Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 2723 du 30 juillet 1997 - Resoconto

SEDUTA STRAORDINARIA DEL 30 LUGLIO 1997

OBJET N° 2723/X Débat sur la nouvelle situation politique.

Président La parole au Conseiller Perrin Carlo.

Perrin C. (UV) Face aux déclarations qui ont été faites au précédent Conseil on s'était rendus disponibles d'ouvrir le débat sur cet événement politique particulier de ce moment. Donc permettez-moi de faire quelques considérations surtout que j'ai même été accusé par la presse d'avoir été particulièrement silencieux.

Je parlerai certainement en tant que Conseiller de cette Assemblée, mais surtout en tant que Président du mouvement de l'Union Valdôtaine pour dire que l'Union Valdôtaine dans cette période, étant un mouvement organisé, a débattu de ce moment politique particulier dans ses différents organes, en se tenant aux indications que les différents congrès ont données quant à la ligne politique à suivre par notre mouvement. Donc je tâcherai d'être un rapporteur fidèle des analyses et des décisions que notre mouvement a prises.

L'Union Valdôtaine par sa Commission politique a eu des rencontres avec des représentants du Groupe qui était en train de se constituer et qui s'est défini Autonomisti-Autonomistes et je dois dire qu'une appréciation positive a été faite quant au dessein politique, tout en n'étant pas d'accord sur le parcours qui avait été proposé. Je dis cela aussi pour démentir certaines affirmations, où l'on dit que ce parcours avait été concordé avec le soussigné, cela peut-être pour justifier le résultat de cette proposition, ou aussi peut-être pour profiter de ma disponibilité naturelle au dialogue, je n'ai jamais répondu négativement à aucune requête de dialogue de quelconque force politique et donc certainement j'ai été disponible avec d'autres représentants de mon mouvement à dialoguer surtout sur un projet qui, en tant que forces autonomistes, nous intéresse.

Cela dit comme l'on dit en bon italien "a scanso di equivoci" et aussi pour affirmer que ce n'est pas vrai que "il confronto è stato negato", comme cela a été dit, j'ai écouté l'intervention de Monsieur Lanivi avec beaucoup d'intérêt. Comme d'habitude, Monsieur Lanivi est un homme politique habile et expert à présenter bien son projet, donc j'ai apprécié son exposition et j'ai recueilli même dans son amertume de fond des affirmations significatives, telle que "non compromettere la solidarietà fra le forze autonomiste" ou encore de parler de "coesione autonomista" ou de "pluralismo autonomista", ce qui fait apprécier un projet futur autonomiste.

La réponse politique de l'Union Valdôtaine a été extrêmement claire. L'Union Valdôtaine est le mouvement de majorité relative: 15 conseillers sur 35, l'Union Valdôtaine s'est engagée à garantir la stabilité politique et la gouvernabilité de ce Pays; l'Union Valdôtaine en 1993 a fait un choix très clair, partagé par beaucoup d'autres formations politiques. Ce choix a privilégié un programme de législature qui est en train de se compléter dans ce dernier bout de chemin à faire, avant les élections régionales et nous en avons une illustration par le Président du Gouvernement.

Nous retenons aussi que la politique doit privilégier à la simple stratégie des programmes et des contenus et que certains concepts pour nous très importants font encore partie du vocabulaire politique, c'est-à-dire fidélité à la parole donnée, aux accords faits, à la cohérence. Voilà donc des motivations bien simples qui ont été à la base des décisions de l'Union Valdôtaine.

Nous ne pouvons pas cependant ne pas considérer les évolutions politiques qui ont été produites dans ces années: l'éclatement du vieux cadre politique, la formation de Polo et Ulivo, la tentative du bipolarisme, les élections politiques de ?96, la régionalisation de certains partis, au moins pour une partie d'eux: la D.C., le P.S.I., dont une certaine partie - je dirais même avec courage - s'est décidée de se débrancher des partis originels. La situation italienne nous la connaissons, nous en avons discuté dans les Conseils passés: l'avortement du fédéralisme, le danger pour les autonomies spéciales, l'indifférence vers les spécificités et les particularismes, des motivations qui nous portent certainement à être vigilants, à chercher des solidarités et des convergences sur ces thèmes spécifiques.

C'est pour ces motivations que nous avons évalué avec un optimisme modéré - j'en expliquerai aussi les raisons - la naissance du Groupe des Autonomistes, avant tout pour renforcer la culture autonomiste. Nous avons toujours souhaité cela et je crois que là l'Union Valdôtaine, qui a été quand même le mouvement autonomiste par excellence dans ces 50 ans, a beaucoup travaillé dans ce sens. Donc que la culture de l'autonomie soit entrée dans cette Communauté et qu'elle devienne un bien commun de cette Communauté c'est un fait très important et qu'il y ait des forces politiques, débranchées de Rome ou non, qui font de l'autonomie un drapeau, c'est très important et positif pour notre Région.

Nous avons apprécié aussi la simplification du cadre politique que cela a produit d'ailleurs, nous venons de voter une réforme de la loi électorale qui va dans cette direction.

Pour ce qui est de l'entente entre les forces autonomistes, je veux rappeler que l'Union Valdôtaine dans un comité centrale de Nus, il y a différentes années, a lancé une proposition forte d'agrégation des forces autonomistes.

Cette proposition à ce moment-là n'a pas été recueillie, peut-être c'était trop tôt, peut-être les temps n'étaient pas encore mûrs, peut-être que nous n'avons pas su toucher réellement aux autres forces politiques, peut-être que nous étions encore trop loins des élections régionales.

Par contre laissez-moi exprimer quelques doutes sur cette opération. Je me demande: est-ce qu'il suffit de se débrancher de Rome pour devenir tout de suite autonomistes convaincus? Je l'espère. N'est-ce que cette opération n'a pas été favorisée par l'approche des élections? C'est légitime certainement, mais ce serait une motivation un peu moins noble. Est-ce que cette définition d'autonomistes n'est pas à considérer quelque peu provocatrice pour l'Union Valdôtaine, qui en a été le mouvement autonomiste par excellence?

Quelqu'un a fait référence à la naissance de ce projet politique lors des élections de ?96. Cette référence c'est un peu faible et je voudrais rappeler que, quant à cohésion autonomiste, quant à véritable volonté politique d'affirmer une appartenance à une identité particulière, à un peuple, les précédentes élections politiques ont eu une signification bien plus profonde: la fameuse liste Vallée d'Aoste a laissé un signe profond dans cette Vallée, les gens avaient été aussi beaucoup plus enthousiastes et convaincus.

En ?96 on a ajouté beaucoup d'eau dans le vin et si ce passage veut être indiqué comme l'acte de naissance de ce nouveau projet politique, je dois avouer qu'il s'agit d'un passage un peu faible, qui n'a surtout pas recueilli l'enthousiasme des Valdôtains.

Faites ces quelques considérations de nature tout à fait politique, l'Union Valdôtaine s'est engagée à garantir la continuité de cette législature, en mettant en route les derniers points du programme, en continuant son chemin avec une majorité qui a perdu un bout de sa composition, nous le regrettons, mais ce bout s'est détaché volontairement, c'est sa décision légitime qui lui revient.

Nous serons quand même très attentifs aux développements politiques. Nous remercions les forces politiques qui ont voulu nous accompagner et faire foi à ce programme que nous voulons conclure. Dans quelques mois les électeurs se prononceront et à ce moment-là nous serons à même de faire des évaluations plus précises, plus particulières, plus ponctuelles sur la consistance et la réelle volonté de collaboration des formations autonomistes.

Président La parole au Conseiller Piccolo.

Piccolo (ADP-PRI-Ind) Riallacciandomi agli interventi fatti nei Consigli del 2 e del 23 luglio, in occasione della dichiarazione della costituzione del Gruppo degli Autonomisti e delle dimissioni dagli incarichi istituzionali sono state formulate alcune dichiarazioni da alcuni componenti, e pertanto vorrei fare alcune precisazioni e doverosi chiarimenti al fine di evitare ulteriori confusioni sulle modalità con cui noi della Fédération siamo arrivati a diversificare i nostri comportamenti dopo che alle ultime elezioni politiche, mi riferisco alla candidatura del Senatore Dondeynaz, era sembrato che fosse a portata di mano un accordo che vedeva protagonista anche la nostra forza.

Ricordo che erano stati fatti anche alcuni incontri con i componenti che oggi fanno parte del Gruppo degli Autonomisti, ai quali avevamo partecipato anche noi, con convinzione e determinazione, anche se subito ci siamo trovati divisi su due punti fondamentali.

Primo punto: noi abbiamo sempre sostenuto che prima si doveva costituire una nuova aggregazione con un chiaro progetto politico e poi ci si doveva porre il problema dello schieramento in Consiglio regionale, a differenza di altri che invece vedevano nel nuovo equilibrio del Consiglio la condizione di nascita del nuovo movimento autonomista.

