Compte rendu complet du débat du Conseil régional. Les documents ci-joints sont disponibles sur le lien "iter atto".

Objet du Conseil n. 716 du 14 juillet 2004 - Resoconto

OGGETTO N. 716/XII - Giudizio sulle note della Banca d'Italia sull'andamento dell'economia nella nostra Regione per l'anno 2003. (Interrogazione)

Interrogazione

Lette le "Note sull'andamento dell'economia della Valle d'Aosta nel 2003" della Banca d'Italia;

Osservato che il P.I.L. della Regione avrebbe subito un calo dello 0,9%, cui avrebbe contribuito prioritariamente il negativo andamento del settore industriale;

Osservato altresì che l'analisi della Banca d'Italia rappresenta una situazione a luci (quali l'aumento, seppure modesto, dell'occupazione e l'incremento delle presenze turistiche) ed ombre (crisi nel settore industriale, difficoltà in agricoltura, aumento delle sofferenze bancarie), il cui saldo in termini di prodotto interno lordo e, quindi, di risorse finanziarie per la Regione, è comunque negativo;

Creduto utile conoscere il pensiero del governo sulla situazione economica della nostra Regione;

il sottoscritto Consigliere regionale

Interroga

Il Presidente della Regione per sapere:

1) quale giudizio dà dei risultati pubblicati dalla Banca d'Italia circa l'andamento dell'economia della nostra Regione nel 2003;

2) se si può prevedere un'inversione di tendenza nell'anno in corso.

F.to: Curtaz

Président - La parole au Président de la Région, Perrin.

Perrin (UV) - Les remarques publiées par la Banque d'Italie sur l'économie de la Vallée d'Aoste sont un outil très important du fait de l'ampleur et de la complétude de l'analyse y afférente, qui prend aussi en considération de nombreux renseignements fournis par l'Administration régionale. Elles sont également utiles à tous les opérateurs économiques aux fins de l'élaboration de leurs politiques et de leurs stratégies. En tout cas, ce rapport met en évidence le fait que l'année 2003 a été une année difficile. D'après les données de la Banque d'Italie, le produit interne brut régional aurait perdu 0,9% de sa valeur en 2003, à cause de la conjoncture défavorable. Je crois que nous sommes tous conscients d'avoir traversé, et de traverser encore, une période difficile, dans laquelle, par rapport à une reprise de la croissance économique aux Etats-Unis et au Japon, les principales économies européennes connaissent toujours des difficultés.

L'année 2003 a été laborieuse pour l'économie italienne et l'économie valdôtaine s'en ressent; d'ailleurs, comme le rappelle la question, la situation qui émerge du rapport de la Banque d'Italie présente des lumières et des zones d'ombre, tant en ce qui concerne la comparaison entre les différents secteurs de production, qu'au sein des secteurs eux-mêmes. Ainsi, par exemple, l'agriculture a été marquée à la fois par une baisse de production des cultures fourragères et des pommes, par une hausse historique de la production vinicole et par une certaine stabilité de l'élevage. J'ai choisi cet exemple car il met bien en évidence l'un des facteurs extérieurs et imprévisibles qui peuvent conditionner de façon importante certains secteurs de l'économie: par exemple, le climat; pour nous ce n'est pas indifférent, soit dans le domaine agricole, que dans celui du tourisme.

Contrairement à ce qui s'est passé dans d'autres régions d'Italie, l'été 2003 que l'on peut qualifier de "hors norme" et, d'un certain point de vue, de "excessif", a influé sur la santé du secteur agricole valdôtain en favorisant l'amélioration qualitative des produits régionaux. Le climat de l'été comme de l'hiver derniers a également joué à l'avantage du secteur du tourisme, qui a connu un nombre de nuitées important, je crois le meilleur, depuis 1997.

D'autres secteurs ont, quant à eux, connu une évolution plus compliquée, avec des ralentissements plus ou moins sensibles: c'est le cas, par exemple, du bâtiment, qui a accusé une baisse après la fin des plus grands travaux de reconstruction au lendemain des inondations d'octobre 2000, ce que nous ne pouvons pas considérer comme un fait négatif en soi. Les prévisions pour ledit secteur sont d'ailleurs relativement positives, à en croire les opérateurs, et le domaine du logement privé a entamé une phase de reprise: c'est une reprise généralisée.

Nous le savons, nous en avons discuté à maintes reprise dans cette Assemblée, le secteur qui a connu le plus de difficultés est celui de la manufacture, car il est le plus étroitement influencé par la conjoncture, en particulier pour ce qui est des domaines spécialisés comme l'informatique et les composants automobiles. Les incertitudes quant à la reprise de l'économie et les retards dans les investissements sont les aspects les plus marquants de la situation telle qu'elle nous est dépeinte par la Banque d'Italie, de même que les retombées de cette situation sur le marché du travail, qui enregistre une croissance faible et dont le taux de chômage a subi une inversion de tendance depuis quelques années déjà, puisqu'il augmente à nouveau.

