Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 522 du 7 avril 1999 - Resoconto

SÉANCE DU 7 AVRIL 1999 (MATIN)

OBJET N° 522/XI Communications du Président du Gouvernement régional.

Président La parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) Quarante-six victimes établies: tel est le triste bilan toujours provisoire de la catastrophe la plus meurtrière jamais survenue dans un tunnel en raison de l'incendie en territoire français d'un camion il y a exactement deux semaines, mercredi 24 mars, dans le Tunnel du Mont-Blanc.

Une tragédie aux proportions inattendues et qui aurait pu avoir des conséquences encore plus graves sans le courage dont ont fait preuve les personnels des unités de secours qui sont parvenus à mettre en sécurité 27 personnes au prix de la vie de deux d'entre eux: un sapeur pompier savoyard Georges Tosello et Pierlucio Tinazzi de Morgex, employé de la société gérant le Tunnel du Mont-Blanc du côté valdôtain, qui a sauvé quatre personnes avec sa moto avant de succomber. En sus de Pierlucio Tinazzi, notre Communauté - comme l'a rappelé le Président Louvin - a perdu cinq autres personnes dans cette catastrophe qui l'a profondément ébranlée: la famille Bovard: Katia Bovard, Nadia Pascal et Maurilio Bovard de Quart, Walter Pascal de La Salle et Stefano Manno de Jovençan.

C'est pourquoi, pour la première fois, une journée de deuil a été décrétée dans notre Pays d'Aoste, mercredi dernier, jour des obsèques de Pierlucio Tinazzi à Entrèves.

Me faisant l'interprète des sentiments de toute la Communauté, j'ai pris cette initiative afin qu'il soit rendu hommage à toutes les victimes de ce drame qui restera gravé à jamais dans notre mémoire. Les enquêtes judiciaires et technico-administratives sur les causes de cet accident s'annoncent difficiles et compliquées de par les difficultés d'intervention à l'intérieur du tunnel.

L'enchaînement des faits qui ont déterminé l'incendie a pu être reconstitué grâce aux témoignages des rescapés et des responsables des sociétés d'exploitation. II reste toutefois un certain nombre de points à éclaircir ainsi qu'il s'avère nécessaire de faire le tri entre toutes les versions des faits.

La Magistrature française dans le cadre de l'information judiciaire ouverte jeudi 25 mars pour homicide involontaire s'efforce de déterminer les responsabilités qui pourraient être mises en cause dans la catastrophe. A cet effet, le Procureur de la République de Bonneville, chargé de l'affaire, a demandé que l'on lui permette de travailler avec la discrétion qui s'impose.

Les premiers résultats de l'enquête technico-administrative ouverte par les Ministres français de l'intérieur, des transports et de l'équipement pourraient être connus dès le 9 avril tandis que le rapport définitif est prévu pour le 31 mai prochain.

Tous s'accordent cependant pour souligner le caractère exceptionnel de l'événement et le cumul des coïncidences qui ont donné naissance à une catastrophe dont il n'a été possible que de limiter les proportions dramatiques. La rapidité avec laquelle les premiers secours sont arrivés sur les lieux est par ailleurs un élément important qui permet de comprendre à quelle vitesse le nuage meurtrier de fumées toxiques a envahi le tunnel.

Sur le versant valdôtain, notamment, l'efficacité et le courage des secouristes, ont permis d'arrêter à temps le flux de la circulation, de faire faire demi-tour à bon nombre de véhicules engagés et de les ramener à l'extérieur ainsi que d'évacuer les chauffeurs des huit camions bloqués dans le tunnel.

Sur le versant savoyard, la direction dans laquelle se propageait la fumée a malheureusement entravé l'efficacité des secours. Malgré l'altruisme et l'esprit de sacrifice des sapeurs-pompiers, je veux citer pour tous Patrick Devouassoux, les interventions ont été rendues difficiles dans un premier temps puis impossibles par la suite à cause de la densité de la fumée qui a envahi le tunnel avec une extrême rapidité au point - selon les premiers rapports - de suffoquer les occupants des véhicules avant qu'ils aient pu avoir le temps de se mettre en sûreté.

A ce stade, le tunnel s'est transformé en un gigantesque four. La température est montée jusqu'à 1.200, 1.300 degrés et s'est maintenue à près de 700 degrés pendant environ 2 jours avant de diminuer progressivement sous l'effet des lances à incendie des équipes de sapeurs-pompiers qui sont petit à petit parvenues à remonter le tunnel sur toute sa longueur à partir des deux entrées.

