Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 831 du 23 septembre 1999 - Resoconto

OGGETTO N. 831/XI Intendimenti in merito alla regolamentazione del passaggio di mezzi pesanti sotto il tunnel del Monte Bianco. (Interpellanza)

Interpellanza Rilevato che in occasione di un convegno, organizzato a Pollein all’inizio dell’estate dalle organizzazioni sindacali, in tema di trasporti, il Presidente della Giunta ha, tra l’altro, affermato che "occorre prevedere una fase di incentivazione per ottimizzare il passaggio dei mezzi pesanti";

Ritenuto che tale frase non possa che suscitare la preoccupazione di tutti coloro che in Valle d’Aosta e nell’Alta Savoia si battono per impedire il passaggio dei tir da 40 tonnellate e/o per regolamentarne e limitarne il passaggio sotto il tunnel del Monte Bianco;

Il sottoscritto Consigliere

Interpella

il Presidente della Giunta

1) affinché precisi il significato della sua affermazione;

2) per sapere quali sono le valutazioni dell’Amministrazione in ordine all’enorme successo della petizione popolare che si pone, tra l’altro, l’obiettivo di sensibilizzare le Autorità europee, nazionali e regionali sui danni causati alle nostre valli dal passaggio dei "poids lourds".

F.to: Curtaz

PrésidentLa parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (PVA-cU) Quasi per caso ci troviamo di fronte ad una interpellanza che ha come oggetto il linguaggio, in sostanza una frase che non voglio neanche interpretare in senso letterale, ma sulla quale desidero, perché ritengo di rilevanza politica e pubblica, dei chiarimenti.

In occasione di un convegno organizzato a Pollein, all'inizio dell'estate, dalle organizzazioni sindacali, il Presidente della Giunta, che è intervenuto, parlando a braccio, ha detto quella che a mio avviso è una frase infelice, cioè ha detto che dopo la riapertura del Tunnel occorrerà prevedere una fase di incentivazione per ottimizzare il passaggio dei mezzi pesanti.

Ripeto, il Presidente della Giunta parlava a braccio, può darsi che non si sia spiegato bene, potrebbe pure darsi che io non abbia capito bene, anche se questa frase che mi aveva molto colpito l'ho subito appuntata, ne ho parlato anche successivamente durante il buffet con altre persone che erano intervenute al convegno ed è stato anche argomento di un'interessante discussione, poi ripresa anche da alcuni organi di stampa, quindi credo che se non la parolina esatta, il significato della frase fosse comunque questo.

Lo scopo dell'interpellanza è proprio quello di avere un'interpretazione autentica di questa frase, per capire qual è a questo proposito l'intenzione del Presidente della Giunta e dell'Amministrazione nel suo complesso rispetto a una tematica così rilevante. Ma soprattutto ha utilizzato questa frase, ripeto, per introdurre un altro argomento perché su questo tema, sulla disincentivazione del passaggio dei TIR si stanno raccogliendo nella Vallée de l'Arve e in Valle d'Aosta delle firme di una petizione popolare che sta avendo un enorme successo in termini numerici; proprio oggi leggevo un articoletto su "La Stampa", in cui i comitati organizzatori valdostani e savoiardi di questa petizione dicono che sono 17.000 le firme raccolte in Valle d'Aosta, un numero assai consistente, chiaramente non tutte di residenti valdostani, anzi per la maggioranza di turisti, e sono 50.000 circa le firme raccolte in Savoia.

L'occasione quindi mi è propizia per chiedere al Presidente della Giunta il significato della sua affermazione e per sapere quali sono le valutazioni dell'Amministrazione in ordine al successo della petizione popolare che si pone fra l'altro proprio l'obiettivo di sensibilizzare le autorità europee, nazionali e regionali, sui danni causati alle nostre valli dal passaggio dei TIR pesanti.