Le rapport de la Banque d'Italie met par ailleurs en lumière d'autres données positives, comme par exemple la reprise des exportations régionales, qui se portent mieux que celles du reste d'Italie, y compris le Nord-Ouest. Ce phénomène est paradoxalement dû au secteur des composants automobiles, à la métallurgie et aux appareils électriques. Il me semble que, comme la Banque d'Italie nous le fait remarquer, tout cela dénote une certaine capacité des entreprises à se diversifier et à toucher une nouvelle clientèle à l'étranger, en misant sur leur spécialisation et sur leur place sur le marché.

En définitive, c'est donc un tableau contrasté de notre région que brosse la Banque d'Italie. Il n'y a d'ailleurs pas de quoi s'en étonner, compte tenu aussi des dimensions réduites de notre réalité économique, qui est nécessairement conditionnée par l'évolution de l'Europe et par l'évolution globale de l'Italie, dont la "Standard & Poors" a revu la notation à la baisse, je le rappelle. Nous avons toujours affirmé d'ailleurs que nous ne sommes pas seulement "Système Vallée d'Aoste", mais nous faisons partie d'un système. Il faudra quand-même attendre les données définitives de l'ISTAT, qui seront données en automne, elles seront les véritables données officielles, car Banque d'Italie n'assure pas l'officialité des données.

Quant à savoir si l'on peut envisager un renversement de tendance durant l'année en cours, il est bien évident que le rapport de la Banque d'Italie constitue en fait une photographie de la situation à un moment donné, une photographie détaillée, aux commentaires fiables, certes, mais qui n'en reste quand même pas moins une image du passé. Bien sûr, nous aurions préféré une image de ce que l'avenir nous réserve, mais la Banque d'Italie elle-même n'a pas ce pouvoir et c'est difficile, aujourd'hui, de dire comment se présentera le bilan de la saison d'été. Nous savons que nous sommes liés à toute une série de variables, à partir de la météo, de la conjoncture internationale.

Pour ce qui est de notre région, nous savons que la Vallée d'Aoste dispose des énergies et des capacités nécessaires pour profiter d'une éventuelle reprise de l'économie italienne et européenne et pour obtenir de bons résultats même dans un contexte globalement incertain, comme le démontre la progression des exportations régionales dont je viens de parler.

L'Administration régionale entend, quant à elle, continuer à stimuler et à soutenir les secteurs productifs de notre système économique, comme elle le fait depuis longtemps; témoins, par exemple, les mesures et les plans pluriannuels approuvés par cette Assemblée dans les domaines du bâtiment, des politiques de l'emploi et des remontées mécaniques, de même que le programme sur 3 ans pour l'essor de l'industrie et de l'artisanat, que le Gouvernement régional a approuvé lors de sa dernière séance.

Président - La parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (Arc-VA) - Scopo dell'iniziativa era quello di conoscere le osservazioni, gli orientamenti del Governo regionale circa la relazione della Banca d'Italia sull'andamento dell'economia in Valle d'Aosta nel 2003.

Credo che la risposta fornita dal Presidente sia onesta, tiene conto dei dati poco discutibili della relazione che, sarà pur vero, come sottolineava il Presidente, non essere un resoconto di dati ufficiali, però per l'autorevolezza della fonte e per la serietà con cui vengono condotte queste indagini, diciamo che un'attendibilità sicuramente questi dati l'hanno. Ci si potrebbe dilungare, ma non è questa la sede, né il momento, sui vari aspetti della relazione.

Come ho avuto modo di dire nelle premesse dell'interrogazione, si tratta di una relazione che sottolinea delle luci e delle ombre. Il timore, visto l'andamento dei primi 6 mesi di quest'anno, è proprio là dove vengono indicate delle luci, che queste luci nell'anno in corso siano meno evidenti, soprattutto penso al comparto turistico, le cui condizioni, a sentire i dati dell'avvio della stagione estiva in corso, sembrerebbero piuttosto preoccupanti; quindi ci può essere il timore che il 2004 non sia un anno migliore, dal punto di vista economico per la nostra regione, rispetto al 2003.

Al di là dei dati dei singoli settori, che si prestano ad osservazioni articolate, c'è un dato di fondo che spicca in questa relazione ed è il -0,9 del PIL: questo dato significa che la nostra regione è in fase di recessione, quantomeno il 2003 è stato un anno di recessione; non solo non si è progredito per quanto riguarda la ricchezza prodotta in questa regione, ma c'è stato un calo della ricchezza prodotta. Questo è un campanello d'allarme, seppure con tutte le riserve condivisibili sui piccoli numeri, sulla nostra piccola economia, sulle influenze che derivano dall'esterno, tutte cose condivisibili; però, mentre nel resto d'Europa abbiamo avuto degli incrementi di ricchezza assai modesti, molto inferiori a quelle che erano le previsioni, qui, addirittura abbiamo un dato che ci indica una recessione!

A noi sembra - questo è un giudizio politico che diamo rispetto a questo dato - che a questo dato negativo abbia contribuito la politica regionale, una politica dei governi regionali succedutisi nel corso del 2003, che è stata "assente" di fronte allo stato di difficoltà che tale relazione così puntualmente evidenzia!