La triste et délicate mission consistant à récupérer les restes des victimes a alors pu commencer ainsi que l'évacuation des carcasses des véhicules sous le contrôle attentif de la Magistrature française et de la Police scientifique. Les travaux d'identification des victimes se poursuivent encore après qu'ils avaient été suspendus dans l'attente d'une sécurisation du site dont la voûte menace par endroits de s'effondrer.

Les jours qui ont suivi la catastrophe ont été, par ailleurs, marqués par de vives polémiques sur le déclenchement de l'alerte ayant permis l'envoi des secours ainsi que sur les conditions d'organisation de ces mêmes secours, sur les mesures de sécurité en vigueur dans le tunnel, la vétusté de ses installations ou encore l'organisation d'exercices de secours. A cet égard, comme l'a affirmé le Président Chirac, les enquêtes devront être les plus minutieuses et les plus scientifiques possibles et menées rapidement aussi afin de déterminer les causes techniques et humaines de l'accident, de trouver toutes les responsabilités et d'en tirer toutes les conséquences.

L'Administration régionale suit avec une attention soutenue l'évolution de cette affaire tant du point de vue des enquêtes sur le drame en lui-même que du point de vue de la réouverture en toute de sécurité du tunnel afin qu'une telle tragédie ne puisse jamais se répéter. C'est là, je crois, le sentiment général qu'éprouvent cette Assemblée et tous les Valdôtains et que j'ai pu communiquer directement au Président du Conseil, M. Massimo D'Alema qui s'est rendu, lundi 29 mars, à Chamonix puis à Courmayeur, afin de présenter aux familles des victimes les condoléances de l'Etat et du Gouvernement italien.

Par ailleurs, la sécurité du Tunnel du Mont-Blanc est un problème que la Région s'est posé à diverses reprises par le passé si bien qu'avec le Département de la Haute-Savoie et dans le cadre du programme Interreg financé par l'Union européenne, elle est à l'origine d'un projet spécifique de coopération visant à l'amélioration des moyens de secours communs intervenant dans le tunnel et sur ses itinéraires d'accès.

Je suis au regret de dire que cet accord n'avait été signé qu'en février dernier: les différentes phases opérationnelles étaient en cours d'élaboration et le projet n'avait pas encore pu produire de résultats pratiques. Ce fait démontre toutefois que, comme nos voisins savoyards, nous étions conscients de la nécessité d'améliorer la sécurité de la circulation sous le Mont-Blanc.

Nous avons lancé un certain nombre d'actions durant les jours qui ont suivi la catastrophe parmi lesquelles je citerai la mise en place du plan d'urgence de la circulation ou notre engagement en faveur des familles des victimes afin qu'elles puissent récupérer les corps.

La fermeture temporaire du tunnel prive aujourd'hui la Vallée d'Aoste d'une voie de communication prioritaire qui est l'une des artères de la circulation en Europe. Nous ne savons pas encore précisément dans combien de temps le tunnel pourra être rouvert à la circulation: les délais dépendent de multiples facteurs dont la durée et l'issue des enquêtes puis la conception, suivie de la réalisation des travaux. Il est donc indispensable que nous prenions tout d'abord conscience des répercussions négatives à l'échelon européen de la fermeture du tunnel ainsi que de l'importance des voies de communication pour notre Vallée. En effet, la fermeture du Tunnel du Mont-Blanc nous a ramené à l'année 1964 avec toutes les conséquences y afférentes.

C'est ainsi que, vendredi dernier, lors de sa séance, le Gouvernement a pourvu à la constitution d'un groupe de suivi, d'analyse et d'évaluation des conséquences de la fermeture du tunnel pour l'économie valdôtaine. Nous pourrons ainsi disposer rapidement de données objectives et, partant, mettre en place les mesures nécessaires et solliciter l'adoption de dispositions adéquates afin d'assurer le soutien indispensable à l'économie de la Vallée. Je pense par exemple à des mesures d'ordre fiscal et social ou concernant le remboursement des emprunts ou encore à l'ouverture anticipée du Col du Petit-Saint-Bernard. Par ailleurs, la fermeture du Tunnel du Mont-Blanc a posé un problème d'ordre général et impose une réflexion et des décisions quant aux conditions du transport des marchandises à travers les Alpes.

En effet, après avoir déterminé les causes et les raisons de la catastrophe du Tunnel du Mont-Blanc et assuré toutes les conditions indispensables à sa réouverture, l'approbation de mesures garantissant la sûreté et la sécurité sous les tunnels ainsi que le développement du ferroutage et la relance du transport combiné de marchandises s'avèrent nécessaires.

Aujourd'hui, sur les 35 millions de tonnes de marchandises qui passent chaque année à travers les Alpes, 10 seulement sont acheminées par le rail.