In ogni caso, il nuovo raggruppamento politico doveva nascere non da un accordo fra consiglieri regionali, ma da un congresso e da un'assemblea costituente a cui partecipasse la base dei vari gruppi politici.

Poiché la disparità dei pareri permaneva ritenemmo opportuno chiedere alla nostra base l'autorizzazione ad andare avanti nella trattativa e le modalità con cui procedere.

Non so se fu la nostra decisione a fornire la scusa per fare precipitare la situazione ma, anziché attraverso il congresso delle cinque forze, con cui ritenevamo necessario confrontarci, venne presa la decisione - secondo noi affrettata - di costituire il Gruppo degli autonomisti, senza un articolato programma, ma con l'obiettivo immediato di cambiare la maggioranza in Regione e a pochi mesi dalla scadenza della legislatura.

La nostra Assemblea costituente del 19 aprile ultimo scorso, che pure ci ha dato il mandato di continuare i contatti per costituire una più vasta aggregazione di forze autonomiste, ci ha dato precise indicazioni di evitare ogni crisi prima della costituzione di una nuova forza, nella cui necessità continueremo, nonostante tutto, a credere.

In effetti, l'esigenza di un rinnovamento politico così insistentemente richiesto dalla nostra gente ci ha indicato quanto sarebbe utile se le forze autonomiste, siano esse di estrazione laica che cattolica, si unissero per dare vita ad un nuovo raggruppamento capace di coagulare nuovo consenso attorno a vere idee autonomistiche.

Una proposta di così lungo respiro come quella della costituzione di una nuova aggregazione politica non può nascere a fine legislatura rispolverando un fossile politico come la delimitazione della maggioranza, ma deve incentrarsi su un programma a lungo termine e come minimo con un accordo di legislatura.

Vorrei ricordare che nel ?93, subito dopo le elezioni regionali, abbiamo sottoscritto un accordo di legislatura e che qualcuno, che ora vuole escludere le sinistre dal Governo regionale, fu allora un tenace tessitore di un accordo per inserirle nella maggioranza. Eppure, nel ?93 le forze autonomiste contavano già allora in Consiglio ben 22 consiglieri e sarebbe pertanto stato possibile già allora una maggioranza autonomista.

E allora sì che una maggioranza autonomista avrebbe avuto il tempo di redigere un programma ed un accordo di legislatura potendo nascere non nell'improvvisazione di espedienti tattici, ma con una scelta politica a lungo termine.

Non sarà stata forse la nostra presenza o assenza dalla Giunta a determinare, a seconda dei casi, una proposta politica in un senso o nell'altro?

Sono interrogativi che si pongono e che comunque ci rattristano perché non riusciamo a renderci conto fino a che punto alla base di certi comportamenti vi sia una diversa analisi politica o semplicemente dei personalismi che non ce la fanno a morire.

Sarebbe veramente tragico se la politica valdostana, che ha sempre rifiutato le artificiose contrapposizioni degli schieramenti nazionali, arrivasse a ricreare in loco divisioni ben più piccine ed altrettanto artificiose.

Prendiamo comunque atto della situazione che si è venuta a creare fin qui e dichiariamo pubblicamente che non cesseremo di lavorare per realizzare quella nuova aggregazione che ha auspicato anche la nostra assemblea costituente e che è anche nei nostri intenti, almeno quelli dichiarati e dichiarati anche dal Gruppo degli Autonomisti.

Per fortuna - o purtroppo, a seconda di come la si vede - prima o poi saremo costretti a trovare un'intesa, oppure lasciare il campo. Ci auguriamo soltanto che la confusione fra politica ed amministrazione non rischi di fare morire un grande progetto politico al quale noi crediamo e che noi tenteremo comunque di portare avanti anche da soli, se sarà il caso, disponibili però a continuare un percorso insieme a chi sappia guardare al futuro e non alle beghe e alle acredini del passato perché ci rendiamo conto che il futuro è lì ed è lì quello della Valle d'Aosta.

La nostra gente, mai come oggi, ha bisogno di chiarezza e di stabilità politica ed amministrativa; ci sentiamo prima di tutto il dovere di ridare ad essa la fiducia nelle istituzioni e crediamo, modestamente parlando, in 27 anni di vita politica come A.D.P. di aver contribuito a compiere questo dovere dando alle nostre scelte il supporto di un grande dibattito nella nostra gente.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Ferraris.

Ferraris (GV-PDS-SV) Come ricordato da altri, nel ?93 era stato formato un governo di coalizione fra forze diverse: fra forze regionaliste e fra forze progressiste di Sinistra; oggi una parte di queste forze ha deciso di passare all'opposizione, dando vita ad una nuova formazione politica, quella degli Autonomisti.

Fra le motivazioni che vengono portate alla base di questa scelta c'è la valutazione di cambiamento di fase della situazione politica e soprattutto viene detto - e in alcuni casi viene scritto - che il Governo regionale ha realizzato il programma, si parla anche di un programma compiuto anche bene e con largo anticipo.

Da queste considerazioni, dal momento che credo che i governi e le coalizioni si misurino e si valutino sulla capacità di governare, sulla stabilità e sulla capacità di realizzare i programmi, ci si aspetterebbe una proposta che è quella di consolidare la maggioranza, definire delle priorità di fine legislatura, in sostanza assicurare un governo stabile ed efficiente per la Valle d'Aosta.

Però vediamo che non è così. Viene formulata una singolare teoria, ovvero un governo che funziona e che sta realizzando i programmi va cambiato; direi un po' una teoria della consunzione per realizzazioni raggiunte. Gli Autonomisti si tirano fuori da un'alleanza politica che loro stessi sono i primi a dire che ha lavorato bene.

Ora un fatto di questo genere sicuramente non ci fa piacere. Non ci fa piacere che forze che hanno collaborato con noi passino all'opposizione; da questo punto di vista ci associamo anche noi all'apprezzamento del lavoro svolto dall'Assessore Lévêque, credo che sia un riconoscimento dovuto. Quello che però noi non condividiamo è il fatto che si ricorra a delle deformazioni caricaturali del ruolo delle altre forze politiche, in particolare della forza politica che rappresento. Parlare di un PDS come di un partito del neo-centralismo: partiti nazionali filiali dei locali partiti romani, così è stato scritto su uno dei quotidiani più diffusi in Valle, credo che queste definizioni, se sono buone, sono buone per Alleanza Nazionale e sicuramente non per il PDS-GV.

Non credo che mistificando la realtà si costruiscano una posizione politica e si risponda ai bisogni dei Valdostani. Il ruolo del PDS-GV in quella Valle è noto a tutti, non è stato certo un ruolo di filiale locale di un partito nazionale; definire partito centralistico un partito che ha decenni di storia per l'affermazione dell'autonomia è un'evidente falsificazione. Non sto qui a ricordare tutta una serie di passaggi a cui abbiamo contribuito insieme indubbiamente ad altre forze, penso dalle questioni legate al riparto fiscale al fatto che questo è un Partito che, prima ancora che il PDS a livello nazionale si riorganizzasse su base federale, aveva già raggiunto accordi di tipo federale con il Partito nazionale, oggi siamo a statuti definiti a livello regionale. Ricordo che un congresso nazionale del nostro Partito ha votato all'unanimità un ordine del giorno per la salvaguardia delle autonomie speciali, quindi da questo punto di vista penso che non possiamo ricevere lezioni da parte di nessuno. Anche la nostra posizione sulla Bicamerale è estremamente chiara, così come sono estremamente chiare la posizione e la capacità di venire incontro a realtà che sono in movimento in questo Paese, penso ad alcune questioni che riguardano non solo la Valle d'Aosta, ma anche il nord-est del Paese.

Siamo preoccupati invece perché vediamo sorgere un neo-provincialismo nelle posizioni degli Autonomisti, ovvero vediamo da una parte una regressione verso forme di polemica politica che forse erano buone per gli anni ?50, ma che oggi non ci aiutano ad entrare in Europa; semmai si ritorna al Giurassico della politica valdostana, cioè vediamo un ritorno ad una visione ideologica dell'autonomia. Credo che definire l'autonomia come il bene e il centralismo come il male, scusate l'esemplificazione ma è quello che sta venendo avanti, sia una cosa profondamente fuorviante; credo che sia un'acquisizione ormai comune a moltissime forze politiche che l'autonomia sia l'unica proposta politica insieme al federalismo rispetto ai problemi di una società valdostana - e non solo valdostana - che deve tenere conto della sua specificità, della sua storia, delle sue caratteristiche più complessive in un mondo che si sta globalizzando. Il centralismo in un'ipotesi di questo genere non è assolutamente una risposta vincente, ma è una risposta perdente.

Ma ora il problema non va posto in termini ideologici. La questione va posta in termini concreti rispetto a programmi, a cose da fare, a realizzazioni da conseguire.