PrésidentLa parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) Je voudrais répondre à l'interpellation en partant de la deuxième question, pour arriver ensuite à préciser le sens de mon affirmation lors du colloque de Pollein le 8 juillet dernier.

Je vais donc illustrer les raisons qui m'amènent à exprimer un jugement, mais je peux d'emblée synthétiser ce jugement peut-être en termes journalistiques, on se comprendra peut-être mieux, avec cette phrase: oui à la réglementation, non à l'interdiction généralisée. En effet, la tragédie survenue le 24 mars a dramatiquement relancé dans l'opinion publique la question de la politique européenne des transports et notamment des infrastructures routières qui traversent les Alpes, en mettant à nu la fragilité du réseau des transports à travers les Alpes.

Il s'agit d'un thème qui ne concerne pas seulement le Tunnel du Mont-Blanc, la Vallée d'Aoste ou la Haute-Savoie, mais également l'Italie, la France et l'Europe. On ne peut donc pas examiner cette question d'un point de vue exclusivement local, car le Tunnel du Mont-Blanc, pour important et stratégique qu'il soit, représente néanmoins une des mailles du réseau européen des transports.

Il est d'ailleurs évident que toutes perturbations des flux des transports, comme toutes décisions concernant les modes d'utilisation d'un point névralgique du réseau routier, entraîne des répercussions immédiates sur tout le système. Des répercussions qui à leur tour pèsent sur l'économie européenne. Cela dit, toute opinion exprimée sur cette question complexe est d'autant plus légitime et acceptable qu'elle s'inscrit dans le cadre d'une sensibilisation des autorités et de l'opinion publique sur des thèmes importants tels que la protection de l'environnement, le développement durable, le développement du réseau ferroviaire. Des thèmes qui appartiennent d'ailleurs au sens commun et ne sont pas du domaine exclusif de quelqu'un. Je rappelle à ce propos que cette même Assemblée le 7 avril 1999 a approuvé une résolution, par laquelle elle déclarait urgent et indispensable de reprendre avec un nouvel élan la recherche des solutions autres que le transport routier, pour permettre à la Vallée d'Aoste de s'insérer dans le réseau ferroviaire international.

Et donc, première remarque, pour ce qui est de la perspective, de la nécessité de relancer le transport ferroviaire et de rééquilibrer le flux de trafic entre la route et le rail nous sommes parfaitement d'accord. Mais nous estimons également que ceux qui ont des responsabilités de gouvernement, ont le devoir de poursuivre des objectifs concrets et de tenir en considération la réalité actuelle et d'insérer cette réalité dans un processus et dans une perspective, en se donnant et en se fixant des objectifs et en ?uvrant pour que ces finalités soient réalisées, mais en essayant également de donner des réponses aux problèmes d'aujourd'hui. Et ce, plutôt en tenant compte des attentes, des requêtes et des intérêts de toutes les catégories, de tous les secteurs économiques de la communauté de référence et également des positions des communautés voisines, et donc en essayant d'avoir une vision générale pour donner ces mêmes réponses.

C'est ce qui a été fait d'ailleurs, qui est en train de se faire au sein de la Conférence transfrontalière franco-italienne des Alpes Occidentales, et ce qui a été fait lors de la réunion de Chambéry le 6 septembre dernier, où ces problèmes se sont posés parce que face à une requête d'un versant des Alpes, l'autre versant a exprimé toute une série de réserves.

Pour simplifier, mais je crois que M. Curtaz l'a très bien compris, face à une requête de fermeture du Mont-Blanc la Maurienne et le Val de Suse ont dit: "Et nous?". Alors ou nous fermons tous ou sinon nous trouvons, dans l'attente que ce projet ferroviaire se réalise, des solutions équilibrées.