Ainsi pour répondre à la croissance exponentielle de la circulation et à la présence de beaucoup trop de poids lourds, la réalisation d'une nouvelle liaison ferroviaire transalpine est devenue indispensable. A cet égard, sans oublier le projet de liaison ferroviaire Aoste-Martigny, en 1994 nous avions confié à la société Situs de Rome une étude de faisabilité pour une liaison ferroviaire entre le Valdigne et la Haute-Savoie et ce, pour permettre au Val d'Aoste de continuer à assurer sa mission de carrefour européen tout en maintenant des conditions équilibrées de sécurité, préservation de l'environnement et développement économique.

Je tiens, en conclusion, à informer l'Assemblée que de nombreux messages de sympathie nous sont parvenus dont, en particulier, celui du Saint-Père, du Président du Conseil des Ministres, M. D'Alema, du Président de la Chambre des députés, M. Violante, du Président du Piémont, M. Ghigo et celui du Consul général de France à Turin et Gênes, M. Bouché, qui ont tous tenu a exprimer leur solidarité et dire combien cette catastrophe les avait frappés.

Président La parole au Conseiller Curtaz sur les communications du Président.

Curtaz (PVA-cU) Di fronte all'entità di questa tragedia mi riesce difficile parlare di politica, ma questo è il nostro compito e non mi voglio sottrarre ad alcune doverose osservazioni. Non prima però di avere reso omaggio a nome di tutto il nostro gruppo alle vittime di questa tragedia e non prima di aver portato il cordoglio ai familiari di tutte le vittime così pesantemente colpiti dalla tragedia.

Ancora va da parte del nostro gruppo un apprezzamento per gli sforzi dei soccorritori che con abnegazione hanno fatto tutto il possibile per limitare i danni dell'evento. Dicevo che tuttavia questo tristissimo avvenimento deve essere l'occasione per l'apertura di un ampio dibattito politico sul futuro della nostra Regione perché credo che fra le direttrici essenziali del nostro futuro ci siano le scelte strategiche in tema di trasporti, in tema economico, in tema di sviluppo che questa Regione si vuole dare nei prossimi decenni.

Proprio in tema di trasporti abbiamo assistito in questi ultimi giorni a molte conversioni sulla via di Damasco; da più parti si guarda con interesse al trasporto su rotaia rilevando i danni e i problemi posti dal trasporto su gomma. Queste conversioni, per quanto tardive, provocano in me due sentimenti contraddittori: da una parte soddisfazione per l'avvicinamento da parte di autorevoli esponenti politici locali a posizioni che sono nostre da 15 anni, dall'altra amarezza e perplessità: amarezza per i ritardi e le occasioni perdute nel passato, perplessità perché è difficile capire se le conversioni siano il frutto di emotività o di propaganda o siano sincere come io mi auguro.

Le perplessità sono d'obbligo perché alcune conversioni sono venute da parte di chi nel passato si è attivato più di tutti per favorire il trasporto su gomma in questa Regione. Ricordo le incentivazioni tariffarie, ricordo i decreti prefettizi che autorizzavano il passaggio dei TIR in Valle d'Aosta anche nei giorni festivi. Se queste intenzioni siano sincere o meno, avremo comunque occasione di verificarlo facilmente quando si passerà dalle petizioni di principio ai fatti concreti.

La grave e luttuosa circostanza ci impone, dicevo, un'ampia e approfondita discussione. Credo che su un tema di questa portata, un tema del quale credo siamo tutti consapevoli, occorra una risposta istituzionale adeguata.

Propongo pertanto a nome del mio gruppo la convocazione di un Consiglio straordinario che affronti il tema secondo tre filoni. In primo luogo i sistemi di sicurezza che sono il primo problema e che vengono prima di tutto perché di fronte a 50 morti dobbiamo chiederci cosa si poteva fare di più, cosa si dovrà fare in futuro per evitare tragedie del genere.

In secondo luogo credo che dobbiamo interrogarci sulle scelte strategiche in materia di trasporti, certo in tema di trasporti internazionali le decisioni possono essere prese anche altrove, ma un'iniziativa politica forte della nostra Regione può condizionare le politiche nazionali e le politiche europee in questa materia, del resto dall'altra parte del Monte Bianco abbiamo già assistito a prese di posizioni molto forti da parte del Sindaco di Chamonix e da parte delle autorità locali, credo con lo stesso scopo di sensibilizzare le autorità nazionali di quel Paese e le autorità europee.

In terzo luogo, credo che il problema vada affrontato in ordine alle conseguenze e alle opportunità economiche che la chiusura temporanea pone ed impone. Attenzione, parlo di conseguenze, ma anche di opportunità perché credo che un periodo di tempo, che ci auguriamo il più breve possibile, senza transito, significherà anche un periodo di tempo senza traffico pesante.