Non credo che l'autonomia si difenda solo proclamandosi Autonomisti, anche perché - qui vorrei fare un brevissimo cenno - se andiamo a vedere in una seduta non lontana di questo Consiglio, quella del 10 luglio 1996, agli albori degli Autonomisti, e se è vero che il buongiorno si vede dal mattino, in merito alla bocciatura da parte del Commissario di governo di una legge votata da questo Consiglio che riguardava il transito di autotreni e autoarticolati attraverso il Traforo del Monte Bianco, un rappresentante di quella che oggi è la forza degli Autonomisti dichiarava in questo Consiglio che i Popolari della Valle d'Aosta prendono atto con viva soddisfazione di questa bocciatura proprio perché la Commissione di coordinamento, in merito all'istituzione di questa tassa per il transito degli autotreni e degli autoarticolati attraverso il territorio del Monte Bianco, per l'ennesima volta non ha vistato il disegno di legge. Non credo che sia una forte testimonianza di autonomismo questa di appoggiarsi al Commissario di governo quando anche questa figura il tanto vituperato D'Onofrio ha proposto di fare sparire.

Non voglio sicuramente fare della polemica, ma riallacciandomi al discorso che qualcuno faceva prima, che non basta staccarsi da Roma per essere Autonomisti, credo che questa ne sia una piccola dimostrazione.

Vorrei fare anche un'altra riflessione. Gli Stati federali che funzionano, che il federalismo lo praticano da anni - penso agli Stati Uniti, alla Germania, alla stessa Svizzera -, hanno una situazione in cui esistono dei partiti a dimensione nazionale; non è che essere partiti a dimensione nazionale significhi automaticamente rappresentare le istanze del centralismo. In un'organizzazione federale cambia anche il ruolo dei partiti, ma questo non significa che i partiti non debbano avere una dimensione federale e gli Stati federali stanno a dimostrare come queste cose possano coesistere.

Oltretutto il federalismo è un modello di governo duale, un modello di divisione fra poteri, fra centro ed entità regionali in cui ci sono funzioni definite, ma in cui c'è anche una forte competitività e tensione fra il centro, che cerca di acquisire maggiori competenze, e le entità regionali che cercano a loro volta di acquisire maggiori competenze per loro. Questo è un dato evidente e quindi dividersi fra Centralisti ed Autonomisti è pretestuoso, semmai è strumentale, non coglie delle dinamiche che stanno alla base di un processo federale verso il quale tutti diciamo di voler andare, ma di cui molte volte non ne cogliamo le implicazioni.

E non condivido neanche il fatto che ci siano delle forme di autonomismo un po' autoreferenziale, nel senso che c'è chi critica l'esclusiva che l'Union Valdôtaine pretenderebbe di avere in campo di autonomia e poi si ritiene autorizzato a rilasciare patenti di autonomia a questo o a quell'altro partito sulla base di criteri del tutto soggettivi e qualche volta sembra anche su base un po' utilitaristica. Direi che questo è uno strano modo di essere pluralisti.

Penso anche sul neo-centralismo di questo Governo ci sia qualcosa da dire. Sulla questione della Bicamerale c'è stato un Consiglio straordinario nel corso del quale ci siamo già espressi e non voglio sicuramente ritornarci qui. Se però guardiamo agli atti ufficiali di questo Governo, alle leggi che sono state promulgate e penso alla Bassanini, alle leggi sul decentramento, alla riduzione dei controlli centrali, al trasferimento di risorse e di personale alle regioni, alla legge che ci consente di realizzare un'università in Valle d'Aosta, alle norme che riguardano il sistema radiotelevisivo e che, oltre a rispettare la tutela delle minoranze linguistiche, tutelano le Regioni a Statuto speciale e stabiliscono che per quanto riguarda la riforma della Rai Tre questa dovrà essere fatta d'intesa con le regioni. Credo che questo non sia proprio un elenco di azioni centralistiche e credo anche, visto che il Consigliere Lanivi fa parte della Commissione paritetica, che avrà molto da lavorare nei prossimi giorni per attuare le norme di attuazione che consentano alla Valle d'Aosta di utilizzare queste nuove possibilità.

Noi partiamo dalla considerazione che gran parte del programma è stato realizzato, che la Giunta e la maggioranza hanno operato bene, che è stata garantita la stabilità grazie alle forze che intendono continuare a fare parte di questa maggioranza per cui riteniamo che la maggioranza - sulla base del programma di fine legislatura illustrato dal Presidente debba continuare. Ci sono alcune priorità che sono state indicate e che non sto a ripetere, credo siano sicuramente cose importanti da realizzare, ovviamente realisticamente traguardate ad un periodo temporale che sicuramente non sarà molto lungo - si tratta di un lavoro di alcuni mesi - ma sono altrettanto convinto che non si tratti solo di ordinaria amministrazione.

Per questo dichiariamo la nostra adesione al programma che è stato illustrato e quindi l'adesione alla maggioranza che ci auguriamo venga votata da questo Consiglio.

Depuis 11h06 jusqu'à 11h19 c'est le Vice-président Chenuil qui remplit les fonctions de Président de la séance.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Florio.

Florio (VA) Avrei preferito non proseguire il peana, ma visto che nessuno prende la parola dirò alcune cose.

Sembra scontato che al termine di ogni legislatura si manifestino turbolenze, movimenti, determinati nel passato in ogni legislatura dai motivi più diversi; questo è accaduto anche al termine di questa legislatura, forse più in questa che in altre determinato da questioni, aspetti, riflessioni di ordine politico che hanno una loro consistenza, una loro giustificazione e che hanno comportato l'avvio di una qualche dinamicità all'interno del mondo politico valdostano rappresentato in quest'aula per cui da questo punto di vista questo fenomeno non costituisce un elemento negativo.

L'esistenza all'interno di quest'aula di una maggioranza sino ad ieri amplissima costituiva come una sorta di cappello inamovibile che faceva pensare ad una sostanziale unanimità del mondo politico valdostano nei confronti di un momento economico, sociale e anche sotto l'aspetto dei rapporti Stato-Regione tutt'altro che tranquillo. A fronte cioè di una situazione molto mobile era presente un mondo politico che sembrava statico. Oggi non è più così e questo è un elemento di positività nel senso che con fatica, con contraddizioni, con anche qualche lato parzialmente oscuro, sembra che le caselle incomincino ad andare al loro posto, sollecitate anche certamente dalla scadenza elettorale del prossimo anno e sollecitate anche certamente comunque dalla legge elettorale per l'elezione del Consiglio regionale che abbiamo votato nella scorsa seduta.

Tutto questo costituisce una parziale spiegazione di ciò che è accaduto e che sta accadendo, ma la cosa curiosa, che è già stata evidenziata da alcuni colleghi che mi hanno preceduto, è la ragione che è stata addotta invece all'interno di quest'aula e sulle fonti di informazione per giustificare l'accadimento. E la giustificazione è stata - direi fra virgolette - la solita: il richiamo all'autonomia per tagliare di traverso il mondo politico valdostano, separando da una parte le forze concettualmente, positivamente, radicalmente autonomiste, da quelle che comunque concettualmente e radicalmente si ritengono essere legate ad uno statalismo centralista romano.

È una lettura curiosa, quanto meno superficiale, e che curiosamente ancora proviene da quella parte dell'autonomismo valdostano che nel passato si era caratterizzato per tentativi originali di ricerca di un nuovo modo di essere dell'autonomismo stesso.

C'era stato negli anni scorsi, e lo avevamo rilevato con favore, un tentativo difficile, anche controverso e contrastato, di grande attenzione nei confronti delle tensioni politico-culturali esistenti in questo Paese e in Europa in modo da poter usare questo patrimonio per consentire una lettura più avanzata dello stesso fenomeno dell'autonomia valdostana storicamente inteso. Oggi, proprio da coloro che sono rimasti gli ultimi rappresentanti istituzionali all'interno di quest'aula di questa tradizione definibile storica, proprio da questi sono arrivate a questa parte geografica dell'Assemblea regionale le critiche più dure. È stato detto in sostanza a chiarissime lettere che, essendo oggi presente all'interno di quest'aula una maggioranza autonomista, si doveva fare una scelta radicale, ovvero si doveva scegliere la maggioranza autonomista scaricando tutto quanto ha un collegamento centralista e comunque un collegamento romano.

Vorrei chiedere a coloro che hanno esplicitato questa provocazione cosa c'è stato nell'azione di governo che sino ad oggi è stata condotta dalla maggioranza che si è conclusa, cosa c'è stato di centralista, di collegato a Roma, di collegato a tutto quanto, definito così assume il connotato del peggio all'interno di quest'Assemblea. Chiedo cosa c'è stato di concreto nel momento in cui si riconosce che il programma è stato praticamente realizzato per intero, che rimangono alcuni aspetti sui quali peraltro non c'erano differenze sostanziali e tali da condurre a rottura, cosa c'è stato cioè che sulla base delle scelte programmatiche ed amministrative ha giustificato una scelta di questo tipo, quando poi questa stessa forza politica ha definito positivamente l'azione di governo condotta.