Nous sommes persuadés que l'absence des poids lourds en Vallée d'Aoste porterait à une amélioration générale de certains facteurs de la qualité de la vie dans nos vallées. L'interdiction généralisée du Tunnel du Mont-Blanc aux poids lourds nous apparaît toutefois aujourd'hui comme une solution qui n'est pas praticable dans l'immédiat et qui, si nous comparons notre situation avec celle des autres vallées alpines, paraît quelque peu égoïste. Je disais qu'elle n'est pas à notre sens dans l'immédiat praticable, car elle ne considère pas que le système économique européen repose sur les petites et moyennes industries de transformation et que la compétitivité des produits sur le marché tient à la fois à la précision et à la qualité du service que les transports routiers fournissent à la logistique. Il n'existe par ailleurs non plus à l'heure actuelle d'autres alternatives - il faut considérer qu'aujourd'hui malheureusement l'alternative ferroviaire n'est pas encore praticable - en mesure d'assurer l'efficacité et la flexibilité du transport routier.

Je la considère également égoïste pour deux raisons d'ordre différent. Pour ce qui est du système valdôtain l'interdiction du Tunnel du Mont-Blanc aux poids lourds répond aux attentes générales susmentionnées et aux attentes tout à fait légitimes de certaines catégories ciblées ou de certains secteurs économiques, mais elle ne répond absolument pas aux attentes d'autres catégories, tel que le secteur industriel, les travailleurs qui sont liés à ces activités et toutes ces activités que nous pouvons considérer dans le terme synthétique de l'économie de la route. Pour ce qui est des Alpes Occidentales, cette position ne tient pas compte des attentes qui dériveraient d'autres grands axes de la circulation, qui certes n'acceptent pas que le flux de trafic du Mont-Blanc se reporte définitivement sur leur territoire; je fais allusion évidemment au Tunnel du Fréjus, du Mongenèvre et donc aux populations des vallées de Suse et de la Maurienne.

Sur la base de ces considérations et pour mieux illustrer le sens de mon affirmation, je souhaite revenir brièvement sur ce que j'ai dit non seulement au colloque qui s'est déroulé à Pollein à l'initiative des organisations syndicales, mais aussi en d'autres occasions, à propos des solutions envisagées quant à l'actuelle fermeture du tunnel et aux priorités à moyen et à long terme. Mais je pourrais également demander à M. Curtaz de faire référence à une page entière qui a été publiée par "Il Sole 24ore" beaucoup plus tard, le 5 août, et qui reprend exactement le même thème et préconise également les mêmes mesures aptes à réglementer le flux de circulation.

En tout cas, tout d'abord il est nécessaire de rouvrir dans le délai le plus bref possible le Tunnel du Mont-Blanc en toute sécurité. Ensuite il faut poursuivre et soutenir les projets et les études de faisabilité et prendre les décisions qui s'imposent en matière d'amélioration du réseau ferroviaire existant, ainsi que de réalisation de nouvelles liaisons ferroviaires à travers les Alpes, la liaison Lyon-Turin mais également les transversales ferroviaires valdôtaines Aoste-Martigny ou celles vers la France. Par ailleurs, pour ce qui est de la réouverture du tunnel, j'avais précisé que des plans d'action coordonnés devront être adoptés, afin de pouvoir distribuer le trafic des poids lourds sur tous les passages alpins et - je reviens à la phrase en question - de prévoir également (je cite) "? des tarifs incitatifs pour optimiser le passage des poids lourds".

Loin de vouloir, comme je crois, l'a interprété M. Curtaz, préconiser - il ne l'a pas dit mais il l'a laissé sous-entendre à juste titre, car je partage que si telle était notre intention, évidemment ce serait un revirement total et complet - un système d'aides publiques pour encourager les frets routiers, mon affirmation a tout simplement fait état de quelques aspects de la politique du trafic, qui sont à l'étude et qui concernent tous les réseaux routiers et autoroutiers italiens, afin de soulager les axes de trafic et d'en accroître la sécurité.

Les récentes dispositions interdisant le doublement des poids lourds sur l'autoroute du Brennero, ou bien les limitations de vitesse sur les rocades de Milan, s'inscrivent à plein titre dans cette optique et dans cette politique.