Questo ci deve consentire delle analisi, ci deve consentire di fare delle valutazioni, ci deve stimolare a proporre delle politiche - penso soprattutto al campo turistico - in maniera diversa.

Quindi credo che su questi tre filoni di un unico tema così ampio possa essere opportuno svolgere un Consiglio straordinario e per farlo, devo fare appello ai sensi dell'articolo 38, 4° comma del Regolamento o al Presidente della Giunta o ancor meglio a tutti i gruppi politici, a ciascuno di noi, affinché vengano raccolte le firme necessarie per la convocazione. Qualcuno forse si aspettava dai gruppi di opposizione che questa richiesta fosse già stata avanzata, ma ai sensi del Regolamento questa richiesta i gruppi di opposizione non potevano avanzare per mancanza di consiglieri sufficienti ad ottenere la convocazione.

È questa dunque la proposta che mi permetto di fare, ripeto, a ciascuna forza politica e a ciascun consigliere per dare una risposta politica e istituzionale forte ai gravi drammatici problemi che questa penosa vicenda pone all'attenzione dell'opinione pubblica valdostana e alla responsabilità di ciascuno di noi.

Président La parole au Conseiller Cerise.

Cerise (UV) Dans la dernière réunion de la Conférence transfrontalière de l'Espace Mont-Blanc, qui s'est déroulée le 30 mars dernier, nous avons parlé aussi de la tragédie qui a touché le Tunnel du Mont-Blanc. Lors de cette réunion le Représentant valdôtain du Ministre de l'environnement italien a proposé une motion avec laquelle on a demandé aux Gouvernements concernés l'interdiction définitive des poids lourds dans le Tunnel du Mont-Blanc dès sa réouverture.

Cette motion a été repoussée à large majorité tandis que la Conférence transfrontalière Espace Mont-Blanc a approuvé la motion proposée par M. Charlet qui portait sollicitations aux Gouvernements italien et français pour s'engager à réduire le passage des poids lourds entre autres parmi le développement du ferroutage.

Je veux souligner que le Ministre de l'environnement italien ne s'est pas prononcé officiellement sur cette question alors que le Président du Gouvernement italien a fait des déclarations qui vont dans la même direction avec ce qui a été approuvé par la Conférence transfrontalière Espace Mont-Blanc et non déjà ce que proposait le Représentant valdôtain du Ministre de l'environnement au sein de la conférence.

Il serait important de savoir une fois pour toutes si ce représentant sur cette question comme sur d'autres qui concernent le Gouvernement italien au sein de la conférence transfrontalière c'est le porte-parole du Ministre ou bien du mouvement des Verts de la Vallée d'Aoste. Bien sûr, c'est une question à poser évidemment à M. Ronchi, mais c'est un éclaircissement nécessaire aussi pour éviter dans le futur des situations d'embarras comme celle qui s'est passée pour les représentants italiens dans la conférence transfrontalière et de malaise général pour la même.

Face à cette tragédie il faut que l'on soit particulièrement rationnels et constructifs. Les organes préposés relèveront les causes et les responsabilités sur ce qui s'est passé à la suite de quoi nous procéderons aux estimations opportunes. Il nous faut considérer que la Région doit trouver les solutions aux problèmes qui se posent dans trois moments différents. Je crois que la première chose à faire dans l'immédiat est de se pencher sur les conséquences d'ordre économique et social que l'impraticabilité du tunnel engendre dans notre Région; je crois que l'initiative entreprise par le Gouvernement pour estimer, de concert avec les associations des différentes catégories touchées, les retombées économiques que la fermeture du tunnel aura sur les différents secteurs, est une initiative correcte.

Je demanderais que la IVème Commission du Conseil soit périodiquement informée des résultats obtenus par le groupe de travail responsable.

Par la suite, il faut s'attendre qu'à la réouverture du tunnel le nombre des passages sera restreint par rapport à celui précédent pour des raisons de sécurité, mais aussi parce que des sociétés de transport préféreront continuer à suivre les nouveaux itinéraires qu'aujourd'hui ils sont contraires à suivre par force de choses. Si d'un côté c'est une bonne chose, de l'autre côté cette situation déterminera de répercussions négatives auxquelles il faudra remédier.

Enfin, dans une perspective future et définitive, tout en tenant compte que le trafic routier (poids lourds compris) à travers le Tunnel du Mont-Blanc a permis à une certaine économie de se développer avec un retentissement financier sur toute la société valdôtaine, en vue d'atteindre donc l'objectif d'une Vallée d'Aoste moins suffoquée par le transport routier qui pourra aussi passer par la réalisation d'un axe ferroviaire internationale et le développement du ferroutage, il faut tenir compte de la réalité économique et financière et des temps de réalisation des alternatives.