Tutto questo è stato determinato dall'esigenza di costruire una forza politica altra, diversa da quella che c'era prima, più grande, e che curiosamente per una questione di numeri e di seggi deve contemperare al suo interno seggi dell'opposizione e seggi parzialmente della maggioranza.

Però usare in questo modo dei concetti così cari a questa Regione e a quest'aula, quali il concetto dell'autonomia, per giustificare una legittima operazione politica, a noi sembra pericoloso e strumentale oltre che molto rischioso. E non vorrei dover definire questo tentativo come un tentativo da apprendisti stregoni perché poi sorge un altro problema. Dovendo giustificare una scelta di questo tipo in virtù del concetto dell'autonomia si finisce per cercare la differenziazione, la visibilità e allora si carica di significati sempre più avanzati un concetto la cui definizione non è facile né semplice, andando poi alla ricerca di provocazioni continue che alla fine potrebbero risultare anche difficilmente controllabili.

E di questo continuo definire questo versante dello schieramento politico come un versante politico legato a Roma, a concetti che con la tradizione storica e politica di questa Regione nulla hanno a che vedere, dire che è una semplificazione è dire ancora troppo poco. Noi lo definiamo localismo: un piccolo localismo che riesce a guardare ai suoi problemi solo con i suoi problemi. Noi sosteniamo invece che all'esterno di questa Regione ci sono tensioni culturali e politiche degne di nota rispetto alle quali si deve obbligatoriamente prestare attenzione, rispetto al nostro Paese e rispetto all'Europa. In questo senso la nostra forza politica ha sì collegamenti con Roma, certo, ma sono collegamenti di tipo federale, sono collegamenti estremamente ampi, costituiti da sollecitazioni tematiche ed amministrative, ma anche collegamenti internazionali e con i Paesi di tutta Europa. E noi a questi collegamenti, che servono a leggere meglio i problemi nostri e a valutare meglio le soluzioni indispensabili, non rinunciamo e non intendiamo rinunciare e non per questo ci riteniamo meno autonomisti di coloro che tutto questo curiosamente buttano d'un tratto alle ortiche.

C'è poi da dire che le forze di Sinistra e dell'ambientalismo presente nella maggioranza che si è costituita nel ?93 hanno dato un importante contributo al lavoro che è stato fatto. È stato fatto un duro lavoro, anche oscuro credo, di rinnovamento amministrativo e legislativo, rispetto al quale siamo stati sollecitatori, rispetto al quale non abbiamo sicuramente funzionato da elementi di freno, bensì da elementi che continuamente richiamavano l'esigenza di andare verso un'attuazione più completa delle competenze legislative di questa Regione in modo da realizzare un riordino complessivo del corpus legislativo.

C'è stato - e lo vogliamo ribadire -, anche con la partecipazione delle forze di Sinistra e dell'ambientalismo, un buon livello di attuazione del programma di legislatura che avevamo sottoscritto nel ?93 e riconsiderato nel ?94. E dobbiamo anche dire che consideriamo positivamente il documento programmatico che è stato presentato dal Presidente della Giunta e che costituisce il filo guida per i mesi a venire, sino alla scadenza elettorale. Vi sono contenuti elementi di chiarimento anche nei confronti di aspetti che nel passato ci hanno visti non sulla stessa linea all'interno della maggioranza, rispetto ai quali abbiamo avuto il coraggio di andare a confronti e a discussioni e rispetto ai quali siamo arrivati al risultato di una linea di conduzione e di soluzione del problema, che è frutto anche qui di razionale confronto anche fra opzioni politico-culturali ed amministrative diverse. Basterebbe ricordare il capitolo relativo all'ordinamento degli enti locali, rispetto al quale ci sono - come è ovvio che ci siano - posizioni diverse e ancora rispetto alla questione dell'ospedale stesso, rispetto alla gestione rifiuti. Ebbene lo sforzo fatto per mettere insieme opzioni politico-culturali ed amministrative così diverse sono convinto che porterà al compimento quasi totale del programma che sottoscrivemmo nel ?93.

C'è infine da dire che non riteniamo urgente o particolarmente importante il problema dell'Assessore alle finanze, la soluzione data ci sta bene, ci trova favorevoli; è importante che nell'individuazione della soluzione al problema dell'Assessore si tenga fede soprattutto alla continuità dell'azione amministrativa sinora condotta e alla necessità che i tempi per la predisposizione del nuovo bilancio siano rispettati, come si è cercato di fare anche negli anni passati perché nella certezza della definizione del bilancio per l'anno prossimo nei tempi previsti sta uno degli elementi importanti affinché anche gli ultimissimi mesi di questa legislatura possano essere proficui dal punto di vista dell'azione di Governo.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Lanivi.

Lanivi (Aut) Ho ascoltato con attenzione e rispetto tutti gli interventi che si sono seguiti e al termine ho ricavato questa convinzione: che è stata giusta la scelta che abbiamo fatto e nei tempi in cui l'abbiamo fatta perché, e l'ho detto l'altra volta, ci sono due cose di cui bisogna tener conto: le parole e i fatti. E bisogna poi ricondurre le cose all'essenziale per poter assumere delle decisioni che possono anche essere costose e difficili, ma che almeno hanno il merito di essere riferite all'essenziale.

Qual è il problema essenziale che oggi si pone alla Valle d'Aosta? E questi sono i fatti a dirlo, non sono delle interpretazioni.

Si sta cercando faticosamente di costruire l'Europa e c'è un Paese, l'Italia, che pensa di entrarci scegliendo - perché questa sarà la scelta - la via di un rinnovato centralismo. Rinnovato sicuramente con delle forme di alleggerimento dello Stato centrale, ma dentro un tipo di realtà, dentro un nuovo ordine, all'interno del quale lo spazio delle autonomie speciali sarà più limitato. Questo è il nostro punto di partenza.

Quindi questa è stata la scelta direi unanime delle forze politiche che, seppur divise rispetto alla politica interna italiana, hanno scelto questa via per il futuro. Il problema che ci siamo posti è in questo quadro qual è o quale dovrà essere la posizione della Valle d'Aosta.

Si è fatto a lungo riferimento al dato del ?93 e mi pare sia stato affermato il valore quasi assoluto di una fedeltà a quel patto che abbiamo sottoscritto e non ci vergogniamo certamente di averlo fatto. L'introduzione che facciamo oggi anche come scelta di tempo è che rispetto a quel patto sottoscritto, nei confronti del quale nessuna accusa ci può essere rivolta di aver fatto delle scelte ambigue o di aver ostacolato la realizzazione di quel programma, ma anzi non può che esserci riconosciuto di aver dato un sostegno leale e corretto in questi quattro anni, il riferimento alla data del ?93 non tiene conto di alcune cose su cui è bene fare alcune considerazioni. Questa è una scelta che facciamo, discutibile fin che si vuole, ma una scelta fondata su dati reali.

Il primo dato riguarda la modificazione del quadro politico nazionale, il fatto che questo stesso Consiglio oggi non contenga una componente che gioca un ruolo non secondario a livello nazionale e della cui presenza in futuro dovremo tenere conto. Ed è rispetto alla dimensione dell'area cosiddetta autonomista, o meglio definita autonomista, che vanno fatte delle considerazioni. Il problema essenziale è per il futuro di vedere in quest'aula una presenza significativamente importante sia sul piano quantitativo che qualitativo degli interessi di questa Regione, che oppone un minimo di resistenza a un disegno che tende a portare la Valle dentro un ordine che, come ho detto, è di centralismo perché questa è la scelta di tutte le forze politiche nazionali.

Il secondo dato riguarda il ruolo che può avere la Valle d'Aosta se non sa produrre al suo interno delle energie capaci di non considerarla tesserina all'interno dello stivale, ma protagonista secondo le sue caratteristiche, le sue forze e le sue energie su uno spazio più ampio che è quello europeo.

Questi sono i punti di riferimento, quindi non c'è - come qualcuno ha fatto adombrare - una sorta di ostracismo alle rappresentanze nazionali; riteniamo invece fondamentale che in Valle d'Aosta ci debba essere più forte, proprio perché il momento esige più forza, una rappresentanza degli interessi della Valle d'Aosta. Questo non vuol dire localismo, ma è la risposta in termini se vogliamo federalisti al discorso della globalizzazione, che non vuol dire appiattimento. La globalizzazione che c'è, a prescindere da noi, avrà degli esiti positivi se saranno rafforzate la dignità e la forza delle comunità locali, delle comunità regionali, di una comunità particolare com'è quella della Valle d'Aosta. Questo è il succo del nostro ragionamento sul quale abbiamo fatto una proposta chiara, non nascosta né sottintesa: quella del governo delle forze autonomiste della Valle.