A côté des limitations imposées à la circulation, dans l'immédiat oui à une réglementation, non à une interdiction généralisée, tout en soulignant le fait que dans la réglementation il y aura des interdictions pour certains passages, par exemple les matières dangereuses, mais à côté des limitations imposées à la circulation, cette politique pourrait prévoir des mesures tarifaires avec deux avantages importants.

Elles peuvent être mises en place dans de brefs délais et tiennent compte des capacités effectives des différents systèmes de transport. Ces mesures considèrent toutefois le rail plus apte aux transports des passagers et des marchandises sur les longues distances, tandis que la route est encore aujourd'hui imbattable pour le déplacement touristique et pour le transport des marchandises sur les courtes et moyennes distances.

La politique des prix, les tarifs incitatifs pourraient donc soutenir ces tendances plutôt que de les inverser, afin de rationaliser l'utilisation des infrastructures qui existent. En ce sens par exemple une modulation tarifaire pourrait encourager le transport des marchandises la nuit et la décourager fortement le jour ou dans les heures pleines pour les navetteurs. On pourrait également instaurer des tarifs routiers progressifs, afin d'encourager le transport combiné rail-route sur les longues distances.

Il s'agit par ailleurs d'actions visant à améliorer la sécurité de la circulation par la séparation du trafic et donc leur mise en oeuvre de concert avec les mesures de restriction de la circulation pourrait favorablement être envisagée pour les liaisons à travers les Alpes.

Donc il n'y a pas une volonté de préconiser un système d'aides publiques, mais l'intention était simplement de prévoir des mesures qui puissent mieux répartir le flux de trafic, et donc dans ce sens optimiser les passages.

PrésidentLa parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (PVA-cU)Ringrazio il Presidente per la sua particolareggiata e ampia risposta alla mia interpellanza.

Prendo atto del significato della frase che avevo riportato - fra l'altro mi ha confermato che ho riportato correttamente - con soddisfazione, perché la frase poteva essere interpretata in più modi.

Ovviamente sulle osservazioni fatte in materia di trasporti pubblici e privati dal Presidente ci sono delle sensibilità diverse, che credo emergeranno in maniera più evidente questo pomeriggio, quando tratteremo il problema del tunnel, durante il quale credo che sarò anche un po' più combattivo rispetto a questa mattinata.

Voglio però fare un'osservazione di carattere politico. Questa rassegnazione, questa ineluttabilità del trasporto dei TIR attraverso la nostra regione, rappresenta una posizione politica, in questo momento, secondo me, di una debolezza incredibile. Questo lo hanno capito bene i Francesi, che stanno giustamente avendo delle posizioni molto più rigide, sapendo che poi su queste posizioni rigide si andrà a contrattare. Probabilmente questa regolamentazione che lei, Presidente, auspica io non la auspico, perché spero in un futuro migliore per la Valle d'Aosta, che non sia quello del continuo passaggio dei TIR, seppure regolamentato. E invece in Valle d'Aosta stiamo partendo da una posizione debolissima; sento dei sindaci fare dei ragionamenti proprio da chi cala le braghe ancora prima che te lo chiedano.

Non è un caso - magari su questo tornerò oggi pomeriggio - che nel comitato promotore della raccolta delle firme in Francia ci sono 55 sindaci. Qui i sindaci non ci sono, non ce n'è uno che esprima un'opinione! Mi risulta che un sindaco su 74 abbia firmato questa petizione.

Se partiamo già da questa debolezza politica, quando andremo a contrattare la regolamentazione che lei auspica di fronte alla lobby dei costruttori di camion, di fronte alle lobbies degli autotrasportatori, prenderemmo atto di una nostra debolezza incredibile! Questo lo dico come dato politico, su cui torneremo probabilmente con altri dati e altre osservazioni oggi pomeriggio, quando discuteremo delle problematiche legate al tunnel.