanze tecniche emerse a seguito dell'indagine che ho citato, se sono state fatte delle verifiche, se queste valutazioni - come crediamo - sono assolutamente attendibili, quindi non necessitano di ulteriori verifiche, qual è l'intendimento del Governo regionale circa l'eventuale esecuzione di opere di carattere straordinario ed eccezionale che riportino in sicurezza la diga e la rendano idonea a un suo pur parziale utilizzo.
Ancora: chiediamo, in caso di interventi, quali sarebbero gli oneri finanziari necessari e da chi sarebbero sostenuti. Infine, qui usciamo dall'attualità ed entriamo nel campo delle suggestioni - a mio giudizio delle interessanti suggestioni -, chiediamo se il Governo regionale non ritenga auspicabile e se sia realizzabile uno smantellamento parziale della diga e una riqualificazione ambientale dell'alta Valgrisenche. Ripeto, si tratta di una suggestione che immaginiamo abbia dei costi consistenti, forse incompatibili, però è una suggestione su cui bisognerà lavorare, perché il problema è aperto ed è bene che si pensi, anche con lungimiranza, al futuro di quella valle e al futuro di quella diga che, sembra di capire, pur con gli interventi statici straordinari che si rendessero necessari, sembra comunque avere una vita limitata. Si tratta di un problema che, se non questo Consiglio, forse i prossimi Consigli e comunque le prossime generazioni si troveranno a dover affrontare.
Président - La parole au Président de la Région, Perrin.
Perrin (UV) - Je réponds à cette question, étant donné qu'elle porte sur un sujet qui concerne l'Administration régionale à différents titres, dans la mesure où elle touche à l'aménagement du territoire aussi bien qu'à toute la question de la Protection civile, qui en découle.
En l'état actuel des choses, les bureaux de la Région ont reçu, le 5 juillet dernier, une communication officielle de l'antenne turinoise du Registre italien des barrages (le RID) au sujet de l'exercice d'évacuation organisé vendredi dernier par la Protection civile. Dans ce courrier, le dirigeant du bureau de Turin se réfère à "indicazioni per l'immediata adozione di provvedimenti non solo resesi necessari nel frattempo, ma anche e soprattutto improcrastinabili alla luce della dismissione della diga ormai ineluttabile, così come prescritto dalla sede di Roma del "RID" con la nota del 22 giugno". Cette lettre, émanant de la Direction de Rome du Registre italien des barrages, avait été expédiée à la "Compagnie Valdôtaine des Eaux" ainsi qu'à l'antenne de ce même organisme à Turin, à charge, pour ce dernier, d'informer la Région par courrier direct.
A l'issue d'entretiens avec des représentants de la "Compagnie Valdôtaine des Eaux", nous avons pu constater que les articles parus dans la presse ces jours derniers reprennent effectivement la teneur de la lettre en question. Donc nous avons appris, nous aussi, par les organes de presse des informations qui n'étaient pas encore arrivées officiellement à la Région, mais cela arrive. En l'absence de toute communication officielle des bureaux compétents du "RID", à qui il revient de fournir des indications précises quant à la situation, la Région - qui est parfaitement consciente des conséquences et des problèmes inhérents à toute déclaration quant à la sécurité d'un barrage - ne dispose d'aucun élément concret lui permettant d'étayer un raisonnement.
Depuis près d'une année, les techniciens de la "CVA" et du "RID" travaillent pour établir les conditions effectives du lac de retenue et décider des travaux qui permettraient de maintenir le barrage en état, voire en fonction, ne serait-ce que dans les limites de sécurité fixées au cours de ces dernières décennies, parce qu'on a fixé une limite de niveau des eaux qui est compatible avec la structure du barrage.
En ce moment, les techniciens s'occupent des questions de sécurité liées aux conditions du lit du cours d'eau en aval et à l'utilisation de la retenue pour régulariser les crues, car il faut rappeler que, depuis sa construction et en dépit aussi de son utilisation limitée, le barrage de Beauregard a toujours été l'un des éléments essentiels du plan de protection du territoire de Valgrisenche, puisqu'il a absorbé les crues du torrent chaque fois que des précipitations intenses ou très intenses se sont abattues sur la vallée. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'en aval du barrage, le lit du torrent a perdu de son caractère fonctionnel et que l'on voit nettement, aujourd'hui, qu'il aurait du mal à accueillir un flux d'eau d'une forte portée, comme l'ont démontré les 2 lâchers d'eau effectués l'un, en 1996, et l'autre, vendredi dernier, dans le cadre de l'exercice de la Protection civile dont je parlais plus tôt. Ce dernier lâcher d'eau s'inscrit dans le plan d'actions proposé par la "CVA" et par la Région, axé sur la protection des villages situés en contrebas du barrage, même en présence de phénomènes météorologiques intenses; donc une fonction, celle du barrage, qui a été de régularisation des flux d'eau et des précipitations.
Le Gouvernement valdôtain souligne que toute procédure de fermeture du barrage doit nécessairement tenir compte de la situation du reste du territoire et de la sécurité publique en cas de précipitations car, même si elles ne sont pas particulièrement intenses, celles-ci pourraient libérer des volumes d'eau supérieurs à la portée de la Doire de Valgrisenche. Ladite procédure devra aussi prendre en considération la gestion de la retenue, qu'il importera d'assurer dans les meilleures conditions de sécurité; "CVA" mène d'ailleurs des études approfondies dans ce domaine.