Si è cercato per vari aspetti anche tattici di dimenticare un episodio che è quello della Bicamerale, ma è anche quello degli atteggiamenti all'interno di questo Consiglio. Nella Bicamerale non si giocano delle noccioline, si gioca la prospettiva di qualche decennio per l'equilibrio e l'assetto del Paese nel suo insieme e quindi della Valle d'Aosta.

Il giudizio che diamo noi sulla Bicamerale, discutibile, questo sì, ma è bene che sia al centro del confronto, che non ci sia la palude in questo momento in questo Consiglio, è bene che ci sia il confronto proprio su quest'argomento; il giudizio che diamo noi, dicevo, è che la Bicamerale non è un giochino, che gli esiti della Bicamerale influiranno nei futuri decenni della Valle d'Aosta ed è necessario che questo Consiglio, le forze politiche, la Comunità valdostana su questo si pronuncino.

Il terzo fatto, discutibile finché si vuole - e sarebbe contraddittorio da parte mia dare giudizi sui giudizi degli altri, c'è la libertà di giudizio per fortuna e ci auguriamo che possa continuare ad esserci anche in futuro - è che la nascita degli Autonomisti già predispone un quadro rappresentativo di questo Consiglio diverso e in termini positivi, maggiormente chiariti, ma questo è stato una conseguenza della costituzione di questo Gruppo, altrimenti non sarebbe stato così.

In alternativa avremmo avuto la legge vigente con un'ipotesi di Consiglio regionale frastagliato ed incerto, al di là della larghezza delle maggioranze come questa. Questa legge darà un nuovo Consiglio con le forze e le aree di rappresentanza politica più chiaro e questo è un fatto, non è l'interpretazione di un fatto.

Mi pare che alla fine il grosso del discorso sia il problema del tempo: perché oggi e non allora? Visto che ci rimane una codina di programma da realizzare perché non lo facciamo tutti insieme?

Era una scelta, anche comoda, perché poi, al di là di tante cose, si tratta di conservare quel pochino di potere da giostrare. Legittimo anche questo. In democrazia ci si prepara per avere un risultato positivo per le proprie forze, quindi non è un peccato mortale, il problema è di come ci si prepara.

Sarebbe stato più corretto un discorso fatto un mese dalle elezioni? Avrebbe avuto più senso un'invenzione e un'improvvisazione di questo tipo? Secondo me no. È meglio dirlo con chiarezza prima e supportando queste affermazioni con due o tre considerazioni.

Tanto per essere chiaro quest'operazione non ha nulla del ribaltone, altri potrebbero parlare di quell'esperienza, non noi. Quindi non si è usato la piccola parrocchia nascosta per ribaltare un Governo, lo abbiamo già detto che la nostra assenza ai tavoli di governo non ne modifica la stabilità, che era all'inizio garantita; il Governo non si tocca, se chi fa quella scelta vuol continuare quest'attività lo faccia, è legittimo e non c'è nessuna condanna da parte nostra. Ma non si dica che questo turba o renda più instabile il Governo: il Governo rimane con una maggioranza sufficiente. Più ambiguo, molto meno nobile sarebbe stato studiare, come anche è stato fatto in questo Consiglio, delle formule miste, fra virgolette più bastardine, cioè inventarci una formula che ci avesse consentito di essere e in maggioranza e all'opposizione. Ma non è più utile, non è meglio aver chiarito questa posizione? Se si fa un gruppo, questo Gruppo prende posizione e in questo momento forse è più utile essere fuori dalla maggioranza senza turbare la stabilità di governo piuttosto che condurre a 36 al limite la maggioranza. E anche perché solo in questo modo si riporta il dibattito sul tema centrale che riguarda l'autonomia: non l'autonomia astratta, ma le possibilità di autogoverno, di autogestione, di essere dell'intera comunità. Questo ha avuto dei costi, che si devono pagare ed è giusto che si paghino. Quel pochino di potere che si ha si deve abbandonare, altrimenti che credibilità può avere la proposta?

Quindi il problema tempo è da prendere in considerazione. Abbiamo ritenuto più corretto e più chiaro dire - scelta discutibile, da sottoporre al giudizio di tutti - oggi alla luce di quello che sta avvenendo, alla luce di ciò che è avvenuto, vogliamo assumere un ruolo che guardi al futuro e non sia solo ancorato ad un treno che comunque è partito, andiamo tutti alla stazione ed alla vigilia delle elezioni ci inventiamo una qualche proposta.

Invece dichiariamo un progetto politico che abbiamo presentato nell'aprile, che ha avuto le sue radici nel ?96, e ha ragione il Consigliere Perrin, che ringrazio per i toni di confronto civile che, secondo me, possono aiutare la crescita del dibattito in questo Consiglio, a prescindere dalle conclusioni, ma è un fatto di per sé positivo quello di dire che nel ?96 c'è stato un calo di tensione. Calo che, diciamolo obiettivamente, non è causato da scelte nostre, perché abbiamo dato prova di non essere discutibili su questo piano, ma anche allora le figliolanze o le parentele con altre volontà politiche sono state evidenti: pur nel non entusiasmo la Valle d'Aosta ha avuto la possibilità di avere una rappresentanza parlamentare che, come abbiamo verificato in sede di Bicamerale, non è stata né alla mercé, né ai compromessi, né in sudditanza rispetto ad altre proposte politiche che pure erano presenti al momento delle elezioni politiche. E quando si vuol dire "autonomia sì, autonomia no", c'è stato chi ha ripetuto in Valle d'Aosta le rappresentanze degli schieramenti a cui si vuole riportare l'insieme della vita politica nazionale. E questo non credo che sia un dato così secondario.

Ma vorrei dire una cosa molto più importante che riguarda il futuro e che porta alla meditazione di chi ha interesse su questi argomenti. La Bicamerale terminerà con un referendum, lo ripeto, perché qualcuno magari può fare alcune considerazioni al riguardo. Ci sarà un referendum, il quale avrà una domanda semplice a cui si risponde con un sì o con un no, e la domanda sarà se alla Valle sta bene una forma rinnovata, modernizzata di uno Stato che si considera comunque piramidalizzato su poteri forti di questo Paese, oppure una proposta che si basi sulle autonomie e che ha come obiettivo finale il federalismo. Lì si risponderà con un sì o con un no e la Valle d'Aosta ha bisogno di raccogliere le forze sufficienti per dimostrarsi quello che è; il resto sono legittime posizioni a piccolo o medio termine, ma ci sono le prospettive essenziali per l'insieme della Valle d'Aosta.

Queste sono non delle dichiarazioni per dire che abbiamo ragione; quest'intervento è per cercare di fare capire le ragioni di una scelta e di una posizione che ha al suo nucleo queste affermazioni: l'esigenza fondamentale per la Valle di vedere aumentare la sua forza di autonomia, di capacità di autogoverno e di possibilità di autogoverno; una proposta di governo delle forze autonomiste; il pluralismo autonomista. È una scelta che comporta modalità e strumenti ai quali cercheremo di dare un nostro contributo per fare sì che le diverse istanze delle diverse realtà della Valle d'Aosta possano confrontarsi avendo come riferimento di coesione la comprensione della fondamentale importanza dell'autonomia rispetto ad altri poteri politici, economici e culturali esterni.

Queste sono le ragioni che mi portano alla convinzione che questo doveva essere fatto oggi perché può aprire anche un percorso lungo che ci porterà alle elezioni, e lo dico senza nessuna vergogna, e al rinnovo del Consiglio regionale; devo anche dire che su questo percorso alcuni passi importanti sono stati fatti non dico solo per la nostra presenza, ma anche per la nostra presenza, e questi passi sono fondamentali per il futuro.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Collé.

Collé (Aut) Dopo l'intervento del Consigliere Lanivi c'è poco da aggiungere, tuttavia alcune brevissime considerazioni credo che possano risultare opportune.

In primo luogo ho apprezzato l'intervento del Presidente dell'Union Valdôtaine, che ancora una volta è stato estremamente chiaro anche se alcune precisazioni sono d'obbligo.

Il collega Perrin ha dichiarato che all'interno dell'Union Valdôtaine c'è stato un dibattito, così come ha dichiarato che non era vero che il confronto ci era stato negato. Sicuramente da un punto di vista formale questo può essere accettabile; la sensazione che abbiamo avuto è che la scelta è stata fatta in Consiglio regionale il 2 luglio e il fatto di aver riunito successivamente gli organi sia stato un fatto quasi obbligato, ma ripeto può essere questa una sensazione.