Je suis de l'avis que les motions, les sollicitations, toutes les attentions que le Conseil régional voudra donner à cette question doivent conduire vers la diminution du trafic routier lourd et la recherche des processus de reconversion des apports économiques manquants qui dérivent de la différence d'intensité entre le trafic existant avant la tragédie et celui qui sera jugé compatible avec la sécurité, la sauvegarde de l'environnement, la qualité de la vie ou bien qui s'y maintient avec les alternatives tout en tenant compte des retombées économiques et financières que celles-ci peuvent apporter. Proposer des solutions draconiennes, improvisées, ignorantes de la réalité et indifférentes au contexte économique et social sur l'emprise de l'émotion est un comportement qui ne correspond pas à l'image d'hommes politiques responsables.

Président La parole au Vice-président Viérin Marco.

Viérin M. (Aut) Innanzitutto gli Autonomisti sono profondamente commossi dalla tragedia del tunnel ed esprimono vicinanza ai familiari delle vittime e un sentito ringraziamento a tutti coloro che si sono prodigati nelle operazioni di soccorso come ha bene esposto il Presidente della Giunta, però volevano in questo momento anche chiedere al Presidente della Giunta di creare un coordinamento regionale presso la stessa Presidenza della Giunta affinché ci sia più vicinanza ai familiari che sono stati colpiti da questa catastrofe.

È ben vero che il Presidente della Giunta già nei giorni passati ha dichiarato la piena disponibilità per evitare alle famiglie dei Valdostani eventuali problemi burocratici soprattutto per poi riportare in patria le salme dei loro familiari, però ad oggi abbiamo notizia che questi familiari hanno avuto due punti di riferimento: il primo è il Consolato italiano di Chambéry e l'altro è l'Associazione francese del VIA che si occupa di tutti i dispersi per tutte le disgrazie.

Pertanto chiederei se è possibile ufficializzare un numero diretto per quello che riguarda la Regione per avere informazioni e un supporto completo, questo per quanto concerne le famiglie che hanno subito questo grave lutto.

Sul da farsi, sulle motivazioni, su tutto quello che dovrà nascere da questa disgrazia, gli Autonomisti ritengono anzitutto che si abbia il dovere di evitare che fatti così non si ripetano più. È vero che oggi non bisogna strumentalizzare quanto è successo per un discorso prettamente politico, ma dobbiamo guardare più direttamente a quello che sarà un discorso pratico per il futuro affinché non ci siano stati sacrifici inutili da parte di chi è caduto in questa disgrazia.

In seconda analisi bisognerebbe porsi la domanda di quale livello di sicurezza ci sia ad oggi nelle altre gallerie valdostane, da quella del Gran San Bernardo a quella del tratto autostradale dell'alta Valle. In terza analisi, concordo pienamente con quanto detto dal collega Curtaz - che in questo ci ha anticipato, comunque lo ringrazio ugualmente - proprio perché in altri casi in questo senso erano stati convocati dei Consigli straordinari. Ricordo che anche sulla tragedia di Bologna il Consiglio era stato convocato in maniera molto celere, addirittura nel mese di agosto.

In questi 15 giorni non abbiamo avuto questa notizia, come forze di minoranza non potevamo farlo perché occorre un terzo dei consiglieri, purtroppo ce ne manca uno, siamo in 11 anziché in 12, quindi chiediamo che questo avvenga proprio per analizzare quello che diceva poc'anzi il collega Curtaz, cioè i tre nodi che ci viene d'obbligo analizzare in quest'assise, cioè le norme di sicurezza, il da farsi e quindi quale sarà la migliore politica da seguire per evitare che tutta questa vicenda non venga a ripetersi e lasci qualcosa di buono e di concreto per il futuro.

Ribadisco le nostre più sentite condoglianze alle famiglie e il nostro cordoglio per le vittime che questa tragedia ha provocato.

Président La parole au Conseiller Tibaldi.

Tibaldi (FI) Il gruppo di Forza Italia unisce il sentimento di profondo cordoglio a quello poc'anzi espresso dai Presidenti del Consiglio regionale e della Regione nei confronti dei familiari, di tutti i familiari che hanno visto perire tragicamente i loro parenti in quel drammatico evento che si è consumato il 24 marzo scorso.

Abbiamo appreso la notizia e penso che la Comunità valdostana lo abbia fatto negli stessi termini con sgomento, incredulità e sdegno, con sgomento per il tributo di vite umane che sono state sacrificate in questa drammatica vicenda, si parla di una cinquantina perché ancora non si conosce con esattezza qual è l'entità e dei morti e dei dispersi nel ventre del Monte Bianco.