Comme je viens de vous l'expliquer, l'Administration régionale ne connaît, à l'heure actuelle, aucun facteur de risque retenu par le "RID" et, donc, par le Conseil Supérieur des travaux publics. Pour autant que nous sachions, le Conseil Supérieur des travaux publics aurait décidé de demander, sans délai, la mise en sécurité du barrage, sur la base d'un dossier réuni par le "RID", dossier dont nous ne connaissons pas encore le contenu; le dernier dossier, parce qu'il y a eu une évolution dans toute cette question. Toujours est-il que notre préoccupation principale tient à la sécurité du lit du torrent en aval du barrage, dans le cas d'une éventuelle fermeture de ce dernier, due à des risques réels et imminents de stabilité de l'ouvrage, ce qui constituerait déjà un problème considérable.
En ce moment, la "Compagnie Valdôtaine des Eaux" soumet le barrage à un contrôle renforcé qui comporte la vérification quotidienne d'un ensemble de paramètres étudiés, pour permettre la détection des premiers signes de fatigue des matériaux, alors que ces valeurs ne sont généralement relevées qu'une fois par semaine, voire une fois par mois, donc un supplément de contrôle. "CVA" a également mis en place une procédure spéciale de gestion du barrage, en collaboration avec la Commune de Valgrisenche, la Protection civile et le Corps forestier, en vue de contenir les imposants volumes d'eau qui peuvent s'y déverser en cas de perturbation météorologique, sans que le plan d'eau ne dépasse le niveau maximal de sécurité fixé par le "RID" lui-même. D'autre part, afin de déterminer quel volume d'eau le lit du torrent est actuellement en mesure d'évacuer, un modèle hydraulique a été établi sur les indications de "CVA", qui devrait permettre tant de calculer le flux limite que d'améliorer l'écoulement des eaux, grâce à l'aménagement des berges et à des ouvrages de protection des villages.
Les résultats de ces études seront à la disposition de l'Administration régionale dès le mois d'octobre prochain, ce qui permettra, à celle-ci, de déterminer les délais, les coûts et les possibilités d'intervention et fournira de précieuses indications quant à l'avenir du barrage. Pour ce qui est de la retenue d'eau, je peux vous indiquer que la "Compagnie Valdôtaine des Eaux" étudie actuellement les limites de son utilisation et donc les interventions éventuelles susceptibles d'en renforcer la sécurité.
Je prends volontiers note des suggestions que M. Curtaz a proposées; dans les différentes options qu'on est en train de vérifier il y a des indications de nature technique, mais il y aura probablement aussi des choix à faire; le tout, surtout, visé à la sécurisation et du barrage et de la Vallée de Valgrisenche. Le thème éventuel de récupération sera objet d'une évaluation politique, mais qui ne pourra que suivre les résultats de ces études, qui sont en état déjà avancé.
Président - La parole au Conseiller Curtaz.
Curtaz (Arc-VA) - Prendo atto delle risposte del Presidente, il quale si è concentrato soprattutto sui problemi relativi alla sicurezza e, giustamente, credo che siano questi i problemi di maggiore interesse per quanto riguarda la discussione in atto. Certamente penso che questo sarà un tema che ci occuperà nei prossimi mesi, anche perché spiace constatare - non certo per responsabilità del Presidente Perrin - che non ci sono ancora degli elementi più concreti circa la natura dei problemi e le soluzioni tecniche per superarli.
Se non ho capito male, parallelamente alla necessità di capire meglio quali sono i dati in mano al Consiglio Superiore dei lavori pubblici - e immagino che già i dirigenti regionali competenti abbiano preso gli immediati contatti per avere la documentazione di dettaglio, quindi poter esaminare tutte le ipotesi che sono sul tavolo - c'è uno studio della "CVA", la quale, oltre ad avere disposto maggiori controlli, ha essa stessa promosso delle analisi per poter valutare quali possono essere le soluzioni. Questi studi saranno disponibili ad ottobre, credo che già alla ripresa dei lavori del Consiglio avremo occasione di parlare di questa problematica, magari con un approfondimento che potrà avvenire nella commissione competente o in varie sedi.
Nel frattempo sarebbe interessante, magari a livello di dibattito un po' meno "ingessato" da ruoli istituzionali, cominciare a prevedere delle soluzioni più radicali in merito a tale problema, perché l'impressione che si ha è che si tratti, oggi, di intervenire per garantire la sicurezza, per tappare un po' una falla attuale o potenziale, però è sicuro che quella diga intanto non potrà più essere utilizzata nel suo potenziale massimo: questo lo sappiamo già da decenni, ma probabilmente non potrà più essere utilizzata neppure nel potenziale minimo che oggi è consentito!
Anche dal punto di vista economico, la validità di tenere aperta una struttura del genere con tutti i rischi connessi, deve essere veramente il frutto di una riflessione, a cui deve associarsi una riflessione sul futuro della Valgrisenche, perché ho ascoltato attentamente il Presidente quando ha individuato la necessità di un riutilizzo, ma forse di un utilizzo particolare della Doire di Valgrisenche, che in caso di necessità deve poter contenere un numero di metri cubi al secondo di acqua forse superiore a quello che oggi può sopportare... anche lì ci saranno delle opere di protezione, delle opere idrauliche.
Voglio dire, alla fine bisognerà mettere sul tavolo tutto, per capire questa operazione di messa in sicurezza cosa costa e se non sia più conveniente, e dal punto di vista economico, e dal punto di vista ambientale, immaginare delle soluzioni più radicali che riportino la Valgrisenche a quello che era prima degli anni '50, anche se mi rendo conto che un'operazione di eventuale demolizione totale o parziale della diga sia un'operazione con dei costi assai ingenti. Comunque, è una cosa su cui si può cominciare a riflettere, perché il futuro di quell'invaso è comunque segnato, indipendentemente dalle opere che si potranno fare per tamponare una situazione che, attualmente, secondo questi dati, è abbastanza preoccupante!