Ha parlato poi di percorso non concordato perché si insinuano dichiarazioni sul fatto che qualcuno avrebbe approfittato della sua persona. Credo che anche qui debba essere fatta chiarezza: lungi dal sottoscritto, ma credo anche dal Capogruppo Lanivi, insieme al quale abbiamo avuto nei mesi scorsi gli incontri con l'Union Valdôtaine, dall'approfittare del Presidente dell'Union Valdôtaine che reputiamo una persona estremamente seria. Tuttavia va detto, Perrin, che in quei mesi abbiamo delineato assieme dei percorsi; parlo espressamente di alcuni progetti amministrativi e non, parlo della legge elettorale che ha avuto una sua conclusione nel Consiglio scorso, parlo del documento che è stato fatto sulle indicazioni della Bicamerale, che hanno avuto un voto unanime da parte del Gruppo degli Autonomisti così come da parte dell'Union Valdôtaine, parlo di un inizio di discorso che si è fatto a proposito della legge sulle autonomie locali che prossimamente questo Consiglio discuterà.

Queste cose dovevano essere dette a onor di chiarezza; sicuramente nessun accordo è stato fatto e nessuno di noi ha detto che l'accordo era stato fatto, anche perché non saremmo qui oggi a discutere in questi termini, ma in quei mesi si sono discusse e approfondite diverse tematiche importanti per il futuro della Valle d'Aosta. Credo altresì che ve ne saranno ancora diverse; credo altresì che le posizioni non saranno per quella che è la maggioranza attuale unanimi. Noi continueremo a comportarci come ci siamo comportati fino ad oggi, nel senso che la nostra è una linea all'insegna della chiarezza e su questo sicuramente non saremo smentiti. Il Consigliere Perrin ci ha detto oggi che l'Union Valdôtaine ha fatto la scelta di privilegiare gli accordi fatti nel ?93; prendiamo atto di questa dichiarazione, ritenevamo che questo fosse un bivio, tuttavia questo momento politico non termina oggi, anzi è l'inizio di una strada che porterà le forze autonomiste ad avere in futuro un confronto più serrato.

Si è detto che le elezioni del ?96, che hanno portato a Roma Caveri e Dondeynaz, hanno rappresentato un momento che la Valle d'Aosta ha vissuto con poco entusiasmo; si è detto anche che il progetto era annacquato. Voglio dire con estrema chiarezza, come del resto abbiamo già avuto modo di dire, che se questo si è verificato è perché si è accettato, all'indomani di un accordo siglato fra forze politiche, che altre forze politiche appoggiassero questo progetto quindi, l'annacquamento e il non entusiasmo credo che derivino da quest'elemento.

Alcune brevissime altre considerazioni in merito ad altri interventi. La Fédération ci parla di un progetto interessante, ma che fin dall'inizio ha avuto al suo interno due punti di vista, cioè quello che abbiamo portato avanti e che oggi arriva a compimento, quindi l'obiettivo di vedere uniti insieme il discorso politico e il discorso del Consiglio regionale amministrativo. Crediamo che non sia confusione quella di mettere assieme questi due momenti, ma che sia un elemento di chiarezza; lo abbiamo sempre detto e ripetuto dall'elezione di Dondeynaz in avanti che non avremmo mai potuto fare un accordo politico a un mese o due mesi dalla campagna elettorale, anzi abbiamo sempre sostenuto il contrario e cioè che l'elettorato doveva almeno avere un anno di tempo per capire quello che questa forza politica da oggi in avanti andrà a dire ai Valdostani e questo non lo poteva fare nell'ambiguità in cui la Fédération voleva farlo. Non crediamo infatti accettabile che forze diverse, che facevano parte di maggioranza e di minoranza, possano collaborare insieme in quest'ultimo anno di legislatura avendo due posizioni diverse e quindi essendo collocate una parte in opposizione e una parte in maggioranza, per poi unirsi insieme strategicamente o tatticamente alla vigilia delle elezioni.

Il nostro comportamento è ben diverso: noi crediamo che prima di tutto ci debba essere coerenza e chiarezza e quanto è stato fatto e le dimissioni che sono state date sono un elemento che dà dignità a questa forza politica. Sinceramente credo che sia ben difficile trovare dei governi, delle maggioranze, in qualsiasi parte del Paese, dove vi siano forze politiche che a un anno dalle elezioni con posti di potere danno le dimissioni per perseguire un progetto politico. Ebbene, io credo che questo possa essere un contributo che diamo al crescere della politica in Valle d'Aosta. Non vuol essere il mio un atteggiamento presuntuoso, anzi andremo avanti come siamo andati avanti finora con tranquillità, con dignità, ma anche con schiettezza e determinazione perché questi sentimenti ci devono contraddistinguere.

Il problema che forse ha determinato anche questa scelta è stato poi quello che è comune a tutti, cioè tenere quel poco di potere che si ha perché un altro anno a giugno questo potere potrà servire. Noi abbiamo fatto una scelta opposta, qualcuno la considera una scommessa, lo può essere, lo verificheremo.

Così come credo gli elettori giudicheranno se questi uomini sono, come ha detto qualcuno, degli apprendisti stregoni oppure uomini seri, apprezzati dagli elettori e capaci di amministrare la Valle d'Aosta.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Chiarello.

Chiarello (RC) Da quattro anni, quando è nata questa legislatura, ad oggi abbiamo avuto diversi dibattiti di questo tipo, ci sono state delle verifiche; pensavamo come minoranza che le verifiche fossero finite, invece - per fortuna di questo Consiglio - le verifiche non finiscono mai e quando sono costruttive va anche bene.

Quello che devo contestare in questa discussione è che sia i consiglieri che sono usciti dalla maggioranza sia i consiglieri che sono rimasti hanno detto che il programma era stato completato in modo soddisfacente. Ebbene io, essendo stato all'opposizione prima ed essendoci anche adesso, avrei qualcosa da dire. Avrei capito che un gruppo fosse uscito dalla maggioranza contestando i 190 miliardi di avanzo di bilancio, che avesse fatto riferimento al piano territoriale e paesistico che ancora non è uscito - e che, secondo me, è stato stravolto rispetto al progetto con cui si era partiti - che la legge-quadro sulla casa con la riforma degli IACP non l'abbiamo ancora vista, che ancora non si sa come verranno coperti i reperti archeologici di via Saint-Martin, se riusciremo ancora a coprirli prima che si disintegrino come ha detto qualcuno. Vorrei continuare con l'Ecole des neiges che è ancora là come l'abbiamo trovata quando è iniziata la legislatura, con il Palazzetto dello sport di Courmayeur che non si sa bene, di sei mesi in sei mesi, chi lo gestisce, con la vicenda del nuovo ospedale oppure del vecchio.

Io avrei contestato queste cose, magari sarei uscito sbattendo la porta dicendo che su tutti questi punti non ci siamo.

Invece quando ci si serve della bandiera dell'autonomia come una delle scuse per uscire e io parlo di scuse intanto perché penso, come ha detto Lanivi, che tutte le opinioni siano rispettabili e poi perché un anno fa o forse più in occasione di un anniversario ho elencato quello che hanno fatto per l'autonomia della Valle d'Aosta i componenti del Partito a cui mi onoro di appartenere. Cioè, dal ?46 in avanti dei comunisti si erano fatti carico delle problematiche della Valle d'Aosta, si erano fatti carico di fare crescere quello che i Valdostani hanno, fare crescere il loro potere economico, il loro stato sociale. Se questa non è autonomia: cercare di lavorare per il bene della Regione in cui si vive, vorrei capire su cosa ci misuriamo quando parliamo di autonomia perché non ho ancora capito bene quali sono i limiti dell'autonomia, quali sono le definizioni. Vorrei anch'io sapere, se c'è una scuola di autonomismo, a che scuola hanno partecipato, perché in quel Gruppo che si definisce autonomista ci sono quelli che rappresentavano i partiti del Centro-Sinistra, quelli che sono stati accentratori del potere. Quando nel Parlamento italiano sono state votate le regioni, qualcuno governava e qualcuno non ha mai dato la possibilità alle regioni di funzionare...

(... commenti in Assemblea...)

... forse perché sei regioni rosse avrebbero messo in difficoltà il Governo perché erano governate magari meglio delle altre, non si è data la possibilità a queste regioni di funzionare. Che adesso, dopo 15-20 giorni, si esca dicendo che noi siamo i soli autonomisti, che l'autonomia si misura non so come, per non parlare dell'autonomia nel mercato globale: noi parliamo di autonomia, la Conner chiude, tiene buoni gli stabilimenti in America o in Germania e noi continuiamo a mangiare con l'autonomia.

Allora l'autonomia se è usata per il bene della Valle d'Aosta mi va bene, se invece è usata per ribaltare rapporti politici e per salvare qualche posto in Consiglio regionale, non mi va più bene.