Lo abbiamo appreso con sgomento perché quest'immenso sacrificio ci porta oggi a parlarne in via straordinaria ed è solo dopo questo tributo di vite umane che purtroppo tutti quanti ci accingiamo, unitamente ai sentimenti di cordoglio, a manifestare preoccupazione per i sistemi di sicurezza sotto il Monte Bianco o in generale nelle gallerie stradali o ferroviarie della nostra Regione e del nostro Paese.

C'è da aggiungere lo sgomento, l'incredulità e lo sdegno, come dicevo, perché dinanzi a certe dichiarazioni e a certe notizie che sono apparse qualche mese prima sui giornali - penso al record di profitti, oltre 30 miliardi, di una società che gestisce il Traforo del Monte Bianco da circa 40 anni - si deve vedere che nonostante questa redditività non sono mai state previste o si è arrivati tardivamente a provvedere dei sistemi di sicurezza che si pensava fossero adeguati alla salvaguardia delle vite umane e soprattutto alla possibilità di transitare all'interno del tunnel con una certa sicurezza.

Incredulità e sdegno, ma anche un paradosso perché, come ricordava anche il Presidente Viérin, nel mese di febbraio è stata effettuata una conferenza transfrontaliera per un programma di salvaguardia, di sicurezza, di intervento fra le due comunità che sono più interessate alla vivibilità all'interno del Traforo, intenzioni che si sono rivelate drammaticamente profetiche di un evento che si è consumato poco prima di Pasqua.

C'è da dire che anche vedendo tutto ciò che hanno proposto le varie televisioni e i vari giornali da parte francese si è levato un forte grido di protesta, in particolare, si sono levate anche delle voci profondamente critiche, citava qualcuno il Sindaco di Chamonix, Charlet o altre autorità locali francesi che hanno sollevato forti perplessità sulla sicurezza e sull'opportunità di mantenere la transitabilità al di sotto del Monte Bianco.

C'è da fare questa constatazione amara: che se 40 anni fa questo tunnel veniva proposto come avvenieristico, come necessario, ideato, progettato e costruito con determinati sistemi, si è rivelato profondamente inadeguato a 40 anni di distanza, però il paradosso ed è questo lo sdegno che di fronte ad una redditività tale è inammissibile che non ci fossero altrettanti adeguati e proporzionati sistemi di sicurezza.

Oggi è facile mettere il tunnel sotto accusa, processarlo e processare anche il trasporto su gomma come ho sentito e come ho letto e come ho visto. Noi ci sentiamo di mettere sotto accusa i sistemi di sicurezza. I collegamenti internazionali in un quadro europeo sono più che mai indispensabili e necessari, la mobilità delle persone e delle merci all'interno del Vecchio Continente e quindi, tenendo presente che la Valle d'Aosta è sempre stata e sarà sempre vista la sua collocazione geografica carrefour d'Europe, devono essere garantiti, devono essere garantiti nella loro percorribilità, ma soprattutto nella loro affidabilità.

Ed è per questo che è necessario che il Consiglio, e ripeto sembra retorico farlo adesso, dopo quest'immenso sacrificio umano, faccia delle scelte e delle riflessioni e non delle valutazioni improvvisate, delle valutazioni che derivano da ciò che abbiamo visto tragicamente consumarsi sotto i nostri occhi qualche giorno fa. Il traffico su merci deve essere dirottato solamente su linee ferrate? Il traffico pesante nel Tunnel del Monte Bianco deve essere contingentato? Il Tunnel del Monte Bianco potrebbe essere raddoppiato? Oppure il traffico pesante dovrebbe essere deviato attraverso altri trafori o valichi alpini? Sono tutti quesiti che tutti abbiamo il dovere di porci, che tutti abbiamo il dovere di approfondire cercando delle risposte che siano adeguate alle esigenze non solo della nostra Comunità, ma di tutti coloro che hanno la necessità di muoversi, di spostarsi e di spostare merci o beni.

Il gruppo di Forza Italia ha presentato, ma verrà trattata in un momento successivo, un'interpellanza sulle metodologie di sicurezza presenti nel Traforo del Monte Bianco, se abbiamo risposto secondo le aspettative e soprattutto se analoghi o migliori sistemi di sicurezza siano presenti in altri trafori, come quello del Gran San Bernardo o delle gallerie autostradali.

Dinanzi a questo tragico evento, oltre al cordoglio profondo che ci sentiamo di ribadire nei confronti dei familiari, si pongono questi quesiti, ma ai quesiti devono corrispondere riflessioni e soprattutto scelte, scelte determinate, sulle quali questo Consiglio mi auguro quanto prima ponga la massima attenzione.

