Objet du Conseil n. 2829 du 6 novembre 2002 - Resoconto
OGGETTO N. 2829/XI Gestione del Grand Hôtel Billia di Saint-Vincent. (Interrogazione)
Interrogazione Premesso:
- che Finaosta sta procedendo nella trattativa per l'acquisizione del complesso immobiliare che "accerchia" la Casa da gioco di Saint-Vincent, ivi compreso il Grand Hôtel Billia;
- che il Consiglio comunale di Saint-Vincent, facendo proprie le istanze della comunità locale, ha espresso preoccupazioni in merito al possibile futuro affidamento del Grand Hôtel Billia al gruppo Ata Hôtel;
i sottoscritti Consiglieri regionali
interrogano
il Presidente della Regione per sapere:
1) quali considerazioni esprime in merito alla presa di posizione del Comune di Saint-Vincent;
2) come ritiene che la proposta della Giunta regionale sia conciliabile con le preoccupazioni espresse dagli amministratori comunali.
F.to: Tibaldi - Frassy - Lattanzi
Président La parole au Président de la Région, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Deux prémisses que je considère nécessaires vu que nous ferons ensuite un exercice de style, intéressant, mais qui peut-être demeurera tel.
La première considération c'est "qu'il ne faudrait jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué". Nous avons tous longuement débattu, nous avons organisé des colloques, il y a eu des prises de position, je me rappelle un titre de la presse: "Stop all'operazione Billia". Il est facile de stopper quelque chose qui n'a jamais démarré, j'ajoute "malheureusement" et c'est la raison pour laquelle je disais qu'avant de vendre la peau de l'ours, il faudrait attendre que l'ours soit tué.
Deuxième prémisse: je ne sais pas à quelle proposition du Gouvernement l'on se réfère parce que le Gouvernement n'a jamais rien formulé de tel, à part une proposition d'achat…
(interruzione del Consigliere Tibaldi, fuori microfono)
... vu que l'on fait référence aux craintes exprimées par le Conseil municipal de Saint-Vincent quant à une hypothétique gestion du Grand Hôtel Billia par le groupe Ata Hôtel. Or, en essayant de nous en tenir aux faits, tout d'abord il est indubitable que l'ensemble des biens constitués par le Grand Hôtel Billia, le Centre des congrès, l'Hôtel du Parc, les entrepôts, les parkings, les terrains et les autres propriétés immobilières, qui emploient à présent 161 personnes, est étroitement lié non seulement à la gestion, mais également à l'essor et au développement à la fois de la maison de jeu et de l'ensemble du secteur touristique. L'acquisition de ce complexe, opération que l'on a appelée "rottura dell'accerchiamento", a été depuis toujours l'un des objectifs prioritaires de la Région. C'est ainsi et c'est la raison pour laquelle nous avons chargé la Finaosta d'entamer les procédures en vue d'abord de l'estimation de ces biens et ensuite de l'ouverture des négociations avec les sociétés propriétaires de ces mêmes biens. Comme j'ai déjà l'occasion de l'expliquer devant cette Assemblée, ces négociations - et aujourd'hui nous pouvons ajouter quelques éléments supplémentaires - sont loins d'être conclues puisque tout le projet est subordonné à la réalisation des conditions suspensives que nous jugeons fondamentales et incontournables. A l'état actuel, ces conditions semblent ne pas pouvoir se réaliser. C'est pour ces raisons que vous comprendrez aisément qu'à ce stade toute prise de position quant aux futures modalités de gestion du Grand Hôtel Billia est non seulement prématurée, mais relève en fait aujourd'hui d'un pur exercice de style. J'ajoutais tout à l'heure et je le confirme: malheureusement. Vu que je suis profondément convaincu du bien-fondé de cette opération pour la sauvegarde des emplois, mais également pour un processus de requalification et de relance de l'offre du Billia et en général pour les retombées positives de cette opération aussi sur l'ensemble des hôtels et des autres activités commerciales de Saint-Vincent. A ce propos, le projet prévoyait une requalification du Grand Hôtel Billia, avec une réduction du nombre des chambres de 250 à 125, mais à l'état actuel c'est moins qu'une hypothèse.
Je veux néanmoins répondre à la deuxième, vu que si transaction il y a et, lorsque celle-ci sera conclue, la gestion de ce complexe (si jamais l'opération s'effectue, elle ne saurait être que privée) devrait être attribuée aux termes d'une procédure appropriée, qui n'est pas un "marché négocié", mais un appel d'offres. A cet égard, nous avons défini une grille, à savoir les conditions à remplir pour gérer le Grand Hôtel Billia. L'attribuer à qui, donc? A quelqu'un qui, tout d'abord, devrait démontrer ses compétences en la matière et donc un professionnalisme et des capacités de gestion de grandes structures hôtelières.