E non mi va più bene perché, mentre do il benvenuto agli Autonomisti all'opposizione, devo dire che il discorso stamattina non è stato chiaro e limpido, come afferma Lanivi, nei rapporti con la maggioranza. Un'ora fa abbiamo fatto una riunione dei gruppi di minoranza, in cui si doveva decidere chi era il Vicepresidente del Consiglio che rappresentava la minoranza; un gruppo è uscito fuori dicendo che per i precari equilibri interni al gruppo era stato deciso di mantenere quale Vicepresidente di minoranza quello che era Vicepresidente di maggioranza. Non si mantiene così il discorso chiaro in minoranza; spero che da adesso in avanti i discorsi siano più chiari.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Tibaldi.

Tibaldi (Ind) Alcune considerazioni perché, nella logica dei numeri, noi che stiamo da questa parte della barricata dall'inizio della legislatura più che considerazioni non possiamo fare; i giudizi poi spetteranno nel ?98 all'elettorato.

Questo neonato Gruppo degli Autonomisti è nato sulla base di alcuni presupposti, il primo dei quali è quello di cercare di suddividere fra coloro che sono autonomisti, che possono essere insigniti di questo titolo, e coloro che invece in Valle d'Aosta non hanno questo diritto. Penso che sia un pretesto, come già hanno sottolineato altri, perché se il requisito è l'appartenenza a questo Gruppo mi sembra assolutamente ridicolo ed ingiustificato.

D'altronde noi chi siamo? Siamo degli zombi in questa Regione? È una domanda che si porranno anche gli elettori, saranno loro i primi a porsela nel ?98. Quindi non mi soffermo su queste considerazioni che sono state fatte a suffragio della loro scelta politica per farne invece delle altre.

La volta scorsa il Capogruppo degli Autonomisti, Lanivi, esordendo con questa formazione in Consiglio, disse che il programma era stato praticamente raggiunto con un discreto successo; parole che vennero fra l'altro ripetute dall'Assessore uscente Lévêque quindi, c'è stata una sorta di apoteosi di questo successo della maggioranza regionale: abbiamo praticamente traguardato i nostri obiettivi, possiamo sciogliere la maggioranza.

A quest'apoteosi di successo hanno partecipato, dopo quattro anni di opposizione, anche i colleghi che fino a pochi giorni fa condividevano delle linee critiche nei confronti dell'azione di governo portata avanti dalla Giunta Viérin; abbiamo visto che sostanzialmente c'è stato un avallo implicito di alcuni colleghi di opposizione - anche se non abbiamo capito se ora questo Gruppo faccia parte dell'opposizione o della maggioranza, o si ponga in una linea intermedia di convenienza -, comunque abbiamo visto che essi hanno condiviso implicitamente quelle che sono state le linee dell'azione di governo. Questa è una prima contraddizione che ci terrei a sottolineare e a fare presente ai colleghi di opposizione che intendono, in maniera non equivoca, segnalare contraddizioni ed incoerenze di questa maggioranza.

Un'altra contraddizione evidente che è stata pronunciata poco fa sempre dal Capogruppo Lanivi è che l'Italia cerca di entrare faticosamente in Europa scegliendo la via di un rinnovato centralismo. È chiaro il riferimento alla Bicamerale, ma altrettanto chiaro avrebbe dovuto essere il riferimento a quel Governo, guidato da Prodi con il PDS, che il "suo" Senatore ha appoggiato fino a prova contraria fino ad oggi. Quindi dobbiamo cercare di non scindere convenientemente le posizioni, ma dobbiamo analizzare tutto il panorama politico nel suo complesso. È comodo spostarsi da questa parte del Consiglio quando sappiamo che a Roma siete dall'altra parte ed appoggiate incondizionatamente i provvedimenti iugulatori in materia finanziaria ed economica per tutto il popolo italiano, varati dal Governo Prodi con D'Alema, con il PDS e con Bertinotti.

Quindi questo Governo di Centro-Sinistra che oggi tentate di ripudiare in quella Roma, culla del centralismo, lo appoggiate ben volentieri.

D'altronde fino a poco tempo fa, sempre lo stesso Capogruppo degli Autonomisti ha tentato di cercare un'aggregazione a Sinistra, o mi ricordo male? Si cercava di costituire un pseudo-Ulivo valdostano con grande tessitore il Capogruppo degli Autonomisti.

Quindi per sgombrare il campo da questi equivoci, non ritengo che possiate illudere i Valdostani con questi finti passi indietro per far avanzare la Comunità valdostana, come qualcuno ha detto, o con l'abbandono di un pochino di potere, come è stato ricordato, perché avete un Senatore in condominio con la maggioranza, non dimentichiamolo, questa situazione di condominio che sappiamo è difficoltosa, ma ce l'avete perchè l'avete appoggiato, l'avete fatto eleggere; avete una Vicepresidenza che rappresenta solo voi stessi a livello di Consiglio regionale, non rappresenta un'opposizione come invece rappresentava prima; avete dei ruoli istituzionali di prestigio che sono stati votati da un Consiglio regionale di cui fanno parte una maggioranza e un'opposizione, oltre a posti di sottogoverno. Allora quando una forza politica si dichiara di opposizione, deve avere il coraggio di abbandonare questi posti di potere e ricoprire quel ruolo di rappresentanza che le compete da questa parte della barricata. Quindi certe dimissioni, o pseudo-dimissioni, non sono secondo me assolutamente accettabili.

Due considerazioni ancora sulla posizione dell'Union Valdôtaine. Non voglio fare il censore di ciò che fanno gli altri, però due considerazioni mi siano consentite, Presidente.

Oggi abbiamo appreso che il Presidente ha assorbito un'ulteriore funzione, cioè le funzioni finora ricoperte dall'Assessore al bilancio e finanze, Lévêque. Guardo con preoccupazione a quest'interinato, non per la persona, ma perché mi pare che ci sia un accentramento di funzioni che normalmente sono sempre state ripudiate dal Movimento dell'UV, che ha sempre rifiutato il presidenzialismo.

Allora in Valle d'Aosta sappiamo che il presidenzialismo non c'è a livello elettivo, ma c'è di fatto perché il Presidente, chiunque esso sia, al di là di colui che adesso ricopre tale incarico, ha una notevole competenza e una notevole quantità di potere e alle sue funzioni proprie oggi assomma anche le funzioni di Assessore al bilancio e alle finanze. Per quanto riguarda le deleghe sulle trattative per il Casinò, se prima erano tre i componenti adesso diventano due, in particolare lui avoca a sé anche le funzioni per la trattativa sul Casinò; le deleghe sulla previdenza integrativa, anche questo un progetto che viene portato avanti da questa maggioranza, vengono ricoperte dal Presidente della Giunta in carica; tutti i poteri che fanno capo ad un Assessore alle finanze di esercizio di controllo e di impulso sull'attività della Finaosta, che è un vero e proprio Ministero delle partecipazioni regionali, anche questi sono avocati in capo al Presidente della Giunta, oltre a tutte quelle funzioni che sono state rosicchiate a destra e a manca dai vari assessorati.

Da qui uno spunto di riflessione anche per l'Union Valdôtaine: se ripudiate il presidenzialismo a livello elettivo, se non volete l'elezione diretta del Capo dello Stato, guardatevi bene anche in casa propria perché qui si sta consumando un accentramento di potere che, secondo me, non ha precedenti, al di là della persona che ricopre l'incarico.

Oltretutto, ed è la seconda considerazione, è anche una forma di "deminutio", di non riconoscere in una coalizione di governo qualcuno che abbia delle capacità, anche se a livello temporaneo fino al ?98, di ricoprire l'incarico assessorile fino al 23 luglio ?97 ricoperto da Lévêque Massimo.

Dall'intervento fatto dal Consigliere Perrin mi pare di capire che sostanzialmente l'UV in questo momento tenga per mano la Sinistra, ma in realtà strizzi volentieri un occhio agli Autonomisti. Oltre ad essersi ancorata e consolidata fortemente a Sinistra, quindi connotando in maniera ancora più marcata questo suo sbilanciamento verso Sinistra, in realtà sta strizzando un occhio agli Autonomisti, cioè baci ed abbracci con qualche lacrimuccia che magari nel ?98 si consumeranno in maniera diversa alla luce di quelli che saranno i risultati elettorali. E forse, come diceva qualcuno, non prima o poi sarete costretti a trovare un'intesa, ma troverete facilmente un'intesa.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Perrin Joseph César.

Perrin G.C. (UV) Le Président Charles Perrin a très bien illustré la position de l'Union Valdôtaine et donc je ne veux pas absolument me répéter.

J'interviens uniquement pour ajouter, suite au débat qui est suivi en ce Conseil, deux ou trois très petites considérations.

Je dois avant tout avouer que chaque fois que j'entends le collègue Lanivi, l'envie me prend. Il est un beau parleur, il sait bâtir ses discours et il devient difficile objecter à ce qu'il dit. Il a bâti un discours autonomiste, auquel nous ne pouvons pas dire non, puisque l'autonomie a toujours été notre raison d'être, notre action, et donc le fait que aux anciens autonomistes d'autres autonomistes s'ajoutent ne peut que nous plaire.