Président La parole au Conseiller Cottino.

Cottino (UV) Tout simplement pour me joindre à ceux qui m'ont précédé, à partir du Président du Conseil, du Président de la Junte, à d'autres collègues pour présenter, au nom du groupe de l'Union Valdôtaine, les condoléances les plus émues aux parents des victimes de la tragédie et pour remercier tous ceux qui ont travaillé dans les secours. Cela dit, je crois que nous aurons d'autres occasions pour entrer dans le mérite de la question du tunnel.

Quelqu'un qui m'a précédé a fait toute une série d'hypothèses qui méritent un approfondissement sérieux soit sous l'aspect de la sécurité soit sous l'aspect économique aussi, mais je crois que l'Union Valdôtaine l'a déjà fait et a déjà tracé quelques sillons très précis sans conversion particulière sur la voie de Damas puisque dans le congrès de l'Union Valdôtaine qui vient de se dérouler et dont les travaux de préparation ont été faits avant la tragédie, là-dessus des choix précis ont été fait et on a dit des choses précises.

Je voudrais aussi rappeler que dans le programme de cette majorité il y avait une adresse précise sur ce point, car sur la question des transports et communications on écrit - je cite -: "L'inserimento della Valle d'Aosta nelle grandi direttrici ferroviarie europee". Per cui non è una scelta dell'ultima ora, ma qualche indirizzo preciso c'è stato.

Approfitto di quest'intervento per dire che sicuramente da parte dei Capigruppo delle forze politiche di maggioranza verrà a questo proposito presentata una risoluzione che auspichiamo possa essere approvata all'unanimità.

Président La parole au Conseiller Fiou.

Fiou (GV-DS-PSE) Anche il nostro gruppo vuole aggiungere a quelle espresse ormai da quasi tutto il Consiglio condoglianze ai familiari colpiti da questa pesante tragedia e rendere omaggio alle vittime. Il nostro gruppo vuole aggiungersi anche per esprimere grande apprezzamento per il lavoro svolto dai soccorritori che con impegno ed abnegazione hanno evitato che questa tragedia si allargasse ancora di più.

L'avvenimento apre preoccupate domande prima di tutto per quanto riguarda i meccanismi di sicurezza di infrastrutture che hanno un ruolo estremamente importante non solo per la comunità locale visto che stiamo parlando di vie che hanno importanza europea. E, probabilmente, essendo alcune infrastrutture state costruite anni fa, non hanno più visto aggiornare i meccanismi di sicurezza che l'aumento del traffico e i cambiamenti che ci sono stati possono aver messo in discussione.

Quindi credo che sia importante ed urgente (ma qui ho sentito dal Presidente della Giunta in particolare che già alcune questioni sono state ormai messe in moto) la verifica dei sistemi di sicurezza, l'individuazione di eventuali percorsi alternativi che tolgano la Valle d'Aosta da una specie di isolamento a cui quest'avvenimento l'ha relegata.

Penso che sia importante anche eventualmente vedere una gradualità di rimessa in funzione del Traforo del Monte Bianco qualora si individuasse che gli interventi per rimettere in sicurezza il traforo fossero meno gravosi se da lì facessimo passare solo mezzi leggeri, oppure se per i mezzi pesanti diventasse molto più lungo ed importante il tipo di intervento. Questo sempre nella preoccupazione di togliere alla Valle d'Aosta i freni alla sua economia e renderle anche le possibilità e libertà di movimento affinché la Valle d'Aosta non venga in tal senso troppo penalizzata.

Anch'io mi aggiungo alle sollecitazioni che vengono avanti di riprendere in mano progetti e ipotesi che sono state fatte nel passato perché si possano creare alternative anche radicali all'attuale modo di trasporto su gomma che è estremamente penalizzante per il territorio e, questa volta abbiamo visto, anche per le persone.

Confermo che come maggioranza presenteremo alla luce di queste cose una risoluzione per impegnare il Consiglio ad andare in questa direzione.

Président La parole au Conseiller Martin.

Martin (FA) Il nostro gruppo si associa a quanti hanno già espresso il loro cordoglio alle numerose vittime della catastrofe del Monte Bianco e formula apprezzamento per l'opera veramente encomiabile dei soccorritori che hanno sacrificato due vite umane e non hanno esitato a mettere a repentaglio altre vite umane per portare soccorso a coloro che erano in difficoltà dentro il tunnel.

Abbiamo ascoltato con attenzione il rapporto preciso del Presidente della Giunta e concordiamo sul fatto che vengano eseguiti con celerità e soprattutto con grande attenzione tutti gli accertamenti che il fatto richiede, per individuare le responsabilità e per fare in modo che siano messi in atto tutti i provvedimenti per evitare simili tragedie.