Je veux souligner également trois autres conditions: tout d'abord il devrait nous donner des garanties quant aux emplois actuels du Grand Hôtel Billia; deuxièmement, il devrait verser une redevance en échange de l'utilisation des biens; troisième élément: il devrait apporter une nouvelle clientèle au plus grand bénéfice de la maison de jeu et de la communauté de Saint-Vincent, donc invertir quelque peu une logique que j'ai cru percevoir. Je cite un exemple: je me porte candidat à la gestion du Grand Hôtel Billia parce que c'est la maison de jeu qui m'amène les clients; non, ce que nous envisageons est tout l'inverse: celui qui se porte candidat doit être à même de nous démontrer qu'il peut apporter une nouvelle clientèle. En cas contraire, l'opération ne serait pas une opération économique et n'aurait pas toutes ces potentialités que nous lui attribuons. Voilà pourquoi il aurait été possible de définir le futur gérant de ce complexe hôtelier, seulement à la fin de ce processus. A l'état actuel il est donc difficile - et c'est la raison pour laquelle je réaffirme qu'il faut s'en tenir aux faits et il ne faut pas s'accrocher à je ne sais quelle hypothèse - de dire à l'avance qui gérera le Grand Hôtel Billia. Ata Hôtel était et pourrait être intéressé à cette gestion. Mais, aucune décision n'a et n'avait été prise vu que tout d'abord l'achat ne s'est pas encore conclu, ensuite qu'on n'a pas pu entamer ce processus, et donc examiner les candidatures et choisir les candidats sur la base de la grille susmentionnée.
Si dà atto che alle ore 11,59 assume la presidenza il Vicepresidente Viérin Marco.
Presidente La parola al Consigliere Tibaldi.
Tibaldi (FI) La premessa fatta dal Presidente indubbiamente è condivisibile, secondo la quale c'è qualcuno che "vende la pelle dell'orso prima di averlo ucciso", però c'è gente come noi che vede esporre scampoli di pelle d'orso e non sa se l'orso esista veramente ed è costretta ad avere informazioni dalla fonte che siano più attendibili e più credibili di quelle che si vengono a conoscere per via mediatica. La situazione è molto complessa, quindi si sta ragionando in termini di ipotesi e si sta procedendo con quella cautela e quella prudenza che sono doverose, specie dal punto di vista regionale, perché si tratta di soldi pubblici e perché si tratta di salvaguardare, tutelare e consolidare una realtà alberghiera che fino a poco tempo fa è stata un elemento qualificante del sistema alberghiero regionale.
Il Grand Hôtel Billia è sempre stato un albergo di lusso, una sigla conosciuta al di fuori della Valle, che una volta catalizzava clientela; una parte riusciva a dirottarla verso la Casa da gioco e si faceva attore nella ricerca di utenti per lo stesso Casinò. Oggi la situazione si è invertita e il flusso corre nell'altra direzione, e quindi sono condivisibili le parole del Presidente.
Dal nostro punto di vista tuttavia, visto che - tornando alla battuta - non sappiamo se esistano orsi o se si vedano circolare, ci piacerebbe essere coinvolti anche in maniera più diretta. Concordiamo che la gestione debba essere privata, ci dispiace anche che la proprietà non possa essere privata ma, a fronte delle cifre offerte o delle cifre stimate, oggi 130 miliardi o ieri 58,5 se ci riferiamo - sempre ragionando in termini di lire italiane alla stima della Palandri e Horwatt - sono somme che nessun privato sborserebbe mai per acquistare un edificio di quel genere! È vero che è monumento nazionale, ma è anche vero che necessita di una ristrutturazione e di un ammodernamento che comportano un'ingente spesa. Tale somma non comprende solo i valori degli immobili, ma include anche una quota a titolo di transazione sulle vertenze tra Gestione straordinaria e gruppo Léfèbre. Però, per quella cifra, qualunque privato costruirebbe cinque alberghi ex novo di qualità decisamente superiori.
Il 31 dicembre 2002 scade la convenzione sessennale e sembra quasi che "l'orso si sia svegliato un po' tardi": non sappiamo se questo albergo, che ha condizionato e qualificato la vita di Saint-Vincent, e non solo di Saint-Vincent, in tutti questi anni, sarà ancora operativo dal 10 gennaio 2003. È un'ipotesi da non scartare. Si parla di affitto di ramo di azienda, così ci è stato comunicato perlomeno in quel dibattito comunale al quale abbiamo partecipato a Saint-Vincent, per bocca del Segretario regionale dei "Democratici di Sinistra"; presumo che avesse titolo e qualifica per poter parlare a nome della maggioranza. Evidentemente lui ha ragionato differentemente dal Presidente dell'Union valdôtaine o dal coordinatore della "Stella Alpina", che si sono dichiarati assenti per il semplice fatto che hanno ritenuto prematuro ed inopportuno affrontare l'argomento. Noi crediamo che non sia né prematuro né inopportuno, perché i tempi non lo permettono, e penso alle legittime aspettative non solo di chi lavora lì dentro, ma di tutto un sistema turistico che ruota attorno all'Hôtel Billia e che coinvolge la cittadina di Saint-Vincent.
L'accerchiamento c'è stato, dire che permanga adesso mi sembra eccessivo. Mi sembra eccessivo pensare a un accerchiamento realizzato dal Grand Hôtel Billia, visto che vive di riflesso rispetto al Casinò. Non vorremmo solo che da un accerchiamento di tipo privato si precipitasse in un accerchiamento di tipo pubblico! Il concetto di privatizzazione deve essere dosato nella misura più opportuna, come d'altronde anche noi chiediamo di essere informati e coinvolti nell'ambito delle nostre competenze e responsabilità, per esempio in IV Commissione, su quelle che sono le tappe che stanno procedendo per addivenire alla definizione della questione. Auspichiamo quindi che, alla luce di questo modesto confronto, anche il Presidente faccia tesoro delle nostre parole.