D'ailleurs, nous avons eu en tel qu'Union Valdôtaine un parcours long puisque nous avons déjà fêté nos 50 ans, mais aussi difficile parce que nous avons essuyé à notre intérieur dans le passé des divisions; mais le but étant un autre nous avons toujours su mettre une pierre sur les choses qui nous divisaient, pour chercher au contraire les aspects qui unissaient les buts qui nous étaient communs.

Voilà donc qu'au cours des années ?70, à travers les congrès de réunification, nous avons mis d'abord ensemble les anciens tronçons de l'UV et grâce à cela nous avons pu procéder sur le chemin de l'autonomie et faire appel à d'autres forces politiques qui disaient se référer aux idéaux autonomistes.

On entend aujourd'hui dire que le projet autonomiste concernant le futur de l'autonomie valdôtaine est né en ?96. Je suis fortement déçu par cela parce que j'avais la conviction que ce projet pour l'agrandissement des forces autonomistes dans un but bien précis, celui de faire progresser la Vallée d'Aoste, était né bien avant et je le situe quant à moi par exemple à l'année ?79, quand une première collaboration pour les élections politiques s'est instaurée et elle a eu des moments glorieux parce que les années ?87-'92-'94 ont quand même représenté quelque chose de très positif. Là c'était le vrai autonomisme et, lorsque d'autres forces, qui étaient sur l'autre côté de la barricade, maintenant sincèrement nous ont rejoints, non pour des buts immédiats d'intérêt électoral, bien viennent, mais permettez-nous qu'on puisse les voir à l'action pour effectivement comprendre quelles sont les vraies raisons d'être qui les ont animées dans la création du nouveau Groupe.

Si nous renions ce passé, ce serait d'autant plus grave de la part par exemple d'Adolphe renier toute l'action que son père a menée depuis ?79 pour défendre les intérêts de la Vallée d'Aoste, pour défendre et faire progresser l'autonomie valdôtaine.

Notre choix a été dicté par une raison de cohérence, mais nous voulons par cohérence mieux comprendre ce qui se passera et voir si certaines conversions sur la voie de Damas sont réelles et profondes, ou si elles sont dictées par d'autres choses.

Il me semble avoir entrevu déjà une différence entre l'intervention de Lanivi et celle de Collé: l'un qui a dicté des raisons respectables, l'autre qui essaie par contre d'aiguillonner l'Union Valdôtaine.

Nous n'avons pas de crainte à répondre, si Monsieur Collé affirme que le choix de l'UV n'a pas suivi à un débat, à une confrontation, il sait très bien qu'il ne dit pas la vérité. Ce choix n'a pas été dicté par le Groupe de l'UV lors de la présentation de votre Groupe au Conseil du 2 juillet dernier. Nous avons plusieurs organes qui se sont réunis bien avant le 2 juillet et qui alors ont discuté après la présentation de votre Groupe non à ce Conseil, mais à la presse et qui ont donné une indication aux organes de l'UV et en tout cas ils n'ont fait que ratifier ce qui avait été indiqué, vu la situation, la position et les temps d'action du Groupe autonomiste. Peut-être c'est beaucoup plus facile pour d'autres forces politiques, qui n'ont pas cette longue série d'organes décider en petit comité, mais la position qui découle est la position de l'UV, n'est pas la position uniquement des 15 conseillers de notre Mouvement.

On se dit disponibles à la confrontation, attentifs aux problèmes futurs qui vont toucher la Vallée d'Aoste à travers la Bicamérale; nous sommes aussi disponibles à la confrontation et nous serons attentifs. Je peux assurer que le Groupe de l'UV ne démordra pas de ses positions.

Si nous avons trouvé - en ce qui concerne la Bicamérale - sur les mêmes positions le Sénateur, nous en sommes contents, mais je crois que la position du Sénateur découle aussi beaucoup de l'action que le Groupe de l'UV a tenue même au sein de la Ière Commission, ayant personnellement toujours suivi une ligne très claire à cet égard et avec moi mes collègues.

Nous sommes donc attentifs; la politique ne peut pas être quelque chose de statique, elle est toujours quelque chose qui est en mouvement. Il faut savoir accepter les mouvements qui vont dans la bonne direction: nous les examinerons avec attention, nous suivrons les positions que le Groupe des Autonomistes aura, avec une double vision parce qu'il y a ce continuel appel à l'Europe. L'appel est bienvenu, nous avons été de tout temps européistes, mais il faut faire attention parce que si d'un côté il y a le danger d'un néo-centralisme par les travaux de la Bicamérale, de l'autre côté il y a ce même danger au point de vue des organes communautaires qui déjà - presque plus lourdement que l'Etat italien - ont mis leurs mains sur plusieurs secteurs de l'activité des régions européennes, voire dans l'agriculture, voire dans l'industrie et commerce, voire dans d'autres secteurs.

Nous sommes là donc vigilants, nous sommes là pour oeuvrer au bien-être, à la croissance et au développement de la Vallée d'Aoste, nous sommes là pour suivre avec attention le développement du Groupe autonomiste.

D'ici peu une confrontation électorale se tiendra, ce seront les électeurs avant tout à juger des différentes forces politiques. Nous avons la conviction en ces quatre ans d'avoir bien oeuvré, d'ailleurs cela a été répété maintes fois même par le Groupe des Autonomistes; nous sommes convaincus que dans ces mois qui nous restent nous continuerons sur ce même chemin. Si nous avons un regret, c'est que quelqu'un qui a oeuvré avec nous et qui a contribué à cet accroissement, ait voulu de façon si tranchante abandonner cette majorité. Je crois qu'en ce moment on peut faire des distinctions entre autonomistes, entre non-autonomistes, entre forces politiques locales et forces politiques qui ont une liaison avec celles nationales, mais si nous voulons sauver et faire progresser l'autonomie valdôtaine ce n'est pas en ce moment que nous devons essayer de nous diviser.

En ce moment je crois que plus ce Conseil va dans la même direction avec le plus grand nombre de forces politiques, plus nous aiderons la Vallée d'Aoste.

Les considérations qui ont été faites sont de type différent, on a voulu le choix, quant à nous, nous avons fait un choix dicté par la cohérence, nous verrons ce que l'avenir dira.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Marguerettaz.

Marguerettaz (Aut) Chiedo scusa ai colleghi, ma chiederei quasi la parola per un fatto personale e spiego le motivazioni.

Anch'io mi sono sentito un po' "aiguillonné" dall'intervento del collega Perrin e cercherò con i toni magari diversi da quelli del collega Collé di dire alcune cose che mi riguardano in prima persona, ma che coinvolgono insieme a me anche i colleghi Collé e Viérin Marco che hanno fatto questo piccolo pezzo di storia della politica della Valle.

Il punto sul quale chiedo scusa se reagisco così d'istinto, ma non potevo davvero sottrarmi, è quando ho sentito parlare di conversione sulla via di Damasco. Proprio per amore della verità, per amore dei fatti, credo che vada ricordato anche se non lo ritenevo necessario, ma a questo punto diventa opportuno ricordare che il cammino che come Popolari per la Valle d'Aosta abbiamo fatto non è iniziato l'11 aprile, direi che l'11 aprile ha trovato un suo compimento, ma è un percorso politico che è iniziato tre anni fa quando si costituirono i Popolari per la Valle d'Aosta decidendo, come chi mi ha preceduto ha bene ricordato, di finire un'esperienza politica che aveva una certa origine per dare corso a un'altra esperienza politica decisamente diversa rispetto al passato, se non altro perché i Popolari per la Valle d'Aosta fin dal loro nascere si sono costituiti come forza se non autonomista se non altro autonoma.

Quando ci costituimmo come Popolari per la Valle d'Aosta - dicevo - apparve un articolo sul Peuple, sull'organo dell'UV, nel quale vi erano dei toni molto sferzanti per certi versi, ma vi era anche una frase che ho sentito oggi ripetere dal collega Perrin e che credo che sia una frase che faccia parte della politica. La frase era: "valuteremo, vedremo, agiremo di conseguenza".

Credo che in questi tre anni di esperienza dei Popolari per la Valle d'Aosta oggi confluita nell'esperienza degli Autonomisti, pur da una posizione diversa rispetto a quella dell'UV - noi siamo sempre stati all'opposizione di questo Governo -, abbiamo dato più di una volta prova, se l'UV ha bisogno di prove - sembra che questo sia un esame al quale obtorto collo bisogna sottostare, ma da parte del movimento di maggioranza relativa è anche giusto che sia così -, di un cambiamento di direzione. Ci siamo comportati soprattutto su questioni riguardanti direttamente l'autonomia della nostra Valle con una posizione che prescindeva dal fatto dell'essere all'opposizione di questo Governo. Quindi mi auguro che questa valutazione fatta da parte del collega Perrin abbia a continuare con la stessa onestà d'animo che fin qui gli va riconosciuta.