Riteniamo utile, come è stato detto, ricercare vie alternative: vedi l'apertura anticipata del Passo del Piccolo San Bernardo; riteniamo utile soprattutto riprendere con rinnovato vigore gli studi che già sono stati fatti negli anni addietro sui collegamenti internazionali su rotaia per fare in modo - come diceva qualcuno che mi ha preceduto e come è scritto sul programma di legislatura di questa maggioranza - che la Valle d'Aosta sia inserita nelle grandi direttrici ferroviarie europee.

Solo in questo modo ritengo che potremo superare i problemi nuovi che, come diceva il Presidente della Giunta, si pongono di fronte alla Comunità valdostana. Rinnoviamo il nostro senso di cordoglio per le vittime di quest'immane tragedia.

Président La parole au Conseiller Beneforti.

Beneforti (PVA-cU) Non ho molto da aggiungere a ciò che ha già detto il Capogruppo; non ho che da confermare la richiesta di un Consiglio straordinario in modo da confrontarsi sulle iniziative da prendere per il futuro. In questo Consiglio ci siamo confrontati sul passato, su quello che dovevano essere le autostrade, sul contributo che doveva dare il traforo all'economia valdostana, in modo particolare ci siamo soffermati sul trasporto su gomma, anziché su quello su rotaia.

Credo necessario un confronto approfondito all'interno di questo Consiglio sul sistema di sicurezza, sulle scelte future in materia di trasporti, su come affrontare le conseguenze economiche che derivano dalla situazione che si è venuta a creare con la chiusura del Traforo del Monte Bianco. Credo che questi aspetti fondamentali debbano trovare una sintesi unitaria in questo Consiglio regionale.

Pensare a una mozione di maggioranza che non tenga conto anche delle indicazioni che dà l'opposizione vuol dire non volere affrontare il problema secondo le proposte che possono pervenire da tutte le parti, pertanto mi auguro che quest'invito venga accolto.

Anch'io mi associo, lo abbiamo già fatto come partito, lo abbiamo già fatto come gruppo, alle condoglianze e alla solidarietà nei confronti delle famiglie che a seguito di questa sciagura sono state colpite dal lutto, ma ritengo e ribadisco che bisogna approfondire il problema su questi tre aspetti perché credo che di quanto è successo siamo tutti responsabili escluso forse qualcuno che ha sempre mantenuto un atteggiamento diverso, ma siamo tutti responsabili.

Nel passato abbiamo guardato molto di più, e su questo anche dobbiamo riflettere, alle entrate che potevano pervenire nelle casse della Regione che non ai problemi di sicurezza, ai problemi dei trasporti. Se andiamo a rileggere i nostri bilanci, ci sono anche cifre messe a disposizione della società Autoporto per incrementare i passaggi dalla Valle d'Aosta; premi e agevolazioni agli autisti perché incrementassero il traffico della Valle d'Aosta.

Questo ha portato un incremento nelle casse della Regione, ha portato un incremento nelle casse dell'Autoporto, ha portato un incremento di entrate nella società Autostrade e ha portato un incremento anche nell'economia valdostana, perché intorno a questa mole di passaggi che sono avvenuti si sono create le attività produttive ed economiche. E finché per 35 anni tutto è andato bene, nessuno ha pensato alla sciagura che un domani poteva accadere; la sciagura oggi è accaduta e ribadisco che per il passato ci dobbiamo sentire tutti abbastanza responsabili, dobbiamo vedere per il futuro, in base all'esperienza vissuta, quali iniziative e quali problemi possono essere affrontati da questo Consiglio perché certe situazioni non vengano a ripetersi.

L'incremento dei passaggi del traforo ha fatto saltare tutte le norme di sicurezza che potevano esserci, perfino per il mancato rispetto delle distanze fra gli autoveicoli che passavano non è stato mai richiamato nessuno! Più ne passava e meglio era. Qui non bisogna fare delle polemiche politiche, cercare i responsabili o fare i processi; ho detto prima che, salvo qualche eccezione, siamo tutti responsabili.

Anch'io sono stato in quelle amministrazioni che hanno approvato certe norme di legge nell'interesse della Valle d'Aosta, perché se non c'erano le entrate, non si potevano fare neanche le spese e dare alla Valle d'Aosta lo sviluppo che ha avuto in questi anni. Oggi, però, bisogna cercare di riflettere e di affrontare i problemi della sicurezza in modo particolare, ma anche quei problemi che possono nel futuro evitare la situazione che oggi si è venuta a creare.